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mardi 16 juin 2020

Nouvelles violences intercommunautaires à Dijon après des expéditions punitives tchétchènes

La multiplication des communautés démultiplie les risques de violences ethniques en France

Nouvelles violences raciales à Dijon, pour la quatrième nuit consécutives, entre musulmans maghrébins et russes 

Les habitants découvrent qu'en plus des Maghrébins, ils ont des Tchétchènes parmi eux: après une succession de règlements de comptes et d'expéditions punitives, Castaner condamne... des actes "inadmissibles"!



Après les violences "inédites"  - les Tchétchènes n'ont aucune Histoire commune avec la France - survenues au cours du week-end, de nouveaux affrontements ont eu lieu ce lundi dans le quartier des Grésilles à Dijon.
La tension était encore particulièrement vive ce lundi à Dijon. 

Quelque 150 étrangers violents, parfois encagoulés et armés, étaient à nouveau rassemblées dans le quartier sensible des Grésilles après un week-end déjà marqué par une série d'expéditions punitives menées dans la même zone par des membres de la communauté tchétchène, en riposte aux Maghrébins déterminés à rester maître des lieux

Des poubelles et une voiture ont été incendiées, et plusieurs individus armés ont tiré plusieurs fois en l'air en début de soirée, mais certaines personnes "qualifiées" prétendent que les armes étaient factices... 

Les violences inter-communautaires de ce week-end, avec trois expéditions punitives menées par des dizaines de Tchétchènes, que la police accuse, justifiait l'envoi ce lundi matin d'un renfort d'une centaine de forces de l'ordre. 
 
Or, une certaine presse rend ce renfort de police responsable du rassemblement d'individus menaçants lundi soir, le quatrième en autant de jours à Dijon, impliquant des dizaines de Tchétchènes, selon la police, qui semble ignorer qu'il faut être deux camps hostiles pour s'affronter. 

L'agression par des Maghrébins, le 10 juin, d'un Tchétchène de 16 ans, serait à l'origine des rixes inter-communautaires, admettent des sources policières. Les centaines de migrants se sont rassemblés dans le centre-ville de Dijon puis aux Grésilles, pour obtenir vengeance. 

Des troubles étrangers à la communauté tchétchène
 
Vers 20h30, 60 gendarmes mobiles, une quarantaine de CRS et des renforts de la brigade anti-criminalité (BAC), ainsi que du... RAID, sont intervenus pour mettre fin aux violences. "Une centaine d'opposants" se trouvaient alors face aux forces de l'ordre, a précisé le préfet de Côte d'Or, Bernard Schmeltz. 
L'intervention s'est terminée vers 22h00, laissant plusieurs carcasses calcinées de mobilier urbain (poubelles et caméras de surveillance) et de véhicules de particuliers, contribuables victimes de migrants, "demandeurs d'asile" et  "réfugiés".
 
Seulement quatre individus sur 200 ont été interpellés, admet la préfecture. 
La journaliste (ex-Europe 1) Noémie Schultz (CNews) assure que d'autres seront inquiétés "a posteriori" ! Il faut être de mauvaise foi, sachant que les belligérents ont saccagé les caméras de surveillance...  

Les troubles de lundi n'étaient pas imputables aux membres de la communauté tchétchène, assure le préfet, contrairement aux allégations de la presse partisane pendant ces trois derniers jours. "Nous n'avons identifié aucune présence extérieure; ce sont des personnes originaires de Dijon", a assuré le représentant de l'autorité publique au sujet des personnes rassemblées lundi soir.  Noémie Schultz indiquera en revanche, mardi, que des Tchétchènes ont été rameutés de partout en France par leur communauté "bourguignonne" et que ceux-là seraient repartis.

Pendant les troubles de lundi, "un conducteur a été agressé [et blessé] et son véhicule projeté contre un barricade enflammée", et une équipe de journalistes de France 3 "a été prise à partie et son véhicule caillassé". 

Comme Macron, Christophe Castaner a fait de la littérature
Le ministre de l'Intérieur apparent a condamné lundi soir les protagonistes de cette guérilla urbaine et actes d'intimidation qu'il a jugés "inadmissibles", estimant qu'ils appellent "à une réponse ferme." "Le ministre de l’intérieur et le secrétaire d’Etat apportent leur soutien aux effectifs de police et de gendarmerie engagés sur le terrain", indiquait un communiqué de Beauvau, ce lundi soir. Un escadron de gendarmerie a été envoyé sur place en renfort "pour ramener le calme et rétablir l'ordre." Le secrétaire d'Etat et ministre réel, Laurent Nunez, est attendu sur place ce mardi matin. 

Selon le procureur Eric Mathais, aucune interpellation n'avait été effectuée ce lundi en milieu de journée et "six blessés" ont été enregistrés "au total dans trois épisodes successifs". Une enquête a été ouverte, "en particulier pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradations, incitation à la violence", en co-saisine entre la police judiciaire et la sécurité publique.

jeudi 26 décembre 2019

Fusillade à Besançon dans un quartier, plaque tournante du trafic de stupéfiants

Une trentaine de coups de feu tirés à Besançon fait plusieurs blessés

Cette fusillade de Noël a éclaté dans le quartier populaire de Planoise, à Besançon (LREM)
Résultat de recherche d'images pour "Prix du Quai des OrfèvresLes cicatrices de la nuit"Elle a fait trois blessés dont deux graves, hospitalisés, tandis que les tueurs ont pu prendre la fuite et sont toujours recherchés. 
Il est 19h21, ce 25 décembre, quand des individus cagoulés et armés d'un "genre de Kalachnikov" tire sur un groupe. Sur place, rue de Fribourg, dans le quartier de Planoise, deux personnes sont  blessées: l'un, à la cuisse, est âgé de 30 ans, et l'autre, atteint de plusieurs balles au thorax, âgé de 31 ans. Ils ont été pris en charge par la Sécurité sociale au CHRU Minjoz de Besançon. Les deux trentenaires, dont on ignore s'ils cotisent, ont été opérés mercredi dans la soirée.
Une troisième individu, un mineur de 14 ans, a été blessé par l'éclat d'une balle mais "le jeune adolescent" n'était, semble-t-il, pas visé par les tireurs : un "chouffeur" en Armani ? Protégé par l'âge pénal gelé à... 18 ans ? C'est sa famille qui a contacté la police depuis l'hôpital. Il sera entendu très prochainement par la police judiciaire. 
Le reportage de L'Est républicain n'est pas piqué des hannetons..."Un ou plusieurs hommes [des vrais!] masqués auraient tiré [ce n'est donc pas sür !] à l’arme automatique sur un autre groupe d’individus rue de Fribourg, lesquels ont tiré pour riposter [tirs "entendus par des habitants locaux", sic], d'après les premiers éléments de l’enquête. Trois individus blessés sont tombés à terre, manifestement [sic !] touchés par les tirs," relate finement le canard local. "Le quartier est totalement bouclé," précise-t-il...
"J’ai pensé que des personnes [des Rois Mages ?] fêtaient Noël à l’aide de pétards",
a avoué [à la bonne heure !] à L'Est républicain un riverain, qui habite au rez-de-chaussée [détail ô combien utile] à proximité.
Du canton de Besanon-Planoise qui s'est choisi un conseiller socialiste, , Les "auteurs" [Prix du Quai des Orfèvres ?]  sont toujours recherchés
La police a ramassé une quinzaine de douilles d'un pistolet mitrailleur. Sous une voiture, elle a aussi retrouvé une grenade non explosive qui a nécessité l'intervention d'une équipe de démineurs de Colmar à 165 km et deux heures de route. La police judiciaire a été saisie pour mener l'enquête.
"Des équipes de techniciens et de démineurs ont été dépéchées [sic pour l' orthographe : on aurait pu écrire "diligentées"...] sur place. Des techniciens ont été chargés d'analyser les douilles laissées par les assaillants. Des munitions de divers types ont été découvertes, certaines de calibre 5,56 mm, d’une arme de guerre." L'AFP suggère-t-elle que les "auteurs" sont des "revenants" d'Irak ou de Syrie ?...

En fait, de multiples coups de feu ont été signalés mercredi soir à Besançon.
Dans le quartier de Planoise, on déplore au moins trois blessés pris en charge par les secours, annonce L'Est républicain, journal régional et soutien du maire LREM.
Du canton de Besançon-Planoise, qui s'est choisi un conseiller départemental socialiste du nom de Lotfi Saïd, à la suite de Barbara Romagnan (PS, puis Génération.s), on apprend qu' "on peut y admirer quelques bâtiments typiques de l'architecture des années 60", dont des barres de dix étages"...

Ce maire, Jean-Louis Fousseret, est un homme politique aux convictions fortes qui honorent son père, un des initiateurs de la commune libre de Saint-Ferjeux (quartier de Besançon). Frère de l'écologiste Alain Fousseret, membre d'Europe Ecologie-Les Verts, c'est un socialiste pur et dur, mais séduit à 72 ans par le banquier Macron.
De leur côté, les tireurs courent toujours.
La fusillade a eu lieu sur fond de trafic de stupéfiants, avance L'Est républicain. 
Des équipes de techniciens et de démineurs ont été dépéchées sur place. Des techniciens ont été chargés d'analyser les douilles laissées par les assaillants. Des munitions de divers types ont été découvertes, certaines de calibre 5,56 mm, d’une arme de guerre.

Les forces de police ont été "déployées en nombre" dans les rues environnantes, dont des agents de la Brigade anti-criminalité et de la Sûreté départementale, indique la presse. "Des riverains ont affirmé avoir observé un inconnu lancer une grenade," celle retrouvée "par la suite" par les forces de l'ordre sous un véhicule, précise L'Est républicain à ceux qui pourraient penser que l'objet pousse sur le macadam de Besançon.
Le quotidien précise utilement que "les enquêteurs analyseront les caméras de vidéosurveillance pour faire la lumière sur les faits qui font penser à un règlement de compte". 
De drogue ou de l'identité des petits gagne-petit dérangés dans leur "économie souterraine" par les grévistes CGT et Sud Rail mauvais payeursil n'est plus question. L'enquête suit son cours? mais s'inscrit dans le temps long...

mardi 5 novembre 2019

Violences à Chanteloup-les-Vignes: des mots de fermeté et d'espoir du gouvernement

Des mots de plus, après un nouvel incendie criminel et des agressions de policiers et de pompiers 

Un acte "odieux et inacceptable": trois ministres ont adressé mardi un "message de fermeté" et "d'espoir" à Chanteloup-les-Vignes

Quant au premier ministre, il croit que le mépris et l'insulte sont des modes d'action: Edouard Philippe invective "une petite bande de d'imbéciles et d'irresponsables". 

Les agresseurs sont une bande d'une trentaine de jeunes :
jeunes, mais crétins
La triade a fait le déplacement de 40 kilomètres, trois jours après l'incendie de l'école du cirque de cette commune agitée des Yvelines. Christophe Castaner (Intérieur), Nicole Belloubet (Justice) et Julien Denormandie (Ville) ont devisé avec les pompiers et les policiers qui ont été les cibles de tirs de projectiles par une bande d'une trentaine de jeunes toujours non identifiés, samedi soir, lors d'une nuit de violence de cette ville (10.500 habitants) UDI-UMP-LR depuis 1983, située entre Poissy - mairie de gauche jusqu'en 2014 et où la proportion des Maghrébins est de 6,8 % (dont Marocains 5,2 %), soit nettement plus qu'au niveau départemental - et les villes nouvelles de Cergy-Pontoise (PC/Front de Gauche) et Saint-Quentin-en-Yvelines, dont la députée LREM, Nadia Hai, a pour suppléant Moussa Ouarouss, un Franco-marocain mis en examen pour trafic de stupéfiants entre le Maroc et la France : lien PaSiDupes

Evoquant un acte d'"odieux et inacceptable", Christophe Castaner en charge de l'Intérieur a assuré que "justice serait rendue à Chanteloup, à ce quartier de La Noé, à ses habitants", souhaitant apporter, avec ses collègues ministres, un "message de fermeté" et "d'espoir".
Le quartier Prioritaire Noe-Feucherets bénéficie pourtant d'une convention PRIOR’Yvelines pour sa transformation signée le mardi 28 mai 2019 par Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, Philippe Tautou, président de la communauté urbaine de Grand Paris Seine & Oise, et Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, par laquelle le département des Yvelines s’engage à participer à hauteur de 9,8 M€ à six opérations de transformation.

Avant les actes récents de violences urbaines, le Département avait déjà décidé d'investir :

  • 8 M€ pour créer une cité éducative, inscrivant le groupe scolaire Roland-Dorgelès et le collège René-Cassin au sein d’une même entité, au service d’un projet pédagogique partagé,
  • 4 M€ pour l’opération d’aménagement de l’avenue de Poissy afin de construire de nouveaux programmes de logements et de redessiner l’espace public,
  • 2,5 M€ pour la construction d’une maison médicale, par le Département, afin de recréer une offre complète de services de santé,
  • 2 M€ pour transformer la RD1 au sud du quartier, afin d’améliorer l’entrée de ville et conforter les aménagements de la gare,
  • 675 000 € pour financer à 90 % la restructuration de l’ancien centre de loisirs Jacques-Prévert et en faire un nouveau pôle culturel tourné vers la musique,
  • 430 000 € pour réaliser les dernières résidentialisations d’immeubles de l’Ellipse et le remaillage viaire  du quartier [réseau formé par toutes les voies de circulation qui  desservent une ville],
  • 1,15 M€ au titre du plan d’amorce accordé en juillet 2018.

Et Castaner de souligner la "confiance dans les élus locaux et en particulier la mairie UMP/LR (...) pour que chaque mètre carré de cette commune soit considéré comme un mètre carré de reconquête républicaine".

Castaner pointe des trafiquants de drogue.
"Nous faisons un travail en profondeur, en particulier dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mettant le doigt sur une cause essentielle du mécontentement de la bande d'individus qui s'en prend au vivre ensemble de la commune, il a souligné que le nombre de réseaux démantelés dans les neuf premiers mois (de l'année) a augmenté de 50%" dans le département des Yvelines.
"Nous continuerons avec détermination (...) pour que ces trafiquants qui considèrent qu'ils sont ici chez eux se rendent compte que tel n'est pas le cas", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs indiqué avoir "demandé une analyse juridique sur la possibilité d'interdire en France la commercialisation des mortiers" d'artifice, de plus en plus utilisés selon lui comme "armes par destination". 

Une "volonté d'organiser un guet-apens (...) contre nos forces de sécurité et nos pompiers" soulignée par le ministre

Castaner a dénoncé l'"incroyable défi qui a été lancé sur les réseaux sociaux entre des quartiers pour, au fond, se faire du flic".
"Nous devons lutter aussi contre la diffusion de ces appels sur les réseaux sociaux" - sans nommer la musique rap -, un "mal qui se répand, qui banalise à la fois la violence contre les forces de sécurité, et en même temps invite à une sorte de concours totalement scandaleux", a-t-il estimé.

Pour sa part, Julien Denormandie, ministre de la Ville, a précisé que l'Etat participera  à la reconstruction du chapiteau. Les habitants de la Rue d'Aubagne à Marseille - où deux immeubles se sont effondrés lors de fortes pluies, il y a un an - savent toutefois ce que valent les promesses de Julien Denormandie : lien PaSiDupes...
La veille, Pierre Bédier, un chiraquien, le président LR du Conseil départemental des Yvelines,  avait promis que celui-ci serait "reconstruit dans moins d'un an et entièrement financé par le département". Denormandie est-il venu pour faire de la surenchère?
Quant à Nicole Belloubet, nul ne sait ce que sa présence a apporté.

Avant les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes, c'est Béziers qui a été traumatisée par un autre incendie de deux écoles que les policiers arrivés sur place, dans le quartier de La Devèze, se sont fait caillasser. 

De plus en plus, le gouvernement Philippe apparaît comme celui de l'Ile-de-France ?
En effet, la triade Castaner-Belloubet-Denormandie a-t-elle fait le déplacement de Béziers ? Lien PaSiDupes

dimanche 3 novembre 2019

Chanteloup-les-Vignes : les cendres d'un "symbole de la réussite", résultat des idéologies incendiaires

Les effets des idéologies de haine raciale et de lutte des classes 

Le dernier acte en date d’une série de dégradations et de violences dans le département des Yvelines meurtrit la France : objectif atteint !

Une bande d'une trentaine de saligauds aux visages dissimulés a incendié le cirque de la ville situé dans  la cité "sensible" de la Noé. Sous des cagoules, ils se sont attaqués aux forces de l’ordre et aux pompiers à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), samedi soir 2 novembre, jour de  la célébration des morts par les Chrétiens. Il ne reste qu’une carcasse calcinée de l’immense chapiteau de bois et de zinc. Des containers à poubelles ont également été incendiés et des lampadaires publics sont hors d'usage et ne faciliteront pas la vie de la collectivité.  
Certains incendiaires masqués portaient des barres de fer et des bâtons, a précisé le Parquet de Versailles.


Dimanche 3 novembre, tout au long de la journée, "écœurés" par cet acte " odieux" commis par des débiles qui "pénalisent nos enfants", des dizaines d’habitants "sous le choc" ont défilé devant les décombres pour constater l'ampleur des dégâts. 

"Nous ne céderons pas," promet Catherine Arenou, maire DVD de la ville, tandis que Jean-Jacques Brot, le préfet des Yvelines, trouve des "causes multiples" à l’origine de cette recrudescence de tensions.
Venu sur place lundi matin, le premier ministre, Edouard Philippe, a parlé de "tensions en partie liées à l’effort très intense que nous livrons s’agissant des trafics de stupéfiants". 
Le chef du gouvernement a tenu des propos méprisants, déplorant les "actes imbéciles et violents" d’une " petite bande d’imbéciles et d’irresponsables".



Des actions concertées

Attirés dans un "guet-apens" samedi vers 19 heures, une fois la nuit tombéeles policiers et les pompiers venus éteindre les poubelles en feu ont été, dès leur arrivée, la cible de tirs de projectiles, de tirs de mortier et de cocktails Molotov selon le préfet. 

Au même moment, le bureau d’information jeunesse, centre d’accueil pour les jeunes de 15 à 25 ans, était vandalisé et aspergé d’essence. 

Deux heures plus tard, vers 21 h 30, s’embrasait L’Arche, bâtiment culturel emblématique de la ville, inauguré il  y a un an, en juin 2018 et dédié aux arts scéniques et circassiens, avec la volonté de créer une animation saine de la commune. "On aurait cru à une petite guerre civile; ça fusait de partout, c’était très choquant", raconte Goulamhoussen, 40 ans, dont l’appartement a vue sur le chapiteau. Il a fallu plus de trois heures pour éteindre le brasier.
Et une année pour reconstruire.


samedi 2 novembre 2019

Le suppléant d’une députée LREM accusé de trafic de drogue

Moussa Ouarouss est un Franco-marocain LREM au parcours embarrassant

Le suppléant de la députée LREM a été mis en examen il y a déjà quelques mois

La presse française a finalement révélé l'implication présumée de Moussa Ouaroussa, 33 ans, dans des affaires de trafic de drogue entre le Maroc, la France et la Belgique. Ce Franco-marocain a fait l’objet d’une enquête de 18 mois, car soupçonné d’être lié à un de trafic de drogue international. 

En août dernier, l’interpellation et la mise en examen du suspect étaient restées secrètes : le Parquet de Lille ne souhaitait pas communiquer sur cette affaire considérée comme "sensible", a rapporté de son côté Le Parisien qui raconte que Moussa Ouarouss "est dirigeant d’entreprise, de surcroît député suppléant de La République En Marche (LREM) pour les Yvelines et cadre local de la majorité présidentielle à Reims (Marne), ville dont il est originaire", alors que sa famille vient du Maroc. Son gabarit ne l'indique pas mais c'est par le biais d'un sport qu'il trace sa voie dans la villeun sport de combat, comme Benalla, et la boxe, pratiquée par Edouard Philippe...


Des soupçons de trafic de drogue

Quand
 un jour à Reimsdans un lieu de stockage, 
la police met la main sur soixante kilos de cannabis, parmi les six interpellations - huit personnes, selon une autre source, et certaines auraient été placées en détention provisoire - , on découvre le Franco-marocain. "J’ai répondu aux questions des enquêteurs. Cette affaire ne m’inquiète pas du tout", affirme-t-il pourtant, en disant même avoir porté plainte pour diffamation.
Dans le cadre de l’investigation, Moussa Ouarouss est néanmoins mis en examen pour "importation, transport, détention, et cession de stupéfiants en bande organisée". La même source indique que depuis, il a été remis en liberté mais "placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de quitter le territoire français".
 Moussa Ouarouss a fait ses classes au parti socialiste… d’où il a été exclu, avant de se tourner vers LREM.
RTL ne diffuse pas la photo de Moussa Ouaroussa.
La voici, rien que pour eux...

Par ailleurs, Moussa Ouarouss est président de l’association 'Droit de cité' pour l’insertion professionnelle des jeunes ainsi le Franco-marocain est-il également présent dans le secteur de la coopération culturelle (depuis 20 ans, développer des actions autour de la musique, de la lecture et du jeune public et des arts de la rue, en mutualisant les moyens humains, techniques et financiers des acteurs culturels engagés dans les projets, dont la Région Hauts-de-France). Il affirme au Parisien avoir été "seulement en relation avec un des mis en examen dans le cadre du travail au sein de cette structure". 
En 1995, cette association se fit remarquer en interpellant Jacques Chirac, Lionel Jospin et Edouard Balladur. A chaque fois, une délégation d'une douzaine de jeunes "de toutes les couleurs, de tous les coins de France (Marseille, Gagny, Vénissieux, Clichy, Colombes, Nancy, Toulouse, La Rochelle...) et de toutes origines sociales (étudiants, sportifs, chômeurs actifs, mères de famille, éducateurs, etc.)", a été reçue longuement par ces candidats ­ de trente minutes pour Jospin à une heure vingt pour Chirac. "A tous les trois, gens de là-haut et professionnels de la politique, nous avons fait entendre la voix de ceux d'en bas, jeunes du terrain, observateurs engagés des fractures du pays et du décalage des institutions", avaient commentés les militants par communiqué.
Association subventionnée, elle préconisait notamment "un revenu minimum d'activité (RMA) qui valorise l'activité des chômeurs" et la formation de "brigades jeunes", dans lesquelles filles et garçons qui auraient suivi une formation initiale ou continue apporteraient un service à la collectivité (aide aux personnes âgées par exemple).

En février 2018, la députée LREM élue à Trappes en 2017 a décidé de mettre fin à la collaboration de son suppléant venu de Reims, via le Maroc, évoquant des "désaccords politiques" : ce que LREM appelle la "transparence". 
En juin 2017, cette élue de la majorité présidentielle, titulaire du siège à l'Assemblée nationale et mère de deux enfants, avait déclaré : "Cela vaut la peine de se battre pour nos enfants, et tous les autres." 

Dans un récent article, le journal français l’Union révèle que le suppléant LREM de Nadia Hai, la députée LREM de Trappes, un cadre de banque conseillère en gestion de patrimoine à la banque Barclays (bac +2, puis LCL, et HSBC. Quand le futur président crée En marche !, en 2016, elle suit et participe au groupe de réflexion sur les programmes, puis initie le groupe 'Femmes en marche avec Macron' en février 2017, qui la mène à poser sa candidature : En marche! manque cruellement d'assises locales. Ses priorités devaient être, sans surprise, l’éducation et l’emploi... A Trappes, Yvelines, si le taux de chômage est de 18%, l'économie souterraine est-elle pour autant en récession ? 
Des "gros bras" au service de la candidature de Macron

Vendredi, le quotidien régional L'Union (groupe Rossel, belge, propriétaire en France de La Voix du Nord, Le Courrier picard ou Nord Eclair, mais aussi Première (magazine d'information sur le cinéma et les séries télévisées, et partenaire de RTL et de 20 Minutes pour Lille), révèle 
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des liens entre Ouarouss et Benalla, deux ex-socialistes, suggérant une filière franco-marocaine.
Alexandre Benalla aurait été en lien avec le suspect, rapporte L'Union, mais  l’ancien membre de l’équipe du président Emmanuel Macron  dément.

Citant l’Union, Le Parisien explique qu’avant ce rapprochement avec la sphère Macron, Ouarouss a été "exclu durant un an [du parti socialiste] pour avoir bloqué une serrure avec de la colle, un soir de vote".

Par la suite, il a néanmoins pris part à deux meetings du président, en campagne pour sa candidature, où il a fait office de responsable des jeunes avec Macron (Jam) et a notamment assuré sa sécurité, puisque "passionné" de boxe. A-t-il pu approcher Macron par l'entremise de son coreligionnaire, Alexandre Benalla.
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Cette mission aurait provoqué "quelques frictions avec Alexandre Benalla", racontent ceux qui veulent dénouer les liens entre eux. Ils expliquent que Benalla aurait fini par "voir d’un mauvais œil ce personnage un peu trop intrusif tourner autour du candidat". Pour sa part, Ouarouss clame une certaine proximité avec Emmanuel Macron, s’affichant avec lui lors de déplacements "à Châlons-en-Champagne, Marseille, Metz ou Paris, où on l’aperçoit portant une oreillette", ce que la présidence de la République nie.
En 2016-2017, alors qu'il est à la tête de l’académie "Team Hamid Zaïm", Ouarouss a participé à deux meetings du candidat Emmanuel Macron, en tant que responsable des jeunes avec Macron (Jam) et en assurant avec quelques collègues de ring sa sécurité, selon l'AFP. Ce qui serait à l'origine de quelques frictions avec Alexandre Benalla.

"C’est parce que je fais partie d’un parti politique, on a voulu faire le buzz avec moi et salir mon image", dénonce de son côté Ouarouss auprès du Parisien.




Le site AtlasInfo a évoqué "un affabulateur", selon des sources au sein de l’Elysée qui assume difficilement ses liens avec Moussa OuaroussDe son côté, lorsque le mouvement présidentiel a pris connaissance de son implication présumée, la direction de LREM a affirmé que le trentenaire "n’a plus aucune fonction au sein du mouvement et n’est plus membre de son comité depuis septembre".

En juillet dernier, un site d'information dédié à l'actualité au Maroc et du monde), Le360,  l’a présenté comme un "faux' conseiller de Macron, vu dans l’une des manifestations tenues ce mois-là à Al Hoceïma, étant originaire du Rif.
Ouarouss remarqué aux manifestations du jeudi 20 juillet à Al Hoceima en tête de cortège, scandant des slogans et applaudissant.

En juillet 2017, les heurts entre policiers et manifestants ont fait 72 blessés du côté des forces de l'ordre et 11 dans le camp des manifestants.
Le mouvement du Hirak avait débuté après le 28 octobre 2016 dans la région du Rif. Ce jour-là, un jeune vendeur de poisson, Mohcine Fikri, de la ville côtière d’Al-Hoceima, avait été tué dans des conditions terribles : broyé par une benne à ordures au moment où il tentait d’empêcher la police de détruire sa marchandise, pêchée illégalement et tout juste saisie par des agents locaux. Dans cette région enclavée, rongée par le chômage, les circonstances de ce décès avaient déclenché un vaste mouvement populaire exigeant la justice mais aussi des projets de développement, du travail, la fin de l’arbitraire.Pendant près d’un an, les manifestations s’étaient succédé, mêlant des habitants confrontés aux mêmes difficultés de vie, jusqu’à ce que, au printemps 2017, les autorités décident de mettre un terme au mouvement, arrêtant des centaines de personnes, faisant taire la contestation en déployant des milliers de policiers et militaires dans la zone. On ne peut s'empêcher de penser à la répression du mouvement des Gilets Jaunes en France. C'est cependant davantage au 17 décembre 2010 en Tunisie que renvoie le mouvement du Hirak au Maroc. Cette date marque en effet le départ du " printemps arabe", avec le déclenchement à Sidi Bouzid de la révolution tunisienne qui a emporté Ben Ali et ouvert la voie de l'Europe aux "migrants" africains. Ouarouss aurait donc participé au Maroc à ce mouvement  de "dégagisme" ourdi par les salafistes qui ont menacé la région irako-syrienne, séduisant de jeunes français.
La drogue, moyen de déstabilisation politique
Or, ce cadre franco-marocain de la majorité présidentielle LREM à Reims - qui a participé dans la rue au mouvement du Hirak  - est mis en examen pour trafic international de drogue.
Le crack est arrivé en Europe à la fin des années 1980. Pour l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS), "la plus grande partie est importée des Antilles. On en trouve uniquement en région parisienne et presque exclusivement dans Paris intra-muros", notamment dans le nord-est parisien, autour des métros La-Chapelle, Château-Rouge, Stalingrad.
A la suite notamment de fermetures de squats dans Paris, le trafic se propage en banlieue, au nord de Paris et en particulier autour de la gare de Saint-Denis où le trafic prend une grande ampleur. Les dealers abandonnent progressivement la gare de Saint-Denis pour revenir sur les secteurs Stalingrad et Porte de la Chapelle, où les associations "humanitaires" regroupent les migrants actuels. En 2009, on estimait que 1 million de personnes avaient déjà sniffé au moins une fois de la "coke" et 3,3 % des jeunes de 17 ansOn est passé au krack, forme base libre de la cocaïne.
Une enquête judiciaire portant sur un trafic en lien avec la région marocaine du Rifest est ouverte par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, confiée aux gendarmes de la section de recherches de Reims
"Je suis tombée de la chaise quand on m'a parlé de cette affaire," assure Nadia Hai, élue de Trappes (Yvelines), dans l'ancienne circonscription de Benoît Hamon.

mardi 17 septembre 2019

Plan anti-stups: Macron ne veut voir qu'une seule tête

Création de l'Ofast, chef de file unique contre les trafics de drogue

Le nouvel office, baptisé "Ofast", sera chef de file de la lutte contre les trafics de drogue 

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Castaner en a annoncé la création dans le cadre d'un énième plan anti-stupéfiants et l'a présenté à Marseille avec trois autres membres du gouvernement, mardi 17 septembre. La cité portuaire a été choisie et présentée comme un cadre emblématique, avec ses règlements de compte incessants et son trafic à ciel ouvert, incarnant l’ampleur du problème, au même titre pourtant que la Seine-Saint-Denis que le pouvoir tient à ménager.
Cette nouvelle structure remplace l'Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis, créé en1953) dont la réputation a été entachée par des scandales. En 2001, les unités opérationnelles de l'Ocrtis sont confiées à François Thierry. Ce commissaire de l'Ocrtis recruta le baron du trafic de hachisch, Sofiane Hambli, qu'il fut soupçonné d'avoir couvert dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Son avocate, Anne-Claire Viethel, la compagne de François Thierry, qualifie la peine de "sévère" lorsque son client est condamné à 13 ans de prison. Placé en garde à vue, le commissaire En 2016, François Thierry est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT).

Résultat de recherche d'images pour "OFAST plan antistupefiants castaner a marseille"L'Ofast "coordonnera l'action de tous les acteurs dans la lutte anti-stupéfiants au niveau local et national", selon Castaner, et il associera pour la première fois dans sa gouvernance, police, gendarmerie, douanes et magistrats.

L'Ofast, pour Office antistupéfiants, sera dirigée par Stéphanie Charbonnier, actuelle conseillère "justice" du directeur général de la police nationale (DGPN). Elle sera secondée par le procureur de Bayonne, Samuel Vuelta-Simon. L'Ofast disposera de 150 enquêteurs. 

Le nouveau plan du gouvernement contre le trafic de stupéfiants contient 55 mesures

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, le 21 mars à Paris.
En préparation depuis plus d'un an, ce plan a été dévoilé en grandes pompes à l'hôtel de police de Marseille par quatre membres du gouvernement, Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, mais aussi la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, et le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dont dépendent les Douanes. 

Cette batterie de mesures comporte notamment l'expérimentation d'une plateforme d'appel dédiée et anonyme pour signaler les points de vente ou le lancement d'une vaste campagne de prévention portant sur les risques sanitaires et les risques pénaux.

Initialement annoncé pour l'été 2018 par le président Emmanuel Macron lors de la présentation de mesures en faveur des banlieues, la gestation de ce plan "anti-stups" a pris de plein fouet les embruns politiques et sociaux qui  secouent l'exécutif depuis plus d'un an, entre affaire Benalla, démission fracassante de Gérard Collomb ou encore crise des Gilets jaunes ou des exploitants agricoles en revolte contre le CETA, et ont retardé son lancement, lequel intervient en pleine semaine de manifestations - au nombre de quatre - contre la réforme des retraites des avocats, des médecins et infirmiers, des pilotes et hôtesses ou stewards, etc... après celle des cheminots.

Plusieurs sources proches du pouvoir ont également fait valoir que ce plan a fait l'objet d'âpres discussions entre ministères et administrations, notamment sur le projet très sensible de réorganisation de l'office "anti-stups".

Urgence d'un ren
forcement du renseignement

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En lien avec ce nouveau dispositif national, le plan Stups reposera localement sur le déploiement de cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, dont la mission sera de croiser, analyser et partager les renseignements recueillis par l’ensemble des services de police, afin d’enrichir les enquêtes en cours ou d’en ouvrir de nouvelles. 

Inspiré de la stratégie mise en place à Marseille à partir de 2015, puis étendue en 2018 dans le cadre de la mise en place de la Police de sécurité du quotidien, le dispositif vise principalement les Quartiers de reconquête républicaine fortement touchés par le trafic. Les polices municipales, les bailleurs sociaux et les sociétés de transports urbains seront invités à participer à ce "pilotage renforcé", en transmettant des renseignements sur les trafics. Afin d’associer la population, une plateforme nationale de signalement doit également voir le jour.

Dans ces zones sensibles où fleurit à ciel ouvert cette "économie souterraine", des cellules de lutte contre les trafics, présidées par le préfet et le procureur, en lien avec les services de police, de douanes et de gendarmerie, seront chargées de définir des stratégies d’actions et d’établir une cartographie des réseaux de criminalités, en identifiant des "cibles d’intérêt prioritaire". Ce dispositif visera à mieux partager l’information entre les multiples entités chargées de la lutte contre les trafics (Office central, directions régionales de police judiciaire, sûretés départementales, douanes, sections et brigades de recherche de gendarmerie), peu enclines naturellement à communiquer entre elles.

Reste le grand absent du nouveau plan stups : les informateurs. 
Au cœur de la plupart des scandales qui ont secoué ces dernières années les services antidrogue, leur gestion reste l’objet de nombreuses controverses entre magistrats et enquêteurs, les premiers reprochant aux seconds de leur dissimuler le véritable rôle de leurs sources dans les affaires.
"Le recours aux informateurs doit être connu des magistrats lorsque nous leur présentons des dossiers", tranche le ministère de l'Intérieur, où on rappelle qu’une nouvelle charte de gestion des sources a été récemment adoptée par la Direction centrale de la police judiciaire, avec un "formalisme extrêmement lourd". "Sans indics, pas de démantèlement de trafic, insiste un haut responsable policier. Mais il est inenvisageable que ces indics soient des trafiquants plus gros que ceux qu’ils permettent de démanteler"...