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samedi 4 juillet 2015

Haute-Saône, plateforme salafiste de départs ?

Vesoul, foyer salafiste de djihadistes ?

La préfecture de Haute-Saône compte une dizaine de salafistes 'radicaux' (pléonasme !), essentiellement convertis. 

Vesoul (15.000 habitants), nouveau Lunel, commune de l'Hérault connue pour compter le plus de djihadistes envoyés à Daesh, aka l'Etat islamique, que L. Fabius croyant éradiquer en en bannissant l'appellation. Lunel est-elle en train de se faire supplanter par Vesoul ? "C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", assure la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour la Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.
Dans le cas de ces Français convertis, pas d’endoctrinement en prison ou dans les caves de quartiers sensibles d’une grande zone urbaine. La communauté musulmane de la ville est arrivée avec l’implantation du centre de logistique mondial des pièces détachées de Peugeot et de Citroën. La petite ville affiche un taux de chômage en ligne avec la moyenne nationale, ni plus, ni moins. 
Le président de l’association franco- musulmane de Vesoul, Mohamed- Lamine Belaribi, rejette toute responsabilité de la mosquée.
"On les a vus arriver à la mosquée au milieu des années 2000, raconte-t- il. Au début? on les a aidés, on leur a donné quelques explications pour la prière. Cela a duré quelques mois. Ensuite, ils ont pris leurs distances avec nous. Notre mosquée dépend de la Grande Mosquée de Paris et de l’Algérie. Cela leur déplaisait." 

Rôle déterminant des épouses musulmanes qui convertissent les hommes de France

Ainsi, Sébastien V.Z., l’homme qui a reçu le selfie macabre de Yassin Salhi, a rejoint Daech en novembre dernier avec sa femme. Il avait passé son bac à Vesoul. Né à Lure en 1985, ce technicien en logistique, diplômé de l'IUT de Besançon, s'est converti à l'islam au milieu des années 2000. Sébastien adopta alors le prénom musulman de Yunes, qu'il fit inscrire sur sa carte d'identité, précise L'Est Républicain, qui publie une reproduction de ce document. Comme nom d'usage, il adopta alors le nom de jeune fille de sa mère, d'origine maghrébine.
Yunes-Sébastien se serait radicalisé auprès d'une première épouse.
Rapidement, cette dernière le quittera, le trouvant trop modéré à son goût, précise le quotidien régional. Il se remariera en 2012. En novembre 2014, le couple avec leur enfant de 18 mois disparaît sans laisser de tracesUn mois plus tard, ils rassureront leurs proches, à qui ils avaient caché leur départ, assurant "aller bien mieux qu'en France" et être partis "pour repeupler l'État islamique, non pour combattre"En décembre 2014, ils s'étaient installés à Raqqa, fief de l'organisation État islamique en Syrie, au nez et à la barbe de la DGSI.

Romain Garnier, âgé de 28 ans, est aujourd’hui en Syrie avec sa femme et leurs deux enfants. Ancien champion régional de natation à la carrière compromise par un accident, Il appelait ses frères (les musulmans) (…) à quitter la France, ce pays de mécréants", via des vidéos de propagande qu’il diffusait sur les réseaux sociaux pour appeler des jeunes Français à les rejoindre.
Déclaré coupable d'apologie et provocation au terrorisme, Romain L. a été condamné, le 4 mars 2014, à un an de prison ferme. Son incarcération, en septembre dernier, avait été la première de la nouvelle loi antiterroriste, après l'affaire Merah. Niant avoir été l'administrateur d'un site djihadiste très actif, ce Français musulman de famille "athée et communiste", converti de 28 ans, était plus connu sous le pseudo d'Abou Siyad Al-Normandy. Au moment de son procès, il attendait un enfant de son épouse Franco-Marocaine.
Un autre couple de Vesoul de 26 ans, Anaïs et Benjamin, serait parti en Syrie pour rejoindre le groupe Etat islamique. La grand-mère de la jeune fille s’est exprimée : "On a perdu un petit-fils de 8 ans; maintenant c'est de notre petite-fille dont on n'a plus aucune nouvelle. Personne ne nous en donne". Suivi par la DGSI depuis un an, le jeune homme s’était converti en même temps que Sébastien V.Z. Le beau-frère de Benjamin, Omar, chef d’entreprise turc, aurait influencé le couple. Seulement, selon la mairie, "il a surpris tout le monde, même sa famille, qui n’a rien d’extrémiste". Pourtant, sa femme, Lucie, s’était mise à porter le niqab. Selon leur grand-mère, sa soeur Michèle, épouse de Benjamin, est une jeune femme de 25 ans, belle, enjouée, avec une forte personnalité.

Pour le moment et selon le recensement des services de renseignements, la région compte un mort dans un attentat-suicide en Irak à moins de 19 ans, Pierre Choulet, jeune Français parti de chez ses parents en octobre 2013 pour aller 'sauver des Syriens' que le pouvoir socialiste et presse français présentent comme victimes d'un tyran.

Le maire de la commune conteste

"C'est un groupe dont certains se connaissent depuis la maternelle", explique la soeur d'une jeune femme qui a quitté Vesoul pour le djihad en Syrie, le 9 septembre 2014 avec son mari et leurs deux enfants.

Dans l’Est Républicain, le maire LR de Vesoul, Alain Chrétien, s’indigne. "C’est n’importe quoi," assure-t-il.  "Il faut faire confiance aux services de sécurité et de l’Etat. Il n’y a pas un terroriste à chaque coin de rue à Vesoul"
Quand le nombre de "Vésuliens" partis au djihad est évoqué, Alain Chrétien explique qu’il n’en a pas connaissance.  "Tout ce qui est extrémisme ou djihadisme est traité en direct par le préfet la DGSI et les Renseignements territoriaux", souligne-t-il.

Le groupe de Vesoul avait de nombreux contacts dans la mouvance salafiste, à Metz (PS), Dijon (PS), Besançon (PS)…

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