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jeudi 30 avril 2020

Carte du déconfinement : votre département est-il classé en vert, en orange ou en rouge ?

Ce lot de cartes multicolores sera actualisé chaque jour: la SDJ prévoit-elle des jeux de paris sur les fluctuations ?

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé des documents inattendus: deux cartes sur trois annoncées et distingué trois types de départements, au lieu des deux prévues


Le gouvernement français a présenté jeudi les cartes qui permettront, pour la première fois, conformément au plan présenté cette semaine par le premier ministre Edouard Philippe, de mettre en oeuvre un déconfinement différencié département par département à compter du 11 mai.

Dans son allocution quotidienne, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a détaillé ce jeudi 30 avril la classification des départements en "vert" ou "rouge. Quand un département est "vert", il entame son déconfinement le 11 mai. Quand un département est classé rouge, si l'Etat le décide, les collèges, les parcs et les jardins resteront fermés. Pour les écoles primaires et maternelles, ce seront les maires qui diront si oui ou non les élèves retourneront en classe.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé deux cartes : celle de la circulation active du virus, celle du niveau de saturation des services de réanimation des hôpitaux (et une synthèse de chaque département pour faire trois comme annoncé) Sur les deux/trois cartes, l'ensemble des départements d'Occitanie est classé "vert" à l'exception du Tarn, de la Dordogne et du Gers (en jaune sur au moins une carte) et du Lot, en rouge.

Le Lot ne comprend pas ce qui lui arrive et voit rouge.
Avec un seul malade en réanimation à Cahors, le Lot est stupéfait d'être classé rouge, tout comme le Cher ou le Gers, ainsi que la Haute-Corse qui a expédié ses contaminés sur le continent. 
Dans la région Occitanie, peinte en vert, il y avait, ce jeudi 30 avril, 6.814 personnes infectées par le coronavirus, 636 personnes hospitalisées dont 139 en réanimation. Si 2.156 patients ont pu regagner leur domicile, la région passe la barre des 400 décès soit 11 de plus que la veille.

Des données évolutives

L’image contient peut-être : dessin
Les Français perturbés par la
ligne floue de démarcation
Le confinement reste pour l'heure de rigueur dans tout le territoire. "Ces cartes ne changent absolument rien au confinement qui reste nécessaire jusqu'au 11 mai", a-t-il insisté lors d'un point de presse avec le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, comptable croque-mort. Le ministre de la Santé a dans le même temps précisé que ces cartes étaient une photo de la situation à l'instant T et qu'elles seraient remises à jour quotidiennement. Ces données sont évolutives et la décision pour le 11 mai va dépendre "de l'attitude des habitants dans les jours à venir pour faire bouger les chiffres".

Quelque 700 services d'urgence servent à construire cet indicateur "maîtrisé, fiable, robuste et extrêmement sensible", selon Olivier Véran. D'autres indicateurs sont pris en compte, comme les remontées d'informations de la part de médecins généralistes ou le nombre de tests positifs réalisés par département.

Edouard Philippe, qui présentait mardi un plan de déconfinement, a annoncé que cette sortie sera engagée à partir du 11 mai de manière progressive" et "différenciée" en fonction de l'intensité de la circulation du coronavirus dans les départements.

289 morts supplémentaires en 24 heures en France

Le coronavirus a fait 289 morts supplémentaires en 24 heures en France, pour un total de 24.376 décès depuis le début de l'épidémie, a annoncé jeudi le directeur général de la Santé, Jérôme  Salomon, un médecin qui n'a pas vu un patient depuis longtemps et qui a fait état d'une poursuite de la baisse du nombre de personnes hospitalisées, en particulier dans les services de réanimation.

Ce bilan des morts se répartit en 15.244 décès dans les hôpitaux et 9.132 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé Jérôme Salomon, en comptable macabre.

Le nombre de contaminés hospitalisées a reculé à 26.283, soit 551 de moins que mercredi.
Sur ce total, 4.019 patients sont traités en réanimation, 188 de moins que la veille.

samedi 25 avril 2020

Coronavirus : les Français sont désormais moins de 5.000 en réanimation

Retour à la normale en nombre de lits de réa disponibles 

Ce que le ministère de la Santé occulte : les morts du Covid19 libèrent des lits...

Travaux funéraire à Aix-les-Bains et à Chambéry | Les Marbreries ...

22.245 personnes sont décédées en France du nouveau coronavirus, depuis le 1er mars,  dont 389 au cours des dernières 24 heures. 
Dans les hôpitaux, 4.870 cas graves sont actuellement en réanimation, un chiffre qui repasse pour la première fois sous la barre des 5.000, mais certainement pas à lui tout seul: si  le "solde" des lits de réanimation - terme "compassionnel" utilisé par le comptable Jérôme Salomon - revient au niveau d'accueil en temps normal dans le pays, c'est que le nombre de morts évacués de réa reste suffisamment élevé pour que le numéro 2 du ministre de la Santé puisse s'en prévaloir. 

Quelques comparaisons avec l'international

Il est sidérant que nous ayons désappris la mort" : pour une ...
Jérôme Salomon, "soldeur" numéro 1 des pompes funèbres

En France, plus de 122.000 personnes au total ont été contaminées par le nouveau coronavirus, pour une population de 67 millions. 
Au total, 12.577 personnes ont été testées positives au nouveau coronavirus. 

Alors que l'Europe peine toujours à parler d'une seule voix pour répondre à la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19, les Etats-Unis ont franchi le cap des 50.000 victimes, pour 330 millions d'habitants. Le Congrès américain a voté une nouvelle aide de 483 milliards de dollars pour soutenir l'économie et les hôpitaux, tout en renforçant les capacités de dépistage. 
Souvent masqués, dans un hémicycle régulièrement désinfecté, les membres de la Chambre des représentants ont adopté ces mesures par 388 voix pour et cinq contre, avec une abstention. Le président Donald Trump soutient ce nouveau plan et devrait le promulguer rapidement. 

L'épidémie s'étend au Royaume-Uni (67 millions d'habitants), qui déplore près de 20.000 décès, dont 684 dans les dernières vingt-quatre heures (contre 389 en France), soit plus que la veille (+616), selon les autorités sanitaires.

Troisième pays le plus touché après les Etats-Unis et l'Espagne, l'Italie déplore désormais 25.969 morts. Le nombre de cas confirmés s'élève quant à lui à 192.994. Avec 420 décès en vingt-quatre heures, le bilan de l'Italie est le plus faible depuis le 19 mars. 
Le nombre de nouveaux cas augmente au contraire, à 3.021 patients infectés par le coronavirus, alors qu'il était de 2.646 hier, selon la Protection civile. 

https://static.atlantico.fr/sites/default/files/styles/media_image_449x268/public/000_1QG7M1.jpg?itok=ashbvTKnEn France, les admissions à l'hôpital et en service de réanimation poursuivent leur repli. Le coronavirus a tué 21.856 victimes dans l'Hexagone, dont 8.309 au sein d'établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), soit près de 27% du total des victimes.  
Dans les hôpitaux, 4.870 cas graves sont actuellement en réanimation. Un chiffre qui repasse pour la première fois sous la barre des 5.000, soit le nombre de lits de réanimation dont dispose en temps normal le pays. 

A la date du 25 avril, la pandémie a fait au moins 197.303 morts à travers le monde, pour plus de 2,8 millions de cas recensés dans 193 pays et territoires.
Le dernier bilan en France fait état de 22.245 morts. A ce jour, 13.852 personnes sont décédées à l'hôpital, et 8.393 dans des Ehpad et autres établissements médico-sociaux depuis le début de l'épidémie.

mercredi 15 avril 2020

Une septuagénaire verbalisée devant un Ehpad où elle venait soutenir son mari reclus

Si les juges peuvent interpréter les textes, faut-il aussi autoriser les policiers ?

Verbalisée pour violation de "cordon sanitaire" devant un Ehpad

Une résidente de l'Ehpad Les Flaxinelles à Bergheim, assise devant sa fenêtre, le 14 avril 2020

Venue passer un petit coucou 
par la fenêtre fermée à son mari résident nonagénaire, l'épouse septuagénaire a été verbalisée pour violation de "cordon sanitaire" devant un Ehpad du Tarn où elle  selon la fille de ce couple, qui s'inquiète des conséquences de cet interdit pour la santé de son père. 

Deux gendarmes sont intervenus jeudi dernier, alors qu'Hedwig, 79 ans, stationnait devant la fenêtre fermée de la chambre de son époux, 93 ans, résident confiné dans l'Ehpad de Graulhet, rapporte Mme Boghossian. On l'a compris, Graulhet n'est pas en Seine-Saint-Denis où la tolérance zéro n'existe pas : sa population n'a pas la même aptitude à vivre sous ce climat, ni dans le respect de nos us et coutumes, ni dans celui de nos lois.  

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA0OGZkOWM3ZWU2Y2IwYTkzNGIzY2IwMjhiZmIxZTE5YmQ?width=940&height=528&focuspoint=47%2C48&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=1a24a9531d6291db6e13d6c52994b06840f6d834aac621dddb296c91acaa02d6Munie d'une ardoise, la senior avait écrit quelques mots tendres pour son mari. "Elle le faisait tous les jours, quelques minutes, depuis le début du confinement des Ehpad, pour aider mon père à ne pas se laisser glisser dans son monde, à ne pas se sentir abandonné", a dû expliquer Mme Boghossian.

Une poignée de proches d'autres résidents faisaient de même, profitant de ce que l'Ehpad soit entouré d'une pelouse non délimitée donnant accès aux fenêtres, a-t-elle indiqué. 

La préfecture du Tarn a confirmé le bien-fondé de cette verbalisation auprès de la fille de ce couple, Mariani Boghossian, dans un premier temps et par courriel.
"Même si la visite en extérieur de votre mère peut être considérée comme une assistance à personne vulnérable, un cordon sanitaire autour des Ehpad doit être absolument respecté. De ce fait, votre mère était bien en infraction", affirme la préfecture.
La préfecture a toutefois reçu l'ordre de se montrer intelligente.
Mardi, après cinq jours de réflexion, la gendarmerie allait "rentrer en contact avec la famille pour éteindre la procédure" dans cette affaire "où il y a peut-être eu un peu d'excès" de zèle des hommes de Castaner.


"Maintenant ma mère n'ose plus y aller, notre inquiétude est que mon père ne tienne pas le coup", alors que son état rend difficile les communications par internet, a souligné Mme Boghossian. 
"C'est vrai que dans certains cas il y a le risque que des résidents ouvrent les fenêtres à la vue de leurs proches, mais l'Ehpad ne pourrait-il pas y veiller", s'est-elle interrogée. 

L'Ephad a lui-même appelé la gendarmerie

La crainte de représailles gouvernementales a poussé la direction à dénoncer la présence de la septuagénaire.

Ironie de l'affaire, selon la famille, la maman travaillait à l'Ehpad comme bénévole avant le confinement et, dans un premier temps, le personnel qui l'apprécie, ne s'était  pas opposé à ces "rencontres" confinées.

jeudi 26 mars 2020

Propagation rapide du Covid-19: première évacuation-spectacle par TGV d'Est en Ouest

Donner l'illusion qu'il y a un pilote dans l'avion

Evacuation non plus de migrants, mais de patients contaminés

Résultat de recherche d'images pour "y a t il un pilote dans l avion"
"La France" (sic) a procédé jeudi à une "première évacuation inédite" (sic) de patients atteints du Covid-19 à bord d'un TGV médicalisé pour désengorger des réanimations saturées face à l'aggravation rapide mais prévisible de l'épidémie, qui a fait plus de 1.300 morts dans le pays, à ce jour.

Au lendemain du déplacement de Macron dans la région Grand Est, particulièrement frappée, et la visite de l'hôpital militaire installé à Mulhouse, vingt patients alsaciens ont été embarqués jeudi matin à bord du train qui doit les évacuer vers les hôpitaux des Pays-de-la-Loire. 

"Cela n'a jamais été fait à cette échelle", a insisté François Braun, président de Samu Urgences sur France Info, depuis la gare de Strasbourg. 

Les wagons sont transformés en unités de réanimation avec quatre malades et six soignants par voiture. Le train est stable permettant d'effectuer "des gestes de réanimation extrêmement compliqués", a-t-il précisé.
Il va de soi que l'opération de com' ne met pas la vie des  passagers en danger... C'est ce que l'avenir dira : sur BFMTV, Laurent Neuman prépare son embrouille du public et Trobeth Ndiaye, les excuses du gouvernement...
Que les autorités sanitaires se gardent ses statistiques pour agir:
ce que les Français réclament, ce sont des actes !
"Une première en Europe, claironne l'AFP
 
Cette opération déclenchée pour soulager une des régions de France les plus touchées par l'épidémie pourrait être amenées à se répéter, si on pense qu'égayer les malades à travers la France est le meilleurs moyen de réduire la propagation : l'Ouest était jusqu'ici la région la moins sévèrement contaminée.
Ce transfert "massif" de patients vers "les régions de France et d'Europe" où l'épidémie n'arrivera pas avant deux ou trois semaines, est une suggestion Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou à Parisdéplorant par ailleurs sur Europe 1, les pénuries de matériel de protection et de tests partout en France. "Parfois je me pose la question: de quoi ne manque-t-on pas?", a-t-il lancé. 
Répartis dans 5 voitures, les malades testés positifs au Covid-19 sont transférés et pris en charge par les hôpitaux d'Angers, Le Mans, Nantes et La Roche-sur-Yon.

Les hospitaliers d'Angers ne sont pas rancuniers:
pourvu que Trobeth Ndiaye n'aille pas les provoquer...
Premier décès de gendarme à déplorer, statistique macabre qui ne réconforte pas pour autant les Ehpad

"La nation tout entière est mobilisée," a assuré Macron, plein de mots encore  mercredi soir. Contre le post-coronavirus, il promet  un "plan d'investissement massif" pour l'hôpital, ce qu'il n'envisageait pas en période moins sombre.

Alors que chaque mois de confinement ferait perdre 3 points de PIB à la croissance annuelle, Macron n'hésite pas à garantir "une prime exceptionnelle" aux soignants, ainsi qu'à l'ensemble des fonctionnaires mobilisés.

L'épidémie qui a fauché au moins cinq médecins, a fait une première victime dans les rangs de la gendarmerie: un sous-officier âgé de 51 ans est décédé mercredi à son domicile de la caserne de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). 

Au moins 40.000 "nouveaux cas de Covid-19" ont été diagnostiqués par les médecins généralistes la semaine dernière, selon les estimations de Santé Publique France, alors que le nombre de malades testés positifs est de seulement 25.000 (!) depuis le début de l'épidémie. 
Les "scientifiques" accepteront-ils d'augmenter leur chances de survie en autorisant l'accès au traitement à base de chloroquine ?

85% des Français sont "inquiets" pour eux et pour leur famille
C'est ce que confirme sans surprise une enquête d'Ifop-Fiducial: à croire toutefois que les 15 autres pour cent confinés chez eux depuis plus d'une semaine sont sereins... (sondage réalisé les 24-25 mars pour CNews et Sud Radio (propriété de... Fiducial) contre 44% fin janvier.

Et ce n'est que le début: le pays doit s'attendre à des "jours difficiles", a souligné le Directeur général de la Santé (DGS), Jérôme Salomon, en annonçant mercredi soir un total de près de 3.000 patients en réanimation (2.827, soit 311 de plus en 24 heures). "C'est un nombre considérable, exceptionnel dans un temps aussi bref et pour une seule maladie".
L'Est de la France reste particulièrement touché, mais l'Ile-de-France, désormais, affronte aussi une "tension majeure" malgré "des efforts considérables  - considérables, mais tardifs et désordonnés - pour ouvrir encore des centaines de lits en réanimation après avoir déjà multiplié par deux" le nombre de lits disponibles. Et après en avoir fermés...

Après une politique d'endormissement et de freinage, Macron vire à l'alarmisme officiel  

"La crise va être longue, les prochains jours vont être particulièrement difficiles", a estimé le Pr Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, soulignant que "la vague de cas graves" était "déjà là".

Face à cette évolution dramatique, le gouvernement annoncera "dans quelques jours" la probable prolongation du confinement. Le conseil scientifique a recommandé mardi de l'étirer jusqu'au 28 avril.
La France doit se préparer à "un effort long", a souligné le premier ministre Edouard Philippe: "C'est l'urgence sanitaire qui anime tous les esprits aujourd'hui, mais c'est aussi, et ce sera de plus en plus, un choc économique, un choc social".

Appel tardif aux armées

Le 4 mars, le ministère des Armées sort de son retranchement.
Invitée sur France 2, la ministre des Armées, Florence Parly, qui était encore sur la défensive, affirma péremptoirement qu’il n’y a aucun lien entre le rapatriement des Français de Wuhan, épicentre de la pandémie en Chine, et la contamination de la base militaire située à Creil, dans l’Oise. Pendant plusieurs jours, les soldats de l’escadron Esterel avaient été suspectés dans les lieux de libre expression, sur les réseaux sociaux, notamment.

Parly a commencé par ne promettre des militaires qu'en cas de nécessité.
"Invitée sur France 2 mercredi 4 mars, écrit Le Figaro, Florence Parly a annoncé que "les armées sont prêtes à intervenir si c'était nécessaire". "L'armée française se doit d'être disponible en tout temps et en tout lieu pour soutenir les services de l'État", a rechigné la ministre. "Si la situation le justifiait, il faut que les armées puissent à tout instant apporter leur soutien, leur secours, dans la mesure des possibilités", a-t-elle réitéré."

Ce n'est pas avant le 11 mars que Parly 

A partir de lundi 16 mars, l"l'état d'urgence sanitaire" est déclaré.
Tous les établissements scolaires sont fermés en France et les salariés sont invités à avoir recours au maximum au télétravail, afin d’endiguer la propagation de l’épidémie de Coronavirus Covid-19. 
Macron assure que le pays doit aussi se mobiliser pour son économie. Si le recours au chômage partiel va être simplifié, le président n’annonce pas de plan de relance, contrairement à de nombreux autres pays. Mais, alors que la Chine a débloqué 43 milliards de dollars pour aider ses entreprises, le Japon quatre milliards de dollars, l'Angleterre 25 milliards de livres et l'Italie 25 milliards d'euros, la France n'annonce aucun plan chiffré susceptible de rassurer les marchés. Le Président assure toutefois avoir demandé au gouvernement de préparer un "plan de relance français et européen".

Côté militaire, "
le gouvernement dément avoir pris un Décret pour mobiliser l'armée," titre La Provence. "Ne pas diffuser de fausses informations est un geste barrière", a introduit le ministère des Armées sur les réseaux sociaux. Il voulait ainsi répondre à une rumeur diffusée, selon laquelle l'épidémie de Coronavirus entraînerait la mobilisation exceptionnelle des forces armées.

Le 18 mars, "nous avons identifié 5 millions de masques dans les stocks de l’armée," claironne Parly.
La ministre des Armées convoque la presse pour dire qu'elle mobilise les moyens militaires contre le coronavirus.

Le 25 mars, 
Macron confirme la mobilisation des armées dans une opération "Résilience"
La mobilisation militaire "sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer". 
Le porte-hélicoptères amphibie Mistral sera déployé "immédiatement" dans le sud de l'océan Indien et, "début avril [dans quinze jours encore], le porte-hélicoptères Dixmude se positionnera dans la zone Antilles Guyane en soutien aux territoires ultramarins".

Plus de 100.000 personnes se sont engagées sur la plateforme "je veux aider" (qui doit permettre aux Français volontaires de proposer leur aide aux personnes en difficulté, ainsi qu’aux associations en sous-effectif), dont 40.000 pour la réserve sanitaire, a insisté le chef de l'Etat.

La situation est particulièrement cruelle dans les maisons de retraite où le nombre de décès n'est pas exactement connu
- il n'en est jamais fait état lors des rendez-vous journaliers de J. Salomon -, mais se chiffre a minima en dizaines de morts.  Une précision toute relative qui en dit long sur la compassion du pouvoir pour les seniors...

Face à la pénurie de test qui interdisent les dépistages en nombre nécessaires, "la France" se prépare à changer d'échelle: d'ici une dizaine de jours encore, a promis le Pr Salomon, la France disposera d'une capacité de 25.000 à 30.00 tests par jour, contre 9.000 aujourd'hui. Loin des besoins, même seulement actuels.

"La France" reste muette sur sa pénurie de respirateurs... 

Toujours dans l'attente de l'autorisation gouvernementale française du traitement à base de chloroquine, c'est un essai clinique européen qui a démarré dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux
Les rivalités entre chapelles de "scientifiques" retardent la publication des conclusions sur ce test concernant la chloroquine. C'est l'un des traitements testés qui fait débat, mais il peut être administré aux malades souffrant de "formes graves" du coronavirus, mais pas pour des formes "moins sévères". Son utilisation est désormais encadrée par un décret paru jeudi au Journal officiel.

jeudi 19 mars 2020

Coronavirus: vers un "état d'urgence sanitaire" en France

Après une politique molle  de "freinage", passage brutal à des mesures d'exception  

Macron se voulait "progressif" : le voilà qui frappe fort !

S'agissant des Etats-Unis, RFI parlerait de "nouvelle salve de mesures exceptionnelles"... A l'inverse, l'AFP écrit : "Le gouvernement l'a autorisé mercredi. Il doit être voté au Parlement jeudi et vendredi." En vérité, le gouvernement ne l'a pas autorisé; il lui a été imposé par Macron.

Macron n'assume pas le mot "confinement", mais il l'impose. 
Revêtant l'habit de "chef des armées", Macron décrète la "guerre" sanitaire au virus et décide en urgence un confinement historique pour bouter le coronavirus hors de France. Le Parlement doit s'exécuter ces jeudi et vendredi en votant "l'état d'urgence sanitaire", après avoir mis la pédale douce sur le frein et alors que le nombre de malades augmente de façon exponentielle.

Face à une crise qu'il a sous-estimée et qu'il se voit désormais contraint de juger "sans précédent", dans un pays quasiment à l'arrêt, le gouvernement a accompagné l'"état d'urgence sanitaire" de l'instauration mercredi de mesures d'urgence pour soutenir l'économie. Il sera déclaré par décret après l'adoption du projet de loi. L'Assemblée nationale et le Sénat seront informés "sans délai" des mesures prises pendant cette période.



Le coronavirus se propage de plus en plus rapidement et le bilan des victimes s'est alourdi mercredi

Au deuxième jour du confinement ordonné par le gouvernement, après une semaine capitale de tergiversations et de finasseries, avec un risque de saturation de services d'urgence.

Les hôpitaux accueillent désormais 3.626 patients dont 931 sont en réanimation. Parmi ces cas les plus graves, la moitié sont âgés de "moins de 60 ans", a insisté le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon en annonçant un total de 264 décès (89 supplémentaires en 24 h).

Discrimination des contaminés 

Géographiquement, outre la situation difficile dans le Grand Est, le tableau se tend également en Ile-de-France. 

Sociologiquement, l'état des lieux est déjà dramatique dans les Ehpad, a alerté Gaël Durel, président de l'Association des médecins coordinateurs et du secteur médico-social: "Lorsque le virus entre dans (un) établissement, on assiste à des taux de 75% de résidents atteints par le virus et des taux mortalité catastrophiques, au-delà de 20 à 30%," a-t-il déclaré sur RTL.

Des personnes âgées sont sacrifiées.
"Il n'y a pas de place pour eux à l'hôpital, ils sont trop vulnérables (...) on va privilégier, ce qui est tout à fait compréhensible [?], des personnes qui ont plus de chance de pouvoir s'en sortir". Eugénisme ?

Une situation qu'a connue l'Italie, entrée en confinement depuis près de deux semaines. C'est dans la crainte soudaine du "comité scientifique" d'une saturation des urgences que Macron s'est enfin décidé à annoncer lundi de strictes mesures de confinement pour "au moins 15 jours": il reste dans la progressivité et le flou, puisqu'il faut plutôt s'attendre à deux fois quinze jours...
Des mesures que les forces de l'ordre ont du mal à faire respecter:


Les sanctions arrivent : plus de 4.000 amendes, 
mais la communauté parisienne de Barbès ne paie pas !

Résultat de recherche d'images pour "CORONAVIRUS Barbès"
Cent mille membres des forces de l'ordre ont été déployés. Si certains s'inquiétaient de savoir où était passé Laurent Nuñez, le patron réel du ministère de l'Intérieur,  ils l'ont retrouvé... Il fait infliger une amende forfaitaire de 135 euros en cas "violation des interdictions de se déplacer hors de son domicile". En 24 heures, 4.095 amendes ont été dressées, selon le ministre apparent de l'Intérieur, la Castafiore.

Dans le quartier de Barbès, notamment la Goutte d'Or à Paris, des dizaines de policiers étaient déployées mercredi matin sur le très exotique populaire marché du 18e arrondissement, dont le maire, Eric Lejoindre, est un apparatchik du Parti socialiste. Ils contrôlent les attestations et empêchent l’accès à ceux qui sont lieu de confinement et sans attestation ni justificatif, il va être verbalisé. Si on ne focalise pas sur l'arbre qui cache la forêt, on découvre que la foule vient de plus loin encore et refuse de respecter la distance d’un mètre, rendant le travail des policiers très compliqué. "C’est vrai qu’il y a une grosse promiscuité et ce sont des endroits qui attirent beaucoup de personnes âgées", souligne Yacine qui fait les marchés depuis tout petit avec son père. "Surtout que personne n’a de masque dans la population, les vendeurs non plus qui sont exposés. On touche tous des dizaines de produits, marchants et clients, c’est vrai que ça peut être un peu dangereux", poursuit Yacine.

Le gouvernement a reconnu des "difficultés logistiques" dans la fourniture de masques
, alloués "en priorité aux soignants", qui s'alarment pourtant de leur dénuement. La ministre Florence Parly a annoncé que 5 millions de masques chirurgicaux des Armées avaient été mis à disposition du ministère de la Santé.

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Reste à équiper les hôpitaux de respirateurs en nombre suffisant, car le manque de lits n'est pas la seule pénurie dans l'hôpital public.

Un total de 25 millions de masques est en cours de livraison aux pharmacies et établissements de soins, assure le Pr Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère, une promesse de plus, après celles  renouvelées depuis une semaine.

"Merci"
Consciente du rôle vital qu'ils jouent, la population a témoigné son soutien et son respect aux personnels de santé, en première ligne face au virus, malgré leur sous-équipement dénoncé depuis plusieurs mois: à 20h00, à Paris et en régions, des salves d'applaudissements ont retenti: sifflements et 'Merci!' ont notamment été entendus dans les rues de Mulhouse, particulièrement frappée.

A noter cet exemple d'aberration politicienne criminelle de la hiérarchie policière:


Le premier transfert aérien de six malades a d'ailleurs eu lieu de l'Alsace vers des hôpitaux militaires de Toulon et Marseille.
 
La solidarité de la région PACA est très sollicitée : on se souvient que les rapatriés de Chine avaient été confinés - via la base militaire d'Istres - dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet et dans un centre de formation des sapeurs pompiers près d'Aix-en-Provence, Bouches du-Rhône  Le déploiement d'un hôpital militaire est également programmé en Alsace.
Air France va également mettre en place un dispositif aérien en faveur des Français bloqués à l'étranger en raison de la pandémie pour leur permettre de rentrer chez eux, ont annoncé mercredi soir... trois ministres.

Le sujet est soulevé du "droit de retrait"
Les inquiétudes sur le fonctionnement même du pays montent, malgré les assurances du gouvernement, qui a examiné mercredi des dispositions pour restreindre certaines libertés ou ordonner des réquisitions. Il pourra prendre par ordonnances des mesures pour soutenir les entreprises et limiter les licenciements.
Le gouvernement a d'ailleurs appelé les employés des secteurs essentiels à continuer de travailler. "Il faut bien que nous puissions nous nourrir, que les familles françaises puissent se rendre dans les magasins de la grande distribution et acheter des produits alimentaires", selon le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Le président délégué du Medef, Patrick Martin, a alerté sur un arrêt possible de l'activité économique, y compris dans les secteurs essentiels, en raison d'un "changement d'attitude brutal" des salariés, prêts à faire jouer leur droit de retrait après l'instauration des mesures sanitaires.
Les caissiers notamment s'alarment : des photos circulaient sur les réseaux sociaux montrant des caisses de magasins d'alimentation protégées par de simples films plastiques étirés au niveau des visages.
Olivier Véran a annoncé que le gouvernement sera amené à fermer certains marchés "où l'on voit des foules" indisciplinées ou "qui ont beaucoup d'étals", pour éviter les rassemblements.

Certaines régions ont pris des mesures face à l'afflux d'habitants d'agglomérations venus se confiner dans des résidences secondaires, alors que les stations de ski sont fermées: locations interdites dans les îles du Morbihan, plages et sports nautiques à Oléron: "On est en confinement, pas en vacances", tempête le président des communes de l'île.