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mercredi 2 octobre 2019

Fréjus: vers un mariage de la carpe et du lapin aux municipales ?

Un "front républicain" uni peut-il abattre un bon maire ?

Fréjus est la plus grande ville dirigée par le Rassemblement national et tous veulent donc la peau de son maire sortant, dès le premier tour
La prise de Fréjus, symbole RN, serait un coup de maître. 
Candidat à sa propre succession, l'ex-sénateur David Rachline, 31 ans, pourrait avoir à faire face à un front républicain. LREM, le MoDem, LR, EELV et le PS cherchent à conclure une alliance contre nature dès le premier tour. "Si on est divisés, ce sera impossible de le sortir. Tous ensemble, on a une chance", lance le député MoDem Philippe Michel-Kleisbauer, un bien violente exhortation, de la part d'un centriste! D'autant que le va-t-en-guerre est un collègue du macronien Bayrou, démissionnaire du gouvernement, suite à l'affaire des emplois fictifs de son parti satellite de LREM, est un ancien assistant parlementaire de François Léotard, que la Cour de justice de la République a mis en examen en juillet 2017 pour complicité d'abus de biens sociaux dans l'affaire Karachi... Le MoDem qui hurle au loup serait bien avisé de ronronner dans la garrigue macronienne.

Ce front uni a-t-il d'ailleurs la moindre chance de ravir la mairie à ce proche de la présidente du Rassemblement national ? 
Effacer une des plus belles victoires du Rassemblement national​ aux municipales 2014, ce serait casser la "vitrine" du fonds politique de Marine Le Pen, du travail de 'Black bloc'. 
La mairie FN et son maire, David Rachline, n'envisagent pas de renoncer à un second mandat sous la menace. 
Un front "républicain" se constitue pourtant à Fréjus et, sur Facebook, des militants s’exaltent : "Ensemble, nous allons sauver Fréjus comme Saint François de Paule l’a sauvé de la peste il y a 2000 ans." Les habitants de Fréjus ont-ils envie d'être sauvés? 

Philippe Michel-Kleisbauer rêve de revanche.
Mais, seul, il part de loin : aux élections municipales de Fréjus de 2014, avec seulement 7,65 % des voix au premier touril n'est pas allé au second. Depuis quelques mois, il négocie donc avec les autres partis. "Les négociations avancent très bien, assure le député du Var. Je profite de la période de l’examen budgétaire pour laisser chacun consulter ses bases – ou ses hiérarchies – et à partir de novembre, je remettrai tout le monde autour de la table."

Sa liste a eu cinq ans pour élaborer une base de programme (commun) : valoriser le patrimoine de la ville antique et le patrimoine naturel (forêts, étangs et littoral) de Fréjus. Elle n’a en revanche pas encore de leader pour l’incarner...

"Le choix de la tête de liste, c’est toujours le problème, souffle Françoise Cauwel, sénateur-maire de Fréjus, conseillère municipale et patronne de l’opposition à Fréjus, une ex-LR passée à LREM, une personne aux convictions solidement chevillées au corps, donc. "On ne pourra battre le FN si personne n’est capable de mettre son ego dans ses baskets !" clame-t-elle. "Tout le monde veut faire un front républicain, mais tout le monde veut en prendre la tête," bougonne cet ancien membre (adjointe à la culture) de l'équipe Elie Brun, maire-sortant à qui l'UMP avait refusé l'investiture : le 30 janvier 2014, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Draguignan à cinq ans d'interdiction des droits civiques et à 20.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts dans une affaire de concession de plage privée. F. Cauwel se pose pourtant en promotrice locale de "l’éthique en politique"...

Le MoDem Philippe Michel-Kleisbauer se voit bien en tête de liste, par exemple : "J’y réfléchis beaucoup, mais oui, c’est l’hypothèse qui émerge. Il faut suffisamment de notoriété pour battre Rachline, il faut être connu et reconnu, et c’est mon cas. Avec ma notoriété et avec une union, je serai le favori !"
  
"Dans un duel, Rachline peut être battu"

A Fréjus, une association, le Forum Républicain, mène la vie dure à la mairie FN depuis 2014. Ses dirigeants ont organisé de nombreuses rencontres entre les personnalités politiques locales et se convainquent de voir cette union émerger, tout en ayant conscience qu’il y aura plus de deux listes candidates au premier tour. En juin dernier, entre Julien Poussin (LFI) et les leaders du groupe local d'EELV, Jacky Giral et Pierre Barbe, le dialogue était rompu, mais Julien Poussin continue de répéter qu'une "liste de rassemblement de gauche et écologiste" est possible.
Quant au centriste Emmanuel Bonnemain, un avocat au barreau de Draguignan, qui a officialisé sa candidature UDI devant l'association Fréjus 2020, il veut croire en une liste sans étiquette fourre-tout. Il dit tenter lui-même de constituer un front républicain derrière lui. 
Julien Poussin, LFI, quant à lui, qualifie de "fourre-tout contre-nature" un éventuel front républicain.

Ces candidats pourraient détenir la clé du scrutin puisqueselon la présidente du 'Forum républicain', Marie-José de Acevedo, "dans un duel au deuxième tour, Rachline peut être battu. Il est sûr de gagner dans une triangulaire, c’est ce que notre étude électorale nous a permis de conclure ! "
URGENT. Le FN David Rachline remporte la mairie de avec 45% des voix, en triangulaire, selon les premiers résultats
C’est dans cette configuration qu’il avait été élu en 2014… Et c’est ce que ses opposants veulent à tout prix éviter, car ils ont conscience de l’importance du vote FN dans leur commune : 39,18 % des voix aux européennes cette année, 33,5 % au premier tour de la présidentielle en 2017. "Le premier levier pour les battre, c’est de faire une union très large, insiste Marie-José de Acevedo. Le deuxième, c’est la participation : le RN a un plafond qui se situe à 10.000 voix environ…"

Les chiens aboient, la caravane passe

Malgré tous les voyants au vert, Acevedo assure  que "Monsieur Rachline est très inquiet", ce qu’il n'infirme, ni ne confirme. Dans l’entourage du maire, on souligne que le 'front républicain' n’a pas encore été officialisé : "On ne va pas réagir à quelque chose qui n’existe pas !" Et ce n’est de toute façon "pas le moment" de débuter la campagne : "Nous avons été élus pour six ans, pas cinq !"

Si le projet de front "républicain" se concrétise, la défense du maire RN est toute trouvée : c’est le fameux "tous pourris." "Une liste d’union de la gauche à la droite serait du pain béni pour Rachline et son discours sur l’ancien UMPS ou les "ripoublicains", assure Jean-François Minardi, ancien secrétaire de la section PS, qui a disparu. Mais je n’ai pas l’impression qu’ils feront cette erreur !"


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Malgré la présence - il est vrai incertaine -  d’écologistes sur la liste, le patron des Républicains locaux, Jérémy Campofranco, assure que "ce sera moins un front républicain qu’un rassemblement de la droite et du centre, puisqu’il n’y a plus de PS et pas vraiment de gauche à Fréjus." Conseiller National Les Républicains et délégué LR de Fréjus, il se voit bien lui aussi dans le fauteuil du maire, comme d’ailleurs Laurence Fradj, elle aussi LR. A Fréjus, le front républicain serait tricéphale.

Mais
les municipales risquent de ne plus être l'élection territoriale d'une personnalité de proximité, mais un scrutin de politique nationale.

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