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samedi 7 décembre 2019

Encore deux ministres LREM en concurrence pour la mairie d'une même ville

Au pot-pourri LREM, ils se présentent l'un contre l'autre à Biarritz

L'ex-socialiste et ministre LREM de l’Agriculture Didier Guillaume a annoncé son parachutage de la Drôme sur le pays basque

Ministre en charge des agriculteurs, mais avant tout au service de ses propres intérêts.
Avec la ministre de la Ville, Jacqueline Gourault, le ministre de l’Agriculture avait assisté à une corrida à Bayonne le 14 août 2019 provoquant la colère des associations de défense des animaux : sept mois à l'avance, il était déjà entré en campagne !

"Je serai candidat"!.  Didier Guillaume a annoncé qu'il se lance vendredi en terre inconnue dans la course à la mairie de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), apprend-on par le journal Sud-Ouest vendredi 6 décembre. Selon le site internet du quotidien, il ne demandera pas l’investiture du parti présidentiel, La République En Marche et officialisera sa candidature en janvier. L’ancien sénateur de la Drôme s’appuiera sur une liste de cent personnalités locales, engagées ou non en politique.

"Vu la situation, il faut un souffle nouveau. Je ne ferai pas du neuf avec du vieux", a déclaré  cet ancien président du Conseil général de la Drôme et fils d'un éleveur drômois de brebis, 60 ans, souvent présent ces derniers mois à Biarritz, où avait eu lieu fin août le sommet du G7.

Le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne figure sur une liste rivale

Cette candidature de D. Guillaume s’ajoute à celle du secrétaire d’Etat au tourisme et au commerce extérieur
, Jean-Baptiste Lemoyne.
Lemoyne est assis à la gauche de Sarkozy
Sauf que ce rallié au parti du président figurera sur une autre liste, conduite par le maire sortant de la cité balnéaire, Michel Veunac (MoDem). 

M. Veunac avait annoncé mardi qu’il espérait très prochainement pouvoir "porter les couleurs" de LREM, se prévalant de la présence sur sa liste de Jean-Baptiste Lemoyne. Selon ce dernier, sa présence au côté de Veunac est un "indice" sur son investiture à venir : le maire-sortant de 73 ans ne tarderait pas à se retirer pour laisser la place à son adjoint de 43 ans, sénateur (apparenté Les Républicains) de l'Yonne. Le "monde nouveau" de Macron n'échappe pas aux magouilles politiciennes grossières.
Michel Veunac, 73 ans, avait également ironisé mardi sur une possible candidature de Didier Guillaume face à lui et J.-B. Lemoyne, affirmant : "Quitte à avoir un ministre à Biarritz, il vaut mieux avoir celui du tourisme que de l’agriculture".

Une situation embarrassante pour Emmanuel Macron, singulièrement après l'officialisation du duel fratricide à Paris entre Benjamin Griveaux, choix du président, et Cédric Villani, candidat LREM lui aussi.

samedi 16 janvier 2016

Revers du gouvernement sur la pub dans les émissions pour enfants

Passe d'armes sur la publicité dans les programmes enfants de France Télévisions 

Contre l'avis du gouvernement et du groupe PS, l
es députés ont voté la suppression de la publicité dans les programmes pour enfants
 

Impuissante à convaincre:
faut-il la placer sous tutelle
de... Manuel Valls ?
"Je ne laisserai pas fragiliser le service public de l'audiovisuel, ses salariés, ses missions, son soutien à la création", avait déclaré Fleur Pellerin, à propos de France Télévisions, qui veut rester hors concurrence et s'inquiète de la perte de recettes financières pour le groupe public. 
Votée par le Sénat fin octobre, la proposition prévoit la suppression de la publicité commerciale durant les programmes de la télévision publique destinés aux enfants de moins de douze ans, à partir du 1er janvier 2018, ainsi que durant les 15 minutes qui les précèdent et qui les suivent. 

Le texte n'est pas adopté et peut toujours être modifié 

Ministre inculte de la Culture
et responsable -non élue- incompétente
Fleur Pellerin (ci-contre) et le président PS de la commission de la Culture, Patrick Bloche, 
ex-maire du 11e arrondissement de Paris de 2008 à 2014, 
célibataire de 59 ans et rapporteur de la proposition de loi sur le pacs (1998), puis d'une proposition de loi ouvrant le mariage à tous (mariage homosexuel) en 2011, ont tenté de faire traîner les débats mais cela n'a pas suffi face à la motivation du groupe écologiste, dont les 18 membres EELV étaient presque tous présents, soutenu par deux députés radicaux de gauche, alors que les bancs du PS, de la droite et du Front de gauche, tous opposés à la suppression, étaient quasi-vides. 

La ministre de la Culture et de la Communication a fait part de son mécontentement, dans un communiqué.  Le texte n'a  pas été adopté conforme, ce qui laisse la possibilité au gouvernement et au groupe PS de revenir sur sa suppression lors de la navette parlementaire.

lundi 23 février 2015

VTC : Uber conduit la France au tribunal

Covoiturage, oui; voiturage non !

La 
loi française votée en septembre dernier s'expose à une annulation 

La société américaine de VTC  Uber a déposé plainte le 30 janvier dernier contre la France, révèle Les Echos deux semaines plus tard, le 17 février: l'information va vite en France. Elle bloque même sur i-télé, succursale du groupe Canal+ lié aux concurrents d'Uber, les Taxis G7, propriété de la famille fondatrice de la chaîne privée à péage. 
C'est à la Commission européenne qu'elle en appelle pour faire annuler la loi Thévenoud - oui, oui,  le député fraudeur fiscal et élu pour jouer au Scrabble dans l'hémicycle - votée en septembre dernier qui prend parti dans les relations entre les voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) et les taxis, notamment G7 à qui il faudrait garantir le quasi monopole ante. Uber devrait aussi entamer une procédure contre l'Espagne et contre l'Allemagne.
"Les mesures prescrites par la loi enfreignent sérieusement un certain nombre de dispositions fondamentales et des principes du droit de l’Union européenne", est-il écrit dans la plainte d'Uber. En privant les clients de  la possibilité de géolocaliser les taxis VTC, les parlementaires interventionnistes ont pris fait et cause pour les taxis, obligeant les  VTC à rentrer au garage entre deux courses. La start-up souhaite son annulation, jugeant qu'elle constitue une attaque déloyale à la libre entreprise et du favoritisme. Quant aux clients, ils ne sont pas pris en compte... 

UberPOP est aussi sous la menace d'une interdiction
  
Le gouvernement a aussi annoncé la fin de l'application UberPOP, un service de covoiturage proposé par la société américaine. Si pour le moment, le gouvernement n'a pas la possibilité de passer à l'action, le 23 février prochain, le tribunal de commerce de Paris se prononcera dans un appel d'un jugement en référé sur l'interdiction de ce service, demandé par des concurrents, qu'une certaine presse évite de nommer. Procédant par ordre face à une loi déjà existante, Uber fait appel à Bruxelles, souhaitant mettre la France face à son obligation du respect de la réglementation européenne.

Uber avait déjà porté plainte contre la même loi française en novembre dernier. Un point de procédure n'aurait pas été respecté par la France, selon la start-up : la proposition de loi n'aurait en effet pas été présentée à la Commission européenne, avant son adoption.

mardi 29 juillet 2014

Le CSA barre la TNT gratuite à LCI, Paris Première et Planète+

L'information et la culture tributaires de la publicité

Le conseil de régulation de l'audiovisuel 
entend protéger le service public d'Etat de la concurrence 
La presse écrite se concentre;
la TNT gratuite se fige
Il justifie en effet son  refus par des raisons mercantiles: la fragilité du marché publicitaireLe passage de LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète+ (groupe Canal+) à la TNT gratuite a été repoussé mardi 19 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Or, cette décision met en péril la survie de LCI..."Réuni le mardi 29 juillet 2014, le Conseil a examiné chacune de ces trois demandes et a décidé par trois votes à la majorité de ne pas leur réserver une suite favorable", explique le CSA dans un communiqué sans plus de détail sur l'écart de voix. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.
LCI, qui se compromet depuis des années dans cette optique de plaire à la gauche, est mal récompensé...

La chaîne TNT d'information de TF1 était au centre de toutes les attentions, à la différence des autres, orientées vers le divertissement et déjà très largement pourvus. 

Le CSA considère "que l'arrivée d'
une troisième chaîne gratuite d'information en continu financée exclusivement par la publicité pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-télé (Canal+) et BFMTV.

France 2 (France Télévisions) crie par ailleurs misère depuis avant 2012, quand un rapport confidentiel, commandé par la Direction des media du ministère de la Culture et de la Communication et par France Télévisions, dressait des perspectives alarmistes sur les recettes publicitaires de France Télés, à l'horizon 2015.

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un nouvel examen ...si les conditions du marché s'améliorent et, connaissant l'état de l'économie française, ...
"Je suis ce soir très en colère et très triste pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui aujourd'hui se voient stoppés dans leur envol", a réagi sur sa chaîne le directeur général de LCI, Eric Revel.
TF1 n'a donc pas encore assez fait pour complaire...
En même temps, les demandeurs de pluralisme de l'information ne seront pas déçus.

La dernière: nouvelle contre-vérité d'A. Filippetti

Selon la ministre de la Culture sous tutelle étatique,
la décision du CSA aurait été prise "en toute indépendance"! C'est d'autant plus évident que le président du CSA n'est autre qu'Olivier Schrameck, un ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ex-premier ministre PS, qui fut nommé à ce poste par le président F. Hollande, dès janvier 2013.

jeudi 21 novembre 2013

Les agriculteurs en colère ont pris le contrôle de l'accès à Paris

Les agriculteurs d'Île-de-France ont fait entendre leur mécontentement

Une douzaine de points de blocage ont été comptabilisés au cours de la matinée.
 



Un "blocus de Paris" à l'initiative des deux principales organisations, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Île-de-France (FDSEA) et la section régionale des Jeunes agriculteurs (JA) marqué la matinée à Paris.

Barrages filtrants ou opérations escargots ont perturbé le trafic sur plusieurs autoroutes et nationales franciliennes. Les organisateurs ont estimé que l'opération a été "une réussite".

Les agriculteurs ont dénoncé un "matraquage fiscal", tandis que Stéphane Le Foll, tout en maintenant qu'il a "toujours été ouvert au dialogue", a réaffirmé qu'il  n'est "pas question" de remettre en cause la nouvelle Politique agricole commune. Plusieurs élus ont fustigé l'opération, jugée illégitime.

Deux accidents se sont produits en raison des barrages. 
Un pompier de 27 ans du centre de secours de Lognes qui roulait dans son véhicule personnel se serait laissé surprendre par un ralentissement de la circulation. Arrivé à vive allure, il a percuté le barrage filtrant de la Croix Verte. Les agriculteurs déplorent cet accident et décident de lever ce blocage. 
La FDSEA et la préfecture divergent sur les circonstances de l'accident mortel. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.
La préfecture du Val-d'Oise insiste sur le fait que le véhicule du pompier qui s'est tué a percuté l'arrière d'un camion "qui s'est trouvé immobilisé par les encombrements générés par les blocages de la circulation organisés" par les agriculteurs. De son côté, le président de la FDSEA francilienne, Xavier Beulin, souligne dans Les Echos que "l’accident n’a aucun rapport avec le blocage: il s’est produit à un kilomètre des barrages". Il dénonce donc les "pirouettes" du gouvernements sur le sujet. 
"A l'heure où ça s'est passé, il faisait nuit. La chaussée était mouillée et la route n'était pas éclairée", a précisé Yves Jannier. "Habituellement, à cette heure-là, la circulation est relativement fluide. La victime a peut-être été surprise" par le bouchon.

Le camion, un poids lourd de 19 tonnes, était à l'arrêt lors de la collision. Il avait mis ses warnings", mais la victime "n'a pas pu s'arrêter à temps"a précisé Yves Jannier, procureur de Pontoise".

Le second, qui a impliqué un tracteur et un car de CRS, n'a fait que six blessés légers.
Résumé de la matinée 

Les agriculteurs qui étaient stationnés à Orgeval annoncent la fin du blocage de l'A13, tandis que d'autres convois se rejoignent au rond-point de Trappes, sous la surveillance des CRS. L'opération ne devrait pas tarder à se terminer.

10:55 - Les bonnets verts qualifient l'opération de "minable"
Bonnets verts
Sur leur compte Twitter, les bonnets verts se mobilisent pour la mise en oeuvre de l'écotaxe et contre la hausse de TVA dans les transports publics, et critiquent donc l'action des "gros céréaliers".
Le 24 octobre dernier dans l'Orne, ils avaient placé un tractopelle en travers de la voie publique pour s'opposer au site d'enfouissement voisin.

10:36 - Les cortèges fusionnent à Trappes
Les convois d'Ablis et de Pont Chartrain convergent actuellement vers Trappes où ils devraient fusionner.

10:33 - Le Foll exploite le drame de la route
"Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll "appelle tout le monde à la responsabilité" après l'accident mortel survenu en marge des manifestations d'agriculteurs autour de Paris. "Je ne pensais pas que c'était la meilleure solution que de bloquer les abords de Paris, je constate qu'il y a eu des incidents indirectement liés et j'appelle maintenant tout le monde à la responsabilité", a lancé le ministre, dix mimutes avant la prise de position des bonnets verts.
Contre-vérité de Stéphane Le Foll: "On a toujours été ouvert au dialogue", a-t-il insisté, alors que les conflits sociaux démontrent le contraire, dans le privé comme dans l'Education. Il a toutefois ouvert la concertation en faisant l'annonce de la "mise en place d'un groupe de travail "à haut niveau" sur la double performance économique et environnementale" avec les représentants des céréaliers, qui demandent sa démission. 
Dans l'instant où il prônait le dialogue, il s'est montré inflexible sur la nouvelle Politique agricole commune (PAC), qui opère un rééquilibrage des aides en faveur de l'élevage, au détriment des grandes cultures. Il n'est "pas question" de la remettre en cause, a-t-il prévenu.

10:26 - Les bonnets rouges relayent l'action des agriculteurs

Sur leur compte Twitter, les bonnets rouges ont annoncé "qu'après les routiers, la grogne fiscale gagne les agriculteurs". La fédération de l'Indre s'est même dite "solidaire" de leur action.


10:19 - Une opération impopulaire selon les internautes altermondialistes

Sur les réseaux sociaux, les internautes écologistes sont toujours très actifs. Il n'ont pas manqué de se plaindre des bouchons provoqués par les barrages filtrants mis en place par les agriculteurs sur les grands axes franciliens.
Certains dénoncent également une opération jugée "irresponsable" et illégitime, relayant les déclarations de Jean Glavany. Dans un réflexe archaïque de lutte des classes, l'ex-ministre de l'Agriculture du gouvernement Jospin estime que "ce sont ceux qui touchent le plus qui bloquent les routes".

10:05 - En revanche, Hervé Gaymard "comprend" le blocage

Hervé Gaymard, député et ex-ministre de l'Agriculture également, dit "comprendre" la manifestation des organisations agricoles en Île-de-France, sans pour autant être "favorable au blocage de la région parisienne".

"L'élevage français a de gros problèmes qui ne sont pas seulement liés à ce qu'on appelle les aides européennes, qui sont liés à des réglementations plus élevées que dans les autres pays européens, à un coût du travail plus élevé en France (...) Ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait un rapport sur les politiques de l'élevage dans tous les pays de l'Union et qu'en France on balaie devant notre porte avant de critiquer systématiquement Bruxelles", a ajouté Hervé Gaymard.

09:55 - Jean Glavany estime que le blocage est "un vrai scandale"

Dix minutes plus tôt, Jean Glavany, député socialiste, a qualifié de "vrai scandale" le blocus des axes routiers franciliens par les agriculteurs. Il met en cause la légitimité des revendications des agriculteurs:  dans un réflexe archaïque de lutte des classes, l'ex-ministre de l'Agriculture du gouvernement Jospin estime que "ce sont ceux qui touchent le plus qui bloquent les routes".. "Ce sont les plus subventionnés. 80% des primes vont aux 20% des plus gros agriculteurs. Nous avons besoin de faire preuve de solidarité à l'égard des plus défavorisés, notamment les éleveurs mais aussi les petits paysans qui ne touchent pas un euro de prime PAC", a-t-il polémiqué.

Le militant fustige également une opération qui empêche les gens "d'aller travailler, d'apporter les enfants à la crèche et au collège". "Autant on a le droit de manifester, de protester, de faire grève, autant on n'a pas le droit de porter atteinte à la liberté d'aller et venir de ses concitoyens", a protesté l'élu. Le socialiste a juste oublié qu'il a soutenu tous les mouvements de grève de la gauche syndicale et le blocage des lycées par la FIDL...  

09:44 - Chronologie des mouvements anti-Hollande

La grogne contre la fiscalité ne concerne pas seulement les agriculteurs. Avant eux, les Pigeons, Poussins ou les Bonnets rouges se sont mobilisés pour protester contre une fiscalité grandissante.


09:25 - La FDSEA maintient les barrages

"L'accident s'est produit à plus d'un kilomètre du barrage, le pompier arrivait à vive allure et il a fait des tonneaux"
, précise le journaliste Eric de la Chesnais. 
La Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) estime qu'il n'y a pas assez de forces de l'ordre sur place et que la responsabilité de cet accident ne lui incombe pas. Le syndicat a décidé de maintenir les barrages et rejette l'appel du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

09:11 - 6 blessés dans un deuxième accident

Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, dénombre deux accidents ce matin sur les barrages des agriculteurs en Ile-de-France. Après un premier accident mortel, un second entre un tracteur et un car de CRS a fait six blessés légers.

09:02 - Opération escargot sur la RN10

Sur la RN10, l'opération escargot se poursuit. Les tracteurs se dirigent lentement vers les Essarts.

08:56 - "J'appelle à lever les barrages", dramatise le contre-manifestant Cuvillier 

Le ministre des Transports appelle à "lever immédiatement les barrages" après avoir comptabilisé l'accident mortel du pompier qui a perdu le contrôle de son véhicule.


08:52 - 50kms de bouchons sur la N12

La gendarmerie annonce que les bouchons sur la N12 vont jusqu'à Dreux.

08:49 - A13: les agriculteurs entrent par le pont d'Epône

Les accès à l'A13 par Epône ont été débloqués. Les Jeunes Agriculteurs annoncent qu'ils entrent sur l'autoroute à cet endroit.

08:40 - Moins de 100 kilomètres de bouchons

Moins de 100 kilomètres de bouchons, 85 kilomètres exactement, constate le site d'information routière Sytadin. La carte des principaux points de blocage.L'Etat des bouchonsSytadin

08:39 - Les revenus des agriculteurs franciliens ont explosé grâce aux céréales

La Confédération paysanne joue les briseurs de "grève" relayée par la presse. Dans un contexte de forte hausse des prix et de progression des rendements pour la plupart des céréales, les régions céréalières auraient tiré leur épingle du jeu. A l'instar de l'Ile-de-France, dont 58% de la production totale provient des grandes cultures. Le revenu moyen des exploitations franciliens se serait élevé à 97.800 euros l'an dernier, contre 59.600 euros en 2011. C'est plus de cinq fois celui des exploitations dans le Limousin, où l'élevage bovin est prépondérant et dont le revenu moyen atteint péniblement les 15.500 euros sur fond de baisse des abattages et des exportations. La moyenne française s'est établie à 38.300 euros par actif non salarié en 2012, contre 35.000 euros l'année précédente.

Il faut dire que 2012 aura été une année record qui ne préjuge pas de l'avenir pour les régions céréalières. Les prix des céréales, qui s'étaient stabilisés en 2011, ont à nouveau grimpé de 20% en moyenne, tirés par les cours mondiaux. Les prix des oléagineux et protéagineux ont aussi connu une nette progression. Parallèlement, les coûts de production ont été maîtrisés, notamment grâce à de moindres achats d'engrais.
  
carte du resultat courant avant impot des actifs des moyennes et grandes exploitations agricoles
08:37 - 50 tracteurs à Rambouillet

Sur la N10, le cortège est à hauteur de Rambouillet. Sur les tracteurs, des panneaux qui dénoncent le "ras le bol fiscal".

08:30 - Une douzaine de points de blocage

La FDSEA Ile-de-France revendique une douzaine de points de blocage en Île-de-France, notamment sur l'A6, l'A13, l'A15 et sur les nationales 12 et 20.

 08:21 - Le réseau routier peu perturbé

Le Centre régional d'information et de coordination routières (CRIR) avance que la mobilisation n'entraine "pour l'instant, pas de perturbations majeures sur le réseau structurant. Le réseau se charge normalement".

Le Crir notait des perturbations dans l'Essonne en direction de Paris sur l'A6 près d'Auverneaux, ainsi que sur la N20 au niveau d'Etampes, où quelque 200 agriculteurs et une cinquantaine de tracteurs organisaient un barrage filtrant.

"On distribue des tracts et des fruits. Pour le moment, tout se passe bien", a expliqué Denis Rabier, vice-président de la chambre d'agriculture d'Ile-de-France et président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) de l'Essonne.

08:12 - Incompréhension du ministre des Transports

Selon le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a estimé que l'action des agriculteurs franciliens n'est "pas compréhensible", discriminant en outre  les céréaliers en colère.
"Ça n'est pas en bloquant et en lançant des ultimatums qu'on règle les choses (...). Ca n'est pas compréhensible: imaginez que les vacanciers bloquent en période de moisson tous les accès aux tracteurs", a imaginé le ministre sur RMC. "Il faut arrêter de bloquer pour bloquer, d'autant que je suis au regret de dire que ce qui est mis en avant lors de ce mouvement nécessite quelques éclaircissements", a ajouté l'ancien maire de Boulogne, oublieux des lycées et universités bloqués par la gauche quand elle était dans l'opposition. En avril 1998, pas un ferry n'avait pu quitter le port de Calais et le blocus des bateaux de la compagnie Seafrance pour que les marins CFDT de la compagnie n'obtiennent satisfaction à leur revendication.
"Il y a des situations qui sont des situations de difficulté dans l'agriculture et ce ne sont précisément pas forcément les personnes qui manifestent qui sont les plus concernées", a polémiqué le ministre, en référence aux besoins également criants du secteur de l'élevage. Frédéric Cuvillier a pris la défense de son collègue Le Foll, rappelant les "dispositions d'aides à l'agriculture" déjà mises en place, et la sauvegarde de la politique agricole commune (PAC) par la France, occultant la situation défavorable faite à la France par Bruxelles, par rapport à l'Allemagne notamment. "Ce qu'est en train de mettre en place Stéphane Le Foll, c'est de la solidarité à l'intérieur du monde agricole: aider les plus faibles et les plus petits, notamment dans l'élevage et faire en sorte qu'il y ait de la part de ceux qui sont dans une situation plus privilégiée, cet acte de solidarité", a-t-il conclu, partisan du nivellement par le bas.

08:06 - 40 tracteurs entrent sur l'A13

Quarante tracteurs circulent actuellement à vitesse réduite sur la RN10, escortés par des voitures de police. Ils s'engagent sur l'A13 avec l'autorisation de la police, précise Eric de la Chesnais. Ils ralentiront le trafic sur trois voies jusqu'à Orgeval mais n'iront pas jusqu'à l'A14.

08:03 - Des actions spectaculaires

Bloquer les axes routiers majeurs d'Île-de-France, déverser du foin devant le ministère de l'Agriculture ou défiler au volant de tracteurs dans les rues de Paris: les agriculteurs sont des habitués des opérations spectaculaires pour faire entendre leurs revendications. 

08:00 - Nouvelle mobilisation le 29 novembre

Plus de la moitié des agriculteurs de l'Île-de-France, ceux de l'est parisien soit 2500 exploitants au total, ne participent pas ce jeudi à la journée de mobilisation lancée par leurs collègues de l'ouest francilien. "Nous avons déjà organisé un mouvement contre l'écotaxe en octobre dernier, explique Arnaud Rousseau, président de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Seine et Marne. Nos collègues de la FDSEA de l'ouest de l'Île de France n'y ont pas participé. Nous préférons nous mobiliser vendredi 29 novembre contre les effets de la PAC avec nos collègues du nord bassin parisien, soit une quinzaine de départements au total'", poursuit-il. Et d'ajouter : "tous les agriculteurs de l'ouest parisien seront les bien venus".

07:51 - La N12 bloquée après Monfort

Sur la N12, des gendarmes empêchent les agriculteurs d'avancer. La circulation étant coupée, ils ne peuvent pas non plus faire demi-tour. "Ça doit bouchonner jusqu'à Houdan" a confié l'un d'eux.

07:48 - Pourquoi les agriculteurs bloquent Paris

Grégoire de Meaux (Jeunes agriculteurs d'Ile-de-France), explique pourquoi son organisation a appelé à manifester ce jeudi, dans un entretien au figaro.fr. "Nous sommes solidaires de la lutte bretonne contre l'écotaxe, mais ce n'est pour nous qu'une revendication parmi d'autres. Nous protestons aussi contre la réforme de la PAC telle qu'elle se profile et contre les multiples charges qui étouffent nos exploitations: la hausse de 7% à 20% de la TVA sur la filière équestre, qui pénalise les agriculteurs qui se sont diversifiés dans ce secteur, le relèvement de l'assiette de la taxe carbone, les programmes environnementaux qui créent sans cesse de nouvelles contraintes, les charges sociales trop élevées...". Plus de détails ici.

07:46 - "Le Foll tu débloques, nous on bloque"

A Epône, des agriculteurs affichent des panneaux "Le Foll tu débloques, nous on bloque".

Le ministre est dans le collimateur des agriculteurs, qui réclament sa démission. Grégoire de Meaux, président des Jeunes Agriculteurs, à l'origine du blocus, demande "la nomination de quelqu'un de compétent à l'Agriculture".

07:44 - Barrage filtrant en place au rond-point d'Epône

Une trentaine d'agriculteurs bloque l'accès au rond-point d'Epône mais l'objectif final est d'installer un barrage filtrant sur l'A13. Les agriculteurs négocient ainsi avec les forces de l'ordre

Autre point de blocage, la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte) et la N20.

D'autres convois se dirigent également vers l'A6, la D14, l'A15, l'A1 et l'A3

En outre, des cars de CRS neutralisent une voie à chaque fois. Le périphérique intérieur est toutefois peu touché.

07:43 - Les agriculteurs veulent bloquer l'A13

Les agriculteurs stationnés à Epône ce matin, dans l'ouest de l'Île-de-France, souhaitaient se rendre à Mantes-la-Jolie ce matin, mais ils ont été bloqués par la police. Il veulent absolument entrer sur l'A13 pour la bloquer. Mais à cette heure, les forces de l'ordre ne leur en ont pas donné l'autorisation qu'ils ont demandée, les voitures circulant à plus de 100 kilomètres par heure.

L'installation de barrages filtrants est le mot d'ordre des agriculteurs qui conserver leur capital sympathie auprès de la population, mais veulent alerter l'opinion sur leurs difficultés, tant du côté de l'Europe que de celui du gouvernement socialo-écolo. Hollande accepte que les paysans français soient pénalisés  par Bruxelles et les Verts radicaux approuvent l'écotaxe poids-lourds qui a mis le feu à la Bretagne

Autre point de blocage, la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte) et la N20. D'autres convois se dirigent également vers l'A6, la D14, l'A15, l'A1 et l'A3. En outre, des cars de CRS neutralisent une voie à chaque foi, celle de droite. Le périphérique intérieur est toutefois peu touché.

07:40 - Les agriculteurs s'engagent sur l'A6
Alors que les accès à l'A13 sont toujours bloqués dans les deux sens à Epône, les agriculteurs s'apprêtent également à entrer sur l'A6.

07:40 - Un recours juridique sur la PAC le 10 décembre

Les agriculteurs vont lancer un recours juridique le 10 décembre prochain sur la PAC (la Politique agricole commune), qu'ils accusent de faire de la distorsion de concurrence. "On est les céréaliers qui seront les moins payés d'Europe avec cette PAC. Au lieu de 300 euros d'aides par hectare, nous ne toucherons plus que 200 euros, contre 300 euros pour les Allemands et 280 pour les Polonais, par exemple. Tout ça alors que nous avons les charges les plus élevées !".

07:37 - "On est là pour faire parler de nous"

Des agriculteurs basés à Epône expliquent que l'opération de ce matin n'a pas pour objectif de bloquer Paris, mais de faire parler d'eux. "On veut faire monter la mayonnaise", assure l'un d'eux, précisant qu'il y aura des suites. 
"D'autres actions sont prévues, mais ces mouvements seront top secret. 
On prépare aussi des actions contre le ministre Stéphane Le Foll", prévient-il. Notre objectif est également de "faire bouger les syndicats", qui "ne font rien".

07:28 - Un temps d'hiver : pluie froide au programme

Les premières températures basses sont au rendez-vous, sous un ciel gris, et de fortes pluies susceptibles de se transformer en neige fondue. C'est le temps prévu en Île-de-France ce jeudi matin pour le blocus par les agriculteurs. "C'est un temps d'hiver, explique Régis Crepet, prévisionniste à Météo Consult. Il y a de la pluie froide qui peut se mélanger à des averses de neige fondue. Heureusement il ne va pas geler, car le vent souffle entre 45 et 50km/h et les chaussées sont mouillées". En plus des barrages filtrants des agriculteurs installés sur les axes routiers et ferroviaires, la météo risque d'aggraver les conditions de trafic pour les Franciliens.

07:25 - 124 km de ralentissements

La circulation devient très difficile sur certains grands axes et France Bleu constate déjà
124 km de ralentissement.

Ainsi, des convois se dirigent vers l'A13, l'A1, l'A15, l'A20 et l'A6 (deux blocages ont été repérés). Les routes nationales N12 et N20 (vers Epône) ou encore la D14 à hauteur des Mureaux ou encore vers la francilienne intérieure (au niveau du rond point de la croix Verte). La voie auxiliaire de l'A4 est également fermée, selon France Bleu.

07:23 - A13: les CRS sur place

A Epône, dans les Yvelines, un escadron de CRS est sur place et  empêche les agriculteurs d'entrer sur l'A13 pour mettre en place leur barrage. Si les accès à l'autoroute sont coupés dans les deux sens à Epône, la circulation est fluide sur l'axe autoroutier à l'heure actuelle.

07:17 - Un jeune entrepreneur bloqué agacé

Sur le pont d'Epône dans les Yvelines, où la circulation est bloquée dans les deux sens, un jeune entrepreneur est déconcerté : "En France, tout le monde se bloque ! j'ai quatre employés, je suis à 40 kilomètres de Paris, ma journée est déjà perdue".

07:14 - "On n'a plus rien à perdre"

A Ablis, dans le sud ouest parisien près de l'A10, "il y a un barrage filtrant qui s'est mis en place il y a une demi-heure environ, ça commence à être vraiment compliqué. Les forces de l'ordre sont sur place. Il y a une vingtaine de tracteurs avec des gyrophares". Pour l'instant, l'ambiance est décontractée, même si les agriculteurs sur place se disent "très en colère" et assurent "qu'ils n'ont plus rien à perdre".

07:09 - Plusieurs points de blocage

Plusieurs points de blocage sont d'ores et déjà en place. L'A13, l'A12, l'A15, l'A6 et l'A10 sont concernées. L'ouest et le sud parisiens connaissent des difficultés de circulation.
Le réseau secondaire pourra aussi être touché. Le trafic sur les N20, N118 et N12 pourra également être ralenti, voire bloqué. France Info souligne que les voies ferrées ouest, dont la ligne TGV, pourront aussi être impactées...

07:02 - La circulation se complique en Île-de-France
 


Par leur nombre, les forces de l'ordre ont contribué au blocus, sans empêcher un accident mortel.