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mercredi 10 juin 2020

BlackLivesMatter met à genoux Mélenchon, Jadot, Faure et Roussel

L'ultra-gauche anti-flics racisée américaine met à ses pieds la gauche française 

LFI, EELV, PS et PCF mettent un genou à terre devant George Floyd

Place de la République, ce mardi 9 juin

A Paris, des manifestants se sont rassemblés place de la République en mémoire de George Floyd. Des têtes d'affiches de la gauche - radicale, voire extrême et de l’écologie totalitaire, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Yannick Jadot (EELV) - ont même posé un genou à terre, geste de capitulation, à l'imitation du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, 
Joe Biden relance sa campagne dans une Amérique embrasée par la ...

ou le démagogue Québécois Justin Trudeau (ci-dessous).

 Justin Trudeau pose un genou à terre contre le racisme (vidéo)

A l’appel notamment de SOS Racisme, des manifestations se sont rassemblés en France, pendant les obsèques de George Floyd à Houston, Etats-unis. A Paris, ils n'étaient que quelques centaines, place de la République. 
Ce mardi 9 juin, certains meneurs de la gauche rose,  rouge, noire et verte ont pris parti contre les policiers de leur pays, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Olivier Faure (PS). Ils se sont même agenouillés durant les 8 minutes 46 de silence, pour s'associer à cet Afro-Américain décédé à la suite d’une interpellation policière à Minneapolis le 26 mai dernier. 
Image
Les suiveurs socialistes Faure et Kanner

Cette mobilisation à Paris était soutenue par plusieurs syndicats de lutte - dont la CGT, la FSU et l’Unsa - mais aussi par des partis politiques de gauche et d’extrême gauche (EELV, PS, LFI, PCF). Des organisations étudiantes et lycéennes (Fage, Unef, UNL) et des associations et ONG, comme la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le CRAN,participaient aussi à la démonstration médiatique. 

Mélenchon, heureux des récents propos de Castaner 


Une "prise de conscience" émerge "contre l'horrible contamination du racisme
, là où on ne voudrait pas le voir, dans un corps important, la police," a pointé le chef de La France insoumise.
 
Jean-Luc Mélenchon, qui critiquait encore récemment la lâcheté de Macron resté muet face aux manifestations de rue, ajoute : "Il faut en finir avec le déni." 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle n'hésite pas à stigmatiser la police: "la police nationale doit être reprise en main". Pour cela, Mélenchon "invite les policiers à dénoncer leurs collègues quand ils sont racistes et violents". 
Une incitation similaire à la tonte des femmes qui avaient eu des relations avec des occupants allemands. Cette marque d'opprobre qui, à la Libération de la France, a eu "pour fonction d'enlaidir ces femmes" et pour volonté, leur désexualisation, visait à détruire en elles l'image de la féminité. La dénonciation des policiers préconisée par Mélenchon a desrelents pareillement nauséabonds, quand il désigne les policiers à la vindicte populaire ou quand Castaner porte atteinte à leur virilité en les privant des moyens s'assurer le maintien de l'ordre.  

Mélenchon confie également avoir apprécié le fait que Christophe Castaner se soit rendu compte que "des gestes peuvent tuer". 
Pour mémoire, lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur a tenu un discours prônant notamment une "tolérance zéro" contre le racisme jugé "inacceptable", exigence qu'il n'impose pas à l'encontre des délinquants. 

Ce mardi matin, il a aussi annoncé qu’il sera "parfaitement à l’aise" - ce dont on ne doute pas ! -  à l'idée de poser un genou à terre. Le ministre tolère d’ailleurs d'autant mieux ces mobilisations anti-racistes racisées, que, "dans les faits", elles restent interdites dans toute la France, en vertu d'un décret interdisant en effet les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public en raison de l’épidémie de coronavirus !

jeudi 4 juin 2020

Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

mercredi 3 juin 2020

Ndiaye: les sénateurs LR quittent l'hémicycle suite à une réponse "sotte et blessante"

On savait Ndiaye bête mais, en plus, elle est méchante

La porte-parole du gouvernement a manqué de respect aux élus LR

La réduction du nombre de parlementaires appelés à faire acte de présence - en cluster - lors des visites ministérielles en région faisait l'objet de l'interpellation des sénateurs, dans le contexte post-confinement. 
Sa réponse a stupéfait les élus de l'opposition, de gauche comme de droite, lors de la séance de questions au gouvernement.
 
Les sénateurs LR ont quitté l'hémicycle mercredi 3 juin, fait exceptionnel au palais du Luxembourg, pour protester contre une réponse jugée "sotte et blessante" de Sibeth Ndiaye à une question sur les visites ministérielles. 
"Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles (...), alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons", a observé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'indignation de son groupe. 

Le sénateur LR du Loiret, Hugues Saury, avait posé sa question au gouvernement sur les modalités d'organisation des visites ministérielles, lors desquelles les sénateurs et élus d'autres partis que LREM "sont devenus 'personae non gratae'", avait-il déploré, des raisons sanitaires étant invoquées.

"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer," avait taclé la prétentieuse

"Pensez-vous qu'il est légitime de privilégier les députés, la plupart du temps de votre majorité, jusqu'à décider qu'à eux seuls ils représentent toutes les sensibilités ?" avait interrogé la caricaturiste. 
"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer", a ajouté l'insolente petite porte-parole du gouvernement, sous les huées des élus LR outragés

"Je conçois qu'il puisse y avoir des frustrations,"a ironisé la péronnelle, moqueuse... "L'application stricte des mesures barrière et des gestes barrière doit être notre priorité pour que ces déplacements ministériels puissent se dérouler dans de bonnes conditions", a pompeusement poursuivi l'arrogante, appelant à n'"y voir absolument aucune malice politique ni aucun privilège", pendant que les élus LR quittaient l'hémicycle.
 
"Culture du prince" et "réponse indigne"
"C'est profondément choquant. Je n'ai jamais entendu une réponse d'une telle légèreté, ici au Sénat", a réagi B. Retailleau après avoir quitté l'hémicycle. "Est-ce que la République, c'est En marche!; est-ce qu'il n'y a pas une privatisation des moyens de l'Etat? (...) Pour toute réponse nous avons simplement entendu qu'il s'agissait de mesures barrière, de qui se moque-t-on ?", s'est-il offusqué. 
"C'est injustifiable. C'est parce que nous avions une réponse qui Kannerse moquait de nous que nous avons quitté l'hémicycle", a t-il encore ajouté à l'antenne de Public Sénat.

Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner a approuvé ses collègues
Son groupe aurait aussi quitté l'hémicycle en signe de protestation si la question suivante n'avait pas été posée par une sénatrice socialiste
Il a fustigé "une réponse indigne" de la porte-parole, et "une culture du prince".

lundi 27 avril 2020

Des Parisiens du 18e dansent dans la rue pendant que meurent des contaminés au Covid19

Des rebelles aux règles de la vie en communauté ont sottement brisé le confinement, méprisant leurs congénères

Des passants se sont trémoussés sur un air de Dalida samedi, dans le 18e arrondissement de la capitale, jusqu’à l’intervention de la police.

Vidéo. À Paris, des passants dansent dans la rue en plein confinement
'Le Parisien' en dénombre objectivement une vingtaine...
Les images ont provoqué de vives réaction d'indignation sur les réseaux sociaux. Samedi, en fin d’après-midi à Paris, plusieurs dizaines de passants se sont amassés sur une place du 18e arrondissement pour danser sous un balcon, qui diffusait de la musique, rapporte Le Parisien.
Dans une vidéo postée sur Twitter et partagée près de 20.000 fois, un journaliste écrit : "Le 18e vient officiellement de s'auto-déconfiner (et il aimerait qu'on le laisse danser)".

"Laissez-moi danser"

Coronavirus : sauvez des vies, restez chez vous | Agence régionale ...
Place Constantin Pecqueur ('square Joël-Le-Tac'), dans le quartier des Grandes-Carrières, au pied de la butte Montmartre, des écervelés se sont laissé entraîner par la musique de la célèbre chanson de Dalida, bravant jusqu’à l’arrivée des policiers les règles de confinement et de distanciation sociale qui sont édictées pour les protéger, mais aussi tous ceux que menacent le virus tueur, au premier rangs desquels, les soignants, mais aussi les transporteurs et livreurs qui leur permettent de continuer à s'alimenter.

Sur la vidéo postée sur Twitter, on peut en effet voir "une vingtaine" d’habitants  - en vérité, plusieurs vingtaines, si on élargit le plan (cf. ci-dessous) - danser sous le regard de passants responsables étonnés, certains fixant même les preuves avec leur téléphone
Tandis qu'une certaine presse se refusait à faire des vagues, les internautes ont lâché des commentaires de condamnation.

Le 18ème vient officiellement de s’auto-déconfiner (et il aimerait qu’on le laisse danser).


"Dépassé" par les événements

L'Express parle de "bal de rue" "organisé", alors, face au scandale, l’auteur de la vidéo s’est senti obligé de rétro-pédaler pour ne pas subir la colère des "libertaires" du 18e arrondissement (qui dispose de quatre mosquées), géré comme il peut par un socialiste, successeur de Daniel Vaillant. Au premier tour des municipales de 2020, Eric Lejoindre a rassemblé 31,66% des suffrages exprimés, contre 39,86 %, six ans plus tôt. Et le député est Pierre-Yves Bournazel (Agir !): ni l'un ni l'autre ne s'est exprimé sur cette rupture du confinement...

Mais l'argumentaire du vidéaste vole bas...
Quand la presse foireuse faillit à son rôle éducatif

"Précision pour nuancer des réponses très violentes.
Le 18e est très confiné [le contexte n'est-il pas le même dans le 15e ?]. Il s’agissait de 20–30 personnes [jugez vous-même] dansant sous un balcon plus des badauds ébahis [et participants sans respecter les règles de distanciation]Une minute après mon arrivée [et depuis combien de temps avant ?], la police a mis fin à la musique avant même que Dalida ait fini de chanter", a-t-il tenté d'expliquer dans un second tweet. 

Un "bal" de rue qui avait été organisé dans le 18e arrondissement de Paris a été interrompu ce samedi par la police.Le résident qui a diffusé la musique sur son balcon, a tenu lui aussi à s’expliquer sur Instagram. L'individu à l'origine du "concept" et des troubles tient un compte "Discobalcons" sur lequel il fait régulièrement des directs vidéo, indique Le Point. Il y filme des passants interpellés par sa musique, mais cette fois l'artiste a été "dépassé par les événements" !...
La presse lui donne largement la parole et il assure qu’il "n’a jamais rassemblé autant de monde sous son balcon" et que ces petits rendez-vous musicaux organisés le samedi [et nous en sommes à la 7e semaine de confinement] "n’auraient désormais plus lieu". Il diffusera uniquement une musique à 20 heures en semaine pour soutenir les soignants, mais "l’éteindra si un rassemblement venait à se reformer". 

Plus les jours passent, et plus le respect du confinement devient pénible et difficile à respecter par les Français qui ne savent pas prendre sur eux-mêmes. Et la capitale - encore moins la Butte Montmartre - n'est difficile à vivre le samedi, même au 40e jour de confinement, le même pour tous... Certains y voient une chance.

L'ennui, c'est aussi que cette vidéo postée sur Twitter révélé ce que dissimulait la presse institutionnelle qui fait moins d'information de terrain que de propagande en salle et en studio

Le document a bien naturellement mis le feu sur le réseau social, et bien au-delà, puisque les slogans tels que "Restez chez vous: sauvez des vies" paraissent bien vains dans certains milieux.

Si cette extravagance n'a pas duré très longtemps, c'est que les forces de l'ordre n'ont pas tardé à ramener les inconscients à la raison.
Et si elles sont arrivées vite, c'est aussi que ce n'était pas la première fête de rue à cet endroit.

Le Parisien, qui n'hésite pas à publier des contre-vérités, écrit en revanche que le "spectacle" a pris fin au bout de "quelques secondes de relâchement", certes qualifiées avec indulgence de "coupables", mais le quotidien condamne "en même temps" les nombreux internautes que cette mise en danger de la vie d'autrui a "suffi à rendre fous de rage".

Cette incitation au déconfinement n'est pas la première.
Alors qu'avec constance d'autres applaudissent chaque soir les soignants en respectant à leurs fenêtres les règles de distanciation sociale, certains  bravent les recommandations des "scientifiques" et prennent des risques qui mettent en péril des vies humaines, celles de leurs proches et des soignants.

La presse ne précise pas si les inconscients ont été verbalisés.
Il se dit toutefois que la dispersion s'est effectuée dans une ambiance bon enfant: les danseurs se sont carapatés comme des garennes.

Alors que la France est confinée depuis plus de quarante jours, le gouvernement doit annoncer mardi un plan déconfinement qui devrait prendre effet à partir du 11 mai. Seulement pour ceux et celles que ça intéresse ?...

dimanche 12 avril 2020

Des présidents socialistes de départements réclament l’instauration d’un revenu universel

Les socialistes restent porteur du virus du revenu universel 

Cette solution "changerait le référentiel des solidarités humaines," estiment encore dix-neuf présidents PS de départements 

Demain, tous intermittents? - L'Express
Le salut est dans l'intermittence
En cela, ils ne font que s'aligner sur leurs camarades espagnolsLa crise économique liée au coronavirus accentue les inégalités, assurent l'internationale socialiste dans tous les media depuis quelques jours. Ils n'ont pas progressé, ni en Espagne, ni en France et trois années d'échecs ne leur ont pas encore permis de revoir leur logiciel et, faute de mieux, ils continuent à y voir la riposte à la crise du Covid-19, cette fois. Un revenu universel pourrait les atténuer, maintiennent ses partisans.
Après deux ans de pouvoir, le gouvernement socialiste de
Pedro Sanchez est à la rue

En France, le sujet avait fait un flop dans le débat public des primaires de la gauche, en 2017. Deux candidats en vantaient les avantages, mais avec deux dispositifs radicalement opposés. Benoît Hamon envisageait un "revenu universel d'existence", accessible dès l'âge de 18 ans jusqu'à sa retraite, sans conditions de recherche d'emploi. L'ancien premier ministre, Manuel Valls prônait, quant à lui, un "revenu décent" combinant plusieurs aides sociales, fustigeant au passage la société de "l'assistanat et du farniente". Quelle que fût la formule, les Français demeuraient majoritairement hostiles au concept.

Trois ans plus tard, la crise économique due à la propagation du coronavirus et au confinement généralisé peut-elle inverser la donne ? "Beaucoup de travailleurs, comme les intermittents du spectacle ou les livreurs à vélo, deux exemples assez peu motivants, se trouvent dans des situations précaires. On se rend compte que, pour eux, une perte d'emploi peut conduire à une perte totale de revenus. Certains sont donc obligés de travailler malgré les risques encourus, explique Fanny Deltruel, du Mouvement français pour un revenu de base (MFRB)
Pour relancer sa proposition, la gauche socialiste saisit l'occasion d'une circonstance exceptionnelle de fragilité et d'inégalités augmentées créée par le coronavirus, après ses échecs électoraux mal digérés. Favorable à un revenu individuel, à vie et cumulable avec les revenus du travail et les aides sociales, l'association considère que le mécanisme - une véritable aubaine - serait utile pour répondre à d'autres crises. "On sait que ce genre de situations va se reproduire de plus en plus, assurent les Cassandre qui font leur lit sur la misère humaine. Notamment en raison du changement climatique. [Ca manquait, en effet!] On ne va pas vivre confinés à chaque fois et se demander comment payer son loyer et sa nourriture. Un support plus stable et pérenne est nécessaire", ajoute la militante, salariée de ... Microsoft. 

Des présidents socialistes de départements réclament l’instauration d’un revenu universel 

THomas Porcher et le revenu universel - Vidéo dailymotion
Dix-neuf présidents socialistes de départements ont bondi sur les media comme le CoVid19 sur le bas clergé réclamant, dimanche 12 avril, l’instauration d’un "revenu de base" universel, présenté comme un outil pragmatique pour lutter contre la pauvreté.
"Alors que la crise sanitaire du Covid-19 évolue chaque jour un peu plus en une crise économique mondiale, poussant nos systèmes de solidarité dans leurs retranchements, le revenu de base apparaît (…) comme une solution pour amortir le choc social qui risque de faire basculer nombre de nos concitoyens dans la précarité", assurent-ils de nouveau, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche. 

L’allocation serait "sans contrepartie mais avec un accompagnement renforcé, automatique pour résoudre le problème du non-recours aux droits, ouvert dès 18 ans pour lutter contre la précarité des plus jeunes, dégressif en fonction des revenus d’activité et d’un montant égal au seuil de pauvreté," préconisent-ils. 

Et qui va "donner" aux Français "les outils de leur autonomie" ?
"Comme l’a justement dit le président de la République le 12 mars dernier, soulignent encore les quémandeurs, des décisions de rupture sont aujourd’hui nécessaires. Cette solution solidaire changera le référentiel des solidarités humaines pour redonner aux Françaises et aux Français [et surtout aux autres] confiance en un système créé pour leur apporter, à la fois, la sécurité de l’existence et les outils de leur autonomie."

Cette offrande a un coût et il sera d'autant plus lourd que l'ensemble de l'économie française sera ébranlée et que la reconstruction sera longue et difficile pour toutes et tous. 

Plan pauvreté : un «revenu universel» qui n'en a que le nom ...
Qui paiera ?
Le Fonds monétaire international (FMI) compare les effets économiques attendus de la pandémie à ceux de la Grande Dépression de 1929. En France, où le quart des salariés du privé est déjà au chômage partiel, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, annonce une récession économique forte, anticipant pour l’heure un recul du PIB de 6 % rien qu'en 2020.

Les dix-neuf signataires de la tribune sont 
Sophie Borderie (Lot-et-Garonne), 
Denis Bouad (Gard), 
Jean-Luc Chenut (Ille-et-Vilaine), 
Xavier Fortinon (Landes), 
Jean-Luc Gleyze (Gironde), 
Philippe Grosvalet (Loire-Atlantique), 
Mathieu Klein (Meurthe-et-Moselle), 
Alain Lassus (Nièvre), 
Philippe Martin (Gers), 
René Massette (Alpes-de-Haute-Provence), 
Georges Méric (Haute-Garonne), 
Kléber Mesquida (Hérault), 
Henri Nayrou (Ariège), 
Germinal Peiro (Dordogne), 
Serge Rigal (Lot), 
Nathalie Sarrabezolles (Finistère), 
Stéphane Troussel (Seine-Saint-Denis), 
Laurent Ughetto (Ardèche) 
et André Viola (Aude).
Leurs électorats n'ont pas fini de se mordre les doigts de leur avoir confié leur destin. 
Quoi qu'il advienne, ces socialistes peuvent toujours décider du financement d'un revenu de base dans chacun de leurs départements...

 

dimanche 1 mars 2020

Macron sort son 49.3 en pleine épidémie du coronavirus

Alors, il n'a rien à faire de la santé publique:  le Conseil de défense, c'était pour ça: le 49.3...

Décision prise en Conseil des ministre présidé par le président de la République

Reforme des retraites: recours au 49.3, annonce sous les huées,
le 29 février 2020, année bissextile,
initiative de Jules César, celui qui passa le Rubicond...



Le premier ministre fait la sale besogne. Ravalé au rang de porte-parole, 
Edouard le laquais est arrivé de l'Elysée à l’Assemblée en urgence en weekend, ce samedi 29 février, pour annoncer, sous les huées, qu’il active l’article 49-3 de la Constitution et mettre fin au Grand débat sur la réforme à trous des retraites qui patinait dans l’hémicycle  et en commission depuis un mois, faute des éléments suffisants et nécessaires à une vraie discussion démocratique éclairée.

Un coup de force attendu depuis au moins dix joursau vu du flou du projet et des incertitudes des débatteurs d’une majorité peu expérimentée en politique. Dans sa brutalité, elle n'a surpris que les secrétaires d'Etat qui ne sont pas membres de droit des conseils des ministres, dont Laurent Pietraszewski, pourtant chargé des retraites auprès de l'Edouard...

Il fallait oser un samedi, en pleine crise du coronavirus, prenant de court une bonne partie de l’opinion et des députés. Si les media - leurs experts, décrypteurs et analystes - se sont laissés surprendre, l'épée de Damoclès était pourtant positionnée: la question n’était plus de savoir si cette arme parlementaire serait déclenchée, mais plutôt quand.

Méthode Macron, transparente comme un texte de projet de loi

Macron a prétexté un conseil des ministres extraordinaire, un "conseil de défense" officiellement convoqué ce samedi matin pour lutter contre l'épidémie du coronavirus - auquel le ministre Le Drian s'est prêté - pour obtenir l’autorisation constitutionnellement nécessaire du Conseil des ministres.

L'Edouard, chef des laquais, a fait son annonce samedi après-midi par surprise, alors que les principaux opposants au texte ne sont pas prévenus et que l’attention est plutôt concentrée sur l'épidémie mortelle en marche. La charge de Macron à la hussarde assure des vacances aux députés de sa majorité qui se plaignent de pénibilité...  

Encore quelques jours de débat étaient au-dessus des forces du parti présidentiel, à 50% issu de la "société civile" ! 


Plusieurs articles cruciaux du projet de loi échapperont ainsi à l'examen par les représentants du peuple, avant des discussions essentielles controversées, notamment sur l’article 9 (valeur du point) et l’article 10 (âge pivot)...
"Le samedi, ça passe avec le moins de bruit possible", décrypte Patrick Hetzel, un agrégé, titulaire d'un doctorat en sciences de gestion. 
Le député LR, ex-recteur d'académie de Limoges, dénonce également une autre raison tactique à cette fuite en avant. "On en était à la valeur du point, un sujet qui les embête beaucoup. On leur demande ‘est-ce que vous pouvez nous garantir que le point ne baissera pas jusqu’en en 2045’ et les Athéniens s’atteignirent [phrase qui introduit un élément important du récit], le gouvernement n’a plus rien à dire sur le sujet", gronde l’élu, présent dans l’hémicycle.

Une analyse partagée par le journaliste à Libération Lilian Alemagna qui y voit un timing très étudié par l’exécutif - on dira plutôt "un mouvement de panique" -, quelques heures après l’adoption du très symbolique article 7 qui fait officiellement rentrer les régimes spéciaux dans le régime universel et juste avant l’étude de ceux sur la valeur du point et sur l’âge pivot.

La gauche se précipite au front

Le cynique Macron profite de l'angoisse des Français préoccupés par la centaine de cas de contamination au virus mortel. Alors que l’opinion est totalement centrée sur la crise sanitaire, "ils cherchent à gagner du temps. Peut-être espèrent-ils que le 49-3 se fasse oublier par d’autres actualités...", observe Boris Vallaud, l’un des principaux opposants au texte côté socialiste, qui a immédiatement interrompu sa tournée de campagne des municipales sur les marchés pour prendre un avion des Landes et rentrer à Paris.



Jean-Luc Mélenchon qui n’était pas dans l’hémicycle un samedi, a décidé de rejoindre précipitamment l’Assemblée nationale peu après la déclaration du Premier ministre, se comparant même à un poilu de la guerre de 1914.
Trois députés insoumis étaient présents ce samedi après-midi, dont Ugo Bernalicis et François Ruffin qui ont réussi à interrompre le premier ministre contraint à s’y est reprendre à deux fois avant d’annoncer la guillotine.
"S’il voulait s’éviter les oppositions, c’est raté parce qu’avec François on était là… On a crié dans l’hémicycle, on s’est dit ‘c’est quoi ce bazar’. On m’a refusé une suspension de séance qui était de droit, alors on n’a pas voulu laisser se dérouler une déclaration lénifiante," justifie le député du Nord Ugo Bernalicis.

Mais le député Ruffin s'est fait menacer de sanctions:

Prises en traître, les oppositions accusent le gouvernement d’utiliser la crise sanitaire en cours pour "rogner la démocratie".
C’est le cas du patron du PS qui, dans un tweet,  dénonce, la "méthode inacceptable". "Quel est le nom d’un pouvoir qui utilise une crise sanitaire pour rogner la démocratie?", interroge le député Olivier Faure

Son collègue Bastien Lachaud évoque sur Twitter "une manœuvre minable"

“Manœuvres” et “entourloupes”

Un coup habile de la part de Matignon, selon le HuffPost (groupe Le Monde)

"Il ressemble à s’y méprendre au scénario de sortie de crise qu’il avait dégainé, un samedi là encore, au début du mois de janvier, pour retrouver le soutien de la CFDT sur le même dossier, en accordant au syndicat réformiste une conférence de financement - finalement mise à l'arrêt : marché de dupes ! - et en maintenant l’un des âges pivot dans son texte, que l'Assemblée nationale est empêchée de validé: Macron l'a encore fait à la CFDT à l'envers. Et le Jésuite pervers met la responsabilité du gâchis du compromis sur le dos des partenaires sociaux. BFM, LCI et CNews font maintenant passer la stratégie du pourrissement pour de l’habileté : chez eux, l'autoritarisme est une vertu républicaine... 

Le recours au 49.3 serait pourtant inconstitutionnel 

Pour être constitutionnel,
il eût fallu qu'il fût mentionné dans le PV du Conseil des ministres (décision du Conseil Constitutionnel en 2016).

Le 49-3 reviendra-t-il en boomerang dans les fenêtres de Macron? 
Offrira-t-il l'issue de secours permettant aux élus démocrates de l'Assemblée d'échapper à la schlag du pouvoir macronien ?
Les oppositions ne disposaient plus que de 24 heures pour déposer une motion de censure. Ce qui est déjà chose faite par le groupe Les Républicains. Elles offriront à l’opposition un dernier moment de temps de parole, avant de devoir passer le relais du débat au Sénat à majorité de droite. 
Les deux motions de droite et de gauche seront étudiées au parlement à partir du mardi 3 mars, soit quelques jours encore pour les opposants au texte de préparer leur contre-offensive, s’ils y parviennent...

Pour mémoire:
Faut-il que l'Edouard se fasse tester à la maladie d'Alzheimer