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jeudi 23 septembre 2010

Le PS s'épuise en invectives et en refus

Menacé sur sa gauche, est-il condamné ?

Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (PCF), Jean-Vincent Placé (Verts), Henri Emmanuelli et le porte-parole du PS, Benoît Hamon à l'université d'été du courant du PS, "Un monde d'avance", le 19 septembre 2010 à Vieux-Boucau-les-Bains

Le PS se lasse d'un antisarkozysme "nécessaire", mais "pas suffisant"

François Hollande continue de parler en restant les « bras ballants »
Pour l'ex-premier secrétaire du PS et député de Corrèze, la "spécificité" du PS serait d'"être celui par lequel passe le changement. Ce qui impose une responsabilité supplémentaire. Il ne peut être seulement dans une contestation, une résistance, il est à la construction d'un autre avenir, dans la préparation de 2012, de la prochaine présidence de la République. Le PS doit déjà évoquer la France d'après". Mais voilà, rien ne vient !

Jean-Marc Ayrault en est toujours à rêver ce qu'il faudrait
"Il faut décrire le cadre dans lequel on fonctionnera. Si nous n'avons pas la capacité à présenter une alternative, c'est le populisme, c'est l'extrême droite", prévient le patron des députés socialistes, conscient mais impuissant.

Jean-Christophe Cambadélis assure qu'il sait ce qui manque au PS
Pour le député de Paris, l'antisarkozysme s'il "n'est pas suffisant" reste cependant "nécessaire". "Il faut l'entretenir, parce que Nicolas Sarkozy n'est pas sans moyens, sans capacité de réaction et aujourd'hui, il cherche à cliver le pays. Il faut avancer sur des propositions d'alternative", assure-t-il, mettanten avant les conventionsprogrammées par le PS et encore à venir : sur le modèle économique, l'international et la prochaine sur l'égalité réelle et le forum sur la sécurité.

Martine Aubry semble ravie de son bilan
De son côté, le Premier secrétaire faisant fonction marche au rétroviseur et se gargarise des bilans (?) des socialistes dans les régions, les départements et les villes pour assurer que "la crédibilité sur le plan économique a changé de camp"... Autant promettre en effet que le retour à la retraite à 60 ans n'aurait aucune incidence sur le niveau des pensions des plus défavorisés !

Un rassemblement compliqué: le PS se disperse ou se délite ?

Le millier de militants réunis le weekend du vendredi 17 septembre à l'université d'"Un monde d'avance", qui représente l'aile gauche du PS, a acclamé dimanche d'un "tous ensemble: unité" tous les responsables de la gauche radicale qui avaient répondu favorablement à l'invitation de Benoît Hamon.

Hamon regarde à l'extrême-gauche
L'ex-socialiste Mélenchon a déjà pris ses cliques et ses claques pour s'allier au PCF. C'est le tour de la gauche actuelle du PS de s'impatienter.
L'affiche montrant côte-à-côte Benoît Hamon, porte-parole du PS, et Olivier Besancenot leader du NPA, le week-end dernier au Vieux-Boucau (Landes), alarme et fait grincer des dents. Ainsi, Marisol Touraine, proche de la Ch'tite Aubry, s'est-elle "étonnée", faisant valoir que le leader trotskiste avait assuré "qu'il n'était pas à même de soutenir un projet socialiste".
"Ce qui est important est de gouverner demain et de dialoguer avec ceux qui veulent soutenir une action gouvernementale", a-t-elle souligné, déplorant la dispersion du PS.
La direction du PS n'a pas lu PaSiDupes !
cf. son article du 27 septembre 2009...

La critique du député Manuel Valls est plus offensive
Elle vaut condamnation de la radicalisation du PS sur son aile gauche.
"Ce que j'ai entendu ce dimanche où on annonce l'augmentation des petits salaires, du SMIC, le gel des loyers me paraît d'une autre époque".
Pour le député-maire d'Evry, lui-même candidat aux primaires, "proclamer que tout est possible, c'est se faire plaisir, c'est peut être répondre à une attente de nos concitoyens. Ca n'est pas possible".
Valls stigmatise l'absence de fiabilité socialiste. "Nous gagnerons 2012 non pas sur le rejet de Nicolas Sarkozy mais avant tout sur notre crédibilité. Il nous faut, en présentant un visage rassemblé et uni, un projet, des propositions qui soient crédibles", a-t-il insisté, citant "retraites, économie, éducation, santé, justice, réforme fiscale".
Relire l'article qu'au début de ce mois PaSiDupes consacrait déjà à Jojo Frêche stigmatisant le PS "Embrassons-nous, Folleville"...

La majorité parviendrait-elle à ses fins ?

La veille, le Premier ministre François Fillon n'avait pas manqué d'ironiser sur le meeting du Vieux-Boucau, affirmant "que la nostalgie révolutionnaire a encore quelques restes".
Elle fait plus de dégâts à gauche qu'à droite.

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