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lundi 13 juillet 2015

Hollande fuite pour se faire mousser: "il y aura un reprofilage de la dette" grecque

Les têtes de Turcs grecques ont-elles fini les membres de la zone euro à l'ouzo ?

Les têtes de Turcs grecs ont-elles eu les Européens à l'ouzo ?

Les Grecs boivent l'ouzo et
 les peuples européens trinquent
"Il y aura un reprofilage de la dette", lâche Hollande avant les autres.
Les horloges arrêtées pour ne pas dépasser l'heure fatidique de dimanche à minuit, et après une longue nuit de travail des conseillers des responsables européens, les négociations sur un projet de compromis  pour sortir de l'impasse semblait se progresser lundi matin. 

Dans l'exécutif français, c'est à celui qui se donnera le premier le beau rôle

8 h 49. Le Premier ministre belge, grille Hollande et Valls: il écrit un tweet (en anglais), annonçant un simple " agreement", ou accord entre la Grèce et les pays de la zone euro.
8 h 55. Le fonds de garantie des privatisations serait basé "en Grèce", et non au Luxembourg, lâche Manuel Valls. 

8 h 58. La zone euro serait " proche d'un accord", confirme le Premier ministre luxembourgeois: un accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide.
9 h 04. La Bourse de Paris ouvre en hausse de 1,67 % à 4 985,14 points. 
9 h 10. L'euro remonte face au dollar après l'annonce d'un accord sur la Grèce.  
9 h 12. La Bourse de Francfort ouvre en hausse 1,53 % après l'accord unanime de la zone euro. 

9 h 15. Dans le quart d'heure, le Premier ministre français, se félicite qu'un accord ait été trouvé.  
9 h 17. Deux minutes plus tard, François Hollande tient une conférence de presse après l'annonce d'un accord. Il tire la couverture à lui: "Ce que j'ai voulu, c'est plus que l'intérêt de la Grèce, c'était l'intérêt de l'Europe, et l'intérêt de la France, a avoué le président de la République français, inquiet d'une sortie de la Grèce qui aurait pu aspirer la France dans sa perte. L'intérêt de la France ne se dissocie pas de l'intérêt de l'Europe.[Et surtout inversement] La France a un rôle particulier à jouer. Elle doit faire en sorte que ce processus, cette construction qui se sont noués au lendemain de la guerre se poursuivent. Il y a la volonté d'incarner une force : la zone euro, une zone monétaire qui doit permettre de donner de la stabilité et aussi de la croissance […], le rôle de la France a été de chercher à rapprocher les positions, à respecter le peuple grec et à respecter aussi les autres nations qui composent la zone euro. Le rôle de la France a été de trouver le bon chemin pour la zone euro et pour l'Europe. L'enjeu était aussi de faire respecter les règles européennes, de faire en sorte que la Grèce puisse accéder aux financements prévus lorsqu'un pays rencontre des difficultés." On respecte tout et tout le monde: et les peuples qui financent le 3e plan?

La presse française fait la part belle aux commentaires de Hollande et Valls

9 h 18. Juste avant la confirmation officielle d'un accord à Bruxelles pour un nouveau plan d'aide à Athènes, Manuel Valls communique à nouveau pour dire sa "fierté" à l'égard de la gestion des négociations sur la Grèce par François Hollande: Grexit Merckel, l'Allemagne, les pays du Nord et les . "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne", prétend le Premier ministre sur France Inter, sans rire.

9 h 20. "Le Grexit a disparu", affirme  le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, jusqu'ici stigmatisé pour son libéralisme.
9 h 25. "Depuis le début, la commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit", déclare Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse. Et d'ajouter : "La commission a toujours pris soin d'insister […] sur un aspect du problème qui consiste à une nécessité de croissance et d'emploi." 
9 h 30. Son de cloche discordant: l'accord entre la Grèce et les autres pays membres de la zone euro aboutit à la "mise en esclavage", voire la "mise à mort"du peuple grec, a estimé lundi le vice-président du Front national, Florian Philippot. 
9 h 32. François Hollande annonce le vote du Parlement français mercredi sur l'accord avec la Grèce. 

Pépère aurait vaincu les dix irréductibles: "Pays du Nord et de l’Est en tête, dix Etats européens sont très hostiles à l’idée d’aider encore Athènes et n’accordent pas de crédit aux nouvelles propositions d’Aléxis Tsípras," avait accusé Libération.

L'optimisme idéologique de la France est refroidi

9 h 43. "Le chemin sera long et difficile", avertit Merkel.  

9 h 45. "Il y aura un reprofilage de la dette par un allongement des échéances, ce qu'on appelle les maturités et probablement des taux d'intérêt", se félicite François Hollande, incertain sur le détail... 
Comme d'habitude, le président de la République se lance alors dans l'expression de ses habituels souhaits que l'Eurogroupe travaille sur les financements dont la Grèce a besoin très vite, y compris pour rouvrir ses banques. 
9 h 50. Dans les minutes qui suivent la diarrhée verbale de Flanby et à propos du plan de réformes réclamé par les créanciers des deux précédents plans, Tsipras admet  qu"il s'agit de mesures qui renforceront sans aucun doute la récession"Le peuple grec qui, à son instigation, avait voté contre tout plan d'austérité est prévenu.
Le Premier ministre grec justifie toutefois sa décision d'y souscrire par les 35 milliards du fonds Juncker,  argent prêté sur 3 ans et financé par les peuples de la zone euro et la restructuration de la dette qui, espère-t-il, écartera le Grexit dans l'esprit des investisseurs et permettra de faire revenir les investisseurs étrangers en Grèce. 
9 h 59. "Nous avons livré un combat juste jusqu'au bout", affirme Alexis Tsipras, premier ministre anti-libéral et ex-président de Syriza, parti d'extrême gauche.. 

10 h 10. "La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre" pour "les réformes radicales dont la Grèce a besoin", promet Alexis Tsipras, à l'issue de 17 heures de négociations ayant renoué le dialogue entre Athènes et ses partenaires pour le renflouement du pays. 


Avec ce troisième plan d'aide annoncé par les dix-huit dirigeants de la zone euro, parmi lesquels Hollande, le Grexit est donc écarté.

Après huit plans grecs d’austérité sans effets depuis 2009 et deux plans d'aide internationale - 110 milliards d'euros en mai 2010 et 4,8 milliards d'euros en mars 2010) - les peuples européens sollicités ont du souci à se faire: ce sont en effet 35 nouveaux milliards, alors que les précédents 115 milliards n'ont pas été remboursés. Des "prêts toxiques" au tamara, en quelque sorte.


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