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dimanche 25 octobre 2015

Fabius raille la droite sur la montée du FN quand la gauche est au pouvoir

"Quand la gauche est au pouvoir, le Front national monte." Vrai ou faux ?...

Europe 1 assurait que "c’est un argument-gimmick récurent de la droite dite "républicaine"

"Une thèse fausse, comme l’avait démontré le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1",
insiste le journaliste Sébastien Tronche, pour... le Lab d'Europe 1 du 25 octobre 2015. Ce fin décrypteur raille la mise en garde "répétée à l’envi tour à tour par Nadine Morano, François Fillon ou encore Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait sur RTL le 24 mars, affirmant que "chaque fois que la gauche est au pouvoir, le FN monte".


Interrogé également, le dimanche 25 octobre dans Le Supplément sur Canal+, sur cette affirmation du président de Les Républicains, le septuagénaire était sorti de sa somnolence pour envoyer l’ancien chef de l’Etat dans les cordes, s’interrogeant sur... "son Alzheimer précoce". Avec flegme, il porte une  violente attaque visiblement préméditée "Peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"
Or, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est évanoui en conférence de presse à Prague, en août 2015 (photo 1, ci-dessus), avait évoqué "un bout de grippe" estivale et a démenti souffrir d'une maladie neurodégénérative.

A entretien négocié, réponse préparée

Le somnolent Fabius n'a pas paru surpris par cette évocation confirmée par 
tous les scrutins de ces trois dernières années. Il nie, mais semble faire un effort de mémoire sur sa tortueuse réplique, pourtant anticipée: "Je n’avais pas remarqué qu’il ait été réélu quand il s’est présenté à la présidentielle. J’ai plutôt remarqué que le Front national avait fait un gros score. Mais peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'entretien consacré à l'agression verbale du ministre en campagne: 

A six semaines des Régionales, Fabius ne se mêle pas de politique française...

Le ministre des Affaires étrangères ne voulait pas être "emmené sur la politique intérieure," selon Europe 1, une criante contre-vérité au regard du nombre de déplacements du locataire de l'Elysée depuis l'été et du gouvernement par groupes de trois. Laurent Fabius se serait laissé entraîner, raconte le journaliste d'Europe1: une fâcheuse habitude récurrente chez ce suiveur de la politique d'Obama. 
"Il n’a pas pu s’empêcher de réagir, après avoir exprimé sa "préoccupation" sur la montée de l’extrême droite en Europe," explique le petit journaliste. Une progression qui n’est pas forcément "liée uniquement à des circonstances économiques", estime Fabius, prenant la Suisse comme exemple.

"Sur le cas français, le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1 (VFI) d’Europe 1 avait démontré [sic, selon la radio], en février 2015, que
le FN n’est pas plus fort quand la gauche est au pouvoir, même s’il est vrai que des députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale en 1986 après cinq ans de gauche ou que Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, en 2002, après cinq ans de majorité socialiste."

Fabius révisionniste ?
"Mais, si on se penche sur les élections de ces vingt dernières années, les scores du FN n'ont pas grand-chose à voir avec la nature du pouvoir en place. Lors de la présidentielle de 1988, après deux ans de cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand est réélu avec 54,02% mais Jean-Marie Le Pen réalise déjà un score élevé avec 14,38%," après sept années de socialisme.

Or, candidat à l'élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen recueillit 0,75 % des voix. 
La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris et préside le groupe Front national – Rassemblement national (FN-RN) à l'Assemblée nationale durant la VIIIe législature. 
En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle.
A nouveau candidat à la présidentielle, il double son score après 7 années de socialisme et obtient 15 % des voix en 1995, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. 
Pour mémoire, Franz-Olivier Giesbert évoqua les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy (Le Président, éditions du Seuil, 1990), qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt "à pousser le FN", afin de rendre la droite parlementaire "inéligible". C'était clair et par son déni, Fabius montre qu'il n'est pas épargné par la maladie Alzheimer.
Europe 1 valide les élucubrations de Fabius
Même cas de figure lors de la présidentielle de 1995 où Jean-Marie Le Pen continue de "grappiller" des voix (15%). François Mitterrand est à l'Elysée et Europe 1 suggère que c'est le nouvel entrant à Matignon, un Premier ministre de droite, Edouard Balladur, qui serait responsable, avant d'avoir pris ses fonctions.
D'ailleurs, la tendance est inverse lors des échéances présidentielles de 2007, quand au sortir de cinq ans de gouvernement de droite, le Front national est réduit à 10,44% des voix. D'où cette haine du FN, franche à l'encontre de l'UMP (et LR) et feinte à l'endroit du PS. 

Europe 1 concède que Fabius n'est pas fiable.
"Alors, certes, lors des dernières élections européennes en mai 2014, le FN réalise 24,85% des suffrages et envoie la première délégation française au Parlement européen." C'est bien le PS qui dirige le gouvernement, constate la radio. 
Mais là encore, "rien n’est automatique", conclut Europe 1. Il faut toutefois remonter 16 ans en arrière: "aux européennes de 1999, lorsque Lionel Jospin est à Matignon, le FN s'effondre à 5,69%."
Années 1930-années Hollande. Quand la presse est en service commandé et que ses décrypteurs nient la menace, ils nous mènent sur l'"inviolable" ligne Maginot... 
Le 10 mai 1940, la Wehrmacht passa à l'offensive à travers le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, contournant les secteurs les plus puissants de la ligne Maginot, avant de percer à travers le secteur défensif des Ardennes et le secteur fortifié de Sedan...

vendredi 31 juillet 2015

Conduite sans permis ou / ni assurance: du délit à la simple contravention

Taubira justifie son laxisme par l'engorgement des tribunaux et des prisons 

La garde des Sceaux jette à nouveau la consternation avec la révélation par La Croix de ce projet de réforme

Il ravit les quartiers mais fait bondir les associations de sécurité routière
Conduire sans permis ou sans assurance pourrait bientôt ne plus être considéré comme un délit mais comme une contravention passible d’une simple amende forfaitaire de 500 euros.

Un brillant "projet sur la justice du XXIe siècle" de Christiane Taubira 
Taubira-la-Cata doit le présenter en conseil des ministres ce vendredi 31 juillet. Dans l’exposé des motifs du projet, la chancellerie justifie cette réforme en assurant que ces nouvelles mesures "permettront d’assurer une répression automatique", ainsi qu’une  "sanction plus rapide et plus systématique".

Mais, face à la polémique immédiatement suscitée, la très contestée ministre oppose les critiques de bonne et de mauvaise foi.

Elle se disait prête à revenir sur ce projet, vendredi matin, au micro de France Inter :
"S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société,
nous en tirerons tous les enseignements."

Préventivement, la ministre enfile les contre-vérités
Elle a toutefois justifié cette réforme, soulignant - en toute bonne foi ?- qu’il s’agirait d’être "plus efficace, rapide et plus juste" et certifiant que le gouvernement "n’est pas insensible aux victimes, bien au contraire": "Cela permettra à la police et à la gendarmerie de dégager du temps pour faire de la prévention, car c’est ça qui est efficace. […] C’est un travail sérieux qui rend plus efficace la sanction. […] Ce n’est pas une incitation." 

La ministre se veut... répressive
"La sanction est immédiate et plus importante que ce qui se fait aujourd’hui et sanctionne tout le monde de la même façon sans effets d’aubaine sur certaines parties du territoire."
Des sanctions aggravées, mais seulement en cas de récidive
Jusqu’à présent, la conduite sans permis était passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. 
Selon le projet gouvernemental, lorsque les faits "seront constatés pour la première fois", et à l’exception "de certaines circonstances » (alcoolémie, non-port de la ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros — 400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration.

"Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits", précise le texte.
Et, seulement dans ces graves cas-là, les sanctions seraient aggravées, à la discrétion du juge: deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui). A la condition de solvabilité !

Les scooters sont-ils exclus ?...
Le permis AM  autorise son titulaire à conduire un cyclomoteur dès l'âge de 14 ans ou, un quadricycle léger à moteur (voiturette ou quad) dès l'âge de 14 ans également.

Cette loi astreint-elle à l'obligation de payer les parents -et mères isolées- de mineurs de 16 ans ? 

Et quid du défaut cumulé de permis et d'assurance ?   

Le défaut d’assurance sera, lui, passible d’une peine de deux mois, alors qu’il n’est puni aujourd’hui que d’une amende. Le nombre d'automobilistes roulant sans assurance en France a augmenté de 28,4 % depuis 2008. Selon le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO), entre 370.000 et 740.000 véhicules circulant sans assurance en France, soit entre 1 et 2 % des conducteurs. Les véhicules roulant qui ne sont pas assurés coûtent près de 80 millions d'euros chaque année, selon un rapport remis à Bercy.

Depuis plusieurs années, la tendance est à la hausse. La Sécurité routière a ainsi relevé, entre 1999 et 2009, une progression de 50% du nombre de véhicules non-assurés responsables d'accidents mortels. "Cette pratique coûte environ 78 millions d'euros chaque année", estime François Werner, directeur général du FGAO. "La charge pèse sur les assurés qui financent le Fonds par une contribution de 1,2% prélevée sur leurs primes d'assurance, soit environ 2 euros par contrat." Le directeur général du FGAO avait proposé la constitution d'un méga-fichier qui ne comprendrait "aucune donnée personnelle" et ne serait pas "commercialisable". A terme, il pourrait aussi procurer au Fonds une économie de 40 millions d'euros. Or, Mme Taubira, qui est très sourcilleuse sur les sujets d'autoritarisme et de laxisme qui lui sont reprochés, balaie d'un revers de main "ce répertoire central qui serait pourtant un outil précieux de prévention des drames routiers: il permettrait d'identifier certains chauffards et de les mettre hors d'état de nuire," lui a fait valoir F. Werner. 

La ministre de Hollande se dit prête à revenir sur ce projet.
Si ce projet est négociable, que réserve le reste de sa réforme qui ne le serait pas ?

jeudi 14 mai 2015

Valls agresse Sarkozy à l'Assemblée: Vallaud-Belkacem est-elle à ce point affaiblie?

Valls juge "insupportables" les critiques de Sarkozy sur Vallaud-Belkacem

Le premier ministre a encore pété un cable
 mardi 
Graine de dictateur
La liberté d'expression, exclusivité de Charlie hebdo ?
Valls est monté dans les aigus contre le premier parti de France au sujet de la ministre de l'Education nationale et de son projet de réforme du collège.

Cette réforme également contestée à gauche et que le pouvoir socialiste veut imposer a provoqué affrontement politique violent. La majorité présidentielle menacée a reproché à Nicolas Sarkozy un meeting lundi au cours duquel le chef de l'opposition républicaine a estimé que "dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira est en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem".

Manuel Valls ne supporte ni la contestation, ni les "attaques personnelles" et des "mots insupportables".

VOIR et ENTENDRE l'emportement de Manuel Valls, au bord de l'attaque cérébrale, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale:

Sarkozy "à la chasse aux voix lepénistes" ?
"Quel est le message à peine subliminal de @NicolasSarkozy quand il cible ensemble @ChTaubira et @najatvb?", a tweeté le député PS Olivier Faure.
"Ils courent après les mêmes chimères avec la même hargne", a pour sa part tweeté la garde des Sceaux. "Nous, @najatvb, avec la même superbe, les regardons de haut".

Le PS s'est aussi fendu d'un communiqué au sujet des propos de Nicolas Sarkozy. "En une seule déclaration, il cible à la fois Madame Taubira et Madame Vallaud-Belkacem, s'en prenant délibérément à deux ministres qui font l'objet d'attaques sexistes et racistes depuis le début du quinquennat de François Hollande. Ce n'est pas un hasard. Il est reparti à la chasse aux voix lepénistes."

Le PS charge Sarkozy: mais où sont Fillon et Juppé ?

Le Parti socialiste s'est également offusqué de l'expression libre de l'opposition majoritaire. Par communiqué, il parle de "violente charge" de Nicolas Sarkozy. En une seule déclaration, il conteste que quiconque puisse porter un jugement négatif sur deux ministres Madame Taubira ou Madame Vallaud-Belkacem qui ont des comptes à rendre devant la nation, mais qui seraient intouchables du fait de leurs statuts de socialistes, de femmes et de membres de la diversité. L'une est Guyanaise toute attaque de sa politique est détournée en atteinte raciste. L'autre est franco-marocaine et donc protégée par une suspicion d'islamophobie.  Les deux, de surcroît, sont des femmes et  seraient victimes du sexisme systématique de la classe politique en général et de l'opposition en particulier. Et il faudrait que le débat puisse avoir lieu dans ce chantage permanent...
VOIR et ENTENDRE la ministre chargée de la polémique et qui laisse la réforme aux mains de la n°2 du ministère et de son mari à l'Elysée...
En république socialiste, l'opposition n'a pas de leçon à donner et n'a pas voix au chapitre.

Le Parti socialiste ne se prive pas d'"attaques personnelles" et de "mots insupportables"

Les socialistes se sont autorisés de prêter à l'UMP des intentions anti-républicaines. "Ce n'est pas un hasard. Il est reparti à la chasse aux voix lepénistes", commente le PS. Or, la charge est non seulement violente mais grotesque: elle est en effet infondée, puisque le troisième parti de France est le PS qui risque d'être privé de second tour par le FN, d'abord aux régionales, puis à la présidentielle de 2017. Si le FN représente une menace, c'est donc pour la gauche qui a tout intérêt à reprendre sa chasse aux voix lepénistes. 

Le texte se conclut tout aussi violemment
"Nicolas Sarkozy montre une nouvelle fois qu’il a définitivement renoncé à toute dignité en politique."

Valls oppose un refus de concertation 
Le chef de l'opposition a jugé lundi que la réforme est "désastreuse, peut-être irréversible, pour notre République." Le premier ministre a  pourtant promis que son gouvernement ira "jusqu'au bout" et "ne reculera pas".
  
Ce niet de Valls s'adresse du même coup à la gauche qui fera grève le mardi 19 prochain. 

Questionné à l'Assemblée sur la réforme controversée du collège par le député UMP Bruno Le Maire, le premier ministre a eu le front d'une nouvelle contre-vérité:  "Alors M. Le Maire si vous voulez un vrai débat, projet contre projet, valeurs contre valeurs, nous y sommes prêts", a prétendu le chef  totalitaire du gouvernement de menteurs, tandis que plus de 235 parlementaires de droite et du centre ont signé la pétition lancée par Bruno Le Maire contre la réforme.

vendredi 17 octobre 2014

Organe de presse officieux de l'Elysée, Le Monde proclame son indépendance, une investigation républicaine et un secret des sources justes !

L'odieuse posture d'une presse de connivence

Le président de la Société des Rédacteurs du Monde est gratiné, celui-là!

Investigateur devant son téléphone,
décrypteur d'éléments de langage,
libre et indépendant !
En 2010, Gilles Van Kote désapprouva le vote serré du Conseil de surveillance, à 11 voix contre 20,  en faveur du projet de la triade Bergé-Pigasse-Niel. Ces riches à milliards étaient devenus les maîtres du Monde, en étant seuls en lice. Projet unique à la soviétique, scrutin contestable à une voix de majorité et recapitalisation d'un journal mal géré et coûteux par des entrepreneurs militants, rien n'y a fait. Quatre années plus tard, ce personnage (poseur ci-contre) conserve une forte adhérence à son poste, telle une crotte de nez desséchée, et donne encore des leçons de démocratie comme de déontologie professionnelle morveuse.

Amalgames et mauvaise foi

"Il n’existe pas de démocratie sans liberté de la presse. Il ne se conçoit point de presse libre et indépendante sans sources d’information, qu’elles soient officielles ou secrètes [L'individu défend la collusion de la presse et du pouvoir et en revendique la protection par le secret].  La Cour européenne des droits de l’homme a sanctuarisé cette évidence. [Or, premier abus de langage, sa convention définit cette liberté comme un droit qui comprend "la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière."] Et pourtant, l’hebdomadaire Valeurs actuelles a choisi [n'est-ce pas sa liberté?], dans sa livraison du 16 octobre, de consacrer un article à nos collaborateurs [le terme est particulièrement bien approprié aux visiteurs du soir de Hollande à l'Elysée] Gérard Davet et Fabrice Lhomme, chargés de l’investigation [sic] au Monde et auteurs de nombreuses révélations sur des affaires sensibles, notamment celles dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité." [Le président de la Société des Rédacteurs du Monde, d'une part, tente ainsi de régir la liberté de la presse et de décider de ce que ses confrères ont la liberté -ou non- et, d'autre part, consacre la mission première du journal de salir l'opposition]

Des accusations qui se retournent contre l'inconscient dans sa bulle

"Au mépris de toutes les règles déontologiques" [sans doute engage-t-il maintenant sa propre auto-critique], une partie de leurs rendez-vous professionnels y sont détaillés, relatés par le menu. [Les investigateurs concurrents disent donc toute la vérité, rien que la vérité !] Valeurs actuelles ne conteste pas le fond de nos dernières révélations : la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion [d'une part, ce n'est pas le sujet et, d'autre part, si ça l'était, Le Monde se répand en mises en cause multiples qui, un, bafouent la présomption d'innocence et, deux, aboutissent à des non-lieu comme dans l'affaire Bettencourt !],

sur le financement illégal de la campagne présidentielle de 2012 [affaire non jugée]; l’ouverture d’une information judiciaire sur un soupçon de corruption, visant l’entourage de l’ancien président, en marge de contrats avec le Kazakhstan [listing de salissures du Monde à l'état de soupçons fétides sur lesquels la justice politique mène l'enquête et n'a pas abouti]. Valeurs actuelles ne conteste pas non plus nos révélations précédentes sur l’affaire dite "des écoutes ", dans laquelle M. Sarkozy a été mis en examen [cette instrumentalisation malsaine d'une mise en examen n'est rien d'autre qu'une manipulation de l'opinion et le mépris du Monde pour son lectorat, la justice et les justiciables, tous les "citoyens normaux" comme Sarkozy]. Faute de pouvoir réfuter nos informations sur le fond [c'est le rôle des juges...], l’hebdomadaire préfère s’en prendre à nos sources et tenter de discréditer notre travail. [Ainsi van Kote noie-t-il le poisson, sans répondre sur le sujet de fond, la dépendance de l'Elysée de ses "grands" reporters "indépendants"]

EMPÊCHER LE TRAVAIL D’INVESTIGATION DE NOS JOURNALISTES [sic]

[Valeurs Actuelles n'a pas ce pouvoir ! Et recevoir des informations en prêt-à-publier, est-ce de l'investigation et un "travail" honorable ?] 
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Le Monde subit ce type d’attaque [Et victime, maintenant ! "Le Monde" à l'envers, quoi...]. Doit-on rappeler que Gérard Davet a été l’objet de surveillances téléphoniques, en 2010, dans l’affaire Bettencourt ? [Ce fut aussi le sort de nombreux élus, eux, tel Sarkozy depuis, comme sous la présidence socialiste de F. Mitterrand: pour alimenter aujourd'hui les papiers de Davet et Lhomme...] Doit-on redire que Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ainsi que plusieurs confrères enquêtant comme eux sur l’affaire Bettencourt, ont été visés par des cambriolages suspects, jamais élucidés ? [Qui visent ces insinuations ? Le Monde remet-il en cause le jugement et l'indépendance des magistrats quand ils prononcent un non-lieu?] Doit-on souligner qu’ils ont été tous deux, très récemment, de même que leur famille, l’objet de menaces circonstanciées, ce qui leur a imposé d’être placés sous protection policière permanente depuis septembre [et aux frais de Marianne, plutôt que de leurs patrons nécessiteux, Bergé, homme d'affaires dans le luxe, Niel, le sulfureux entrepreneurs, et Pigasse, le banquier][Doit-on considérer cette anaphore ternaire comme un simple mimétisme minable dû à une fréquentation assidue de l'Elysée ?]   

Au vu de l’article de Valeurs actuelles, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu’ils ont été probablement suivis. Ces méthodes visent clairement à empêcher nos journalistes d’effectuer leur travail d’investigation [mot creux et inadapté à la réalité d'un travail de diffusion d'éléments de langage]. Elles constituent une atteinte au secret de nos sources totalement inacceptable [Ce qui est inacceptable, c'est le dévoiement par Le Monde de ce droit exorbitant utilisé à des fins de manipulation anti-républicaine de l'opinion]. Comme nous l’avions fait dans l’affaire des " fadettes", Le Monde va saisir la justice. Nous allons demander au parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure. [Ne tardez pas !] 

L’enjeu dépasse notre journal et nos journalistes [la vérité et le respect du citoyen-lecteur sont des enjeux supérieurs !] : la protection des sources ne constitue pas un privilège [sans mentionner les privilèges fiscaux attachés à la carte de presse, qui d'autre bénéficie du "secret professionnel" protégeant l'anonymat et garantissant la non-divulgation de l'identité des aigris qui acceptent spontanément de parler bénévolement, lorsque l'exigent ces volontaires de la revanche, de la vengeance et de la délation, les politiciens, syndicalistes, licenciés et cocus fuiteurs ? Le secret des sources de la presse est abusivement assimilé aux secrets médical, judiciaire et ...bancaire ! Il exclut les confidences et fuites présidentielles et assimilées], mais "une des pierres angulaires de la liberté de la presse[la clé de voûte au Monde étant l'argent], a jugé la Cour européenne des droits de l’homme. [Une contre-vérité: doit-on en effet rappeler à ce monsieur que la CEDH ne visait pas les sources d'origine publique et protège le droit à l'information saine et juste du peuple souverain ?] Sans sources d’information indépendantes [en provenance directe de l'Elysée ou de Matignon ?], sans moyens d’investigation  [des fins politiques justifient-elles tous les moyens ? Sans parler des subventions d'Etat], le journalisme ne peut plus s’exercer. Le Monde ne se laissera pas intimider et poursuivra sans relâche son travail d’enquête dans tous les domaines."

Gilles van Kote 
Journaliste au Monde  
Le jeudi 15 mai 2014, Gilles van Kote, journaliste au service Planète et président du Pôle d'indépendance, a été nommé directeur du Monde par intérim par les actionnaires du groupe, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.

    La méchante sensation d'écoeurement produite par les propos tenus dans cet éditorial éclabousse l'ensemble de la presse. 
    Van Kote contribue largement à sa déconsidération auprès du public et porte un rude  coup aux organes de presse en difficulté. 

     

mardi 29 juillet 2014

Le CSA barre la TNT gratuite à LCI, Paris Première et Planète+

L'information et la culture tributaires de la publicité

Le conseil de régulation de l'audiovisuel 
entend protéger le service public d'Etat de la concurrence 
La presse écrite se concentre;
la TNT gratuite se fige
Il justifie en effet son  refus par des raisons mercantiles: la fragilité du marché publicitaireLe passage de LCI (groupe TF1), Paris Première (groupe M6) et Planète+ (groupe Canal+) à la TNT gratuite a été repoussé mardi 19 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.  Or, cette décision met en péril la survie de LCI..."Réuni le mardi 29 juillet 2014, le Conseil a examiné chacune de ces trois demandes et a décidé par trois votes à la majorité de ne pas leur réserver une suite favorable", explique le CSA dans un communiqué sans plus de détail sur l'écart de voix. Il s'agit de la première décision majeure en matière de régulation économique, comme le lui autorise la loi depuis fin 2013.
LCI, qui se compromet depuis des années dans cette optique de plaire à la gauche, est mal récompensé...

La chaîne TNT d'information de TF1 était au centre de toutes les attentions, à la différence des autres, orientées vers le divertissement et déjà très largement pourvus. 

Le CSA considère "que l'arrivée d'
une troisième chaîne gratuite d'information en continu financée exclusivement par la publicité pouvait déstabiliser les deux chaînes d'information déjà existantes", i-télé (Canal+) et BFMTV.

France 2 (France Télévisions) crie par ailleurs misère depuis avant 2012, quand un rapport confidentiel, commandé par la Direction des media du ministère de la Culture et de la Communication et par France Télévisions, dressait des perspectives alarmistes sur les recettes publicitaires de France Télés, à l'horizon 2015.

Le CSA laisse néanmoins la porte ouverte à un nouvel examen ...si les conditions du marché s'améliorent et, connaissant l'état de l'économie française, ...
"Je suis ce soir très en colère et très triste pour tous les collaborateurs de LCI qui se sont battus pour que cette chaîne ait un avenir et qui aujourd'hui se voient stoppés dans leur envol", a réagi sur sa chaîne le directeur général de LCI, Eric Revel.
TF1 n'a donc pas encore assez fait pour complaire...
En même temps, les demandeurs de pluralisme de l'information ne seront pas déçus.

La dernière: nouvelle contre-vérité d'A. Filippetti

Selon la ministre de la Culture sous tutelle étatique,
la décision du CSA aurait été prise "en toute indépendance"! C'est d'autant plus évident que le président du CSA n'est autre qu'Olivier Schrameck, un ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ex-premier ministre PS, qui fut nommé à ce poste par le président F. Hollande, dès janvier 2013.

mercredi 1 janvier 2014

Voeux pitoyables de Hollande, "lucides" pour une minorité, "incantatoires" pour tous les autres

Le bonimenteur de l'Elysée a encore tenté de nous embobiner

Après les vœux de Hollande, les réactions politiques pleuvent.

Comme au jour de son investiture, les nuages noirs en plus
Les politiques réagissent diversement aux voeux du président le plus près du fond dans les sondages: Jean-Louis Borloo, Marine Le Pen, Jean-François Copé ou les courtisans, tel Bertrand Delanoë ou le frêle de Rugy.




Bertrand Delanoë aligne les contre-vérités
. 

"A l'occasion de ses vœux télévisés, François Hollande a montré qu'il n'ignorait ni les difficultés rencontrées par les Français, ni les atouts dont ils disposent pour dépasser la crise" a écrit dans un communiqué le maire PS de Paris. 
"Il a notamment parlé avec gravité et ambition du rôle de la France sur la scène internationale. Par ailleurs, en faisant de la cohésion et de la confiance les conditions essentielles du redressement dans la justice de notre société, il a tracé un cap que chacun peut suivre, au-delà des clivages et des oppositions".

La ministre Christiane Taubira, particulièrement détestée de la population, illustre ce mensonge de Delanoë, maire sortant de Paris et homosexuel affiché. Ainsi, d’après un sondage BVA publié le 28 décembre, seulement 48 % des Français sont favorables à sa loi sur le mariage entre personnes de même sexe. La réforme pénale également poussée par Taubira divise jusqu'au gouvernement, ne serait-ce que sur la suppression des peines planchers. 

Taubira se félicite pourtant des clivages qu'elle opère et de la haine qu'elle dégage

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est également la flagornerie. "J'ai trouvé le président de la République déterminé [...] clair et lucide" a affirmé sur LCI cet ex-directeur de cabinet de Hollande lors des années de sommeil du PS quand il fut locataire de la Rue de Solférino (1997-2008). Pour lui, François Hollande aurait été "clair sur les objectifs de 2014" et "lucide sur ce qui s'est passé en 2013".



Il faut être tordu comme l'ineffable Verts de Rugy pour estimer que Hollande a une ligne ..."claire"


Jean-Louis Borloo. Le président de l'UDI a estimé que François Hollande "a tenu les mêmes propos que le 31 décembre 2012" lors de ses voeux aux Français. "Pourtant le chômage est cette année à un niveau historique, la crise du logement et du bâtiment ont atteint un niveau inégalé depuis 30 ans, la transition énergétique et notamment les travaux d'efficacité énergétique se sont effondrés depuis 18 mois et le pouvoir d'achat des Français est le plus bas que notre pays ait connu depuis 20 ans", écrit Jean-Louis Borloo dans un communiqué. 
"Même si le président de la République semble enfin avoir pris conscience de la crise de 2008 qu'il avait niée jusqu'à présent, c'est bien aujourd'hui le cap économique et social français qui est responsable de la situation actuelle de notre pays", ajoute-t-il estimant que "son nouveau 'pacte de responsabilité' n'est qu'une formule dont il a le secret".

Marine Le Pen. Pour la présidente du Front national, François Hollande "ne mesure rien de la colère et des attentes des Français", tout en qualifiant les vœux présidentiels de "pathétiques". "Il y a quelque chose de pathétique à voir chaque année le président de la République s'adonner au rituel des vœux aux Français alors qu'il n'a rien à leur dire", a-t-elle écrit dans un communiqué, en estimant que "s'il n'a rien à leur dire, c'est qu'il ne vit plus dans le même monde qu'eux"
Pour Marine Le Pen, "les vœux sont devenus l'allocution du gouverneur de la province France : il lâche ses traditionnelles platitudes, essaye au passage de glisser une nouvelle fausse promesse, mais surtout ne dit rien de ce qu'il faudrait faire pour changer vraiment la France et la situation des Français".

Florian Philippot, vice-Président du Front national, a contaté que le président de la république est dans "un déni de la réalité" en affirmant que l'Europe était la solution aux problèmes de la France. Au contraire, "l'Europe nous plombe", a-t-il déclaré sur LCI.

A l'extrême gauche, 
"C'est désolant", pour le PCF de Pierre Laurent



Dans ses voeux aux Français, Jean-François Copé appelle à sanctionner Hollande aux municipales.
Pour le patron de l'UMP, "François Hollande a repris les mêmes engagements non tenus, qu'il avait formulés quasiment dans les mêmes termes, il y a un an : inversion de la courbe du chômage, retour de la croissance, stabilité fiscale...", écrit le président de l'UMP dans un communiqué. Il estime que "l'augmentation indéniable du chômage, l'appauvrissement des Français asphyxiés par le matraquage fiscal et la stagnation économique auraient pourtant dû conduire François Hollande à prendre acte de l'échec de sa politique et à changer de cap". "Malheureusement, la réitération pour 2014 des promesses déçues en 2013 condamne notre pays aux mêmes déconvenues", prévient-il.