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jeudi 3 octobre 2019

Suicide d'une directrice d'école en Seine-Saint-Denis

Le syndicat SNU-ipp politise ce drame humain

Pas facile d'assumer l'arrivée des migrants, ajoutée aux difficultés inhérentes et "cultivées" en Seine-Saint-Denis


Bien que ce département en faillite économique bénéficie de toutes les attentions et privilèges, la vie quotidienne des fonctionnaires y est particulièrement exposée. Des directeurs et directrices d'école de Pantin font part de leur colère après le suicide de leur collègue, "une figure du quartier". Une semaine après le suicide d'une directrice d'école maternelle à Pantin (Seine-Saint-Denis), familles et enseignants se sont réunis mardi, décidés à "partir en guerre", à relancer la lutte des classes.

Le corps de cette directrice de l'école maternelle a été retrouvé dans le hall de son établissement, l'école Méhul de Pantin (Seine-Saint-Denis), le 23 septembre dernier. Ce jour-là, Christine Renon avait mis fin à ses jours en laissant une lettre derrière elle. 
Deux jours avant de mettre fin à ses jours, la directrice de 58 ans décrite comme "hyper investie" avait pris soin en effet d'adresser à une trentaine de ses collègues une lettre de
trois pages où elle détaillait "son épuisement", la solitude des directeurs, l'accumulation de tâches "chronophages", les réformes incessantes et contradictoires. 

Alignés face à l'assistance, directrices et directeurs, visages fermés, ont dénoncé "l'incurie et le silence de l'Etat et de la mairie" après ce drame inédit. "On nous a réunis pour nous dire de ne pas diffuser la lettre de Christine, pour dissimuler les raisons de son suicide; on a tenté de nous dissuader d'organiser un hommage. C'est la chape de plomb", a dénoncé l'une d'entre elles. Jeudi, ils ont reçu un courriel du recteur intitulé "Hommage". Tous ont pensé à leur collègue. "Mais c'était un mail pour Jacques Chirac".

Alors que se tiennent ce jeudi les obsèques de la quinquagénaire et que plusieurs rassemblements sont prévus pour lui rendre hommage, plusieurs directeurs et directrices d'établissement de la ville socialiste de Pantin ont exprimé leur indignation dans une tribune publiée sur franceinfo.fr. "Elle s'est toujours profondément investie dans son métier, probablement au point de ne plus parvenir à supporter la multiplication et la lourdeur des tâches exigées en permanence", y supputent les collègues de Christine Renon, faisant l'impasse sur sa vie personnelle marquée par un deuil récent. 

"Dégradation de nos conditions de travail"

Dans sa lettre, la désespérée évoque tous les obstacles qui se sont dressés devant sa volonté d'exercer son métier convenablement. "Le contenu de son courrier fait écho à notre quotidien de directeurs·trices d'école, au regard de la dégradation de nos conditions de travail et de toutes les responsabilités qui reposent sur nos épaules", peut-on lire dans la tribune, sans évoquer le fait que cette fonction est exercée sur la base du volontariat"On nous donne de plus en plus de tâches administratives. A la fin de la journée, on a fait 1.000 choses mais on ne peut plus faire notre cœur de métier. Et puis il y a le manque d'enseignants, la part de plus en plus importante de débutants et de contractuels, le turn over : 30% des enseignants de la commune sont des néo-arrivants !", souffle une directrice. La question que les enseignants refusent de se poser n'est-elle pas celle-ci ? Les causes de cette désaffection pour le métier sont-elles principalement l'idéologie destructrice qui règne en Seine-Saint-Denis?
Devant l'école Mehul, à Pantin, jeudi.
Les signataires listent alors toutes les difficultés auxquelles ils font face au quotidien et qu'ils ont librement acceptées : "les enseignant·e·s débutant·e·s", les relations avec les parents, avec la municipalité, avec "un·e nouvel·le inspecteur·trice", "les conflits qu'on tente de désamorcer pour préserver la sérénité de l'école", les "dysfonctionnements matériels et humains", etc. Mais ils ne mentionnent pas l'isolement des enseignants que les syndicats ne prennent pas les moyens de rompre. 

Un geste "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels". Ils demandent enfin au ministère de l'Education nationale de "prendre acte du geste désespéré de (Christine Renon) et de son dernier témoignage et réagir en conséquence". Estimant que son suicide est "révélateur de la souffrance au travail partagée par l'ensemble des personnels de l'Education nationale au regard de la dégradation continue et permanente de leurs conditions actuelles de travail, en Seine-Saint-Denis et au-delà". Ainsi prennent-ils la mesure des risques - sans se les avouer - que leurs propres options politiques font courir à la collectivité éducative.

Ce matin Catherine da Silva (SNU-ipp) est sur tous les media. 
Sur CNews, comme sur France Info, elle consacre davantage de ses temps d'antenne à incriminer son ministre, Jean-Michel Blanquer, qu'à rendre hommage à sa collègue. "Sachez qu’après la réception de la lettre, notre administration a mis en place une soi-disant cellule d’écoute. En réalité, les premiers mots étaient pour nous rappeler notre devoir de réserve, de discrétion. En insistant sur le fait que ce courrier était une pièce de justice, qu’il fallait la remettre à la police pour qu’elle ne soit surtout pas diffusée !" Ainsi, en milieu scolaire, la priorité est-elle accordée à l'humain...

Dans sa lettre adressée à douze de ses collègues, la directrice insiste sur ce sentiment de solitude qui l’oppresse. "Les directeurs sont seuls ! Seuls pour apprécier les situations […]. Ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger." Or, l'institution et les syndicats parlent d'équipe pédagogique"...

Le SNU-ipp n'a rien trouvé de mieux que d'arrêter le travail.
En plus des rassemblements prévus en Seine-Saint-Denis, un préavis de grève a été déposé pour ce jeudi en début de semaine. La moitié des écoles de Seine-Saint-Denis seront fermées, selon le SNUipp-FSU, le syndicat dominant le primaire. Des rassemblements sont prévus devant les locaux de l’Education nationale à Bobigny, PCF jusqu'en 2014, comme dans de nombreux départements. Samedi matin, les Pantinois pourront s'associer à un cortège en hommage à Christine Renon, de la maire de Pantin à l'école Méhul.


Clairement, l'enseignante n'a pas trouvé de soutien auprès de sa hiérarchie, mais pas davantage auprès de son syndicat, ni de ses collègues.

Et, vendredi matin, tout sera comme avant
: les militants de ce syndicat contribueront à la dégradation de leurs conditions de travail en justifiant les incivilités des parents d'élèves et de leurs enfants par le contexte social que les enseignants aggravent en développant leurs théories politiques et humanistes, sans s'assurer qu'ils en ont les moyens et en incriminant tous les gouvernements successifs.

L'école maternelle en deuil de Seine-Saint-Denis a choisi de prendre le nom de l'un des fondateurs du Conservatoire de Paris, au motif qu'il est l'auteur de nombreux chants patriotiques révolutionnaires.

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