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mardi 13 octobre 2020

Covid : l'Oise passe en alerte rouge renforcée

Creil (Oise) avait été l’un des tout-premiers foyers de contamination en France

Les nuances de contamination sont passées au bleu, pour plus de transparence ?

Le conseil de défense du mardi 13 octobre 2020 devrait annoncer le passage du département de l’Oise «en alerte rouge renforcée», apprend-on des services de l’Etat dans l’Oise. Le taux d’incidence dépasse désormais 150 pour 100.000 habitants. Il était «seulement» à 109,1 au 4 octobre. Le taux chez les personnes âgées de plus de 65 ans a progressé de presque 40 points en quelques jours.

La préfète devrait s’adresser aux principaux maires de l’Oise par le biais d’une audio-conférence, mercredi 14 octobre, à 14 heures. Corine Orzechowski les informera des nouvelles mesures qui s’imposent dans le cadre de cette «alerte renforcée».

Jusqu’ici l’Oise était en «zone d’alerte» simple. Le premier échelon d’alerte. L’alerte «renforcée» est le second sur une échelle qui en compte trois. Les zones d’alerte renforcée concernent les lieux où le taux d’incidence est de plus de : 150 cas pour 100.000 habitants sur une période de 7 jours, (150,6 pour l’Oise) ; 50 cas pour 100.000 chez les personnes âgées sur une période de 7 jours (89 pour l’Oise).

Les restrictions seront les suivantes:

  • jauge des rassemblements fixée à 1 000 personnes ;
  • interdiction au cas par cas d’événements de moins de 1000 personnes dans des établissements recevant du public ;
  • interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public à l’exception des rassemblements à caractère professionnel, des services de transport de voyageurs, des établissements recevant du public, des cérémonies funéraires, des visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle et des marchés ;
  • fermeture des salles des fêtes et des salles polyvalentes pour toute activité festive et associative ;
  • fermeture des salles de sport et des gymnases (sauf activités des groupes scolaires, parascolaires ou de mineurs, sportifs professionnels et de haut niveau, formations continues, et activités de plein air) ;
  • fermeture anticipée des bars, au plus tard 22h ;
  • depuis le 5 octobre, les salles de classe ou amphithéâtres des universités ne peuvent être remplis qu’à 50 % de leur capacité au maximum.

Le préfet peut prendre des mesures complémentaires :

  • fermer des piscines en milieu clos, après concertation avec les élus locaux ;
  • interdire la musique amplifiée sur la voie publique et/ou dans les bars et restaurants ;
  • interdire les brocantes, vides-greniers et fêtes foraines ;
  • inciter au télétravail ;
  • renforcer les contrôles par l’inspection du travail ;
  • renforcer le protocole en EHPAD et les mesures d’hygiène et de protection des personnes âgées en EHPAD et à domicile ;
  • renforcer le cadencement des transports en commun aux heures de pointe.

Les mesures qui seront prises, le seront en concertation avec les maires et les services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France.

En mars dernier, les militaires de la base de Creil qui ont organisé le rapatriement des Français de Chine n’auraient pas été placés en isolement.

Le ministère des Solidarités et de la Santé déclara alors que l’Oise est un « cluster », un endroit où se trouvent réunis plusieurs cas de contamination de coronavirus. En effet, au moins 18 personnes avaient été testées positivement à la nouvelle souche de Covid-19, selon les chiffres publiés vendredi 28 février. Plus spécifiquement, c’est la base aérienne de Creil qui interroge, où six cas ont été répertoriés, trois civils et trois militaires.

Selon les informations de la presse, il y a sept mois, le « patient zéro » de l’Oise ait été identifié : il s’agirait d’un membre de la mission militaire qui s’est rendue à Wuhan, en Chine (le foyer de l’épidémie au Covid-19), pour rapatrier des citoyens français et européens. Cette personne aurait ensuite contaminé un patient hospitalisé à Amiens, ainsi qu’un proche qui a contaminé à son tour un enseignant de 61 ans, décédé le 24 février.

Une enquête épidémiologique était en cours. Il semble que, sans attendre, les résultats sont connus.

LIENS PaSiDupes

lundi 12 octobre 2020

Coronavirus : la France est entrée "dans une 2e vague forte", admet le premier ministre

Jean Castex évoque une deuxième vague: annonçant une troisième?

La semaine s'ouvre sur le risque de voir, en France, certaines zones d'alerte durcir les restrictions. 

La presse aux ordre relativise, soulignant qu'Outre-Manche, l’Angleterre devrait annoncer des mesures plus strictes, comme en Catalogne et en Navarre. Pour appeler  le couple exécutif à l'humilité, notons que plusieurs pays incluant l'Australie, le Japon et Singapour vont assouplir les restrictions qui réduisent les vols internationaux depuis leur sol.

  • Les métropoles de Toulouse et Montpellier ont en revanche été inscrites en zone d’alerte maximale . Aix et Marseille ont été maintenues dans cette alerte qui commande la fermeture des bars, jusqu’au 27 octobre.
  • En France, 16.101 nouvelles contaminations ont été enregistrées entre samedi et dimanche. 46 nouveaux décès sont à déplorer, portant le bilan mortel de l’infection à 21.874 morts à l’hôpital. En une semaine, les cas graves ont augmenté de 10 % .
  • L’Allemagne, deux régions espagnoles proches de la France, ce lundi le Royaume-Uni : un peu partout des mesures plus strictes sont prises .

Cette presse du côté du mensonge insiste sur l'idée que l'exécutif aurait réussi le déconfinement, ou tout du moins, pas plus mal que les pays sélectionnés à l'appui de la démonstration.

Castex s'est exprimé à l'occasion de ses 100 jours à Matignon.   

"C'est pas nouveau", assure Le Parisien, qui met en cause les Français. « Il faut éviter par tout moyen les personnes qui s'agglutinent, qui ne portent pas de masque, dans des lieux clos. Il n'y a vraiment rien de nouveau : je demande que l'on respecte les gestes barrière dans l'espace public et dans la sphère privée ».

«Nous sommes dans une 2e vague forte ». « La réalité de la 2e vague est là. J'appelle à ce que nous nous mobilisions tous et toutes, il ne peut plus y avoir de relâchement », martèle le premier ministre Jean Castex sur France Info.

C'était la bonne méthode, se félicite Castex. «On ne pouvait pas rester confinés plus longtemps. Les conséquences d'un confinement absolu sont terribles, notamment pour les plus jeunes », estime, sur France Info, le chef du gouvernement. Les experts penseraient aussi aux seniors... Ancien «monsieur déconfinement » du gouvernement, Jean Castex s'auto-congratule, estimant que les choses ont été faites dans le bon ordre. Mais avec les vacances, « les Français ont collectivement pensé que c'était fini ». Le problème de l'exécutif, ce sont les Français... Castex est quant à lui à son maximum : « Je n'ai cessé tout l'été d'appeler à la vigilance, je n'ai quasiment pas pris de vacances au motif que le virus, lui, n'en prenait pas ».

Une épidémie toujours pas maîtrisée (sic: parti-pris de la presse) au Brésil. Sous-texte: on est meilleurs ! Les autorités sanitaires ont déploré tard dimanche soir 559 nouveaux décès du covid, et 26.749 nouveaux cas de contamination. Ce qui établit le total à 5.082.637 cas confirmés (plus de cinq fois plus qu'en France) et 150,198 décès (32 683, en France), sachant que tous les spécialistes brésiliens jugent les chiffres très sous-estimés. Sachant aussi que ce sont des chiffres absolus et que la population du Brésil est plus de trois fois supérieure à celle de la France.

L'Iran se masque. Après Téhéran, les autorités prévoient d'imposer le port du masque en public dans d'autres grandes villes.

La Nouvelle-Zélande s'organise. Le gouvernement néo-zélandais a signé un contrat pour acheter 1,5 million de doses de leur vaccin aux sociétés Pfizer et BioNTech.

En Slovaquie, on restreint aussi. Dès jeudi, le masque sera obligatoire en public et les rassemblements limités.

Le Cap-Vert rouvre ses frontières. L'archipel atlantique situé au large du Sénégal rouvre ses frontières ce matin après plus de six mois de fermeture. Les visiteurs devront présenter un test PCR négatif pour pouvoir embarquer dans un vol à destination du pays. Les îles Canaries espagnoles sont ouvertes, notamment aux migrants clandestins qui débarquent en France dans le port de Sète (Hérault): dimanche 11, les autorités préfectorales ont autorisé le débarquement des 300 passagers d'unferry,  malgré des suspicions de Covid-19, officiellement cinq cas positifs, "asymptomatiques" et "au sein du personnel navigant". Bizarrement, les clandestins sont en pleine forme et ils pourraient porter plainte pour le risque encouru au contact de l'équipage... 

A l'inverse en Italie. Le Comité technique et scientifique (CTS) italien, l'organe qui conseille le gouvernement dans la lutte contre l'épidémie, a proposé des mesures allégeant le protocole sanitaire, comme la réduction de la quarantaine à dix jours au lieu de quinze.  

La colère de Lantieri. Le Pr Laurent Lantieri, qui estime que la 2e vague est bien là en France, regrette sur Twitter qu'on ferme des blocs opératoires dans le cadre du plan Blanc pour laisser la place aux patients covid. « Pour ouvrir une salle de réa en plus pendant 15 jours en utilisant les ressources des blocs il faut fermer deux blocs. Un patient en réa Covid-19 contre 100 à 300 interventions annulées. La déprogrammation, c'est inefficace, c'est un outil de com », écrit-il sur Twitter de bon matin.

L'étude qui fait peur. Selon une étude de l'Agence scientifique nationale australienne, dans un milieu frais et sombre, le covid-19 survit jusqu'à 28 jours. Les chercheurs du département de prévention des maladies ont découvert qu'à 20 °C, le SARS-CoV-2 est « extrêmement résistant » sur des surfaces lisses, comme un écran de téléphone, du verre, de l'acier et des billets en polymère. A 30 degrés, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40 degrés, il n'est plus que de 24 heures. Sur des surfaces poreuses comme le coton, il survit 16 heures à 40° et 14 jours à 20°. Mais cette étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d'une infection, et en l'absence d'exposition à une lumière ultraviolet pouvant rapidement altérer le virus. Il n'est donc pas certain qu'une personne touchant ces surfaces soit rapidement contaminée.

Rose-rouge-écarlate outre-Manche. Le Royaume-Uni a enregistré 13.000 nouveaux cas hier. Boris Johnson présente cet après-midi aux députés britanniques un nouveau système avec trois niveaux d'alerte - « moyen », « élevé » et « très élevé » – qui déterminera les mesures à appliquer localement selon la propagation du virus. L'Angleterre se prépare à un durcissement des restrictions.  

Des restrictions au seuil de la France. Dans la Navarre, région espagnole  frontalière des Pyrénées atlantiques, dès demain, les réunions seront limitées à six personnes. Bars et restaurants vont devoir fermer à 22 heures. Cinémas, théâtres et librairies devront réduire leur fréquentation à 30 % et les supermarchés à 40 %.

En Catalogne. Les autorités ont appelé les entreprises à encourager le télétravail et les universités à éviter les cours présentiels. Les clandestins marocains à destination de Sète (Hérault) font escale à Barcelone.

mardi 19 mai 2020

Déni de Macron : "Nous n’avons jamais été en rupture de masques"

Stupéfiant ! Ndiaye, battue par son mentor sur son propre terrain du mensonge

Macron dans le déni : l’opposition s’indigne
Pour l'Élysée, Macron sans masque équivaut à Clemenceau dans les ...
A l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clémenceau dans les tranchées !
Clémenceau devait-il le respect aux Allemands, comme Macron, aux soignants ? 
Pour l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clemenceau dans les tranchées !

Les élus de la majorité présidentielle ne savent plus comment assumer les mensonge de leur président. Si "allumé" soit-il... Dans un entretien de plus, diffusé sur BFMTV lundi 18 mai, le président de la République affirme qu’il n’y a jamais eu de rupture de masques pendant la crise sanitaire du Covid-19. Une affirmation qui fait bondir les Français en galère et leurs représentants, y compris dans le parti de Macron.

Déni de Macron: il n’a connaissance que de "manques" et de "tensions"...
"Il y a eu une doctrine restrictive [sic] pour ne jamais être en rupture (de masques)", affirme Macron, sans sourciller, sur BFMTV lundi 18 mai pour une émission sur les coulisses de la gestion de la crise du coronavirus.Président intellectuellement malhonnête, il affirme  qu’il y a eu "ensuite un approvisionnement et une production renforcés et nous n’avons jamais été en rupture. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, des tensions".
Or,  "la pénurie reste importante," indique une enquête publiée le 21 avril par le Syndicat des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs
A cette période, il y a un mois, 20 % des praticiens disaient notamment manquer encore de modèles FFP2. 

VOIR et ENTENDRE 
Macron inciter les Français au mensonge: "Ayons collectivement l'honnêteté de dire" comme lui ?



Aucune pénurie de lits non plus? 

Dans le déni ou déconnecté, Macron ré-écrit l'Histoire: 
"une réécriture inadmissible des dernières semaines"

Dans le silence étourdissant de la majorité, les oppositions unanimes se dressent. 
L’allégation du président fait voir rouge aux Verts. 
La sénatrice EELV Esther Benbassa se tape sur les cuisses: Macron "nous dira-t-il bientôt que l’hôpital public va bien ?"

Médecins du monde, association fortement marquée à gauche, est également effarée. C'est la carabistouille langagière du locataire de l’Elysée qui l'échauffe : "Monsieur Emmanuel Macron, quand vous parlez de tensions sur les masques, c’est le langage du nouveau monde pour dire 'périmés depuis plus de 10 ans' ?"

Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin, dénonce "une réécriture inadmissible des semaines passées" et s’interroge : "Comment ne pas être en colère en entendant de tels propos ? !"

Pour la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, cette déclaration est une "provocation insupportable, compte tenu de la situation" : "Comment le président peut-il oser dire cela alors que son gouvernement a menti sur l’utilité même des masques justement pour cacher la pénurie ?"

Foutage de gueule sur les manques de masques de protection, de lits, de respirateurs, de tests et d'effectifs ?

VOIR et ENTENDRE cette revue de presque (France Inter) pour la version - sans coupures - des propos délirants du président shooté (il en perd ses mots et bafouille: la fin est proche?) : 

Le président est-il toujours en capacité intellectuelle et mentale de diriger ?
A-t-il jamais publié un bilan de santé ?

lundi 18 mai 2020

Xavier Bertrand rappelle Macron au respect des gestes-barrière et donc des autres

Le président de Région porte ostensiblement son masque face à un Macron irrespectueux

La consigne présidentielle était le non-respect des gestes-barrière

Pourquoi un état d'urgence sanitaire si le président incohérent s'assoie sur ses consignes
, lors de la cérémonie d'hommage au général De Gaulle ?
Les officiels s'étaient pliés aux ordres de Macron, au péril de leurs vies
















Il y a quatre-vingts ans jour pour jour, Charles de Gaulle, alors inconnu du grand public, freinait l’avancée allemande à la bataille de Montcornet. Il venait d’être nommé à la tête de cette division composée à la hâte, réunion d’unités disparates. "Au moment même où l’ombre de la résignation et du renoncement s’étendait sur notre pays, l‘esprit de la résistance se leva", raconta le président Macron, cambré dans une raideur théâtrale derrière son pupitre, en bordure d'un champ d'éoliennes, escorté d'une poignée d'officiels en contradiction avec ce qu'on attend de personnages responsables et exemplaires.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a été la seule personnalité politique à garder son masque dimanche, lors de la célébration des combats de Montcornet, dans l'Aisne.
La bataille de Montcornet s'est déroulée le 17 mai 1940 dans l'Aisne entre des unités de la Wehrmacht et de l'Armée française, lors de la bataille de France, pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est une des tentatives de contre-attaque de l'armée française, devenue célèbre parce qu'elle était commandée par le colonel Charles de Gaulle qui prend initialement plusieurs points stratégiques, mais qui se solde par un repli, sur ordre, de la 4e division française cuirassée.
Interrogé par Oise Hebdo, Xavier Bertrand explique que l’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque avant le début de la cérémonie mais qu'il a refusé l'incohérence.
"L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents. Mais ils sont à moins d'un mètre", a expliqué le président des Hauts-de-France à la chaîne locale.
Des photos ont révélé que le président Xavier Bertrand a opposé ses convictions aux volontés du président de la République pendant la cérémonie en hommage au général de Gaullece dimanche, en présence de Macron.

Oise hebdo prend parti

Le président de la région Hauts-de-France
"Xavier Bertrand s’est distingué" [sic] pendant la cérémonie en hommage à de Gaulle organisée dans l’Aisne ce dimanche 17 mai, estime le journal local de Compiègne qui diffuse notamment sur Creil, où se situe la base militaire qui fut le premier noyau épidémique de diffusion de la Covid-19
L’hôpital de Creil a accueilli à la mi-mars le premier patient français mort du Covid-19. Depuis, dix autres sont décédés et cinq soignants sont contaminés. L’établissement de l’Oise a traversé une longue période de "grand épuisement et parfois de la colère".
L'hebdomadaire est connu pour ses Unes morbides

L’Elysée avait demandé aux participants de retirer leur masque, précise Oise hebdo. L’élu a préféré rappeler que le Covid-19 est toujours là, hommage ou pas.
Xavier Bertrand a néanmoins échangé quelques mots avec Macron à l’issue de la cérémonie.

"Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", a raconté après coup l'Elysée, tentant de sauver la face. "Du reste ceux qui ont souhaité le garder n'en ont pas été privé," commente la présidence...

Une tribune critique du gouvernement par Xavier Bertrand

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé avait déjà précisé 
sa position face au gouvernement le matin même.
Rendant hommage à Charles de Gaulle dans une tribune publiée dans le JDD, il établit un parallèle entre la défaite de la France en 1940 et la gestion du gouvernement face à la crise du coronavirus.
"Face à la menace, l'Etat n'était pas prêt. Il n'avait pas les équipements nécessaires: les avions manquaient. Pire, les gouvernements de passage avaient menti à la population crédule, leur laissant croire que la France attendait l'ennemi de pied ferme", écrit-t-il dans cette tribune. 
"Lorsque le conflit éclata, nous avons pris les mauvaises décisions" et "le courage des hommes n'a pas suffi pour combattre l'ennemi."

Suivez son regard.
Les décrypteurs de la presse n'ont pas tenté d'expliquer aux Français qui ont su lire entre les lignes...

dimanche 17 mai 2020

Déconfinement: 25 nouveaux foyers épidémiques en France 

O. Véran maintient que "le système pour casser les chaînes de contamination est opérationnel"

La multiplication des contacts qu’implique le déconfinement favorise l'augmentation du nombre de foyers épidémiques  

Les Français doivent apprendre à vivre ensemble avec le virus qui rode encore. C'est la nouvelle doxa sanitaire gouvernementale  à la Covid-19, alors que les pays européens voisins tels que l'Italie ou l'Allemagne, assouplissent leurs consignes restrictives.

"Depuis lundi, nous avons identifié 25 'clusterssur notre territoire," a zézayé le ministre résigné de la Santé, O. Véran, dont l'aisance en langue anglaise pourra faire merveille au pied du mur de sa première conférence internationale, s'il a un trou béant de mémoire dans sa langue maternelle sur "les foyers épidémiques". 
Ce maître de l'humour exemplaire, dans le genre irrespectueux, a donné sa pleine mesure en défiant Eric Ciotti au concours de celui qui a la plus longueà propos de la stature de l'ancien ministre de l'Intérieur, stigmatisant ainsi les personnes de petite taille, harcelant son adversaire sur une différence physique qui n'altère pourtant quant à lui ni son intelligence, ni son sens moral et s'abaissant au niveau de la député LREM Laetitia Avia qui fait voter une loi contre la haine en ligne au moment où elle est traînée en justice par cinq anciens proches collaborateurs pour racisme, sexisme et homophobie.

Parmi les nouveaux foyers épidémiques identifiés figurent des abattoirs

L'un est situé près d'Orléans à Fleury-lès-Aubrais, Loiret. 34 cas de nouveaux coronavirus y ont été détectés, selon une annonce faite samedi par l'ARS (Agence régionale de santé).

Un deuxième foyer de coronavirus a été signalé dans les Côtes-d’Armor, soit, au total, plus de cent cas de Covid-19 détectés dans deux abattoirs français.
A l’étranger, ces lieux de travail sont déjà apparus comme des foyers de contagion du Covid-19, mais la France n'a rien vu venir sur son territoire et l'ARS n'a rien anticipé.
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Plusieurs autres foyers sont situés en façade ouest de la France

En Ile-de-France, l'un est apparu dans un foyer de jeunes travailleurs de Clamart (Hauts-de-Seine). 

Trois autres sont repérés en Auvergne-Rhône-Alpes, et autant en Occitanie, dont un dans le Tarn, parmi le personnel municipal de Carmaux

Les Pays-de-la-Loire comptent aussi trois foyers, notamment à l'hôpital de Saumur (Maine-et-Loire).

Deux foyers sont aussi signalés en Bretagne.
L'un dans un abattoir près de Saint-Brieuc et dans un hôpital de Lannion (Côte d'Armor)

Deux autres concernent la Nouvelle Aquitaine, en Dordogne après des obsèques fin avril dans le village d'Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, et dans un collège de la Vienne, à Chauvigny.


Des travailleurs saisonniers étrangers circulent en France pendant l'état d'urgence sanitaire

Lieux de spectacles et plages fermés aux Français, mais libre circulation des étrangers... 

Le coronavirus et les étrangers circulent dans la population quant à elle contrôlée, verbalisée et contaminée

Le Monde estime que c'est pour les saisonniers que "le manque de visibilité est terrible". Et la cohérence ?
Les agriculteurs ont souvent recours aux travailleurs saisonniers pour ramasser les fraises, les cerises, les abricots et encore les asperges. Photo d\'illustration.
Pas de gants:  donc ni masque, ni gel ? Bonne dégustation !

Faute de consignes sur ce qui est autorisé ou non cet été, le gouvernement centralisateur qui décide plus que jamais de tout en période d'état d'urgence sanitaire entretient flou et inquiétudes, maintenant hôtels et restaurants notamment dans l’expectative. 

Pour le million de personnes qui, chaque année, font les saisons, l’été 2020 s’annonce donc à haut risque. En 2019, près de la moitié des saisonniers ont exercé leur activité dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et des loisirs, principalement sur les lieux de vacances, selon les données compilées par la Dares, la direction chargée de la recherche au ministère du travail, fin décembre. Et une part non négligeable (15 %) dans le commerce. Environ un quart ont été embauchés pour effectuer des travaux de cueillette de fruits ou les vendanges. Or, si les opportunités de contrats existent bel et bien dans l’agriculture, sur le littoral ou dans les lieux touristiques, il en va tout autrement cette année en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus.

Alors qu’hôtels et restaurants font travailler 150.000 saisonniers l’hiver et 300.000 l’été, le marché est aujourd’hui au point mort, en l’absence de consignes gouvernementales. "Tous les recrutements sont suspendus, faute de visibilité, déclare Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH)-saisonniers. Et puis, lorsque nous le pourrons, nous ne rouvrirons pas dans les mêmes conditions." 
Le respect des règles de distanciation, notamment dans les restaurants, va réduire les flux de clientèle, avec sans doute un impact sur les effectifs des établissements. Selon Th. Grégoire, même en cas de réouverture, "environ 75 % seulement des saisonniers du secteur pourraient trouver du travail cet été."

Malgré la pandémie, l'Union européenne favorise la circulation des travailleurs étrangers

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"Le gouvernement vole au secours
des agriculteurs," dixit Les Echos
 
Pour soutenir l'économie, l'UE assure la liberté de circulation des travailleurs saisonniers en les incluant dans les nouvelles directives.
Dès le 30 mars, la Commission européenne a publié de nouveaux conseils pratiques pour garantir la libre circulation aux saisonniers étrangers à l'intérieur de l'UE en sorte qu'ils puissent atteindre leur lieu de travail, au risque de propagation du coronavirus de pays à pays. Le secteur alimentaire est un secteur clé inclus dans ces lignes directrices, notamment en ce qui concerne les travailleurs saisonniers.

Ces lignes directrices visent donc à répondre aux préoccupations des citoyens et des entreprises touchés par les mesures visant à contenir la propagation du coronavirus, ainsi que des autorités nationales qui mettent en œuvre ces mesures. Ces mesures incluent les contrôles aux frontières intérieures et la restriction de la circulation des personnes au sein de l'UE.

Le secteur agroalimentaire de l'UE tente en fait d'assurer l'efficacité de la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire dans toute l'UE pendant cette crise sanitaire sans précédent. Or, il prévoyait que dans les semaines suivantes, il serait néanmoins confronté à une importante pénurie de main-d'œuvre si les travailleurs saisonniers ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu  de récolte, de plantation et de soins aux plantes, en raison de mesures trop restrictives.

Les directives de la Commission incitent les Etats membres à mettre en place des procédures spécifiques, rapides et exemptes de charges, pour assurer un passage efficace des travailleurs frontaliers et saisonniers, y compris un dépistage sanitaire proportionné. On note ainsi un "en même temps" désemparant de la Commission qui dit restreindre et faciliter à la fois...

En ce qui concerne les travailleurs saisonniers dans le secteur agricole, les Etats membres devraient échanger des informations sur leurs différents besoins au niveau technique et établir des procédures spécifiques pour assurer le déplacement de ces travailleurs. En outre, les Etats membres devraient traiter ces personnes comme des "travailleurs critiques" [comprendre "à risques"] et communiquer aux employeurs la nécessité d'assurer une protection adéquate en terme de santé et de sécurité. Comment ?
La Commission continuera à identifier avec les Etats membres les meilleures pratiques qui peuvent être étendues à tous les États membres pour permettre aux travailleurs d'exercer leurs professions essentielles sans entraves excessives. Quelle part l'Union européenne accorde-t-elle donc à la protection des populations sédentaires ?

En Nouvelle-Aquitaine, les locaux s'engagent pour éviter l'arrivée de saisonniers étrangers

Des saisonniers récoltent des fraises, en avril 2020.

Pour leur sécurité face au coronavirus, ils acceptent d'être mal payés.
En Lot-et-Garonne ou en Gironde, viticulteurs, fraisiculteurs et producteurs d'asperge ont reçu "un coup de main local d’étudiants ou de restaurateurs d'Arcachon dont les établissements étaient fermés".

Une solution temporaire qui fait espérer aux nombreux agriculteurs français de voir rapidement les frontières rouvrir aux saisonniers étrangers : la pénurie de main-d’œuvre s’aggravant avant l'entrée en pleine saison des récoltes, à la roulette russe, polonaise ou roumaine, la priorité à la santé le cède à l'économie.

La main-d’œuvre étrangère a maintenant débarqué en Nouvelle-Aquitaine, et viticulteurs, fraisiculteurs ou producteurs d’asperges qui "craignaient le pire" pour leurs trésoreries attendent de voir les conséquences sanitaires de leurs choix, puisqu'ils ont dû héberger des étrangers et partager le travail sans sacrifier les gestes barrière contre la Covid-19.
Au temps du confinement et tant que l'UE n'a pas donné son feu vert, les cultivateurs de fraises du Lot-et-Garonne, les producteurs d’asperges des Landes ou de Haute-Gironde mais aussi des viticulteurs du Bordelais ont redouté le manque de main-d’œuvre étrangère, levant les appréhensions de contamination pour eux-mêmes et leurs familles. Ont-ils contribué à la propagation de la Covid-19 ?

Deux mois plus tard, le président de l’Association interprofessionnelle des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) évalue la récolte 2020. Le fraisiculteur explique que ses saisonniers venant surtout "d’Espagne, du Portugal ou de Pologne" ont pu rejoindre son exploitation malgré la fermeture des frontières. "On craignait le pire mais on réussit à bien vivre la saison", se satisfait Philippe Blouin. A-t-il été plus raisonnable que les fêtards parisiens qui se sont agglutinés le long du Canal Saint-Martin, bravant les arrêtés interdisant les rassemblements publics

Ailleurs, notamment
en Provence-Alpes-Côte d’Azur, maraîchers et viticulteurs ont attendu l’autorisation gouvernementale. Le régional de l'exécutif, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a annoncé la semaine dernière que des "dérogations supplémentaires" seront lancées pour faciliter la venue des saisonniers. 
Dans le Vaucluse, Frédéric Vève attend ainsi "avec impatience" l’arrivée d’une quinzaine de travailleurs andalous pour récolter ses cerises et préparer ses vignes. Jusqu’ici, le viticulteur avait réussi à combler ses besoins avec des gens du coin. Surveillante scolaire, cantinière, charpentier, etc : "J’ai embauché une dizaine de Français qui n’avaient jamais vu de vignes de leur vie et qui ont fait un travail super." Mais la plupart de ces personnes en chômage partiel vont progressivement reprendre leur activité avec le déconfinement.

"Accueillir nos saisonniers cette année, ça n’était pas de tout repos"
A Reignac, les travailleurs locaux devraient également voir leur contrat "se finir d’ici la fin de la semaine prochaine", précise Jean-Pierre Bouillac. Il faudra attendre la fin du joli mois de mai pour dresser le bilan épidémiologique de ces flux de saisonniers venus de France et d'ailleurs
Les saisonniers étrangers, eux, passeront à d’autres travaux. Et tous continueront d’être logés dans des gîtes ou dans des mobil-homes près de la large propriété, sans garanties que les gestes-barrière sont scrupuleusement respectés en dehors des heures de travail. "Il a fallu rester vigilant et tenter le plus possible de faire respecter les règles sanitaires", assure Jean-Pierre Bouillac, militant agriculteur qui ne voudrait pas d'un "cluster bis" comme parmi les récoltants d'asperges des Landes
A Pâques, l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine avait vu des foyers de Covid-19 émerger "chez des travailleurs saisonniers qui ramassaient des asperges". Chaque fois, l’épidémie s’est déclarée "dans les lieux d’hébergement ou de rassemblement à la pause", pour autant qu'on puisse savoir aussi sûrement, avait prévenu le Dr Daniel Habold. "Le logement des travailleurs saisonniers en promiscuité ne peut plus avoir lieu", avait insisté le directeur du pôle santé publique de l’ARS. Mais la récolte a été maintenue jusqu'à son terme. Le Dr Daniel Habold a-t-il assuré la traçabilité de ces saisonniers des Landes jusqu'en Provence ? 

Dérogations pour les saisonniers étrangers,  contraintes pour les Français

Aucune contrainte de
 quarantaine pour les personnes "en provenance de l’UE, espace Schengen ou Royaume-Uni"... La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet ne s'applique pas à tous: un régime d'exception à bien des égards !
Le texte, qui sera examiné mardi à l’Assemblée nationale, rend obligatoire une quatorzaine pour les personnes arrivant sur le territoire. Des mesures d’isolement seront imposées aux personnes malades sur le sol français, mais sans contrainte. L’application StopCovid ne sera pas disponible le 11 mai comme promis, mais il y aura bien un système flou de traçage vague des "cas contacts" des personnes testées positives. Le cabotin ne navigue plus à vue, il cabote.  Le "capitaine de pédalo" est de retour.
Un Britannique ou un Italien peut entrer en France et traverser le pays en tous sens, mais un Français est verbalisé au-delà de 100 kilomètres à partir de son domicile.