POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est fusion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fusion. Afficher tous les articles

jeudi 13 septembre 2018

Plan pauvreté : Macron ne promet pas un "pognon de dingue"...

Macron promet une fusion des prestations sociales, dont le RSA

Le "revenu universel d'activité" mettra fin au RSA en 2020


Ce jeudi, lors de la présentation de son "plan pauvreté" au Musée de l'Homme à Paris, Emmanuel Macron a annoncé des économies pour l'Etat en fusionnant plusieurs prestations sociales, mais son "revenu universel d'activité", mesure révolutionnaire, au moins dans les termes, permettra-t-il nécessairement aux précaires de vivre mieux.  
Le  projet phare de son "plan pauvreté" à 8 milliards d'euros, une réorganisation, devrait voir le jour en 2020.

Le chef de l'Etat a proposé cette nouveauté pour mettre fin au "maquis" des prestations sociales et la "sophistication administrative qui tourne au cauchemar". Il s'agirait donc d'une fusion des différentes prestations sociales. Il refait ainsi le coup de Pôle emploi, issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic.

"RSA, APL... Les acronymes enferment les gens dans des cases", a-t-il expliqué. L'écume des choses est porteuse du verbe jupitérien. Peu importe le sigle aux allocataires, pourvu que l'allocation permette de vivre plus dignement, mais Macron peut élucubrer à l'infini sur l'insignifiant. 
En même temps, le plan pauvreté de Macron supprime à coup sûr des sigles, mais peut-être pas la pauvreté. L'aide qui sera pourtant tout naturellement appelée "RUA" reprendra notamment le Revenu de solidarité active (RSA), lui-même déjà une fusion de différentes aides, dont le revenu minimum d'insertion (RMI), et l'allocation parent isolé (API), qui explique en grande partie le nombre croissant de mères seules, notamment dans certains milieux culturels.

L'aide "universelle" consentie par Macron est soumise à des obligations

C'est l'autre détail qu'a apporté Macron : le bénéficiaire du revenu universel d'activité devra respecter un "contrat d'engagement réciproque", "l'obligation d'inscription dans un parcours d'insertion avec l'impossibilité de refuser deux offres raisonnables d'emploi". Ni le RMI, ni le RSA n'avait jamais été ainsi conditionné à la recherche d'emploi.

Autre axe fort de la mesure, "l'Etat sera entièrement responsable" de cette nouvelle aide. Du fait de leurs missions d'insertion, ce sont actuellement les départements qui gèrent le RSA et les Caisses d'allocations familiales qui le versent.

Le gouvernement devra expliquer ce qu'il entend par "universel" qui peut orienter les esprits vers le revenu universel d'existence du candidat Benoit Hamon en 2017. Emmanuel Macron a notamment rappelé que près de 30% de ceux qui pourraient prétendre au RSA ne le font pas. 
Résultat de recherche d'images pour "plan pauvreté"Le socialiste de l'aile gauche du PS s’est montré dubitatif avant ces annonces, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI : "J’écoute les associations qui s’occupent, elles, tous les jours des pauvres, et pas un jour sur 365 comme M. Macron quand il fait un plan pauvreté, voire un jour sur le quinquennat."

Le cofondateur du mouvement Génération.s a fustigé dimanche "un gouvernement pauvrophobe ". Les associations "disent qu’il y a une montée de la pauvreté : des travailleurs, des retraités, des jeunes de plus en plus nombreux à être pauvres", a rapporté l’ancien ministre populiste. 

Macron, quant à lui, a aussi critiqué "l'empilement des aides" qui "finit par générer des erreurs, de la confusion", et alimente "ce discours insupportable sur l'assistanat" et le "pognon de dingue" distribué à fonds perdus.

mercredi 13 janvier 2016

Alstom: Bercy avait permis le rachat du pôle énergie, General Electric veut y supprimer 6.500 postes

6.500 postes supprimés à Alstom et  1.000 re-créations promises : le compte n'y est pas !

6.500 postes supprimés dans l’ex-pôle énergie d’Alstom
Le conglomérat américain envisage un plan de restructuration en Europe avec promesse de créer 1.000 emplois nets en France d’ici trois ans. Les syndicats dénoncent des "licenciements boursiers".

Quand un géant de la taille de General Electric s’engage dans un plan de réorganisation, les chiffres apparaissent immédiatement impressionnants, justifie une certaine presse économique française.
Le conglomérat américain envisage de supprimer 6.500 postes en Europe dans les deux années à venir dans les anciennes activités énergie d’Alstom, dont le rachat a été finalisé en novembre. En France, 765 postes pourraient ainsi être concernés.

L'information confidentielle a fuité. 
"Le plan de restructuration va toucher plusieurs pays européens et impacter potentiellement 6.500 emplois sur 35.000. En France, 765 personnes seront impactées, sur un peu moins de 9.000, essentiellement au siège de Levallois et dans les activités grid [réseaux électriques]", a révélé un représentant syndical ulcéré, précisant que "le site de Belfort ne sera pas touché, ni les activités dans les énergies renouvelables". De quoi se plaint-on ?

Les fonctions support seront les premières concernées

Ce sont aussi des drames humains. 
Alstom en tricolore, c'était avant Hollande...
A quand la commémoration ?
Une vague de départs était attendue au sein du siège de l’ancienne branche énergie d’Alstom à Levallois, écrit non sans complaisance Les Echos. L'opération de licenciements intervient dans le cadre du regroupement avec GE, principalement dans les fonctions support (ressources humaines, juridique, communication), précise GE et le quotidien du groupe LVMH. 

Le site de Massy (Essonne), spécialisé dans les activités liées aux réseaux électriques, va également fermer pour être transféré en Angleterre, selon un représentant du syndicat CFE-CGC. Les partenaires sociaux ont été informés d’un tel projet mardi au cours d’une réunion au niveau européen.
Mercredi, Les syndicats CGT et CFE-CGC ont dénoncé "un plan de licenciements boursiers". Laurent Santoire, représentant CGT, estimé mercredi que cela "marque la première étape du démantèlement des activités Alstom énergie en France et en Europe". Ailleurs en Europe, ce plan de restructuration devrait toucher en premier lieu l’Allemagne, avec 1.700 postes concernés, et la Suisse, avec 1.300 emplois.

Le gouvernement Valls était prévenu
Le groupe américain, dont la nouvelle division énergie compte désormais 65.000 salariés à travers le monde, a justifié sa décision par un contexte économique difficile. Il a rappelé qu’il n’a "jamais caché que les fonctions support allaient être touchées", insiste son porte-parole, et que "ces suppressions de postes se feront essentiellement par des départs volontaires".

La création de 1.000 emplois nets confirmée, à réaliser...

Dans le même temps, General Electric a confirmé son intention de créer 1.000 emplois nets en France dans les trois années à venir - si le contexte économique le permet ! - , un engagement pris au cours des huit mois de négociations de rachat des activités énergie d’Alstom avec l’Etat, pour un montant de 17 milliards de dollars, contre le rival allemand -et européen- Siemens, après avoir fait mine de s'inquiéter des activités nucléaires, des emplois et du futur de ses activités ferroviaires, invitant General Electric à regrouper son ferroviaire avec celui d'Alstom.
Début 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonça les conditions de cette vente à l'américain General Electric soulignant que, contrairement aux promesses d'Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. " Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire…"
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, affirme aujourd'hui que le gouvernement, observateur passif,  "va être comptable et va surveiller l’application de cet engagement". Comme prévu, ce plan social hors normes - avalisé par l'Etat socialiste- frappe principalement les "services partagés", ceux qui font doublon dans les deux sociétés rassemblées.

De nouvelles promesses sous le regard de Macron
Début décembre, le conglomérat, dont l’un des axes stratégiques est de devenir la "première entreprise industrielle numérique au monde", avait détaillé cette stratégie : il va ainsi créer début 2016 à Paris un petit "centre d’excellence pour les logiciels" (250 postes): nous y sommes ! Un centre de services partagés emploiera aussi 200 personnes, entre Paris et Belfort. Un programme de "leadership" sera créé (240 postes): sans date ? Enfin, 310 postes seront créés dans la "réinternalisation de postes de fabrication". Le patron de GE Europe, Mark Hutchinson, estimait alors que, pour compenser les départs naturels, il devrait au total "embaucher au minimum 3.700 personnes d’ici à 2018", dans le meilleur des hypothèses.

Reste maintenant à attendre le millier de nouveaux emplois promis en France promis
et, pour l'heure, l’addition est lourde. Tous les salariés concernés appartiennent exclusivement à Alstom Power, qui se verra amputé de près d’un collaborateur sur six, puisqu’avant la fusion, l’entreprise en comptait 65.000 sur la planète.

mardi 27 octobre 2015

L'enseigne Darty se fera-t-elle absorber par la FNAC ?

Darty demande un nouveau délai pour se prononcer sur l'offre de la FNAC

"Afin de pouvoir examiner la possibilité d'une offre améliorée"
Pour résister à Amazon,
la FNAC a besoin du renfort de Darty qu'elle veut absorber
le conseil d'administration de Darty a annoncé lundi avoir demandé un nouveau délai de réflexion sur la proposition de rachat faite par la FNAC de la part du groupe d'Alexandre Bompard.
Initialement attendue pour le 28 octobre, la décision est donc reportée au 11 novembre. Le 30 septembre, la FNAC avait proposé de racheter son concurrent, Darty, via un échange de titres uniquement, valorisant ce dernier à environ 533 millions de livres (720 millions d'euros).

La semaine s'annonçait décisive pour le projet de rachat de Darty par la FNAC, la législation boursière britannique donnant aux deux groupes jusqu'au mercredi 28 octobre pour se positionner formellement. Le 30 septembre,
le distributeur français de produits culturels et technologiques avait proposé de racheter son concurrent spécialisé dans l'électroménager. Bien qu'opérant principalement en France, Darty est coté à Londres, et son actionnariat est majoritairement anglo-saxon.

Darty veut mettre à profit deux semaines de réflexion supplémentaires

Cette possibilité prévue par la réglementation boursière britannique lui permet d'approfondir l'offre. 
Le conseil d'administration de Darty indique vouloir notamment se pencher "sur l'opportunité d'introduire un paiement en espèces dans la transaction".
Il voudrait également obtenir "une compréhension détaillée des synergies attendues d'un rapprochement entre Fnac et Darty", et des précisions quant à la "faisabilité de la transaction" et "la protection des intérêts de Darty", indique le communiqué.

"Dans l'hypothèse où le conseil d'administration ne serait pas en mesure d'atteindre un accord avec la FNAC, il [Darty] reste confiant dans la qualité et l'engagement de ses employés, ainsi que la capacité du management à poursuivre la mise en oeuvre de la stratégie en tant que société indépendante et à créer ainsi de la valeur pour les actionnaires", est-il ajouté. Darty précise que cette annonce a été faite "sans le consentement de la Fnac".

Darty n'a pas encore répondu aux avances de la FNAC

Si ce rachat aboutissait, il se ferait uniquement par échange de titres, et valoriserait Darty à "environ 533 millions de livres" (720 millions d'euros). Les règles boursières donnent à la Fnac jusqu'à mercredi 18h00 (heure française, pour soit s'engager à déposer une offre ferme de rachat - amicale en cas de recommandation positive du conseil d'administration de Darty, hostile en cas de rejet - soit renoncer à son projet.

En cas de rupture des pourparlers, la FNAC n'aura plus le droit de refaire une offre sur Darty avant au moins six mois. Cette date du 28 octobre sert également de facto de référence au conseil d'administration de Darty, qui doit se prononcer sur ce projet et recommander à ses actionnaires d'accepter ou de refuser la proposition de la Fnac.

S'il l'approuve, les actionnaires devraient a priori suivre son avis, et le rachat aurait donc toutes les chances de se conclure. En cas de rejet par le "board" de Darty, la FNAC pourrait lancer une offre hostile, mais sans garantie que les actionnaires de sa cible l'acceptent. Enfin, troisième scénario: les deux groupes peuvent demander conjointement un délai de réflexion supplémentaire de six semaines.

Suspense entier

Jusqu'à dimanche, les deux groupes avaient limité les commentaires. Mais cherchant à convaincre Darty du bien-fondé de sa proposition, la FNAC a toutefois fait monter la pression dimanche en mettant en avant les résultats d'une étude menée par un cabinet d'audit, chiffrant à 85 millions d'euros par an les synergies permises par le rapprochement des deux groupes.
Des gains pourraient notamment être obtenus sur les achats, avec des négociations communes auprès des fournisseurs, notamment les puissants Apple et Samsung, pour obtenir de meilleurs tarifs.
L'"agitateur culturel" avait déjà cité la "très grande notoriété" des deux marques, leurs sites internet "performants" et le caractère "complémentaire" de leurs réseaux de magasins parmi les atouts d'une fusion.

Le groupe fait aussi valoir que le projet de transaction est salué par les marchés financiers qui ont fait grimper les titres de Darty et FNAC de respectivement 23% et 12% depuis son annonce.

La FNAC s'est également prévalue dimanche de "l'engagement irrévocable" du fonds Knight Vinke, premier actionnaire du distributeur d'électroménager (14,35%), déjà officiellement partisan d'un rapprochement, ainsi que d'une "lettre d'intention de soutien" de la part de DNCA Finance, qui détient 9,3% du capital de Darty. Le conseil d'administration de ce dernier s'est, lui, montré prudent.
Il avait simplement indiqué "devoir étudier de plus près les avantages d'un éventuel rapprochement" et "les risques encourus par la réalisation de cette opération, afin de déterminer s'il y a une possibilité à ce qu'une offre puisse être recommandée aux actionnaires".

Objectif: conter Amazon avec un groupe à la française

Les 184 magasins de la FNAC, dont 111 en France, ont dégagé en 2014 un bénéfice net de 41 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,89 milliards (-0,3%). Au troisième trimestre, ses ventes se sont redressées, notamment en France (+0,6%). Le groupe compte 14.500 collaborateurs, à 61% en France.

Darty possède, lui, 222 magasins en France et a renoué avec les bénéfices sur son exercice 2014/2015, avec 13,8 millions d'euros de résultat net pour un chiffre d'affaires de 3,51 milliards (+3,2%). Il emploie environ 12.600 personnes en France et à l'étranger.

Un nouveau groupe Fnac/Darty, soit 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pourrait capitaliser environ 1,1 milliard d'euros et se traiter 16,7 fois ses profits attendus en 2015 avant 10,9 fois ceux de 2016, calcule la note de recherche. 
Durant sa première année d'existence, la nouvelle entité devrait dégager une marge opérationnelle de 2,5%. 

mardi 16 juin 2015

PACA: Christian Estrosi refuse la fusion des académies d'Aix-Marseille et de Nice

L’académie d’Aix-Marseille va-t-elle absorber celle de Nice ? 

Le gouvernement envisagerait de supprimer l’académie de Nice

Neuf recteurs coordinateurs, nommés par le Premier ministre, travaillent sur ce plan, arrêté en conseil des ministres et valable pour l'ensemble des nouvelles régions, dans le cadre de la réforme territoriale et sans attendre les Régionales de décembre.

L’idée est d’aboutir à une seule académie par région pour "renforcer l’unité de la parole de l’État" et favoriser "la coopération avec les collectivités territoriales", ou la soumission aux Conseils régionaux, rapportent Var Matin. 

"Nous avons besoin de deux recteurs"

Neuf recteurs, dont celui d’Aix-Marseille, travaillent sur deux scénariosune coopération renforcée ou une fusion. Les recteurs choisis sont ceux de Nancy-Metz, Bordeaux, Lyon, Besançon, Toulouse, Caen et Lille pour les sept nouvelles régions, auxquels s'ajoutent le recteur de Paris et celui d'Aix-Marseille, chargé, lui, de réfléchir à l'avenir de l'académie de Nice. Le Premier ministre tranchera en juillet qui gérera les établissements scolaires, notamment les Alpes-Maritimes et le Var, dans l'académie de Nice. 

Or, le candidat aux régionales et maire de Nice, Christian Estrosi, a préféré prévenir que courir et il est donc intervenu auprès de Manuel Valls.
"Je ne comprends pas les raisons qui conduisent le gouvernement à remettre en cause cette organisation qui a fait ses preuves, depuis  50 ans, explique le député des Alpes-Maritimes. Si un rapprochement avec la Région est primordial et si la coopération doit être renforcée entre celle-ci et les rectorats, il n’en reste pas moins que nous avons besoin de deux recteurs pour porter les projets éducatifs de ces deux territoires".

mercredi 20 novembre 2013

Hollande en retrait sur la remise à plat de la fiscalité par Ayrault

Une réforme lourde, voulue par Ayrault pour durer et attendre les municipales

Le Premier ministre prend les premiers contacts fin novembre avec les partenaires sociaux pour engager un débat sur l'impôt.

S'il n'a pas la banane,
Ayrault a le melon
François Hollande a appuyé mercredi en Conseil des ministres l’initative de Jean-Marc Ayrault, d'engager une remise à plat de l’équation fiscale française, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. 

Cette initiative du Premier ministre a pris de court le gouvernement.
Depuis le début du quinquennat, Bercy n'est pas favorable au grand soir fiscal. C'était pourtant une promesse de campagne de François Hollande. "La contribution de chacun serait rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion, à terme, de l'impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d'un prélèvement simplifié sur le revenu." Mais devant les difficultés qu'une telle réforme implique, le gouvernement a jusqu'à présent toujours reculé.
Il n'est pas pour autant garanti qu'il avance. L'intention du sombre Ayrault pourrait être de lier son sort à une réforme d'envergure qui ne verrait pas le jour avant le printemps et lui permettrait de s'incruster à Matignon mais serait à la charge de son successeur. 

Le chef de l’Etat "a commencé par revenir sur les annonces du Premier ministre d’un large débat consacré à la fiscalité", a indiqué Najat Vallaud-Belkacem, à l'issue du Conseil des ministres à l'Elysée. 
Elle a livré à la presse les éléments de langage des services de Matignon: "Le président de la République a qualifié cette initiative de très utile, saluant notamment la démarche du Premier ministre de réunir les partenaires sociaux dès la semaine prochaine". Selon ses fiches, "ils sont en effet forces de propositions", a-t-elle assuré.
Jean-Marc Ayrault recevra les 25 et 26 novembre les partenaires sociaux pour engager cette remise à plat de la fiscalité.

"Les perspectives de ces rencontres doivent être de réfléchir pour plus de justice, d’efficacité mais encore et toujours pour servir l’objectif de reprise de l’emploi", a annoncé François Hollande selon la porte-parole du gouvernement. 
Le pouvoir d'achat fera l'objet d'une énième "mise à plat", si nous sommes encore debout,  et d'une autre ...équation"!


mercredi 12 décembre 2012

PSA bientôt à 32 heures ?

La CFDT propose aussi un passage aux 32 heures sur plusieurs sites

La CFDT s'aligne sur la CGT PSA

La confédération syndicale a présenté ses propositions lundi 10 décembre. 
Elles tendent à améliorer le vaste plan social annoncé par le constructeur automobile et à favoriser l'emploi. La CFDT préconise notamment le passage aux 32 heures par semaine à  Poissysur le site d'assemblage des Yvelines, "pour accroître l'ouverture de postes pour des salariés d'Aulnay-sous-Bois". Cette usine doit fermer en 2014 et la moitié des quelque 3 000 CDI pourraient être transférés à Poissy, selon les projections de la direction.
En 2011, Michel Rocard avait déjà préconisé une réduction du temps de travail pour un partage plus juste de l'emploi.


La confédération conseille également un passage aux 32 heures à Rennes, autre site lourdement touché par la restructuration, avec 1 400 des 8 000 suppressions de poste prévues, sur l'ensemble de la branche automobile de PSA Peugeot Citroën en France.


Cette réduction du temps de travail se ferait en "attendant le rebond de production dû au renouvellement de la C5 et la 508", écrit dans son communiqué la CFDT, qui n'était pas joignable pour préciser les conditions notamment salariales d'un tel dispositif.

Réorganisation de la filière automobile

Le syndicat souhaite également la mise en place d'un groupement d'employeurs de la filière automobile "permettant de mettre à disposition des entreprises des compétences industrielles de recherche et développement".

Dans son communiqué, la CFDT revient sur "la responsabilité des actionnaires dont la politique financière conduit à dégrader encore plus fortement la santé de PSA et à réduire les marges de manœuvre". 
"Ceux-ci doivent assumer leur responsabilité et mettre la main à la poche d'une façon aussi prompte qu'ils ont engrangé des dividendes et autres stock-options", polémique encore la fédération. 

La CGT a de son côté présenté un plan B pour contrer "le plan Varin".

La situation de PSA bloque la fusion envisagée avec Opel (GM)


vendredi 3 février 2012

Le candidat Hollande discriminerait les enfants sur leur milieu social

Lutte des classes: Hollande serrera la bourse des familles moyennes



Futures victimes du délit de faciès,
au regard de l'inspecteur des impôts Hollande


Le candidat PS remplacerait le quotient familial par un crédit d'impôt
Coup de massue sur les Français européens
Manuel Valls, porte-parole de François Hollande, a confirmé le 10 janvier 2012 que le calcul du quotient familial ne sera plus le même pour tous.
Comme on s'inquiétait de savoir sur RMC si le député de Corrèze a l'intention de supprimer ce quotient qui réduit l'impôt sur le revenu de tous les ménages avec enfants, Manuel Valls s'en est justifié: "Oui, parce qu'il faut rénover notre fiscalité familiale", en le remplaçant par "un système de crédit d'impôt identique pour toutes les familles".
Couac: seules les familles déjà les plus prolifiques seraient stimulées

Quatre millions et demi de familles seraient pénalisées.
Chargé du projet présidentiel, Michel Sapin avait donc rétropédalé, certifiant qu'il s'agissait là seulement d'une "option".
François Hollande a affirmé le 11 janvier qu'il ne veut plus "supprimer le quotient familial", mais "le moduler", assurant qu'il "n'enlèverait pas un euro à la politique familiale". Une reculade en demi-teinte qui inquiète les petits Français les moins aisés.


A noter que le flou socialiste est la règle chez Hollande
Les engagements de François Hollande sont au nombre de 60, contre 110 à Mitterrand... Et encore le candidat de 2012 cultive-t-il le flou, envoyant ses porte-parole parler à sa place et déparler. Michel Sapin envoie des signaux tout aussi sibyllins: il se reprend sans cesse, jouant sur les mots. Ainsi ne parle-t-il plus de "fusion" de l'impôt sur le revenue de la CSG, mais de"rapprochement"...

Or, le candidat du mensonge manipule les électeurs
Sa proposition d' individualisation de l'impôt fusionné à la tête du client entraîne deux conséquences irréfutables : la suppression du quotient familial des "têtes blondes" et celle des niches fiscales.


Le projet de Hollande coûterait cher aux ménages européens



Prochains bénéficiaires de l'injustice sociale






Adieu la politique de l'enfant, bonjour l' "enfant pactole"
François Hollande propose de remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt pour chaque enfant.

La politique de classe instrumentalise l'enfant

Dans une note de 150 pages, la direction du Trésor mesure les conséquences de la réforme socialiste: elle reviendrait à pénaliser 50 % des parents salariés en reversant 3,5 milliards aux 50 % les plus défavorisés, et donc mono-parentales ou , avec une visée principale confortant un niveau de fécondité naturelle (chez les méditerranéens, polygames ou non, par exemple), plutôt qu'elle n'incite les cadres professionnellement dynamiques et les femmes actives qui donnent la priorité à leurs carrières sur la maternité.
Sur le fond, droite et gauche vont donc s’affronter classiquement et vertement au nom de principes de justice tout à fait opposés.
Une rénovation de la politique familiale pourrait commencer par un investissement massif pour tous, dans les services d’accueil de la petite enfance et la création d’une allocation familiale au premier enfant, la France étant le seul pays de l’Union européenne à ne pas en disposer.
Si le candidat populiste était cohérent...

Si Hollande ne donnait pas dans l'effet d'annonce, il prendrait en compte toutes les dépenses de politique familiale qui sont proportionnelles au revenu. Et celui qui n'a jamais assez de fonctionnaires -et souhaite en créer 60.000 pour 60 ans- devrait faire face à la logique du supplément familial de traitement, un système de primes dans les différentes fonctions publiques qui augmente les revenus des fonctionnaires ayant des enfants: plus le traitement du fonctionnaire est élevé, plus son supplément familial de traitement est important.
Le candidat socialiste devrait donc logiquement proposer la suppression de la dépense fiscale liée au quotient familial ou la réorientation de cette prime inégalitaire, au regard des critères de justice invoqués...
L'objectif de justice sociale annoncé par le candidat socialiste ne vise pas à l'essentiel: une politique familiale moderne, davantage soucieuse d’égalité entre les enfants, d’égalité entre les parents et de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

vendredi 19 mars 2010

Régionales: alliance PS-Verts contre, plutôt que pour

La fusion de l'opposition aux forceps est-elle viable ?

Les coulisses du rassemblement augurent mal de l'avenir


VOIR et ENTENDRE : lors de la déclaration finale, les apparences dissimulent mal la réalité de la soumission des Verts à Huchon-ronron. La proximité du pouvoir régional a rendu Cécile Duflot plus souple que Jean-Vincent Placé, numéro 2 et secondaire...

Détail des marchandages du 16 mars au Novotel

Alors que lundi, peu avant 20 heures, le PS se félicitait de la signature d’un accord national avec les écologistes pour le second tour des régionales, Europe Ecologie démentait aussitôt par la voix du nunéro 2 des Verts, Jean-Vincent Placé.
Le cas de la Bretagne est l'une des causes de cette mésentente, qui ne devait pas pour autant compromettre la fusion des listes entre les deux partenaires de gauche dans les régions.

Le ballet du Novotel.
Certains négociateurs avaient proposé le Formule 1 de la porte de Saint-Ouen pour être tranquilles et complaire aux plus défavorisés. Mais les habitudes de confort eurent finalement le dessus et ce fut finalement le Novotel quatre étoiles des Halles, au coeur de Paris... Raté pour la discrétion et l'imagerie populaire !
Au restaurant, François Lamy, Claude Bartolone et Christophe Borgel, les trois experts du PS, déjeunèrent avec leurs homologues d’Europe Ecologie. A l’écart, le Front de gauche attendait le second service. A 14 heures, les délégations s'éclipsèrent dans le salon Caillebotte pour les marchandages sur le dos de l’Ile-de-France. François Delapierre, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, un des partenaires du Front de gauche, fit le pied de grue en attendant le bon vouloir de ses interlocuteurs du PS. « Ils préfèrent négocier en sous-main avec le PC. Les vieux couples se retrouvent… », grinça-t-il, hors caméras. La solidarité est sauve !

« Ne lâche rien ! »
Les téléphones portables du Verts Jean-Marc Brûlé et de Françoise Coutant dégagent du CO2. La tête de liste Europe Ecologie mène des négociations tendues avec Sa Cynique Majesté Royal en Poitou-Charentes. « Ne lâche rien ! » lui ordonne Placé, à l'attention du public de ce psychodrame convenu.
Finalement, l’inévitable "deal" est annoncé en grande pompe. Un rideau de fumée est lâché: plutôt que de s'étendre sur leurs divergences; les "fusionnels" s'en prenne aussi sec à la droite ! « La droite nous attendait divisée, c’est raté. Les Français nous attendaient rassemblés, on leur a répondu », claironne Christophe Borgel, le Monsieur Elections du PS. La pièce est jouée.

Les cactus breton et limousin
Quelques minutes plus tard, Jean-Vincent Placé (Verts) relance les marchandages.
En Bretagne, les maquignons sont plus intraitables. « Jean-Yves Le Drian (président sortant et tête de liste socialiste) a voulu nous humilier, il refuse de discuter », lance Stéphane Bigata, plus rouge que Verts. Europe Ecologie tente alors un chantage au maintien au second tour.
Côté PS, on dénonce « les prétentions démesurées » des écologistes. « Ils demandaient même la vice-présidence en charge de l’agriculture. En Bretagne, c’est impossible », confie un proche du baron Le Drian, qui, mathématiquement, ne semble pas avoir besoin des écologistes pour se faire réélire. En Ile-de-France, Huchon a donc bien dû en rabattre... Soumis aux pressions de la direction parisienne, le patron de la Bretagne fit de la résistance.
Autre épine dans le talon, le Limousin.
Le PS n’a pas souhaité s’embarrasser du Front de gauche (13,13 % au premier tour): il dissimule en effet le NPA du Che-Besancenot en son sein. Les trotskistes sont ainsi responsables d'une triangulaire entre la gauche, la gauche radicale et l’UMP.
L’heure limite pour le dépôt des listes était fixée à 18 heures, mardi soir.

Il ne restait plus qu'à faire bonne figure devant un café
Ce qui fut fait: la comédie était jouée.

mardi 2 mars 2010

Chaleureux accueil de Laon à Nicolas Sarkozy

Pédagogie et encouragements à une population ouverte et dynamique

Les videos de l'accueil de la population font raes...
VOIR et ENTENDRE
(merci à Françoise, l'expéditrice)

La presse serait-elle complètement acquise à l'opposition ? Sur France 3 Régions, la question ne se pose pas, puisque le service publique est dévoué à Vauzelle, le baron socialiste local.

Le chef de l'Etat s'est rendu dans l'Aisne pour évoquer l'avenir de la fonction publique

Pour croire à l'enthousiasme populaire, malgré la propagande médiatique d'opposition, il faut sinon se satisfaire de photos essentiellement !

Au cours de son déplacement ,
le Président Sarkozy s'est offert un bain de foule d'une demi-heure mardi 2 mars à Laon
, ville de gauche, où le dispositif policier avait pu être allégé.

Après avoir passé une heure avec les fonctionnaires de la Direction départementale de la cohésion sociale de l'Aisne, N. Sarkozy s'est rendu à pied à la mairie de la ville. Tout au long des quelque 300 à 400 mètres du parcours, la foule, nombreuse et sympathique, se pressait à sa rencontre. Pas de barrières de sécurité, peu de policiers, quelques gardes du corps n'empêchant pas les passants d'approcher : un « remake » des scènes de liesse de 2007 sur les Champs-Elysées.

Hommes, femmes, jeunes et vieux se pressaient pour prendre la photo historique - "celle-là, je vais l'encadrer et la mettre dans le salon", promet une dame – et les plus chanceux parviennent à écarter un peu la foule pour se faire photographier avec lui. On l'interpelle, on lui demande un autographe. Une jeune femme, peut-être émue, lui lance même à deux reprises "s'il-vous-plait, Monsieur le président, un orthographe". La France profonde des gens simples plutôt que l'image des nantis que l'opposition attache aux guêtres du président...
"On a séché les cours pour venir vous voir", lui assure un lycéen au nom de ses camarades. Ca fait rire le président. Ni la FIDL, ni l'UNL n'a réussi à alpaguer ces jeunes, mais les professeurs FSU réussiront-ils à surmonter leur intolérance ?

"Pensez à nos retraites", lui lancent des personnes âgées à plusieurs reprises. Il redevient grave. "J'y pense", assure-t-il, hochant la tête.

Le message politique: fonctionnaires, soyez fiers !

A la sortie de la mairie où il a lancé aux personnels "Soyez fiers d'être fonctionnaires", Nicolas Sarkozy replonge dans la foule. A grand peine, il se fraye un chemin jusqu'à sa voiture. Direction, le gymnase de la ville, où il doit animer une table ronde sur l'avenir de la fonction publique.

Alors que les réformes de modernisation du pays rendent les fonctionnaires inquiets face au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la poursuite de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec la fusion de certains services (Pôle Emploi, etc), la réforme de la mobilité ou celle de la retraite, le chef de l’Etat était venu leur donner ses encouragements .
«J’ai bien conscience de tous les changements qu’on vous impose. C’est normal que cela crée du stress et de l’inquiétude», a-t-il déclaré.«Soyez fiers d’être fonctionnaires», a dit Nicolas Sarkozy aux personnels de la mairie de Laon, où il est venu visiter le service des passeports biométriques.
Selon lui, «on ne parle pas bien des fonctionnaires. On ne respecte pas assez vos compétences. On ignore les difficultés qui sont les vôtres», a-t-il affirmé.
«Hier (lundi), j’étais dans deux départements martyrisés par la tempête. Je peux vous dire qu’en Vendée et en Charente-Maritime, ils comprennent ce que ça veut dire, des services publics disponibles quand il y a un problème», a-t-il déclaré, leur rendant hommage.

Les compensations aux restructurations

Les syndicats de fonctionnaires distillent la peur
Ils contestent par principe un projet de décret sur la «réorientation professionnelle» et instillent le soupçon de ce qu'ils appellent «une machine à licencier».

VOIR et ENTENDRE la video de la table ronde de près de deux heures (extrait)

Nicolas Sarkozy apporte du réconfort
Pour faire face au «malaise» des fonctionnaires, il a réaffirmé ses ambitions:

=> «revaloriser» leur travail,
rendre moins difficiles les concours dans la fonction publique,
revoir le système de notation qui est «un peu humiliant et totalement dépassé».
«Je souhaite qu’il y ait davantage d’entretiens personnalisés», a-t-il expliqué.

=> sur la question de la mobilité, le président a estimé que « la polémique qu’il y a eu (sur cette question) est effrayante de mauvaise foi ».
«Aujourd’hui, quelqu’un dont le poste est supprimé n’a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c’est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l’endroit où vous habitez, de vos compétences. C’est beaucoup plus protecteur. Moi, je souhaite davantage de mobilité», a-t-il conclu.
Alors qu'il quitte Laon, une dame embrasse Nicolas Sarkozy, pour la route.

mercredi 27 janvier 2010

Conférence sur les déficits français: nouveau boycottage par le PS

Les redresseurs de torts socialistes sont des abstentionnistes

Comme Peillon-la-honte, le PS pratiquera la politique de la chaise vide
A sa différence, ils ont eu la délicatesse insigne de prévenir de leur défection à la conférence sur les déficits français du jeudi 28. Les élus locaux de gauche espèrent ainsi servir la France tout en portant un coup à l'ambition gouvernementale de parvenir à un consensus sur la réduction des dépenses publiques. N'est-ce pas en effet pour le PS le meilleur moyen de dissimuler ses tensions internes ?

Les collectivités locales ne craignent donc pas de se déconsidérer à force de se plaindre de la faiblesse de leurs budgets, accusant l'exécutif d'avoir transféré des responsabilités qu'elles doivent désormais financer, alors que leur bonne foi est justement mise à mal par le scandale de la campagne socialiste de désinformation -aux frais du contribuable- concernant la réforme territoriale. Le gouvernement a ainsi une nouvelle raison de pointer du doigt la responsabilité des collectivités locales dans l'augmentation des déficits.

Alain Rousset, président socialiste de l'ARF (Association des Régions de France, dont 22 sont socialistes), a tenté de justifier sa décision de boycottage en reportant sur le gouvernement la responsabilité dans la dérive des déficits.
"D'abord les budgets des collectivités locales sont à l'équilibre et l'endettement des régions est extrêmement faible", peut-il assurer tant que l'alternance ne met pas en évidence la gabegie socialiste. "D'autre part, l'Etat est aujourd'hui le principal responsable de la confusion des financements croisés des politiques publiques", selon lui.
"Le déficit vient des dépenses de relance mais surtout des choix fiscaux du gouvernement, plus 23 milliards d'euros de niches fiscales depuis 2002". C'est aussi simple que çà !. Quels sont ses chiffres sur la période Jospin ?

Collusion de l'ARF avec l'ADF, où la droite est minoritaire

Claudy Lebreton, président de l'ADF (Assemblée des départements de France), qui représente 102 départements, dont 58 dirigés par la gauche et 44 par la droite, a déploré la politique du gouvernement français.
"Au total, l'Etat nous doit environ 8 milliards d'euros", a-t-il dit. "L'exercice de la chaise vide n'est pas un exercice facile, mais j'assume." Attention, le jeu de la chaise musicale va commencer !

L'AMF, autre association socialiste

Le socialiste André Laignel, secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF) et maire d'Issoudun (Indre), lui a emboîté le pas, mais les maires faisant partie de la majorité présidentielle devraient être présents: pas de chaise vide à droite.
"Vouloir associer les collectivités territoriales à une conférence sur le déficit de la France, et ainsi faire croire qu'elles seraient concernées et en porteraient une part de responsabilité, ceci relève, de la part de M. Sarkozy, d'une volonté (...) de désinformation, de dénigrement (...) et d'une volonté de mise en tutelle financière des collectivités locales", a soutenu le socialiste André Laignel dans un communiqué.
Pour lui, cette conférence est "une médiocre manoeuvre électorale et un rideau de fumée sur une réalité à l'évidence grave: le déficit de l'Etat de plus de 141 milliards pour 2009 et dont M. Sarkozy et son gouvernement portent l'entière responsabilité", conclut le secrétaire général de l'AMF, tout en nuances.

Dans la majorité présidentielle

  • A l'Elysée, on s'est refusé à tout commentaire sur ce boycottage de la minorité.
    Le président français a émis l'espoir que cette conférence débouche sur un "diagnostic partagé" par tous les acteurs de la dépense publique - Etat, collectivités locales, Sécurité sociale -, pour les placer ensuite devant leurs responsabilités.

    => Elle intervient au moment où la France s'est engagée auprès des instances européennes à ramener sous 3% d'ici 2013 un déficit public qui devrait culminer à 8,2% du PIB en 2010, soit cinq points de plus qu'au début de la crise. Sans ces difficultés ce ne serait pas la crise...

    Le Président Sarkozy a exclu toute hausse des impôts
    Selon le ministre du Budget, Eric Woerth, la croissance économique devrait contribuer pour moitié aux 100 milliards d'euros nécessaires pour y parvenir mais le reste de l'effort devra être réalisé en réduisant les dépenses.

    => Enfin, cette conférence d'élus locaux rassemble des inquiets. Par référendum, les DOM de la Martinique et de la Guyane ont voulu la fusion département-région, une épée de Damoclès sur quelques têtes échauffées et une promesse de baisse des déficits.
  • mercredi 25 novembre 2009

    France Télécom: des Danois candidats au suicide ?

    France Télécom et TDC fusionnent leurs activités en Suisse

    Malgré la vague de suicides (lien), le groupe danois TDC trouve France Télécom à sa convenance.
    Ils vont fusionner leur filiale suisse respective pour donner naissance "au premier opérateur alternatif" de télécoms en Suisse, a annoncé mercredi le groupe français.

    Première étape
    France Télécom va payer 1,5 milliard d'euros au danois, précise-t-il. Il détiendra 75% du capital de la nouvelle entité, composée de la filiale d'Orange, "Orange Suisse", et de la filiale de TDC, "Sunrise". TDC détiendra les 25% restants.

    Seconde étape
    France Télécom pourra racheter les 25% détenus par le groupe danois au bout d'un an à compter de la signature de l'accord.

    Objectif
    Le groupe fusionné constituera un concurrent de poids face au leader Swisscom, puisqu'il comptera 3,4 millions de clients en téléphonie mobile (38% de parts de marché) et 1,1 million de clients en téléphonie fixe et connexion à l'internet haut débit (13% de parts de marché).
    En 2008, l'entité combinée aurait réalisé un chiffre d'affaires de quelque 2 milliards d'euros et enregistré un résultat brut d'exploitation (Ebitda) de 534 millions.
    Le rapprochement devrait générer des synergies de 2,1 milliards d'euros.

    lundi 23 mars 2009

    Renault et PSA en forte hausse à la Bourse de Paris

    L’industrie automobile française va-t-elle si mal ?

    Des bruits dans le moteur

    Un démenti…
    Le moteur de l’automobile bruit de rumeurs de fusion. Mercredi, Renault et PSA (Peugeot Citroën) étaient en forte hausse à la Bourse de Paris en raison de rumeurs de fusion pourtant démenties par la marque au losange et jugées peu crédibles par des analystes.
    Le groupe automobile italien Fiat assurait à son Conseil d'Administration du vendredi 13 mars qu'il ne va pas soumettre d'opération de fusion avec un autre groupe du secteur.

    … mais aujourd'hui, la rumeur est transalpine

    Le quotidien économique
    Il Sole 24 Ore affirme que le constructeur automobile italien Fiat étudie, avec l'aide de Mediobanca, la banque d'affaires pivot du capitalisme italien, un plan de fusion avec le constructeur français.
    Le patron de Fiat, "serait en train d'évaluer si et quand il pourrait le présenter au Conseil d'Administration", affirme le quotidien, généralement bien informé. La presse italienne avait déjà évoqué l'éventualité d'une fusion avec PSA au mois de janvier.
    Le groupe indique toutefois qu'il "examine, dans le cadre de l'évolution normale de la gestion, toute opportunité d'accords de diverses formes, afin d'obtenir des synergies productives et accéder à de nouveaux marchés".
    Selon Il Sole, l'hypothèse la plus probable est une fusion des activités automobile de Fiat avec celles de PSA. Le quotidien indique que le plan de fusion baptisé "Eiffel" dans les milieux financiers français, prévoit que Sergio Marchionne prenne les commandes de la nouvelle entité, dont le siège serait à Paris.
    Une fusion plus importante qu’il n’y paraît
    Fiat, en quête d'alliances pour affronter la crise, a signé en janvier un accord préliminaire en vue de la formation d'un partenariat stratégique avec Chrysler, à travers lequel l'italien prendra 35 % de l'américain en difficulté, en échange de l'accès à sa technologie mais sans rien débourser.