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mardi 13 octobre 2020

Covid-19 : Macron, cas-contact du président polynésien ?

Macron est-il aussi irresponsable que Trump

Alors que le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a été testé positif à la Covid-19 deux jours après sa rencontre avec le président français, Macron nie qu'il est devenu "cas contact".

Peut-être est-il le contaminateur du président polynésien...

Edouard Fritch, président de la Polynésie et Emmanuel Macron en juillet 2019

A l'Elysée, personne ne respecte les consignes présidentielles de distanciation physique


Edouard Fritch, le président de la Polynésie française, a déclaré être positif au coronavirus dimanche 11 octobre alors qu'il avait rencontré Macron jeudi 8 octobre dernier à l'Elysée. 

Trump nie avoir été ébranlé par le virus

Le président n'est d'ailleurs pas le seul à avoir rencontré Edouard Fritch: Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et le premier ministre Jean Castex ont également échangé avec lui, rappelle LCI. "Macron, Darmanin, Castex et Lecornu sont cas contacts après leur rencontre jeudi avec le président de la Polynésie Édouard Fritch. 

"Ils doivent s’isoler et faire un test PCR 7 jours après le contact s’ils sont sans symptôme", a estimé lundi 12 octobre au matin le professeur Gilbert Deray, chef de service à la Pitié-Salpêtrière.

Si Castex ignore quel est le nom de l'appli de son gouvernement permettant le traçage des porteurs de la covid - à deux reprises, il l'a appelée "télécovid" - , est-il un dommage collatéral du cas-témoin Macron ?

Malgré ces recommandations, l'Elysée a écarté l'hypothèse que Macron puisse être un cas contact. "Le président de la République n'est pas contact car le protocole sanitaire a été scrupuleusement respecté, masque, distanciation...", a-t-elle communiqué.

Dès juillet 2017, Macron se faisait hélitreuiller sous les caméras et devenait le James Bond des Américains 

Conseil des ministres mercredi, comme prévu...

dimanche 17 mai 2020

Des travailleurs saisonniers étrangers circulent en France pendant l'état d'urgence sanitaire

Lieux de spectacles et plages fermés aux Français, mais libre circulation des étrangers... 

Le coronavirus et les étrangers circulent dans la population quant à elle contrôlée, verbalisée et contaminée

Le Monde estime que c'est pour les saisonniers que "le manque de visibilité est terrible". Et la cohérence ?
Les agriculteurs ont souvent recours aux travailleurs saisonniers pour ramasser les fraises, les cerises, les abricots et encore les asperges. Photo d\'illustration.
Pas de gants:  donc ni masque, ni gel ? Bonne dégustation !

Faute de consignes sur ce qui est autorisé ou non cet été, le gouvernement centralisateur qui décide plus que jamais de tout en période d'état d'urgence sanitaire entretient flou et inquiétudes, maintenant hôtels et restaurants notamment dans l’expectative. 

Pour le million de personnes qui, chaque année, font les saisons, l’été 2020 s’annonce donc à haut risque. En 2019, près de la moitié des saisonniers ont exercé leur activité dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et des loisirs, principalement sur les lieux de vacances, selon les données compilées par la Dares, la direction chargée de la recherche au ministère du travail, fin décembre. Et une part non négligeable (15 %) dans le commerce. Environ un quart ont été embauchés pour effectuer des travaux de cueillette de fruits ou les vendanges. Or, si les opportunités de contrats existent bel et bien dans l’agriculture, sur le littoral ou dans les lieux touristiques, il en va tout autrement cette année en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus.

Alors qu’hôtels et restaurants font travailler 150.000 saisonniers l’hiver et 300.000 l’été, le marché est aujourd’hui au point mort, en l’absence de consignes gouvernementales. "Tous les recrutements sont suspendus, faute de visibilité, déclare Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH)-saisonniers. Et puis, lorsque nous le pourrons, nous ne rouvrirons pas dans les mêmes conditions." 
Le respect des règles de distanciation, notamment dans les restaurants, va réduire les flux de clientèle, avec sans doute un impact sur les effectifs des établissements. Selon Th. Grégoire, même en cas de réouverture, "environ 75 % seulement des saisonniers du secteur pourraient trouver du travail cet été."

Malgré la pandémie, l'Union européenne favorise la circulation des travailleurs étrangers

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"Le gouvernement vole au secours
des agriculteurs," dixit Les Echos
 
Pour soutenir l'économie, l'UE assure la liberté de circulation des travailleurs saisonniers en les incluant dans les nouvelles directives.
Dès le 30 mars, la Commission européenne a publié de nouveaux conseils pratiques pour garantir la libre circulation aux saisonniers étrangers à l'intérieur de l'UE en sorte qu'ils puissent atteindre leur lieu de travail, au risque de propagation du coronavirus de pays à pays. Le secteur alimentaire est un secteur clé inclus dans ces lignes directrices, notamment en ce qui concerne les travailleurs saisonniers.

Ces lignes directrices visent donc à répondre aux préoccupations des citoyens et des entreprises touchés par les mesures visant à contenir la propagation du coronavirus, ainsi que des autorités nationales qui mettent en œuvre ces mesures. Ces mesures incluent les contrôles aux frontières intérieures et la restriction de la circulation des personnes au sein de l'UE.

Le secteur agroalimentaire de l'UE tente en fait d'assurer l'efficacité de la chaîne alimentaire et la sécurité alimentaire dans toute l'UE pendant cette crise sanitaire sans précédent. Or, il prévoyait que dans les semaines suivantes, il serait néanmoins confronté à une importante pénurie de main-d'œuvre si les travailleurs saisonniers ne pouvaient pas se rendre sur leur lieu  de récolte, de plantation et de soins aux plantes, en raison de mesures trop restrictives.

Les directives de la Commission incitent les Etats membres à mettre en place des procédures spécifiques, rapides et exemptes de charges, pour assurer un passage efficace des travailleurs frontaliers et saisonniers, y compris un dépistage sanitaire proportionné. On note ainsi un "en même temps" désemparant de la Commission qui dit restreindre et faciliter à la fois...

En ce qui concerne les travailleurs saisonniers dans le secteur agricole, les Etats membres devraient échanger des informations sur leurs différents besoins au niveau technique et établir des procédures spécifiques pour assurer le déplacement de ces travailleurs. En outre, les Etats membres devraient traiter ces personnes comme des "travailleurs critiques" [comprendre "à risques"] et communiquer aux employeurs la nécessité d'assurer une protection adéquate en terme de santé et de sécurité. Comment ?
La Commission continuera à identifier avec les Etats membres les meilleures pratiques qui peuvent être étendues à tous les États membres pour permettre aux travailleurs d'exercer leurs professions essentielles sans entraves excessives. Quelle part l'Union européenne accorde-t-elle donc à la protection des populations sédentaires ?

En Nouvelle-Aquitaine, les locaux s'engagent pour éviter l'arrivée de saisonniers étrangers

Des saisonniers récoltent des fraises, en avril 2020.

Pour leur sécurité face au coronavirus, ils acceptent d'être mal payés.
En Lot-et-Garonne ou en Gironde, viticulteurs, fraisiculteurs et producteurs d'asperge ont reçu "un coup de main local d’étudiants ou de restaurateurs d'Arcachon dont les établissements étaient fermés".

Une solution temporaire qui fait espérer aux nombreux agriculteurs français de voir rapidement les frontières rouvrir aux saisonniers étrangers : la pénurie de main-d’œuvre s’aggravant avant l'entrée en pleine saison des récoltes, à la roulette russe, polonaise ou roumaine, la priorité à la santé le cède à l'économie.

La main-d’œuvre étrangère a maintenant débarqué en Nouvelle-Aquitaine, et viticulteurs, fraisiculteurs ou producteurs d’asperges qui "craignaient le pire" pour leurs trésoreries attendent de voir les conséquences sanitaires de leurs choix, puisqu'ils ont dû héberger des étrangers et partager le travail sans sacrifier les gestes barrière contre la Covid-19.
Au temps du confinement et tant que l'UE n'a pas donné son feu vert, les cultivateurs de fraises du Lot-et-Garonne, les producteurs d’asperges des Landes ou de Haute-Gironde mais aussi des viticulteurs du Bordelais ont redouté le manque de main-d’œuvre étrangère, levant les appréhensions de contamination pour eux-mêmes et leurs familles. Ont-ils contribué à la propagation de la Covid-19 ?

Deux mois plus tard, le président de l’Association interprofessionnelle des fruits et légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) évalue la récolte 2020. Le fraisiculteur explique que ses saisonniers venant surtout "d’Espagne, du Portugal ou de Pologne" ont pu rejoindre son exploitation malgré la fermeture des frontières. "On craignait le pire mais on réussit à bien vivre la saison", se satisfait Philippe Blouin. A-t-il été plus raisonnable que les fêtards parisiens qui se sont agglutinés le long du Canal Saint-Martin, bravant les arrêtés interdisant les rassemblements publics

Ailleurs, notamment
en Provence-Alpes-Côte d’Azur, maraîchers et viticulteurs ont attendu l’autorisation gouvernementale. Le régional de l'exécutif, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a annoncé la semaine dernière que des "dérogations supplémentaires" seront lancées pour faciliter la venue des saisonniers. 
Dans le Vaucluse, Frédéric Vève attend ainsi "avec impatience" l’arrivée d’une quinzaine de travailleurs andalous pour récolter ses cerises et préparer ses vignes. Jusqu’ici, le viticulteur avait réussi à combler ses besoins avec des gens du coin. Surveillante scolaire, cantinière, charpentier, etc : "J’ai embauché une dizaine de Français qui n’avaient jamais vu de vignes de leur vie et qui ont fait un travail super." Mais la plupart de ces personnes en chômage partiel vont progressivement reprendre leur activité avec le déconfinement.

"Accueillir nos saisonniers cette année, ça n’était pas de tout repos"
A Reignac, les travailleurs locaux devraient également voir leur contrat "se finir d’ici la fin de la semaine prochaine", précise Jean-Pierre Bouillac. Il faudra attendre la fin du joli mois de mai pour dresser le bilan épidémiologique de ces flux de saisonniers venus de France et d'ailleurs
Les saisonniers étrangers, eux, passeront à d’autres travaux. Et tous continueront d’être logés dans des gîtes ou dans des mobil-homes près de la large propriété, sans garanties que les gestes-barrière sont scrupuleusement respectés en dehors des heures de travail. "Il a fallu rester vigilant et tenter le plus possible de faire respecter les règles sanitaires", assure Jean-Pierre Bouillac, militant agriculteur qui ne voudrait pas d'un "cluster bis" comme parmi les récoltants d'asperges des Landes
A Pâques, l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine avait vu des foyers de Covid-19 émerger "chez des travailleurs saisonniers qui ramassaient des asperges". Chaque fois, l’épidémie s’est déclarée "dans les lieux d’hébergement ou de rassemblement à la pause", pour autant qu'on puisse savoir aussi sûrement, avait prévenu le Dr Daniel Habold. "Le logement des travailleurs saisonniers en promiscuité ne peut plus avoir lieu", avait insisté le directeur du pôle santé publique de l’ARS. Mais la récolte a été maintenue jusqu'à son terme. Le Dr Daniel Habold a-t-il assuré la traçabilité de ces saisonniers des Landes jusqu'en Provence ? 

Dérogations pour les saisonniers étrangers,  contraintes pour les Français

Aucune contrainte de
 quarantaine pour les personnes "en provenance de l’UE, espace Schengen ou Royaume-Uni"... La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet ne s'applique pas à tous: un régime d'exception à bien des égards !
Le texte, qui sera examiné mardi à l’Assemblée nationale, rend obligatoire une quatorzaine pour les personnes arrivant sur le territoire. Des mesures d’isolement seront imposées aux personnes malades sur le sol français, mais sans contrainte. L’application StopCovid ne sera pas disponible le 11 mai comme promis, mais il y aura bien un système flou de traçage vague des "cas contacts" des personnes testées positives. Le cabotin ne navigue plus à vue, il cabote.  Le "capitaine de pédalo" est de retour.
Un Britannique ou un Italien peut entrer en France et traverser le pays en tous sens, mais un Français est verbalisé au-delà de 100 kilomètres à partir de son domicile.

jeudi 26 mars 2020

Propagation rapide du Covid-19: première évacuation-spectacle par TGV d'Est en Ouest

Donner l'illusion qu'il y a un pilote dans l'avion

Evacuation non plus de migrants, mais de patients contaminés

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"La France" (sic) a procédé jeudi à une "première évacuation inédite" (sic) de patients atteints du Covid-19 à bord d'un TGV médicalisé pour désengorger des réanimations saturées face à l'aggravation rapide mais prévisible de l'épidémie, qui a fait plus de 1.300 morts dans le pays, à ce jour.

Au lendemain du déplacement de Macron dans la région Grand Est, particulièrement frappée, et la visite de l'hôpital militaire installé à Mulhouse, vingt patients alsaciens ont été embarqués jeudi matin à bord du train qui doit les évacuer vers les hôpitaux des Pays-de-la-Loire. 

"Cela n'a jamais été fait à cette échelle", a insisté François Braun, président de Samu Urgences sur France Info, depuis la gare de Strasbourg. 

Les wagons sont transformés en unités de réanimation avec quatre malades et six soignants par voiture. Le train est stable permettant d'effectuer "des gestes de réanimation extrêmement compliqués", a-t-il précisé.
Il va de soi que l'opération de com' ne met pas la vie des  passagers en danger... C'est ce que l'avenir dira : sur BFMTV, Laurent Neuman prépare son embrouille du public et Trobeth Ndiaye, les excuses du gouvernement...
Que les autorités sanitaires se gardent ses statistiques pour agir:
ce que les Français réclament, ce sont des actes !
"Une première en Europe, claironne l'AFP
 
Cette opération déclenchée pour soulager une des régions de France les plus touchées par l'épidémie pourrait être amenées à se répéter, si on pense qu'égayer les malades à travers la France est le meilleurs moyen de réduire la propagation : l'Ouest était jusqu'ici la région la moins sévèrement contaminée.
Ce transfert "massif" de patients vers "les régions de France et d'Europe" où l'épidémie n'arrivera pas avant deux ou trois semaines, est une suggestion Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou à Parisdéplorant par ailleurs sur Europe 1, les pénuries de matériel de protection et de tests partout en France. "Parfois je me pose la question: de quoi ne manque-t-on pas?", a-t-il lancé. 
Répartis dans 5 voitures, les malades testés positifs au Covid-19 sont transférés et pris en charge par les hôpitaux d'Angers, Le Mans, Nantes et La Roche-sur-Yon.

Les hospitaliers d'Angers ne sont pas rancuniers:
pourvu que Trobeth Ndiaye n'aille pas les provoquer...
Premier décès de gendarme à déplorer, statistique macabre qui ne réconforte pas pour autant les Ehpad

"La nation tout entière est mobilisée," a assuré Macron, plein de mots encore  mercredi soir. Contre le post-coronavirus, il promet  un "plan d'investissement massif" pour l'hôpital, ce qu'il n'envisageait pas en période moins sombre.

Alors que chaque mois de confinement ferait perdre 3 points de PIB à la croissance annuelle, Macron n'hésite pas à garantir "une prime exceptionnelle" aux soignants, ainsi qu'à l'ensemble des fonctionnaires mobilisés.

L'épidémie qui a fauché au moins cinq médecins, a fait une première victime dans les rangs de la gendarmerie: un sous-officier âgé de 51 ans est décédé mercredi à son domicile de la caserne de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). 

Au moins 40.000 "nouveaux cas de Covid-19" ont été diagnostiqués par les médecins généralistes la semaine dernière, selon les estimations de Santé Publique France, alors que le nombre de malades testés positifs est de seulement 25.000 (!) depuis le début de l'épidémie. 
Les "scientifiques" accepteront-ils d'augmenter leur chances de survie en autorisant l'accès au traitement à base de chloroquine ?

85% des Français sont "inquiets" pour eux et pour leur famille
C'est ce que confirme sans surprise une enquête d'Ifop-Fiducial: à croire toutefois que les 15 autres pour cent confinés chez eux depuis plus d'une semaine sont sereins... (sondage réalisé les 24-25 mars pour CNews et Sud Radio (propriété de... Fiducial) contre 44% fin janvier.

Et ce n'est que le début: le pays doit s'attendre à des "jours difficiles", a souligné le Directeur général de la Santé (DGS), Jérôme Salomon, en annonçant mercredi soir un total de près de 3.000 patients en réanimation (2.827, soit 311 de plus en 24 heures). "C'est un nombre considérable, exceptionnel dans un temps aussi bref et pour une seule maladie".
L'Est de la France reste particulièrement touché, mais l'Ile-de-France, désormais, affronte aussi une "tension majeure" malgré "des efforts considérables  - considérables, mais tardifs et désordonnés - pour ouvrir encore des centaines de lits en réanimation après avoir déjà multiplié par deux" le nombre de lits disponibles. Et après en avoir fermés...

Après une politique d'endormissement et de freinage, Macron vire à l'alarmisme officiel  

"La crise va être longue, les prochains jours vont être particulièrement difficiles", a estimé le Pr Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, soulignant que "la vague de cas graves" était "déjà là".

Face à cette évolution dramatique, le gouvernement annoncera "dans quelques jours" la probable prolongation du confinement. Le conseil scientifique a recommandé mardi de l'étirer jusqu'au 28 avril.
La France doit se préparer à "un effort long", a souligné le premier ministre Edouard Philippe: "C'est l'urgence sanitaire qui anime tous les esprits aujourd'hui, mais c'est aussi, et ce sera de plus en plus, un choc économique, un choc social".

Appel tardif aux armées

Le 4 mars, le ministère des Armées sort de son retranchement.
Invitée sur France 2, la ministre des Armées, Florence Parly, qui était encore sur la défensive, affirma péremptoirement qu’il n’y a aucun lien entre le rapatriement des Français de Wuhan, épicentre de la pandémie en Chine, et la contamination de la base militaire située à Creil, dans l’Oise. Pendant plusieurs jours, les soldats de l’escadron Esterel avaient été suspectés dans les lieux de libre expression, sur les réseaux sociaux, notamment.

Parly a commencé par ne promettre des militaires qu'en cas de nécessité.
"Invitée sur France 2 mercredi 4 mars, écrit Le Figaro, Florence Parly a annoncé que "les armées sont prêtes à intervenir si c'était nécessaire". "L'armée française se doit d'être disponible en tout temps et en tout lieu pour soutenir les services de l'État", a rechigné la ministre. "Si la situation le justifiait, il faut que les armées puissent à tout instant apporter leur soutien, leur secours, dans la mesure des possibilités", a-t-elle réitéré."

Ce n'est pas avant le 11 mars que Parly 

A partir de lundi 16 mars, l"l'état d'urgence sanitaire" est déclaré.
Tous les établissements scolaires sont fermés en France et les salariés sont invités à avoir recours au maximum au télétravail, afin d’endiguer la propagation de l’épidémie de Coronavirus Covid-19. 
Macron assure que le pays doit aussi se mobiliser pour son économie. Si le recours au chômage partiel va être simplifié, le président n’annonce pas de plan de relance, contrairement à de nombreux autres pays. Mais, alors que la Chine a débloqué 43 milliards de dollars pour aider ses entreprises, le Japon quatre milliards de dollars, l'Angleterre 25 milliards de livres et l'Italie 25 milliards d'euros, la France n'annonce aucun plan chiffré susceptible de rassurer les marchés. Le Président assure toutefois avoir demandé au gouvernement de préparer un "plan de relance français et européen".

Côté militaire, "
le gouvernement dément avoir pris un Décret pour mobiliser l'armée," titre La Provence. "Ne pas diffuser de fausses informations est un geste barrière", a introduit le ministère des Armées sur les réseaux sociaux. Il voulait ainsi répondre à une rumeur diffusée, selon laquelle l'épidémie de Coronavirus entraînerait la mobilisation exceptionnelle des forces armées.

Le 18 mars, "nous avons identifié 5 millions de masques dans les stocks de l’armée," claironne Parly.
La ministre des Armées convoque la presse pour dire qu'elle mobilise les moyens militaires contre le coronavirus.

Le 25 mars, 
Macron confirme la mobilisation des armées dans une opération "Résilience"
La mobilisation militaire "sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer". 
Le porte-hélicoptères amphibie Mistral sera déployé "immédiatement" dans le sud de l'océan Indien et, "début avril [dans quinze jours encore], le porte-hélicoptères Dixmude se positionnera dans la zone Antilles Guyane en soutien aux territoires ultramarins".

Plus de 100.000 personnes se sont engagées sur la plateforme "je veux aider" (qui doit permettre aux Français volontaires de proposer leur aide aux personnes en difficulté, ainsi qu’aux associations en sous-effectif), dont 40.000 pour la réserve sanitaire, a insisté le chef de l'Etat.

La situation est particulièrement cruelle dans les maisons de retraite où le nombre de décès n'est pas exactement connu
- il n'en est jamais fait état lors des rendez-vous journaliers de J. Salomon -, mais se chiffre a minima en dizaines de morts.  Une précision toute relative qui en dit long sur la compassion du pouvoir pour les seniors...

Face à la pénurie de test qui interdisent les dépistages en nombre nécessaires, "la France" se prépare à changer d'échelle: d'ici une dizaine de jours encore, a promis le Pr Salomon, la France disposera d'une capacité de 25.000 à 30.00 tests par jour, contre 9.000 aujourd'hui. Loin des besoins, même seulement actuels.

"La France" reste muette sur sa pénurie de respirateurs... 

Toujours dans l'attente de l'autorisation gouvernementale française du traitement à base de chloroquine, c'est un essai clinique européen qui a démarré dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux
Les rivalités entre chapelles de "scientifiques" retardent la publication des conclusions sur ce test concernant la chloroquine. C'est l'un des traitements testés qui fait débat, mais il peut être administré aux malades souffrant de "formes graves" du coronavirus, mais pas pour des formes "moins sévères". Son utilisation est désormais encadrée par un décret paru jeudi au Journal officiel.

dimanche 15 mars 2020

Macron se retranche derrière les scientifiques et un médecin accable les Français

Jean Rottner, médecin et président de région, lanceur d'alerte  

Le président de la région Grand Est - de ce fait ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) - est également un médecin urgentiste qui se plaint d'une saturation des moyens dans l'un des principaux foyers de contamination en Alsace

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Les critiques qui s'élèvent contre le rejet de Macron de reporter le scrutin des municipales semblent éloignées des préoccupations de cet ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) sous le coup de la loi du non-cumul - en lien avec la montée de la contamination sur son territoire : président de la région Grand Est à la faveur de la démission de Philippe Richer, il est également médecin urgentiste...

En ce dimanche de premier tour, il suit les tendances sur la participation des électeurs mais ce LR Macron-compatible de 53 ans en a vu bien d'autres et s'inquiète de la légèreté et l'impréparation générale face au coronavirus qui avait pourtant fait assez de dégâts en Chine ou en Italie pour que la France ne le prenne pas de haut comme l'ont fait Macron et Buzyn. "On verra ce soir", souffle-t-il au vu de l'abstention qui s'annonce massive: la participation  se situe sous les 10% en fin de matinée, quelle que soit la sociologie des secteurs.

L'incivisme, "c'est terrible"...

Jean Rottner, président de la région Grand Est, également urgentiste de métier.
"Vous savez, insiste celui qui est aussi urgentiste à l'hôpital de Mulhouse, nous sommes dans l'œil du cyclone depuis le 1er mars. C'est là qu'on a vu arriver les choses. En dehors de l'Alsace, je crois que les Français ne mesurent pas encore ce que cette crise sanitaire veut dire. C'est terrible. Des jeunes qu'il faut intuber de toute urgence, des personnes âgées balayées en quelques heures, des équipes médicales qui arrivent à saturation complète après 15 jours de mobilisation, des gens en pleurs, des plans nationaux, la peur pour soi et pour ses proches... Quand on est dedans, les choses sont extrêmement compliquées", raconte le premier-adjoint au maire de Mulhouse.

La ville a été durement touchée par un foyer de contamination de 2.000 personnes, suite à un rassemblement d'une église évangélique. Elle est passée très tôt en stade 2 renforcé. Rottner évoque une "chape de plomb même si la vie continue". Et la question d'un report des élections est presque une question trop parisienne pour les habitants de la région. "Pour nous, il n'y a pas lieu de débattre. La décision a été prise. Il faut la respecter. Il a été très compliqué pur nous de faire campagne mais ce temps démocratique doit pouvoir se dérouler au mieux", estime l'élu local.

Lors d'une prise de parole conjointe avec Jean-Baptiste Djebbari, Elisabeth Borne a préconisé ce dimanche 15 mars de "renoncer aux déplacements non essentiels", pour limiter le risque de propagation du coronavirus.

Un SMS de l'élu régional à Macron début mars

Résultat de recherche d'images pour "saturation hopitaux mulhouse" est également confronté aux aspects transfrontaliers du Coronavirus, avec des décisions allemandes qui ont été parfois prises de manière "unilatérale". "Il y a plein d'effets induits auxquels on ne pense pas forcément quand on est sur les plateaux des chaînes d'infos. Sur le terrain, les sujets sont éminemment autres", grince le président du conseil de surveillance de l'hôpital, contraint de passer personnellement des coups de fil pour obtenir des masques et d'inventer des solutions au fil d'une crise inédite.

Face à la gravité des événements, Jean Rottner avait immédiatement envoyé un SMS à Emmanuel Macron, dès le début du mois de mars. Il l'avait alerté sur une situation devenue endémique. "Je lui ai dit qu'il y avait une distorsion entre ce que les gens entendaient de la parole publique officielle et ce qui était ressenti sur le terrain par les soignants. J'ai insisté sur le fait que cela n'allait pas être gérable longtemps", 
e-t-il.

En même temps, Rottner se dit frappé par le "calme" et la "patience" des habitants, prêts à attendre des réponses durant plusieurs heures. "Les gens ne sont pas affolés outre mesure mais il est nécessaire de privilégier toujours les messages les plus simples et les plus clairs", conseille-t-il, en notant que l'inquiétude est surtout liée à la saturation des moyens et des équipes. Il n'y a pas plus de places disponibles dans les hôpitaux alsaciens.

Conscient des difficultés et des efforts du gouvernement pour faire face à des événements exceptionnels, Jean Rottner souhaite simplement appeler chacun à la responsabilité. "Les Français doivent prendre conscience de ce qui arrive", conclut-il le président de la région Grand Est.

La situation décrite par Rottner, c'est ce que vivront les Français dans quelques heures.
Merci aux malins qui veulent "que la vie continue" et qui sont allés au théâtre (Antoine) donnant l'exemple de l'irresponsabilité et de l'incivisme...