samedi 31 mai 2008

Les mesures de sauvegarde du pouvoir d'achat, largement approuvées

Le cheval de bataille de l’opposition est une bourrique
OpinionWay a demandé aux sondés, pour LCI et Le Figaro, de lister les sujets abordés avec leur entourage, de façon spontanée, et à l'aide d'une liste de thèmes préétablis par l'institut de sondage. Les deux sujets, la grève et le pétrole cher, arrivent en tête des sujets de préoccupation, devant les mouvements sociaux autour de la retraite, le Festival de Cannes ou la situation en Birmanie. Les deux sujets phares de la semaine, la grève des marins pêcheurs et l'augmentation du prix du baril de pétrole, se recoupent.

Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures de soutien d'urgence ou la création d'un fonds alimenté par des surplus de TVA sur les produits pétroliers, en réponse à cette crise qui peine à se dénouer et menace de s'étendre à d'autres pays méditerranéens (Italie, Espagne et Portugal).
Ces aides entrent dans le cadre de la lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, qui fut un des thèmes phares de la campagne présidentielle du candidat Sarkozy et du harcèlement de l’opposition . Si la question n'est toujours pas réglée aux yeux des Français, les mesures gouvernementales rencontrent une approbation très forte parmi les sondés.
70 % d'entre eux se disent favorables à ce que l'on aide les pêcheurs et les routiers sous la forme d'un fonds alimenté par la TVA, et ce en dépit du scepticisme des responsables européens et de l'opposition hezagonale. La Commission Européenne a même jugé que ce serait un « mauvais signal » envoyé aux pays producteurs, qui pourraient augmenter encore leurs prix. Le soutien à cette mesure est presqu'aussi fort chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (77 %) que de la gauche (69 %). La région de l'amère Royal, sa rivale malencontreuse, avait pourtant démarré la contestation...
Désirdavenir Royal avait fait une promesse médiatique de don (5000.000 millions d’euros), mais nul ne sait si elle a honoré sa promesse du versement correspondant : les photos tardent à venir…

OpinionWay a également sondé les Français sur la mise en place d'un crédit d'impôt lié à l'intéressement salarial et la possibilité pour les salariés de toucher leur participation immédiatement, quitte à payer des impôts dessus : 75 % et 68 % des sondés se disent tout à fait favorables à de telles mesures.
Là encore, l'approbation transcende les clivages politiques. La possibilité de toucher immédiatement sa participation est approuvée par
- 66 % des électeurs de Royal,
- 69 % de ceux de Le Pen,
- 72 % de ceux de Bayrou et
- 77 % de ceux de Sarkozy.
La majorité des salariés ne touchent ni intéressement ni participation, mais le président de la République a plaidé, lundi dans l'Oise pour un doublement en quatre ans des sommes distribuées au titre de l'intéressement en France. « C'est un instrument souple et c'est du pouvoir d'achat », a-t-il expliqué.

Libellés : , , , , , , ,

Lien

PS : des « reconstructeurs » pour neutraliser l’amère Royal et Bébert Delanoë

Sauver le PS du « pugilat » Royal et Delanoë annoncé

Des volontaires se sont désignés
pour remonter les ruines du PS.

Ce n'est pas nouveau:

« Tout reste à reconstruire »,
affirmait Marie-sEGOlène Royal en …1992.
« Il faut retrouver des idées », assurait-elle, il y a seize ans

VOIR et ENTENDRE : extrait de l'émission "l'Heure de Vérité" (Antenne 2) où François-Henri de Virieu, Arlette Chabot et Albert du Roy recevaient Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, en 1992. L'inscription de la politique dans la durée, l'exigence de solidarité, le souci d'une reconstruction de la gauche ("ouverture" ou "alliance"), la défense de ses valeurs, le souhait d'une politique plus proche des citoyens ... Tout y était déjà ou presque. Immobilisme innovant… Y compris le débat sur la frontière entre vie privée et vie publique, qui rendait François Hollande hilare.

Ségolène Royal, ministre de l'environnement (1992) envoyé par raph66

Demain dimanche, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg confronteront leurs points de vue pour tenter de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité, au congrès de Reims à la mi-novembre.
Les membres de ce "pôle des reconstructeurs" veulent proposer une alternative au duel "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë". Leur initiative tend à épargner au PS la répétition du fratricide congrès de Rennes entre Lionel Jospin et Laurent Fabius en 1990 et l’esprit de revanche du perdant lors de la compétition pour l'investiture présidentielle en 2012.
Participeront aux travaux de reconstruction, en présence de quelque 800 militants et cadres, Martine Aubry, maire de Lille, le ‘jeune lion’ Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, le nervi de l’Assemblée Nationale et lieutenant de DSK, ainsi que le gris Claude Bartolone (1951), président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et lieutenant de Fabius. L'ex-Premier ministre prendra part au déjeuner.
Pour représenter la gauche du parti à cette rencontre, Benoît Hamon (1967), a délégué Razzie Hammadi (ci-contre), un secrétaire national que Hollande a tenté en vain d’imposer à Orly. Pour son retour, Hammadi se présente comme un observateur "volontaire et attentif".

L'objectif du « pôle des reconstructeurs » est de privilégier "le débat de fond", selon « le Grec » strauss-kahnien, alias Cambadélis, initiateur avec le fabiusien Claude Bartolone de ce rapprochement audacieux.
Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius s'étaient en effet combattus sans ménagement entre fin 2004 et fin 2006, une division dont avait tiré profit Sa Cynique Majesté Royal pour imposer sa candidature à l'Elysée.
Ce cartel estime qu'à l'heure de "la deuxième phase de la mondialisation" marquée par les crises (financière, alimentaire, énergétique et climatique), "la gauche doit définir de nouvelles réponses", puisque la campagne présidentielle n’en a pas été l’occasion…. Ils constatent aussi que presque partout en Europe ces dernières années, la social-démocratie s'est faite battre, comme en Italie ou au Royaume Uni.

Au vestiaire des velléités, le projet -qui reste à concevoir- produira notamment « un autre modèle de croissance, crédible et réaliste, dans la mondialisation » et de « la rénovation » de la gauche. Encore du verbiage, car la réunion est déjà la troisième du genre et ses ambitions sont modérées. Elle n'a "pas d'autre statut qu'un espace de confrontation", d'autant qu'"on est au début du processus", selon ‘Camba’.
Si les amis de DSK et Montebourg, d’une part, doivent déposer une contribution commune pour le congrès, Titine Aubry et Lolo Fabius, d’autre part, avec leurs amis respectifs, devraient déposer la leur. C'est en septembre au plus tard que ces textes se fondront -ou non- en une seule motion pour le congrès.
A l’automne, si l'aventure se poursuivait encore, un porte-parole commun serait choisi, qui pourrait postuler à la succession de François Hollande. Le strauss-kahnien Jean-Paul Huchon vient de pousser Titine Aubry sur cette voie. Ce qui la barrerait de la course à l’Elysée, puisque, selon certains, elle ne serait bonne qu’à prendre la tête du gouvernement.

RAPPELS
Benoît Hamon, ancien rocardien, a été conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997 et membre du cabinet de …Martine Aubry, alors ministre de l'Emploi et de la Solidarité (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). En juillet 2007, il fonda -avec Noël Mamère- le think tank La Forge.
Les victimes de la baisse du pouvoir d’achat peuvent toujours se tourner vers ce député européen (depuis 2004). Il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
Avec pour tout dipôme un bac +3 (licence d’histoire), il a néanmoins été directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
Il est clair qu’IPSOS est indépendant …

Razzie Hammadi
Né en 1979 à Toulon, en
2005 il devient Secrétaire national du MJS (Mouvement des jeunes socialistes). Proche un temps de la Gauche socialiste de Julien Dray, il rejoint la tendance Nouvelle gauche fondée par Benoît Hamon.
Au cours du mouvement contestataire contre le CPE (contrat première embauche), il fait activement participer le MJS contre la politique gouvernementale, aux côtés du front étudiant et salarié. Plus tard, il invitera les autres jeunes leaders syndicaux, comme Bruno Julliard (aujourd’hui élu municipal du … PS, contrairement à sa maman battue au Puy-en-Velay...) ou Karl Stoeckel à s'exprimer lors de manifestations du MJS.
Hammadi est actuellement membre du courant Nouveau Parti socialiste (NPS) au Parti socialiste. En 2006, il a soutenu Laurent Fabius à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle.
En novembre 2007, il est désigné de Paris chef de file du Parti socialiste pour l'élection municipale à Orly pour prendre la place du maire sortant, Gaston Viens. Le parachuté reçoit le soutien appuyé de Flamby 1er. Au premier tour, il obtient moins de 14% des voix et la quatrième place. Royalement.

France Soir
« Venu mardi soir [5 février 2008] pour soutenir Razzye Hammadi, le Premier secrétaire, chahuté par des socialistes dissidents, poursuivi par ses opposants à la sortie, jusqu'à sa voiture, François Hollande a dû partir sur les chapeaux de roue». Prachutage raté, mais décollage réussi ! « Le Premier secrétaire était venu soutenir la candidature aux municipales de Razzye Hammadi, 28 ans, ancien président des MJS et symbole de la « diversité » et du […] « rajeunissement » du PS. » LIEN

Libellés : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Lien

Joakim Noah encore en délicatesse avec la police

Le fils Noah devra-t-il « se casser », comme le père ?
A une semaine d'intervalle, le fils aîné du Français préféré des Français a été interpellé deux fois par la police de Floride.

Joakim Noah a encore franchi la ligne blanche
Nostalgique de la France et de son père absent, il a été arrêté une bouteille de Cognac ouverte à la main dans une rue de Gainesville en Floride, dans la nuit de samedi à dimanche. (Lire PaSiDupes) Boire sur la voie publique constitue une infraction dans l'Etat de Floride.
Coup double. Par la même occasion, "Yooks" (son surnom) a été arrêté en possession de drogue. Dans ses poches, les policiers ont en effet trouvé un joint de marijuana. Noah a été inculpé de possession de moins de 20 grammes de marijuana et d’infraction à la législation sur la consommation d’alcool en public. Il a néanmoins été rapidement relâché, mais devra passer devant un juge dans le courant du mois de juin.
L’amende de 206 dollars ne lui a pas posé de problème et il a accepté de se soumettre à une période probatoire de six mois. Comme son casier judiciaire est vierge, un accord a pu être conclu avec les autorités judiciaires. "Il était plein [sic !] de …remords ; il a regretté de s’être mis en situation d’être inculpé et tenait vraiment à réparer", a commenté un représentant du parquet.

Joakim, multirécidiviste
Après une année en demi-teinte chez les Chicago Bulls pour sa première saison NBA, durant laquelle le double champion NCAA (universitaire) avec les Gators de Floride a été peu utilisé et également suspendu pour une bagarre avec son entraîneur, le petit Joakim Noah (2,09m), fils de Yannick Noah et inconditionnel de Barrack Obama, semble totalement libéré.

Fils de soixante-huitard
Le basketteur des Chicago Bulls qui vient de vivre sa première saison en NBA, le championnat nord-américain de Basket-ball, est le fils de l’ancien tennisman français ( né en 1960) et de Cécilia Rhode, Miss Suède 1978.
Yannick Noah, qui soutint bruyamment Sa Cynique Majesté Royal, est probablement un adepte de la prévention contre la répression.
En tant que père, ‘people’ socialiste et ancien vainqueur de Roland Garros, il se sent sans doute une triple responsabilité morale. Cà doit aller de soi, puisqu’il parraine de nombreuses associations caritatives, dont Les Enfants de la Terre, fondée par sa mère en 1988.

« Con mais populaire »
Or, son chanteur de père a également disjoncté en concert à Bruxelles (Lire PaSiDupes).
Sa vie personnelle n’est pas non plus irréprochable et sans excès : adepte lui aussi des boissons et substances enivrantes, Yannick ne voit donc rien de répréhensible dans la conduite de son fils. Noah, le père de cinq enfants, n’est certes pas en position naturelle de conseiller et d’éducateur. Il relativise le comportement de son fils et cette condamnation: "Dans les journaux, on parle beaucoup de mon fils, qui à 23 ans, a bu un coup avec des copains et qui est sorti avec un joint dans sa poche. Ça fait un flan pas possible et ce n'est pas fini. Il m'a appelé et m'a dit : 'Papa, je crois que j'ai fait une boulette'. Je lui ai dit : 'Oui, c'est une boulette mais ce n'est pas grave ! Change rien. Fais-moi plaisir, ne te fais pas choper la prochaine fois'. Je lui ai aussi dit que ça faisait 20 ans que je faisais le con et je suis encore populaire ! Alors tu peux faire la même chose". « Ça fait partie du jeu", a confié Yannick Noah sur les ondes de RTL.

Joakim Noah, une nouvelle arrestation et nouvel ace
En effet, alors qu'il conduisait en Floride, le joueur des Chicago Bulls s'est fait contrôler au volant de sa voiture, sans ceinture de sécurité ni permis valide.
Noah, le jeune, avait vu son permis suspendu …pour ne pas avoir payé une amende en Floride ! Et encore 200 dollars d’amende de plus, mais on ne compte pas chez les socialistes Noah.
Outre que la douane pourrait s’intéresser à son Cognac et à sa franchise, son club de NBA, qui n’est pas aussi intelligent et permissif que le père, n'apprécie pas ce type de comportement et encore moins la mauvaise publicité, risque sans doute de prendre des sanctions (amende, suspension...) de concert avec la NBA. Pas de souci, « il n’y a pas le feu au lac » : il peut en effet prétendre jouer pour la France, les USA, la Suède et même le Cameroun !

Joackim Noah, qui possède les nationalités française, américaine et suédoise, va rentrer en France dans quelques jours, pour se remettre les idées en place ! Et pourquoi ne re-‘joint’-il donc pas son papa cool en …Suisse ?

Libellés : , , , , , , ,

Lien

vendredi 30 mai 2008

«Il faut oser la réforme permanente», encourage Raffarin

Cà compense la « rentrée sociale permanente »…
Le 07 mai 2008, Le Figaro publia un entretien accordé par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre. En voici le texte :

LE FIGARO Quel bilan dressez-vous de la première année de la présidence Sarkozy? J
Jean-Pierre RAFFARIN - De­puis un an, la France a franchi des étapes majeures de sa modernisation, grâce à l'initiative européenne de Nicolas Sarkozy, à la nouvelle pensée sur le travail et aussi au rôle international du président. Si les sondages ne sont pas au rendez-vous, c'est parce que les Français s'inquiètent davantage de leurs attentes que des réformes. Ils espèrent plus de progrès social. L'em­ploi s'améliorant, ils sont plus exigeants en terme de revenu.

Ça veut dire qu'on avait trop promis ?
Ça veut dire que les campagnes présidentielles sont trop généreuses, depuis longtemps en France.

Il n'y a donc pas eu rupture sur ce point entre Sarkozy et ses prédecesseurs?
Pas plus qu'entre Jospin et Royal. Mais dans l'action, la rupture est incontestable.
Pensez-vous toujours qu'il aurait fallu hiérarchiser les réformes ?
Il est vrai que c'est ma conviction. Je reconnais que la démonstration du président sur la simultanéité des réformes est convaincante. Il conserve sa vision de la réforme globale, mais je remarque néanmoins qu'aujourd'hui, des priorités se dessinent pour les mois à venir : le paquet social contrat de travail, retraites, représentativité , la réforme institutionnelle, et l'Europe avec la présidence française. Cette hiérarchie me paraît nécessaire.
Quelles marges de manœuvre reste-t-il pour les réformes ?
L'adversaire, c'est l'immobilisme. Nous avons devant nous mille jours de mouvement et de réforme. Il serait coupable de perdre du temps. Le champ de la réforme est très large, y compris dans un contexte de faible croissance. La situation internationale ne saurait être un prétexte à l'inaction.
Pourtant la majorité ne semble pas très allante…
Le président de la République est le premier réformateur de ce pays. Il est important qu'avec l'UMP et nos groupes parlementaires, nous puissions procéder aux débats préalables aux arbitrages que chacun devra ensuite assumer avec loyauté.
Partagez-vous les réticences exprimées à l'UMP sur la réforme des institutions? Non. Sur ces sujets de fond, je suis totalement sur la ligne d'Édouard Balladur. Chaque parlementaire ne pourra pas dessiner lui-même la réforme idéale, il faut donc rechercher des compromis. Le seul compromis qui me paraisse inacceptable, c'est celui qui ferait du Sénat la variable d'ajustement des négociations entre députés.
Etes-vous favorable au droit d'expression du président de la République devant le parlement?
Je souhaite que cela soit rare et solennel, donc devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
Faut-il prendre en compte le temps de parole du président dans les médias?
Je ne suis pas fermé à une discussion sur le sujet à condition que l'on reconnaisse que la parole présidentielle est, pour l'essentiel, au-dessus des partis.
Approuvez-vous la limitation du recours au 49-3?
Mon expérience de premier ministre me conduirait à être réservé sur un certain nombre de propositions qui limitent l'efficacité gouvernementale, par exemple la restriction du recours au 49-3. Mais je ne voudrais pas que la somme de nos réserves conduise à l'immobilisme. Il faut oser la réforme, et la réforme permanente, garante du mouvement, plutôt qu'un «grand soir» de la réforme.
Regrettez-vous la suppression du dispositif de contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement?
Oui, et je souhaite que le Parlement renforce son pouvoir de contrôle.
Le PS lie la révision constitutionnelle à une réforme des modes de scrutin. Faut-il lui donner satisfaction?
Je ne suis pas pour négocier avec la gauche sur des sujets qui ne sont pas du domaine de la loi constitutionnelle. Cette loi doit trouver en elle-même ses propres équilibres.
Que ressentez-vous quand certains de vos anciens ministres disent que rien n'a été fait depuis vingt ans?
En toutes circonstances, au plan international comme dans notre action intérieure, j'assume mon bilan sereinement. Critiquer ses prédécesseurs est un travers national. Pour ma part, j'ai appris depuis longtemps à surmonter mes humeurs.
Comment va l'UMP ?
Mieux depuis la réorganisation post-municipales. Elle est plus offensive, et le travail est mieux partagé. Il faut poursuivre dans cette voie, offensive et collégiale.
Quand annoncerez-vous votre candidature à la présidence du Sénat?
Votre question est prématurée. La campagne sénatoriale ne doit pas gêner l'action réformatrice de cette session de printemps. Quand elle s'achèvera, vers la mi-juillet, nous verrons quels sont les candidats les plus aptes à porter une nouvelle ambition pour le Sénat et à valoriser le travail de ses membres.

Libellés : , , , , , , , , , , ,

Lien

Sapin : ni l’amère Royal, ni Bébert Delanoë n’est majoritaire au PS

Ils ne peuvent être candidats à tout, encore et toujours
Le député PS de l'Indre, Michel Sapin, estime que pour le poste de Premier secrétaire, l'amère Royal, , n'est "pas forcément" majoritaire dans le Parti socialiste, "loin de là", et que Bébert Delanoë ne l'est pas "non plus".

Dans un entretien au Nouvel Observateur paru jeudi, l'ancien ministre, proche de Désirdavenir Royal durant sa campagne présidentielle, estime que si "Ségolène Royal a été majoritaire au moment de la désignation pour la présidentielle"[…] peut-être le serait-elle encore aujourd'hui, mais elle ne l'est pas forcément, loin de là, comme candidate au poste de premier secrétaire".
Le secrétaire national du PS explicite sa pensée… "Les mécanismes sont d'une autre nature. J'espère qu'elle en a conscience". Il n'est pas sûr ! Mais, de qui parle-t-il, Royal ou Delanoë ?

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, "non plus n'est pas majoritaire dans le parti", poursuit-il. "Il ne pourrait l'être que s'il organisait un front ‘tout sauf Ségolène’, ce qui serait à la fois une erreur grave et un argument imbécile".
"Le paradoxe au PS, juge M. Sapin, c'est que ni Royal ni Delanoë, ni Hollande ne sont majoritaires tout seuls alors même que les idées qu'ils partagent le sont !" Parce qu'ils partagent des idées ? Mais lesquelles donc, puisqu'ils ne les précisent pas ?

Le rejet de l'une et de l'autre ne créerait pas un séisme...
Pour lui, il n'y a pas de risque de scission au PS en raison de la guerre des chefs. "On agite toujours cet épouvantail", mais rappelle-t-il, "il n'y a pas eu scission quand Rocard s'opposait à Mitterrand, ni plus tard au congrès de Rennes".
Michel Sapin juge "encore possible de convaincre les uns et les autres de faire émerger une autre démarche, qui ne soit pas celle du ‘ni-ni’, mais du ‘et-et’ ". Et une troisième candidate?


Présidente ou première secrétaire, il faut choisir
Sa Cynique Majesté Royal a déjà servi, mais est-ce une bonne raison pour penser, comme Sapin, qu’elle a "toute légitimité à défendre ses idées, sa personnalité, à contribuer au débat dans le parti et à défendre ses chances d'être candidate en 2012".
D’ailleurs, Sapin explique son désaccord sur "son objectif pour le congrès" de "déposer une motion, autrement dit de se compter dans la perspective d'être premier secrétaire". "En agissant ainsi, on confondrait les échéances".
Qui sera donc la troisième larronne?

Libellés : , , , , , , ,

Lien

PS : Hollande admet qu’il ne maîtrise rien

Hollande demande aux socialistes d'oublier leurs querelles
Le quotidien Le Monde accueille encore Hollande dans une de ses tribunes. Flamby 1er a-t-il longtemps galéré pour que le quotidien lui fasse à nouveau de la place ? L’ex de ce premier secrétaire en partance, comme son parti, ne gémissait-elle pas que l’opposition n’a pas tous les organes de presse à sa botte ? Il s’en faut de peu…





Chaque militant socialiste, comme Ayrault à propos du gouvernement, s’impatiente :
« Ce qui m'intéresse, ce sont les résultats »…





Le futur ex-premier secrétaire du PS se dégage de toute responsabilité et invite les socialistes à mettre de côté leurs rivalités pour poser les questions de fond.Ainsi souscrit-il à l'analyse de Cambadélis: le PS est une "pétaudière" ! (Lire Pasidupes)

Si François Hollande considère que le choix du candidat à l'élection présidentielle de 2012 ne doit pas se faire avant fin 2010, il lâche un instant le gouvernement pour se tourner vers ceux dont il a la responsabilité: "D'ici là, c'est un travail collectif que nous devons mener sur le projet et sur les modalités du rassemblement de la gauche." Et çà commence quand, après dix ans aux manettes?

Le recadrage du premier secrétaire, qui ne briguera pas sa propre succession lors du congrès du parti en novembre, intervient alors que des présidentiables socialistes comme Désirdavenir Royal, Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, ont commencé à croiser le fer.
"L'unité est un combat, tant la propension aux querelles - parfois tactiquement entretenues - est récurrente", écrit François Hollande, qui croit pouvoir se vanter "d'avoir su les surmonter", en toute incohérence avec ce qui précède !

La tâche du suivant sera donc de réaliser ce que lui-même n’a pas été en capacité de faire. "La première qualité de mon successeur sera d'y parvenir sur la base d'une ligne politique cohérente présentée par une majorité regroupant, autour d'un contrat, ceux qui pensent tout simplement la même chose", ajoute-t-il. Hollande connaît donc la méthode ?
Le sage fixe la feuille de route. Lors du congrès, les socialistes devront "mener les débats nécessaires mais aussi (...) les clore par une décision qui s'impose à tous", recommande-t-il. "La discipline de vote - celle issue des délibérations des instances représentatives des adhérents et a fortiori des militants eux-mêmes - est la première condition de la crédibilité du PS." Les exemples des municipales à Orly ou de la cantonale dans le Pyu-de-Dôme pourront-ils servir de références ?

Et le Lao-Tseu de la rue de Solférino laisse un message à la postérité : "On ne peut
prétendre vouloir lutter contre l'individualisme qui ronge notre société et l'installer au coeur de notre propre formation politique", confie-t-il, en guise de testament politique.

Lao-Tseu ?

Ce ténébreux philosophe est considéré comme le fondateur du taoïsme, et l'un des personnages mythiques de la Chine ancienne, tout comme Confucius. Le tao vise à épurer l'homme et à le conduire vers la juste voie et la vertu. L'une de ses doctrines principales est celle du non-agir qui doit inciter l'humain à ne pas dépenser d'énergie inutilement.

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

jeudi 29 mai 2008

Au PS, l’heure est à la purge : le mitterrandien Michel Charasse, exclu

Selon l’A*P, « Michel Charasse choisit l'exclusion » !
L'A*P, mercredi 28 mai, 21h28, titre : « PS: Michel Charasse choisit l'exclusion »
Pourtant à 18h54 encore, pour la même agence de presse, mercredi 28 mai, il était plus coupable que victime : «
Michel Charasse exclu du PS par refus d'un compromis proposé par le parti »
A l’
*P, mercredi 28 mai, 19h18, on évoque une charrette : «
Michel Charasse et 19 élus du Puy-de-Dôme exclus du PS ».

Pour le PS post-mitterrandien, 44 ans de bons et loyaux services ne pèsent pas lourds. Michel Charasse, ancien ministre, grande figure du mitterrandisme, aurait choisi l'exclusion du
PS , selon la presse servile. Il a en effet refusé mercredi, comme 17 autres conseillers généraux du Puy-de-Dôme, un compromis proposé par la direction nationale dans un conflit départemental.

Le centralisme démocratique du PS
Ces 18 élus du Puy-de-Dôme ont apporté leur soutien à Jean-Yves Gouttebel pour la présidence du Conseil général. Or, ce candidat -et président sortant- avait été écarté par les militants socialistes, qui avaient préféré -de justesse- la sénatrice Michèle André, dans des conditions contoversées.
D'où une dispute de plusieurs mois avec suspension par le Bureau national (BN) des "coupables", mission d'étude par des missi dominici, puis proposition de compromis par la direction avec, en cas de refus, l'exclusion du parti.
"Nous refusons la proposition de compromis", a déclaré à Bertrand Pasciuto, président du groupe socialiste et apparentés du Conseil général du Puy-de-Dôme. "Nous leur avions fait lundi des propositions qui ont été balayées de la main", a-t-il assuré.
Crime de lèse-majesté Royal
Ce refus a été décidé de façon "solidaire" et unanime, a-t-il souligné, en précisant avoir reçu dès ce mercredi son courrier d'exclusion.
"Nous restons socialistes mais nous refusons que des minoritaires dirigent une majorité", a-t-il justifié, n'excluant pas la constitution d'une nouvelle formation.
Pour Stéphane Le Foll, bras gauche de François Hollande, ces élus rebelles portent "la responsabilité du clash" puisque "le compromis était une proposition d'équilibre". Vue de Paris…

Les termes du compromis
Avalisé mardi par un BN soumis, ce compromis prévoyait que M. Gouttebel, élu grâce à l'appoint de voix venues d'autres groupes politiques, reste en place. En échange, les conseillers généraux socialistes, dont M. Charasse, ancien ministre, se réunifieraient en un seul groupe, présidé par un socialiste qui soutenait Mme André, et non par un proche de M. Gouttebel. Un compromis socialiste, ailleurs, çà s’appelle une soumission.
Comme à Orly, en faveur de Razzie Hammadi, protégé de Hollande
Les 18 élus estimaient qu'il y avait eu des "irrégularités" lors du vote interne. "Ils ont bricolé la désignation de Mme André, ils ont bourré les urnes", accuse M. Pasciuto.
Le groupe favorable à M. Gouttebel a entamé une action en justice au tribunal civil, ainsi que devant la commission nationale des conflits du PS.
Le groupe rebelle était en désaccord avec plusieurs points du compromis dont ceux concernant la composition de l'exécutif départemental.
Du point de vue de l’intéressée,
Selon Michèle André, il s’agirait d’une "forme de jusqu'au-boutisme qui dépasse l'entendement". La presse partisane n’a pas eu la pudeur de taire un avis forcément partial. La préférée de Paris s’étend : "On ne peut que prendre acte des cassures et des blessures de ces personnes qui se mettent hors de la famille socialiste". « Ces personnes » ! La « république du respect », même pas en interne…

Gardien du "temple" mitterrandien
Michel Charasse, 66 ans, a été le conseiller du président disparu, et son ministre délégué du Budget. Connu pour ses bretelles, ses cigares, son franc-parler teinté d’humour, il est un personnage atypique de la politique. Atypique et libre. A l’honnêteté, au courage et au respect des militants de base, la bande à Flamby 1er préfère les insultes aux harkis et le racisme ordinaire de l’affreux Jojo Frèche en Languedoc-Roussillon. Frèche est toujours à la cour Royal.
Maire d'une petite commune, Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) depuis 1977, Michel Charasse est également conseiller général depuis vingt ans (1988) et sénateur du Puy-de-Dôme depuis trente (1978 à 1988) puis depuis 1992.

Combien sont-ils avec un tel palmarès ?
Hollande ?

Libellés : , , , , , ,

Lien

Les artisans taxis satisfaits des 25 mesures du gouvernement

Certaines mesures gouvernementales ne font pas la une de l’A*P…
Les 25 mesures pour les artisans taxi annoncés mercredi par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie,ont été accueillies avec satisfaction par leur fédération nationale, avec notamment l'augmentation d'un tiers de leur nombre à Paris d'ici à 2010: le nombre de taxis parisiens passera de 15.000 à 20.000 "d'ici à 2010", dont "1.200 nouveaux, fin 2008". Une augmentation qui n'a pas retenu l'attention des partis et syndicats... Alors, les agences de presse n'ont pas trop commenté, ni dénaturé ni dénigré !
Cette mesure, qui fait l'objet d'un protocole entre l'Etat et la profession à Paris, est assortie de 24 autres -"dont 13 de portée nationale"-, les autres étant réservées aux taxis de la région parisienne- résultent "d'une concertation approfondie et efficace" entre l'Etat et les artisans taxis, sur la base du rapport Chassigneux sur la profession, a-t-elle commenté.

Les taxis avaient mené deux journées d'action, les 31 janvier et 6 février, pour protester contre les propositions du rapport Attali qui recommandait notamment d'"augmenter le nombre de taxis" et préconisait d'attribuer des licences gratuites aux demandeurs inscrits à la fin 2007, alors que le nombre de licences est actuellement encadré.
Le président de la Fédération nationale des artisans taxis (Fnat) a exprimé sa satisfaction après l'accord signé mercredi.
"C'est un bon protocole, il renforce la réglementation alors qu'on était partis sur une déréglementation totale", a indiqué Alain Estival à La Rochelle où se tient jusqu'à vendredi un congrès annuel réunissant 250 professionnels.

Mercredi après-midi, M. Estival a également évoqué le problème du coût du carburant devant la ministre venue s'adresser aux professionnels à La Rochelle. Elle s'est engagée à "relayer" ces préoccupations "auprès de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde".
Le vice-président de la Fnat Jean-Claude Richard s'est félicité pour sa part de la mise en place en province d'un "index" pour la définition du nombre de licences délivrées.
Mercredi matin, Mme Alliot-Marie avait indiqué que les mesures annoncées feraient d'abord l'objet d'une "expérimentation" d'une année, en particulier la création sur l'autoroute A1 d'un "axe Roissy-Paris réservé aux taxis, aux transports collectifs et au covoiturage". "Si ça réussit, naturellement ça sera pérennisé. Et on peut aussi envisager de l'étendre", a-t-elle indiqué à La Rochelle.
"Gagner une demi-heure" sur le trajet entre la capitale et l'aéroport dégagera "un potentiel de 600 taxis", et un "forfait" sera établi sur ce trajet, a-t-elle souligné.
D'autres mesures, également matérielles, concernent "la visibilité" des taxis, avec "un nouveau lumineux plus clair permettant (aux usagers), grâce à un jeu de couleurs, de savoir si tel taxi est libre ou non".
Dans les grandes villes, les taxis "seront repérables par leurs couleurs" grâce à un système bicolore "sur le toit et les montants".
Le protocole prévoit également une plus grande "transparence sur les tarifs (avec) une facture détaillant le prix de chaque course".

L'ensemble de ces équipements sera "déployé à partir de 2009", a assuré Michèle Alliot-Marie.
Elle a aussi annoncé un "toilettage de la réglementation" qui devrait notamment, selon elle, permettre d'assurer un "transport scolaire supplémentaire", de même que celui de personnes malades.
Ces usagers pourront utiliser, comme moyen de paiement, "les chèques emploi service universel" (Cesu).

Avec ce protocole, les artisans-taxis ne sont évidemment pas perdants, mais M. Estival a estimé que "les premiers gagnants sont les clients"…
Le gagnant-gagnant.

Libellés : , , , , , ,

Lien

Gazole: Des agriculteurs de Rebsamen rejoignent des marins-pêcheurs de l’amère Royal

La hausse du gazole, une arme saisie par la gauche
Des agriculteurs ont rejoint mercredi le mouvement des marins pêcheurs contre la hausse du prix du gazole, certains bloquant jeudi matin deux dépôts pétroliers : il se trouve que ça se passe dans la région de Dijon, dont le président est Frère Rebsamen..
Deux dépôts pétroliers situés au sud de Dijon sont bloqués depuis 7h00 jeudi matin par "150 à 200 agriculteurs" à l'appel de la FDSEA (syndicat départemental des exploitants agricoles), pour protester notamment contre la hausse des carburants. "Nous bloquons ces deux dépôts pour protester contre la hausse des charges, notamment celle du fioul qui a augmenté de 70% depuis 2003", a déclaré Antoine Daurelle, responsable des jeunes agriculteurs (FJSEA) de Côte-d'Or.
La hausse du prix des "engrais (+30%) devrait satisfaire Les Verts alliés du PS. Autant que celle des produits alimentaires, celle des aliments pour bétail (+27%) sera pourtant exploitée. Elle est également dénoncée par les agriculteurs qui "attendent un geste fort du gouvernement au niveau des carburants que nous souhaitons à 0,40 euro le litre, et des allégements fiscaux", a ajouté le responsable syndical. Tout çà à la fois ?
"Nous sommes incapables aujourd'hui de répercuter ces hausses sur le prix de vente de nos produits, ainsi le carburant nous est facturé à 1,07 euro le litre contre 0,57 en juin 2007, c'est donc notre revenu qui baisse", a affirmé Gérard Berthaut, secrétaire général de la FDSEA de Côte-d'Or. Le prix des carburants pèse également sur le pouvoir d’achat des Français : ils n’en sont pas ravis, mais prennent leur part du fardeau. Mais ils ne disposent que de leur courage, à défaut de tracteurs avec remorques...

Une dizaine de tracteurs avec remorques placée en travers de la seule route d'accès à ces dépôts suffit à bloquer l'entrée principale, empêchant toute sortie de camions et pénalisant la population.
"Une délégation d'agriculteurs de la région de Bourgogne sera reçue par le ministre (de l'Agriculture) Michel Barnier cet après-midi" (jeudi) lors de son déplacement dans le département de l'Yonne voisin, a précisé M. Berthaut.

Mercredi, des signes de division commençaient à apparaître dans le mouvement des pêcheurs en grève, mais certains avaient poursuivi leurs actions contre le gazole trop cher, malgré une pression croissante des distributeurs et de la justice. L’aide du gouvernement, et donc la solidarité des Français, n’y sont pas étrangers.
Les pêcheurs français de Méditerranée ont décidé de poursuivre leur grève "au moins" jusqu'à lundi prochain. Ils ont tenté dans la journée de bloquer plusieurs sites pétroliers de la région marseillaise, mais les forces de l'ordre sont intervenues, sans incident, pour les déloger. Ils ont également lancé une action commando contre deux rayons poisson de deux grandes surfaces près de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
Dans l'ouest de la France, quelques pêcheurs en grève ont fait parler d’eux en multipliant les actions: opérations escargot, péages gratuits, barrages filtrants, interceptions de camions de poisson ou actions dans des rayons poissonnerie de grandes surfaces.
Ces actions contre le prix du gazole ont été relayées, comme les jours précédents, par les agriculteurs dans le nord de la Bretagne, à Lille, Toulouse ou Montpellier.

Un agriculteur et un CRS ont été légèrement blessés lorsque les forces de l'ordre ont délogé des manifestants devant le dépôt pétrolier de Frontignan, près de Sète (Hérault, bloqué pendant huit heures par des agriculteurs, rejoints par des pêcheurs. La région Languedoc-Roussillon est présidée par l’affreux Jojo Frèche, un socialiste odieux qui n’a pas été exclu du PS, à la différence de Charasse, sans comparaison au plan éthique.
Quelques signes de division sont toutefois apparus parmi les pêcheurs, soumis à la pression économique et judiciaire croissante, mais aussi à l'impopularité du mouvement. Ils ont donc décidé mercredi de suspendre leur grève jusqu'à une réunion des ministres européens de la Pêche, les 23 et 24 juin, et en Poitou-Charentes, à La Rochelle, les pêcheurs ont levé le blocus des dépôts de carburant et du port avant de repartir en mer.
Sa Cynique Majesté Royal aurait-elle donc versé
les 500.000 euros
qu'elle a promis aux pêcheurs?
Qui a pu assister à la remise du chèque?...
Leurs confrères de la baie de Seine ont aussi levé le blocage de la raffinerie Total du Havre après une décision de justice du Havre.

La justice est également intervenue pour faire respecter la loi face aux exactions des grévistes violents: six manifestants ont été placés en garde à vue mardi à Caen après avoir été interpellés alors qu'ils vidaient un camion de poisson. Libérés mercredi, ils risquent des poursuites. De plus, vingt-neuf pêcheurs arcachonnais comparaîtront le 26 juin pour "vols, extorsion et dégradation" après des actions dans des poissonneries de grandes surfaces. Quelques sardines distribuées gratuitement devant caméras ne compensent pas les dégâts et gaspillages en période de baisse du pouvoir d’achat : les plus défavorisés ont dû en avoir gros sur le cœur.
Face à cette colère persistante, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a annoncé l'extension aux patrons-pêcheurs du dispositif d'"aide sociale" exceptionnelle de 40 millions d'euros annoncé la semaine dernière pour les équipages. Il a lancé un appel à "l'esprit de responsabilité" de toutes les professions de la pêche.

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

Financement des syndicats et pouvoir d’achat

Les syndicats coûtent cher aux plus défavorisés aussi
La hausse du prix des matières premières ne doit pas faire oublier que les cotisations et subventions aux syndicats participent aussi de la baisse du pouvoir d’achat …
Or, les actions syndicales ne trouvent pas leur public. L’opinion les désapprouvent : ni les lycéens, ni les enseignants, ni la fonction publique ne sont suivis.

L’effet libertaire de Mai 68 ?...
Les Français ne se reconnaissent pas dans le syndicalisme qu’on leur propose.
Seulement 8% des actifs sont membres d’un syndicat, soit 4% de la population totale.
Ce taux est en moyenne de 6% dans le secteur privé, 15% dans la fonction publique et jusqu’à 25% dans l’éducation nationale, les transports ou les hôpitaux publics.
Autoritarisme
Une démocrate radicale, Sa Cynique Majesté Royal
, a proposé dans le journal Les Échos du 18 mai 2006 l'adhésion obligatoire à un syndicat de son choix : cette proposition a fait la quasi unanimité contre elle… Lien LesEchos
Les Français ne se reconnaissent pas dans le syndicalisme qu’on leur propose.
Seulement 8% des actifs sont membres d’un syndicat, soit 4% de la population totale.
Ce taux est en moyenne de 6% dans le secteur privé, 15% dans la fonction publique et jusqu’à 25% dans l’éducation nationale, les transports ou les hôpitaux publics. Lien : Liberté Chérie

Les syndicats coûtent aux Français
Le financement des syndicats est de la responsabilité de leurs adhérents
Chaque salarié ayant le choix de son représentant syndical, c’est à lui de choisir lequel il désire financer pour assurer ses intérêts.
Lorsque l’Etat finance par l’impôt un syndicat dans lequel peu de salariés se retrouvent, il les force à financer une organisation dont ils ne veulent pas.
Le montant des cotisations en France est le plus bas de l’Europe occidentale :
190 M€ en France, contre 900 M€ en Suède et 1300 M€ en Allemagne.
Pourquoi si peu en France ?
. Ces subventions publiques visent à financer certaines activités syndicales. Ainsi, la formation des élus prud'hommes ou la formation syndicale qui en 2000 représentait 213 millions de francs (32,47 millions d'euros)
Les syndicats d’activistes pèsent sur le pouvoir d’achat de tous les Français
Le financement des syndicats de salariés en France est une question récurrente dans le syndicalisme français et a été médiatisé par la découverte en 2007 d'une importante caisse noire d'une organisation patronale, l'
UIMM.
Les subventions publiques étaient estimées en 2000 à « au moins 600M de francs » (Lien Le Nouvel Observateur)
En fait, PLUS DE 900 MILLIONS POUR LE DIALOGUE SOCIAL (en millions de francs)
Subventions des ministères:283
Réductions d'impôts: 290
Gestion des organismes sociaux:340
TOTAL: 913

Libellés : , , , , , ,

Lien

Le "principe" des 35 heures demeure, réaffirme Christine Lagarde

35h : Qui gouverne ? Les syndicats ou le gouvernement ?

Les syndicats, ce sont 4% de la population totale…
Les garanties qu’ils promettent aux salariés sont-ils à la hauteur des perturbations qu’ils créent dans nos vies et des pertes pour l’économie nationale et le pouvoir d’achat des Français ?

Xavier Bertrand a eu beau annoncer mercredi dans "Les Echos" que la loi permettra aux partenaires sociaux de négocier l'aménagement du temps de travail au-delà du simple dépassement du contingent d'heures supplémentaires, entreprise par entreprise, les commentaires partiaux pleuvent. Cette déclaration déclenche les interprétations de la presse partisane, téléguidée par les partis et les syndicats.
La presse fait campagne : Les agences de presse et la pensée unique
A*P
suggère de mauvaises intentions: "35h: le gouvernement déterminé à passer outre l'avertissement des syndicats". Seulement quelques heures plus tôt, l'agence de presse n'avait pas reçu de consignes et était moins incisive.
A* exprime un a priori : "35 heures: le gouvernement va passer outre l'avertissement de la CGT et de la CFDT"
R****** accuse: "Le gouvernement vide les 35 heures de leur substance"
Tous les titres sont négatifs. Pourquoi l’opinion ne le serait-elle pas, par conséquent ? La presse laisse-t-elle une chance aux Français de penser différemment ? Sa fonction est-elle de dénigrer ? Son rôle consiste-t-il à s’opposer au gouvernement ? Ce choix partisan du soutien des thèses de la gauche et de l’immobilisme, politique et syndical, est-il un service rendu au pays?

Le ministre met les syndicats face à leurs responsabilités
Xavier Bertrand estime en effet que les partenaires sociaux n'ont "visiblement (...) pas voulu se saisir" du sujet du temps de travail. "Nous avions prévenu les partenaires sociaux que nous irions plus loin et aujourd'hui, nous l'assumons pleinement en le faisant dans une clarté totale", souligne le ministre du Travail dans un entretien au journal "Les Echos" de mercredi.
La mauvaise foi des syndicats et donc d’une certaine presse
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a prétendu que c’est "un affront ou un défi, en tout cas une provocation". Il estime en effet dans un entretien publié jeudi sur lemonde.fr que "le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT, qui plus est sur un sujet identitaire pour la CFDT, celui du temps de travail. » Selon ce partisan de l’auto-gestion, « il organise la fin des 35 heures dans la réalité". En conséquence, "l'élargissement de la mobilisation sur les retraites à la question du temps de travail est clairement posé", déclare-t-il, prévenant que "le gouvernement nous amène à réagir simultanément sur le temps de travail et les retraites. Cela nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté y compris dans la CFDT".

Les intermédiaires syndicaux sont-ils représentatifs ?
Dans une mise en garde commune adressée au gouvernement lundi, François Chérèque et le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, évidemment suivis par Solidaires (SUD, non représentatif), rappelaient que la position commune négociée en avril entre les partenaires sociaux permettait "à titre expérimental de dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires", et que cela excluait "toute autre disposition". Ils prévenaient que le non-respect de cette règle et "l'adoption en catimini" de "mesures de déréglementation" ouvrirait "une nouvelle période dans les relations sociales". Le ‘catimini’ sur la place publique, c’est nouveau !

Les syndicats opposés à la démocratie directe en entreprises
A défaut de propositions, le Parti socialiste a réagi en dénonçant "avec force" le "contenu de l'avant-projet de loi sur la démocratie sociale que vient de présenter Xavier Bertrand".
"Il est inacceptable que le gouvernement se permette de dénaturer le texte de la position commune des partenaires sociaux sur la représentativité et la durée du travail, ce à quoi s'opposent l'ensemble des organisations syndicales, au mépris des grandes déclarations du Président de la République sur le respect des accords collectifs", a interprété le PS dans un communiqué. Les socialistes s'opposeront "totalement à toute nouvelle remise en cause de la durée du travail". La semaine dernière, le chef de l'Etat avait désavoué le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, qui avait demandé "le démantèlement définitif du dispositif des 35 heures".

DuponD, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a violemment accusé Nicolas Sarkozy : il "a menti en disant la main sur le coeur qu'il ne toucherait pas à la durée légale du travail en France". Le nostalgique conservateur socialiste poursuit dans l’esprit à l’ancienne de la co-gestion : "Au point où les choses vont, il n'y aura plus de protection des salariés et il y aura une très grande disparité d'une entreprise à une autre". Le libéralisme, c’est oui ou c’est non ?

En revanche, Xavier Bertrand fait de la pédagogie
Il explique que, transposant la position commune, le projet de loi sur la "démocratie sociale fera une large place à la négociation dans l'entreprise et à la simplification, notamment sur les contingents d'heures supplémentaires et les repos compensateurs qui pourront être fixés librement".
"L'aménagement du temps de travail sur tout ou partie de l'année comme les forfaits en jours ou en heures pourront être négociés plus facilement dans les entreprises", souligne-t-il. "En l'absence d'accord, le cadre réglementaire s'appliquera". N’est-ce pas une garantie ? Ou un prime à l’obstruction ?

Les députés UMP saluaient mercredi la position de Xavier Bertrand. "Tout cela va exactement dans le bon sens", a déclaré leur président Jean-François Copé.

Libellés : , , , , , , , , , ,

Lien

mercredi 28 mai 2008

Hollande refuse à Sarkozy le droit d’aller à Rungis hors campagne

Le PS assigne le Président de la République à résidence?
Sans outrance, le futur ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, a considéré ce matin mardi que Nicolas Sarkozy se conduisait comme s'il était encore "en campagne", alors qu’il était invité à donner son « sentiment » sur la visite du chef de l'Etat avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy à Rungis et son intervention sur RTL. (Lire PaSiDupes)
Attaché aux apparences plus qu’à l’action, au sujet du déplacement du Président au marché de Rungis pour "saluer la France qui travaille et qui se lève tôt", Hollande a énoncé le verdict socialiste sur Europe 1: "Il faut éviter ce type de communication qui peut paraître outrancière"… La presse libre est-elle invitée à diffuser le jugement socialiste?

Le PS entend dicter sa conduite au Président
Même si çà y contribue, "se préoccuper des Français, ce n'est pas se lever nécessairement tôt le matin", selon Hollande, qui, lui, estime que "c'est être capable de répondre à leurs questions". Celui qui sait est celui qui n’a jamais eu aucune responsabilité gouvernementale. "Nicolas Sarkozy est en campagne comme si d'ailleurs il était candidat : il reprend les slogans de sa campagne, il reprend les formules de sa campagne, les rites de sa campagne, les artifices mêmes de sa campagne," a-t-il répété.
Dans sa logique, le Premier secrétaire ne désigne jamais le Président de la République par son titre (sauf pour évoquer la fonction, dont il sait tout), mais par son nom de citoyen... Une façon de refuser le verdict populaire à la présidentielle et de maintenir le président dans son état antérieur de ministre et de candidat. Ne retrouve-t-on pas là, concentrés, tout l'esprit démocratique, la solidarité des battus et la cohérence socialiste empruntée à l'amère Royal ?

Le PS parle-t-il au nom de tous les Français ?
"Ce qu'on attend du président de la République, c'est non pas qu'il abandonne ce qu'il avait dit dans la campagne, mais qu'il soit en capacité d'atteindre les objectifs qu'il avait fixés aux Français", a insisté Hollande, admettant implicitement que la conjoncture économique internationale ne le place justement pas « en capacité d'atteindre les objectifs qu'il avait fixés aux Français". Faut-il, en 'bon' Français, qu'il s'en réjouisse ?
DuponT sur Europe 1, DuponD devant la presse
La Voix de Son Maître a fait écho. Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, comme par hasard, a également estimé que "Nicolas Sarkozy est encore en campagne, c'était un discours de campagne [comique de répétition ?], bien fait, avec des promesses, mais ce qui m'intéresse, ce sont les résultats. Il a fait tellement de promesses [répétition pédagogique du prof devant des cancres?] ce matin [sur RTL] qu'on se demande comment il va pouvoir payer tout ça", s'est inquiété J.-M. Ayrault, très sincèrement anxieux, lors d'un point de presse.

Déni de crise économique internationale dans les propos socialistes
Alors que Nicolas Sarkozy a exclu une "politique de rigueur" du gouvernement, le premier secrétaire sur le départ a donné son sentiment : "cela échoue", faisant probablement allusion aux plans de rigueur de Mitterrand… Attentif à la situation économique internationale sans jamais la mentionner, Hollande a observé que "la rigueur, elle est déjà là". Il a poursuivi avec la liste de toutes les mesures que Jospin n’a pas eu le courage de prendre pour faire face aux retards d’adaptation de la France au monde moderne.
‘Modernisation dépréciée en ‘rigueur’
Dès 1997, Claude Allègre savait ce qu’il fallait faire et a tenté de dégraisser le mammouth, mais s’est heurté aux blocages des syndicats et du PS. Aujourd’hui, 11 années plus tard, Hollande continue à faire de l’obstruction et se livre à ses interprétations partisanes. "Les franchises médicales, ce n'est pas de la rigueur ? La modération salariale, ça n'est pas de la rigueur ? Les impôts multiples qui se sont abattus avec 10 taxes nouvelles depuis 2007, ce n'est pas de la rigueur ? Les réductions de dépenses publiques, la mise en cause d'un certain nombre de services publics, la baisse de l'encadrement dans l'Education nationale, ce n'est pas de la rigueur ? La suppression d'un certain nombre de sites - tribunaux, installations militaires- ce n'est pas de la rigueur ? Cessons de jouer sur les mots, il n'y a rien de pire d'ailleurs que les querelles de mots", a-t-il déclaré, dans l'incapacité de contenir son sens aigü de l'éthique politique et sociale.

Les socialistes soumis à l’ISF et au métro
François Hollande a également reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir oublié les salariés "qui se lèvent tôt" et qui "utilisent leur voiture" dans les mesures qu'il a annoncées pour venir en aide aux Français les plus touchés par la hausse du prix du pétrole.
"S'il est important de dégager un fonds pour des professionnels qui souffrent aujourd'hui - transporteurs, pêcheurs, agriculteurs - il ne faut pas oublier les salariés. Ca a été d'ailleurs la grande omission dans le discours de Nicolas Sarkozy ce matin : les salariés qui se déplacent, qui utilisent leur voiture, qui se lèvent tôt le matin" et "qui n'ont pas d'autre moyen pour se déplacer que d'utiliser leur voiture", a déploré Monsieur Hollande venu à Europe 1 en voiture de fonction avec chauffeur. Comme les grands … patrons du CAC 40 !
Il a demandé également que "les fonds qui vont être dégagés par les surplus de TVA" financent "la mesure du chèque transport" pour les salariés, ce qu’il n’a pas inventé, puisque la mesure est déjà annoncée ! Cet européen, cet excellent européen, a aussi estimé qu'il n’y a pas lieu d'attendre une décision au niveau européen, alors que des pays méditerranéens comme l’Italie ou l’Espagne et la Grèce, à la différence de l’Allemagne ou la Grande Bretagne, se joignent au mouvement de revendication des marins-pêcheurs...
Le président de la République a en effet annoncé mardi sur RTL que les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers alimenteront désormais un fonds pour venir en aide aux Français les plus touchés par la hausse du prix des carburants.
Le PS n’entend donc jamais rien ? Sa Cynique Majesté Royal est d'ailleurs bien trop occupée à ses problèmes de carrière et de rivalités au sein du PS pour se pencher sur les petites misères du peuple...
Le PS va-t-il bientôt exiger le bracelet électronique
pour le Président qui se lève avant les socialistes?

Libellés : , , , , , , , , , ,

Lien

mardi 27 mai 2008

Education: la Palme d'or de Cannes instrumentalisée par le PS

Le réalisateur milite au côté de RSF…

PaSiDupes révèle ce que le PS dissimule


La Palme d'or 2008 du Festival de Cannes remportée par "Entre les murs", un film sur l'école, a embrasé mardi la séance des questions au gouvernement, avec une bronca socialiste contre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
Le comportement du PS est extrêmement ambigu

Michel Ménard, député PS de Carquefou (Loire-Atlantique), qui posait une question sur les réductions d'effectifs dans l'enseignement, a illustré son propos par la Palme d'or, "formidable coup de projecteur sur la vie des collèges", selon lui.
Contrairement au ministre qui a fait carrière dans l’Education Nationale, Michel Ménard (1961), le député PS de Loire-Atlantique, doit son siège de député au soutien de l'Union Démocratique Bretonne, des Verts et du Parti communiste français pour se faire élire au 2e tour et son expertise en matière d’éducation n’est pas spécialement reconnue par ses pairs, puisqu’il est membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Ce qui n’empêche pas ce proche de Jean-Marc Ayrault de lancer : "Ce film montre la diversité du métier des enseignants, ne les découragez pas!", ce qui lui attira évidemment des exclamations réprobatrices des bancs de l'
UMP
.
Ce socialiste qui a fait des études d’instituteur, sans jamais enseigner, aime tellement l’enseignement qu’il a fait une carrière pépère de salarié de la Fédération des Amicales Laïques de Loire-Atlantique dans l'
agglomération nantaise. Il fait partie de ces enseignants qui n’ont jamais été en face d’élèves et qui peuplent les associations para-éducatives et constituent le réseau associatif qui militent à gauche. Ainsi, la Fédération des Amicales Laïques eqst-elle une composante de la Ligue de l'Enseignement, généralement nommée Fédération des Œuvres Laïques (FOL), laquelle maîtrise près de …30 000 associations, proches du SNU-ipp (FSU). Il continua pourtant d’apostropher Xavier Darcos, docteur de troisième cycle en lettres et sciences humaines et inspecteur général de l’Education.

"Vous cherchez à exploiter un film qui montre le dévouement des enseignants" a poursuivi le ministre. Les huées socialistes se sont amplifiées et des "Périgueux, Périgueux" ont commencé à s'élever dans l'hémicycle, parce que Xavier Darcos a perdu la mairie de Périgueux aux dernières municipales.

Alors que certains jeunes élus socialistes lettrés ( !) –et de moins jeunes– mimaient le long nez menteur de Pinocchio, Xavier Darcos a souligné ce qui aurait appelé n’importe quel parti honorable à plus de réserve. "Si je comprends bien, au palmarès de Cannes, il y a deux Palmes d'or, la Palme d'or du film ‘Entre les murs’ et la Palme d'or de la récupération par le Parti socialiste d'un film qui a été cofinancé par les services de Fadela Amara".
Co-produit aussi pas France 2, qui, jusqu’à plus ample informé, n’est pas hostile à la gauche.

Xavier Darcos a alors fustigé la "vision apocalyptique" des socialistes, la "fiction" dans laquelle ils vivent et "les attaques personnelles" contre lui. Les députés de la majorité se sont alors levés pour applaudir et soutenir le ministre.

Un deuxième fait aurait pu inspirer plus de pudeur aux socialistes.

En novembre 2007, Laurent Cantet avait souhaité parrainer certains de ses jeunes acteurs ou certains de leurs proches. C’est ainsi que Cantet a choisi un de ses acteurs primés à Cannes sachant que c’est un sans papiers , tout comme la mère d'un de ses partenaires à l'écran, rapporte France Info. Selon Réseau éducation sans frontière (RESF), en pointe sur le dossier des régularisations, d'autres proches de membres de l'équipe du film pourraient être dans la même situation. Une action concertée sur le collège Françoise-Dolto, dans le 20e arrondissement de Paris … (LIRE PaSiDupes à 'Paris XXe' ).

Or, en 2007, la tentative d’expulsion le samedi 26 mai, de Salif Kamaté, vers Bamako, à bord d’un vol d’Air France au départ de Roissy, suscitèrent des réactions d’indignation qui dépassèrent celles des passagers de l’appareil et de l’équipe du cinéaste …Laurent Cantet. L’affaire avait alors permis au Réseau Éducation sans frontières, de médiatiser les poursuites contre une Française retraitée disponible pour militer, Marie-Françoise Durupt, passagère soi-disant inopinée du Paris-Bamako du 28 avril. L’activiste de RESF avait en effet incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ».
Le réalisateur subventionné par le gouvernement n’en est donc pas un sympathisant, bien au contraire, et l’esprit d’ouverture du pouvoir ne mérite pas les attaques injustifiées du PS, qui gagne le bonnet d’âne et remporte la palme d’or dur de l’impudeur.


Le réalisateur Laurent Cantet, primé de la Palme d'Or lors du 61ème Festival de Cannes 2008, pour son film 'Entre les murs', est né en 1961 à …Melle (Deux-Sèvres), ex-circonscription de la présidente de la région Poitou-Charentes, Sa Cynique Majesté Royal.

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

Hyper-président, Sarkozy ne compte pas ses 35 heures

"Je suis au travail tous les jours pour chaque Français"
Cà nous change du "Je suis au travail tous les jours pour MOI, MOI, MOI" de Sa Cynique Majesté Royal.
Après Rungis à 5 heures du matin, le Président Sarkozy s'est rendu à RTL, pour un entretien, dont le magazine Le Point retrace le fil de l'intervention du chef de l'État:

Nicolas Sarkozy a commencé sa journée de mardi aux aurores. Accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le chef de l'État s'est rendu à 5 h 30 du matin à Rungis pour rencontrer les professionnels du Marché d'intérêt national. Pavillon des viandes, des fromages, des fleurs, le président de la République est allé d'étal en étal pour saluer la France qui travaille et qui se lève tôt. À l'issue de sa visite, Nicolas Sarkozy a pris la direction des studios de RTL pour être interrogé de 7 h 30 à 8 h 30 sur la vie quotidienne des Français, le pouvoir d'achat, le prix du pétrole, les transports, les retraites, les 35 heures et la réforme des institutions.

Pouvoir d'achat : "La vie est plus chère en France qu'ailleurs" "J'avais envie de parler à la France qui se lève tôt [...], aux personnes qui vont travailler, qui ne cassent pas les abris-bus, qui ne manifestent pas et pourtant qui ont autant de problèmes que les autres. La vie est trop chère, la vie est plus chère en France qu'ailleurs en Europe, ça ne sert à rien de nier cette évidence. Luc Chatel et Christine Lagarde vont défendre dans quelques heures le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) qui prévoit notamment trois choses : la possibilité pour les fournisseurs et les distributeurs de négocier leurs tarifs, l'instauration de plus de concurrence entre les grandes surfaces, et la création d'une seule entité unique pour garantir la concurrence."
Et Nicolas Sarkozy d'enchaîner sur l'UE
"Je veux faire bouger la règle européenne. Je veux une fiscalité à 5,5 % pour tous les immeubles à haute qualité environnementale, ainsi que pour la restauration et les disques, et sur les vidéos. Il n'y a aucune raison que pour les livres la TVA soit à 5,5 % et pas pour les disques, qui sont un bien culturel aussi. C'est une réponse à moyen terme."
"Je veux mettre le paquet sur les énergies renouvelables"
Interrogé sur l'augmentation du prix des carburants, Nicolas Sarkozy reconnaît que "quand on fait son plein, on est affolé par l'augmentation des prix. Le pétrole a quasiment triplé, c'est en voie de quadrupler [...] Ayons le courage de dire aux Français que ça ne va pas s'arranger. La demande est de plus en plus forte et l'offre n'augmente pas." Pour y faire face, Nicolas Sarkozy propose trois réponses : "Je veux mettre le paquet sur les énergies renouvelables, je veux faire pour les énergies renouvelables ce que de Gaulle avait fait pour l'énergie nucléaire. Il y a aussi les économies d'énergie, c'est tout ce qu'on a fait avec Jean-Louis Borloo. Je vais me battre à Bruxelles pour qu'il y ait une fiscalité à 5 % pour tous les produits propres."
"Il n'y aura pas de politique de rigueur"
Nicolas Sarkozy ne fait pas de mystère de ses intentions. "Je souhaite maîtriser les dépenses pour que chaque centime d'euro soit bien utilisé, et en même temps, que dans la colonne des recettes cela augmente. Il n'y aura pas de politique de rigueur : non pas pour des raisons idéologiques, car cela échoue [...] Des gens très brillants et très honnêtes et très compétents s'y sont essayé bien avant moi. M. Barre a fait pendant cinq ans une politique qui a été communément décrite comme une politique de rigueur. Les Français attendent de moi des résultats, et pas une politique au jour le jour. Ça ne m'amuse pas de dire aux Français de cotiser 41 ans, mais ces réformes doivent être faites."

"Mon travail, c'est le plein-emploi, pas de gérer le chômage"
Nicolas Sarkozy a de nouveau vanté "la réforme que nous allons faire sur les chômeurs". "Le chômage va continuer de baisser. On est à 7,5 % [de chômeurs] [...] Mon travail, c'est le plein-emploi, pas de gérer le chômage. Il faut indemniser ceux qui n'ont pas d'emploi, mais ceux qui n'ont pas d'emploi doivent accepter l'emploi qu'on leur propose, sinon ils seront sanctionnés [après deux refus, NDLR] ou alors c'est injuste à l'endroit de celui qui travaille", a-t-il dit. Avant d'expliquer : "Je comprends les attentes, je suis le réceptacle de toutes ces attentes. J'espère que vous voyez qu'on est en train de faire bouger la France, de faire changer la France pour que chacun ait un emploi."

"Ce qu'on a fait commence à porter ses fruits"
Nicolas Sarkozy s'est montré optimiste face à la situation économique internationale en mettant l'accent sur ses résultats enregistrés par la France. "Depuis 13 mois que je suis à l'Élysée, le prix du pétrole a doublé, et en plus on a la crise des subprimes [...] Mais ce qu'on a fait commence à porter ses fruits, puisque la croissance est de 2,2 %, et de 0,64 % pour le premier trimestre [...] La baisse du chômage va continuer", selon le chef de l'État.
"Il y aura toujours une durée hebdomadaire du travail en France de 35 heures" Questionné sur la possibilité de rétablir l'équilibre des finances publiques dans un contexte tourmenté, le président de la République met l'accent sur le travail : "La cohérence du tout, c'est d'augmenter la production de richesse. Je suis partisan de maintenir une durée hebdomadaire du travail. Il y aura toujours une durée hebdo du travail en France à 35 heures. En revanche, je souhaite faire sauter tous les verrous qui empêchaient les Français de travailler. Je veux augmenter la recette, la richesse, le travail sur la base de la liberté de choix. Prenant l'exemple de l'activité touristique, Nicolas Sarkozy demande : "Est-ce que c'est normal que les touristes étant là le dimanche, les magasins soient fermés le dimanche ?"
"Consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds d'aide"
"Je veux consacrer les recettes supplémentaires de TVA sur les produits pétroliers à un fonds pour venir en aide aux Français les plus touchés par la hausse du pétrole. Ces recettes supplémentaires comprises entre 150 et 170 millions d'euros par trimestre seront affectées à ce fonds à partir d'un certain niveau dont nous allons débattre au sein du gouvernement. Je veux poser à nos partenaires européens la question : si le prix du pétrole continue à augmenter, est-ce qu'on ne doit pas suspendre la fiscalité pour sa part TVA sur le prix du pétrole ?".

Retraites : "Le passage à 41 annuités de cotisations est non négociable"
Nicolas Sarkozy s'oppose à la proposition de la présidente du Medef. "Laurence Parisot a le droit de demander de différer l'âge de la retraite à 63 ans et demi. Elle a le droit de dire ça. Mais je ne le ferai pas. Je ne l'ai pas proposé pendant la campagne présidentielle, donc je ne le ferai pas. Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français. Je mets en oeuvre tout ce que j'ai promis. Le passage à 41 annuités de cotisations est non négociable."

"La solution pour répondre au malaise de la fonction publique,
c'est de payer mieux les fonctionnaires" "Pour réduire la dette et le déficit d'un pays qui présente un budget en déficit depuis 35 années", Nicolas Sarkozy réaffirme que "la question du non-remplacement d'un départ sur deux de fonctionnaires à la retraite, ce n'est pas négociable." [...] "Si l'augmentation du nombre d'enseignants était la solution, je me demande pourquoi ils ne sont pas plus heureux : cela fait vingt ans qu'on parle du malaise enseignant, des élèves qui sortent du système en en maîtrisant pas les savoirs fondamentaux, et qu'on continue à embaucher." [...] La solution pour répondre au malaise de la fonction publique, c'est de payer mieux les fonctionnaires. Si les effectifs continuent à augmenter, on paiera moins bien."

"Pas d'augmentation de la redevance télé"
Nicolas Sarkozy a catégoriquement exclu toute augmentation de la redevance audiovisuelle pour compenser la suppression annoncée de la publicité dans l'audiovisuel public. "Je me suis engagé toujours à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation de la redevance. Moi, ma politique, c'est de diminuer les taxes, les prélèvements, de libérer le travail."

"Je vais organiser des é tats généraux de la presse"
Nicolas Sarkozy souhaite la réunion d'états généraux de la presse écrite, radio et audiovisuelle, pour trouver des solutions aux problèmes économiques de la presse, en favorisant le portage à domicile des journaux et en multipliant les points de vente. "La démocratie ne peut pas fonctionner avec une presse qui serait en permanence au bord du précipice économique. Je vais demander à François Fillon de faire des états généraux de la presse, parce que nous avons un immense problème de distribution [...] Le problème d'Internet est considérable. Comment voulez-vous que les gens achètent un journal en kiosque quand il est gratuit sur Internet ? [...] La presse "a un problème de diversification, de seuil [...] Est-ce qu'il faut créer des groupes multimédias, alors qu'aujourd'hui tout est fait pour les empêcher ?", a fait remarquer le chef de l'État.

Armée : "Il y un travail de restructuration à faire et je vais le faire"
Sur la réforme des armées françaises, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur la nécessaire restructuration : "J'ai hérité d'une loi de programmation militaire où il faudrait, si je veux respecter les engagements, mettre six milliards d'euros chaque année dans le seul équipement militaire. Je le dis, il n'en est pas question." "La France ne peut pas baisser la garde. Je le dis aux militaires : je suis le garant, en tant que chef des armées, de l'efficacité de notre appareil de défense", a-t-il déclaré. Le président de la République a ensuite précisé sa pensée : "Il n'y a plus de service militaire, et il y a le même nombre de bases qu'à l'époque du service militaire. Il va falloir réduire le nombre de bases [...] Est-ce qu'on a besoin de 35 bases aériennes ? Il y a en une quinzaine où il n'y a plus un avion depuis 20 ans ! [...] Je ne baisserai pas la garde sur l'arme nucléaire française, sur l'équipement de nos armées, mais il y a tout un travail de restructuration à faire, et je vais le faire [...] Nos armées nos doivent pas être aveugles. L'armée doit disposer de son propre réseau d'information." Le président de la République a ajouté qu'il présenterait les "grandes orientations" sur la défense à la "mi-juin", et les restructurations "début juillet". Quant à la construction ou non d'un second porte-avions, le chef des armées a dit : "On a un peu de temps, la décision devrait être prise aux alentours de 2011/2012."

RER A : "Il y a un problème de gouvernance dans la région Île-de-France"
Revenant sur la modernisation de la ligne du RER A, aujourd'hui saturée, Nicolas Sarkozy a annoncé que la RATP "mettrait entre 250 et 300 millions d'euros sur un total de 500 millions d'euros". "Je demande au Syndicat du transport parisien [le Stif présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, NDLR] de faire sa part du travail et de mettre l'autre moitié pour que les travaux commencent tout de suite : qu'on commande les nouvelles rames, et que d'ici à 12 ans, l'ensemble des passagers puissent en bénéficier [...] Il y a un problème de gouvernance dans la région Île-de-France. Je n'accuse personne, mais je ne peux pas être le seul à porter la responsabilité de ce qui va mal."
Pas de "désaccord avec François Fillon"
Le chef l'État est revenu sur sa décision de réunir à l'Élysée, et non plus à Matignon, les représentants de la majorité lors d'un petit déjeuner prévu le mardi : "J'ai pris cette décision en accord avec le Premier ministre", a-t-il précisé, tout en réfutant l'idée d'un "désaccord avec François Fillon".
Marchiani : "Nous verrons s'il y a matière à faire une grâce partielle" Interrogé sur la demande de grâce dont il a été saisi dans l'affaire du préfet Jean-Charles Marchiani, condamné à 1 et 3 ans de prison ferme pour corruption, Nicolas Sarkozy répond : "Honnêtement, je ne suis pas un enthousiaste des grâces, en tout cas des grâces totales [...] Nous verrons s'il y a matière à faire grâce partielle", a dit Nicolas Sarkozy, sans donner plus de détails.

"Je suis au travail tous les jours pour chaque Français"
En guise de conclusion à cette intervention qui a duré une heure, le chef de l'État a souhaité terminer sur une note positive : "Je comprends l'impatience des Français, mais mon objectif, c'est d'apporter des solutions. Je suis au travail tous les jours pour chaque Français. Le travail entrepris par le gouvernement portera ses fruits. Je ne me donnerais pas tant de mal si je ne croyais pas que cela est possible."

Libellés : , ,

Lien

Remise en question de la presse: de nouvelles occasions manquées

La presse partisane se déconsidère

L’objectivité est-elle à portée des journalistes français ?

Ils montent des coups fumeux : si le feu prend tant mieux; pas vu, pas pris! Sinon, ils expriment des regrets. Une élite professionnelle du niveau moral d’Airy Routier n’a pas été capable d’excuses. Il est pourtant le rédacteur en chef de ce remarquable Nouvel Observateur qui a publié le texte du SMS anti-daté de Sarkozy à Cécilia pour l’attribuer avec délicatesse à une autre destinatrice, sa future épouse !

Mais ce n’est donc rien d’exceptionnel, puisque le Nouvel Observateur persiste et signe. Et pourquoi s’en priver, puisque la presse peut désinformer sans conséquences, sans poursuites judiciaires, sans honte. Lorsque le sens de l’honneur avait encore une signification, on se suicidait au petit matin glauque.

Selon cet hebdomadaire de la gauche caviar, mais aussi sociale que morale Nicolas Sarkozy, début mai, a dit à un groupe de quelques journalistes (peu de témoins, c’est important !) spécialistes de l’Europe (ce qui n’est pas garanti, quand on connaît soi-même le sujet…), invités à l’Elysée : «Putain les mecs, il fait chaud; on se fout sur la terrasse.» Si, si ! Quiconque lit encore le canard peut donc s’indigner à la page «Téléphone rouge» du Nouvel Obs. Il paraît même que Sarkozy a ajouté, à propos des questions sur les droits de l’homme en Tunisie: «Rien à foutre, de toutes manières ce sont que des connards qui posent des questions à la con.» Après cela, tous ceux qui croit que tout ce qui est écrit est vrai doivent logiquement se faire une vilaine opinion du président. C'est bien le but de la manoeuvre.
Or, Jean Quatremer, présent lors de cette fameuse rencontre, dément: c'est FAUX! Le spécialiste Europe de Libération témoigne, d’abord sur son blog, puis dans le journal. Si Nicolas Sarkozy a en effet entraîné le petit groupe à l’extérieur, c’est en ces termes : «Je ne suis pas contre la distance présidentielle, mais là, quand même, c’est trop. Cette maladie de faire des trucs tristes. ça manque de convivialité. Et si on se mettait dehors, êtes-vous d’accord ?» Et, à propos de la Tunisie, aucun «putain, vous avez compris les connards ?» Sans doute échaudé par l’affaire du SMS, le Nouvel Observateur a aussitôt promis de rectifier...

Les bassesses politiciennes et les retours de bâtons

Quelques jours plus tard, Le Figaro du 17 mai publie une information cataloguée ‘confidentiel’. Cette fois, il est question d’un repas orageux de Sa Cynique Majesté Royal en compagnie des membres du Cercle des économistes. «Effarés par les assertions de l’ex-candidate à la présidentielle et par ses perpétuelles comparaisons des enjeux économiques mondiaux avec ceux de la région Poitou-Charentes, les experts, de droite comme de gauche, ont voulu la pousser dans ses retranchements. A court d’arguments, Ségolène Royal a menacé de quitter la table, arguant qu’elle n’était pas venue "repasser le bac".» L’élève présidente et recalée quand 85% des candidats l'obtiennent, est incorrigiblement nulle. Ses discours devant micros et caméras attestent de l’authenticité de ses bourdes et de son inculture, qui ont fait sa renommée et sa proximité avec les quartiers : rien de commun avec un ‘confidentiel' !

Seul problème : le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, dément. Il est dans son rôle… «Le Cercle des économistes s’indigne de la façon particulièrement inélégante et totalement inexacte dont un participant, dans Le Figaro du 17 mai 2008, a rendu compte du dîner-débat avec Ségolène Royal […]. Ces propos relèvent d’une initiative individuelle et ne traduisent en rien l’ambiance du dîner auquel ils se réfèrent. Le Cercle des économistes rejette en totalité ces propos qu’il déplore et considère comme une intention de nuire regrettable» et rappelle qu’il est «toujours respectueux des invités qu’il reçoit, dans la règle de la plus stricte confidentialité».
Le respectable Cercle, qui regroupe trente non moins respectables économistes, considère que l’atteinte portée à ces principes «constitue un préjudice de nature à demander une
sanction judiciaire de cette atteinte à sa réputation». Foin de la présomption d'innocence... Voilà pour son auto-défense. Le Cercle envoie ce démenti au Figaro, qui… refuse de le publier. «Je suis ivre de rage, confie sobrement Jean-Hervé Lorenzi au site du Point, […] nous avons fait une centaine de dîners. De Sarkozy à Chirac, tout le monde est venu. Nous n’avons pas à être mêlés à cette manoeuvre politique. Tout est faux ! C’est une pure invention
Pourtant, Désirdavenir ne dément pas et son fidèle avocat, Me Jean-Pierre Mignard, ne s'est encore pas décidé à poursuivre (encore) en diffamation. Peur d'attirer à nouveau l'attention sur l'incurie de l'amère Royal?
Le souci de Jean-Hervé Lorenzi, fondateur en 1992, est de sauver la réputation de son cercle de réflexion. Mais les propos ont parfaitement pu être tenus. L'économiste distingué peut penser que les propos sont regrettables, mais ils ont transpiré, ce qui n’a pas grand-chose à voir avec un montage, de type vrai-faux SMS, ni avec une bévue (fausse mort de personnalité). Une fuite n’est pas nécessairement inventée.

Quant au journal Libération, il est solidaire des brebis galeuses de la profession.
Il estime que « Les confidentiels non signés sont vieux comme la presse. Sans doute y en a-t-il moins aujourd’hui qu’hier. Ils permettent de publier à peu près tout ce qu’on veut, dans une impunité quasi-totale. Ils sont donc bien pratiques. Ils épargnent de la peine et cette liberté stimule l'imagination des rédactions les plus perverses. Ils permettent aussi de faire plaisir en peu de lignes aux militants et aux barons , de renvoyer des ascenseurs, de tacler sans risque de représailles.
Mais le système ne peut fonctionner que dans la complicité générale.
"Qu’un journaliste signant de son nom [comme Jean Quatremer] brise la sacro-sainte confraternité, et le système s’écroule. [Le courage et l'auto-flagellation ont pourtant des limites.] Les deux fois, la fausse nouvelle aura été imprimée sur support papier, et le démenti aura été apporté par [la presse-web,] des médias électroniques (sites ou blogs). A l’ère de l’internaute-roi, le hautain refus de rectifier apparaît comme un archaïsme indéfendable. »

La morale, professionnelle ou personnelle, ne fait pas partie du vocabulaire de Libération.
Pas même la déontologie, ni collective ni individuelle : l’un est l’autre, «Sans doute y en a-t-il moins aujourd’hui qu’hier », et alors ? Aucune volonté de grand nettoyage, puisque le Nouvel Observateur couvre Airy Routier et se refuse au coup de balai de printemps qui s’impose. La presse vitupère, vilipende et dénonce, mais se trouve bien comme elle est. Libération n’évoque la «sacro-sainte confraternité » que pour suggérer que le chevalier blanc Jean Quatremer menace la profession. Comme du secret des sources, la presse –de ‘source sûre’- s’accommode sans états d’âme « des sources bien informées » et du confidentiel qui selon Libération « va dans le sens de l’idée reçue ! (Inéluctable ?] il est donc présumé exact. Pas besoin de vérifier, de recouper, puisque, voyons, tout le monde le sait ! » Et si ce n’est pas déjà le cas, tous les moyens sont mis en œuvre pour que nul n’y croit bientôt … Plus sûrement, et plus moralement grave, le confidentiel permet donc surtout de polluer l’information et la politique, de désinformer pour nuire. Si « les confidentiels non signés sont vieux comme la presse », les professionnels propres ne courent pas les salles de rédaction.
Ces faits ont une saveur piquante au moment où la presse écrite lutte pour sa survie économique sans se soucier d’honnêteté. Elle accuse la presse web de toutes les turpitudes avec un angélisme confondant. Nous, la presse, sommes objectifs, respectueux et irréprochables ; vous autres, vous êtes des incompétents, partisans et manipulateurs. Songez donc : « la fausse nouvelle aura été imprimée sur support papier, et le démenti aura été apporté par des médias électroniques (sites ou blogs) »
La presse traditionnelle creuse parfois sa tombe avec une grosse pelle (fausse mort de Pascal Sevran, fausses photos d’Hiroshima,...) et photos retouchées (livre de Delanoë) ou truquées (époque des purges staliniennes). Mais elle le fait aussi, jour après jour, tranquillement, avec une petite cuillère.
Moralité...
Si vous ne voulez pas souiller votre lin blanc, ne fréquentez pas la presse écrite. Mais si vous en avez assez des notes de teinturiers, essayez la presse web avec LePost, Rue89, ou Bakchich qui signifie “pourboire, pot de vin”. En un mot, corruption.
Nous avons le choix ! C’est çà, la diversité de la presse…

Libellés : , , , , , , , , , , ,

Lien

L’affaire des « connards » du Nouvel Observateur

Sarkozy, à nouveau la cible d’une nouvelle désinformation



La malveillance devient une spécialité de la presse d’opposition

Le magazine d’information Le Nouvel Observateur, fondé par Gilles Martinet de l’A*P (déjà !), Roger Stéphane, Claude Bourdet et Hector de Galard de Combat et la collaboration de Jean-Paul Sartre, s’enfonce dans la diffamation.
Depuis 1964, quand Claude Perdriel, industriel, et Jean Daniel, journaliste, s’associent pour relancer l'hebdomadaire qui devient le Nouvel Observateur, la ligne rédactionnelle du magazine, mise au point par Jean Daniel, Maurice Clavel ou Gilles Martinet, est l’héritière d'une longue période d'« opposition » aux gouvernements français de centre-droit et conserve une nette sensibilité « de gauche ». Le Nouvel Observateur a compté des signatures honorables comme celles de Jacques Delors, Robert Badinter et Jean Lacouture.

Qu’en ont fait, les Claude Perdriel, Jean Daniel, Jacques Julliard et Denis Olivennes, depuis mars 2008 ? Celui-ci, le 25 mars 2008, écrivait pourtant ceci (extraits):
Le Nouvel Observateur est au cœur de trois défis cardinaux des années à venir.
Tout d’abord un enjeu de liberté. Je veux parler évidemment de la « libre communication des pensées et des opinions (…) l’un des droits les plus précieux de l’homme », comme dit la Déclaration de 1789. Elle n’est certes pas menacée dans notre pays par quelque moderne despotisme. […]
Un enjeu de société ensuite. La révolution Internet est une chance pour le développement de la communication. Elle multiplie, à une échelle sans précédent, l’offre d’information et l’accès à celle-ci. Mais elle remet en cause aussi les modèles économiques traditionnels de la presse, et menace peut-être jusqu’à son existence telle que nous la connaissons. Et puis, parce qu’elle place trop souvent sur le même plan le vrai et le faux, le savoir et l’opinion, l’information et la rumeur, qu’elle se développe dans les marges du droit, notamment celui qui protège la dignité de la personne humaine, elle bouleverse radicalement la société d’information dans laquelle nous vivons. Le Nouvel Observateur, là aussi, a un rôle éminent à jouer. […] Dans les années qui viennent, il va devoir, bien sûr, renforcer encore cette double présence et tisser sa toile sur la Toile. Il devra le faire en y défendant les principes de vérification, de hiérarchisation, d’interprétation des informations, et, plus généralement, de respect intransigeant des valeurs éthiques qui constituent son identité même, contribuant ainsi à civiliser l’univers pour l’instant sauvage du Net.
Enfin, un enjeu politique. La gauche moderne, qui réfute aussi bien la démagogie que le fatalisme, est à réinventer. Soucieuse à la fois de croissance économique, de justice sociale, de développement des libertés et des droits, de respect écologique et d’ambition culturelle, cette gauche-là, si elle existe ailleurs en Europe, est une idée neuve en France, où son projet est à repenser.
Le Nouvel Observateur est le creuset naturel de cette rénovation. Pas en militant, car il n’obéit à aucune discipline partisane, mais comme une forge où sont usinés les outils d’intelligibilité du monde qui nous entoure. Il entre dans sa mission […] de contribuer à cette nouvelle vision d’une société plus juste et fraternelle. [fraternelle, mais haineuse ?] […]


Mais les faits, comme les habitudes, ont la vie dure. Un journaliste pas comme les autres est indigné par les pratiques de la profession. Jean Quatremer (1957), est spécialisé dans les questions européennes au quotidien Libération et il a quelque chose à dire :
Dans le Nouvel Observateur paru jeudi dernier [22 mai], la rubrique « Téléphone Rouge », composée d’informations plus ou moins « confidentielles », s’ouvre sur la nouvelle suivante :
Titre : « Les nouveaux connards de Sarkozy.

Sentiment préalable de mise du lecteur en condition: Nicolas Sarkozy a toujours autant de mal à se faire au style présidentiel.
Accusation diffamatoire :
Putain les mecs, il fait chaud, on se fout sur la terrasse !”, a-t-il lancé, lundi 5 mai, à quelques journalistes spécialistes des questions européennes qu’il avait invité pour une rencontre informelle à l’Elysée. L’entretien s’est déroulé dans la bonne humeur jusqu’à ce qu’un des reporters s’avise d’interroger Sarkozy sur sa pusillanimité à propos des droits de l’homme en Tunisie. Réponse du président : « Rien à foutre, de toute manière, ce ne sont que des connards qui posent des questions à la con… ” ».
Jean Quatremer témoigne :
Spectaculaire, mais totalement faux. Je le sais, comme mes confrères en poste à Bruxelles le savent, puisque j’étais présent. Et je peux vous affirmer que jamais le Président n’a tenu de tels propos. En le disant, je brise le « off » dont nous étions convenu avec l’Élysée. Mais comment rester muet devant un tel mensonge qui nuit à toute la profession : d’une part parce que celui qui a parlé (ou qui a parlé à quelqu’un qui a parlé) a violé le « off », mais surtout parce qu’il a raconté n’importe quoi. C’est exactement de la même eau que le soi-disant SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme (« si tu reviens, j’annule tout »).
Cette rencontre avec le chef de l’État, qui a duré deux heures (au lieu d’une heure prévue),

s’est effectivement déroulée dans une ambiance détendue. L’Élysée avait invité une quinzaine de journalistes français spécialiste des questions européennes (presse écrite, télévision, radio, agences) ainsi qu’un confrère italien de l’Agence Europe afin de faire le point avant le début de la présidence française de l’Union. Mais personne du Nouvel Observateur n'était présent, l’hebdomadaire n’ayant pas de correspondant à Bruxelles. Le Président n’a pas été langue de bois, comme je l’ai raconté ICI et il n’a jamais été méprisant à l’égard des journalistes. Il a juste dit du mal des journalistes politiques qui lui posent "toujours les mêmes questions quelque soit l’endroit où il se trouve dans le monde". Il nous a même complimentés, ce que nous avons pris avec des pincettes : « vous, vous connaissez votre sujet et il vous passionne. Vous posez des questions de fond ».
La réunion devait se dérouler dans un salon (photo ci-dessus): trois fauteuils (l’une pour lui, les autres pour son conseiller diplomatique et son conseiller pour les affaires européennes) faisant face à une vingtaine de fauteuils. Mais il faisait beau. Le Président s’est amusé : « je ne suis pas contre la distance présidentielle, mais là, quand même, c’est trop. Cette maladie de faire des trucs tristes. Ca manque de convivialité. Et si on se mettait dehors, êtes-vous d’accord ? » Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais nul « putain les mecs » ou alors mes confrères et moi-même sommes devenus brutalement sourds. Une fois dehors, un huissier lui apporte ses Ray Ban. Il voit notre regard: "je sais, ça fait bling bling", s'amuse-t-il.
Sur la Tunisie, Sarkozy a défendu sa position avec passion, expliquant que Ben Ali n’était sans doute pas le plus grand des démocrates, mais que grâce à lui le pays n’avait pas versé dans l’islamisme radical, que les femmes n’étaient pas voilées et faisaient des études. « Il faut comparer avec ce qui se passe dans la région ». Un long plaidoyer passionné qu’il a conclu par un ironique : « je ne m’énerve pas, j’explique », reprise de la « une » de Libé au lendemain de sa dernière intervention télévisée.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est le fait que, contrairement à Jacques Chirac, Sarkozy a toujours mis en avant l’intérêt européen et a évité de parler de l’intérêt de la France. Une véritable rupture, de ce point de vue. À plusieurs reprises, il a trouvé des accents mitterrandiens. Par exemple, sur le paquet « lutte contre le changement climatique » : « il faut prendre ce paquet tel qu’il est, même s’il ne fait pas les affaires de la France. Si on commence à entrer dans une négociation point par point, c’est fini ». Et il n’a pas conclu par : « putain, vous avez compris les connards » ?
Je sais, c’est décevant et ça ne sera pas dans le Nouvel Obs.
(photos: JQ, preuve que j'y étais, moi ;-)) LIEN

Libellés : , , , , , , , , , , ,

Lien

Sarkozy, bling bling, mais de bon matin, à Rungis

Sarkozy et son épouse à Rungis
Il est cinq heures Paris s'éveille,
avec Sarko
Rue de Solférino, le PS dormait encore à poings levésfermés lorsque le président de la République, Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, s’est rendu mardi vers 05h30 du matin à Rungis (Val-de-Marne) pour rencontrer les professionnels du Marché d'intérêt national (MIN).
Le président, dont la propagande d’opposition assure qu’il ne fait rien puisqu’il n’ouvre pas lui-même sa portière de voiture, a commencé la journée avant l’heure du laitier et des croissants chauds de Fabius. Le Président a commencé par visiter le pavillon des viandes, avant de se rendre au pavillon des fromages et terminer la visite par celui des fleurs. ll répond ainsi à l'invitation lancée par les grossistes en fleur qui étaient venus lui offrir le traditionnel muguet du 1er mai.
"A quatre heures et quart, quand on est partis de la maison et que Carla m'a dit : 'Ce matin je viens avec toi', je me suis dit que c'était une journée qui commençait bien !", a plaisanté le chef de l'Etat, visiblement heureux de venir accompagné dans le plus grand marché au gros d'Europe.
Arrivé sur place peu après 05h00 du matin, le couple a arpenté pendant une heure et quart les pavillons de la viande, des fromages et des fleurs. Sans oublier une pause café-tartines dans une brasserie.
Vêtue d'un imperméable marron, très souriante, "madame Carla", comme l'a appelée l'un de ses interlocuteurs, a fait grande impression dans les allées, où certains l'ont trouvée "un peu pâlotte", d'autres "très belle".
"Bonjour, M. le président, mes respects, madame", a dit un boucher après avoir ôté son chapeau blanc de papier réglementaire.
Carla Bruni-Sarkozy, qui a reçu pas moins de six bouquets de fleurs en cadeau et a même proposé d'en acheter un, a multiplié les "Merci", "c'est gentil", "c'est adorable".
"Toi, t'attaques le fromage à 6h00 du matin !", lui a lancé le président au pavillon du lait, tandis que la Première Dame grignotait un minuscule morceau de camembert sur du pain. Née à Turin, la présidente a aussi accepté de poser devant d'énormes tomes de parmesan décorées du drapeau italien.

L'Elysée avait annoncé que, "le chef de l'Etat aura à coeur de saluer ‘la France qui travaille et qui se lève tôt’ qui lui est particulièrement chère et qui contribue à la vitalité de l'économie française".
"Je suis au travail tous les jours pour chaque Français"
Nicolas Sarkozy est également accompagné dans sa visite par deux secrétaires d'Etat, Luc Chatel (Industrie) et Hervé Novelli (Commerce), deux paresseux notoires qui volent leurs augmentations de salaires. Avant l'arrivée du président, un comité de sympathisants … de la CGT a manifesté pour demander la régularisation de travailleurs sans papiers travaillant au MIN.

Lors d'une courte allocution en fin de visite, le chef de l'Etat a expliqué que "le président est là aussi pour ceux qui ne cassent pas les abribus et ne demandent pas de subvention".
Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy a été interpellé à plusieurs reprises par des professionnels inquiets de la hausse des prix ou de la réforme de la Politique agricole commune (PAC).
"Tout est vraiment trop, trop cher", lui a dit une fleuriste. "Il faut inciter les gens à acheter français".
"S'il y avait une chose à faire ?", a demandé Nicolas Sarkozy. "Augmenter le pouvoir d'achat", lui a-t-on répondu.

Au pavillon des fromages, le chef de l'Etat s'en est pris aux quotas laitiers.
"On nous disait qu'il y avait trop de lait, maintenant on en a pas assez", a-t-il fait remarquer à un professionnel. "On va faire sauter les quotas. On ne va pas faire des quotas quand on manque de matière première".

Nicolas Sarkozy a aussi évoqué le cas des pêcheurs qui manifestent contre la hausse des prix du gazole.
"Si on peut mettre dans les prix du poisson l'augmentation du fioul, on sauve les pêcheurs", a-t-il fait valoir lors d'une discussion avec un professionnel de la mer dans un café. "Le poisson, on va vraiment s'en occuper".

A l'issue de cette visite, le président Nicolas Sarkozy sera interrogé en direct de 7H30 à 8H30 sur RTL où il a répondu aux questions des journalistes Jean-Michel Aphatie, Alain Duhamel et Christophe Hondelatte. Parmi les thèmes abordés au cours de l'entretien, citons "la vie quotidienne des Français, le pouvoir d'achat, le prix du pétrole, les transports, les retraites, les 35 heures et la réforme des institutions".

Libellés : , , , , , , , , ,

Lien

dimanche 25 mai 2008

Festival de Cannes : le film de Philippe Garrel sifflé

Le film comique sans le vouloir
Sans l'avoir prémédité, Philippe Garrel, le père du sinistre acteur offre la première comédie de la sélection. 'La Frontière de l'aube' a déclenché de robustes salves d'hilarité. Il ne faut jamais désespérer des ressources nationales! La famille Garrel ne sauve pas son honneur mais celui du film dans la catégorie comique. Grâce à lui, le rire est revenu à Cannes. Il suffisait de contempler les visages enjoués des festivaliers pour s'en convaincre. Dans un noir et blanc granuleux, une actrice qui carbure au gin pur se complique la vie et fait tourner en bourrique un photographe tombé amoureux d'elle.
Laura Smet, boudeuse, incarne une revenante croquignolette, entre Blanche-Neige et Poltergeist. En face, Louis Garrel, le fils du réalisateur, a trois expressions à son actif, pas une de plus : passer une main dans ses cheveux, pousser un gros soupir, lever les yeux au ciel. Dans les moments forts, il réussit même à combiner les trois. C'est un exploit digne de l'Actor's Studio, période Lee Strasberg. L'ennui menaçait sourdement la Croisette, mais l'orage est écarté. Écouter tout ce monde débiter des platitudes avec des mines profondes, parler de révolution à tort et à travers, dérida les esprits les plus chagrins et militants. On entend pas mal prononcer le mot «subconscient» (à moins que ce ne soit «inconscient»), ce qui est symptomatique des prétentions psychologiques de la bande à Garrel. Ces jeunes gens ont de saines préoccupations : ils redoutent la paternité, se méfient du mariage, ont peur de mettre une cravate. De la graine de manifestant pour l'UNEF...
À la fin de ce roman-photo, des sifflets retentirent. Les gens sont ingrats. On dira qu'ils n'ont rien compris. La bonne appréciation d'un film aussi profond n'est accessible qu'à l'élite des cinéphiles... Les films de Philippe Garrel sont comestibles, à condition d'y assister à plusieurs, après l’apéro. On ne suggérera pas même à ses meilleurs ennemis de traîner dans cette galère leurs ados, que ce chef d’œuvre méconnu pourrait mener au suicide. Il paraît que Garrel Junior refuse désormais les interviews. Qui se dévouera pour lui expliquer qu'on ne peut pas être à la fois Fernandel et Guy Debord? Et à Garrel Senior de se comporter en bon père de famille?
Une famille marquée
Le
réalisateur (et acteur)
Philippe Garrel (1948) est le fils de l'acteur Maurice Garrel et le père de l'acteur Louis Garrel. Très influencé par la mode « underground » qu'il a connue, ses longs métrages, très expérimentaux, reviennent souvent sur la jeunesse contestataire des années 1960 à laquelle il appartint.
Le père, Maurice Garrel (
1923) n’est pas un inconnu bien qu’il ait surtout brillé dans des seconds rôles, grâce à François Truffaut, Jacques Rivette, Costa-Gavras ou Claude Chabrol. C’est dire qu’il est déjà nettement marqué à gauche. Il sera d’ailleurs récompensé deux fois du César du meilleur second rôle par les camarades.
Le fils, Louis Garrel (1983), est –avec un écart d’âge d’une vingtaine d’année- le compagnon de Valeria Bruni-Tedeschi (1964), sœur de Carla Sarkozy. Il a pour parrain Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel). Il est connu pour Innocents - the dreamers (The Dreamers), un drame franco-anglo-américain de Bernardo Bertolucci (2003) et Les Amants réguliers(2005) de … Philippe Garrel, son papa.
Extrait du site Internet du dernier de la lignée:
"Louis est à Cannes ! Louis est à Cannes !! Et plus beau que jamais, comme vous pouvez le constater sur cette photo extraite du "photocall" réalisé ce matin même pour La frontière de l'aube. Le film n'a visiblement pas très bien été accueilli par la presse, snif... mais que ça ne nous empêche pas de regarder la montée des marches de Louis ce soir !"
...

Libellés : , ,

Lien

Festival de Cannes: les bling bling de Canal+ séjournent à l’hôtel Martinez

Des bling-bling de gauche ne sont-ils pas des bling bling ?
La gauche caviar internationale est venue faire son cinéma sous les yeux chassieux de notre petite gauche à nous.

L’équipe du « Grand Journal » de Canal+ a des goûts modestes et sait dépenser chaque sou de ses abonnés avec parcimonie. On peut pourtant être pris d’un doute à la vue de Michel Denizot(au centre), Ariane Massenet ou Jean-Michel Aphatie qui s’exhibent sans pudeur devant l’hôtel Martinez sur la Croisette de Cannes.

Canal+ ?
Née le 4 novembre
1984, Canal+ est manifestement apolitique : André Rousselet, ancien chef de cabinet du président de la République,le socialiste François Mitterrand, en est le premier président. Rien ne permet de penser que la chaîne n’est pas indépendante du pouvoir politique.
Pourquoi douter que cette jeune chaîne voulue par le premier socialiste de France ne s’adressera pas à un public large et populaire ? Hélas, les couacs ne sont ni nouveaux ni réservés à un bord politique et d’emblée l’enfant bio-techno de Mitterrand s’adressa aux foyers les plus favorisés vivant dans les grandes villes, ce qui dès sa naissance en laisse quelques-uns sur le carreau.
Le 9 juin
1982, le président socialiste de la République française, François Mitterrand, avait annoncé: « Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en œuvre. Elle se tournera davantage vers des retransmissions et aussi des problèmes de Culture. Cette chaîne ne nécessitera aucune charge supplémentaire. »
Or, le prix d’un abonnement basique à Canal+ s’élève aujourd’hui à 30,90 € par mois hors location du terminal (dont on ne peut se passer). C’est pour une bouchée de pain, autant dire rien comparativement au prix de la louche de caviar. Les plus défavorisés n’ont donc aucune raison de se priver. Et puis l’idéologie de bon aloi véhiculée par les chaînes de Canal+ ne peut que leur être agréable et ça n’a pas de prix.

Hôtel Martinez ?
Aussi vaste que somptueux, l'hôtel dispose d'une extraordinaire infrastructure d'hébergement avec 412 chambres et suites. Les services sont eux aussi placés sous le signe de l'excellence. Le Martinez compte trois restaurants, "La Palme d'Or", un restaurant gastronomique 2 étoiles au Guide Michelin, "Le Relais Martinez", et le "Zplage" au bord de la mer. Le Martinez c'est aussi un piano-bar, une grande plage privée, une piscine chauffée, ainsi que quinze salles de réunion et salons de réception totalisant 2 500 mètres carrés, en faisant en terme de capacité d'accueil le second centre de congrès de Cannes, après le Palais des Festivals. Cette infrastructure de réception constitue l'un des atouts majeurs de l'hôtel. Il accueille en toute saison des conventions, séminaires, événements à caractère social, festif et professionnel, tous pour la plupart d'envergure internationale.

Nous vous avons réservé une nuit hors festival, mais au premier prix de 296,30 EUR (TTC) : sans "aucune charge supplémentaire" pour PaSiDupes dont le budget n’est pas à la hauteur de Canal+, désolé ! Certes, vous aurez la vue sur la pittoresque colline de derrière, mais la salle de bain sera de marbre blanc. Pour le même prix, vous ne verrez pas Jean-Ba Eyraud de DAL, mais vous croiserez peut-être des stars du Canal Saint-Martin ou de la rue de la Banque, tel Jean Rochefort-Don Quichotte. Emouvant, non ? Alors, la compassion a-t-elle un prix ?

Les Smicards, sans papiers et mal logés sont les bienvenus : c’est Canal + qui régale.
Sur ses écrans.

Libellés : , , ,

Lien

Suggestion de lecture : L’Incompris

Portrait d’un président
L’auteur de L'Incompris ne s’est pas cru obligé d’être impertinent pour être dans l’air du temps. Ainsi, l’insolence ne serait donc pas le gage de l’indépendance ? Voilà qui est nouveau depuis longtemps ; une découverte pour les journalistes dont le souci principal n’est pas le respect de leur sujet mais la notoriété pour eux-mêmes.
Songez que, pour les simplistes du site internet LePost, « La France est une DEMOCRATIE [ah, tout de même !] et l'A * P [l’agence de presse hostile] n'est point la PRAVDA au service du Président en place ! » Or, les journalistes et sondeurs engagés à gauche n’ont pas attendu que leur candidate soit « en place » pour lui appliquer les méthodes de la Pravda. Certes l'A * P n'est point exactement la PRAVDA au service du Président en place, mais ne l’est-elle pas de l’opposition et bon gré mal gré de la candidate socialiste ? Le magazine Marianne n’est pas la Pravda, mais n’en est pas moins l’organe de Bayrou, comme le quotidien Libération de Sa Cynique Majesté Royal.
Le portrait du président Sarkozy que livre François de Labarre n’est donc pas une caricature. Il est l’œuvre d’un journaliste trentenaire de Paris Match qui suit le président depuis avant qu’il ne soit président. Depuis trois ans, il couvre ses déplacements en France comme à l’étranger et sait donc ce qu’il sait de source sûre plutôt que par la rumeur et l’interprétation partisane.
6 mai 2007 : l'élection de Nicolas Sarkozy, l'homme de la rupture, a suscité une immense attente. Comme J.F. Kennedy. Et la presse qui l'éreinte l'assassine aussi sûrement. A contre-courant de la tendance actuelle systématiquement antisarkozyste, l’analyse de François de Labarre s’intéresse au paradoxe que représente ce jeune président perçu comme l’homme providentiel et devenu impopulaire auprès de la presse déçue d’avoir misé sur la mauvaise candidate et auprès des Français pour s’être démarqué de ses prédécesseurs tout en les dérangeant dans leurs habitudes par ses réformes.
L’auteur observe que la gauche en est restée à la maxime de Lénine (1870-1924) citée par la Pravda (?): «L'humanité ne peut se poser que les problèmes qu'elle peut résoudre» mais préfère l'énergie du dicton sarkozyste : «Quand il y a un problème, il y a un problème.» Réaliste et pragmatique, mais trop peu idéologique pour les sectaires de gauche. Le livre «nomme» ce qui fâche, quitte justement à heurter les tabous et la pensée unique. «Aujourd'hui, écrit-il, ce que l'on demande à un homme politique, ce n'est pas de faire partie de l'élite, c'est de savoir s'en extraire.» Est-ce répréhensible ?
Ce portrait est un documentaire informé et personnel, plus politique que politicien, sans flagornerie ni accablement. Choses vues, instants volés, confidences surprises, l’auteur entre dans l'intimité de l'homme et dans les coulisses du pouvoir pour cerner la personnalité puissante et flexible du président.
Du travail respectable parce qu’honnête. Dérangeant, messieurs et dames les représentant(e)s de la pensée unique ? Le courage d'un jeune loup sain et solitaire hurlant hors de la meute des enragés mérite des coups de crocs: c'est l'honneur de François de Labarre.

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

Yannick Noah, « délinquant social », à la différence de la socialiste Royal ?

Le chanteur, assigné en justice par un ex-collaborateur
Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a examiné lundi 3 mars 2008 la plainte d'un ancien collaborateur de Yannick Noah réclamant à l'ex-champion, vainqueur de Roland-Garros 1983, reconverti dans la chanson, la somme de 450.000 euros pour avoir contribué à l'énorme succès de son album éponyme sorti à l'automne 2000.
Jean-Pierre Weiller, manager de Noah pendant trois ans, de 1999 à 2001, reproche à l’artiste d'avoir violé un accord prévoyant qu'il perçoive 20% de ses revenus d'interprète de l'époque (ventes d'albums et de billets de concert).
Le collaborateur doit lutter contre son patron indélicat
Au coeur du procès, aboutissement d'une action intentée il y a six ans, figure l'album intitulé "Yannick Noah", synonyme de retour en forme pour le chanteur après le passage à vide qui a suivi le succès du 45 tours "Saga Africa" (1991). L'album s'est vendu à 1,7 million d'exemplaires selon la maison de disques Columbia (Sony BMG).

"Il essaie de s'attribuer des mérites qu'il n'a pas"
C’est le « sentiment » de Noah, un travers des socialistes. Mais pour Me Jean Aittouares, avocat de M. Weiller, c'est au moment où les ventes s'envolent et à la veille d'un concert à l'Olympia, en juin 2001, que Yannick Noah décide brutalement de se passer des services de son "manager", officiellement "en raison de divergences professionnelles". L'avocat estime aujourd'hui que Yannick Noah a engrangé 2,25 millions d'euros avec l'album et la tournée, et que son client est en droit de réclamer un cinquième de ces gains en vertu d'un contrat passé avec le chanteur.
Le sens des affaires sans le sens moral
Le problème est que rien n'a été signé, que seul "un projet de contrat" évoquant le reversement des 20% a existé, rappelle Me Simon Tahar, avocat de l'artiste reconnaissant qu' un contrat moral n'engage en rien. Certes M. Weiller a permis la rencontre entre Noah et le producteur Robert Goldman (frère de Jean-Jacques) qui l'a aidé à renouer avec le succès , mais "aucun document ne prouve qu'il a été le manager (...) il essaie de s'attribuer des mérites qu'il n'a pas", affirme Me Tahar. A sa suite, les avocats de Robert Goldman et de Thierry Suc, l'organisateur des spectacles, renchérissent : Weiller, ancien cadre du label qui a lancé la carrière mondiale de Bob Marley (Island), n'a été qu'une "courroie de transmission" entre l'ex-tennisman et le monde de la production. Une courroie en or ! La 3e chambre civile du TGI a mis sa décision en délibéré au 15 avril.
Le plaignant a été débouté. Il n'a donc pas travaillé pour le patron social et socialiste Noah. Ce patron-chanteur n'avait donc pas de manager. Weiller n'a jamais existé. Ce qu'il a fait pour Bob Marley, il n'a pas su le faire pour Noah...

« La France juste » : travailler plus pour rien
Les chanteurs des louanges de Désirdavenir trouveraient-ils un avantage personnel à pratiquer la morale sociale de leur icône socialiste, parangon de vertu ?
A chacun selon son travail ?

Libellés : , , , ,

Lien

Yannick Noah, ses insultes et ses gestes obscènes

Noah, le père, disjoncte en concert
Mardi premier avril de cette année, à Bruxelles en concert à Forest National, vers 22 heures 30
Le chanteur
Yannick Noah s'apprête à quitter la scène de la salle de concert belge. C'est du moins ce que pensent les spectateurs présentsà la fin du spectacle de l'ex-champion français de tennis. Mailys Charlier, journaliste pour le quotidien populaire belge La Dernière Heure-Les Sports fait son travail, ce soir-là, dans la salle quand Yannick Noah se ravise et propose de continuer à jouer des reprises d'autres groupes. Il invite alors son public à aller boire un verre, pendant qu'il se retire en coulisse pour faire de même, pendant 20 minutes : il revient sur scène vers 22 heures 50.

Un socialiste pas très social...
"Au début, c'était sympa", confie la journaliste belge à LCI.fr: "
Yannick Noah et ses musiciens ont joué des reprises de groupes amis mais après une heure, ça commençait à s'éterniser en des morceaux de reggae interminables. Entre minuit et minuit trente, les gens ont commencé à partir. Seules 200 à 300 personnes sont restées sur place." Depuis quelques instants déjà, selon Mailys Charlier, le personnel de la sécurité et les techniciens montraient des signes d'impatience. Ils auraient allumé les lumières sur scène et coupé, par intermittence, le micro du chanteur qui refusait de mettre fin à sa prestation.



"Eméché et agressif"

Yannick Noah aurait eu des "gestes obscènes" et aurait tenu des "propos insultants", notamment envers les techniciens, note-t-elle. L'organisateur du concert, Philippe Kopp, contacté par LCI.fr, livre, de son côté, une autre version de l'incident. Démentant tous les propos insultants et gestes obscènes de Yannick Noah, il raconte qu'"il avait été convenu avec le chanteur de rallumer progressivement les lumières sur scène, peu avant la fin de sa prestation".


A cause d'une erreur de manipulation d'un technicien, elles se seraient allumées d'un seul coup, éblouissant le pauvre Yannick Noah qui jouait, jusque-là, dans une lumière tamisée. Si le chanteur a manifesté son irritation -un bref instant ! selon la version de l’organisateur-, Philippe Kopp nie tout comportement agressif de la part de l'artiste, tout au plus "un peu joyeux", à l'approche de la fin de sa tournée.




Histoires de c..
Le poète Yannick Noah a également illustré l'invite Royal: «Aimons-nous les uns les autres».
Pour les innocents, Noah a donc repris une chanson du groupe Placebo, aux paroles grivoises, intitulée Embrasse-moi, mets ton doigt dans mon c.., un titre jugé inapproprié par la journaliste Mailys Charlier, eu égard à la nature d'un public comprenant, selon elle, des personnes âgées mais aussi des enfants.
Là encore, Philippe Kopp minimise: "Il n'y avait plus d'enfants, dans la salle, à cette heure avancée. Quand à leurs grands-parents, si j'en ai compté peu, je les vois mal s'offenser d'une reprise faisant partie d'une liste qui m'avait été remise, à l'avance, par l'artiste." Les minorités opprimées ne sont donc pas prises en compte : il doit être socialiste et va ravir Marie-George Buffet et Olivier Besancenot…


"Karaoké minable"
"De nombreuses personnes sont sorties de la salle, choquées par le comportement de Yannick Noah". Mailys Charlier décrit la fin de soirée sans ces « seniors » ringards et ces « bourgeois bloqués et délicats. : "Certains sont restés jusqu'au bout, par curiosité, pour voir quand il se déciderait à quitter la scène, finalement vers une heure du matin. Si les fans ne l'ont pas sifflé, le public a été choqué par ce dérapage qui ressemblait plus à un karaoké minable de pilier de bar qu'à un spectacle musicalement intéressant. Ce fut vraiment décevant." Marie-Ségolène Royal le reprendra pourtant dans son programme à Charlety…




"A chacun son degré de sensibilité !"

C'est ce que concède Philippe Kopp en bon père de famille : "Néanmoins", assure-t-il, Yannick Noah n'a jamais eu "aucune volonté de choquer son public. Il voulait simplement lui faire plaisir, tout en se faisant plaisir !" Que du plaisir: "Embrasse-moi; mets ton doigt dans mon c**... !"
Contacté par LCI.fr, l'entourage professionnel de Yannick Noah ne se galvaude pas et "ne souhaite pas faire de commentaires".


Il se réserve pour le prochain « débat participatif » de Désirdavenir Royal: 'Embrasse-moi; mets- ton doigt...'? Vivement le Congrès du PS, lorsque Bertrand Delanoë lui renouvellera cette proposition pleine de doigté...
Nous ne saurions attendre...

Libellés : , , , , ,

Lien

Drogue et alcool: Joakim Noah arrêté en Floride

Une famille people comme les aime Désirdavenir Royal

Voilà des stars socialistes dont la droite n'a que faire.

En août 2007, le fils de Yannick Noah, Joakim, a acquis la nationalité française. Le jeune sportif est maintenant un citoyen de la République. Pour le meilleur et pour le pire.
Joakim Noah, 23 ans, le fils de l'ancien tennisman Yannick Noah, a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche en Floride pour possession de marijuana, a indiqué la police de Gainesville dimanche. Vers 2h du matin, le sportif de Chicago, qui marchait sur un trottoir avec une bouteille d'alcool à la main, a été appréhendé par un policier. Lors de la fouille au commissariat, une "joint" a été trouvé dans ses poches. Il risque 6 mois de prison et 500 dollars d'amende.
Joakim Noah fait partie de l'élite des joueurs de basket aux Etats-Unis : il joue chez les Chicago Bulls où il vient de finir sa première saison NBA. Pourtant, Joakim a une réputation de rebelle et a déjà eu plusieurs problèmes "disciplinaires" avec son équipe, dont un qui lui avait valu la suspension pour 2 matchs.

Déjà, son père Yannick Noah n'a pas entendu parler de la "république du respect" ?
Il s’est révélé tel qu’en lui-même, le 1er avril à Bruxelles. "Eméché", il aurait eu des "gestes obscènes" et tenu des "propos insultants", d'après une journaliste belge présente au concert du chanteur.

Rappellons que l'ancien champion de tennis qui se déclare « né en France » plutôt que Français, a décidé de rester en France, malgré sa déclaration, il y a un an et demi : "Si Sarkozy passe, je me casse". Le chanteur, qui soutenait Sa Cynique Majesté Royal pendant la campagne présidentielle, a expliqué ne ressentir "ni haine, ni rancune", après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. On croit rêver !

VOIR et ENTENDRE : extrait de l'entretien de Fogiel avec Yannick Noah, le 5/4/2007 sur RTL
Noah et Ségolène envoyé par eltondean
Les ‘people’ gagnent-ils à être connus ?...
Et la candidate Royal à s'afficher avec certains d'entre eux?

Libellés : , , , , , , ,

Lien

samedi 24 mai 2008

Professeurs : après celles des lycéens, leur manifestation foire

Les syndicats enseignants ne mobilisent plus
Le mouvement des enseignants contre les suppressions de postes tourne en eau de boudin…. Les défilés et rassemblements organisés samedi 24 dans toute la France à l'appel de pourtant …19 organisations du secteur éducatif ont faiblement mobilisé.
Samedi, la plus grosse manifestation de la journée a eu lieu à Paris avec 4.000 personnes selon la police, 7.000 selon les syndicats. Et France Info ne dit plus mieux ?

Ailleurs en France, les estimations peuvent varier du simple au double et même au triple. Les protestataires étaient entre 1.500 et 4.000 à Toulouse selon les sources, 800 à …1.500 à Lyon, entre 600 et …2.000 à Montpellier, 450 à 1.500 à Saint-Etienne, entre 360 et un millier à Bordeaux, entre 300 et 500 à Marseille, et selon les propres chiffres de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education), 2.000 à Rennes, 1.500 à Pau, 500 à Niort, 300 à Périgueux et Guéret ou encore 100 à Tulle et Montauban. Y compris les parents d’élèves ? Et les retraités ? Et les manifestants de tous les coups ?

L'agence de presse française capable de désinformation militante en a rabattu ! Les photographes n'ont pas abusé des plans larges...

· Des milliers de parents, profs et élèves manifestent contre les suppressions de postes - A*P - il y a 2 heures 45 minutes
Une heure plus tard, l’agence de presse partisane doit mettre de l'eau dans son vin et s’aligner piteusement sur l’avis général :
· Suppressions de postes: mobilisation en demi-teinte des profs, lycéens et parents d'élèves - A*P - il y a 1 heure 44 minutes
· Bien essayé !...

"On a besoin de souffler un peu", a reconnu à Montpellier Bernard Dufour, secrétaire départemental du SNES-FSU dans l'Hérault. Une façon honnête de dire que le mouvement est désavoué. Où étaient les lycéens ?
"C'est indéniablement plus faible que les précédentes mobilisations. Mais si on tient compte du fait que c'est la quatrième en dix jours, en comptant la mobilisation sur les retraites, cela témoigne d'une combativité réelle qui se maintient. C'est loin d'être négligeable", a tout de même prétendu le secrétaire général de la FSU, l'ineffable Gérard Aschieri.

D’Jack Lang était là, mais il ne draine pas les foules, comme au Festival des Vieilles Charrues, selon lui… L'ancien ministre socialiste de l'Education était venu apporter son soutien aux manifestants, mais seulement juste avant le départ du défilé, le temps de se pavaner devant les caméras, dénonçant selon lui un "plan gouvernemental déterminé, écrit, pensé, d'affaiblissement, d'appauvrissement de l'école de la République".
Selon le secrétaire général du Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA), non représentatif, "le message de cette journée est malheureusement le même que lors des précédents défilés puisque Xavier Darcos oppose une fin de non-recevoir au simple fait de discuter du nombre de postes", a gémi Luc Bérille.
Outre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008, Bérille estime qu'il faut aussi "commencer à parler du budget 2009 avec une annonce de suppressions de postes qui pourrait être aux alentours de 20.000". Et selon lui, "si on applique à la lettre le principe d'un fonctionnaires sur deux partant à la retraite, ce sont 85.000 postes qui seront supprimés à l'Education nationale d'ici cinq ans". Une estimation du même tonneau que celle des participants au défilé du jour .

Les fédérations de l'Education jugent raisonnable de se rencontrer mardi prochain pour décider des suites du mouvement. Celles de la Fonction publique ont décidé de se voir le même jour, alors que les fonctionnaires -dont les enseignants- s'étaient mobilisés le 15 mai dernier contre les restrictions budgétaires et le non-remplacement d'un poste sur deux à la faveur des départs en retraite: dégraisser le mammouth! Allègre a essayé de le faire, Darcos le fait.
De son côté, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, recevra les syndicats lundi et mardi avec à l'ordre du jour le projet de loi sur le service minimum d'accueil (SMA) des élèves du primaire en cas de grève.
Sans attendre la décision de ses confrères représentatifs, le SE-UNSA donne déjà le ton en annonçant qu’il compte proposer à ses partenaires syndicaux l'organisation d'une manifestation nationale unitaire à Paris ...à l'automne "au moment de la session parlementaire sur le budget". Un jeudi ?... "Le ministre nous accuse de vouloir 'toujours plus'", a poursuivi ce brave Bérille. "Mais je constate que le gouvernement refuse toute discussion sur son orientation qui est 'toujours moins de moyens". Bérille et l'UNSA sont aptes au dialogue, c’est clair…

Libellés : , , , ,

Lien

Les médecins libéraux manquent de carburant mais pas d’air

Une profession menacée? Mais les infirmières et les chômeurs, alors ?
Pas de franchise à l'indécence des médecins
Déjà qu’ils rechignent à se déplacer, qu’ils nous rabattent sur les Centres médicaux et que nous ne pouvons plus guère compter que sur les services des urgences et les pompiers, ils nous menacent maintenant de laisser leurs 4X4 gloutons et puants au garage!
Les médecins libéraux réclament à leur tour des exonérations face à la flambée du prix des carburants! Le Centre national des professions de santé (CNPS) a exigé vendredi que les caisses d'assurance maladie et le gouvernement prennent des "mesures d'urgence" pour les praticiens "qui exercent au domicile des patients", et se déplacent donc avec leur véhicule personnel. Le porte-parole du CNPS, Michel Chassang, a précisé vendredi que cette revendication concernait les praticiens en secteur-1, dont les tarifs sont opposables et fixés par la Sécurité Sociale, et non les médecins en honoraires libres "qui ont la possibilité de répercuter la hausse sur les honoraires qu'ils demandent"... Ne sont-ils pas aux frais rééls?
"Alors que le prix du baril de pétrole atteint un niveau record, une flambée des prix des carburants va, une fois encore, lourdement pénaliser les libéraux de santé", estime le CNPS, intersyndicale des médecins libéraux.
"Au moment où le gouvernement (...) soutient plus que jamais les soins de proximité, et à l'heure du développement de l'hospitalisation et du maintien à domicile, aucune mesure n'est prise pour compenser le poids toujours plus conséquent des carburants dans les charges des libéraux de santé", dénonce le CNPS.
Et d'évoquer une situation "insupportable financièrement pour les professions qui exercent au domicile des patients et rendent ainsi un service important à nos concitoyens, car ils ne peuvent pas répercuter cette charge sur le prix de leurs actes". Ces médecins-là ne sont pas des humanitaires.
L'organisation ne prend pas l'avis de la population mais "demande solennellement au gouvernement et aux caisses de prendre des mesures d'urgence: exonération de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) ou exonérations fiscales", ainsi que la "revalorisation de la valeur des actes à domicile et des frais de déplacement". Ils ne sont actuellement pas au nombre des bénéficiaires de la TIPP, comme le sont les taxis, les routiers ou les agriculteurs. Il ne faut pas grever leur pouvoir d'achat , mais ces médecins citoyens sont d'accord pour creuser le trou de la sécurité sociale.
"On n'est pas les seuls concernés, mais comme on est en tarif opposable et bloqué, les professionnels de santé font aujourd'hui des visites à domicile à perte", a précisé le Dr Chassang. Selon lui, les médecins généralistes, les infirmières libérales et les kinésithérapeutes qui interviennent au domicile des patients sont touchés, ainsi que les praticiens spécialisés dans le transport sanitaire "qui, eux, font des kilomètres".
"Nous sommes les seuls à ne pas pouvoir répercuter cette hausse sur nos prix", a déclaré Michel Chassang. "On veut donc des mesures pour répercuter cette hausse vertigineuse". "Pour l'instant", a-t-il ajouté, "on souligne le problème. Mais on ne va pas rester longtemps les bras croisés".
Les tarifs des médecins-fonctionnaires ne devraient-ils pas être alignés sur ceux des professeurs ?...
Les sans papiers revendiquent-ils aussi une essence moins chère ?

Libellés : , , , , , , ,

Lien

Désirdavenir Royal refait le coup d'EADS aux pêcheurs

Que reste-t-il de l’effet d’annonce ? Un gros couac !
Le vendredi 2 mars 2007, alors que la presse et les sondages la portaient à bouts de bras, et qu’elle n’était pas encore battue, la candidate socialiste à la présidentielle s'était saisie du dossier
Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, dont Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et Alain Rousset (Aquitaine), face à ce qu'en toute objectivité sereine et juste, elle appelait "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique. En campagne dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, Sa Cynique Majesté Royal avait rencontré l'intersyndicale d'Airbus, exprimant son "soutien" à la journée d'action programmée mardi.
Désirdavenir Royal avait alors annoncé la création par les huit régions socialistes concernées par l'aéronautique, et "avec l'intersyndicale" d'Airbus
d'un "groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power 8 de l'avionneur. Selon la présidente du Poitou-Charentes qui révélait ses intentions réelles par l’usage du conditionnel, les régions -Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset pourraient, "comme l'ont fait les Länder allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise. "Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif", a-t-elle commenté ; l’hypothèse est-elle devenue réalité ? Le gouvernement est-il resté aussi inerte qu’elle l’affirmait et a-t-elle dû investir dans Airbus ? Et sauver les taxes professionnelles des régions socialistes ? La poule aux oeufs d'or est toujours vivante, et sans les graines de Poitou-Charentes...
Le 6 mars 2007, Angela Merkel avait reçu la prétendante mais n’avait pas été impressionnée par Désirdavenir Royal : la chancelière allemande avait laissé planer un doute sur une éventuelle nécessité de recapitalisation de EADS.
Royal souhaita aussi un moratoire sur le plan "Power8" comme d'ailleurs Lionel Jospin en 1997 à propos de la fermeture de l'usine Renault à Vilvorde; il n’en a bientôt plus été question, mais elle avait fait parler d’elle.
Elle proposait que les régions entrent à hauteur de 10% dans le capital d'Airbus, ce qui avait rapidement été jugé trop coûteux; le président de la région Aquitaine, Michel Rousset, parla alors d'une recapitalisation à hauteur de 150 à 200 millions d'euros; c'est par exemple la totalité du budget d'investissement de la région Poitou-Charentes directement intéressée par Airbus et moins de 1% du capital d'Airbus... et d'ailleurs, quel était l'intérêt de recapitaliser Airbus alors que la trésorerie de cette entreprise est saine et excédentaire?

Cet épisode illustrait la démagogie socialiste. Les effets d’annonce passés, l’élection une fois pliée, que reste-t-il de ces coups de mentons de présidents socialistes de région ? L’expérience de l’esbroufe et le désir de remettre çà avec les pêcheurs, puisque les Français, pensent-ils, ont la mémoire courte.

Aujourd’hui prétendante au poste de Premier secrétaire du PS, Sa Cynique Majesté Royal poursuit le même scénario et refait le coup ! Sans vergogne ni respect des marins-pêcheurs, la velléitaire annonce un déblocage de 500.000 euros par sa région. Que les marins ne se fassent pas trop d’illusions…

Libellés : , , , , , , , , , , , , , , , ,

Lien

vendredi 23 mai 2008

Des pêcheurs d’Arcachon s’en prennent aux mareyeurs

La lutte des classes continue

Les cibles des pêcheurs violents soulignent
les intentions subversives des pêcheurs-casseurs.
Des heurts se sont produits vendredi matin à la criée d'Arcachon (Gironde) entre des marins-pêcheurs, qui protestent contre la hausse internationale des prix du gasoil, et des mareyeurs qui s'apprêtaient à charger du poisson dans des camions.
"Vers 06H45, un commando d'une vingtaine de pêcheurs se sont interposés à la criée entre les mareyeurs et les camions de chargement pour empêcher le départ et la vente de poissons", a indiqué la préfecture, précisant que l'incident n'avait pas fait de blessés. Une réunion entre marins-pêcheurs et mareyeurs était organisée en fin de matinée à Arcachon, par la préfecture.
Par ailleurs, les directeurs de trois supermarchés de la région dont les étals de poissons avaient été saccagés vidés jeudi soir par des marins-pêcheurs ont porté plainte vendredi, pour essayer de prévenir de possibles exactions futures. Dans l'après-midi sur un rond-point de la ville, des marins-pêcheurs d'Arcachon ont procédé à une petite distribution gratuite et médiatisée de ...sardines pêchées vendredi matin, a indiqué Franck Lalande, le président du syndicat arcachonnais des matelots, armateurs et patrons (Samap). Après la casse, la démagogie.

La raréfaction du poisson sur les étals, voulue par les pêcheurs, provoquera une hausse des prix préjudiciable aux plus défavorisés et au pouvoir d’achat en général. Les pêcheurs feront-ils de meilleurs profits pour autant ? Tout le monde y perdra, sauf les intermédiaires, les détaillants et les grandes surfaces.
L’objectif des pêcheurs anti-libéraux est politique : agir sur les courbes économiques et susciter du mécontentement dans le pays. Mais il existe une riposte.
Boycottons le poisson !

Libellés : , , , , , , ,

Lien

Surenchère:Royal offre 500 000 euros aux pêcheurs. Qui dit mieux?

Il faudra que le Poitou-Charentes paie !
Désirdavenir Royal, p'tite présidente (PS) de Poitou-Charentes, a annoncé le déblocage par la région d'un "fonds d'urgence de 500.000 euros" pour "aider les familles des pêcheurs à vivre". Les picto-charentais sont-ils d’accord avec cette décision Royal ? Oui, si la région est devenue une monarchie élective.
Alors que des marins-pêcheurs multiplient les actions pour protester contre la hausse du gazole, Sa Cynique Majesté Royal a déversé son fiel, pour une bouchée de pain de 500.00 €, lors d'un point de presse lundi depuis son lointain QG parisien, "que l'Etat et l'Europe puissent accompagner cette initiative, que le gouvernement tienne sa parole, parce que nous avons absolument besoin de protéger cette filière de développement économique".
Elle a encore prononcé quelques mots de sympathie sincère. "C'est aussi l'identité territoriale très forte de la France", a ajouté Royal, intarissable.
Mais il fallait bien apaiser les inquiétudes légitimes de ses électeurs. Et qu'a-t-elle ajouté pour les endormir? "Cette dépense supplémentaire (de la région) n'entraînera pas de hausse d'impôts", a-t-elle assuré, s'engageant à financer cette aide aux pêcheurs "en faisant des économies dans d'autres domaines". Mais elle parle sans réfléchir: il faudrait lui faire signer un document... A force d’en faire, reste-t-il en effet de quoi faire des économies ? La p’tite présidente n’a pas donné de précisions et plonge la région dans l’embarras.
Avec toute l'objectivité dont elle est capable, elle a porté des accusations infondées, qui s’agissant d’elle s’appelleraient « diffamation ». "Il y a une urgence" face à laquelle "l'inaction gouvernementale est absolument insupportable", a encore accusé l'amère Royal, ex-candidate malheureuse à la présidentielle. Michel Barnier n’a-t-il donc pas un Maître Jean-Pierre Mignard à disposition 24/24 pour poursuivre la "délinquante sociale" en fanfare devant la presse et l’opinion ?

Ses mauvaises intentions n’ont d’égales que son incompétence

1- Le ministre Michel Barnier a en effet donné des garanties aux pêcheurs que l’aide gouvernementale sera « durable ».
2- Le même ministre a adressé un fax personnel à l’amère Royal pour lui confirmer que le gouvernement garantit aux pêcheurs un gasoil à 0,40 euros. Elle n’a pas dû le recevoir, puisque la quinqua a aussi manifesté des problèmes auditifs face au Hezbollah, au Proche Orient. Barnier aura été récompensé de ses bonnes manières…
3- Le premier ministre français François Fillon a également précisé aujourd'hui à Copenhague que Paris a "l'accord des autorités européennes" pour ses aides aux pêcheurs français confrontés au renchérissement du gazole.

Seule Sa Cynique Majesté n’est toujours pas au courant.
Sa prise de parole révèle donc une volonté pathologique de se donner hypocritement le beau rôle, tout en envenimant la situation et en instrumentalisant ceux des pêcheurs qui ont la tête près du bonnet de marin et entrent dans son jeu.

Le comble de l’hypocrisie dans cette manœuvre bassement politicienne, c’est qu’elle n’aura pas à passer à la caisse et à verser les 500.000 euros promis, puisque le gouvernement agit utilement, plutôt que de se livrer à des effets d’annonce et de se répandre en accusations diffamatoires.
Ses collègues présidents socialistes de régions sont moralement obligés de ne pas faire moins...
Mais qui veillera à ce que Royal honore effectivement sa promesse de don?

Libellés : , , , , , , , , , , , ,

Lien

Désirdavenir Royal se croit encore agressée … par Delanoë

L’amère Royal regrette "les attaques inutiles" de Bertrand Delanoë
Peut-être qu’il n’aime pas les femmes ? Ou certaines en particulier... Un de plus !

Inutiles donc, les attaques de Delanoë; Bertrand aussi serait-il pareillement "inutile"? Et ce manque de respect de l'amère Royal pour ses camarades n'est-il pas une agression caractérisée? D'autant qu'elle n'a pas rayé de son langage hypocrite la "république du respect" et se qualifie de "cohérente".

Bertrand a visiblement du doigté... A peine paru, le livre de Bertrand Delanoë-Danton, ‘De l'audace’, suscite pourtant déjà des réactions, notamment au sein du Parti socialiste, où la course pour le contrôle du parti est lancée. Assoiffée de reconnaissance et de pouvoir, l’amère Royal, ancienne prétendante à l’Elysée battue, a voulu brûler les étapes et se rabat maintenant sur ce qu’elle peut. Elle entre en lice pour la direction du PS… Elle refuse ce doigt-là.

Insinuer n’est pas agresser.
Les cicatrices de Sa Cynique Majesté Royal ne sont toujours pas refermées. Le seront-elles jamais ? Elle a encore regretté d’être une cible. Cette fois, elle se plaint d'"attaques inutiles" de la part du maire de Paris, notamment sur l'organisation de sa campagne et sa politique de démocratie participative. « Je crois que l'agressivité à l'égard des personnes est totalement inutile. »
La psychothérapie de l’inconsciente n’a toujours abouti, car elle prétend : « Vous n'entendrez jamais dans ma bouche la moindre agressivité à l'égard des personnes ni à l'égard de Bertrand Delanoë » (sic). C’est du moins ce qu’elle a déclaré sur LCI, regrettant "des attaques" qu'elle a affirmé avoir déjà lues "dans le livre de Lionel Jospin".


Désirdavenir Royal se situe au dessus de la mêlée

La p’titeprésidente de la région Poitou-Charentes a assuré à plusieurs reprises vouloir éviter "un combat de chefs" entre les prétendants socialistes. "Avec moi, il n'y aura pas de combat de chefs, il y aura un débat d'idées sérieux, approfondi", a-t-elle promis. Pour les idées, ce serait nouveau : elle a déjà fait appel aux militants pour lui garnir le cerveau.

Benoît Hamon en cireur de pompes
Autre déçu par le livre de Berbert Delanoë, le député européen Benoît Hamon, par la grâce de Hollande. On en revient toujours au couple Ségollande. Le videur de pots Royal s'est dit "surpris" de "l'ode au libéralisme" du maire de Paris, une politique qui "semble aller à rebours de l'évolution de la gauche". Une contre-vérité, car dans le meilleur des cas , le PS ne bouge pas et attend une mort lente, si le prince charmant à la rose ne vient réveiller la ‘belle’ ( ?) endormie. Le député européen n’a donc pas pris la peine de lire Manuel Valls dans le texte ?

Un point de vue partagé par Julien Dray, qui a fait de la campagne Royal le succès que l’on sait. Il se demande "pourquoi, tout d'un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture". C’est que les temps changent et que ce qui reste du PS est rétrograde.

A l'inverse, Elisabeth Guigou, proche de Lionel Jospin et donc de Delanoë, accorde à son candidat le mérite de vouloir "installer le débat d'idées" avant de se déclarer candidat à la tête du parti, à l'inverse de Désirdavenir. Il ne faut pas lui en vouloir : Royal fait ce qu'elle peut avec ce qu’elle a.


VOIR et ENTENDRE pour sourire en coin: le commentaire de Laurent Joffrin, agréé par Delanoë soi-même !
Un entretien entre Laurent Joffrin, directeur de Libération, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui vise désormais la direction du PS.
Selon Joffrin, "l’audace du livre, outre l’exploration des coulisses de la politique, consiste à sortir de la rhétorique des congrès socialistes pour décrire une politique contemporaine, quitte à laisser en route un certain nombre de dogmes et de tabous".


Hamon, le petit cireur de pompes , n’est plus tout seul. Et quand on pense que Royal nous a fait le coup de l’orpheline de la
presse…
Touche pas à mon Delanoë: il est déjà retouché
Ariel Wizman vend la lessive du PS sur Canal+
Du blanchiment de candidat, ou Libération ne s'y connaît pas.
Joffrin, ridicule, comme d’hab… Et mono-maniaque, Nicolas Domenach, le déviant, voit Sarkozy partout, jusqu’en couverture du bouquin de Delanoë, le « bling-bling » übersexuel du Marais socialiste, revu, corrigé et re‘bronzé’.

Delanoë retouché? envoyé par ZappeurLePost

Libellés : , , , , , , , , , , , , ,

Lien

Pêcheurs, dans le style énergumènes anti-libéraux

Il faut les voir, les pêcheurs en colère : videos
Attention, noms d’oiseaux volants poissons volants : çà vole bas !
A Guilvinec, on le sait, on se fait traiter d’ « enc*lé » si on n’est pas du même avis. On est prévenu. PaSiDupes n’y reviendra pas !…
En revanche, rappel de 5 novembre 2007, déjà chez Sa Cynique Majesté Royal, à La Rochelle.
VOIR et ENTENDRE:

Pêcheurs bretons : le mouvement s'amplifie envoyé par Ptite_Mule

LePost ne veut rien nous faire manquer du climat de dialogue par des extrémistes incontrôlés et incontrôlables
VOIR et ENTENDRE : réunion « sous tension » des pêcheurs mercredi 21 avec Michel Barnier

PÊCHEURS : REUNION SOUS TENSION A PARIS envoyé par ZappeurLePost

Le responsable syndical, bien que démocratiquement élu, en prend plein ses filets… Les quotas sont dépassés !

Libellés : , ,

Lien

Pêcheurs: une "colère malsaine" en photos

L'amère Royal fait se lever le vent de la colère

PaSiDupes a rapporté les faits; voici les preuves:

A La Rochelle, où tout a commencé,
la présidente de région, donne une illustration du "débat participatif"


Sa Cynique Majesté Royal laisse pourrir la situation












Poitou-Charentes, laboratoire Royal de la "défiance citoyenne"
A Guilvinec (Finistère), des pêcheurs-casseurs font la fête













A Caen (Calvados) , on saccage et on gaspille:






Libellés : ,

Lien

Des pêcheurs versent dans la violence et déversent des étals

Des mises à sac dans le Calvados, le Finistère et le Pas-de-Calais

Des commandos de pêcheurs-casseurs ont sévi
dans le quart Nord-Ouest de la France.

Les pêcheurs protestent, on le sait, contre la flambée des prix du pétrole et la faiblesse des cours du poisson. Alors, une centaine de marins-pêcheurs du Calvados a vidé vendredi matin les étals de deux grossistes en poissons de la périphérie de Caen, avant de se rendre au péage de Dozulé, sur l'A13, pour une opération "péage gratuit", a-t-on appris auprès des gendarmes et de la police.
Les marins-pêcheurs s'en sont pris aux établissements Lequertier et Grimault de Mondeville (Calvados), deux grossistes en poissons, crustacés et coquillages frais et surgelés.
Ils ont "saccagé la marchandise en la jetant par terre". L’opération commando a débuté vers 4H15 par l'interception, à proximité des deux établissements, d'un camion transportant des produits de la mer qui a été vidé de son contenu. L’histoire ne dit pas si le chargement a été livré à un hospice de vieux ou à une organisation caritative. On ne peut croire à un gaspillage en période de baisse du pouvoir d’achat…
Le commando de casseurs s’est ensuite dirigé en convoi vers le péage de Dozulé, sur l'A13, à une vingtaine de kilomètres de Caen, en ralentissant fortement la circulation. Là, ils ont laissé passer les automobilistes gratuitement, a indiqué la gendarmerie. Un acte probablement citoyen.
"Nous allons mener des actions flash comme ça un peu partout au cours des deux ou trois prochains jours", avait expliqué jeudi soir Pascal Marie, un patron-pêcheur de Port-en-Bessin (Calvados). L’excité est-il patron d’une entreprise à laquelle le ministre Barnier entend apporter une aide sociale « individualisée » en contravention avec la politique de la Commission Européenne ? On dirait que les protégés de Michel Barnier ne veulent pas que du bien au ministre et n’ont pas tant de souci de trésorerie que cela, à en juger par leur comportement.
Dans le Pas-de-Calais, des marins-pêcheurs zélés ont lancé matin une "opération escargot" dans le détroit du Pas-de-Calais pour faciliter la vie des Chti’s et ont commencé le blocage de la raffinerie Total de Dunkerque (Nord).
Dans le Finistère, d'autre part, un autre commando d’une quarantaine de marins-pêcheurs du Guilvinec -encore et toujours- ont occupé le Conseil général du Finistère à Quimper dans l'attente d'un entretien avec son président Pierre Maille (PS). S’agit-il d’une action de l’opposition locale au député-maire UMP du Guilvinec, Hélène Tanguy (1949), vice-présidente du groupe d'étude Mer et pêche maritime et parcs nationaux à l’Assemblée Nationale ?

Jeudi, les marins-pêcheurs de nombreux ports français avaient poursuivi leurs actions contre la cherté du gazole, se disant "insatisfaits" du plan d'aide gouvernemental et désavouant leurs représentants nationaux qui les appelaient à mettre fin au mouvement. L’annonce de la constitution de collectifs devrait clarifier l’origine extrémiste des actions de violence.

Outre le blocage de plusieurs ports et dépôts de carburant, les pêcheurs avaient mené de nombreuses actions contre la grande distribution, vidant des rayons de magasins pour servir gratuitement des clients.

Face à cette colère, le ministre de la Pêche, Michel Barnier, avait annoncé jeudi qu'il "s'engageait solennellement" à une mise en oeuvre "extrêmement rapide" des mesures d'aide à la profession annoncées la veille, d'un montant de 110 millions d'euros pour 2008.

Mais la Commission européenne avait indiqué dans le même temps son intention d'être vigilante à propos de ces mesures, laissant planer un doute sur leur mise en application.
M. Barnier a assuré vendredi matin sur France 2 que l'"aide sociale" pour soutenir le revenu des marins pêcheurs serait maintenue "au delà de six mois" et estimé que Bruxelles ne devrait "pas mettre son veto" à ce plan.

Les marins-pêcheurs violents font-ils tout ce qu'ils peuvent pour le mettre en difficulté, tout en militant contre l’Europe ?

Libellés : , , , , , , , , ,

Lien

L'aide sociale aux pêcheurs sera durable

Comment se créer des avantages acquis…

Ce n'est plus du provisoire fait pour durer,
mais du durable éternel
Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a appelé vendredi les pêcheurs à reprendre le travail en assurant que l'aide sociale destinée à compenser la hausse du prix du gazole serait versée avant le 15 juin et qu'elle serait durable. PaSiDupes a des inquiétudes sur la durée du durable...
Invité sur France 2, le ministre s'est dit à nouveau persuadé que Bruxelles n'opposerait pas son veto à cette mesure de soutien.
"C'est une mesure durable. Pendant les six mois qui viennent, elle est mise en place. De toute façon ce soutien durera au-delà des six mois", a-t-il dit. "Nous allons continuer ce soutien d'une manière ou d'une autre."

En dépit de l'annonce du déblocage de 110 millions d'euros dès cette année, des pêcheurs militants et instrumentalisés restent insatisfaits du plan gouvernemental destiné à compenser la hausse du prix du gazole poursuivent depuis jeudi le blocus de ports et de dépôts de carburant.
Ils apprécient le principe d'un mécanisme revenant indirectement à bloquer le litre de leur gazole à 40 centimes
mais déplorent sa limitation à six mois et sa complexité. C’est faire peu cas de l’effort de solidarité de la communauté qui subit elle aussi l’augmentation du prix des carburants.C'est aussi profiter de la situation pour se garantir des prix privilégiés du carburant pour l'avenir. Ce privilège est-il garanti et prorogé en cas d'augmentation du prix du poisson?...


Michel Barnier a assuré que l'aide de soutien social aux pêcheurs, d'un montant de 40 millions, serait mise en place très rapidement. "Cette mesure sera versée au plus tard le 15 juin", a-t-il dit. "J'ai besoin qu'ils reprennent le travail, les aides d'urgence seront versées dans les jours qui viennent." La France entière a pourtant entendu un fier pêcheur clamer la volonté de la profession d'un juste prix plutôt que des subventions...



Interrogé sur la réaction de la Commission européenne qui risque de bloquer ce volet du dispositif, Michel Barnier s'est dit confiant.
"Elle ne mettra pas son veto parce que cette mesure est une mesure d'ordre social individualisée, ce n'est pas une aide aux entreprises", a-t-il dit.
"Ce que vérifie la Commission - elle a raison, elle le fait avec beaucoup de rigueur - c'est que nous ne créons pas, par des aides aux entreprises incontrôlées, des distorsions de concurrence avec les entreprises des autres pays", a-t-il ajouté.
Les contribuables savent ainsi où vont leurs impôts, mais les pêcheurs savent-ils d’où vient leur soutien social ? Outre le blocage de plusieurs ports et dépôts de carburant, les pêcheurs ont mené, encore ce matin, de nombreuses actions contre la grande distribution, vidant des rayons de magasins. La violence de quelques pêcheurs casseurs n’est pas de nature à leur gagner la sympathie du public. Elle ne fait que démontrer l’intention politique des meneurs syndicaux.


Une remarque à la manière socialiste…
Nous avons le sentiment que ce mouvement des pêcheurs est organisé pour détourner l’attention de l’opinion de l’échec de la grève du jeudi 22 mai...

Libellés : , , , , , , , , ,

Lien

jeudi 22 mai 2008

Malgré 110 millions d'euros, les pêcheurs poursuivent les blocages

La contribution solidaire des Français ne les contente pas
De nombreux pêcheurs insatisfaits -malgré le plan gouvernemental spécifique annoncé mercredi soir pour compenser la hausse du prix du gazole- ont relancé jeudi le blocus de ports et de dépôts de carburant un peu partout en France.
Le président du Comité national des pêches, Pierre-Georges Dachicourt, avait appelé mercredi à la reprise du travail pour tenir compte du déblocage de 110 millions d'euros dès cette année en faveur du secteur de la pêche.
Mais si certains barrages ont été levés dans la matinée, comme à Calais, Boulogne et Dunkerque, la tendance était presque partout ailleurs à la poursuite du mouvement.
Dans les Bouches-du-Rhône, les forces de l'ordre sont intervenues pour libérer l'accès des trois dépôts pétroliers de Fos-sur-Mer, Berre et de la Mède.

Ce qui n'a pas empêché les assemblées générales de nombreux ports de se prononcer pour la poursuite de l'action.
"Je suis pour la poursuite de la grève. On n'a rien obtenu à Paris, seulement du saupoudrage", a expliqué Robert Bouguéon, président du comité local des pêches du Guilvinec, où le Président de la République s’était déplacé pour entendre les pêcheurs mais pour se faire menacer d’un coup de boule !
"Nous voulons un gazole à 0,40 euros à la pompe, un point c'est tout, et tout le reste n'est qu'une usine à gaz", a confirmé Jean-Luc Jauffais, patron-pêcheur en grève à La Rochelle (Charente-Maritime), dans la région où la présidente est Sa Cynique Majesté Royal, Poitou-Charente, à l’origine du mouvement revendicatif.A La Rochelle, encore en Poitou-Charentes, les marins rejoints sur certains barrages par des agriculteurs, ont interdit les accès d'un terminal pétrolier, du port de pêche et partiellement du port de commerce.
Une cinquantaine de pêcheurs a donc maintenu le blocus du dépôt de carburants de Port-la-Nouvelle, dans l'Aude, ont rapporté les gendarmes.

Saccage d'un bureau des Affaires Maritimes
Les pêcheurs bretons restaient également mobilisés après les assemblées générales qui se sont tenues au Guilvinec (Finistère), à Saint-Malo (Ille et Vilaine) et à Saint-Quay Portrieux (Côtes d'Armor).
Les marins-pêcheurs du Guilvinec ont évidemment décidé de poursuivre la grève. A Saint-Quay Portrieux, des pêcheurs ont saccagé le bureau des affaires maritimes et à Saint-Malo, après avoir levé le blocage du terminal ferries mercredi soir, les marins ont bloqué jeudi matin l'écluse qui commande l'accès du port de commerce.
En Seine-Maritime, les ports de Dieppe et de Fécamp ont été bloqués, a rapporté Yannick Pourchaud, président du comité local des pêches. En outre, les pêcheurs du Tréport, du Havre et de Saint-Valery-en-Caux ont décidé de ne pas reprendre la mer.
De même, les pêcheurs bas-normands peu satisfaits de l'accord conclu la veille par leurs représentants avec le gouvernement continuaient leurs blocages des dépôts pétroliers, a indiqué la police.
Une quinzaine d'entre eux bloquaient le dépôt de Ouistreham tandis que 25 autres, venus de Port-en-Bessin organisaient, en début d'après-midi, une opération escargot jusqu'aux deux dépôts de carburant de Mondeville, près de Caen (Calvados).

Le gouvernement a rendu publique mercredi une accélération de son "plan pour une pêche durable" de 310 millions d'euros, annoncé en janvier, avec le versement de 110 millions d'euros dès cette année. Le dispositif sera en outre mis en oeuvre sur deux ans au lieu de trois.

Une aide d'Etat française pour compenser la hausse du gazole en faveur des marins-pêcheurs pourrait être jugée illégale au regard des règles de l'UE, a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.
Une aide de 40 millions d'euros sera en effet versée à partir du mois de juin aux marins-pêcheurs sur une période de six mois pour compenser la hausse du gazole pour les marins, ce que le gouvernement présente comme une mesure sociale.
"Il faudrait analyser cette mesure et voir si effectivement ça fait partie du cadre des aides d'Etat", a déclaré Nathalie Charbonneau, porte-parole du commissaire chargé de la Pêche, Joe Borg.
Les autorités des ports de Sète et du Grau du Roi font savoir que la grève arrêtée jeudi matin reprend jeudi soir…
En revanche, des pêcheurs qui ont à nouveau bloqué pendant quelques heures les accès à plusieurs dépôts pétroliers des Bouches-du-Rhône, ont été délogés par les forces de l'ordre, tandis qu'à Caen, ils ont levé en fin d'après-midi le blocage de deux dépôts de carburants.

Les pêcheurs européens devraient se joindre au mouvement. Ainsi, les Espagnols, qui connaissent les mêmes difficultés, devraient se déterminer prochainement.

Libellés : , , , ,

Lien

À Paris, les syndicats ont joué l’unité et la détermination

La presse militante maquille l’échec de cette journée

Le succès de ce mouvement –ou son échec– se fera sur les échos qu’en donnera la presse. Les syndicats n’avoueront pas leur déception. Jean-Claude Mailly pour FO a d’ailleurs déclaré à la mi-journée que « à priori, la grève est un succès ». Donc, pourquoi défiler ?
Déjà l’agence de presse R****** déclare que les dirigeants des huit principaux syndicats ont défilé côte à côte jeudi à Paris avec plusieurs milliers de manifestants pour marquer leur unité et leur détermination face à la réforme des retraites. Elle ne dit pas que la bande des cinq (plus les non représentatifs) n’étaient pas côte à côte pour les mêmes raisons !...
La plupart des syndicats a donc estimé que le rapport de forces devrait d'ores et déjà inciter le gouvernement à revoir son projet. La journée n’a rien ajouté et le discours reste inchangé: le pays aurait pu éviter de faire les frais de l’immobilisme d’une gauche incapable d’évolution.


De source syndicale, le défilé parisien a rassemblé 70.000 personnes, selon Force ouvrière et la CGT. La police cite le chiffre de 28.000 manifestants. On comprend dès lors que les organisations syndicales tiennent à décompter les manifestants de province. Alors là, on atteint encore le niveau de l’hallucination : 400.000 pour FO (qui comptait sur 500.000) et …700.000 pour la CGT : pas besoin de la police pour être en désaccord.
"Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général va-t-en-guerre de FO.
"Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.
Pour Annick Coupé, de "Solidaires" (syndicat non représentatif), il y a une présence importante du secteur privé dans les manifestations et le gouvernement "ne pourra pas jouer la division." A ce détail près, que leurs revendications ne sont pas les mêmes…
"Si ce soir, le gouvernement n'annonce pas qu'il arrête, il faudra des suites", a-t-elle menacé. "Nous pensons qu'un construisant un rapport de force, nous pouvons faire reculer le gouvernement."

Sans chercher à gommer leurs divergences sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, les responsables des syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC se sont retrouvés autour d'un mot d'ordre unique et rassembleur, mais qui cache les divisions,, la défense de la "retraite solidaire". Sans précision des 41 annuités, sur lesquelles ils sont divisés.
Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants qui s’étaient d’abord tenus courageusement en retrait et maintenant les pêcheurs, la FSU et l'UNEF dans son ombre, ainsi que l'UNSA et Solidaires, syndicats non représentatifs dans leur sillage, figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.
De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop." Certains réclamaient même le retour à 37,5 annuités, tout l’après midi à longueur de bulletins sur France Info. La radio publique a même trouvé deux …médecins, polyvalents des manifs,dont le sort a dû émouvoir les masses laborieuses.
Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité." La solidarité avec le Tiers –voire le Quart– monde, va arranger les affaires…
Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant. Si remarquable, que l’agence de presse l’a notée! Pour ses prochaines dépêches, PaSiDupes peut lui proposer cette pensée : « A force de travailler, est-ce qu’il ne me restera assez de retraite ? » D’autres, qui travaillent 110 heures de moins que dans les autres pays européens, on craint de mourir au travail. A ceux-là il est déconseillé de franchir le Rhin en 2012 : l’Allemagne en sera à 67 annuités ; ils risquent de parcourir des étendues de cimetières…

La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a également déployé des banderoles au niveau du Cirque d'Hiver, dans le 11e arrondissement. Ca change de l'image lisse présentée par Besancenot à Drücker. "On sent que le mécontentement continue à monter", a dit son porte-parole Olivier Besancenot ! PaSiDupes ne voulait pas vous priver de cette analyse.

Les dirigeants syndicaux veulent gommer leurs dissensions d'il y a cinq ans, quand François Chérèque, dirigeant de la CFDT, était accusé d'avoir soutenu la réforme des retraites de François Fillon en 2003. Tout comme Gérard Aschiéri (FSU) qui sur le perron de Matignon avait brisé les enseignants dans leur élan en annonçant « des avancées » !… C’est la raison pour laquelle il lance maintenant ses troupes dans la bataille.
Et les différences d'analyse persistent. La CGT, FO, la FSU et Solidaires refusent catégoriquement l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans exigé par la situation. Tandis que la CFDT en accepterait le principe si tout était fait pour améliorer la situation des seniors.
"La CFDT est la mieux placée dans la rue car nous sommes cohérents avec nous-mêmes", a dit François Chérèque. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, également socialiste ?…
Le responsable de la CFDT a souligné que le passage à 41 ans de cotisation était inscrit dans la loi de 2003 mais qu'il n'était pas automatique et pouvait "être différé en fonction de la situation des seniors."
"Les conditions ne sont pas réunies et donc il doit être différé", a-t-il insisté.
Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le recours systématique à l'allongement de la durée de cotisation condamnait "la masse des salariés français à un niveau de revenu légèrement au-dessus du seuil de pauvreté et non pas une retraite à taux plein." Victor Hugo, au secours !

Libellés : , , , , , , , , , , , , , , ,

Lien

La hausse du pétrole frappe tout le monde

Le prix du pétrole atteint un nouveau record à 133 dollars le baril
Comme partout en Europe, l’économie de la France est plombée par l’ascension vertigineuse du prix du baril de pétrole. Il a atteint un nouveau record aujourd'hui jeudi, repassant au-delà de la barre des 135 dollars sur fond d'inquiétudes sur les stocks, de hausse de la demande et de baisse du dollar.
Le prix du brut pour les livraisons de juillet est monté jusqu'à 135,09 dollars jeudi, avant de se replier à 133,35 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le marché des matières premières, 18 cents de plus qu'à la fermeture mercredi.
A Londres également un nouveau record a été battu, avec 135,14 cents pour le brut sur le marché ICE Futures. Le prix s'est replié à 132,68 dollars dans l'après-midi, en baisse de deux cents par rapport à la fermeture mercredi.

Qu’est-ce qui explique cette hausse et que les investisseurs s'affolent des disponibilités à court et à long terme, de la passivité de l'Opep et de la fonte des stocks US.
La récente hausse des prix se nourrit du sentiment que l'écart entre offre et demande ne cesse de se resserrer au fil des mois: alors que la demande connaît un essor ? semble-t-il irrésistible dans les pays émergents, la croissance de l'offre patine.
"La Chine consomme aujourd'hui moins de pétrole par personne que les Etats-Unis en 1905 (...). Si la Chine et l'Inde devaient porter leur consommation par tête au niveau actuel des Etats-Unis, ces deux pays à eux seuls auraient besoin de 160 millions de barils par jour, deux fois plus que l'offre disponible aujourd'hui", soulignait ainsi Robin Batchelor, gérant d'un fond spécialisé du groupe BlackRock.
"Les chiffres des douanes chinoises publiés ce matin (jeudi) ne montraient pas de signe que l'appétit vorace du pays pour les produits pétroliers diminue", ajoutaient les analystes de la banque Barclays Capital.

L'annonce mercredi d'une fonte inattendue des stocks de brut (de 5,4 millions de barils) aux Etats-Unis la semaine dernière n'a fait que renforcer ces craintes.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) soutient pourtant que le marché est correctement approvisionné et persiste à ne pas vouloir augmenter son offre, ignorant les appels ou les menaces des Etats-Unis.
Le secrétaire général de l'OPEP, Abdallah el-Badri, a affirmé mercredi à Quito que le marché pétrolier était devenu "complètement fou", jetant le blâme sur les spéculateurs - un thème cher au cartel pétrolier - et sur la dépréciation du dollar. "L'économie américaine est en récession, le dollar se déprécie, ce qui affecte le prix du pétrole en le faisant monter", a-t-il déclaré.

Hors-Opep, de nombreux producteurs, comme la Norvège, le Mexique, les Etats-Unis, font face à un épuisement des gisements. Et la production de la Russie, deuxième producteur mondial derrière l'Arabie saoudite, plafonne depuis janvier, bien que le Premier ministre, Vladimir Poutine, ait promis de la stimuler en allégeant un régime fiscal "punitif" pour les majors.

Les perspectives sont encore plus sombres pour l'avenir. D'après le Wall Street Journal, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prépare un rapport pour le mois de novembre estimant que la production devrait à peine dépasser les 100 millions de baril par jour (mbj) en 2030, loin des 116 mbj sur lesquels l'AIE misait jusqu'à présent pour cet horizon.
Ces craintes sur l'avenir se traduisent par une explosion des prix à long terme. Le pétrole vendu en décembre 2016 - le contrat le plus éloigné disponible à New York - a atteint mercredi le prix jamais vu de 142,09 dollars.
Les experts soulignaient par ailleurs le rôle joué par les analystes des grandes banques de la City londonienne ou de Wall Street: les révisions à la hausse des prix publiées récemment par les banques d'investissement semblent fonctionner comme autant de prophéties auto-réalisatrices.
Les analystes de la banque Goldman Sachs - qui avaient dès 2005 prédit un baril à 100 dollars - avaient annoncé le 5 mai que le baril pourrait toucher 150 dollars d'ici à deux ans.

Le gouvernement doit donc faire face et compter sur le civisme de tous les Français. Les corporations les premières touchées doivent considérer que le tour des autres va venir et que les plus défavorisés ne sont pas nécessairement ceux qui bloquent déjà les accès au pétrole et affament leurs concitoyens.
Il ne faudra pas compter sur la gauche pour apporter son soutien au gouvernement. Est-ce trop demander à une opposition qui se gargarise de solidarité ?

Libellés : , , , , , ,

Lien

Service public en grève : réduction proportionnelle de la redevance ?

France Inter muette jeudi matin pendant trois heures
La tranche matinale ("le 7-10") d'informations et de programmes n'a pas été assurée jeudi matin sur France Inter à la suite d'un mouvement de grève des salariés dans le cadre de la journée de protestation nationale sur les retraites, a indiqué la direction de Radio France.
La radio publique a donc failli à sa mission de service public en n'informant pas la population des contribuables en difficultés dues au mouvement de grève et aux perturbations des services publics.
Le préavis de grève a-t-il été respecté ?
Des retraits sur salaires sont-ils la contrepartie du service public non assuré ?




Libellés : , , ,

Lien

Actions de pêcheurs de Poitou-Charentes en pointe…

Les ports de La Rochelle et Oléron font plus fort que ceux de Boulogne ou Sète

Dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 mai, les premiers pêcheurs qui protestent contre la hausse du prix du gazoil filtraient l'accès au pont de l'île d'Oléron et à La Rochelle, empêchant les camions transportant des produits de la mer de s'y rendre.

Peu après 8 heures samedi matin, les pêcheurs ont enlevé leurs véhicules qu'ils avaient immobilisés toute la nuit sur la chaussée mais ils continuaient d'obliger plusieurs camions à rebrousser chemin. Une quarantaine de pêcheurs ont mis en place un barrage filtrant à l'amorce du pont vers l'île d'Oléron, sur le continent, pour empêcher le ravitaillement en poissons des grandes surfaces de l'île.

A La Rochelle, les pêcheurs ont par ailleurs repris à 7h30 le blocage du port de plaisance des Minimes, qu'ils devraient lever, comme hier, à 18 heures. Ce blocage représente une gêne importante, environ 500 bateaux transitant en moyenne dans le port au cours d'un week-end de printemps.

Pourquoi ces pêcheurs sont-ils plus réactifs que d’autres à la flambée internationale du prix du baril, qui a plus que triplé en un an ? Pourquoi Poitou-Charentes, plutôt que Nord-Pas-de-Calais ? Ou que Languedoc-Roussillon ? Les présidents socialistes de ces régions, Daniel Percheron et l’affreux Jojo Frèche, sont-ils moins persuasifs ou moins combatifs, voire teigneux que Désirdavenir Royal en Poitou-Charentes?

Libellés : , , , , ,

Lien

Statut de la fonction publique : compatibilité avec un mandat électif ?

Certains postes sensibles de la fonction publique sont-ils compatibles avec certains mandats
Qu’un directeur d’établissement hospitalier soit élu local ou national ne semble pas poser de problème. Est-il en revanche acceptable qu’un responsable de presse, directeur ou journaliste, soit élu local ? Pourquoi la fonction publique serait-elle exemptée de cette obligation de choix entre un mandat politique et une profession qui implique l’exercice d’une influence ? La question de l’objectivité est posée ? Elle est d’autant plus grave, lorsque de jeunes cerveaux sont exposés. Les exemples sont légions.

André Chassaigne, député communiste, est principal de collège.
Il a d'abord été professeur de lettres et d'histoire-géographie, de 1972 à 1981, c'est-à-dire PEGC. Un grand nombre de PEGC étaient des instituteurs promus dans les collèges et devenus certifiés sur liste d’aptitude. Chassaigne a néanmoins réussi à devenir principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine de 1981 à 2002. Peut-on en déduire que son militantisme a servi sa carrière dans l’Education Nationale, à l’époque de sa co-gestion par les syndicats (SNI, devenu SNU-ipp, et SNES-FSU ? Mais l'équité professionnelle n'est pas notre sujet du jour.

Lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005, il s'est prononcé pour le non. Il a tenu un meeting commun à Clermont-Ferrand avec Jean-Luc Mélenchon (PS) et Olivier Besancenot (LCR), entre autres.Conseiller général du Puy-de-Dôme depuis 1979, député du Puy-de-Dôme depuis 2002, le maire de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) depuis 1977, peut-il être neutre face à des élèves et dans son collège ?
Qui peut croire que dans ses fonctions professionnelles il puisse être objectif ? Or, l’Education Nationale s’accommode de chefs d’établissements qui exercent des fonctions politiques… Doivent-ils être réintégrés dans leur poste ou fonction, le jour où un scrutin les place devant cette alternative ?
Les fonctions électives sont-elles compatibles avec la fonction publique ? La neutralité de l’enseignement est-elle garantie ? Il faut protéger nos enfants.

Libellés : , , , , , , , , , , , , , ,

Lien

OGM : loi adoptée avec 68 voix d’avance

Le Conseil Constitutionnel devra-t-il se prononcer ?
Avec 68 voix d'avance, les députés français ont définitivement adopté par 289 voix contre 221 le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) mis au point par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. La CMP, réunie mercredi dernier au Palais-Bourbon, a entériné le texte tel que le Sénat l'avait adopté le 16 avril en deuxième lecture.

Nicolas Sarkozy a critiqué mardi matin l'attitude des socialistes sur ce projet de loi, lors d'un déplacement à Orléans, dans le Loiret, leur reprochant d'avoir accepté la directive européenne en 2001 mais de ne pas l'avoir ensuite transposé. LIRE PaSiDupes

Les groupes UMP et Nouveau Centre (NC), à l'exception de quelques-uns de leurs membres, ont voté pour
. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.
273 députés UMP ont voté pour, 11 contre et 19 se sont abstenus alors qu'à gauche tous les députés présents ont voté contre. Si 16 députés NC ont voté pour, quatre se sont abstenus.
Trois non-inscrits, tous divers droite, ont voté contre dont le "souverainiste" Nicolas Dupont-Aignan.

Rejet d’une motion référendaire
Evoquant "Avant ce texte, c'était le non-droit", a dit Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie. "Nous avons maintenant un texte équilibré. Nous avons maintenant un cadre clair. Rien ne serait pire que de revenir à la situation antérieure."
L'Assemblée a également rejeté par 317 voix contre 213 une motion référendaire présentée par François Brottes (PS) dont l'objet était de soumettre ce projet de loi à référendum.

A la surprise générale, les députés qui examinaient mardi dernier le projet de loi en deuxième lecture l'avait rejeté, par 136 voix contre 135, après avoir adopté une motion de procédure du communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme) et défendue par l'opposition.
Le gouvernement avait alors immédiatement décidé de convoquer une CMP afin que le texte puisse être examiné dans les meilleurs délais.
L'amendement issu de la majorité sénatoriale modifie un amendement du député communiste André Chassaigne, qui ignore la réglementation communautaire.
Cet amendement prévoyait que les plantes transgéniques ne peuvent être cultivées que "dans le respect de l'environnement et de la santé publique" mais également dans le respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées de 'sans organismes génétiquement modifiés' et en toute transparence".
L'amendement sénatorial corrige -"vide de sa substance", disent les anti-OGM- l'amendement Chassaigne. Il stipule désormais que la définition du "sans organismes génétiquement modifiés" doit "se comprendre par référence à la définition communautaire".
"Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce", poursuit l'amendement sénatorial.

Ce projet de loi contoversé fut âprement débattu par l'opposition mais également par plusieurs parlementaires UMP ou Nouveau centre (NC). Ils jugent le texte, que le Sénat avait pourtant modifié en première lecture, encore trop favorable aux pro-OGM et "contraire" aux principes définis lors du Grenelle de l'environnement. La campagne d'opinion a porté ses fruits. Les lobbies ne sont pas seulement des céréaliers...

Le Conseil Constitutionnel appelé à statuer?
Alors qu'une semaine plus tôt les sénateurs socialistes n'ont pas participé jeudi au scrutin afin de ne pas "cautionner cette mascarade de débat", le Sénat a procédé à l'examen de ce texte. Il a donc été définitivement adopté par le Parlement. Philippe Martin (PS) a annoncé mardi, lors d'une conférence de presse, que l'opposition déposerait dès vendredi un recours sur ce texte auprès du Conseil constitutionnel.
Qui est Philippe Martin ?
Député PS du Gers depuis 2002 et Président du Conseil Général, né dans les Hauts de Seine en 1953, il est ancien préfet du Gers et des Landes. Ce fabiusien fait partie du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC).
En juin 2007, il est devenu deuxième vice-président du groupe socialiste, radical et citoyen, chargé du développement durable et de l'agriculture. Il est aussi membre de la Commission des Finances de l' Assemblée Nationale.
Pour couronner le tout, il est aussi membre de groupes d’études parlementaire : logiquement, Appellations d'origine - Tauromachie – Viticulture et, bizarrement, président du groupe d’amitié avec la …Birmanie !

Libellés : , , , , , , , , , , , , ,

Lien

mercredi 21 mai 2008

Injustifiée, la grève de jeudi 22 mai, pour 57% des Français

La démocratie bafouée par la gauche
Près de six Français sur dix pensent que la grève de jeudi (22 mai) contre l'allongement de la durée de cotisation des retraites n’est "pas justifiée", selon un sondage Ifop pour le site Internet du "Journal du Dimanche" paru mardi.

22% des interrogés jugent cette grève leur paraît "tout à fait justifiée" et 21%, "plutôt justifiée", soit au total 43% à penser que la grève est justifiée.

A l'inverse, les sondés déclarent:
- à 34% que leur paraît "pas du tout justifiée"
-et à 23% "plutôt pas justifiée", soit 57% au total.

Sondage réalisé du 16 au 18 mai.

Libellés : , , , , ,

Lien

Grève SNCF : comment s’en accommoder

Pour ne pas ramer dans la galère des syndicats
Voici les prévisions de trafic à la SNCF
, de mercredi soir 20h à vendredi matin 8h, suite au mot d'ordre de grève lancé par huit organisations syndicales de cheminots.

LIAISONS INTERNATIONALES:
EUROSTAR, THALYS, ARTESIA (France-Italie), ELIPSOS (France- Espagne), LYRIA (France-Suisse): service normal.
GRANDES LIGNES:
Deux trains sur trois en circulation en moyenne.
Aucun train Corail de nuit ne circule dans la nuit de mercredi à jeudi et dans la nuit de jeudi à vendredi.
Certaines lignes de TGV seront très perturbées avec aucun train entre Paris et Saint-Etienne, et un aller-retour au départ et à l'arrivée de Paris vers Tarbes, Calais, Saint-Dié, Remiremont, Châlons-en-Champagne et Charleville-Mézières.
Le trafic des TGV de province à province sera assuré à hauteur de 65% en moyenne.
TER:
Un train sur deux
en circulation en moyenne avec des variations importantes en fonction des lignes.
TRANSILIEN (dessertes Ile-de-France):
Un train sur deux en moyenne, sauf sur la ligne A du RER où le service sera normal, et la ligne D où un train sur trois sera en circulation.
Sur la plupart des dessertes banlieue au départ des gares parisiennes, un train toutes les 15 à 30 minutes sera en circulation en fonction des lignes.
Certaines lignes seront toutefois très perturbées avec notamment un train par heure entre Paris-Est, Coulommiers et Provins, Paris Nord, Creil et Luzarches, Paris-Montparnasse et Mantes par Plaisir Grignon, sur la ligne La Verrière-La Défense et entre Paris-gare de Lyon, Montargis et Montereau.
INFORMATION DES VOYAGEURS:
Internet:
http://www.sncf.com
pour l'ensemble du trafic
http://www.abcdtrains.com pour les prévisions Transilien par gare
http://infogare.transilien.com pour accéder en temps réel aux informations.
Radio:
France Bleu Ile-de-France (107.1), message sur les perturbations toutes les dix minutes entre 6h et 21h
Téléphone:
Numéros verts
0805.90.36.35 (Grandes lignes et TER);
0805.700.805 (Transilien)

Libellés : , , , , , ,

Lien

OGM : le PS rejette la directive européenne acceptée par le gouvernement Jospin

La gauche incohérente et malhonnête en opposition systématique
Le PS a refusé de transposer la directive européenne acceptée par le gouvernement Jospin.

Le Chef de l’Etat a reproché au PS et a dénoncé hier mardi 20 à Orléans les critiques des socialistes contre le projet de loi sur les OGM, sur lequel les députés doivent se prononcer ce même jour.
"Quand je vois l'attitude d'un certain nombre de formations politiques de notre pays, qui ont accepté la directive, qui ont refusé de la transposer et qui me laissent la transposer, je me dis que dans la vie, il y a la gauche et il y a la droite, il y a l'opposition et la majorité, c'est normal, mais que chacun d'entre nous, nous devons être cohérents avec les décisions que nous avons prises dans le passé", a déclaré Nicolas Sarkozy.
"J'imagine qu'à l'époque, le gouvernement de M. Jospin était soutenu par des forces politiques qui ne doivent pas s'étonner qu'aujourd'hui, le gouvernement de M. Fillon transpose une directive qui a été acceptée par le gouvernement de ses prédécesseurs", a-t-il souligné lors d'un discours.
"Je ne vois pas là débat entre la gauche et la droite, je vois là, simplement, un débat sur la cohérence, sur le bon sens et, pourquoi ne pas le dire, sur l'honnêteté", a poursuivi le chef de l'Etat.
Il fallait transposer "une directive adoptée de longue date, en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin et sous la présidence de Jacques Chirac. Cette directive a été adoptée, il fallait la transposer", a-t-il insisté.
Après le rejet surprise du projet de loi la semaine dernière à l'Assemblée via l'adoption d'une motion de procédure du PCF, les députés doivent se prononcer une dernière fois ce mardi sur le texte, qui devrait être définitivement adopté à l'issue d'un ultime vote du Sénat, jeudi matin.
La gauche a dû à nouveau défendre mardi plusieurs motions de procédure contre le texte ainsi qu'une motion référendaire.

Lionel Jospin: silence radio !
Sa Cynique Majesté Royal s’est abstenue de tout commentaire : n’est-ce pas extraordinaire de la part de quelqu’un qui a toujours quelque chose à dire sur tous les sujets. D’autant que si l’indécente était en 2001 ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, elle avait été passagèrement ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy (1992-1993),: cette expérience , il est vrai, n’a pas duré un an…
Un silence qui fait du bruit !

Libellés : , , , , , , , , , , ,

Lien

Modernisation du RER A: un dossier régional à "reprendre en main"

Nicolas Sarkozy titille le président socialiste de la région Ile de France
Dénonçant les "querelles politiciennes" et les "oppositions stériles", Nicolas Sarkozy a menacé mardi 20 à Orléans (Loiret) de "reprendre en main" directement le dossier de la modernisation du RER A, sur lequel la région Ile-de-France et la RATP se renvoient la balle.
"Je ne laisserai pas les passagers otages de situations inacceptables de lignes de RER vétustes où chaque jour un million de passagers s'entassent, assistant impuissants aux affrontements stériles et à la vétusté des investissements", a prévenu le chef de l'Etat. "Si l'Etat doit reprendre la main, l'Etat la reprendra".

"La priorité, c'est pas les querelles politiciennes. La priorité, c'est l'efficacité", a-t-il averti, fustigeant des "oppositions stériles qui conduisent au refus absurde de la modernisation de lignes RER dont la région parisienne a par ailleurs parfaitement besoin".
"La décentralisation, c'est fait pour qu'on gère mieux, pas pour qu'on gère moins bien". Dans le cas contraire, "les pouvoirs publics devront prendre leurs responsabilités pour que les usagers ne soient pas otages de ces archaïsmes".
Le président socialiste de la région Jean-Paul Huchon est mis au pied du mur par le chef de file des élus UMP de la Région, Roger Karoutchi, qui l’appelle à débloquer des moyens pour la modernisation de cette ligne, saturée.
Huchon a riposté en appelant la RATP à débloquer des moyens.
Réagissant aux critiques du chef de l'Etat, le socialiste assoupi a dénoncé une "manoeuvre politicienne" de N. Sarkozy "qui consiste à détourner l'attention des Français de ses propres responsabilités et de celles de son gouvernement". Classique ! "En s'emparant du sujet et en faisant le procès de la décentralisation, (il) témoigne une fois encore de sa volonté de tout régenter et de sa méconnaissance des apports des collectivités locales à l'amélioration de la vie des Franciliens", dit-il dans un communiqué. Les immobilistes socialistes sont nostalgiques des Présidents de la République potiches qui laissaient la bride sur le cou des potentats régionaux...

La gauche se plaint que la décentralisation se ferait aux frais des régions.
Or, le chef Huchon rappelle qu'il a signé en février dernier avec la RATP un contrat d'objectifs et de moyens par lequel cette dernière –et non pas sa région – "s'est engagée à faire circuler dès 2008 entre 28 et 30 rames de RER sur la ligne A aux heures de pointes, alors qu'elle n'en exploite aujourd'hui que 24. Les collectivités locales, quant à elles, ont pris leur part de la charge de fonctionnement du réseau en apportant 2,9 milliards d'euros chaque année", assure-t-il. Et d'ajouter que "dans le cadre de cette négociation, le président de la RATP n'a pas voulu considérer le renforcement de la ligne du RER A comme une priorité contrairement aux élus d'Ile-de-France".
Il resterait à donner la parole au président de la RATP : on n’est pas à la télé…

Libellés : , , , , , , ,

Lien

Grève : la démocratie à l’épreuve de la volonté de puissance des syndicats

Un test pour la gauche politique et syndicale
François d’Orcival a écrit cet article dans Le Figaro Magazine du 17 mai 2008.
En voici le texte :
La pyramide de l’autorité

On en est toujours là : à une affaire d'autorité. Nicolas Sarkozy a gagné la première manche à l'automne dernier. Le 26 octobre, il s'était rendu dans un centre d'entretien de la SNCF à Saint-Denis pour expliquer aux cheminots qu'il ne renoncerait pas à l'alignement de leurs régimes spéciaux de retraite sur les autres. ll était tombé sur un syndicaliste de …SUD Rail en colère : « On descendra dans la rue et on vous fera céder, vous,comme les autres. »
C'était un défi. «La rue ne me fera pas plier, avait répliqué le président de la République ; le chantage à la rue, ça ne marchera pas! » Il n'a pas marché. [Désirdavenir Royal aurait rétorqué : « Vous n’arriverez pas à me déstabiliser ! »]
Nous voici à la seconde manche. En ce mois de mai, le mois de toutes les épreuves. Les syndicats mobilisaient ce jeudi: ils reviennent le 22. Même protestation: contre la réduction des effectifs dans la fonction publique, y compris à l'Education nationale, et contre l'allongement pour tous de la durée de cotisation des retraites. Depuis 1986, (loi Devaquet sur les droits d'entrée à l’université) jusqu'en 2006 (le projet de CPE), les lycéens auront manifesté en moyenne tous les dix-huit mois, et les gouvernements leur ont cédé à peu près partout pour éviter tout « accident ». Les syndicats d'enseignants le savent bien et c'est pour cela qu'ils placent les élèves en écran devant eux.
Or, si Nicolas Sarkozv devait donner, cette fois aussi, le plus petit commencement d'un signe de repli, le barrage serait emporté. Pas seulement celui des réformes à venir mais surtout celui de l'autorité publique. C'est-à-dire la sienne. Cette autorité qu'il a reçue l'an dernier du suffrage universel. Plier devant la rue serait une renonciation à la démocratie. Plus même : une renonciation à donner l'exemple.
Car les lycéens, qui manifestent ces jours-ci par procuration pour les syndicats de professeurs les plus obtus, expriment aussi confusément un besoin extrême d’autorité. Et si celle-ci ne vient pas du sommet de l’Etat et s'arrête à la grille du lycée, qui l'exercera ? II n'y a pas d’apprentissage de la vie «en société, d’enseignement sans cette discipline qui n’est autre que le respect d'une autorité et qui consiste à « appeler chacun à ses devoirs ».
Pour l'affirmer, Nicolas Sarkozy devrait profiter de son impopularité actuelle pour aller aussi loin que possible dans la réforme de ce qui doit changer dans ce pays afin de lui rendre son rang [le rang de la France]. Lui le sait. Il l'a expliqué le 7 mai dernier aux élus de sa majorité. Grâce à quoi son impopularité serait aussi provisoire que l'aura été son état de grâce.

Libellés : , , , , , , , , , , ,

Lien

mardi 20 mai 2008

Jeudi 22, une "démonstration de force" des syndicats

Baroud de déshonneur : une journée à risques
Les syndicats appellent encore à manifester jeudi, dans le public comme dans le privé, avec des préavis de grève dans les transports notamment, pour s'opposer à la modernisation du pays par le gouvernement en matière de retraites : la réforme entérine l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation, contre 47 prochainement en Allemagne...
Une union apparente
Les cinq confédérations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et la FSU, auxquels s’associent évidemment les non représentatifs (Solidaires (Sud) et l'UNSA), ont fixé le mot d'ordre flou, démagogique et douteux de cette journée : "la défense de la retraite solidaire", menacée selon elles par le projet gouvernemental présenté fin avril.
La CGT promet une "nouvelle et puissante démonstration de force", après les grèves et manifestations du 15 mai dans la fonction publique, qui ont réuni entre 200.000 et 300.000 manifestants. Pour Jean-Claude Mailly (FO) comme pour Jean-Louis Malys (CFDT), la mobilisation sera "forte". Il parie même sur 500.000.

Les syndicats fanfarons ne sont pas si sûrs de leur coup, alors ils fixent leurs propres règles d’appréciation. Ils insistent pour que le succès de la mobilisation ne soit pas mesuré à l'aune des taux de grévistes, mais à celle de la participation aux quelque 80 manifestations prévues. Pourtant les estimations par l’agence de presse française et par France Inter ou France Info leurs sont toujours favorables au-delà de tout réalisme.
Révélateur aussi de leurs incertitudes, dans certains secteurs, des préavis ont été déposés pour que ceux qui le souhaitent puissent faire grève, mais il n'y pas formellement d'appel à la grève ! Ils pourront venir se montrer… "L'objectif, ce n'est absolument pas de mettre les gens en grève", estime Jean-Louis Malys (CFDT), jugeant que certains salariés pouvaient manifester en prenant par exemple des RTT. C'est donc fait pour çà, les RTT ? Si les parents d’enfants à l’école primaire n’ont pas déjà épuisé leur quota, grâce aux lycéens.
Une galère annoncée
Transports
?
Deux TGV sur trois circuleront en moyenne jeudi sur le réseau national, ainsi qu'un Transilien sur deux, un TER sur deux et un Corail sur deux, mais le trafic des Eurostar, Thalys et Lyria sera normal, selon les prévisions diffusées mardi par la SNCF pour la journée d'action sur les retraites.
Dans les transports, où le service minimum sera mis en oeuvre pour la deuxième fois au plan national, les huit syndicats de la SNCF et trois seulement des huit de la RATP ont déposé des préavis de grève.
Il faut savoir en effet que certaines lignes de métro sont le domaine réservé de la SNCF et que les autres sont celui de la RATP ! C’est simple… Illustration ? La RATP prévoit un trafic normal ou quasi-normal sur l'ensemble du réseau, sauf sur la ligne B du RER où un train sur deux circulera. La SNCF n'a pas encore fait de prévision.
Des préavis de grève ont été déposés dans au moins 53 réseaux de transports urbains de province dont Lyon, Marseille et Toulouse. Ces villes ne sont pas toutes à gauche, mais les Marseillais devront courber l’échine.
Dans le domaine aérien, quatre syndicats d'Air France ont appelé à la grève. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) à nouveau, des perturbations sont possibles en début de journée, à Marseille-Marignane notamment, et le programme des vols pourrait changer.

Pour la fonction publique, d'une part, cinq fédérations –représentatives ou non- (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC) appellent à participer "massivement aux manifestations", et à "toutes formes de mobilisations, pouvant aller jusqu'à la grève". Mais d'autre part, la CFDT et l'UNSA appellent également à manifester, sans avoir déposé de préavis de grève.
Gérard Aschieri (FSU) est merveilleux ! Il avoue maintenant que la manif du 15 n’a pas été aussi réussie que l’a dit la presse… Il souligne que "les taux de grévistes du 22 mai ne pourront pas être comparés à ceux du 15", l'objectif étant de "réussir les manifestations". Surtout pour les enseignants, les retenues de salaires lors des précédentes grèves commencent à peser. Ils ne pourront pas même se défiler en se dissimulant derrière les lycéens : la saison des examens a commencé…

Action syndicale dispersée
Si tous les syndicats font bloc contre l'allongement à partir de 2009 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein, certains comme la CFDT se distingue et plaident pour qu'il soit conditionné à des résultats en matière d'emploi des seniors, tandis que la CGT et FO ne veulent pas en entendre parler.
Cette nuance importante explique le slogan vague de l'appel intersyndical
, qui ne mentionne pas explicitement l'opposition aux 41 ans.
Les syndicats ont aussi des désaccords sur leurs propositions de nouveaux financements des retraites, mais tous regrettent la faiblesse des mesures annoncées fin avril pour garantir le niveau des pensions (dont une hausse de 0,8% au 1er septembre). Ils dénoncent de manière générale le "blocage" du gouvernement face à leurs revendications.
Les nostalgiques de la cogestion font de la résistance : les immobilistes ont conservé l’habitude de la grève sur le tas et n’acceptent de se bouger qu’en cortège… Les randonneurs Français quant à eux sont restés échauffés !

Libellés : , , , , , , , , , ,

Lien

Clarifier la grève : les profs devront se déclarer grévistes

Familles et élèves ont droit au respect des syndicats
On le sait, l’usage veut souvent que les professeurs grévistes annoncent à leurs élèves leur participation à un mouvement de grève, la veille, voire plusieurs jours à l’avance. L’intention est de dissuader les collégiens et lycéens de venir en cours, de créer davantage de désordre et donner l’illusion d’un soutien des familles au mouvement syndical. Seuls, les chefs d’établissements ne sont pas supposés savoir. L’organisation de l’accueil des élèves est donc entravée. Alors pourquoi les professeurs militants refusent-ils d’officialiser cette pratique actuelle ? S’agirait-il essentiellement du refus de donner satisfaction au ministre et aux familles ?

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré mardi sur RMC qu'il souhaitait ne pas recourir à une loi pour obliger les enseignants à se déclarer grévistes 48 heures avant une grève, mais que s'il le fallait, "il le ferait".
"Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève", a-t-il déclaré.
"J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je ne serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai", a-t-il insisté, assurant qu'"à la fin du quinquennat le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé".
Le 24 janvier, la veille d'une première expérimentation du SMA, Xavier Darcos avait déjà prévenu qu'à défaut d'un accord "dans les deux mois" avec les syndicats, il passerait "par la loi".

Sur le nombre de communes prêtes à organiser le SMA jeudi 15 mai, journée de grève dans l'Education et la Fonction publique, le ministre a envisagé que "peut-être ce sera plus difficile ici ou là (qu'en janvier) parce qu'un certain nombre de communes sont passées de droite à gauche (lors des élections municipales)" et que "visiblement, elles n'ont aucune envie de nous aider dans cette affaire".
"Mais nous avons cependant déjà plus de communes qui sont prêtes à le faire que la dernière fois. Nous en avions un peu plus de 2.000 (en janvier) ; cette fois nous sommes à 2.300 environ", a-t-il précisé. Mais le score a atteint 3.200 communes volontaires. Et cela, malgré le changement de tendance des mairies.

Interrogé par ailleurs sur les enseignants qui ne sont pas devant leurs élèves, que le ministre a estimé à 28.000, Xavier Darcos a proposé de "présenter très rapidement une situation exacte du nombre de professeurs qui ne sont pas devant les élèves à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, avant l'été".
Il a reconnu que le système ancien de "remplacement ne marche pas très bien" et a promis donc"des annonces assez rapides", dans l’optique d’un meilleur accueil, d’une amélioration du système d’enseignement et de la satisfaction d’une majorité de familles et d’élèves.
Le ministre a aussi regretté que la FCPE, l’une des fédérations de parents d'élèves, qui appelle avec la FSU à se mobiliser jeudi, donne "systématiquement un avis différent de l'opinion publique qu'elle est censée représenter".
Mais il existe aussi la PEEP, dont la presse tait l’existence…

Libellés : , , , , , , ,

Lien

Le Service Minimum d’Accueil : comment l’organiser ?

La PEEP, une fédération de parents d’élèves favorable au SMA
Les municipalités doivent s'organiser pour aider les familles les plus défavorisées à régler leurs problèmes de garde d'enfants crés dans le service public. LIRE PaSiDupesVademecum de la PEEP pour mettre en oeuvre le SMA:

Mise en place du service minimum au sein des APE

Le dispositif élaboré par le ministre de l’Education nationale [a été] expérimenté [pour la première fois] le 24 janvier 2008.
Au sein de chaque commune, voire de chaque établissement susceptible de voir son fonctionnement ralenti ce jour-là, la PEEP propose aux volontaires d’organiser un service d’accueil des enfants dont les professeurs ont choisi de débrayer.
Concrètement, chaque recteur d’Académie a adressé aux maires de leurs communes un projet de convention de financement en plus d’une lettre d’intention afin de mettre en place ce service minimum dès le 24/01/08.
Certains édiles ont d’ores et déjà décidé de ne pas s’associer à ce dispositif.
La PEEP, elle, fait le choix d’aider les parents et de relayer les communes et les établissements.
Comment ?
Une APE qui souhaite s’associer à l’expérimentation du 24 janvier 2008 devra :
1. Contacter la municipalité pour savoir si le « service minimum » a été mis en place par les élus.
2. Si tel est le cas, un ou plusieurs membres de L’APE peuvent se proposer nommément pour accueillir les enfants « orphelins de professeurs » ce jour-là. Il est nécessaire qu’un adulte encadre 15 enfants pour le niveau du secondaire, 12 enfants pour les écoles élémentaires et 8 pour les écoles maternelles. La circulaire ministérielle que vous pouvez consulter sur le site
www.education.gouv.fr
précise que ce dispositif est financé et que les communes participant à l’expérimentation du 24 /01/08 bénéficient d’une convention qui garantit le paiement pour le service rendu aux familles ce jour-là.
3. La PEEP rappelle que ses associations affiliées ainsi que les parents d’élèves adhérents à la fédération PEEP sont couverts par ses assurances en cas de sinistre ou de dommages.
4. Cet accueil se fera sur les heures normales d’enseignement.
5. Les communes candidates pourront accueillir ainsi les enfants dans les salles de classe et les locaux des écoles.
6. Pour ce qui est des repas de midi, aucune précision en provenance du ministère sur ce sujet. Il faut pour chaque établissement demander au chef d’établissement si les repas seront assurés par le personnel de service. Si l’ampleur du mouvement social est faible, les repas pourront être assurés. En revanche, dans le cas contraire, s’informer auprès de la mairie pour savoir si le
prestataire habituel qui livre les repas peut le faire, auquel cas, le déjeuner sera assuré. Dans l’hypothèse où les repas sont préparés et cuisinés sur place et que le mouvement social ne permet pas leur distribution, les parents devront confier un repas froid à leurs enfants, comme ils le font toujours dans ce cas de figure. Les enfants pourront alors pique-niquer dans le réfectoire de l’école ou de l’établissement, surveillés par les non grévistes et/ou les parents volontaires pour le faire.
A retenir : Douze parents bénévoles permettent à une centaine d’enfants d’être encadrés et à plus de quatre-vingts autres parents de travailler… sereinement.
LIEN (pdf)

Libellés : , , , , ,

Lien

Le service minimum: ce qu’il faut savoir

Ce que les syndicats, la gauche et la presse ne disent pas …
Le service minimum désigne l'obligation faite aux salariés de certains services publics, tels que les transports en commun, d'assurer un service, minimum, en temps de grève, en particulier pendant les périodes de pointe.
Le Service Minimum d’Accueil (SMA) en est une variante spécifique de l’école primaire, testée à ce jour deux fois, les 24 janvier et 15 mai 2008: LIRE PaSiDupes -exemple de Lyon.
Cette disposition est perçue par des syndicats de salariés, en France en particulier, comme une restriction du droit de grève. Pour certains partis et think-tanks, le service minimum est la garantie de continuité de service public.
En Europe
La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum et tous reconnaissent le droit de grève, précise un rapport d'information de l'Assemblée Nationale. Ceux qui ne disposent pas d'une législation spécifique ne sont pas confrontés au besoin, car la culture du dialogue social prévient les conflits.
La France constitue « un cas particulier, qui explique le caractère conflictuel du sujet et pourrait justifier une réforme prochaine. »
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, sans que cela « ne choque personne».
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe.
France
Le service minimum est une revendication ancienne de partis politiques ou d'organisations de défense des usagers. La terminologie est signifiante : ‘client’ ou ‘usager’ ? Les « utilisateurs » payent en effet l'utilisation des transports en commun et sont donc en droit d'attendre un service en retour.

Parmi les partisans du service minimum, on retrouve plusieurs mouvements :
- lors des grèves des transports en communs, l'association
Liberté chérie effectue des tractages pour « militer en faveur de la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève» ;
- l'association Stop-la-grève affirme avoir par exemple distribué 15 000 tracts dans les gares parisiennes en mars 2006 pour l'instauration du service minimum;

Selon Le Figaro, « depuis 2002, pas moins de dix propositions de loi (7 UMP, 2 UDF, 1 divers droite) ont été déposées à l'Assemblée pour réclamer l'instauration d'un service minimum dans les transports en cas de grève» (entre autres Hervé Mariton, député UMP) ;
Selon un sondage effectué pour
Valeurs actuelles, l'instauration du service minimum est une priorité pour 93% des électeurs de droite et du centre.
Cette proposition resurgit à chaque mouvement de grève concernant les transports en commun. Selon la Fédération des usagers des transports et des services publics, le service minimum est inutile aux usagers : « la dégradation de la qualité des transports constitue désormais le sujet de préoccupation n°1 des usagers. Si les usagers n'accueillent pas avec plaisir les mouvements de grève, les problèmes des usagers ne cessent pas lorsque la grève s’arrête. Bien au contraire, c'est tous les jours de l'année que les usagers sont victimes de retards, de pannes, d’annulations de trains, d’incidents techniques dus au manque de matériel moderne, à l'entretien déficient des rames et des installations fixes, et aux effectifs insuffisants».

Selon la CGT cheminots, sur 6 000 incidents relevés par la SNCF ayant occasionné ou des retards ou des annulations de trains, seuls 2 % sont reconnus imputables aux mouvements sociaux. Les autres retards et annulations sont dus à des problèmes matériels, problèmes en grande partie liés au manque d'investissement et de personnel. Les actes de malveillance politique ou syndicale n’entrent dans aucune de ces statistiques…

Pour l'UMP, les grèves dans les transports sont injustes étant donnés les avantages de ceux qui y travaillent. En Île-de-France, elles gênent surtout les habitants les moins favorisés, non motorisés, habitant en banlieue.

Les dispositions
Nicolas Sarkozy s'est engagé sur la mise en place du service minimum lors de la campagne présidentielle de 2007 ; il a en effet déclaré le 24 avril 2007 s'engager à « garantir trois heures de transport en continu pour se rendre à son travail en cas de grève et trois heures pour en revenir ».
La loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » (JO, 22 août 2007, p. 13 956) votée le 2 août 2007 sous le gouvernement Fillon instaure, entre autres, l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève. La mise en oeuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été décidé par Xavier Darcos en 2007 et organisé par les communes volontaires en 2008.
Québec
Instauré en 1982, le service minimum est en place dans de nombreux services, au point que dans beaucoup d'entre eux le droit de grève soit devenu symbolique (il cite l'exemple de la santé). Cela n'empêche pas des grèves (qui sont donc illégales) comme à la Société de transport de Montréal en 2007.
Gilles Dussault, Président du syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, estime qu'avec cette loi on n’a plus un pouvoir de négociation équilibré.

Libellés : , , , , ,

Lien

Front presse-syndicats d’intoxication sur la grève nationale du 15 mai

SOS Education rétablit la vérité
Son article
La grève du 15 mai a échoué

La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu’aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l’Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire essuyé un échec.

• La manifestation nationale organisée à Paris n’a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture de police, dont les chiffres sont généralement fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il pas seulement les lycéens en goguette et les enseignants en grève, mais surtout des fonctionnaires n’ayant rien à voir avec l’Education nationale. Pour mémoire, on recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et professionnelles confondues). Moins de 2 % d'entre eux participaient au défilé.

• Selon le ministère, le pourcentage d’enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 % pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les enseignants des collèges et lycées : « près d’un instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers des profs des collèges et lycées », triomphe dans un français approximatif le quotidien Le Parisien, qui parle d’ « un mouvement de grève particulièrement suivi dans l’Education nationale ». Inversons le rapport : plus d’un instituteur sur deux et près des deux tiers des enseignants des collèges et lycées n’ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On peut en conclure que la majorité du corps enseignant s’accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.
Les réactions de certains médias qui jugent nécessaire de travestir la réalité, soulignent l’enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les programmes, Xavier Darcos porte atteinte à l’idéologie égalitariste dominant à la fois au sein de l’Education nationale et de la petite classe médiatique.
Un article publié dans le Monde le 14 mai, veille de la journée de débrayage, est particulièrement révélateur de cette collusion idéologique. Revenant sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les enseignants lors de la précédente « journée d’action », les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot tentent de l’expliquer en reprenant à leur compte les arguments des syndicats.
Selon eux, certains enseignants seraient favorables au mouvement sans y participer formellement : « Dans le secondaire, écrivent-ils, les professeurs qui ne sont pas de service le jour de la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une journée de salaire. » L’argument ne tenant pas pour le primaire, où les instituteurs travaillent tous les jours, d’autres raisons sont avancées : « Même le plus militant des syndiqués ne fera pas grève s’il accompagne une classe de neige. » Au mois de mai ???

La mauvaise foi médiatique ne parvient pas à masquer l’échec global des syndicats opposés aux réformes de Xavier Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de fer parce qu’il a jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien. Il doit continuer.

Libellés : , , , , , , , , , ,

Lien

lundi 19 mai 2008

Trézéguet, trop pâle, se voit préférer Bafétimbi Gomis

Raymond Domenech provoquerait-il Frèche L’abominable homme de l’Hérault, l’affreux Jojo Frèche, va encore nous gratifier d’une de ses saillies ? Le très controversé président socialiste de la région Languedoc, dont l'amère Royal soutient l’action, avait trouvé excessif le nombre de noirs sélectionnés par le citoyen vigilant Domenech Raymond au Mondial. Lire PaSiDupes

Sa Cynique Majesté Royal avait certes fustigé l’odieux raciste pro-blancs, mais Désirdavenir Royal en campagne présidentielle avait fait le déplacement à Montpellier pour lui faire la bise politicienne. Hollande ne l'avait pas exclu du PS.
Et voilà le sélectionneur raciste de l’équipe United Colours de France qui récidive. Au PS, on craint le pire et d’être obligé d’exclure le patron de cette puissante fédération , quand les insultes aux harkis et ses critiques de la sélection au Mondial de foot n’avaient pas suffit. LIRE: commentaire
Or, le métis David Trézéguet est le grand absent de la liste de 30 joueurs communiquée par Raymond Domenech pour la préparation de l'Euro 2008. En revanche l'attaquant noir grand teint, Stéphanois Bafétimbi Gomis, est convoqué pour la première fois.
Surnommé la panthère (verte de Saint Etienne), Gomis (22 ans, 1,84 m / 77 kg) a inscrit 16 buts en L1, s'imposant comme un des meilleurs attaquants évoluant en Ligue 1. Aussi dénommé "Bafé" par commodité, ce joueur français né à La Seyne-sur-Mer, mais franco-sénégalais pour d’autres, est n'avait encore jamais été sélectionné en équipe de France.

La liste des 30 :
Gardiens: Grégory Coupet (Lyon), Mickaël Landreau (Paris SG), Sébastien Frey (Fiorentina/ITA), Steve Mandanda (Olympique de Marseille)
Défenseurs: Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Lyon), François Clerc (Lyon), Julien Escudé (FC Séville/ESP), Patrice Evra (Manchester United/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Willy Sagnol (Bayern Munich/ALL), Lilian Thuram (FC Barcelone/ESP), Sébastien Squillaci (Lyon)
Milieux: Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Mathieu Flamini (Arsenal/ANG), Claude Makelele (Chelsea/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA)
Attaquants: Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Lyon), Karim Benzema (Lyon), Djibril Cissé (Marseille), Bafétimbi Gomis (Saint-Etienne), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Sidney Govou (Lyon), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Samir Nasri (Marseille).

Le nuancier, critère de sélection à l’Euro ?

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

Education : mobilisation décevante des professeurs dimanche

Dans l’intox, France Info plus fort que la FSU
Absence d’unité
« Forte mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes », titre Ouest France, partisan, mais modéré. D’ailleurs le non-dit est révélateur du malaise : « Au cortège réunissant enseignants et …personnels administratifs (probablement affectés par les suppressions de postes d’enseignement) s'étaient joints des parents d'élèves de la FCPE, ainsi que des lycéens de l'UNL ». Mais pourquoi ne pas dire que ni les parents de la PEEP, ni les lycéens de la FIDL n’étaient de la fête ?
En tête de la manifestation, le secrétaire général de la FSU était seul : aucun syndicat ne s’était joint au défilé, seulement les sous-syndicats constitutifs de la FSU. Gérard Aschieri a déclaré: "On est dans un conflit où on n'a pas de réponse [seulement la réponse de la grève ?] ; il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue".
A ses côtés défilaient les autres guignols du même syndicat : Gilles Moindrot, secrétaire général du SNU-ipp, syndicat d'enseignants du primaire, et Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, syndicat du second degré. Promenade entre membres de la famille : même les cousins n’étaient pas là !
A propos de l'annonce par le président Sarkozy d'un projet de loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles en cas de grève, Gérard Aschieri a estimé qu'il s'agissait d'un "leurre et d'une diversion". Les mères qui ont vaqué à leurs occupations habituelles auront apprécié que les profs de la FSU se détournent de leurs problèmes de garde.
"Il y en a ras-le bol de ces guignols qui ferment les usines, qui ferment les écoles", scandaient des manifestants, tandis que d'autres criaient "Darcos vous entend pas. Résistance!" ou "élèves, parents, profs, même combat". Ce que le faible nombre de manifestants n’a pas démontré.
Parmi les parents d'élèves de la FCPE Ile-de-France venus manifester, se trouvait le nouveau président de la FCPE Jean-Jacques Hazan, élu samedi à la tête de la principale fédération de parents d'élèves. La PEEP, en revanche, était absente.

Guerre des chiffres
20.000 personnes ont défilé dimanche 18 mai après-midi à Paris entre la place de l'Opéra et Bastille contre les suppressions de poste prévues dans l'éducation, selon le chiffre communiqué par la préfecture de police.
Selon la FSU à l'initiative de cette manifestation, plus de 35.000 personnes participaient à cette manifestation. La fédération n’a pas mobilisé à la hauteur de ses espérances. Pourtant, s'étaient joints de nombreux parents d'élèves de la FCPE, ainsi que quelques lycéens, mais de nombreux retraités et les militants des quatre saisons et tendances diverses, parmi lesquels un fort contingent de trotskistes.
Alors, pour France Info, qui voit double, et suscite un doute sur ses informations, les estimations s’envolent à 40.000 et même 45.000 selon ses estimations revues à la hausse. Une agence de presse française solidaire lui emboîte derechef le pas et garantit 45.000, pas un de moins !
L’information consiste-t-elle à plaire à ses camarades et à intoxiquer l’opinion ?

Pas de cogestion
Les syndicats reçoivent lundi "une lettre les invitant à venir (le) voir", afin de discuter des réformes. "Discuter, débattre c'est chercher des accords mais ce n'est pas de la cogestion", a prévenu Xavier Darcos, le ministre de l’Education.
Réagissant aux déclarations du ministre, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a évoqué un "petit geste" qui n'est toutefois "pas à la hauteur des attentes et de la mobilisation", avec cette lettre que les syndicats vont "regarder attentivement".
Deux intersyndicales sont prévues lundi pour décider des suites de la mobilisation.
En réponse à la manifestation, le ministre de l'Education, a exclu sur Europe 1 tout retrait des projets de réforme du gouvernement.
"Quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d'ailleurs (...) jamais elles ne l'emporteront sur la légitimité démocratique de ce gouvernement qui a reçu mandat de réformer", a déclaré Xavier Darcos.

Que la petite fête entre amis continue
Une autre journée d'action est prévue le samedi 24 mai, à l'appel de 19 organisations dont la …FSU, l'UNSA-Education (non représentatif), le SGEN-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL dont Florian Lecoultre, l'UNEF. Et la FIDL et la PEEP ?
Certains appellent aussi à participer à la journée pour les retraites solidaires le 22 mai.
Et c'est un jeudi de plus, dans le respect des lycéens...

Libellés : , , , , , , , , , , , , , ,

Lien

samedi 17 mai 2008

Couac au PS : le parti est « une pétaudière » !

La candidature de Désirdavenir Royal divise les socialistes
C'est maintenant officiel. Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi que "le PS se transforme en véritable pétaudière", réagissant à l'annonce faite la veille par Sa Cynique Majesté Royal qu'elle était prête à prendre la direction du parti.
Qu'est-ce qu'une 'pétaudière'?
On l'a compris, c'est le PS, c'est à dire une assemblée où règne le désordre, faute de discipline.Le taulier est donc le responsable de cette confusion. Or, Sa Sereine Majesté Royal aspirerait à devenir la mère maquerelle de cette pétaudière-là: peut-on imaginer la blanche colombe dans ce rôle ?

"L'ordre juste, c'est juste le désordre", au PS
Nicolas Sarkozy les avait pourtant mis en garde dans son Discours de Nice (30/03/07). Sa citation irait comme un gant de boxe à l'amère Royal. Son ex-concubin, le taulier, est responsable, mais pas coupable.Pour autant, il pourrait poursuivre Camba en justice pour diffamation...
Désirdavenir est quant à elle rodée et à l'aise: la pétaudière a certainement été son quotidien pendant des années de vie commune, si on en croit les témoignages anonymes. Cambadélis "ne réussira pas à me déstabiliser", a-t-elle dû lui rétorquer.
"Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet.
"Tout se résume à une bataille des ego", a ajouté Jean-Christophe. Cambadélis.

La présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé vendredi lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.
Cambadélis pourrait donc faire la police Rue de Solférino et jouer des poings avec l’amère Royal. Ancien trotskiste (OCI), cet élégant socialiste surnommé 'Kostas', d'origine grecque, né en 1951 à ...Neuilly-sur Seine, n'aime pourtant pas le désordre !
Kostas, dit aussi 'le Grec', n'a jamais eu d'activité professionnelle connue mais bénéficia d'un emploi fictif au sein de la mutuelle étudiante MNEF entre 1991 et 1995, pour lequel il aurait touché 620 500 francs (94 580 euros) d'une filiale de la MNEF, au titre d'une activité permanente de conseil. Le 2 juin 2006, reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cette peine n'est assortie d'aucune interdiction d'exercer un mandat politique.
Rappelez-vous aussi comment il avait fallu s’interposer entre Dominique de Villepin qu’il menaça en pleine Assemblée Nationale…
Attendons-nous au passage
du couac
au KO !

Libellés : , , , , , , , , , , , ,

Lien

PS, entreprise familiale ? Royal veut capter l’héritage de Hollande

Passation de pouvoir annoncée …Le PS restera dans la famille ?
C’est fait, elle s’est dévoilée : la Royal passe à l’abordage du PS, mais la bombinette Royal a fait pschitt ! Le sabotage du Rainbow Warrior, c’était son frère Gérard…
Désirdavenir Royal a cassé le suspense et annoncé vendredi, lors d'une réunion publique, qu'elle serait candidate à la direction du PS, "si les militants le jugent utile" lors du congrès de Reims au mois de novembre.

La p’tite présidente de région a dû trouver que Melle, en Poitou-Charentes, c’était humiliant : elle ne s’est donc pas abaissée à s’adresser aux militants depuis les profondeurs de la province. C’était donc dans la capitale, à Paris, sur les terres de son rival Delanoë !
Par ce geste, la faucille en main, l'ex-candidate à l'Élysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied du maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la semaine prochaine doit marquer, marteau au poing, la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

Sa Cynique Majesté Royal ne s’adresse toujours pas au PS
Méprisante des cadres du parti dont elle brigue la direction, elle préfère séduire les plus influençables. "Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent [...]", a déclaré la présidente du Poitou-Charentes devant 4 à 500 militants (on peut diviser par deux !) réunis dans le 20e arrondissement, le plus populaire de la capitale, pour "un atelier citoyen". Elle a renouvelé son langage de pacotille pour séduire les indigènes socialistes.

Elle veut être calife à la place du calife
"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le Parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti", a ajouté Iztoubad, qui entend "porter une conception du renouveau du socialisme en France et dans le monde".
Au fil des semaines, la candidature de Sa Sérénité Royal apparaissait évidente, mais non précipitée. D’autant que dans sa fourberie, l'élue picto-charentaise avait réaffirmé il y a quelques jours devant des journalistes que le moment n'était pas venu…
Au chapitre des vacheries, la souriantes ex-concubine du Premier secrétaire sortant a lancé : "Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership !" Le benêt rigolo n'a encore pas réagi. Il veut revoir ses enfants...
Alors que bien des médias annoncent un choc entre Bertrand Delanoë et Sa Sérénité Royal au congrès de Reims, la candidate battue de la présidentielle a aussi affirmé qu'il n'y avait "pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs". S’identifiant à la base pour mieux la circonvenir, elle a assuré que "les militants n'en veulent pas et ils n'en auront pas. En ce qui me concerne, le débat sera respectueux", a-t-elle ajouté. C'est mal parti, car cohérente, elle venait tout juste de manifester son pacifisme et son respect à Hollande…

La présidente de région a confirmé ses bonnes dispositions en précisant que, passage obligé pour conquérir le parti, elle ferait "une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion". "Dès la semaine prochaine, nous passons à la rédaction de la contribution" qui devra être déposée au plus tard le 1er juillet, a-t-elle ajouté, en riposte à Delanoë. Rien ne la motive donc plus que les conflits

Désirdavenir Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales, de petite taille en majorité, mais aussi de taille moyenne comme l'Aude, le Var, la Somme ou encore l'Indre-et-Loire. Et la Côte d'Or? Et les Alpes-de-Haute-Provence, alors ?
Selon la prétendante au poste de calife, qui a multiplié les références à François Mitterrand, "le Parti socialiste est bien à la croisée des chemins : la renaissance ou le sur-place". Son expérience personnelle aurait pu naturellement lui inspirer la troisième voie, le chemin de derrière, celui de la défaite sur lequel elle est engagée.
Les vois de la grâce sont impénétrables. La fréquentation des églises l'a transformée. Régulièrement accusée de nuire au PS, de n’avoir d’autre ambition que personnelle et pour cela de soigner sa popularité en jouant sur son image et son sexe, Sa Sérénité Royal a garanti qu’elle ne veut toujours pas "flatter les militants". Ceux à 20 euros en effet n’ont pas honoré leur promesse de dons au PS et elle devra embobiner une autre catégorie. Il semble d’ailleurs qu’elle les ait déjà effacés de sa mémoire et qu’elle se soit tournée vers Paris intra-muros. "Je veux les respecter et les convaincre", a-t-elle promis dans le 20e arrondissement, promettant à nouveau de "parler aux militants comme [elle] parle aux Français". Elle n'a donc pas vu ce que çà avait donné?... On notera seulement au passage que désormaisles sans papiers ne l’intéressent donc pas plus que les quartiers. Ces derniers vont se sentir quelque peu délaissés et d’autant plus amers et défavorisés. "Il n'y aura pas de faux débats, de postures toutes faites." Aucune fausseté ?

Souvent accusée de faire le jeu de François Bayrou, l'ex-candidate séductrice de l'ado solitaire a prôné "un Parti socialiste qui soit le centre de gravité pour toute la gauche dans le respect de nos partenaires". Les derniers survivants du MoDem ne l’intéressent plus non plus :ils ne votent pas au PS… Et les éjaculateurs précoces, çà va un peu !

La parano n'est pas guérie. Elle fait une rechute!
Face à "ceux qui déforment ou dénigrent" sa méthode - partir d'un questionnaire aux militants pour proposer un projet politique au congrès -, Sa Cynique Majesté Royal a assuré que ce n'était pas révélateur du vide d'une pensée, et "le contraire du populisme et de la démagogie", dénonçant un "ordre jupitérien" où on "décide dans la solitude de son bureau". Et qui décide en dernier ressort ? Et librement?...

Libellés : , , , , , , , , , ,

Lien

Un an déjà: Xavier Bertrand répond au Figaro

«Le PS manque d'idées, mais ne manque pas d'air»
Texte de l'entretien du 6 mai 2008
LE FIGARO- Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les Français sont déçus par les premiers résultats, cela vous inquiète-t-il ?
Xavier BERTRAND- Je retiens plutôt un chiffre du sondage publié lundi dans Le Figaro : si on revotait dimanche, Nicolas Sarkozy progresserait de deux points au premier tour (33% contre 31% l'an passé). Cela prouve que les Français sont bien conscients qu'on applique tout ce qu'on a dit. 2007, c'est l'année des engagements tenus. Cela change par rapport aux époques précédentes où l'on oubliait les engagements de la campagne. Si on tourne le dos à nos promesses, alors on verra resurgir l'abstention et les extrêmes. 2007 a été une année de travail et de changement. Le changement d'état d'esprit est incontestable. Pendant des années, on débattait des RTT. Aujourd'hui, on discute autour des heures supplémentaires. Et ce n'est que le début.
C'est une victoire idéologique de la droite ?
Un an après, on y voit clair dans les nouveaux clivages. D'un côté, il y a le mouvement incarné par le président et l'UMP. De l'autre, il y a les conservatismes de tous bords. On voit bien qu'il y a une volonté permanente et sournoise pour dire «les réformes, ça ne marchera jamais». Or ces réformes, on ne les fait pas par caprice, mais parce que la France en a besoin et que les Français les demandent. L'immobilisme nous est interdit.
Comment expliquez-vous alors que le président de la République batte des records d'impopularité ?
Nous n'avons pas été élus pour être à 70 % d'opinion favorable dans les sondages ! Nous avons été élus pour moderniser la France. Mais il faut davantage de résultats, plus rapidement. Les Français ne doivent plus se dire : «Le changement, c'est quand pour moi ?» Il faut que les résultats se fassent sentir plus vite. Nous devons donc faire des textes de loi plus simples, plus clairs et avec des résultats encore plus rapides. Le meilleur exemple, ce sont les six millions de Français qui font des heures supplémentaires. Ils voient tous les mois la différence. 80 euros de plus en moyenne, c'est beaucoup mieux qu'un grand discours.
Que répondez-vous à François Hollande quand il qualifie Nicolas Sarkozy de «président du gâchis» et de «“M. Plus” pour les plus riches» ?
Les socialistes manquent d'idées, mais ne manquent pas d'air ! Nicolas Sarkozy, c'est un an d'action, et le PS, un an d'agitation. Au lieu de se lancer dans le concours de caricatures, les socialistes feraient mieux de se mettre au travail. En un an, je n'ai pas entendu une idée nouvelle. Avec Hollande, c'est toujours plus de démagogie et moins d'idées nouvelles. La réalité, c'est que l'opposition ne travaille pas et s'enfonce dans le conservatisme le plus ringard. Au PS, il y a plus de candidats au poste de premier secrétaire que d'idées nouvelles ou de militants, je caricature à peine !
Mais on entend aussi des critiques jusque dans les rangs de l'UMP. Le projet de loi sur les institutions passe mal…
On a certainement besoin de faire plus de pédagogie auprès des députés UMP. Je rappelle que nous avons tous été élus sur le projet de Nicolas Sarkozy. Quant à la réforme des institutions qui prévoit un renforcement sans précédent des pouvoirs du Parlement, la gauche et la droite la réclament depuis des années. Nicolas Sarkozy la propose. La refuser aujourd'hui serait donc difficilement compréhensible. Si notre pays ne va pas de l'avant, il est condamné à descendre en deuxième division.
Mais la pédagogie, c'est le rôle de l'UMP dont vous êtes le secrétaire général adjoint…
Soyons plus offensifs. Arrêtons toute autoflagellation ! On n'a pas à rougir de ce qu'on a fait face à des socialistes sans idées, sans projet. C'est l'une des leçons qu'on doit tirer des municipales. Ne soyons pas sur la défensive. L'UMP doit se placer en permanence devant le gouvernement dans le débat d'idées, la pédagogie et pour détecter les talents de demain. C'est ce qu'on est en train de mettre en place avec Patrick Devedjian et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Hier, le premier ministre était sur France Info et vous étiez quelques minutes plus tôt sur RTL. Cette course-poursuite médiatique va-t-elle durer longtemps ?
Vous oubliez Brice Hortefeux, lequel gère avec courage et détermination le dossier des travailleurs sans papiers, qui était aussi sur France Inter au même instant. La vérité, c'est que nous sommes sur le pont pour défendre les réformes du gouvernement sous l'autorité du premier ministre.
Ces «chicayas» au sein du gouvernement, ça fait désordre ?
Elles sont derrière nous. Le président nous a demandé de nous concentrer sur l'essentiel. Ceux qui l'oublieront auront tout faux (Propos recueillis par Bruno Jeudy)

Libellés : , , , , , , , ,

Lien

Service minimum : union sacrée des partis et des syndicats contre les Français

La gauche m