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vendredi 18 octobre 2019

Voile islamique : Macron nie la fracture du gouvernement sur la provocation d'une mère accompagnatrice

"Il y a une unité du gouvernement", prétend le chef de l'Etat

Alors que les sensibilités s'opposent dans l'exécutif, le chef de l'exécutif est-il obligé de faire une déclaration mensongère ?

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Les "victimes" ne semblent pas mécontentes de leur coup...

Le pouvoir macronien s'écharpe dans tous les media 
depuis plusieurs jours sur le sujet du port du voile islamique dans l'espace public, mais Macron fuit ses responsabilités en ne prenant pas parti : mieux, il nie même le débat qui oppose sa majorité jusqu'au coeur du gouvernement. En dépit de la laïcité bafouée, le chef de l'Etat a assuré ce jeudi les Français de "l'unité" du gouvernement sur le sujet, une contre-vérité patente.

Depuis plusieurs jours, le débat sur le port du voile agite la France, de la classe politique à la rue et divise la majorité présidentielle. Face à la polémique grandissante depuis que l'élu du Rassemblement national Julien Odoul a signalé la présence d'une mère voilée dans l'enceinte d'une assemblée du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Elle animait la sortie éducative d'un centre social, de Belfort à Dijon (182 kms et quatre heures de route aller-retour), avec des enfants d'un âge a priori assez peu motivé par une délibération politique d'adultes en séance plénière. L'intention de cette femme engagée apparaît donc militante et certains parlent de provocation prosélyte, voire déstabilisatrice.

Après avoir gardé le silence pendant plusieurs jours, de la même façon qu'il ne s'est pas prononcé sur l'incendie de produits chimiques toxiques à Rouen, il a finalement dénoncé un "raccourci fatal" entre lutte contre le terrorisme et islam, ce qui n'est pas le sujet.

En même temps, Macron appelle à "être intraitable avec le communautarisme" sans "stigmatiser nos concitoyens" : la quadrature du cercle qu'il laisse aux autres sur le terrain, loin de l'Olympe.

Le péroreur a assuré de "l'unité du gouvernement" à ce sujet

"Le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, le ministre de l'Education nationale et l'ensemble du gouvernement travaillent sur ces sujets ensemble", a-t-il assuré, contre toute évidence, lorsqu'il a été de nouveau interpellé lors d'une apparition publique ce jeudi 17 octobre à Bruxelles pour un sommet européen.

En fait, il n'a fait qu'anticipé la période des voeux
: "Et je souhaite que chacun se rassemble, pas simplement au Parlement, mais dans la société.
Mon rôle, c'est plutôt de rassembler", a-t-il encore babiné, sans pour autant faire avancer les choses. "Ces combats sont sérieux et ils impliquent de ne pas diviser, de ne pas stigmatiser et d'agir ensemble", a-t-il prêché. 
Et de se faire reluire : "J'ai des idées qui sont claires depuis le début, mais je le fais au rythme que je considère comme étant le bon et en évitant de remuer des sujets quand la société civile se divise dessus", s'est-il auto-satisfait, pressé de prendre la parole pour de vrai.

La droite et la gauche s'affrontent au gouvernement et dans la majorité présidentielle 

La macronie entière s'écharpe depuis plusieurs jours sur ce sujet sensible. 
Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé dimanche que "le voile en soi n'est pas souhaitable dans notre société". Un avis que partagent les ministres de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et du Budget Gérald Darmanin, issus de la droite républicaine et modérée.

A l'inverse, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye défend une position nettement plus communautariste, dissidente de la pensée officielle.
La Franco-Sénégalaise du gouvernement a jugé "choquante" l'attitude de Julien Odoul : "Qui est-il pour stigmatiser une femme qui accompagne les enfants en sortie scolaire ?", a-t-elle polémiqué, en démagogue populiste, sur France 3 dimanche, occultant totalement son port ostentatoire du foulard islamique.
Pour Macron, Ndiaye fait-elle encore parti de son gouvernement?

Dans la majorité présidentielle, la fracture est similaire
Ainsi l'ex-socialiste Aurélien Taché, qui a senti le vent tourner et a rejoint La République en marche, ne cesse de mener la "fronde".

Q
uant à ldéputée
Aurore Bergé, porte-parole de LREM, elle s'est  déclarée prête à voter une proposition de loi LR sur l'interdiction du voile lors des sorties scolaires. "Je suis cohérente avec des convictions que j'ai toujours eues.", a-t-elle déclaré à LCP. 
Plusieurs députés LREM, dont Coralie Dubost, Cécile Rilhac, Eric Bothorel, Fannette Charvier et Amelia Lakrafi lui ont immédiatement répondu "Not in my name" ("pas en mon nom") sur Twitter.

Il y a le feu à la maison Macron, mais son propriétaire regarde ailleurs en assurant que ça ne sent pas le roussi...

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