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jeudi 11 avril 2013

Déluge de réserves sur la moralisation de la vie politique improvisée par Hollande

Ayrault intoxiqué dans l'enfumage de l'affaire Cahuzac 

Assez de mensonges et d'intox !
Pendant  que, la nuit, le Parlement vote les textes gouvernementaux, le jour, Jean-Marc Ayrault est confronté aux premiers affrontements, souvent vifs ce jeudi, suscités sur le projet de moralisation de la vie politique improvisé la veille par François Hollande

Les résistances viennent aussi bien de la droite que de la gauche.
Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, s'est rendu à Matignon pour exprimer ses réserves, de même que les principaux responsables parlementaires.

Alors que,  pour la première fois depuis ses aveux, l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, est sorti de son silence jeudi pour tenter d'apitoyer l'opinion sur son sort, en déclarant qu'il "déménage tous les deux jours pour fuir la pression", et pour dire qu'il réfléchit toujours à récupérer son siège de député, les conséquences de son blanchiment de fraude fiscale et de ses mensonges continuent d'agiter la vie politique.
On en oublierait les soupçons qui planent aussi sur le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dont on se demande où est passée son immense fortune.

Autre ministre également dans l'oeil du cyclone, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a été contraint de démentir "avec la plus grande force" - sa version du "les yeux dans les yeux" de Cahuzac" -  qu'il connaît depuis le 31 décembre 2012 l'existence du compte secret de son ministre, en Suisse puis à Singapour, suite aux révélations de l'hebdomadaire Valeurs actuelles.

Parmi les textes sortis de la naphtaline et les mesures préparées à la hâte mercredi par François Hollande, c'est l'obligation faite aux ministres et élus de rendre public leur patrimoine qui recueille le plus de critiques, y compris au Parti du président.

Les parlementaires écologistes réclament même des 'choix clairs et forts' en matière de transparence et de moralisation de la vie politique. "Il faut mettre fin au règne de la loi du silence et de l'opacité", a ajouté le coprésident du groupe des députés écologistes, François de Rugy.
La candidate Europe Ecologie-les Verts Eva Joly participera d'ailleurs à l'action de rue organisée le 5 mai par l'extrême gauche, à l'initiative de Mélenchon.

En revanche, le président (PS) de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a ainsi jugé que cette publication du patrimoine n'était "pas forcément la bonne solution pour permettre un lien de confiance entre les élus et la population".
L'élu de Seine-Saint-Denis n'est pas opposé au contrôle du patrimoine par une haute autorité, annoncée mercredi par le président de la République. Mais la publication de ces patrimoines le mettent mal à l'aise. "Déclarer, contrôler, sanctionner, c'est de la transparence, rendre public, c'est du voyeurisme", a mis en garde Cloclo Bartolone dans Le Figaro, au risque d'attirer la suspicion populaire et le mépris des gros dealers de son département...
A l'occasion du travail parlementaire, "j'espère que (...) nous serons en mesure de faire des propositions qui permettent de faire    concilier à la fois la transparence sans pour autant tomber dans le voyeurisme", a-t-il précisé à la presse à l'issue de sa rencontre avec Ayrault. Ainsi, selon ce socialiste, ses concitoyens seraient-ils des pervers !
Ces réserves sont entendues à l'Elysée, où l'on se montre compréhensif: Claude Bartolone "s'est fait le porte-parole des parlementaires", souligne-t-on dans l'entourage du président. "Au niveau de leurs électeurs, à la limite, ils peuvent s'arranger, mais ça coince au niveau de leur vie privée puisque ça concerne aussi leurs enfants et leur conjoint", ajoute-t-on de même source. Quid des concubins et concubines ?
VOIR et ENTENDRE une sélection France Info des réactions, dont l'épouvantail Marine Le Pen, et Luc Chatel ou Manuel Valls et Montebourg et le ravi du Béarn:

Le point de vue du patron de l'Assemblée est souvent partagé à droite

L'ex-ministre UMP
Luc Chatel s'est inquiété jeudi matin que le chef de l'Etat jette "l'opprobre" sur la classe politique pour masquer le fait qu'il y avait un "voyou" au PS. A-t-il pour autant donné un coup de strike>'Kärcher'
   de balai au gouvernement ?
"Sur la publication du patrimoine et la mise en pâture des parlementaires et élus, j'y suis clairement opposé", a renchéri le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, après sa rencontre avec  Ayrault. Il a toutefois assuré que "si la loi passe, on l'appliquera".
VOIR et ENTENDRE Nadine Morano choisir la vérité contre la "transparence":

En attendant,
François Fillon et Laurent Wauquiez ont reproduit leurs déclarations antérieures de leur patrimoine."On n'est pas au PS, on est à l'UMP, les gens ont leur liberté", a ironisé en retour M. Jacob, proche de J.-F. Copé.
'On n'est pas dans une opération 'mains propres', on est dans une opération 'tous à poil' et le problème, c'est que l'on est dans un pays où l'on ne vise pas l'ambition ou la réussite mais la jalousie! (...) Imaginez que les règles de transparence aient existé il y a un an, pensez-vous que celui qui a un compte en Suisse l'aurait déclaré?', renchérit Thierry Mariani.

VOIR et ENTENDRE 
le "duel des éditorialistes" entre Eric Decouty, de Libération, et François d'Orcival, de Valeurs actuelles, hier mercredi: 
L'idée du délit de parjure sera-t-elle retenue par le pouvoir socialo-écolo ?
S'il a salué une "démarche de travail assez consensuelle" et n'est pas opposé à la publication des patrimoines des ministres et élus, le président du groupe UDI, Jean-Louis Borloo, souhaite pour sa part que les "familles" ne soient pas concernées. "Moi, j'ai choisi ce métier, c'est une autre histoire", a expliqué M. Borloo.

La publication du patrimoine est acceptée par d'autres personnalités politiques, à l'instar du président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, premier à être reçu par le chef du gouvernement. Celui-ci a assuré jeudi ne pas avoir "de réticence particulière" à ce sujet.

Ces divergences jusqu'au sein de la majorité ont donné au Front de Gauche une impression de "cacophonie", selon la présidente du groupe communiste au Sénat, Elliane Assassi, reçue avec son homologue de l'Assemblée, André Chassaigne.
"Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose", a-t-elle regretté, alors qu'il y a "d'autres mesures sur l'évasion fiscale, les conflits d'intérêts".

Christian Jacob a de son côté appelé une nouvelle fois à "d'abord faire la lumière sur ce qui s'est passé à la tête de l'Etat, au ministère des Finances".

Les consultations devaient s'achever par une déclaration du Premier ministre.


2 commentaires :

  1. Chasse aux sorcières !

    Les Français veulent du boulot, du pouvoir d'achat, de l'honnêteté chez leurs élus mais surtout pas de la diversion comme si le peuple avait un manque de cervelle.

    Les citoyens lambdas aimeraient bien avoir uniquement des politiques honnêtes et des journalistes libres de leurs actionnaires, est-ce trop demander ????????????


    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/pierre-berge-et-le-monde-qui-paye-surveille_1239471.html

    http://unionrepublicaine.fr/video-limposture-encore-et-toujours/

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  2. Ca rigole pas, du balai !

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/04/12/97001-20130412FILWWW00374-info-figaro-le-patron-du-raid-remercie.php

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