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mardi 17 septembre 2019

Plan anti-stups: Macron ne veut voir qu'une seule tête

Création de l'Ofast, chef de file unique contre les trafics de drogue

Le nouvel office, baptisé "Ofast", sera chef de file de la lutte contre les trafics de drogue 

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Castaner en a annoncé la création dans le cadre d'un énième plan anti-stupéfiants et l'a présenté à Marseille avec trois autres membres du gouvernement, mardi 17 septembre. La cité portuaire a été choisie et présentée comme un cadre emblématique, avec ses règlements de compte incessants et son trafic à ciel ouvert, incarnant l’ampleur du problème, au même titre pourtant que la Seine-Saint-Denis que le pouvoir tient à ménager.
Cette nouvelle structure remplace l'Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis, créé en1953) dont la réputation a été entachée par des scandales. En 2001, les unités opérationnelles de l'Ocrtis sont confiées à François Thierry. Ce commissaire de l'Ocrtis recruta le baron du trafic de hachisch, Sofiane Hambli, qu'il fut soupçonné d'avoir couvert dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Son avocate, Anne-Claire Viethel, la compagne de François Thierry, qualifie la peine de "sévère" lorsque son client est condamné à 13 ans de prison. Placé en garde à vue, le commissaire En 2016, François Thierry est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT).

Résultat de recherche d'images pour "OFAST plan antistupefiants castaner a marseille"L'Ofast "coordonnera l'action de tous les acteurs dans la lutte anti-stupéfiants au niveau local et national", selon Castaner, et il associera pour la première fois dans sa gouvernance, police, gendarmerie, douanes et magistrats.

L'Ofast, pour Office antistupéfiants, sera dirigée par Stéphanie Charbonnier, actuelle conseillère "justice" du directeur général de la police nationale (DGPN). Elle sera secondée par le procureur de Bayonne, Samuel Vuelta-Simon. L'Ofast disposera de 150 enquêteurs. 

Le nouveau plan du gouvernement contre le trafic de stupéfiants contient 55 mesures

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, le 21 mars à Paris.
En préparation depuis plus d'un an, ce plan a été dévoilé en grandes pompes à l'hôtel de police de Marseille par quatre membres du gouvernement, Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, mais aussi la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, et le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dont dépendent les Douanes. 

Cette batterie de mesures comporte notamment l'expérimentation d'une plateforme d'appel dédiée et anonyme pour signaler les points de vente ou le lancement d'une vaste campagne de prévention portant sur les risques sanitaires et les risques pénaux.

Initialement annoncé pour l'été 2018 par le président Emmanuel Macron lors de la présentation de mesures en faveur des banlieues, la gestation de ce plan "anti-stups" a pris de plein fouet les embruns politiques et sociaux qui  secouent l'exécutif depuis plus d'un an, entre affaire Benalla, démission fracassante de Gérard Collomb ou encore crise des Gilets jaunes ou des exploitants agricoles en revolte contre le CETA, et ont retardé son lancement, lequel intervient en pleine semaine de manifestations - au nombre de quatre - contre la réforme des retraites des avocats, des médecins et infirmiers, des pilotes et hôtesses ou stewards, etc... après celle des cheminots.

Plusieurs sources proches du pouvoir ont également fait valoir que ce plan a fait l'objet d'âpres discussions entre ministères et administrations, notamment sur le projet très sensible de réorganisation de l'office "anti-stups".

Urgence d'un ren
forcement du renseignement

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En lien avec ce nouveau dispositif national, le plan Stups reposera localement sur le déploiement de cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, dont la mission sera de croiser, analyser et partager les renseignements recueillis par l’ensemble des services de police, afin d’enrichir les enquêtes en cours ou d’en ouvrir de nouvelles. 

Inspiré de la stratégie mise en place à Marseille à partir de 2015, puis étendue en 2018 dans le cadre de la mise en place de la Police de sécurité du quotidien, le dispositif vise principalement les Quartiers de reconquête républicaine fortement touchés par le trafic. Les polices municipales, les bailleurs sociaux et les sociétés de transports urbains seront invités à participer à ce "pilotage renforcé", en transmettant des renseignements sur les trafics. Afin d’associer la population, une plateforme nationale de signalement doit également voir le jour.

Dans ces zones sensibles où fleurit à ciel ouvert cette "économie souterraine", des cellules de lutte contre les trafics, présidées par le préfet et le procureur, en lien avec les services de police, de douanes et de gendarmerie, seront chargées de définir des stratégies d’actions et d’établir une cartographie des réseaux de criminalités, en identifiant des "cibles d’intérêt prioritaire". Ce dispositif visera à mieux partager l’information entre les multiples entités chargées de la lutte contre les trafics (Office central, directions régionales de police judiciaire, sûretés départementales, douanes, sections et brigades de recherche de gendarmerie), peu enclines naturellement à communiquer entre elles.

Reste le grand absent du nouveau plan stups : les informateurs. 
Au cœur de la plupart des scandales qui ont secoué ces dernières années les services antidrogue, leur gestion reste l’objet de nombreuses controverses entre magistrats et enquêteurs, les premiers reprochant aux seconds de leur dissimuler le véritable rôle de leurs sources dans les affaires.
"Le recours aux informateurs doit être connu des magistrats lorsque nous leur présentons des dossiers", tranche le ministère de l'Intérieur, où on rappelle qu’une nouvelle charte de gestion des sources a été récemment adoptée par la Direction centrale de la police judiciaire, avec un "formalisme extrêmement lourd". "Sans indics, pas de démantèlement de trafic, insiste un haut responsable policier. Mais il est inenvisageable que ces indics soient des trafiquants plus gros que ceux qu’ils permettent de démanteler"...

lundi 9 juillet 2018

Bercy met au chômage des milliers d'employés du fisc et des douanes

Le plan d’économies de Darmanin menace à Bercy d'abord

Ils coûtent un "pognon de dingue" : le ministère de l’Economie et des Finances va faire des coupes sombres dans ses effectifs.

Politique de la terre brûlée
Le ministre de l’Action et des Comptes publics devrait annoncer un plan d’économies mercredi. Dans l'administration centrale du fisc et des douanes, des milliers de postes de fonctionnaires sont ainsi menacés, révèlent les syndicats.

Tout est pour le mieux : Macron l’avait promis durant sa campagne ! 
Réduire la dépense publique et supprimer au bas mot 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat, c'était promis et les électeurs de Macron savaient qu'ils couraient au suicide. Selon le quotidien Les Echos, les ministères vont être mis à la diète et Bercy donne l’exemple.

Plan de restructuration annoncé mercredi 11 juillet
Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devrait réunir les directeurs de son administration pour leur dévoiler son plan de réorganisation et il sera d'une ampleur sans précédent : des milliers d’emplois seront sabrés. 

Pour le moment, aucune certitude sur l’ampleur des coupes. Les Echos avancent un chiffre : 20.000 emplois supprimés d’ici cinq ans environ. Mais, dimanche, le ministère "ne confirmait pas les informations des Echos", même si une source anonyme proche du dossier évoque bien des "économies" au fisc et aux douanes.

20.000 postes ciblés. Ces dernières années déjà, environ 60% des départs à la retraite n’ont pas été compensés, soit 2.000 emplois supprimés par an. Le rythme pourrait s’accélérer, selon la CFDT finances. Dans un communiqué, le syndicat s’attend à des réductions d’effectifs de 4.000 fonctionnaires par an à partir de 2019. C’est plus que les seuls non-remplacements de départs à la retraite (près de 3.500 par an).

Mais, toujours selon Les Echos, le gouvernement devrait attendre au moins un an avant d’atteindre ce rythme. Il veut, auparavant, négocier avec les syndicats pour engager des "plans de départs volontaires", annoncés au printemps par Gérald Darmanin-le nain Hun (ci-contre)

"L’an dernier, nous avions estimé que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) risquait de subir 18.000 à 20.000 suppressions d’emplois. La direction ne nous a jamais démentis", s’inquiète Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat trotskiste Solidaires finances publiques.

La numérisation, agent d'extermination de fonctionnaires

Le gouvernement parie sur la numérisation de l’administration fiscale, sur la disparition de la taxe d’habitation et la mise en place du prélèvement à la source pour tailler dans les effectifs.

Ce plan d’économies a été alimenté par le rapport Action publique 2022, qui n’a pas été dévoilé. Dans un autre rapport, la Cour des comptes avait, elle, plaidé pour 30.000 postes en moins (30% des effectifs). Pour les magistrats de la rue Cambon, afin d’atteindre les 50.000 suppressions d’emplois promises par Macron, il faudrait en réalité en supprimer 70.000 au total. Car le président avait aussi promis d’augmenter les effectifs de la Défense ou de l’Education nationale. 

Un redéploiement  que Sarkozy envisageait avant Macron qui le fera avec la complicité de ses "godillots" de l'Assemblée. Quand vont-ils penser à leur réélection ? Pas de danger : ils retourneront au privé d'où ils viennent...

mardi 9 septembre 2014

Condamné à un mois pour oubli de ses impôts: ce n'est pas Thomas Thévenoud !

Si seulement le député PS organisait des tournois de Scrabble!

Le condamné organisait des lotos mais oublia de les déclarer aux impôts
A Caen en mai dernier, ce Breton de 67 ans a été condamné pour avoir organisé 45 lotos non conformes dans le Nord-Ouest.
"Amicale des pompiers ou parents d'élèves (FCPE?)": au tribunal de Caen, le président énumère patiemment le nom de 24 associations de Basse-Normandie et d'Ille-et-Vilaine qui, entre 2009 et 2011, ont fait appel  à un organisateur de lotosconnu dans l'animation depuis près de 30 ans et de toutes les foires et de tous les tournois de boules.
Pendant trois ans, avec sa femme, ce Rennais se spécialise dans l'organisation de lotos "clés en main" pour les associations. Le bouche à oreille assure rapidement sa notoriété. Un groupe de joueurs fidèles se fédère autour de lui et le suit d'un loto à l'autre.

La comptabilité de l'entreprise attire rapidement l'attention des Douanes. 
Sur la période, ce Breton ne s'est pas acquitté de quelque 17.000 € d'impôts sur les spectacles auprès du Trésor public. Peu ou pas de factures et de contrats étaient établis de manière formelle entre l'organisateur et les associations qui, quant à elles, ne sont pas inquiétées. "Ce n'est pas la fraude du siècle, mais en tant que professionnel, il doit déclarer ses revenus", insiste le procureur.  

Sanction aggravée pour machisme ?
"C'est ma femme qui s'occupait des papiers, déclare le prévenu. Je ne suis qu'un travailleur, je ne connais pas toutes les lois, je n'ai pas la tête partout." En un mot, il n'est pas législateur, comme peut l'être Thomas Thévenoud.
"C'est un peu facile de se cacher derrière sa femme, réplique le président. Nul n'est censé ignorer la loi, encore moins un auto-entrepreneur comme vous. Et la France est le pays des taxes, vous auriez pu vous en douter." Un détail qui a également échappé au député PS de Saône-et-Loire.....

Un ligne de défense applicable à tous

Les petits délinquants sont des victimes de la société. Les tueurs sont tous déclarés fous, un automatisme de la justice, dans le cas des récidivistes. L'avocat du prévenu préfère, quant à lui, parler d'un homme " bête et gentil, car les lotos étaient là pour rendre service aux gens. Il est fidèle, très apprécié de son entourage." Thomas Thévenoud s'est déclaré victime de "négligences", certes déplorables, mais liées à une vie entièrement dédiée à la cause commune: ses électeurs occupent toutes ses pensées, au point d'en oublier de se mettre en règle avec le fisc.  C'est aussi bête !

Mais le sexagénaire a été condamné à un mois de prison avec sursis et 1.000 € d'amende pour organisation de loterie prohibée. Il devra par ailleurs rembourser les 17.000 € d'impôt sur les spectacles. L'organisation et l'animation de lotos lui sont désormais interdites. 
Quant à l'exemplaire Thévenoud, il continuera à faire la leçon aux prochains Cahuzac, à jouer au Scrabble en séance, histoire de lutter contre la prise de tête législatrice. Vous ne voudriez tout de même pas que le fisc condamnât un vertueux qui oeuvre à l'entretien du "lien de confiance avec nos concitoyens" ... 
Pas plus que de sanctionner le squatteur de l'Elysée qui se gausse des défavorisés "sans dents" ?

mardi 5 août 2014

Immigration clandestine: la police aux frontières tire la sonnette d’alarme

Sans transition, du déni à l'alerte rouge à l'immigration clandestine 
Une réunion de crise s’est tenue à Nice
révèle Le Figaro, suite à une note confidentielle de la Police aux Frontières (PAF), qui s’inquiète de l’entrée en France de très nombreux immigrés illégaux, notamment des Erythréens, qui viennent de la Corne de l'Afrique, voisine de l'Éthiopie, en passant par l’Italie.

Alerte maximale sur l’immigration clandestine en France

La pression de l’immigration clandestine est "devenue intenable à la frontière entre la France et l’Italie", rapporte la PAF, relayée par le quotidien, qui précise que cette note interne est "un compte-rendu d’une réunion exceptionnelle" qui a eu lieu à Nice, le 9 juillet dernier, dans les locaux de la préfecture des Alpes-Maritimes. L’objet de la réunion de crise était "le phénomène migratoire érythréen".

Le préfet a tenu cette réunion, qui rassemblait une trentaine de hauts-gradés, "dont des chefs de service de Menton, Nice, Marseille, Toulon, Avignon, et jusqu'aux Alpes-de-Haute-Provence. Des responsables locaux de la gendarmerie, des douanes et de la SNCF étaient également conviés», précise le quotidien.

La note révèle des chiffres

"État statistique des migrants par voie maritime en Italie : entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, 61.591 migrants irréguliers ont débarqué en Italie, ils n'étaient que 7.913 pour la même période en 2013, et seulement 4.301 pour les six premiers mois de l'année 2012. Les Érythréens représentent 31 % de ces migrants (18.282). Les Syriens arrivent en seconde position, avec 10.371 (17 %)." 
La suite du document concerne la situation en France : "ce sont les répercussions en France, et nous les vivons maintenant (…) les migrants en provenance de la Corne de l'Afrique et du Soudan sont au nombre de 5.757 au 30 juin 2014. Il s'agit principalement d'Érythréens (ou de personnes se déclarant érythréennes), pour 5.235 (d'entre eux), soit 91 % des personnes interpellées".

"Du jamais vu" depuis le printemps arabe

Le quotidien précise que ce compte-rendu est arrivé sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. "
La pression migratoire sur la frontière avec l'Italie s'est accentuée à partir du début du mois d'avril 2014. 694 Érythréens étaient interpellés contre seulement 68 interpellations entre janvier et mars 2014. Les interpellations progressaient de + 165 % au mois de mai (1845) et encore de 43 % au mois de juin (2628). 
Au total, pour le premier semestre, 2014, la PAF procédait à 5.235 interpellations".
 
Le document  précise les méthodes des immigrés clandestins pour venir en France: "les clandestins arrivent principalement par TGV, avec des billets en règle [le plus souvent fournis par les collectifs de sans-papiers d'Italie et de France], par dizaines désormais dans certaines rames de train (…) pour le seul site de la gare de Menton, 3.462 interpellations ont été effectuées par la PAF depuis le début de l'année".

Désarmés, les pouvoirs publics n'ont pas prévu

La note précise que des remises immédiates en Italie ont été faite pour certains clandestins, mais certains clandestins "ont été laissés libres après procédure".
 
D’autres encore ont une obligation "libre" de quitter le territoire, à savoir de quitter par leurs propres moyens. 

Certains immigrés illégaux demandent également le statut de réfugié. "Une demande d’asile est alors instruite, avec logement en centre d’accueil pour demandeur d’asile», précise le document.

A Nice, Ciotti préoccupé par l'immigration clandestine

Pour le député UMP, "la France devient le maillon faible dans les politiques migratoires" en UE contre l'immigration clandestine.
Sur RTL, le président du Conseil général des Alpes-maritimes a accusé : "Il n'y a quasiment pas de reconduites à la frontière. On n'a plus de politique de contrôles des flux migratoires depuis que ce gouvernement est en place".
Le député filloniste souligne que "ce gouvernement a désarmé face à l'immigration clandestine".

Il ne juge d'ailleurs "pas logique" que "nationaux et étrangers" bénéficient des mêmes prestations sociales.

Erythréens à Calais, Pas-de-Calais,
où des rixes éclatent en ville 
"Il faut aujourd'hui limiter les capacités d'attractivité de notre pays, notamment au plan social", a-t-il demandé. "Cela passe peut-être par des réformes constitutionnelles que j'appelle de mes vœux. Il n'est pas logique que des étrangers aient les mêmes prestations sociales que les nationaux".

"C'est ce débat qui est ouvert en Grande-Bretagne, il faut aujourd'hui l'ouvrir en France", a-t-il souhaité, estimant qu'il "faut arrêter avec la naïveté, une forme d'angélisme".

dimanche 8 septembre 2013

Fraude fiscale : boom des mallettes de billets saisies aux frontières

Nombre grandissant de Français tentant de placer leurs liquidités à l'étranger

Les saisies d'argent liquide non déclaré aux frontières de France 
ont explosé début 2013, signe d’un bond de l’évasion fiscale. 


Cette Audi A6 a été interceptée sur l'A4 fin 2012 
avec 38000 billets, soit 1,8 M€  
découverts dans la doublure des sièges  

Le Parisien-Aujourd'hui rapporte cette hausse exponentielle dimanche d'après une note confidentielle des douanes.

Elles ont dépassé 103 millions d'euros au premier trimestre 2013
, soit six fois plus que pour la même période de 2012 où elles avaient atteint 16,7 millions, indique la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières citée par le journal, .
"Cette explosion de la circulation de l'argent illégal avait déjà commencé fin 2012, avec plus de 102 millions d'euros saisis" dès le quatrième trimestre, écrit le journal en soulignant que le nombre de contrôles effectués est resté stable pendant ce temps.

Les auteurs de la note estiment que,
si les saisies se poursuivent à ce rythme jusqu'à la fin de l'année, on pourrait atteindre un record absolu de 414 millions d'euros de saisies.
Un enquêteur des douanes déclare que cette hausse brutale ne pourrait s'expliquer "majoritairement" que par la fraude fiscale, les stupéfiants ne représentant selon lui que 10% du volume. 

La Suisse et le Luxembourg restent les premières destinations de ces flux d'argent liquide, indique encore le journal.

"Certains fuient les hausses d’impôts"

L’interpellation, le 31 juillet en gare du Nord à Paris dans le Thalys en partance vers Bruxelles, de l’ancien ambassadeur Boris Boillon avec 350.000 € et 40.000 $ en billets, en a surpris plus d’un. A l’heure des montages sophistiqués dans les paradis fiscaux, se promener avec autant de liquide sur soi quand on songe à le dissimuler peut sembler incongru.
Les gens sont pris de panique et cherchent à sortir de l’argent pour fuir le matraquage fiscal du gouvernement.

Aujourd’hui, si on part à l’étranger avec plus de 10.000 euros sur soi, on est tenu de faire une déclaration. 
Mais si vous ne le faites pas, et que vous êtes pris par la douane, vous risquez tout au plus une amende — qui équivaut, au maximum, à un quart du montant trouvé — pour manquement à l’obligation déclarative (MOD). Car c’est aux douaniers qui vous ont contrôlé de prouver que cet argent est lié à un délit. En cas de trafic de stupéfiants, c’est souvent facile car on trouve de la drogue avec l’argent. Mais, en cas de fraude fiscale, c’est très dur de faire la preuve. Bien souvent, au final, les douaniers sont tenus de restituer les sommes qui avaient été consignées, moins l’amende acquittée pour absence de déclaration. 
Une personne circulant avec une forte somme d’argent n'est pas obligée de justifier sa provenance, mais elle le doit, s'il s'agit de bijoux.
Un amendement visant à cibler l'argent liquide avait été proposé par des parlementaires lors du débat sur la loi de lutte contre la fraude fiscale, mais il avait été rejeté.

mardi 5 juillet 2011

Démondialisation: le Danemark, membre de l'U.E., vote le protectionnisme


Le parlement danois rétablit les contrôles douaniers permanents

Le Danemark (5,5 M d'habitants) va rétablir les contrôles douaniers permanents à ses frontières

Un projet , approuvé vendredi par la commission des finances du parlement, bat en brèche la libre circulation en Europe et la convention de Schengen dont le Danemark est signataire.
Comme prévu, les neuf députés de la commission membres de la majorité ont en effet approuvé le projet, et les huit de l'opposition ont voté contre.

Peter Christensen, ministre des Impôts de la coalition gouvernementale Parti libéral¨Parti populaire conservateur, a annoncé que dès aujourd'hui mardi, un total de 50 agents des douanes seront déployés aux frontières du Danemark avec l'Allemagne et avec la Suède.
Les installations définitives et permanentes ne seront cependant pas en place avant 2014, a-t-il ajouté en précisant que 48 agents supplémentaires seraient envoyés en renfort à l'occasion du Nouvel An.
Le gouvernement a évalué le coût de ce projet à 270 millions de couronnes (36 millions d'euros).

La Commission européenne a immédiatement réagi

Elle a dit son intention d'examiner les mesures douanières envisagées par Copenhague à l'aune des règles de Schengen, l'espace sans frontières intérieures de l'UE.
"La Commission va vérifier la compatibilité de ces mesures avec les acquis de Schengen", a déclaré Michele Cercone, porte-parole de la commissaire chargée des Affaires intérieures, Cécilia Malmström.

Sous la pression du Parti du peuple danois (PPD, extrême droite), qui était supposé soutenir ce gouvernement minoritaire, le Danemark a annoncé le 10 mai sans aucune concertation préalable avec les autres pays concernés son intention de rétablir des contrôles douaniers permanents à ses frontières nationales avec l'Allemagne et la Suède.

L'opposition danoise a multiplié les manoeuvres pour tenter de retarder ou d'empêcher son vote au parlement.

La gauche danoise ne partage pas les vues de Nono Montebourg
Avant ce vote de la commission parlementaire danoise chargée en particulier d'accorder les crédits nécessaires à la mise en oeuvre du projet, l'opposition de gauche avait fait une ultime tentative pour l'empêcher d'aboutir en soumettant au parlement une motion réclamant son abandon pur et simple.
Mais cette motion de l'opposition a été rejetée par 55 députés, tandis que 50 l'ont soutenue. Le parlement danois compte 179 députés, mais pour les votes ayant lieu hors session, comme c'était le cas, il est constitué de 105 élus représentant l'équilibre des forces d'une séance plénière.
Prévu le 24 juin, le vote en commission des finances a notamment été retardé d'une semaine en raison d'une avalanche de questions posées par l'opposition au gouvernement.

Le Danemark s'est voulu rassurant envers ses partenaires européens.
La ministre des Affaires étrangères Lene Espersen a souligné qu'il est seulement question de contrôler "le transport d'objets comme des armes et des drogues (et) pas du tout de contrôler les identités des personnes ou leurs passeports, ni de contrôles frontaliers à l'ancienne".

"La Commission n'hésitera pas à intervenir si les fondements du projet européen sont remis en question", avait averti le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Directement concernée par cette mesure danoise, l'Allemagne s'était dite "très critique".
"Nous ne pouvons accepter que Schengen soit sapé", avait déclaré le 9 juin le ministre allemand de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.

La Suède s'est montrée moins virulente.
Son chef de la diplomatie Carl Bildt a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une question bilatérale entre Stockholm et Copenhague et que par conséquent c'était "à la Commission européenne de se prononcer".

mardi 20 novembre 2007

Aschieri: "la grève est réussie"!

Gros Gérard comme devant est content
Guerre des chiffres.
Avant même le rassemblement de l'après-midi, le secrétaire général de la FSU, syndicat de gauche, s'est cru autorisé à affirmer que la grève est largement majoritaire dans le premier et le second degré". Selon lui, dans les écoles maternelles et primaires, 65% des enseignants auraient cessé le travail, confirmant nécessairement des prévisions annoncées, dès lundi avant la grève de ce mardi, par le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans le premier degré. C'était prévu comme ça avant, on ne va pas se déjuger après… Dans les collèges et les lycées, on aurait "un taux global de grévistes de 58%", selon le SNES-FSU. "La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60% et des pics à 80%", comme au bac (!), a déclaré une porte-parole du SNES.

Des sources 'objectives', par conséquent... Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". Sur des critères non communiqués. Mais on sait que les enseignants malades, ou qui n'ont pas cours ce jour là, sont comptés absents, DONC grévistes! Leurs élèves sont du même coup déclarés grévistes, et non pas victimes de l'absence de leurs professeurs. Un prof (des écoles ou non)°absent à 8 heures ou 8 heures 30 et c'est entre 24 et 30 élèves déclarés grévistes. Une même cause peut rapporter deux fois. La double peine peut être positive, alors?
Les chiffres du ministère de l'Education nationale ne confirment pas! Le ministère a "démenti formellement les chiffres de la FSU". Selon lui, Une moyenne de 38,98%
des enseignants du primaire et du secondaire étaient en grève ce mardi dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
Qui fait grève et pourquoi?

- Les huit fédérations de la fonction publique d'Etat, des hôpitaux et des collectivités territoriales, qui peut concerner jusqu'à 5,2 millions de salariés.
- En détail : Education nationale (écoles, collèges et lycées sous l'emprise de la FSU), hôpitaux, finances (impôts, douanes, Banque de France, sous l'emprise de la CGT), aéroports, entreprises (La poste, France Télécom, (lorsqu'elles sont aussi sous l'emprise de la CGT), presse (Nouvelles Messageries de la presse parisienne, qui est CGT !).
Ils font grève
- Pour leur pouvoir d'achat. Les fonctionnaires souhaitent obtenir des hausses de salaire, soulignant qu'aucune augmentation n'a été accordée pour 2007.

- Contre les 22.900 suppressions de postes prévues au budget de l'Etat en 2008.
Lorsqu'il s'agit par exemple des 11000 et quelques postes dans l'Education, il n'est pas inutile de rappeler aux parents qu'ils ne sont pas tous des postes d'enseignants…
Les perturbations attendues dans les services publics ce mardi:
- La Poste, les Impôts, les hôpitaux mais également le trafic aérien devraient être perturbés. Bien que les contrôleurs aériens ne soient ni des précaires ni de bas salaires, loin s'en faut, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) s'attend à des perturbations pour les aéroports d'Orly et de Marseille, et Air France annonce une modification du programme de ses vols intérieurs au départ et à l'arrivée d'Orly pour mardi en début de matinée, sans plus de précisions.
- "Il y aura vraisemblablement des écoles primaires fermées et des cours non assurés dans les collèges et lycées", a prévenu la FSU, qui se défend de mener un grève politique de soutien aux cheminots.
Les camarades de la SNCF et de la RATP n'ont pourtant pas été solidaires des enseignants lorsque leur régime de retraite a été aligné sur celui du privé en 2003. La FSU n'est donc pas crédible en prétendant ne pas viser le gouvernement, d'autant que les revendications des enseignants sont très distinctes de celles des SNCF ou de la RATP. Sachant que certains hôpitaux tourneront également au ralenti, on constate que cette grève planifiée de longue date pour le 20 novembre, comme celle des magistrats pour le 29, n'est que la manifestation du refus des scrutins démocratiques de mai et juin derniers.
Quelle est la position du gouvernement vis-à-vis de cette grève des fonctionnaires ?
Le gouvernement conteste que les fonctionnaires aient perdu du pouvoir d'achat, mais le ministre du Budget est à l'unisson avec le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, qui a souhaité que "des gestes" soient accomplis en leur faveur, sans se focaliser sur la question salariale.
La coalisation des mouvements sociaux :
- La grève se poursuit à la SNCF et RATP tout comme l'agitation dans les facs.
- Les syndicats CGT, FO et FSU ont évoqué d'éventuelles convergences entre ce mouvement et le conflit sur les régimes spéciaux de retraite, qui se poursuit à la SNCF et RATP.