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dimanche 30 septembre 2018

Saint-Martin: Macron se dit en colère et promet enfin d'accélérer la reconstruction et de relancer le tourisme

Emmanuel Macron a oublié qu'il était président de la République lors de l'ouragan Irma

Le président n'a pourtant pas hésité à se dire en colère d'une trop lente reconstruction de Saint-Martin



Or, cet ouragan dévastateur s'est développé du 30 août au 12 septembre 2017 et il était déjà le chef de l'Etat depuis trois mois...
D'une intensité sans précédent sur l'Atlantique, avec des vents de plus de 350 km/h, Irma a fait 11 morts à Saint-Martin et endommagé 95% du bâti les 5 et 6 septembre 2017. Un an plus tard, seulement 35% des bâtiments détruits ou très dégradés ont été reconstruits. 
Mais, au cours de cinq heures de discussion samedi avec une population impatiente de voir une amélioration de ses conditions de vie, Macron a déplacé le problème, à deux reprises. 

Bien que chef de l'Etat, il a dénoncé "une île dans laquelle il y a eu trop de connivences, trop d'entente parfois même de la corruption. Il faut que ça cesse !" a-t-il lancé à son auditoire, alors qu'il achève son déplacement de quatre jours aux Etats-Unis et, à cette occasion, aux Antilles, avec une mobilisation pour relancer le tourisme dans l'île meurtrie, avant de se rendre à Saint-Barthélemy.

Macron promet de relancer le tourisme à Saint-Martin
Brigitte n'est pas allée voir sur place la grande misère 
Mais l'île, qui s'était concentrée sur un tourisme de masse - à l'inverse de l'île voisine de Saint-Barthélemy qui a misé sur le luxe - avait déjà quasiment perdu la moitié des chambres au cours des 10 dernières années, rappelle Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction. "Le secteur touristique était déjà malade avant Irma, avec des hôtels souvent vieillissants, ne répondant plus aux attentes des touristes".
 
"Il y a aujourd'hui une volonté d'améliorer ce qui existait (...), d'être dans une logique de montée en gamme en terme de qualité, mais aussi de développement durable et de sécurité. C'est une réalité qui entraîne des délais plus longs parce qu'il ne s'agit pas de refaire rapidement n'importe quoi", s'est défendu le président. 
François-Xavier Lauch, le chef de Cabinet de Macron, était du voyage

Comme il l'avait fait la veille dans une très longue déambulation à Quartier d'Orléans, quartier pauvre et populaire, Macron a pointé les chefs d'entreprises, bailleurs sociaux et Collectivité de Saint-Martin, les rappelant à "leur responsabilité". Ainsi le chef de l'Etat s'est-il à nouveau dégagé des siennes, dimanche. 

Il s'est notamment dit "en colère avec un système qui s'est habitué à l'inefficacité, avec manifestement des entreprises qui ont décidé que ça allait à leur rythme qui n'était pas forcément le rythme des besoins des gens, avec des grands groupements, on l'a vu sur les logements sociaux dont je n'ai pas cru comprendre qu'ils manquaient d'argent, et qui n'ont pas été fichus de réparer les toits."

Le chef de l'Etat venait de déjeuner avec des restaurateurs et des hôteliers, autour de la question du tourisme, seul moteur économique de l'île fortement impacté par Irma, puisque les hôtels et restaurants étaient le plus souvent situés sur le littoral et ont été violemment touchés par les submersions et les vents violents de l'ouragan. 

Saint-Martin mise sur une reprise partielle du tourisme pour la saison haute en décembre, avec environ 800 chambres (hôtels, chambres d'hôte, villas en location, etc.) opérationnelles, soit les deux tiers de ce qui existait avant le passage de l'ouragan. 

En fin de journée, le chef de l'Etat s'est envolé pour Saint-Barth

Les stigmates de l'ouragan y sont peu visibles et la reconstruction quasiment terminée. Mais l'île connaît une grave crise du logement et la population se sent quelque peu oubliée, par rapport à Saint-Martin. 
Le chef de l'Etat doit rencontrer les élus et visiter le centre opérationnel de crise, censé faire face à tout nouvel ouragan. 

Une grave interrogation demeure : 
profitera-t-il de son passage pour se rendre sur la tombe de Johnny Hallyday, décédé le 5 décembre 2017 à 74 ans et enterré dans le petit cimetière marin de Lorient, au bord de la mer ? Son entourage assure qu'aucun arrêt au cimetière n'est prévu, malgré la proximité de la star avec le chef de l'Etat, lequel avait assisté avec sa rockeuse d'épouse à une messe d'hommage à la Madeleine à Paris, laisse planer un doute insoutenable. 

Emmanuel Macron quittera Saint-Barth en fin de journée pour un retour à Paris lundi matin.

mardi 9 janvier 2018

PS : le bras gauche de Hollande veut reprendre le manche de son pédalo

Stéphane Le Foll candidat à la tête du PS

L
'ex-intermittent du ministère de l'Agriculture en jachère ne redoute de rien 

Quand ce bâtisseur retrousse les manches
Le député et ancien ministre hollandien Stéphane Le Foll annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti "exsangue" qu'il entend "faire évoluer", mardi dans un entretien au quotidien Le Maine Libre. L'ambition de "faire évoluer" un tas de ruines reflète-t-elle des dispositions adaptées à la situation de catastrophe naturelle ? 

"J'ai donc décidé de relever le défi, déclare le grand nicodème, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants" lors du congrès du PS en avril, déclare M. Le Foll, 57 ans.

Les socialistes reprennent les mêmes pour recommencer

Résultat de recherche d'images pour "le foll vallaud belkacem"Le Foll établit un rapport entre sa candidature et le récent renoncement de Najat Vallaud-Belkacem à la candidature.
"Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement, car nous aurons besoin d'elle", explique l'ancien ministre de François Hollande.

Stéphane Le Foll se sent l'étoffe d'un grand marabout: "les défis sont nombreux: le PS fait face à une double défaite, présidentielle et législatives. Il est exsangue, inaudible aux oreilles des Français".

Le féticheur de la Sarthe commence par jeter un sort au président Macron. "La présidentialisation des institutions actuelles sous Emmanuel Macron met à mal les partis dits 'traditionnels'. Il faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l'adapter à ce nouveau contexte".

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S. Le Foll se revendique "dans l'opposition" au chef de l'Etat, bien qu'on présente parfois cet envoûteur comme "macron-compatible". "J'ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l'ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales".

Mais bien fol est qui s'y fie
Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.
Résultat de recherche d'images pour "le foll Hollande F"
Avant l'homme de paille de Hollande, seul s'est déclaré le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, un soutien de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle et un ex-fidèle de Manuel Valls aujourd'hui apparenté au parti du président...

samedi 6 janvier 2018

PS : Vallaud-Belkacem admet n'avoir pas l'envergure pour la reconstruction du parti

Najat Vallaud-Belkacem jette l'éponge

Pressentie comme possible candidate à la présidence du Parti socialiste, Najat Vallaud-Belkacem a jeté l'éponge

Cette enfant gâtée de la diversité avait-elle tout de la candidate idéale ?
C'est ce que voulaient croire ceux et celles de ses proches sur la gauche radicale du parti qui ne s'embarrassent pas de légitimité. Il aurait pourtant été un peu fort  qu'elle prétendît prendre la tête du parti après que la base l'a évincée de la législative dans le Rhône.

Poussée en avant du fait de ses origines, avait dépassé son niveau d'incompétence. Sans qu'on sache si ses diplômes sont dus ou non à de réelles qualités intellectuelles plus qu'à la volonté de la République de valoriser les enfants de l'immigration, Vallaud-Belkacem s'était fait adopter par l'aile droite du PS, Gérard Collomb à Lyon et une Ségolène Royal soucieuse de féminiser la vie politique sans risque de se faire dépasser. La jeune arriviste avait alors une belle aisance à soutenir n'importe quel projet socialiste modéré, mais gardait enfouie au fond d'elle une volonté de déstabilisation du système qui avait échappée à la candidate battue à plate couture à la présidentielle de 2007.
A la morgue de Lorient
Cette cuisante défaite de Ségolène Royal fut le signal de l'affranchissement de la Franco-marocaine

qui trouva à s'exprimer durant la quinquennat Sarkozy et la fit remarquer de Hollande qui, devenu président, en fit  un symbole de la possibilité pour les quartiers de se promouvoir. Il en fit même la première femme ministre de l'Education nationale. Une mauvaise intention plus qu'une faute de jugement. Hollande savait qu'elle faisait illusion. Dans le livre choc "Un président ne devrait pas dire ça...", en même temps que les 35 heures de Martine Aubry sont un non-sens, les frondeurs "une foule idiote" et le PS incompatibles avec le "progrès", Hollande avait dit d'elle qu'elle n'est "pas une intello"


2007 fut aussi l'occasion du débridage de son tempérament vindicatif.

"J’ai vu assez rapidement qu’il n’y avait pas de jeu collectif de la part d’Emmanuel Macron au sein du gouvernement", expliqua Najat Vallaud-Belkacem au micro de Remy Buisine, dans une vidéo publiée mardi 20 juin 2017. Selon l'ancienne ministre, il n’a pas été solidaire lors de son entrée au gouvernement de François Hollande.
"J’ai vite compris qu’en fait il chercherait à se faire passer pour plus moderne sur notre dos d’une certaine façon, en nous faisant passer, nous autres, membres du même gouvernement, d’une famille politique qui l’accueillait, pour des archaïques", insiste-t-elle.
L'accusant de ne pas avoir été loyal envers le président de la République lors de sa démission du gouvernement pour assouvir ses ambitions présidentielles, elle accuse Emmanuel Macron de ne pas avoir été franc dès son entrée au gouvernement. "Cette façon de se comporter, pour moi, ce n’est pas de la loyauté. Il n’a pas été loyal pour moi, il ne l’a pas été dès le début."
L'ancien président de la République a d'ailleurs affublé sa ministre de l’Education - celle de la théorie du genre, notamment - du surnom de 'Pimprenelle' ? Or, une pimprenelle est une " herbe aromatique à fleurs rouges de la famille des rosacées."

Vallaud-Belkacem ne sera pas la première femme cheffe du PS

Luc Carvounas ne restera pas le candidat unique
Jusqu'à ce mercredi 3 janvier, elle était présentée comme la future présidente du Parti socialiste. Pourtant, l'ex-porte-parole du gouvernement ne réalisera pas cette mission. Non pas qu'elle prétende vouloir se consacrer à ses enfants - un prétexte bien trop peu féministe - ou faire des conférences - il faut pour cela avoir du fond - , mais trop risquée : elle promet plus de coups que de satisfactions, avec  une chance minime de se faire désigner candidate de la gauche à une prochaine présidentielle.

"Je sais que cela peut paraître étrange de ne pas céder à l’amicale pression de ses amis (…), raconte-t-elle, mais je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique", a expliqué ce parasite incompétent à L'Obs, estimant que "l’avenir de la gauche dépasse de très loin la question de l’appareil socialiste".
Et d'ajouter : "J'avais besoin de prendre du recul, de ne pas être happée par le commentaire quotidien qui devient la règle médiatique et qui empêche de se poser, de réfléchir."
Et, comme la démagogie ne la quitte pas, elle n'hésite pas à assurer que " c’est aussi une forme de respect à l’égard de ce que les électeurs nous ont dit à la présidentielle et aux législatives : nous avons été désavoués". Si elle a du respect, c'est donc moins pour les électeurs que pour leur sentence, la sanction qu'ils ont infligée au Parti socialiste et, au premier chef, à elle-même, qui se croyait tellement appréciée et ne se remet pas de son échec.

Vallaud-Belkacem veut prendre de la distance et panser ses plaies dans l'anonymat.
Alors qu'est démentie la rumeur de son divorce d'avec Boris Vallaud, ex-conseiller de l'Elysée que Hollande a parachuté sans gloire sur une circonscription imperdable des Landes, elle veut d'abord se reconstruire elle-même,  avant de reconstruire un parti !
"Une de mes activités, parmi d’autres, au sein de ma nouvelle vie sera de diriger cette collection d’essais chez Fayard qui sera consacrée aux batailles culturelles du progressisme."

Fayard appartient à Hachette Livre du groupe Lagardère: -dans l'édition : Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche, etc., dont plusieurs éditeurs ...scolaires; - Lagardère Travel Retail : travel retail (points de vente Relay …); ou, dans presse, audiovisuel (radio, télévision, production audiovisuelle), numérique et régie publicitaire: Presse écrite : Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche...Radio : Europe 1, Virgin Radio, RFM... Télévision : Gulli, Canal J, MCM...le tout dirigé par Arnaud Lagardère.
"Je vois bien que ces idées-là [progressisme] peinent de plus en plus à convaincre les gens. Si nous voulons reconstruire de la conviction, il faut aussi renouveler les savoirs".

vendredi 27 octobre 2017

Présidence du PS : Bernard Cazeneuve ne fera pas don de sa petite personne

Le Parti socialiste cherche rebâtisseur désespérément

Il "n'est pas question une minute" qu'il prenne la tête du Parti socialiste

Bernard Cazeneuve l'a affirmé jeudi 26 octobre dans la soirée.
L'ancien premier ministre de Hollande a profité d'une séance de dédicaces organisée à Paris d'un livre pour dire ses intentions à propos du prochain congrès du PS qui se tiendra l'année prochaine. 
"Il n'en est pas question une minute. Je pense qu'il faut qu'il y ait une nouvelle génération", a-t-il lâché au Figaro.
"Comme je suis encore libre de déterminer par moi-même ce que je souhaiteje veux profiter de cette occasion pour vous dire dans quel état d'esprit je suis", a ajouté le fidèle de son destructeur. 
Le petit homme est tellement modeste qu'il s'est déclaré "agacé" par tant de "spéculations", alors que, ces derniers jours, certains désespérés faisaient circuler le nom de Cazeneuve pour prendre la tête du parti, indique Le Figaro, quotidien du centre. L'ancien ministre de l'Intérieur leur apparaissait, après Stéphane Le Foll, comme l'homme de paille idéal du président Hollande, s'il lui prenait l'envie de tenter un retour. Mais, si la rondeur de Hollande ne fait plus illusion, Cazeneuve reconnaît qu'il n'a pas la stature. 

L'ancien intermittent à l'Agriculture s'y verrait bien

"J'estime que le rôle de quelqu'un qui a été pendant cinq ans ministre, confronté à bien des épreuves, ce n'est pas de dire tous les jours qu'il est indispensable, c'est d'aider de nouvelles pousses à émerger", a recadré l'ancien premier flic de France. 
"Je n'ai pas de goût pour la polémique, je n'ai pas de goût pour le conflit politique, je ne sais pas diriger un appareil politique. (...) Je ne pense pas être bon dans la direction d'un parti politique. Ce n'est pas ce que j'ai appris à faire. Je n'ai pas le talent que d'autres pourraient avoir dans cette mission. Il faut faire dans la vie ce qu'on sait faire", reconnaît-il. Modestement.
Et d'adresser un message clair à tous ceux qui le voyaient déjà la tête du PS : "Je serai bien sûr fidèle à ma famille politique; je suis disponible, mais je n'exercerai aucun leadership. Tous ceux qui spéculent sur ce sujet se trompent", a-t-il insisté. 

Alors qu'il avait misé sur Bernard Cazeneuve [1m64]François Hollande se rabattra-t-il sur son ancien porte-parole Stéphane Le Foll ? 
Résultat de recherche d'images pour "stephane le foll et bernard-cazeneuve/"L'ex-ministre de l'Agriculture semble, quant à lui, décidé à briguer la présidence du parti : à 57 ans, dont cinq au gouvernement, il ne s'est pas usé et se prend pour une "jeune pousse"...  
"Je suis assez grand. [1m89] Je vous dis que je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire", a-t-il déclaré sur LCP, cité par Le Figaro. 
"Je suis candidat à faire en sorte que le Parti socialiste se redresse", a affirmé Stéphane Le Foll à la presse.

lundi 4 février 2013

Hervé Morin oppose le fracas militaire de Hollande au Mali et son mutisme social à Florange

Hervé Morin: "Plus facile de se faire applaudir à Bamako qu'à Florange"

L'ancien ministre de la Défense a taclé le fanfaron de Bamako et fustigé le fuyard de Florange et Aulnay-sous-Bois

"François Hollande a bien fait d'aller au Mali ce week-end pour dire bravo aux militaires français, mais j'ai aussi envie de lui dire: c'est plus facile de se faire applaudir à Bamako que de se faire applaudir à Florange ou Aulnay", a observé le président du Nouveau Centre sur TV5 Monde.
"N'oublions pas qu'il y a un sujet essentiel, celui de la dégradation de l'économie française et le drame que cela constitue pour des centaines de milliers de familles en France", a-t-il ajouté.

Pour l'ancien ministre de la Défense, si l'opération militaire française est "un vrai succès" et l'intervention française "une décision politique qu'il fallait prendre", cela "ne règle en rien trois questions centrales qui demeurent".

Oh, que la guerre est jolie !
Film musical (1969)
"La première, c'est, comment constitue-t-on une force panafricaine crédible capable de restaurer la souveraineté du Mali ?" a-t-il interrogé.
"J'ai le souvenir de la 'Minuad', force panafricaine pour le Darfour et ça ne marchait pas. On ne peut pas dire que les Etats d'Afrique de l'Ouest sont des Etats où il y a des forces armées, à part le Tchad et le Sénégal, qui sont réellement solides et crédibles", a-t-il estimé.

Alors cette force, "qui l'équipe, la forme, la coordonne, lui permet d'être organisée correctement pour lui permettre de mener ses opérations ? La question reste entière", a-t-il lancé, au milieu du concert d.

"La deuxième question est: est-ce qu'un jour les Européens vont accompagner réellement les Français dans la reconstruction du Mali?" a-t-il poursuivi.
"Ils donnent quelques millions d'euros mais une force panafricaine soutenue par la force française doit représenter 10.000 à 15.000 hommes, c'est 100 à 200 millions d'euros par an" dont on a besoin, a souligné H. Morin.

Enfin, "la troisième question, c'est l'engagement d'un processus politique, d'un dialogue, notamment avec les Touareg", a-t-il ajouté en appelant à distinguer "le court du moyen terme" dans le dossier malien.


Hollande n'est pas le premier va-t-en-guerre socialiste

Le 26 juillet 1956, pendant la guerre froide, le colonel Nasser, 2e président de l'Egypte, annonça la nationalisation du canal de Suez. Le président du Conseil français, le socialiste (SFIO) de Guy Mollet (avec la Grande-Bretagne d’Anthony Eden), s'entendirent  pour répliquer par une expédition militaire pour faire respecter le droit international, sauvegarder leurs intérêts économiques, protéger l’État d’Israël directement menacé par le monde arabe et, peut-être, renverser Nasser, fidèle soutien des indépendantistes algériens. 


Mais Londres, Paris et Tel-Aviv sont bien isolés : l’Union soviétique soutient le Raïs et les Américains se posent en concurrents dans un Proche-Orient bien pourvu en pétrole.
En application d’un pacte secret signé à Paris le 24 octobre, l’armée israélienne attaqua l’Egypte le 29: elle remporta des succès foudroyants et le 5 novembre, Français et Anglais débarquèrent à Port-Saïd. 




samedi 14 juin 2008

Les Irlandais préfèrent la splendide ingratitude à la splendide coopération européenne

Le splendide isolement anglais est également irlandais
Depuis son entrée dans l'Union Européenne en 1973, la République d'Irlande (Éire), qui était alors une société essentiellement agricole, s’est dotée d'une économie moderne et de haute technologie, dont les technologies de l'informatique et de la communication. Près d'un tiers de la population vit à Dublin, sa capitale.

« The celtic tiger »
Après la Partition (et la «perte» des comtés industrialisés du Nord-Est, fidèles à la Grande Bretagne tutélaire), la république du Sud tenta de remédier à la faiblesse de sa base industrielle en adoptant une politique protectionniste. Cette stratégie, qui fut dictée dans une très large mesure par le besoin de la République d'Irlande de s'affirmer face à l'ancien pouvoir colonial britannique, ne fut définitivement abandonnée qu'à la fin des années 1950, véritable point de rupture en termes de politique économique.
La nouvelle orthodoxie, placée sous le signe de l'ouverture, entendit favoriser la mise en place d'un environnement fiscal susceptible d'attirer l'investissement étranger dans les domaines, notamment, de l'électronique et des industries pharmaceutiques et d'équipement. Les gouvernements successifs menèrent une politique de longue haleine destinée à favoriser l'éducation (encourageant les matières scientifiques et technologiques) et l'amélioration de l'infrastructure. Ce dernier secteur reçut une impulsion considérable dans les années 1980 grâce aux fonds européens.

C'est au milieu des années 1990 que l'on vit apparaître les fruits de cette stratégie. Le succès fut tellement foudroyant que l'on a pu qualifier l'économie irlandaise de «Tigre celtique». Caractérisée par un taux de croissance du PIB très élevé (dépassant la barre de 10 % en 2000) et un taux de chômage en baisse constante (12,3 % en mars 1995, 3,6 % en avril 2001), l'économie irlandaise est parmi les plus performantes du monde. Le PNB est passé de 46.503 millions d'euros en 1994 à 87.677 millions en 1999, le PNB par habitant passant de 12.968 euros à 23.411 euros pendant la même période.
Si elle a perdu sa prédominance passée, l'agriculture reste toujours un secteur très important et en expansion de l'économie irlandaise. En 1999, 11,8 % de la population active travaillait dans l'agro-alimentaire, secteur qui représentait 10 % des exportations. Mais, d'autres secteurs traditionnels, tels la pêche ou le bois, ont été dépassés par des industries consacrées à la production pharmaceutique ou chimique, et, plus récemment, par les «nouvelles industries» des NTIC (informatique et télécommunications). Ainsi, alors que 6.000 personnes sont employées dans l'industrie de la pêche (1999), 20.000 travaillent dans la seule fabrication de logiciels, dont l'Irlande est désormais le premier producteur mondial. Le pays est également devenu un important centre de téléservices desservant l'ensemble de l'Europe.

Enfin, le tourisme constitue une autre source de revenus en pleine expansion, le total de touristes étrangers étant passé de 3,6 millions par an en 1994 à 6 millions en 1999.

Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19% de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement.

Le rôle de l’Union Européenne a été déterminant

L'Irlande est membre de l'Union Européenne et fait partie de la zone euro, à la différence du Royaume Uni. C'est un pays libéral où le taux de prélèvements obligatoires y est un des plus faibles de l'UE . Le salaire minimum est un des plus élevés de l'Union européenne avec 8,65€ de l'heure. L'Irlande a beaucoup bénéficié des investissements étrangers et européens.
Or, comme onze autres
pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002). Et après une demi-décennie de forte croissance, c’est précisément à cette période que 'Le Tigre Celtique' essuya un brusque coup d'arrêt en 2001 comme le reste du monde. La hausse de la valeur de l'Euro a donc frappé les exportations vers les pays hors zone Euro - particulièrement vers les États-Unis et la Grande Bretagne. L’Europe dans ce cas est accusée de tous les maux. Pourtant, le taux de croissance économique qui avait atteint 10,5% en 2000 en Irlande, en 2005 était de 5,5% pour 6% en 2006.

Le Celtic Tiger 2 ou le Celtic Tiger Mark 2

Après le ralentissement de 2001 et 2002, l'économie irlandaise recommença à croître en 2003 et 2004. Les médias irlandais sautèrent sur l'occasion pour proclamer le retour du Celtic Tiger. En 2004, la croissance irlandaise était la plus forte des 15 vieux États européens (l'Europe avant mai 2004) avec 5 % de croissance et en 2005 atteint 4,7 %. Ces taux contrastent avec les 1 à 3 % de la plupart des autres États européens comme l'Allemagne, la France, et l'Italie. L'évidence du retour du Celtic Tiger de 2004 et 2005 se voit dans la baisse du chômage à 4,3 % - le taux le plus bas d'Europe - et dans le retour du budget dans le vert.
Enfin on note aussi une évolution dans le domaine des échanges commerciaux qui reflète les changements dans les relations que l'Irlande entretient avec son voisin britannique. En ce qui concerne les importations (2000), le Royaume-Uni maintient sa position comme partenaire privilégié (34 %), dépassant très largement le reste de l'Europe (20 %) et les États-Unis (16 %). En revanche, pour les exportations, le Royaume-Uni n'est plus le premier partenaire de l'Irlande. S'il représente toujours 22 %, c'est vers les autres pays de l'Union européenne que vont aujourd'hui 45 % des exportations irlandaises contre 14 % vers les États-Unis.
Le taux de chômage était de 4,3% en 2005 : au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente.
Il reste que selon des statistiques publiées par Eurostat et la Commission Européenne, la République d’Irlande arrive au troisième rang des pays de l'UE (après le Luxembourg et le Danemark) pour le PIB par habitant ajusté en fonction des normes de pouvoir d’achat. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992.

Que les électeurs irlandais attribuent leur développement
à leur seul mérite est quelque peu injuste,
voire ingrat à l’égard de l’Union Européenne.

Le référendum est intervenu à un moment défavorable. L'Irlande avait jusqu’à présent réussi à maîtriser sa dépendance aux sources d'énergie étrangères. A l'heure actuelle en revanche, toutes les ressources hydro-électriques ont été exploitées, le gaz est utilisé au maximum et les tourbières n'ont plus guère d'avenir économique. Tout cela entraîne une demande sans cesse croissante de pétrole étranger. Le ‘non’ irlandais est probablement largement dû à la hausse du prix du baril.
Se réjouir que le refus irlandais du Traité de Lisbonne soit un souci de plus pour la prochaine présidence du Conseil de l’U.E. est en soi malsain, mais accepter que la construction de l’Europe subisse un nouveau retard est irresponsable.
Pourquoi en effet
souhaiter à la construction de l'Europe
le sort de la rénovation du PS français ?

mercredi 4 juin 2008

Peut-on annuler un mariage pour dissimulation de non virginité d’une Française ?

La question est posée de la défloration comme parade aux mariages forcés

Toutes les Françaises non vierges s’exposent-elles à l’annulation de leur mariage en cas de dissimulation de leur état défloré avant la cérémonie? Ou les musulmanes jouiront-elles d’un régime spécial dans l’hexagone ? (Lire PaSiDupes: l'avis de E. Guigou, PS)

La ministre de la Justice Rachida Dati a demandé lundi au parquet de faire appel d'un jugement civil rendu en avril dernier à Lille et qui annulait un mariage au motif que l'épouse avait menti en se prétendant vierge avant la cérémonie.
"L'annulation d'un mariage par le Tribunal de Grande Instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", affirme le ministère de la Justice dans un communiqué.
"Le Garde des Sceaux souhaite que la juridiction collégiale d'appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau. C'est pourquoi Rachida Dati a demandé au procureur général de Douai que
le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille", ajoute le ministère.
Vendredi dernier, Rachida Dati, qui a elle-même eu recours dans le passé à la procédure pour faire annuler un mariage, avait estimé que le jugement pouvait avoir un sens, d'autant qu'il avait été rendu à la demande conjointe des deux époux.

"Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait-elle expliqué. Allusion à un autre problème, celui du mariage forcé ?

Le jugement a cependant été critiqué à gauche comme à droite, et par les féministes et plusieurs associations, qui y voient la transcription dans la jurisprudence d'une règle religieuse et une décision discriminatoire pour les femmes. Nous n’irons pas jusqu’à affirmer que tout ce beau monde, pour une part laïc, se rallie soudainement à des tolérances judéo-chrétiennes.

Les juges civils, en revanche, ont en effet jugé que la virginité pouvait être considérée, en droit français, comme une "qualité essentielle de la personne". Une partie de la droite a même demandé la suppression de la possibilité procédurale d'annuler un mariage, pour ne plus tolérer que la séparation par divorce.

L'origine du monde, Gustave Courbet

Lundi, le Parti socialiste a annoncé qu'il allait déposer "sans tarder" une proposition de modification de la loi. "Il y a, à l'évidence, nécessité d'une réflexion juridique et d'une modification de la loi quand une telle décision de droit conduit à une telle régression", a déclaré Bruno Le Roux devant la presse. "En France, on ne distribue plus de certificat de virginité".
Le porte-parole du PS a également demandé à
François Fillon des explications sur les "propos peu clairs", selon lui, de la ministre de la Justice sur cette affaire.

L'argumentation de la ministre de la Justice a provoqué la « colère saine » de Patrick Gaubert, président de la Licra.
"On peut prouver éventuellement qu'une femme a eu ou pas des relations avant le mariage, on ne peut pas le prouver avec l'homme. Donc c'est une discrimination, et ce que nous dit aujourd'hui Rachida Dati en essayant d'expliquer que c'est une bonne chose est totalement inexact", a-t-il estimé sur France 2. Un soupçon naïf, Gaubert semble ainsi ignorer pour les micros et caméras que des reconstitutions d’hymen sont couramment pratiquées par des chirurgiens spécialisés, sous simple anesthésie locale. Il se situe au niveau de l’égalité sexuelle et regrette que les hommes ne possèdent pas d’hymen… Il s’élève donc contre les inégalités imposées par la nature, qui est mal faite, comme chacun sait.
Le groupe communiste au Sénat a annoncé lundi s'être adressé à la Garde des Sceaux pour lui demander de se pourvoir en cassation.

L’annulation en réaction aux mariages forcés
Jean-François Copé a demandé de son côté "moins d'emballement" sur France Inter. La motivation du jugement était peut-être de voir "comment cette femme pouvait être libérée de contraintes qu'elle n'avait pas forcément choisies", a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée. Ne serait-il pas le seul à aborder le problème de fond, en termes voilés ?
Sur RTL, Christine Boutin a raisonné dans le même sens. "Je me pose vraiment la question de savoir si cet article 180 du code civil n'est pas en train de protéger cette femme. Car en réalité elle savait très bien qu'elle n'était plus vierge, elle a accepté de se marier et elle a surtout accepté de se pourvoir pour obtenir la nullité", a-t-elle dit sur RTL.
"Je me demande si en réalité elle n'était pas dans une situation où elle était forcée culturellement, religieusement, familialement, de se marier", a-t-elle poursuivi.


L’hymen, protection contre les mariages forcés ?

dimanche 24 juin 2007

Royal, poil à gratter du PS

Hammadi "supplie" Royal "d'arrêter" et "de jouer collectif"
A qui veut l’entendre, Royal se dit appréciée des jeunes mais ceux du MJS ont pourtant visiblement du mal à la supporter. On se rappelle les accrochages nombreux qui émaillent leurs rapports et ça continue. Le MJS aussi est agité par des courants et contre courants.
Cette fois, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) trentenaire né en 1979 qui débat en coupant la parole, Razzye Hammadi, a "supplié" vendredi Ségolène Royal "d'arrêter" ses gestes et propos de désunion et "de jouer collectif" : il lui a demandé "d'avoir un peu plus d'humilité et de respect pour la force collective qui l'a portée". "Je la supplie d'arrêter, de jouer collectif et qu'elle fasse en sorte de donner l'image de militants et de dirigeants qui se respectent eux-mêmes", a lancé Razzye Hammadi sur LCI. C’est clair, mais, dans son prétendu souci de débat participatif –à distance– elle reste sourde à tous ceux nombreux qui la pressent de rentrer dans le rang. Pas de chance ; elle persiste à croire que son échec à la présidentielle lui confère des droits, quant d’autres ont la pudeur de se retirer. Alain Juppé ne lui a inspiré ni de la dignité, ni le respect de la sanction des électeurs. « J’y suis, j’y reste ! » Les membres du Bureau national auront du mal à se débarrasser de la squatteuse…
Pendant la campagne présidentielle, "il y a de jeunes militants qui ont mouillé le maillot (...) et on leur dit: ‘le programme que vous avez défendu, la candidate n'y croyait pas’!", a-t-il poursuivi. On demande à les voir ces ‘jeunes militants’ ! Il faisait ainsi allusion aux critiques de Royal, mercredi, sur le SMIC à 1500 euros et la généralisation des 35 heures.


"On a Sarkozy pour cinq ans mais cette même candidate, sa priorité, ce n'est pas comment on va vivre notre opposition et notre force de proposition pendant cinq ans, mais ce qu'elle pourra incarner en 2012", a encore vitupéré le président du MJS. Dans la matinée, Dame Royal avait en effet parlé d'une "probable" candidature en 2012. "Il faut avoir un peu de respect pour les gens", a-t-il poursuivi, exaspéré.
Pour lui, "le Parti socialiste et la candidature de la gauche en 2012 n'appartiennent à personne, si ce n'est aux générations à venir". Place aux jeunes et les quinquas ne le sont pas encore assez pour le MJS… "Ce que je demande à Ségolène Royal, c'est (...) d'avoir un peu plus d'humilité et de respect pour la force collective qui l'a portée, même s'il y avait plein de choses qui n'allaient pas pendant la campagne, y compris certaines qui étaient de (sa) responsabilité personnelle", a-t-il encore accusé.
Dans une tribune adressée vendredi à la presse, Razzye Hammadi a par ailleurs souhaité que le débat de la rentrée soit "dédié aux raisons de la défaite", parlant de "droit d'inventaire" et de "préparation de la refondation de la gauche".
Il se dit aussi favorable à une désignation du candidat socialiste à partir de 2010, faute de quoi elle serait "noyée dans les enjeux d'ego", et à un congrès "après les municipales" pour éviter "la personnalisation des enjeux", comme le souhaite le premier secrétaire François Hollande.


Jeune quadra né en juin 1967, le député européen socialiste Benoît Hamon ne peut plus ‘laisser le temps au temps’ : il s’est positionné et a de son côté jugé vendredi "incohérent politiquement" de dire, alors même que Nicolas Sarkozy refuse un coup de pouce au Smic, que l'augmentation que proposaient les socialistes était "une mauvaise idée". On peut donc le penser, mais ne surtout pas le dire ! La franchise n’est pas ce qui prévaut dans l’analyse du député européen : chacun sa méthode pour anesthésier le peuple. "Je ne trouve pas très adroit, c'est le moins qu'on puisse dire, la semaine où Nicolas Sarkozy annonce qu'il n'y aura pas de coup de pouce au Smic, de dire que l'augmentation du Smic que nous proposions était une mauvaise idée. C'est incohérent politiquement", a-t-il estimé sur BFM. Suggère-t-il que les incohérences du PS soient maquillées? Hamon devrait se recycler dans une casse ! Avec seulement bac plus trois (licence d'histoire), il fut à bonne école : il débuta sa carrière en 1991 comme assistant parlementaire du député PS de la Gironde Pierre Brana ; conseiller pour la jeunesse auprès du premier secrétaire du PS Lionel Jospin de 1995 à 1997, il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Il a bénéficié d’un parachute doré, comme directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004 : les licenciés de l’Université peuvent-ils espérer le même parcours ?


Les jeunes loups socialistes parlent beaucoup depuis que l’élection présidentielle délie les langues. Il a rappelé que le projet du PS avait été "voté par les militants". Ce qui pose le problème de la formation politique de la base... Des militants sous influence, que les médias ont privés de leur libre-arbitre, sauf à penser que militant socialiste signifie ‘ségogol’. "On ne pourra pas expliquer (s'il faut leur expliquer pour qu'ils comprennent...) que la défaite de l'élection présidentielle est la faute de tous les socialistes sauf une", a-t-il dit, ciblant la candidate Ségolène Royal. C’est en effet ce que Sa Cynique Majesté Royal tente de faire.
Selon le responsable socialiste, "ce serait un très mauvais choix de faire un congrès très vite, qui serait bâclé dans sa préparation et qui finalement se concentrerait sur la seule question du leadership". "Je crains que le PS n'ait pas les épaules pour supporter les conséquences d'un tel débat", a-t-il ajouté redoutant "une division profonde du PS". Le 2° parti français est-il à ce point ébranlé par trois échecs électoraux d’importance, alors même que le PS s’évertue à nous convaincre par ailleurs que la correction du 2° tour des législatives aurait mis du baume au cœur des ses membres ?... Un cautère sur une jambe de bois, donc !

Alors que Marie-sEGOlène Royal a souhaité que "les choses bougent" au PS avant les municipales, M. Hamon a lancé : "vous croyez que cela va aider un candidat aux municipales de savoir qui est le patron et qui veut être candidat" en 2012 ? Est-ce bien la vraie question fondamentale qu’il se posera ou est-ce plutôt un combat de chefs dont il est exclu ?...

Il a aussi jugé "anormal" que le président Nicolas Sarkozy ait reçu trois personnalités socialistes -François Hollande, Laurent Fabius et la Cynique susnommée- avant le sommet de Bruxelles. "Pourquoi le fait-il, pour continuer à nous diviser? Une seule personne aurait dû être reçue", le premier secrétaire François Hollande, a-t-il dit.
Combat de chefs et guerre de clans : pour faire bouger les lignes, les éléphants actuels envoient en première ligne les troisièmes couteaux.

Pas besoin d'ailleurs d'y aller...