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mercredi 16 octobre 2019

Procès Séréna, le "bébé du coffre" : sa mère Rosa Maria da Cruz condamnée à 5 ans de prison

Déni de grossesse, enfant martyre et odieuse clémence de la justice féministe

La femme doit pouvoir disposer librement de son corps. Et de ses bébés?

Les "droits de l'enfant" sont subordonnés à ceux de la femme
A l'issue de son procès en appel aux Assises de Limoges (Haute-Vienne), la mère de Séréna a été condamnée à une peine plus lourde qu'en première instance. 
Rosa Maria da Cruz, 51 ans, a été condamnée en appel à dix ans de prison ferme par la cour d'Assises de Haute-Vienne, mercredi 16 octobre, pour avoir "dissimulé" sa fille pendant 23 mois dans son coffre de voiture après sa naissance, raconte la presse. "Dissimulé" est bien peu dire : elle l'a traité comme une plante, un calvaire de près de deux années. Agée de 8 ans, Séréna souffre aujourd'hui de séquelles physiques et psychologiques graves et irréversibles, un détail, selon les juré(e)s sous emprise de la presse et de la magistrate qui les a encadrés. 

La peine, prononcée après quatre heures de délibérations, est assortie d'un suivi socio-judiciaire de six ans, avec obligation de soins. La cour a également ordonné le retrait total de l'autorité parentale à l'accusée sur la petite Séréna. Un soulagement pour la mère indigne, mais une charge pour la société.

L'avocat général avait requis une peine de "pas moins de 10 ans" de prison contre la "mère" (biologique) de l'enfant, qui a passé ses 23 premiers mois dans une voiture ou un sous-sol, à l'insu de tous, le mari (probablement interdit d'accès au garage) et la fratrie.

C'est un garagiste qui a découvert Séréna, séquestrée dans le coffre de voiture pendant 23 mois

La mère avait oublié la présence de son bébé vivant dans le coffre quand elle avait donné son véhicule à réparer, le 25 octobre 2013, à Terrasson-Lavilledieu (Dordogne). 



Le petit être humain gisait parmi des détritus et ses excréments, entourée d'insectes. La mère, qui a trois autres enfants - dont deux déjà nés après un déni de grossesse - avoue avoir accouché dans le sous-sol de sa maison et dissimulé l'enfant. Séréna a passé presque deux ans dans un couffin, le plus souvent dans le coffre du break maternel, ou dans une pièce en travaux au rez-de-chaussée de la maison familiale, à l'insu de toute la maisonnée. 

Jugée en novembre 2018 par la cour d'Assises de Corrèze, Rosa Maria da Cruz écopa d'abord de cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Le Parquet a fait appel et... elle aussi, indignée en contestant notamment sa déchéance totale de parentalité. 

La solidarité départementale supplée à la génitrice.

Séréna vit aujourd'hui en famille d'accueil, prise en charge par l'aide sociale à l'enfance de Corrèze, chef-lieu... Tulle, désormais en région Nouvelle-Aquitaine. Dans sa dernière étude, l'INSEE confirme une tendance qui se dessine depuis plusieurs années dans le Limousin. 
Dans le Limousin, plus de 15% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 990 euros par mois et par unité de consommation. Certains territoires sont bien plus touchés que d'autres : les villes-centres et les zones très rurales. 

A Terrasson-Lavilledieu (arrondissement de Sarlat, en Dordogne, PS), en 2015, le nombre de chômeurs (540) a fortement augmenté par rapport à 2010 (418) et le taux de chômage de cette population en âge de travailler s'établit à 21,5 %.
A bientôt 8 ans, l'enfant martyrisée a le développement mental d'un enfant de 2-3 ans, et a sa vie brisée, sans sursis : elle vivra jusqu'à sa majorité au moins entre famille d'accueil et institut spécialisé.

"Parce que Séréna est détruite, vous ne pouvez pas la (sa mère) laisser repartir avec un blanc-seing", avait lancé l'avocat général Claude Derens - ex-procureur à Sivens, promu avocat général - en demandant une sanction plus lourde qu'en première instance pour punir cette "violence superlative". 
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La part d'humanité sur ce visage ?
Me Chassagne-Delpech, une femme prénommée Chrystèle et probable mère de famille (ci-contre)avocate à Brive-la-Gaillarde de Rosa da Cruz, n'avait pas de son côté hésité à demander l'acquittement, plaidant le "déni de grossesse" suivi d'un "déni d'enfant". 
Occultant la dissimulation et la maltraitance sur mineur en situation de faiblesse et en particulière vulnérabilité, due à son âge, l'avocate avait estimé qu'une peine de prison aurait été une "décision moyenâgeuse" ...

En même temps,
il est vrai que le Figaro (une autre femme, Aude Bariéty) a déclaré (sous le titre "l'enfant du coffre") que la tortionnaire "avait élevé sa fille dans un coffre "...

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