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mercredi 25 mars 2020

Confinement "allégé" dans les banlieues pour... ne pas "mettre le feu"

Les zones de non-droit plus que jamais en marge de la société française

Leurs habitants réclament-ils vraiment un régime spécial ? 

Réfractaires au confinement dans la rue à Saint-Denis, le 18 mars 2020 (letemps.ch) 
Un extrait du 'Canard Enchaîné' pointe la capitulation du gouvernement en banlieue, et de l’état du pays, et surtout la discrimination favorable à ces populations mais dont on se demande si elle est positive. Est-ce un présupposé idéologique qui voudrait si fort  - dans les centres sociaux et Maisons des Jeunes -  qu'ils refusent manifestement de respecter la loi et les arrêtés de confinement
Spécial "Il est toujours interdit d'interdire ?" - Image n° 1/2 ...
Effet retard de l'esprit libertaire de  Mai 68
Ainsi, Le Canard chercherait-il à entretenir ou faire monter le sentiment de discrimination déjà tellement puissant mais mal-vécu à la marge de la République? Veulent-ils vraiment être entretenir et maintenu dans ce état de rejet des lois et des personnes dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas ? Ce confinement allégé" sera-t-il une nouvelle occasion manquées de la République, parmi d'autres, de les intégrer autrement que par des infrastructures et des crédits qui les humilient, en les ancrant dans l'assistanat.

"Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans les banlieues les fermetures de commerces et les rassemblements," affirme le socialiste Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat né en Andalousie, dont les parents se sont établis à Oran, il a passé deux années à la direction du cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis (2008-2012). On pourrait penser qu'il sait de quoi il parle, mais cette décision n'indique-t-elle pas qu'il est formaté à l'idéologie  socialiste et ne pense plus personnellement et n'agit plus qu'en fonction de ce qu'on en dira dans son milieu? Pire, il penserait, mais n'ose pas braver la pensée dominante. Son ascension sociale et professionnelle plaide pour cette analyse.
Nous vous invitons à lire le papier ci-dessous et à vous rendre compte du scandale. N’hésitez pas à l’imprimer et à le montrer aux forces de l’ordre qui vous contrôlent lorsque vous avez le malheur d’aller faire un achat de produit de première nécessité, ou un footing à 1,3km de chez vous au lieu du km autorisé… Source : le Canard enchainé

jeudi 19 mars 2020

Coronavirus: vers un "état d'urgence sanitaire" en France

Après une politique molle  de "freinage", passage brutal à des mesures d'exception  

Macron se voulait "progressif" : le voilà qui frappe fort !

S'agissant des Etats-Unis, RFI parlerait de "nouvelle salve de mesures exceptionnelles"... A l'inverse, l'AFP écrit : "Le gouvernement l'a autorisé mercredi. Il doit être voté au Parlement jeudi et vendredi." En vérité, le gouvernement ne l'a pas autorisé; il lui a été imposé par Macron.

Macron n'assume pas le mot "confinement", mais il l'impose. 
Revêtant l'habit de "chef des armées", Macron décrète la "guerre" sanitaire au virus et décide en urgence un confinement historique pour bouter le coronavirus hors de France. Le Parlement doit s'exécuter ces jeudi et vendredi en votant "l'état d'urgence sanitaire", après avoir mis la pédale douce sur le frein et alors que le nombre de malades augmente de façon exponentielle.

Face à une crise qu'il a sous-estimée et qu'il se voit désormais contraint de juger "sans précédent", dans un pays quasiment à l'arrêt, le gouvernement a accompagné l'"état d'urgence sanitaire" de l'instauration mercredi de mesures d'urgence pour soutenir l'économie. Il sera déclaré par décret après l'adoption du projet de loi. L'Assemblée nationale et le Sénat seront informés "sans délai" des mesures prises pendant cette période.



Le coronavirus se propage de plus en plus rapidement et le bilan des victimes s'est alourdi mercredi

Au deuxième jour du confinement ordonné par le gouvernement, après une semaine capitale de tergiversations et de finasseries, avec un risque de saturation de services d'urgence.

Les hôpitaux accueillent désormais 3.626 patients dont 931 sont en réanimation. Parmi ces cas les plus graves, la moitié sont âgés de "moins de 60 ans", a insisté le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon en annonçant un total de 264 décès (89 supplémentaires en 24 h).

Discrimination des contaminés 

Géographiquement, outre la situation difficile dans le Grand Est, le tableau se tend également en Ile-de-France. 

Sociologiquement, l'état des lieux est déjà dramatique dans les Ehpad, a alerté Gaël Durel, président de l'Association des médecins coordinateurs et du secteur médico-social: "Lorsque le virus entre dans (un) établissement, on assiste à des taux de 75% de résidents atteints par le virus et des taux mortalité catastrophiques, au-delà de 20 à 30%," a-t-il déclaré sur RTL.

Des personnes âgées sont sacrifiées.
"Il n'y a pas de place pour eux à l'hôpital, ils sont trop vulnérables (...) on va privilégier, ce qui est tout à fait compréhensible [?], des personnes qui ont plus de chance de pouvoir s'en sortir". Eugénisme ?

Une situation qu'a connue l'Italie, entrée en confinement depuis près de deux semaines. C'est dans la crainte soudaine du "comité scientifique" d'une saturation des urgences que Macron s'est enfin décidé à annoncer lundi de strictes mesures de confinement pour "au moins 15 jours": il reste dans la progressivité et le flou, puisqu'il faut plutôt s'attendre à deux fois quinze jours...
Des mesures que les forces de l'ordre ont du mal à faire respecter:


Les sanctions arrivent : plus de 4.000 amendes, 
mais la communauté parisienne de Barbès ne paie pas !

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Cent mille membres des forces de l'ordre ont été déployés. Si certains s'inquiétaient de savoir où était passé Laurent Nuñez, le patron réel du ministère de l'Intérieur,  ils l'ont retrouvé... Il fait infliger une amende forfaitaire de 135 euros en cas "violation des interdictions de se déplacer hors de son domicile". En 24 heures, 4.095 amendes ont été dressées, selon le ministre apparent de l'Intérieur, la Castafiore.

Dans le quartier de Barbès, notamment la Goutte d'Or à Paris, des dizaines de policiers étaient déployées mercredi matin sur le très exotique populaire marché du 18e arrondissement, dont le maire, Eric Lejoindre, est un apparatchik du Parti socialiste. Ils contrôlent les attestations et empêchent l’accès à ceux qui sont lieu de confinement et sans attestation ni justificatif, il va être verbalisé. Si on ne focalise pas sur l'arbre qui cache la forêt, on découvre que la foule vient de plus loin encore et refuse de respecter la distance d’un mètre, rendant le travail des policiers très compliqué. "C’est vrai qu’il y a une grosse promiscuité et ce sont des endroits qui attirent beaucoup de personnes âgées", souligne Yacine qui fait les marchés depuis tout petit avec son père. "Surtout que personne n’a de masque dans la population, les vendeurs non plus qui sont exposés. On touche tous des dizaines de produits, marchants et clients, c’est vrai que ça peut être un peu dangereux", poursuit Yacine.

Le gouvernement a reconnu des "difficultés logistiques" dans la fourniture de masques
, alloués "en priorité aux soignants", qui s'alarment pourtant de leur dénuement. La ministre Florence Parly a annoncé que 5 millions de masques chirurgicaux des Armées avaient été mis à disposition du ministère de la Santé.

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Reste à équiper les hôpitaux de respirateurs en nombre suffisant, car le manque de lits n'est pas la seule pénurie dans l'hôpital public.

Un total de 25 millions de masques est en cours de livraison aux pharmacies et établissements de soins, assure le Pr Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère, une promesse de plus, après celles  renouvelées depuis une semaine.

"Merci"
Consciente du rôle vital qu'ils jouent, la population a témoigné son soutien et son respect aux personnels de santé, en première ligne face au virus, malgré leur sous-équipement dénoncé depuis plusieurs mois: à 20h00, à Paris et en régions, des salves d'applaudissements ont retenti: sifflements et 'Merci!' ont notamment été entendus dans les rues de Mulhouse, particulièrement frappée.

A noter cet exemple d'aberration politicienne criminelle de la hiérarchie policière:


Le premier transfert aérien de six malades a d'ailleurs eu lieu de l'Alsace vers des hôpitaux militaires de Toulon et Marseille.
 
La solidarité de la région PACA est très sollicitée : on se souvient que les rapatriés de Chine avaient été confinés - via la base militaire d'Istres - dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet et dans un centre de formation des sapeurs pompiers près d'Aix-en-Provence, Bouches du-Rhône  Le déploiement d'un hôpital militaire est également programmé en Alsace.
Air France va également mettre en place un dispositif aérien en faveur des Français bloqués à l'étranger en raison de la pandémie pour leur permettre de rentrer chez eux, ont annoncé mercredi soir... trois ministres.

Le sujet est soulevé du "droit de retrait"
Les inquiétudes sur le fonctionnement même du pays montent, malgré les assurances du gouvernement, qui a examiné mercredi des dispositions pour restreindre certaines libertés ou ordonner des réquisitions. Il pourra prendre par ordonnances des mesures pour soutenir les entreprises et limiter les licenciements.
Le gouvernement a d'ailleurs appelé les employés des secteurs essentiels à continuer de travailler. "Il faut bien que nous puissions nous nourrir, que les familles françaises puissent se rendre dans les magasins de la grande distribution et acheter des produits alimentaires", selon le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Le président délégué du Medef, Patrick Martin, a alerté sur un arrêt possible de l'activité économique, y compris dans les secteurs essentiels, en raison d'un "changement d'attitude brutal" des salariés, prêts à faire jouer leur droit de retrait après l'instauration des mesures sanitaires.
Les caissiers notamment s'alarment : des photos circulaient sur les réseaux sociaux montrant des caisses de magasins d'alimentation protégées par de simples films plastiques étirés au niveau des visages.
Olivier Véran a annoncé que le gouvernement sera amené à fermer certains marchés "où l'on voit des foules" indisciplinées ou "qui ont beaucoup d'étals", pour éviter les rassemblements.

Certaines régions ont pris des mesures face à l'afflux d'habitants d'agglomérations venus se confiner dans des résidences secondaires, alors que les stations de ski sont fermées: locations interdites dans les îles du Morbihan, plages et sports nautiques à Oléron: "On est en confinement, pas en vacances", tempête le président des communes de l'île.

vendredi 1 novembre 2019

Hallowe'en, fête des crétins de Béziers : ils incendient des établissements scolaires

Une école primaire et maternelle et un collège, cibles d'une bande de déséquilibrés des "quartiers" de Béziers. 
"Béziers : des incendies criminels ravagent deux écoles" (AFP)

Dans la nuit d'Hallowe'en, du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre, une bande de jeunes a comblé son désoeuvrement en brûlant des lieux de culture. Variante de la 'Nuit de Cristal', pogrom qui se déroula sous le Troisième Reich dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit, mais résurgence plus nette encore de l'esprit de la nuit du 11 mai 1933 quand les nazis ont brûlé des dizaines de milliers de livres, lors d'une "campagne contre l’esprit non allemand" visant à se défaire des idées jugées contraires à la propagande du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler, par des corporations d’étudiants désignées comme des "sections d’assaut intellectuelles" notamment chargées de purger les bibliothèques des ouvrages déclarés "nuisibles", rien ne permet d'affirmer que les débiles de Béziers sont des éléments d'extrême droite. Le camp adverse est plutôt soupçonné de ces actes criminels, puisque les incendiaires sont venus d'un quartier sensible de  Béziers (Hérault). L'enquête dira si la destruction d'une école, Les Tamaris, ainsi que deux salles de classes d'un collège, est le fait de délinquants ordinaires, de révolutionnaires ou d'islamo-fascistes. 

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"Le feu s'est déclaré vers 22h30 dans le collège Katia et Maurice Krafft, des volcanologues français, situé dans le quartier de La Devèze à Béziers. Deux salles ont été détruites et des dégâts ont été constatés", ont indiqué les pompiers de l'Hérault.

A une centaine de mètres, une école primaire a été également incendiée. Une douzaine de salles a été lourdement endommagée, dont deux ont été totalement détruites, a poursuivi la même source. "Un incendie criminel a été allumé dans une des deux salles de classe de maternelle", avant que le feu ne se propage à l'ensemble du bâtiment, a précisé la police. Vendredi matin, les décombres du bâtiment fumaient encore.

"Une offense à la République"

Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont [a] été mobilisés pour cette soirée d'Halloween. D'autres interventions ont eu lieu pour des feux de voiture et de poubelles, ajoutent les pompiers. 

Les ministres de l'Education et de l'Intérieur Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner n'ont pas fait le déplacement. Leurs services ont réagi vendredi matin. "Je condamne avec force les exactions qui ont eu lieu à Béziers qui ont endommagé des classes d'école et de collège. En lien avec Christophe Castaner pour les suites fermes de ces événements. L'éducation nationale travaille dès maintenant avec les collectivités pour assurer la rentrée", a indiqué le ministère de l'Education sur Twitter.

"Incendier un établissement scolaire est une offense à la République. (...) Ils ne peuvent rester impunis [formule rituelle]: tout est mis en œuvre pour que leurs auteurs en répondent devant la Justice", a commenté la Place Beauvau  sur le même réseau social, en lieu et place de Christophe Castaner. 

"Je suis abasourdi. Touché. Écœuré(...) C'est un symbole qui a été touché", a réagi le maire de Béziers, Robert Ménard, co-fondateur de l'association Reporters sans frontières (RSF, dont il est le secrétaire général de 1985 à 2008), lors d'un point presse devant l'école des Tamaris en présence du sous-préfet Christian Pouget. "L'école sera sans aucun doute détruite", a annoncé ce dernier. La structure de type Pailleron, coûterait bien plus cher à rénover qu'à reconstruire, a expliqué Christian Pouget.

Quelle école pour accueillir les enfants ?
"Une enquête de police est en cours pour comprendre pourquoi il y a eu ce déchaînement de violence et ces incendies", a-t-il poursuivi. "Tous les parents qui le peuvent doivent garder leurs enfants à la maison. Nous sommes pour l'heure incapables de dire dans quelle école nous allons les mettre", a indiqué Robert Ménard. 
Une des salles de l'école Les Tamaris de Béziers, ravagée par l'incendieUn centre d'accueil sera ouvert lundi pour le retour des vacances, a-t-il  précisé. 

Le maire a également indiqué avoir fait appel à la solidarité des maires de grandes villes voisines comme Montpellier et Narbonne et ainsi qu'au département pour trouver dans l'urgence du matériel scolaire pour les 300 enfants de l'école des Tamaris.
Attaquer des policiers et des pompiers ne semble pas être une "offense à la République"...


Car les mêmes media qui voient de simples "dégradations" et du  "vandalisme" dans les incendies criminels d'écoles de la République n'indiquent pas que les incendiaires s'en sont également pris aux policiers. Dans leur tweet (ci-dessus), les services du ministère de Castaner ne mentionnent pas les agressions dont ont été victimes des policiers et des pompiers.
C'est dans ce contexte de "violences urbaines" que les policiers de Béziers ont aussi été appelés aux alentours de 22h00 pour un incendie dans le hall d'un immeuble désaffecté, a expliqué une source policière. Mais, à leur arrivée, ils ont été accueillis par une trentaine de personnes [sic] à coups de pierres et de tirs aux mortiers, a ajouté cette source.
"Des policiers caillassés", titre l'AFP : "le quartier pauvre de La Devèze à Béziers (Hérault), a connu jeudi une soirée d'Halloween marquée par des violences urbaines, condamnées par le maire et le gouvernement", écrit l'agence de presse. Le maire ne condamne-t-il pas ? S'en félicite-t-il?...
"C'est insupportable, a réagi le maire ce matin sur France Bleu Hérault. C'est dans le même quartier où des aires de jeu ont déjà brûlé à 15 reprises". "Ce sont des abrutis qui s'en prennent à des bâtiments qui sont occupés par leurs petits frères et leur petites sœurs. Ce sont des gens qui détruisent leur propre cadre de vie." [Ce sont aussi des 'décrocheurs' ?]
Vacance de l'Etat ? 
Macron est en villégiature à Honfleur et les lecteurs de Gala sont ravis ! 
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, doit être lui aussi à l'extérieur, dans l'escalier: il n'est pas davantage solidaire des policiers et pompiers.
C'est véritablement le week-end des morts... 

mardi 15 octobre 2019

Castaner dénombre "une quarantaine" de policiers radicalisés

"La moitié sont partis," assure-t-il, sans savoir où...


Le ministre de l'Intérieur assure que les islamistes ont été écartés
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Comment identifier les membres infiltrés de l'armée secrète islamiste?

Mais seulement dans "les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante," nuance le locataire de la Place Beauvau...

La tuerie à la préfecture de police de Paris, le coeur du réacteur de la police, a mis au jour le sujet enfoui de la radicalisation parmi les forces de l'ordre. Interrogé par la commission des Lois de l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a livré mardi le nombre officiel - une quarantaine - d'individus radicalisés au sein de la police, et suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN.

"Pour tous les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante, ces agents ont été écartés", a-t-il affirmé, en des termes flous empreints de subjectivité. "La moitié sont partis. [Que sont-ils devenus ?] Il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale, mais font l'objet d'une attention particulière", a-t-il ajouté.  Aucune anomalie pénale, mais dans l'état actuel d'une législation inadaptée aux risques nouveaux.



Les Dupond-Dupont du ministère cultivent le flou, malgré les promesses de transparence de Macron

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Seul pro à la tête de l'Intérieur, son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, a précisé que cette vingtaine de personnes "ne sont pas des individus [fonctionnaires payés par le contribuable] radicalisés". "Ce sont des individus qui ont présenté un signe qui n'est pas caractéristique [les critères d'appréciation sont-ils adéquats ?] d'une radicalisation, mais suscite une pression particulière", a-t-il souligné. Selon Le Parisien, aucun membre d'un service du Renseignement n'est suivi aujourd'hui. Par le passé, l'habilitation secret-défense de certains a été retirée en raison de soupçons de proximité avec des individus radicalisés. 



L'exemple tragique du tueur de la Préfecture de police de Paris contredit les déclarations des politiques du gouvernement.

L'auteur de l'attaque, Mickaël Harpon, travaillait au coeur de la Direction des renseignements de la Préfecture de police (DRPP) depuis 2003 et disposait d'une habilitation défense : il avait accès aux informations parmi les plus sensibles. 
Malgré sa conversion et des changements comportementaux, il n'a pas été démasqué et il a tué quatre de ses collègues fonctionnaires de police dans l'enceinte même de la préfecture de police...

Le cas Mickaël Harpon peut-il se présenter au ministère de l'Intérieur?
En octobre 2011, le FBI estimait que l'armée américaine était infiltrée par 53 gangs mafieux et, en 2016, les services allemands du contre-espionnage militaire (MAD) ont rendu public un rapport indiquant la possibilité que le groupe djihadiste Etat Islamique ait infiltré l'armée allemande. C'était avant que, pour combler son déficit de main d'oeuvre, Angela Merkel profite de l'aubaine des flux de migrants vers l'Union européenne.

vendredi 11 octobre 2019

Attentat à la Préfecture de police : quand Nuñez recadre Castaner en pleine audition parlementaire

Quand le sous-fifre met au pas son ministre, ou l'histoire de celui qui veut être calife à la place  du calife 

Dans la doublette Castaner-Nuñez, le sous-fifre est le pro


Depuis l'attentat islamiste commis au coeur de la préfecture de police de Paris, le ministre de l'Intérieur ne cesse de tenir des propos intempestifs ou approximatifs. Cette fois, c'est sur les classifications de fiches qu'il s'est fait reprendre par son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, qui lui tenait la main pendant une audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, comme à la Délégation parlementaire au renseignement... 
Les auditions s'enchaînent et le bavard Christophe Castaner prête le flanc à un flot de critiques du fait de son amateurisme à propos de l'attentat au couteau à l'intérieur de la préfecture de police de Paris.

Une question sur les fonctions du terroriste infiltré au coeur du réacteur de la Défense intérieure a créé la confusion entre Castaner et son secrétaire d'Etat lors d'une séance tenue ce jeudi 10 octobre.
"Je crois qu'on va pouvoir vous communiquer la fiche de poste de l'auteur," a commencé le ministre de l'Intérieur, avant de se faire reprendre au vol par Laurent Nunez, ancien directeur de la Sécurité intérieure, le patron de la place Beauvau.


"Elle est forcément classifiée parce qu'elle touche à l'organisation, a rectifié Laurent Nunez. "Tout ce qui touche à l'organisation des services de renseignement est classifié, donc on pourra pas vous la communiquer, a expliqué l'acolyte. "Mais on peut en parler !", a-t-il concédé, un brin condescendant, si ce n'est goguenard.  
Et Christophe Castaner de poursuivre, hésitant : "Vous savez ce qu'on va faire? On va la communiquer à la mission... "
"A la délégation parlementaire au renseignement", corrige à son tour le président de la commission des lois, Philippe Bas, visiblement effaré par l'irresponsabilité du ministre.

Antillais converti à l'islam et pourtant agent administratif au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), Mickaël Harpon,  a assassiné quatre de ses collègues fonctionnaires, le 3 octobre. 

Brûlant la politesse au procureur, seul habilité à prendre la parole,
le ministre-fêtard de l'Intérieur a alors aussitôt présenté l'islamiste comme un "homme" ne présentant pas de "difficultés comportementales"
Mais la justice antiterroriste, puis les autorités politiques ont admis que le salafiste infiltré adhérait à l'islam radical. 

"Détail" accablant : selon un rapport de la DRPP,
des signaux qui auraient pu alerter sur sa probable radicalisation n'ont pas fait l'objet de signalement administratif en 2015, au moment des attentats du 13 novembre, revendiqués par l'organisation terroriste Daech (une série de fusillades et d'attaques islamistes, à Paris et dans sa périphérie, par trois commandos distincts et concomitants faisant 131 morts et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue). Ils suscitèrent chez le fonctionnaire français de police ce commentaire de compassion: "C'est bien fait !"...

mardi 17 septembre 2019

Plan anti-stups: Macron ne veut voir qu'une seule tête

Création de l'Ofast, chef de file unique contre les trafics de drogue

Le nouvel office, baptisé "Ofast", sera chef de file de la lutte contre les trafics de drogue 

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Castaner en a annoncé la création dans le cadre d'un énième plan anti-stupéfiants et l'a présenté à Marseille avec trois autres membres du gouvernement, mardi 17 septembre. La cité portuaire a été choisie et présentée comme un cadre emblématique, avec ses règlements de compte incessants et son trafic à ciel ouvert, incarnant l’ampleur du problème, au même titre pourtant que la Seine-Saint-Denis que le pouvoir tient à ménager.
Cette nouvelle structure remplace l'Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis, créé en1953) dont la réputation a été entachée par des scandales. En 2001, les unités opérationnelles de l'Ocrtis sont confiées à François Thierry. Ce commissaire de l'Ocrtis recruta le baron du trafic de hachisch, Sofiane Hambli, qu'il fut soupçonné d'avoir couvert dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Son avocate, Anne-Claire Viethel, la compagne de François Thierry, qualifie la peine de "sévère" lorsque son client est condamné à 13 ans de prison. Placé en garde à vue, le commissaire En 2016, François Thierry est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT).

Résultat de recherche d'images pour "OFAST plan antistupefiants castaner a marseille"L'Ofast "coordonnera l'action de tous les acteurs dans la lutte anti-stupéfiants au niveau local et national", selon Castaner, et il associera pour la première fois dans sa gouvernance, police, gendarmerie, douanes et magistrats.

L'Ofast, pour Office antistupéfiants, sera dirigée par Stéphanie Charbonnier, actuelle conseillère "justice" du directeur général de la police nationale (DGPN). Elle sera secondée par le procureur de Bayonne, Samuel Vuelta-Simon. L'Ofast disposera de 150 enquêteurs. 

Le nouveau plan du gouvernement contre le trafic de stupéfiants contient 55 mesures

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, le 21 mars à Paris.
En préparation depuis plus d'un an, ce plan a été dévoilé en grandes pompes à l'hôtel de police de Marseille par quatre membres du gouvernement, Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, mais aussi la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, et le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dont dépendent les Douanes. 

Cette batterie de mesures comporte notamment l'expérimentation d'une plateforme d'appel dédiée et anonyme pour signaler les points de vente ou le lancement d'une vaste campagne de prévention portant sur les risques sanitaires et les risques pénaux.

Initialement annoncé pour l'été 2018 par le président Emmanuel Macron lors de la présentation de mesures en faveur des banlieues, la gestation de ce plan "anti-stups" a pris de plein fouet les embruns politiques et sociaux qui  secouent l'exécutif depuis plus d'un an, entre affaire Benalla, démission fracassante de Gérard Collomb ou encore crise des Gilets jaunes ou des exploitants agricoles en revolte contre le CETA, et ont retardé son lancement, lequel intervient en pleine semaine de manifestations - au nombre de quatre - contre la réforme des retraites des avocats, des médecins et infirmiers, des pilotes et hôtesses ou stewards, etc... après celle des cheminots.

Plusieurs sources proches du pouvoir ont également fait valoir que ce plan a fait l'objet d'âpres discussions entre ministères et administrations, notamment sur le projet très sensible de réorganisation de l'office "anti-stups".

Urgence d'un ren
forcement du renseignement

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En lien avec ce nouveau dispositif national, le plan Stups reposera localement sur le déploiement de cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, dont la mission sera de croiser, analyser et partager les renseignements recueillis par l’ensemble des services de police, afin d’enrichir les enquêtes en cours ou d’en ouvrir de nouvelles. 

Inspiré de la stratégie mise en place à Marseille à partir de 2015, puis étendue en 2018 dans le cadre de la mise en place de la Police de sécurité du quotidien, le dispositif vise principalement les Quartiers de reconquête républicaine fortement touchés par le trafic. Les polices municipales, les bailleurs sociaux et les sociétés de transports urbains seront invités à participer à ce "pilotage renforcé", en transmettant des renseignements sur les trafics. Afin d’associer la population, une plateforme nationale de signalement doit également voir le jour.

Dans ces zones sensibles où fleurit à ciel ouvert cette "économie souterraine", des cellules de lutte contre les trafics, présidées par le préfet et le procureur, en lien avec les services de police, de douanes et de gendarmerie, seront chargées de définir des stratégies d’actions et d’établir une cartographie des réseaux de criminalités, en identifiant des "cibles d’intérêt prioritaire". Ce dispositif visera à mieux partager l’information entre les multiples entités chargées de la lutte contre les trafics (Office central, directions régionales de police judiciaire, sûretés départementales, douanes, sections et brigades de recherche de gendarmerie), peu enclines naturellement à communiquer entre elles.

Reste le grand absent du nouveau plan stups : les informateurs. 
Au cœur de la plupart des scandales qui ont secoué ces dernières années les services antidrogue, leur gestion reste l’objet de nombreuses controverses entre magistrats et enquêteurs, les premiers reprochant aux seconds de leur dissimuler le véritable rôle de leurs sources dans les affaires.
"Le recours aux informateurs doit être connu des magistrats lorsque nous leur présentons des dossiers", tranche le ministère de l'Intérieur, où on rappelle qu’une nouvelle charte de gestion des sources a été récemment adoptée par la Direction centrale de la police judiciaire, avec un "formalisme extrêmement lourd". "Sans indics, pas de démantèlement de trafic, insiste un haut responsable policier. Mais il est inenvisageable que ces indics soient des trafiquants plus gros que ceux qu’ils permettent de démanteler"...