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samedi 19 janvier 2019

Griveaux, tête-à-claques des Gilets jaunes

Benjamin Griveaux a gagné ses galons de bête noire du peuple. 

Il a oublié les fondamentaux de la République qui veulent que le peuple est souverain 

Certains Gilets jaunes sont allés lui rappeler en défonçant sa porte au ministère, le samedi 5 janvier dernier. Ils ne se sont pas trompé d'entrée, bien que l'adresse soit commune à plusieurs secrétariats d'Etat. Une situation hors norme donc mais qui s'explique par le style clivant - voire provoquant, insultant même - du porte-parole.
Même dans son propre camp, on reconnaît qu'il est insupportable. "Benjamin clive comme il respire. Il cogne, il frime, c'est dans sa nature", analyse, dans Le Parisien Week-end, le patron du groupe 'La République en marche' au Sénat, François Patriat, ancien socialiste, ancien ministre de l'Agriculture de Jospin et membre du conseil national de LREM. 

Le prédécesseur de Benjamin Griveaux sous François Hollande, Stéphane Le Foll, qui considère que l'actuel porte-parole du gouvernement n'a pas le profil de l'emploi : la fonction exige, selon lui, "un effacement de soi au profit du collectif", ce qui ne serait pas le point fort du quadra. 

Un ambitieux aigri par son échec au concours d'entrée à l'ENA

Pour l'ancien ministre, ce poste "impose d'être fidèle et conforme à ce qui se décide en conseil des ministres". Ce qui ne correspond pas au portrait qu'il fait de celui qui lui a succédé. "Griveaux, que je connais bien, ne peut s'empêcher de bomber le torse", commente Stéphane Le Foll.
 
Autre ancien ministre (intermittent) de l'Agriculture, le nouveau maire du Mans fait d'ailleurs une prédiction assez sombre dans le cas où Benjamin Griveaux n'accepterait pas de changer de comportement. "Le politiquement incorrect pour le politiquement incorrect produit de l'humiliation et, un jour, ce sentiment mute en colère : le coup d'éclat permanent se paie", met en garde Stéphane Le Foll qui décrit Benjamin Griveaux comme "l'effronté"

Une personnalité qui commence même à agacer certains analystes macroniens. 
"En ces temps turbulents, sa façon de faire des claquettes sourire [narquois] aux lèvres face caméra a quelque chose d'urticant", reconnaît l'un d'eux.

lundi 14 janvier 2019

Des vidéos de gens du voyage appelant à des violences, signalées au Parquet de Paris

Des gens du voyage appelaient à "bloquer Paris"

Des membres de la communauté des gens du voyage incitaient à se rendre en nombre à Paris, pour l'acte 9 des Gilets jaunes

L'une des photos de caravanes sortie de son contexte.


Après que l'ex-boxeur a riposté à des policiers en nombre insuffisant sur la passerelle Senghor, à Paris le 5 janvier, et qu'il a été placé en garde à vue, des gens du voyage ont appelé à des représailles contre les autorités. Dans ces vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, ils ont appelé notamment à ne pas ménager les forces de l'ordre
Au-delà de ce soutien, certains lancent un appel à la communauté des gens du voyage à venir grossir les rangs des "gilets jaunes". "J'appelle tous les gitans, manouches, voyageurs, avec les camions, les semi-remorques... On bloque tout à Paris, on ferme Paris ! Personne ne rentre, personne ne sort", appelle par exemple un homme dans une vidéo filmée dans sa voiture.
Alors que Christophe Dettinger a été placé mercredi soir en détention provisoire malgré ses mots de repentance sur Facebook et dans l’attente de son procès le 13 février, des membres de la communauté des gens du voyage menaçaient de venir en nombre à Paris, ce samedi, en soutien à celui qu'ils surnomment le "gitan de Massy".

Plusieurs vidéos circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. 
Se  fondant sur l'article 40 du code pénal - qui oblige toute autorité constatant un délit à en avertir le procureur - trois d'entre elles ont été signalées par le préfet de police au Parquet de Paris entre mercredi et ce jeudi, parce qu'elles mettaient en scène des membres de la communauté des gens du voyage appelant à se rendre à Paris ce samedi, a appris BFMTV, de source no communiquée.

Des photos partagées sur les réseaux sociaux montrent des files de caravanes attribuées à des gens du voyage en route vers Paris
pour 'l'acte 9' des "gilets jaunes."
Un coup de bluff par des gens du voyage : ils utilisent en effet des photos prises il y a plusieurs années (ci-dessus), alors qu'aucune mobilisation de ce type n'est observée à ce stade.

Macron et Castaner, objets de menaces

Dans une vidéo publiée sur la page Facebook "Gilet jaune pour le peuple par le peuple", un membre de la communauté des gens du voyage a notamment adressé mercredi soir un message à Emmanuel Macron et à Christophe Castaner:
"Nous aussi on est gilets jaunes, mais jusqu’ici on s’est fait tout petits. Sauf que nous, on ne sait pas faire dans la manifestation pacifique. Le gitan que tu as mis en prison, il en a marre comme nous. Je vais te dire une chose: vendredi, si le gitan de Massy, il est pas dehors, tu vas avoir affaire à nous, spécialement tes CRS et tes policiers. On va aller les chercher et ensuite c’est toi qu’on viendra chercher".
"Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c'est comme les braises. Quand tu as une braise bouillante et que tu souffles dessus, ça ravive une flamme. Cette flamme, c'est le peuple voyageur. "En fait, t'as soufflé sur l'un de chez nous. Tu attises la flamme et là c'est tout le peuple gitan qui va se réveiller", lance un autre internaute.
Certaines déclarations particulièrement virulentes ont été condamnées par le maire PS du Mans, Stéphane Le Foll, qui a déclaré : "Ces propos sont inadmissibles. (...) Ils devraient être sanctionnés".
Appel au calme du forain Marcel Campion aux gens du voyage
LCI présente ces vidéos d'appel sur les réseaux sociaux comme l'émanation d' "une poignée d'individus se présentant comme membre de la communauté des gens du voyage", jetant ainsi le doute sur l'authenticité de l'appartenance de leurs auteurs à la communauté des gens du voyage. Si l'influence de cette tentative de mobilisation était difficile à évaluer avant samedi, elle a en tout cas été prise au sérieux par les autorités.

Le préfet de police Michel Delpuech a en effet effectué deux signalements mercredi 9 janvier, et un autre le lendemain, auprès du Parquet de Paris,  mettant en cause "des vidéos faites par [des] gens du voyage, qui incitent à en découdre à Paris" en marge des manifestations des Gilets jaunes, selon une source policière. Dans l'une d'entre elles, un homme se présentant comme un gitan avertit par exemple le gouvernement en cas d’incarcération de Christophe Dettinger : 
"C’est un boxeur. Et alors ? On est tous boxeurs chez nous. Je l’ai connu ce garçon-là du côté de Massy. Alors si vous voulez la révolution, prenez ce garçon et on vous fera une guerre, et tous dans toute la France. Tout le peuple gitan de la France !"
Un autre s'en prend directement au chef de l'Etat : "du haut de ton piédestal, on va te faire redescendre.
Tu as attisé la haine, Macron. Ça va être autre chose, là, on va te faire du dégât, et du grabuge". 
"Une condamnation sans réserve de toute forme de violence"
Plusieurs autres vidéos non signalées circulaient ces dernières heures sur les réseaux sociaux. De telles incitations à la violence peuvent-elles avoir un impact sur la mobilisation du week-end ? s'interrogent les autorités. 
Une réunion, qui s'est déroulée dans la matinée du jeudi 10 janvier à la préfecture de police avec les maires d'arrondissements, a été l'occasion d'évoquer l'éventuelle présence de membres de la communauté des gens du voyage. 

Mais certains de leurs représentants ont pris publiquement leur distance avec une telle réaction.
Dans un communiqué publié le même jour, l'Union pour la défense active des forains (UDAF), France Liberté Voyage et la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT) ont voulu rappeler leur attachement à "la liberté d'expression et au droit de manifester librement." Mais aussi, de manière ambiguë, "condamner sans réserve toute forme de violence," d'où qu'elle vienne. 

De même, le porte-parole des forains, Marcel Campion, a appelé les "gitans au calme," tout en regrettant indiquant qu'il ne "lâchera" pas Christophe Dettinger.

mardi 8 janvier 2019

Griveaux insulte des Gilets jaunes et l'opposition républicaine

Vindicatif  et véhément, Griveaux envenime la situation

Les masques tombent et leur méchanceté nous saute au visage





Après s'être fait inviter par Anne-Elisabeth Lemoine, sur le plateau de 'C à Vous' (sur France 5, chaîne de télévision généraliste française de service public) ce lundi 7 janvier sur les actes de vandalisme à l’encontre de plusieurs députés LREM et de son secrétariat d'Etat, le tranchant Benjamin Griveaux a fait monter la tensionjusqu’à insulter une partie des Gilets jaunes.

Macron ne contrôle plus ses collaborateurs, peut-on penser. Ce qui n'est pas faux, mais incomplet, car ses proches à l'Elysée remettent leur démission, à l'instar de son 'nègre', Sylvain Fort, en attendant celle du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, visé depuis août par de nouveaux soupçons de conflit d'intérêts. 

Mais surtout, promettant des mesures de grande fermeté, le président plein de rancoeur exacerbe l'esprit de vengeance de son entourage.
Le président Macron a donné le ton, n'hésitant pas à réclamer aux Français de faire "honte à ceux qui ont violenté d'autres citoyens et des journalistes. Honte à ceux qui ont tenté d'intimider des élus. Pas de place pour ces violences dans la République".
 
Au début du mois de décembre dernier, c’est Alexandre Benalla qui lui causait du souci. L’ancien garde du corps de 27 ans, qui avait déjà fait polémique en commettant des violences physiques sur deux manifestants, le 1er mai, Place de la Contrescarpe à Paris, son statut véritable intrigant la classe politique, les media et l'opinion. Ce fut ensuite au mois de juillet, lors de son éviction de l’Elysée. Après un voyage au Tchad, seulement trois semaines avant le chef de l’Etat de 41 ans, le Franco-marocain avait encore stupéfait avec la révélation de sa détention de deux passeports diplomatiques, alors qu'il avait été destitué, documents qu’il avait fallu le contraindre à restituer des semaines après son licenciement, du fait de négligences (ou de laisser-faire complice) conjoints de Jean-Luc Le Drian aux Affaires étrangères et de l'Elysée.

Cette fois, après une série de bourdes en tant que porte-parole du gouvernement,
le prétentieux Griveaux révèle sa nature profonde de rancunier, voire haineux.

Benjamin Griveaux s’indigne contre les actes de vandalisme à l’encontre de membres hermétiques et de la majorité présidentielle

Mais après celui qui fut un temps suspecté d’avoir été le garde du corps d’Ayem Nour, candidate de l'émission de télé-réalité Secret Story, c’est maintenant Benjamin Griveaux qui démontre l'incapacité d'Emmanuel Macron de s'entourer de collaborateurs politiquement compétents et humainement acceptables. 

Invité sur le plateau de C à Vous ce lundi 7 janvier, le porte-parole du gouvernement a exploité des débordements racistes dont ont été victimes plusieurs députés LREM. Parmi eux, Patricia Gallerneau, successivement élue PS, les Verts, UMP et MoDem, en 23 ans d'errance. Or, l'accès au garage de son pavillon a été muré dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 janvier, ce qui ne constitue pas un acte raciste... Pas plus que les soucis de Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture du président Hollande, devant le domicile duquel,, en février 2013, des éleveurs en colère ont déversé un tombereau de lisier. En novembre 2018, une quinzaine de manifestants s'était rassemblée devant le domicile d'un autre macronien désagréable, Christophe Castaner. Une fois encore? l'accusation de racisme par Griveaux ne tient pas la route.

Benjamin Griveaux s’est montré menaçant envers les responsables des dégradations sur la porte de ses bureaux.


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Ce sont des actes de salopards, je n'ai pas d'autre mot. Quand on s'attaque à des domiciles privés où il y a des familles [ce qui n'est pas son cas], quand on s'attaque à la couleur de peau de trois jeunes parlementaires, quand on pénètre dans un domicile, quand on brûle les véhicules d'une députée et de son mari… ", a-t-il listé, après avoir minimisé les dégâts. 
Résultat de recherche d'images pour "Hôtel Rothelin-Charolais"

Ce qui interpelle, "en même temps", c'est qu'un appareil de chantier ait pu circuler Rue de Grenelle sans attirer l'attention des forces de l'ordre déployées dans Paris et défoncer la porte Hôtel Rothelin-Charolais, construit vers 1703 pour Philippe d'Orléans, marquis de Rothelin, sis au 101 rue de Grenelle, dans un arrondissement central et chic de la capitale quadrillée par la police. D'autant qu'il abrite plusieurs services du premier ministre.

De quoi relancer le mouvement citoyen, après le ministre Gérald Darmanin qui avait considéré que "c'est la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, et, en Conseil des ministres du 26 novembre, Emmanuel Macron, qui  avait dénoncé des "scènes de guerre" lors de l'acte 2 des manifestations de gilets jaunes, le porte-parole du gouvernement dénonce "l'esprit munichois de l'opposition"..., c'est-à-dire la faiblesse et le renoncement des représentants des démocraties face à la détermination des partisans des totalitarismes.


jeudi 8 mars 2018

Congrès : les quatre postulants à la direction du PS ont débattu dans la morosité

Les quatre hommes se sont présentés sur RTL (groupe M6) et LCI (groupe TFI)

A la veille de la Journée internationale de la femme, aucune femme n'était candidate...
Les quatre candidats à la tête du PS :
Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Stéphane Le Foll et Luc Carvounas
Les quatre candidats à la tête du PS ont peiné à intéresser mercredi soir pendant une heure trente sur RTL et LCI, les archéo-socialistes se sont affrontés, évitant de soutenir le bilan du quinquennat Hollande et de se lancer des les invectives, mais figés dans leurs divisions passées.

Sur le plateau, cravate rouge pour le sombre Olivier Faure, cravates sombres pour les trois autres prétendants à la traîne, les quatre hommes ont chacun souligné au début du débat la gravité de l'enjeu, alors que le PS joue sa survie après les désastres électoraux du printemps.
"En mai, juin, les Français nous ont adressé un message que nous devons entendre. Nous avons fait 6% des voix à l'élection présidentielle. Nous ne pouvons pas ne pas nous remettre en cause de manière radicale", a souligné le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée, Olivier Faure, 50 ans. "C'est un congrès décisif pour le PS, mais pour toute la gauche", a renchéri Stéphane Le Foll, 57 ans, l'ancien porte-parole de gouvernements (pendant les trois dernières années du quinquennat), quand le PS était au pouvoir et hégémonique.

Invités à s'exprimer sur le précédent quinquennat, les quatre hommes ont pris soin de ne pas s'opposer frontalement. 
"Ce dont il faut être capable, c'est de se tourner vers l'avenir", a esquivé l'ancien intérimaire  à l'Agriculture, pendant la totalité du quinquennat, Le Foll, qui, dans son texte d'orientation, se montre pourtant le plus ardent défenseur de la politique de François Hollande.

Les députés Faure et Le Foll, ainsi que Carvounas, député issu de l'ancienne majorité du PS, ont tenu à rappeler qu'ils avaient parfois "donné l'alerte" lors du précédent quinquennat, sur la question de la déchéance de nationalité comme sur la loi travail. Le 11 juillet 2015, le Franco-grec a épousé Stéphane Exposito, le chef de cabinet de la secrétaire d'État Pascale Boistard chargée des droits des femmes du gouvernement Valls.

Les démons du passé n'ont cependant pas tardé à resurgir.
C'est le cas sur leur vision économique et socialenotamment sur le CICE, comme sur la loi Travail. Le Foll et Maurel ont reproduit les débats du précédent quinquennat entre le gouvernement et les frondeurs, dont était Maurel, 44 ans, arrivé en deuxième position avec 13%, lors du vote des militants au congrès de Toulouse d'octobre 2012, avec le soutien de Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj et le mouvement Utopia. "Ce débat, on va pouvoir le continuer cinq ans, hein ! s'est irrité l'ancien directeur du cabinet de Hollande lorsqu'il était à la tête du Parti socialiste (1997-2008). C'est pour ça que je veux une majorité: pour pouvoir se tourner vers l'avenir, changer un peu !", a lancé le second couteau de Hollande.

Appels aux  militants pour qu'ils viennent voter...

Cherchant à se sortir de cette opposition binaire, O. Faure a mis le projecteur sur la politique du gouvernement actuel. "Quelle différence entre nous et Emmanuel Macron ? Nous avons donné de l'argent aux entreprises. Emmanuel Macron donne 30 milliards d'euros sur cinq ans, non pas aux entreprises, mais aux actionnaires", a-t-il dit, en rappelant la proposition des députés socialistes d'augmenter le pouvoir des salariés dans les grandes entreprises.

Les quatre hommes se sont mis à l'unisson pour dire leur opposition à Emmanuel Macron, promettant de tous manifester le 22 mars aux côtés des cheminots. "Sur une manifestation unitaire, je peux aller manifester. Mais je ferai très attention de ne pas suivre une manifestation qui serait appelée par certains syndicats et pas d'autres", a nuancé Stéphane Le Foll, qui a aussi dénoncé "l'injustice" des choix fiscaux du gouvernement.

Ancien lieutenant de Manuel Valls, Luc Carvounas s'est montré le plus virulent contre le président de la République, l'accusant d'être le "président des riches et des métropoles".
"Je suis l'opposition, je ne vais pas aller chercher quel adjectif (...) J'étais dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale, j'ai écouté le discours d'Edouard Philippe: il y avait tout dedans ! Tout ce qu'on est en train de combattre aujourd'hui était dans ce discours. Il fallait voter contre ce discours, pour être clair !", a lancé le député de la circonscription cheminote d'Alfortville (PS depuis ...1947), Val-de-Marne, seul sur le plateau à avoir voté contre la confiance au gouvernement.

Ce débat organisé par LCI et RTL en partenariat avec le Figaro était une première pour un parti, lequel avait toutefois joué à nouveau la carte du débat télévisé, comme ce fut le cas quatre fois pour les sept candidats de la gauche (Hamon, Montebourg, Peillon, Valls, Bennahmias, Sylvia Pinel, unique femme,  et ...de Rugy)lors de la primaire à la présidentielle en janvier 2017.

"L'enjeu du débat est de montrer que le Parti socialiste est bien présent (...), de faire en sorte que les militants viennent voter", avait souligné mercredi matin le coordinateur du parti Rachid Temal, qui a affirmé attendre 30.000 votants, sur les quelque 102.000 militants susceptibles de se mettre à jour de cotisation. "Ils rallument la lumière, ce n'est pas la fin du film", a de son côté souligné l'ancien premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, apparatchik du PS qui a perdu son mandat de député en 2017 et a démissionné de la tête du Parti socialiste.

mardi 31 octobre 2017

PS : Hollande se fera-t-il écarter par ses ex-protégés ?

Hollande tente de résister à la poussée des acteurs socialistes de son quinquennat 

François Hollande prépare en coulisses le congrès du PS en février 2018
Perplexité de 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée

Les "quadras du Parti socialiste" qui lui disputent la propriété des ruines du parti  sont d'ex-proches de l'Elysée. 
Critiques du bilan présidentiel dont ils sont eux-mêmes co-responsables, ils veulent tuer le père, mais François Hollande ne compte pas se laisser abattre.
Papy fait de la résistance...   mais
 ceux et celles qui ont goûté au pouvoir -et se sont faits étendre aux législatives- fournir le cimetière des éléphants

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"Vallaud-Belkacem a été repoussée par les électeurs du Rhône, Bachelay par ceux de Seine-Maritime, Olivier Faure était un conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et député e Seine-et-Marne, ainsi que, parallèlement, porte-parole du Parti socialiste le 15 avril 2014. On cherche les hommes neufs... En 2017, Olivier Faure  sentit d'ailleurs le souffle du boulet : le président du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale a été mis en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM).

Le cas Batho est drôlatique, à sa façon. 
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Celle qui s'incrusta dans un logement social de la Ville de Paris est élue des Deux-Sèvres depuis neuf ans, grâce au soutien originel de Ségolène Royal qui l'a placée là le temps qu'elle ne soit pas inquiétée pour cumul de mandats. Et, en 2017, Batho est devenue vice-présidente du groupe parlementaire 'Nouvelle Gauche' (ancien PS) à l'Assemblée.
Nathalie Appéré n'est pas députée, mais maire PS de Rennes, grâce à une alliance avec l'extrême gauche (EELV-Front de Gauche) et poings et mains liés.
Une autre maire bretonne, Johanna Rolland, s'est associée à la tentative de renversement de l'ex-président. Elle est pourtant une protégée de son ancien premier ministre, le somnolent Ayrault.

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Vallaud, mains dans les poches
à l'Elysée
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Vallaud à l'Elysée,
bras croisés

La médaille de l'ignominie est attribuée à Boris Vallaud. Ce petit marquis né d'un haut fonctionnaire au Liban fut en effet secrétaire général adjoint de l’Élysée au temps de Hollande (2014-2016). Il fut certes ancien collaborateur d'Arnaud Montebourg, mais c'est à Hollande qu'il doit son élection dans les Landes, un parachutage sur les terres socialistes de feu Henri Emmanuelli. Une élection qui doit tout au bon vouloir du souverain. 


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Nouvelle dégaine : estudiantine...
Mediapart indique non sans malice que, désormais, il "entend porter une contradiction moins radicale que celle des Insoumis [de Mélenchon] et des communistes [PCF conservateur], mais en réfutant une quelconque continuité avec la loi sur le travail de Myriam El Khomri". L'époux de la Franco-marocaine renie ses deux années de collaboration avec son bienfaiteur.
"Ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire", lance le président depuis un an, des députés socialistes à l'Assemblée nationale Olivier Faure, quadra de 49 ansLe successeur de Bruno Le Roux battit d'abord Guillaume Bachelay - un proche de Fabius - en 2016, administrant du même coup un revers à Manuel Valls, puis Delphine Batho en juin 2017. Les trois sont aujourd'hui ligués contre Hollande. 

L'ancienne ministre de Ayrault,
Delphine Batho, 44 ans, juge quant à elle "qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant". En juillet 2013, Hollande l'a en effet virée comme une malpropre à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et avouait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".

Les grandes manoeuvres ont commencé dans une "nouvelle génération" qu'on a déjà beaucoup vue

La "nouvelle génération" est en fait une groupe d'aigris sur le retour et, de surcroît, impliqués dans la défaite de Hollande.
Les prétendants
Pour tenter de donner le change, ils se rebellent. L'idée que François Hollande s'active de plus en plus en coulisses pour peser sur le prochain congrès du PS hérisse nombre d'entre eux. Olivier Faure lâche : "Je ne sais pas ce que pense François Hollande (...) Il ne m'a jamais dit “moi je souhaite que ce soit untel ou untel"", assure-t-il à Questions d'Info (LCP-Franceinfo-AFP-Le Monde) à l'évocation de l'hypothèse Cazeneuve, que l'ancien président de la République aurait aimé voir prendre la tête du PS. Or, à 54 ans, son ex-ministre de l'Intérieur est usé. Faure préfère plaider pour "l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années". Et, sérieusement, les réussites sont-elles Vallaud-Belkacem et son APB ?

"Il faut être plus créatif et imaginatif," selon Batho.
Olivier Faure précise que les figures de la nouvelle génération - réunies sous la tribune 'Réinventer la gauche' publiée à la rentrée - se "retrouveront et «décideront ensemble» lequel d'entre eux sera candidat au congrès du PS. «Nous nous mettrons d'accord. Nous avons le sentiment qu'il faut rompre avec les pratiques du passé», explique Olivier Faure qui assure qu'il «n'y pas de concurrence entre nous".
Faire du neuf avec de l'ancien :
Nathalie APPÉRÉ, maire de Rennes,

Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,

Olivier BIANCHI, maire de Clermont-Ferrand,

Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,

Carole DELGA, ancienne ministre, présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, ancien ministre, conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, ancienne ministre,
André VIOLA, président du Conseil départemental de l’Aude.
Combien d'élus nationaux ?

L'ancienne ministre Delphine Batho s'est élevée sur Franceinfo contre les velléités de la vieille garde de Solférino. "Laissez-nous travailler !", s'est-elle écriée. "Je crois qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant. Je suis très claire", a-t-elle lancé, alors qu'elle était interrogée sur les éventuelles ambitions de Bernard Cazeneuve. "Dans les échéances futures, il n'y aura pas de désir de revenir au monde d'avant. Donc il faut être plus créatif et imaginatif", a martelé la députée socialiste.

La veille, collabo de longue date de l'ancien secrétaire général du PS, Stéphane Le Foll a manifesté sa mauvaise humeur envers l'ex-chef de l'Etat. François Hollande "a les rendez-vous qu'il souhaite. En tout cas, moi je dirai ce que je pense, moi-même", a-t-il lâché sur TV5 Monde. Ajoutant, cinglant: "Je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire".
S'il ne peut compter sur les caciques Le Drian ou Cazeneuve, Hollande ne serait-il pas un peu isolé ?

Question qui tenaille le Parti socialiste  : "Faut-il tourner la page du hollandisme pour en écrire une nouvelle ?"

Au bord de la crise de nerf sur Franceinfo, l'ancienne ministre Delphine Batho faisait aveu d'impuissance: "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée". Par qui ? "Par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler". 

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Du côté des hollandiens, Stéphane Le Foll met en garde contre "toute tentation de 'dégagisme'", rapporte Le Monde. L'ancien porte-parole du gouvernement souhaite définir "quelle sera notre place, quels projets et orientations nous portons". Cela ne peut pas, selon lui, 57 ans, "être réduit à une question de génération". 
En même temps, il avouee toutefois être "parfaitement d'accord" avec les propos tenus par Olivier Faure. "Non, ce n'est pas François Hollande qui choisit le Parti socialiste. Nous ne sommes pas à En Marche, lance-t-il, caustique. (...) Ça se saurait si c'était lui qui pouvait décider de tout. Propos assassins ! Lui qui a connu une contestation très forte en interne pendant cinq ans".

Sur RTL, Pauline de Saint-Rémy tente de dresser l'état des lieux provisoire dans une synthèse : une "petite bande de quadras s’est ainsi formée et se réunit régulièrement à déjeuner pour parler de l’avenir du parti." Du petit nombre, elle isole des têtes de gondole, démontrant implicitement qu'aucun renouveau n'est envisageable avec d'anciens ministres détestés et battus comme Najat Vallaud-Belkacem, ou des apparatchiks usagers, comme  Olivier Faure ou Guillaume Bachelay, et des inconnus du public, tels Nathalie Appéré, Jean-François Debat, Johanna Roland, Olivier Bianchi, ou même une figure montante, portée par certains media, Boris Vallaud qui affiche une virginité douteuse. 


Les propos d'Olivier Faure ont créé des remous chez certains socialistes. 
A l'exemple du député Luc Carvounas : "Ça ne me gêne pas; ça ne me contraint pas et je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas (...) La nouvelle génération, avant de s’autoproclamer comme étant l’avenir, doit aussi écouter de manière assez humble ceux qui ont fait notre histoire". Mais, en relayant la ligne d'un ex-socialiste rallié à Macron, Manuel Valls, apparenté LREM, le maire d'Alfortville ne suscite pas l'enthousiasme.
Il a fallu supporter la réapparition de Gaspard Gantzer, l'ex-chef de la communication élyséenne, qui est passé dans la société civile où sa société de conseil dégage visiblement beaucoup de temps pour déblatérer : ce type de "génération nouvelle" qui remonte à cinq ans et à l'UMP pour argumenter démontre qu'à 38 ans, on peut être vieux. 

Restent les "frondeurs" qui semblent sonnés.
Ils hésitent à pousser en avant Monsieur 6%, Benoît Hamon (M1717). 
Martine Aubry ferait-elle don de sa personne ?

vendredi 27 octobre 2017

Présidence du PS : Bernard Cazeneuve ne fera pas don de sa petite personne

Le Parti socialiste cherche rebâtisseur désespérément

Il "n'est pas question une minute" qu'il prenne la tête du Parti socialiste

Bernard Cazeneuve l'a affirmé jeudi 26 octobre dans la soirée.
L'ancien premier ministre de Hollande a profité d'une séance de dédicaces organisée à Paris d'un livre pour dire ses intentions à propos du prochain congrès du PS qui se tiendra l'année prochaine. 
"Il n'en est pas question une minute. Je pense qu'il faut qu'il y ait une nouvelle génération", a-t-il lâché au Figaro.
"Comme je suis encore libre de déterminer par moi-même ce que je souhaiteje veux profiter de cette occasion pour vous dire dans quel état d'esprit je suis", a ajouté le fidèle de son destructeur. 
Le petit homme est tellement modeste qu'il s'est déclaré "agacé" par tant de "spéculations", alors que, ces derniers jours, certains désespérés faisaient circuler le nom de Cazeneuve pour prendre la tête du parti, indique Le Figaro, quotidien du centre. L'ancien ministre de l'Intérieur leur apparaissait, après Stéphane Le Foll, comme l'homme de paille idéal du président Hollande, s'il lui prenait l'envie de tenter un retour. Mais, si la rondeur de Hollande ne fait plus illusion, Cazeneuve reconnaît qu'il n'a pas la stature. 

L'ancien intermittent à l'Agriculture s'y verrait bien

"J'estime que le rôle de quelqu'un qui a été pendant cinq ans ministre, confronté à bien des épreuves, ce n'est pas de dire tous les jours qu'il est indispensable, c'est d'aider de nouvelles pousses à émerger", a recadré l'ancien premier flic de France. 
"Je n'ai pas de goût pour la polémique, je n'ai pas de goût pour le conflit politique, je ne sais pas diriger un appareil politique. (...) Je ne pense pas être bon dans la direction d'un parti politique. Ce n'est pas ce que j'ai appris à faire. Je n'ai pas le talent que d'autres pourraient avoir dans cette mission. Il faut faire dans la vie ce qu'on sait faire", reconnaît-il. Modestement.
Et d'adresser un message clair à tous ceux qui le voyaient déjà la tête du PS : "Je serai bien sûr fidèle à ma famille politique; je suis disponible, mais je n'exercerai aucun leadership. Tous ceux qui spéculent sur ce sujet se trompent", a-t-il insisté. 

Alors qu'il avait misé sur Bernard Cazeneuve [1m64]François Hollande se rabattra-t-il sur son ancien porte-parole Stéphane Le Foll ? 
Résultat de recherche d'images pour "stephane le foll et bernard-cazeneuve/"L'ex-ministre de l'Agriculture semble, quant à lui, décidé à briguer la présidence du parti : à 57 ans, dont cinq au gouvernement, il ne s'est pas usé et se prend pour une "jeune pousse"...  
"Je suis assez grand. [1m89] Je vous dis que je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire", a-t-il déclaré sur LCP, cité par Le Figaro. 
"Je suis candidat à faire en sorte que le Parti socialiste se redresse", a affirmé Stéphane Le Foll à la presse.