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dimanche 5 septembre 2010

Dray (PS) et Juppé (UMP) brouillent les cartes présidentielles

"L'antisarkozysme ne fait pas un programme", insiste Dray

Les particularismes menacent-ils le gouvernement ?

Sans aucune outrance
L'ex-Premier ministre, qui pourrait entrer au gouvernement, s'est prononcé dimanche contre l'élargissement de la déchéance de nationalité aux Français d'origine étrangère auteurs de meurtres de policiers notamment, une des mesures proposées par le chef de l'Etat.

"Déchoir quelqu'un de sa nationalité est un acte extrêmement grave. Faisons appliquer les lois pour tout le monde. Est-ce plus grave de tuer un policier quand on est Français, Breton, depuis X générations, ou que lorsque l'on est de la deuxième génération maghrébine? ", a-t-il déclaré au "Grand jury" RTL/LCI/Le Figaro. "C'est pareil. Pourquoi déchoir l'un de la nationalité et pas l'autre", a-t-il poursuivi.
Malgré les cas nombreux de double nationalité, possible avec l'Allemagne ou le Maroc (Jamel Debbouze), "cela me semble difficile sur le plan juridique. On ne peut pas condamner quelqu'un à être apatride. C'est une disposition qui ne jouerait que vis-à-vis des personnes ayant une double nationalité ", a considéré le maire de Bordeaux. Un binational ne peut devenir apatride et la possibilité de sa réintégration dans la nationalité française (par déclaration ou par décret) est envisagée par les textes.
"Je ne suis pas sûr que cela rapporte grand chose", a-t-il ajouté, à propos de la déchéance de la nationalité.

Question sécurité
Alain Juppé a observé que c'était "un vrai problème" et que la majorité a "fait de bonnes choses". Pas de mots définitifs, donc. Mais, a-t-il interrogé: "faut-il pour autant sur-médiatiser ce problème ? Donner l'impression que l'on s'en sert pour repiquer des voix sur l'extrême droite? Je n'en suis pas sûr". Si le gouvernement n'est pas dans cet étatd'esprit, la presse engagée en revanche s'y emploie.
L'ancien Premier ministre s'est désolidarisé de son "ami" Dominique de Villepin, qui a parlé d'une "tache de honte sur notre drapeau" en commentant les récentes décisions sécuritaires du gouvernement: "C'est de l'outrance. Mais enfin, c'est son tempérament", a-t-ijugé.

Dray s'adresse-t-il au PS ou à l'UMP ?

"L'antisarkozsyme ne fait un programme" a lancé le député socialiste Julien Dray, ce dimanche. Il semble qu'il visait ses camarades du PS plutôt que les chiraquiens...

Il y aurait des Yannick Noah au PS (cf. l'expérience Hondelatte)
"Il y a un manque de travail dans les propositions", a grondé Julien Dray, invité du "Forum" Radio J, alors même que le PS avait prétendu avoir retrouvé son unité à La Rochelle.

La « société du bien-être » rêvée par Aubry ne l'a pas impressionné
Fin avril 2010, le premier secrétaire avait affligé les observateurs quand elle avait dégaîné son idée de Société du " bien- être", du "soin" ou du "care" (lien PaSiDupes). A La Rochelle, l'un des axes forts du projet de société de Martine Aubry était « abîmé », faussé. Le PS ne voulait déjà plus faire "attention aux autres".

"L'unité du parti est nécessaire, mais ne peut pas être un programme", a poursuivi Julien Dray.
"Quand le PS n'a pas affiné son projet politique, même s'il a un bon candidat, cela explose dans la campagne électorale".
Sur la sécurité
Après les manifestations de samedi contre le racisme et la xénophobie, J. Dray a tenté de ramener ses camarades hallucinés à la raison. "On n'est pas la veille des années 30 en France. Nicolas Sarkozy n'est pas Adolf Hitler" . Le fondateur de SOS Racisme a regretté l'absence d'"une définition positive" de l'actuelle lutte contre les discriminations au PS.

Sur les retraites
Le député de l'Essonne a affirmé que "le gouvernement tente au dernier moment de créer l'illusion qu'il y aura un dialogue alors qu'il n'y a pas eu véritablement de dialogue social", au sujet des "propositions supplémentaires" annoncées pour "le courant de la semaine prochaine" par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.

Dubitatif, le suspicieux Dray place la barre syndicale un peu haut
Il a aussi parlé de "divisions et de diversions pour atténuer l'énorme protestation de mardi contre l'injustice de la réforme des retraites": "je pense que les syndicats avaient pour objectif deux millions dans la rue contre le projet de réforme gouvernementale, mardi 7 septembre. Cela serait un élément d'alerte pour le gouvernement, (pour lui dire) que la réforme ne se fait pas dans le consensus".

Des candidats sous les ordres du starter

"Martine Aubry a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de son début de mandat de première secrétaire du parti socialiste : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la société", dixit Juju Dray (juillet 2009).

Alors, Julien Dray n'excluerait-il rien pour 2012 ?
Après tout, le député du DoubsPierre Moscovici a avoué (mai 2010) se préparer si DSK faisait faux-bond et le député-maire d'Evry, Manuel Valls s'est déclaré (fin juin 2009) « évidemment » candidat aux primaires ...

Et fin mars sur BFM TV, Alain Juppé n'excluait pas non plus d'être candidat à la présidentielle si Nicolas Sarkozy ne se présente pas.

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