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dimanche 1 décembre 2019

Dans son "nouveau monde", Macron perpétue le scandale des "préfets hors cadre"


BFMTV rouvre le dossier du scandale des "préfets fantômes" 

Les "régimes spéciaux" dont il fallait dire un mot, ceux des hauts-fonctionnaires... 
Dans l'enquête "République : les derniers privilèges" diffusée lundi 25 novembre, BFMTV fait parler l'un de ces "préfets fantômes", lequel ne demande que ça, tant il est blessé d'être laissé pour compte. Il déballe ce qui se sait depuis des années, sans affectation, mais avec aigreur: s'il est professionnellement dévalorisé, il n'est pas pourtant pas démonétisé pour autant, en étant payé à rester chez lui sans rien faire, ni préfecture, ni mission. Les enquêteurs n'apporte aucune information nouvelle sur une pratique utilisée par tous les présidents de la Ve République, la nomination de proches collaborateurs "préfets" afin de les "recaser" : placard pour les uns, récompense pour les autres, mais rente à vie pour tous.

Recevoir 6.000 euros par mois pour rester chez soi, sans travailler, ce n'est ni injuste, ni humiliant pour certains. Cela peut être une réalité dans le corps préfectoral, mais aussi bien dans d'autres corps de hauts-fonctionnaires du Quai d'Orsay ou de l'Inspection des Affaires sociales: 
en 2013, François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé inspecteur à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), après avoir été chargé par le gouvernement de superviser le plan national de lutte contre la pauvreté. Son protecteur, François Hollande, assistera à ses obsèques en 2017 Stéphane Lardy, l’homme de FO sur les questions d’emploi, rejoindra l’Inspection générale des affaires sociales, mais Macron le nommera directeur général de France compétences (1er mars 2019) comme l'ex-secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, un ancien ouvrier soudeur, sera nommé par Valls à la lutte contre l’illettrisme.
Quant à Gérard Aschiéri, ancien secrétaire général - pendant neuf années - de la FSU, il siège depuis 2010, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la "chambre inutile de la République", où le salaire moyen des 150 fonctionnaires du palais d’Iéna approche les 4.000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150.000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…
Dans une enquête baptisée "République : les deniers privilèges", BFMTV s’intéresse aux dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Les équipes de la chaîne d’info ont rencontré Philippe Paolantoni, préfet de Wallis-et-Futuna en 2008, rappelé en 2010 à Paris et nommé préfet hors-cadre. "C’est-à-dire préfet sans préfecture, ni territoire. En clair, il est déclassé, placardisé", résument les auteurs du documentaire.
"J’ai demandé des rendez-vous, des instructions; on ne me répond pas. Donc vous restez chez vous", explique Philippe Paolantoni. "Je m’attachais à aller une fois par semaine au ministère pour montrer que j’étais toujours vivant, d’abord, et que je cherchais toujours du travail et il ne s’est rien passé". Sa fiche de paye, qu’il montre à la caméra, affiche un net à payer de 5.967,19 euros par mois. Il reconnaît lui-même que "toucher 5.900 euros par mois pour rester à la maison" est «scandaleux». "Etre payé à ne rien faire quand vous avez occupé des responsabilités, que vous avez le sentiment de ne pas avoir démérité, de ne pas avoir commis de faute, vous ne comprenez pas", poursuit-il pointant "un grand gaspillage sur le plan financier" et "une totale opacité dans la gestion du corps" préfectoral.

Philippe Paolantoni © capture d'écran BFM TV


"Sur les 257 membres du corps préfectoral, la moitié est sans affectation territoriale", précise BFMTV qui a demandé au ministère de l'Intérieur la liste des préfets hors cadre et leurs fonctions. La transparence, ce n'est encore pas sur ce sujet.

Les présidents nomment leurs fidèles préfets pour les récompenser  

S'il y a embouteillage chez les préfets, c’est aussi dû à une pratique, devenue banale : les chefs de l’Etat ont pris l’habitude de nommer leurs préfets fidèles et proches collaborateurs afin de les remercier de leurs bons et loyaux services. 
Face aux caméras, l'’ancien ministre socialiste de l'Agriculture Jean Glavany se livre ainsi à visage découvert sur cette pratique dont il a bénéficié en 1988, alors que la gauche était en difficulté, incertaine de remporter la présidentielle. "Il y a eu un mouvement de "tous aux abris", explique-t-il. Beaucoup de collaborateurs des cabinets ministériels, à l’Elysée, à Matignon qui n’avaient pas de statut, cherchaient à avoir des assurances, des garanties, des protections pour continuer leur vie administrative ou politique." François Mitterrand lui a alors proposé de devenir préfet hors cadre, pour le mettre à l’abri. "Il pensait à me protéger. (…) il était très affectueux, très protecteur à mon égard. Je lui disais on verra ça plus tard".
Il est nommé préfet trois mois avant la présidentielle. "Un job garanti à vie et un salaire très avantageux de 5.000 à 12.000 euros net par mois", soulignent les auteurs de l’enquête. Un poste qui lui permet également de devenir par la suite coordinateur des Jeux olympiques d’Albertville. Enfin, pour avoir été préfet 5 ans, il touche une pension de retraite de 4.500 euros à ce titre. S’ajoute à cela sa retraite de parlementaire. "Tous les hauts fonctionnaires qui ont fait de la politique ont les deux choses", évacue-t-il.
Les nominations de préfet hors cadre sont une pratique courante chez tous les présidents. 
François Mitterrand a nommé préfet cinquante de ses fidèles en deux septennats. Dernier en date, Emmanuel Macron a nommé son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, "préfet en charge d'une mission de service public". On est dans le confidentiel !

VOIR et ENTENDRE l'enquête diffusée lundi 25 novembre par BFMTV.
Dans un contexte de malaise social et de défiance envers les élus et les représentants de l’Etat, et malgré des mesures gouvernementales prises en faveur de plus de transparence, les équipes de BFMTV ont "fouillé" sur ceux qui jouissent des privilèges de la République. Existe-t-il des privilégiés parmi les serviteurs de l’Etat? Nos élus sont-ils devenus exemplaires? Y a-t-il toujours des pratiques illégales de détournement de frais professionnels ? Pourquoi certains salaires sont-ils distribués pour à des postes fantômes? Comment des fonctionnaires peuvent-ils cumuler plusieurs emplois?
"République : les deniers privilèges", une enquête signée par les journalistes Benoit Sarrade, Alexandre Funel et Etienne Grelet, sur BFMTV

vendredi 22 janvier 2010

Haïti: les Américains critiqués par les polémistes vigilants

Les esprits forts Français n'épargnent personne

"Les gens qui protestent n’améliorent pas la situation",
rappelle B. Kouchner, à tout hasard...

C'est bien l'avis de ceux qui prennent le temps de la réflexion et font confiance a priori aux hommes et aux femmes qui, sur le terrain dans des difficultés aussi innombrables qu'inconnues, donnent de leur personne et le meilleur d'eux-mêmes.
Mais il faut faire avec les scolopendres.
Ils sont pléthore. Va pour ceux du café du commerce, ils ne pensent pas à mal. Ceux en revanche qui, toujours prêts, enchaînent plateau de radio sur plateau de télévision, comme des responsables politiques un soir de résultats d'élection, ceux-là nous importunent. Qui d'entre nous n'a pas en effet constaté un jour gris, lorsqu'ils abordent un sujet que nous connaissons mieux que les autres, que ces spécialistes de tout et de rien, à qui nous avons cru pouvoir accorder un peu de crédit, ne sont que des généralistes approximatifs de tout. Ils viennent donner leur sentiment et François Hollande est de ceux qu'en la matière on ne prend jamais au dépourvu. Outre qu'ils sont toujours disponibles, on les reconnaît à leur ignorance du sujet au travers de leurs approximations, de les évitements, voire de leur intolérance ombrageuse.
Leur terrain est donc la polémique. Facile en effet d'assurer qu'on pourrait faire mieux et, dans la foulée, de critiquer, à chaud, sans posséder tous les éléments. Plus confortable et ignoble est la critique a posteriori, mais rien ne les arrête, puisqu'ils se connaissent entre eux, se reconnaissent et s'entendent comme larrons en foire politique ou écologique, économique ou humanitaire. Faisant illusion parmi de moins arrogants, ces Pic de la Mirandole se piquent de tout savoir et imposent leur point de vue: l'effet de répétition sur tous les media -toutes les 7 minutes sur France Info- joue en leur faveur... quelle que soit la pertinence et le bien fondé de leurs affirmations péremptoires. Les esprits forts ont ainsi fait leurs choux gras du surnombre de doses de vaccins contre la grippe A-H1N1. Ils ont ressorti leurs critiques de l'imprévision du gouvernement lors de la canicule de 2003 pour les inverser lors de la pandémie de 2009-2010. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier qui pilla la formule d'Anaxagore de Clazomènes) Rien ne se perd... Mais faut-il que la vie soit un éternel recommencemment ?

Ils peuvent aussi atteindre allègrement à l'odieux.
Ignorons toutefois les pires, les humoristes incultes, partisans et démagogues au trait pesant, façon Alévèque, quoique dans le style Stéphane Guillon les propos puissent devenir gravement gras ou corrosifs et insoutenables. Sur ceux-là nous préférons glisser , puisque, dit-on, ça porte chance. Ne nous attardons pas plus que nécessaire non plus sur les haineux, qui sectaires parmi les sectaires, condamnent le sectarisme. Que peut-on faire pour eux, puisque, lorsqu'ils se rasent, ils voient des tolérants, des vigilants, des désobéisseurs et en un mot, des vertueux qui peuvent se permettre de critiquer quiconque ne partage pas leurs égarements ? Ils vivent en réseau ou en collectifs, mais parfois aussi en parti, en association ou en syndicat. Ils puisent leur force dans une minorité ou un microcosme qui les distingue de la masse, mais les coupe de la réalité du plus grand nombre et du bon sens populaire. Peu leur importe, puisqu'ils dédaignent tout ce qui leur est extérieur, étranger et donc hostile. Ce sont les plus nuisibles. Leur mépris et leur haine ordinaires et naturels nous gâtent la vie. Tout ce qu'ils touchent se transforme en crapaud. Leur haleine fétide nous pollue l'atmosphère plus gravement qu'aucun rejet de CO2. Pourquoi le peuple souverain ne les chargerait-il pas sur un bateau qui les déposerait sur une planète invisible, ou, plus simplement et rapidement, sur une île lointaine, où ils se reproduiraient et se dévoreraient entre eux, pour notre bien ? L'hospitalière Haïti pourrait faire l'affaire...

Près de six jours après le tremblement de terre en Haïti, le ministre français des Affaires étrangères faisait le point de la situation sur France Info. Il avait pris la peine d'essayer de ramener à la raison la corporations des polémistes professionnels, disons même, de les appeler à la pudeur. Pourquoi faut-il toujours que ces plaies ouvertes salissent ce qui est courageux et généreux ? Depuis certaines officines parisiennes, tout en effet est toujours trop ceci ou pas assez cela.
Bernard Kouchner rend hommage aux sauveteurs qui ne pourraient rien pour le microcosme des baveux, mais font tant pour les malheureux Haîtiens. Il souligne la mobilisation sans précédent de la communauté internationale, villipendée lors de la Conférence de Copenhague (7- 19 décembre 2009) sur le réchauffement climatique, et condamne ceux qui perdent leur temps à alimenter des polémiques sur l’organisation des secours en Haïti le mois suivant... Ne prennent-ils donc pas de repos ?

"L’effort de solidarité internationale est gigantesque, il n’a jamais été aussi grand", souligne le ministre français des Affaires étrangères. Dans ce contexte, on peut toujours polémiquer... "si on n’a rien d’autre à faire", précise Bernard Kouchner.

"C’est normal qu’il y ait la pagaille. Il n’y avait plus d’aéroport, plus d’électricité, une piste défoncée et les Haïtiens étaient partis (de l’aéroport). Il a fallu que les Haïtiens passent les consignes aux Nations unies et maintenant aux Etats-Unis, et je crois que ça marche mieux mais ça ne peut pas marcher bien. Et les gens qui protestent n’améliorent pas la situation", dénonce le ministre.

"Les choses s’organisent au mieux, c’est-à-dire, évidemment, pas suffisamment bien (...) Pensons aux gens qu’on a essayé de sauver, pensons à ceux qu’on a sauvés et pensons maintenant à la reconstruction. Ce qui est important ce sont les Haïtiens (...) et leur avenir", conclut le ministre des Affaires étrangères. Soyons positifs.

Dans un autre genre, on peut toujours écouter François Durpaire, historien qui s'est empressé d'abandonner la pétaudière Education nationale et les enfants de sans-papiers. Il milite désormais confortablement pour la prise en compte de la pluralité des héritages dans l'enseignement de l'histoire.
C'est ce qu'il faisait le 20 janvier dernier sur France Info.
VOIR et ENTENDRE Durpaire qui consacre peu de temps au drame haïtien. Il s'inquiète toutefois d'une possible prise de contrôle du pays par les Américains, se montre impressionné par la pluie de dollar et commence à trouver des excuses à Obama dont la capacité d'entraînement du pays s'avère fort décevante.

François Durpaire,france-info,20 01 10.mpg
envoyé par FranceInfo.

VOIR et ENTENDRE plutôt le ministre Kouchner


Bernard Kouchner 18 01 2010 envoyé par FranceInfo

Brève du jour
La larme à l'oeil, la tonitruante Raphaëlle Duchemin recevait ce matin -heureusement quand tout le monde est déjà sur pieds- Gégé Aschiéri, à quinze jours de son départ anticipé à la retraite (il n'a que 58 ans): que de nostalgie déjà !...

jeudi 21 janvier 2010

La grève dans l'Education, ça eût payé !

Mais ça ne fait plus que 15%
Pas de vue plongeante, bien au contraire...
Les photographes de presse sont des symapthisants


La CGT, Solidaires et la FSU ont tenté de pousser cinq millions de fonctionnaires à faire grève partout en France aujourd'hui jeudi et Unsa Education (Solidaires) et le Sgen-CFDT se sont associés au mouvement dans l'Education. Ils veulaient protester à nouveau contre les réformes gouvernementales de rénovation du pays.

Le Snes-FSU se voyait déjà à 40% de grévistes

A la mi-journée, les premières estimations de l'ampleur du mouvement par la FSU (SNES et SNU-ipp) sont annoncées. Le ministère de l'Education nationale dénombrait 15% des enseignants mobilisés: 17,69% d'enseignants grévistes dans le premier degré à la mi-journée, et 13,78% dans le second degré.


  • En revanche, le Snes-FSU, principal mobilisateur dans l'Education nationale, estimait que la grève était suivie par "plus de 40% des personnels" dans les collèges et lycées publics. Selon le SNUIpp-FSU , un enseignant sur trois des écoles maternelles et primaires aurait été en grève ce jeudi.


  • Dans la Fonction publique à la mi-journée également, le mouvement était encore plus faiblement suivi: 12,04% des agents de l'Etat, précisait le ministère de la Fonction publique (5,1% dans les collectivités locales et 2,93% dans les hôpitaux). Des chiffres contestés par les organisations syndicales : la CGT estime ainsi que près de 30% des fonctionnaires étaient en grève.

    Ce soir, les illusions sont tombées

    Ce mouvement chez les fonctionnaires a manifestement rencontré un écho limité, même si la proportion de grévistes dans l'Education nationale semble en légère hausse par rapport à la précédente journée de grève le 24 novembre, particulièrement faible. A l'époque, 13,4 % des enseignants du premier degré étaient en grève, contre 17,7 % jeudi, selon les chiffres du ministère. Dans le secondaire, 12,3 % avaient suivi le mouvement de novembre, contre 13,8 % jeudi. Progression impressionnante !

    Ce soir, le Snes-FSU n'en démord pas
    Il continue à intoxiquer l'opinion et à duper les militants. «En faisant grève à plus de 40%, les personnels du second degré ont clairement manifesté leur rejet de la politique éducative actuelle», a jugé le Snes.
    Les manifestants parisiens ont défilé derrière une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire «service public, notre bien commun». Ils ont dénoncé la révision générale des politiques publiques et les suppressions d'emploi dans les lycées, les communes, la culture ou les hôpitaux.



  • Le Snes critique en particulier les suppressions de postes d'enseignants, la dégradation des conditions de travail, la réforme du lycée et demande «une revalorisation digne de ce nom» pour les personnels.


  • La fonction publique territoriale s'est quant à elle mobilisée contre les «projets visant à limiter les recrutements des communes à des personnes sans statut» de fonctionnaire, «vulnérables aux pressions des élus», toutes tendances confondues, a souligné la CGT. «Près de 130 manifestations ont eu lieu en Province avec plus de 100.000 manifestants», dont beaucoup de retraités, a soutenu Jean-Marc Canon. Des chiffres lancés en concertation avec la FSU et Solidaires. La CFDT et l'UNSA se font plus discrets.

    Et que la fête continue, le 26 janvier...

    La fonction publique hospitalière avait notamment prévu de «s'exprimer alors que les pétitions contre les suppressions de postes se multiplient, que des hôpitaux ont connu de longues grèves et qu'une manifestation est prévue le 26 janvier contre la création d'un ordre infirmier», a expliqué Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT.

    Triste baroud d'honneur
    Gérard Aschiéri (FSU) peut prendre sa retraite (à 58 ans, né en 1952) avec l'assurance d'une piètre vie syndicale. Depuis 2001, son syndicat s'est effondré au fil de ses trois mandats.
    Peut-être recevra-t-il néanmoins la légion d'honneur...
  • lundi 25 mai 2009

    Syndicats : journée d’action d’entretien

    La déprime s’abat sur le mouvement syndical
    La famille éplorée:
    "tous ensemble" !
    Quelques mines d'enterrement
    en tête du cortège funéraire

    Les syndicats organisent demain mardi 26 une journée d'actions décentralisées destinée à entretenir la combativité du monde du travail.

    Elle devrait se limiter à des perturbations à la SNCF

    Le trafic ferroviaire
    sera perturbé mardi en France, en raison d'une journée d'action interprofessionnelle à l'appel des syndicats, dont l'ampleur s'annonce beaucoup plus limitée que les grandes mobilisations anti-gouvernementales de janvier et mars.
    Les syndicats réclament de nouvelles mesures sociales face à la crise, en particulier des revalorisations des bas salaires et une plus grande protection face aux licenciements.

    Le trafic des trains à grande vitesse (TGV) devrait être assuré mardi matin à hauteur de 75%, celui des trains régionaux à 50% et en région parisienne les trains pourraient fonctionner à 60% en moyenne, selon un porte-parole de la société nationale de chemins de fer SNCF.
    Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF avaient déposé un préavis de grève de 24 heures, qui a pris effet lundi soir.

    Le métro à Paris devrait être encore moins perturbé et fonctionner normalement. Quant aux trafics des bus et tramways ils ne devraient pas sentir les effets la mobilisation.

    Dans l'aérien
    , Air France a annulé quelques vols préventivement mardi matin à l'aéroport parisien d'Orly et prévu de légers retards au départ ou à l'arrivée de cet aéroport.
    ->
    Les pilotes de lignes ont réservés huit semaines à l’avance leurs perturbations des usagers les jours de grands départs en vacances d’été (Lien PaSiDupes) .

    Chantage aux députés qui doivent voter sur la représentativité du SNPL: en France, dans les services publics, le préavis légal de grève doit être remis à la direction de l'établissement au moins cinq jours francs avant le début de la grève.

    Les autres secteurs devaient être peu affectés par cette journée d'actions décidée début mai, par les huit confédérations syndicales françaises, trois semaines à l’avance.

    Harcèlement soutenu, de type velléités d’eunuques

    Selon le maître de harem, Gérard Aschieri, le meneur du syndicat FSU dominant dans l’éducation, cette journée constitue surtout "une journée relais" entre la mobilisation du 1er mai et celle du samedi 13 juin, pour laquelle les syndicats veulent "mettre le paquet" avant la pause estivale. Trois fois en six semaines, soit tous les 15 jours.

    Les modalités de l'animation syndicale seront disparates: distribution de tracts aux péages d'autoroutes ou sur des rond-points routiers, barrages filtrants, pique-niques, rassemblements devant le siège local de l'organisation patronale Medef.
    Festif, convivial et interactif ... A Paris, un rassemblement doit avoir lieu devant la Bourse.
    Cette dispersion, préviennent les syndicats, rend impossible toute comparaison avec les grandes mobilisations des 29 janvier, 19 mars et 1er mai.
    Elle permet seulement de gonfler les chiffres d’une kyrielle de mini-actions de printemps et d’en faire au total une addition salée.

    Où se produira mardi 26 le vrai-faux salarié socialiste

    Celui qui interpella le Che-Besancenot devant l’Assemblée Nationale et les caméras, le mardi 19 mai?
    Pouvons-nous postuler au casting socialiste ? (
    Lien PaSiDupes)

    lundi 15 décembre 2008

    Réforme des lycées : Darcos veut faire de la pédagogie

    La réforme repoussée, la mobilisation lycéenne continue !
    Xavier Darcos a annoncé lundi qu’il reporte d'un an la réforme du lycée, une décision qualifiée de "succès" par les syndicats organisations lycéennes. Bien que le ministre décide de rouvrir les discussions avec leur association ou fédération, les lycéens maintiennent toutefois leurs mobilisations, à croire que le « succès » n’est pas une victoire.
    > Cette décision a été prise durant le week-end, après "consultation" et "accord" du chef de l'Etat, a commenté le ministre sur Europe 1.
    "Nous avons trouvé qu'il était convenable de faire ainsi, parce que objectivement le climat ne se prête pas à avancer sereinement", a-t-il ajouté.
    > Le Premier ministre François Fillon a pour sa part justifié le report par un "besoin d'explication" et parce qu'"on n'est pas à trois mois près".

    Report n’est pas annulation
    > Le ministre de l'Education a d'abord annoncé lundi matin le report de la réforme de la seconde de la rentrée 2009 à la rentrée 2010. La conférence de presse de mardi au cours de laquelle il devait détailler la nouvelle seconde, a donc été "annulée".
    L’entourage du ministre a ensuite précisé que de ce fait, chaque étape de la réforme du lycée serait reportée d'un an: la classe de première nouvelle version sera pour la rentrée 2011 et celle de terminale pour la rentrée 2012.
    > Jusqu’à la fin de semaine dernière, la réforme de la seconde comportait notamment une semaine de 31 heures hebdomadaires, une année divisée en deux semestres, comme dans les facultés, mais trois heures de soutien, pour mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur et y éviter les redoublements. Les enseignants (et donc les lycéens entraînés dans leur lutte) redoutaient des suppressions de postes (exemple en sciences économique et sociale), des baisses d'horaires dans certaines disciplines et critiquaient surtout le calendrier de la réforme.

    Darcos veut faire de la pédagogie

  • X. Darcos prend acte de l’incompréhension lycéenne
    Il a en effet expliqué que le "consensus" obtenu dans un premier temps était "menacé par les attaques répétées des opposants à tout progrès du système éducatif".
    Depuis deux semaines, des lycées sont secoués par des éléments incontrôlés qui poussent les organisations lycéennes à la surenchère. Les mobilisations sont plus fortes dans l'Ouest qu’ailleurs. L’exemple des violences anarchistes en Grèce pouvait avoir un effet incitatif sur les éléments incontrôlés, extérieurs au milieu scolaire, et gâter les fêtes des Français et des touristes.
  • Le ministre entend donc "laisser plus de temps" pour "prolonger les discussions (...) en abordant sans tabou tous les sujets" et en veillant à "l'équilibre respectif des disciplines". Il a évoqué une "large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles".

    Les lycéens incapables de s’arrêter
    "Avancée" pour l'UNL, "succès, résultat des mobilisations" selon la FSU ( fédération dominante de l'Education), "bon sens" pour le syndicat Snalc-Csen et les chefs d'établissements du SNPDEN, "décision sage" selon l'UMP, "première mesure de sagesse" pour l'ex-ministre socialiste Jack Lang... les réactions ont été positives.
    > Toutefois, bien qu’entrée après la FIDL en conflit ouvert (lien PaSiDupes), l'UNL (principale organisation lycéenne) ne peut faire moins que la Fidl et a maintenu son mot d'ordre de manifestations jeudi, la Fidl appelant les lycéens à rester vigilants et à se mobiliser non seulement jeudi, mais mardi aussi.
    > Aujourd’hui lundi, des lycéens ont à nouveau manifesté, comme à Rennes, Brest, Vannes, Auray (Morbihan), Lille, Bordeaux, Agen, Montpellier, Lunel et Sète (Hérault). Des lycées ont aussi été bloqués ou perturbés: une vingtaine dans l'académie de Rennes, une quarantaine dans celle d'Aix-Marseille, 34 en Basse-Normandie, une vingtaine à Nantes.
    Une centaine de "réveillons revendicatifs", selon les Gentils Organisateurs de la FSU, devaient avoir lieu lundi 15 dans certains lycées. Les enseignants animateurs de la soirée sont volontaires : il faut dire qu’aucun Service Minimum d’Accueil n’est en principe nécessaire en lycées…
    > Dès ce report obtenu, des syndicats de la FSU et de l'Unsa-Education ont réclamé d'autres "gestes" du ministre (lien PaSiDupes), notamment en primaire concernant la suppression des postes d'enseignants spécialistes de la grande difficulté scolaire. Un syndicat de la FSU a aussi demandé un report de 2010 à 2011 de la réforme de la formation des enseignants, qui prévoit de nouveaux concours.

    Connaissez-vous plus fossilisé que le mammouth ?

    Est-il possible de rénover l’Education Nationale et de la faire entrer dans le XXIe siècle ?

    Question mentalités, que les enseignants sexagénaires soient ringards, passe encore, mais il est surprenant les vieux ados des lycées ne soient pas plus désireux d’adaptation de leur système scolaire à leur époque.
  • mardi 7 octobre 2008

    Grève pour le "travail décent", un fiasco

    Peu suivie, selon la presse alignée sur les syndicats
    La presse est-elle libre des syndicats ?
    L’idéologie la paralyse-t-elle toujours?
    Sans conviction et floue par force, elle déclare que des milliers de personnes ont manifesté mardi en France à l'appel de six syndicats. Ils demandaient que le social ne soit pas sacrifié sur l'autel de la crise financière, mais ils ont perdu l'oreille des travailleurs. Force Ouvrière et la CFDT n'ont cependant pas suivi le mot d'ordre et se sont montrés plus perspicaces.


    Ils s'étaient mis à six syndicats pour s'exposer à cet échec !
    Et peu d'organisations ont en effet appelé à la grève. Les perturbations ont été minimes dans les transports mais moins piètres dans l'Education Nationale, où a été testé pour la première fois le service minimum à l'école, après tout de même plusieurs répétitions en 2008. Des syndicalistes, comme Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU et va-t-en-guerre au bout du rouleau, ont reconnu que la mobilisation n'était pas "à la hauteur de ce qu'elle devrait être"! Jugement tout subjectif. "La dramatisation de la crise rend plus difficile la mobilisation", a-t-il avancé après coup. Mais alors que n’y a-t-il pensé plus tôt ? Ce fin stratège n'avait-il pas plutôt misé sur elle ?

    Journée mondiale pour le "travail décent"

    Un nouveau concept est né et les syndicats CFDT, CGT, CFE-CGC, FSU, Solidaires et UNSA ont saisi l'occasion de cette journée mondiale pour le "travail décent" pour rappeler leurs revendications sur le pouvoir d'achat, les salaires ou la durée du travail. Rien de commun avec le travail dans les pays où les conditions d’exercice ont motivé ce slogan supposé avoir un impact en Europe occidentale. Les salariés y ont eu plus de pudeur que leurs responsables syndicaux.
    Décidée de longue date, les syndicats ont espéré que cette mobilisation prendrait une tonalité particulière avec la crise financière internationale et, en France, le rebond du chômage en août, qui a d’ailleurs baissé à nouveau en septembre.
    Pour François Chérèque, dirigeant de la CFDT, cette journée est d'autant plus nécessaire qu'une "crise sociale" se profile derrière la tourmente financière.
    La plupart des organisations, tout en saluant comme la CFDT les efforts de Nicolas Sarkozy pour parvenir à une réponse européenne coordonnée à la crise financière, dénoncent la politique économique qui l’a fait élire contre celle de leur candidate malencontreuse.

    Le fiasco
    Cette journée organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI) devait être suivie dans 500 villes du monde et 87 en France.
    A Paris, les plusieurs milliers de personnes, c’était 5 à 6.000 selon une estimation de la police, mais plus de deux fois plus (13.000) d'après les syndicats : avec les camarades venus d’ailleurs !... Ils se sont rendus du métro Alma-Marceau à la place du Trocadéro où se tenait un meeting en présence de syndicalistes européens. A pied, contre le réchauffement de la planète, c’est mieux, c’est écolo … En Vélib’, ça aurait fait trop Verts ?
    L’hôte français est pourtant content de lui. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le seul fait, pour les organisations, d'avoir réussi à coordonner cette petite marche sur l'ensemble des continents, avec un « grand rassemblement à Paris, était "un événement en soi." L'a-t-il été en fait ?
    A Marseille, 20.000 personnes, selon les organisateurs, et 2.900 d'après la police, sont sortis de chez eux par ce grand beau temps.
    A Bordeaux, 2.000 personnes selon la police, 4.000 selon les organisateurs, ont aéré leurs calicots. "Suppressions d'emplois: stop !", "Public-privé, ensemble refusons la régression sociale", pouvait-on lire sur une banderole. Mais qui les lit encore ?
    La mobilisation était faible, également, à Lyon où 4.600 personnes selon les syndicats, et 2.600 selon la police ont défilé pendant une heure entre le palais de la bourse et la bourse des valeurs. On n’est plus à 2.000 près !
    S’il faut continuer comme ça, la situation à Toulouse, où près de 3.000 personnes selon la police, plus de 4.000 selon les organisateurs, n’était pas plus glorieuse.

    Les appels à la grève, lancés pour la plupart par la CGT et Sud, n’ont pas mieux été suivis.
    Selon la direction de la SNCF, aucune perturbation n'était signalée au niveau national et "seulement quelques retards au niveau régional", notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Centre. Et les caténaires n’ont donc pas flanché !
    La compagnie Air France n'a pas signalé de perturbations non plus en dépit d'un préavis de grève dans le contrôle aérien.
    Dans le secteur de l'énergie, EDF a dénombré 5,2% de grévistes.
    Dans la fonction publique, la participation à la grève était de 3,3% contre 4% en juin dernier, selon le ministère.
    Dans l'Education Nationale, le ministère a fait état à la mi-journée de 5,37% de grévistes, 4,96% dans le premier degré et 6,04% dans le second degré. La journée d'action des enseignants "est un flop mais je n'en tire aucune conclusion", a commenté le ministre de l'Education, Xavier Darcos. L’animation du pavé pariisien n’est plus ce qu’elle était. Est-ce qu’il s’ennuierait Rue de Grenelle ?
    Dans le primaire, le SNUipp (FSU) avait appelé à la grève dans une trentaine de départements et annonce, sans ciller, que les taux de grévistes variaient de 10% à … 55%. Ce qui ne fait pas une moyenne ! … Mais certains admettent que sans calculette, ils ne savent plus compter ou prennent le signe ‘multiplier’ pour la touche ‘ajouter’. Dans le second degré, près d'un enseignant sur trois était en grève, selon le SNES (FSU). On aurait à ce point sous-estimé les dégâts des maths modernes, qu’ils n’arrivent plus à dénombrer leurs adhérents grévistes ?

    Le "rassemblement de la fraternité " des syndicats européens
    Les salariés sont bien contents que leurs meneurs se soient rencontrés sur le pavé de Paris. Mais qu’ont-ils retiré de ce rassemblement de nostalgiques archaïques pour leur pouvoir d’achat ? Quels privilèges ? La honte ! Certains journaux, comme La Provence n’en ont même pas fait leur titre et, sur la Canebière, certains cherchent toujours l’article en pages intérieures…

    Allez, la suivante ne peut qu'être meilleure !
    A quand la prochaine farce des syndicats ?

    mardi 10 juin 2008

    En relativisant l'échec, Aschieri souligne la désastreuse mobilisation de l’ensemble des fonctionnaires

    Education : la FSU et Aschiéri continueront malgré leurs échecs à répétition

    Grève, leur activité principale
    Travailler moins pour gagner plus

    Selon le ministère de l'Education, seuls 4,49% des enseignants étaient en grève alors que le SNES-FSU fait état de près d'un enseignant sur cinq qui aurait cessé le travail. Lire PaSiDupes

    20% ? Mais alors, pourquoi cette piteuse déclaration ?

    "Le résultat de la grève est sans doute décevant [il n'en est pas sûr!...] mais ce n'est pas les chiffres des ministères. On pense que c'est un peu plus.[15% de plus, est-ce un peu plus?] Il n'en reste pas moins qu'on est dans les eaux basses", a tout de même confessé sur BFM Radio Gégé Aschiéri qui mène son syndicat au bord du gouffre.

    Il est grave, Aschiéri
    Il prétend qu’il s’y attendait mais à néanmoins poussé ses troupes au carnage médiatique et moral.
    L’irresponsable ose déclarer : "On s'y attendait un peu parce que la date n'est pas très propice. Il y a la journée du 17 (juin) qui arrive après" sur les retraites et le temps de travail » Cà ressemble fort à un défaut de concertation, voire à une incapacité au dialogue intersyndical.
    Mais, un brin maso, le gris Aschiéri, confirme son absence de lucidité, rééllement brouillée de haine.
    "Cela ne signifie pas qu'il y a pas de la mobilisation et de la combativité", a-t-il timidement avancé.

    Chic, alors !
    Selon le dirigeant syndical en perdition, "on constate un appétit pour d'autres formes d'action" comme la "nuit des écoles" prévue le 13 juin, pendant laquelle des parents et des enseignants prévoient de dormir dans les établissements pour protester contre la politique du gouvernement en matière d'éducation.

    Une animation de plus dans les écoles
    Lieux de vie et de contestation, mais tout sauf d’apprentissage,sans aucun doute RESF est de la partie

    Education : encore une grève rien que pour le plaisir

    Le ministère de l'Education fait état de 4,49% de grévistes
    Selon le SNES-FSU, pourtant majoritaire, qui appelait à la mobilisation ce 17 juin, près d'un enseignant sur cinq aurait été en grève dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires contre les réductions d'effectifs et le projet de loi sur la mobilité. Cela ferait 20% !
    Par chance pour ses élèves -s'il en a...- Aschiéri n'est pas prof de maths, ni de sciences économiques (actuellement la filière ES n'aurait pas besoin de cet exemple malheureux): c'est un rêveur, un lettreux qui fait la contre pub de la section L...
    "En dépit des spécificités liées à la période (établissements centre d'examen, arrêt des cours dans la majorité des lycées, conseil de classe), et à la tenue des examens
    (les épreuves écrites du bac n'ont pas commencé !) , près d'un enseignant sur cinq, notamment en collège, a fait grève", prétendent… les organisateurs.
    Son décompte objectif inclut les absents, les détachés, les profs sans élèves, les profs admis à l’infirmerie, en état de choc, pour cause de crachats ou d’insultes et de coups de couteaux.


    Sérieusement maintenant, le taux réél de participation à la grève dans la Fonction publique atteint 4,49% dans l'Education à la mi-journée, selon les chiffres diffusés par le ministère de l'Education.
    Les enseignants des collèges sont les plus mobilisés, bien que non concernés par la réforme du lycée : le taux de participation y a atteint 8,82%, selon ce décompte (ce qui n'a rien à voir avec les 20% rêvés par la FSU, décidemment coupée de la réalité).
    Dans le primaire, 4,3% des professeurs ont cessé le travail, 1,14% des enseignants dans les lycées professionnels, malgré la réforme du bac pro que la presse dit contestée dans ce milieu, et 2,55% dans les lycées d'enseignement général.

    Ils s'étaient mis à trois syndicats de fonctionnaires - FSU, CGT et Sud/Solidaires - pour appeller à une journée de mobilisation nationale contre les suppressions de postes et le projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique. Ils représentent environ 40% des effectifs. Ni le SGEN-CFDT, ni le SNALC ne s'était associé à cette mascarade.

    Bon, alors finies les randos urbaines et maintenant au travail, sur les apprentissages fondamentaux ?


    Ne rêvons pas !


    Maintenant, "le Snes appelle à réussir la journée interprofessionnelle du 17 juin (retraites et temps de travail) et de faire des 16 et 26 juin, respectivement, jours du premier écrit du baccalauréat et des épreuves du brevet, des journées d'expression des personnels et d'interpellation du gouvernement", poursuit le texte.


    Morale laïque à l'école:
    Menaces, malveillance et harcèlement ?

    samedi 24 mai 2008

    Professeurs : après celles des lycéens, leur manifestation foire

    Les syndicats enseignants ne mobilisent plus
    Le mouvement des enseignants contre les suppressions de postes tourne en eau de boudin…. Les défilés et rassemblements organisés samedi 24 dans toute la France à l'appel de pourtant …19 organisations du secteur éducatif ont faiblement mobilisé.
    Samedi, la plus grosse manifestation de la journée a eu lieu à Paris avec 4.000 personnes selon la police, 7.000 selon les syndicats. Et France Info ne dit plus mieux ?

    Ailleurs en France, les estimations peuvent varier du simple au double et même au triple. Les protestataires étaient entre 1.500 et 4.000 à Toulouse selon les sources, 800 à …1.500 à Lyon, entre 600 et …2.000 à Montpellier, 450 à 1.500 à Saint-Etienne, entre 360 et un millier à Bordeaux, entre 300 et 500 à Marseille, et selon les propres chiffres de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education), 2.000 à Rennes, 1.500 à Pau, 500 à Niort, 300 à Périgueux et Guéret ou encore 100 à Tulle et Montauban. Y compris les parents d’élèves ? Et les retraités ? Et les manifestants de tous les coups ?

    L'agence de presse française capable de désinformation militante en a rabattu ! Les photographes n'ont pas abusé des plans larges...

    · Des milliers de parents, profs et élèves manifestent contre les suppressions de postes - A*P - il y a 2 heures 45 minutes
    Une heure plus tard, l’agence de presse partisane doit mettre de l'eau dans son vin et s’aligner piteusement sur l’avis général :
    · Suppressions de postes: mobilisation en demi-teinte des profs, lycéens et parents d'élèves - A*P - il y a 1 heure 44 minutes
    · Bien essayé !...

    "On a besoin de souffler un peu", a reconnu à Montpellier Bernard Dufour, secrétaire départemental du SNES-FSU dans l'Hérault. Une façon honnête de dire que le mouvement est désavoué. Où étaient les lycéens ?
    "C'est indéniablement plus faible que les précédentes mobilisations. Mais si on tient compte du fait que c'est la quatrième en dix jours, en comptant la mobilisation sur les retraites, cela témoigne d'une combativité réelle qui se maintient. C'est loin d'être négligeable", a tout de même prétendu le secrétaire général de la FSU, l'ineffable Gérard Aschieri.

    D’Jack Lang était là, mais il ne draine pas les foules, comme au Festival des Vieilles Charrues, selon lui… L'ancien ministre socialiste de l'Education était venu apporter son soutien aux manifestants, mais seulement juste avant le départ du défilé, le temps de se pavaner devant les caméras, dénonçant selon lui un "plan gouvernemental déterminé, écrit, pensé, d'affaiblissement, d'appauvrissement de l'école de la République".
    Selon le secrétaire général du Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA), non représentatif, "le message de cette journée est malheureusement le même que lors des précédents défilés puisque Xavier Darcos oppose une fin de non-recevoir au simple fait de discuter du nombre de postes", a gémi Luc Bérille.
    Outre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008, Bérille estime qu'il faut aussi "commencer à parler du budget 2009 avec une annonce de suppressions de postes qui pourrait être aux alentours de 20.000". Et selon lui, "si on applique à la lettre le principe d'un fonctionnaires sur deux partant à la retraite, ce sont 85.000 postes qui seront supprimés à l'Education nationale d'ici cinq ans". Une estimation du même tonneau que celle des participants au défilé du jour .

    Les fédérations de l'Education jugent raisonnable de se rencontrer mardi prochain pour décider des suites du mouvement. Celles de la Fonction publique ont décidé de se voir le même jour, alors que les fonctionnaires -dont les enseignants- s'étaient mobilisés le 15 mai dernier contre les restrictions budgétaires et le non-remplacement d'un poste sur deux à la faveur des départs en retraite: dégraisser le mammouth! Allègre a essayé de le faire, Darcos le fait.
    De son côté, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, recevra les syndicats lundi et mardi avec à l'ordre du jour le projet de loi sur le service minimum d'accueil (SMA) des élèves du primaire en cas de grève.
    Sans attendre la décision de ses confrères représentatifs, le SE-UNSA donne déjà le ton en annonçant qu’il compte proposer à ses partenaires syndicaux l'organisation d'une manifestation nationale unitaire à Paris ...à l'automne "au moment de la session parlementaire sur le budget". Un jeudi ?... "Le ministre nous accuse de vouloir 'toujours plus'", a poursuivi ce brave Bérille. "Mais je constate que le gouvernement refuse toute discussion sur son orientation qui est 'toujours moins de moyens". Bérille et l'UNSA sont aptes au dialogue, c’est clair…

    jeudi 22 mai 2008

    À Paris, les syndicats ont joué l’unité et la détermination

    La presse militante maquille l’échec de cette journée

    Le succès de ce mouvement –ou son échec– se fera sur les échos qu’en donnera la presse. Les syndicats n’avoueront pas leur déception. Jean-Claude Mailly pour FO a d’ailleurs déclaré à la mi-journée que « à priori, la grève est un succès ». Donc, pourquoi défiler ?
    Déjà l’agence de presse R****** déclare que les dirigeants des huit principaux syndicats ont défilé côte à côte jeudi à Paris avec plusieurs milliers de manifestants pour marquer leur unité et leur détermination face à la réforme des retraites. Elle ne dit pas que la bande des cinq (plus les non représentatifs) n’étaient pas côte à côte pour les mêmes raisons !...
    La plupart des syndicats a donc estimé que le rapport de forces devrait d'ores et déjà inciter le gouvernement à revoir son projet. La journée n’a rien ajouté et le discours reste inchangé: le pays aurait pu éviter de faire les frais de l’immobilisme d’une gauche incapable d’évolution.


    De source syndicale, le défilé parisien a rassemblé 70.000 personnes, selon Force ouvrière et la CGT. La police cite le chiffre de 28.000 manifestants. On comprend dès lors que les organisations syndicales tiennent à décompter les manifestants de province. Alors là, on atteint encore le niveau de l’hallucination : 400.000 pour FO (qui comptait sur 500.000) et …700.000 pour la CGT : pas besoin de la police pour être en désaccord.
    "Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général va-t-en-guerre de FO.
    "Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.
    Pour Annick Coupé, de "Solidaires" (syndicat non représentatif), il y a une présence importante du secteur privé dans les manifestations et le gouvernement "ne pourra pas jouer la division." A ce détail près, que leurs revendications ne sont pas les mêmes…
    "Si ce soir, le gouvernement n'annonce pas qu'il arrête, il faudra des suites", a-t-elle menacé. "Nous pensons qu'un construisant un rapport de force, nous pouvons faire reculer le gouvernement."

    Sans chercher à gommer leurs divergences sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, les responsables des syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC se sont retrouvés autour d'un mot d'ordre unique et rassembleur, mais qui cache les divisions,, la défense de la "retraite solidaire". Sans précision des 41 annuités, sur lesquelles ils sont divisés.
    Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants qui s’étaient d’abord tenus courageusement en retrait et maintenant les pêcheurs, la FSU et l'UNEF dans son ombre, ainsi que l'UNSA et Solidaires, syndicats non représentatifs dans leur sillage, figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.
    De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop." Certains réclamaient même le retour à 37,5 annuités, tout l’après midi à longueur de bulletins sur France Info. La radio publique a même trouvé deux …médecins, polyvalents des manifs,dont le sort a dû émouvoir les masses laborieuses.
    Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité." La solidarité avec le Tiers –voire le Quart– monde, va arranger les affaires…
    Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant. Si remarquable, que l’agence de presse l’a notée! Pour ses prochaines dépêches, PaSiDupes peut lui proposer cette pensée : « A force de travailler, est-ce qu’il ne me restera assez de retraite ? » D’autres, qui travaillent 110 heures de moins que dans les autres pays européens, on craint de mourir au travail. A ceux-là il est déconseillé de franchir le Rhin en 2012 : l’Allemagne en sera à 67 annuités ; ils risquent de parcourir des étendues de cimetières…

    La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a également déployé des banderoles au niveau du Cirque d'Hiver, dans le 11e arrondissement. Ca change de l'image lisse présentée par Besancenot à Drücker. "On sent que le mécontentement continue à monter", a dit son porte-parole Olivier Besancenot ! PaSiDupes ne voulait pas vous priver de cette analyse.

    Les dirigeants syndicaux veulent gommer leurs dissensions d'il y a cinq ans, quand François Chérèque, dirigeant de la CFDT, était accusé d'avoir soutenu la réforme des retraites de François Fillon en 2003. Tout comme Gérard Aschiéri (FSU) qui sur le perron de Matignon avait brisé les enseignants dans leur élan en annonçant « des avancées » !… C’est la raison pour laquelle il lance maintenant ses troupes dans la bataille.
    Et les différences d'analyse persistent. La CGT, FO, la FSU et Solidaires refusent catégoriquement l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans exigé par la situation. Tandis que la CFDT en accepterait le principe si tout était fait pour améliorer la situation des seniors.
    "La CFDT est la mieux placée dans la rue car nous sommes cohérents avec nous-mêmes", a dit François Chérèque. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, également socialiste ?…
    Le responsable de la CFDT a souligné que le passage à 41 ans de cotisation était inscrit dans la loi de 2003 mais qu'il n'était pas automatique et pouvait "être différé en fonction de la situation des seniors."
    "Les conditions ne sont pas réunies et donc il doit être différé", a-t-il insisté.
    Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le recours systématique à l'allongement de la durée de cotisation condamnait "la masse des salariés français à un niveau de revenu légèrement au-dessus du seuil de pauvreté et non pas une retraite à taux plein." Victor Hugo, au secours !

    mardi 20 mai 2008

    Jeudi 22, une "démonstration de force" des syndicats

    Baroud de déshonneur : une journée à risques
    Les syndicats appellent encore à manifester jeudi, dans le public comme dans le privé, avec des préavis de grève dans les transports notamment, pour s'opposer à la modernisation du pays par le gouvernement en matière de retraites : la réforme entérine l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation, contre 47 prochainement en Allemagne...
    Une union apparente
    Les cinq confédérations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et la FSU, auxquels s’associent évidemment les non représentatifs (Solidaires (Sud) et l'UNSA), ont fixé le mot d'ordre flou, démagogique et douteux de cette journée : "la défense de la retraite solidaire", menacée selon elles par le projet gouvernemental présenté fin avril.
    La CGT promet une "nouvelle et puissante démonstration de force", après les grèves et manifestations du 15 mai dans la fonction publique, qui ont réuni entre 200.000 et 300.000 manifestants. Pour Jean-Claude Mailly (FO) comme pour Jean-Louis Malys (CFDT), la mobilisation sera "forte". Il parie même sur 500.000.

    Les syndicats fanfarons ne sont pas si sûrs de leur coup, alors ils fixent leurs propres règles d’appréciation. Ils insistent pour que le succès de la mobilisation ne soit pas mesuré à l'aune des taux de grévistes, mais à celle de la participation aux quelque 80 manifestations prévues. Pourtant les estimations par l’agence de presse française et par France Inter ou France Info leurs sont toujours favorables au-delà de tout réalisme.
    Révélateur aussi de leurs incertitudes, dans certains secteurs, des préavis ont été déposés pour que ceux qui le souhaitent puissent faire grève, mais il n'y pas formellement d'appel à la grève ! Ils pourront venir se montrer… "L'objectif, ce n'est absolument pas de mettre les gens en grève", estime Jean-Louis Malys (CFDT), jugeant que certains salariés pouvaient manifester en prenant par exemple des RTT. C'est donc fait pour çà, les RTT ? Si les parents d’enfants à l’école primaire n’ont pas déjà épuisé leur quota, grâce aux lycéens.
    Une galère annoncée
    Transports
    ?
    Deux TGV sur trois circuleront en moyenne jeudi sur le réseau national, ainsi qu'un Transilien sur deux, un TER sur deux et un Corail sur deux, mais le trafic des Eurostar, Thalys et Lyria sera normal, selon les prévisions diffusées mardi par la SNCF pour la journée d'action sur les retraites.
    Dans les transports, où le service minimum sera mis en oeuvre pour la deuxième fois au plan national, les huit syndicats de la SNCF et trois seulement des huit de la RATP ont déposé des préavis de grève.
    Il faut savoir en effet que certaines lignes de métro sont le domaine réservé de la SNCF et que les autres sont celui de la RATP ! C’est simple… Illustration ? La RATP prévoit un trafic normal ou quasi-normal sur l'ensemble du réseau, sauf sur la ligne B du RER où un train sur deux circulera. La SNCF n'a pas encore fait de prévision.
    Des préavis de grève ont été déposés dans au moins 53 réseaux de transports urbains de province dont Lyon, Marseille et Toulouse. Ces villes ne sont pas toutes à gauche, mais les Marseillais devront courber l’échine.
    Dans le domaine aérien, quatre syndicats d'Air France ont appelé à la grève. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) à nouveau, des perturbations sont possibles en début de journée, à Marseille-Marignane notamment, et le programme des vols pourrait changer.

    Pour la fonction publique, d'une part, cinq fédérations –représentatives ou non- (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC) appellent à participer "massivement aux manifestations", et à "toutes formes de mobilisations, pouvant aller jusqu'à la grève". Mais d'autre part, la CFDT et l'UNSA appellent également à manifester, sans avoir déposé de préavis de grève.
    Gérard Aschieri (FSU) est merveilleux ! Il avoue maintenant que la manif du 15 n’a pas été aussi réussie que l’a dit la presse… Il souligne que "les taux de grévistes du 22 mai ne pourront pas être comparés à ceux du 15", l'objectif étant de "réussir les manifestations". Surtout pour les enseignants, les retenues de salaires lors des précédentes grèves commencent à peser. Ils ne pourront pas même se défiler en se dissimulant derrière les lycéens : la saison des examens a commencé…

    Action syndicale dispersée
    Si tous les syndicats font bloc contre l'allongement à partir de 2009 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein, certains comme la CFDT se distingue et plaident pour qu'il soit conditionné à des résultats en matière d'emploi des seniors, tandis que la CGT et FO ne veulent pas en entendre parler.
    Cette nuance importante explique le slogan vague de l'appel intersyndical
    , qui ne mentionne pas explicitement l'opposition aux 41 ans.
    Les syndicats ont aussi des désaccords sur leurs propositions de nouveaux financements des retraites, mais tous regrettent la faiblesse des mesures annoncées fin avril pour garantir le niveau des pensions (dont une hausse de 0,8% au 1er septembre). Ils dénoncent de manière générale le "blocage" du gouvernement face à leurs revendications.
    Les nostalgiques de la cogestion font de la résistance : les immobilistes ont conservé l’habitude de la grève sur le tas et n’acceptent de se bouger qu’en cortège… Les randonneurs Français quant à eux sont restés échauffés !

    mercredi 16 avril 2008

    Xavier Darcos dialogue à nouveau avec les organisations lycéennes

    Les nostalgiques de la gestion paritaire s’obstinent
    Outre des retraités, intermittents du spectacle de rue et oisifs de tout poil, des lycéens, enseignants et parents d'élèves (disponibles le mardi non pas pour garder leurs enfants mais pour une petite cure de jouvence) se sont mobilisés en nombre mardi avant les vacances à Paris, où ils étaient au total quelques dizaines de milliers à défiler contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes que Xavier Darcos a défendues avec la même détermination. A Paris, les manifestants, toutes catégories confondues, y compris les militants de la CGT réquisitionnés, étaient 20.000 selon la police, 40.000 et jusqu’à 50.000 selon les organisateurs. Ils vont bientôt en annoncer trois fois plus : même la CGT se contentent de seulement les doubler…

    Côté manifestant, en dépit de la réalité du terrain, Alix Nicolet, présidente de la Fidl, n’a pas craint d’affirmer : "On est en train de creuser le rapport de force avec le ministre" ! Son compère de l'UNL, Florian Lecoultre a ajouté : "Les lycéens sont satisfaits d'être associés à une réforme du lycée. On retiendra donc que l'UNL admet que le gouvernement pratique la concertation. Mais, à la façon de son mâitre, Gérard Aschiéri, le meneur des professeurs du SNES-FSU, il a estime que "la revendication centrale reste les moyens". Bien que la démonstration de mardi ait été un franc succès, elle ne semble pas si déterminante que cela, car Florian Lecoultre, le président de cette organisation abusivement qualifiée de 'syndicat', a appelé à une nouvelle mobilisation jeudi. Ces défilés à répétition laissent la grande majorité des lycéens de marbre, pour peu qu’ils veuillent acquérir non seulement le niveau du bac, mais celui qui leur permettra de ne pas se faire éliminer de l’enseignement supérieur, puisque ni la randonnée ni le graphisme sur banderole n’est inscrit dans le cursus universitaire : ils ne rapportent aucun point en première année, sauf pour faire carrière au PS qui ne recrute que les meilleurs meneurs, comme le MEDEF.

    Côté enseignant, l'appel à la grève en Ile-de-France, seule avec Bordeaux à ne pas encore être en vacances de printemps, a été suivi par moins d'un professeur sur cinq selon le ministère, près d'un sur deux , selon le principal syndicat, le SNUipp-FSU, mais seulement un sur quatre (26%)dans le primaire, selon le ministère. Le zélé SNUipp du primaire anticipe donc les problèmes du lycée ? Il serait donc plus sensibilisé que les professeurs de lycée pourtant directement concernés puisque le SNES-FSU ne juge pas utile de perdre des journées de salaires pour des suppressions de postes qui ne l’affectent donc pas tant que cela! Ils envoient les jeunes au front...
    Nouveauté mardi, de nombreux professeurs des écoles ont grossi les rangs du front anti-Darcos lycéens-étudiants-enseignants-parents, constitué la veille avec un appel de 18 organisations à deux nouvelles journées de mobilisation les 15 et 24 mai. L’appellation -très personnalisée- de ce front anti-Darcos est symptomatique de la volonté politique des enseignants d’utiliser les lycéens pour en découdre avec le gouvernement.

    Pour ce qui est des programmes du primaire à proprement parler, puisque la réforme du bac pro est devenu le cadet des soucis des responsables lycéens, X. Darcos a assuré que "plus de la moitié des enseignants sur deux les approuvent".
    Pourtant, contre toute évidence,"ce qui anime les professeurs des écoles aujourd'hui, ce sont des questions éducatives" et non de moyens ou de conditions de travail, a insisté Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, en fustigeant la "volonté du ministre d'imposer une vision passéiste de l'école"... Ce qui est un comble de la part d’un syndicat qui entend figer l’école et invoque Jules Ferry en permanence. Très hostiles aux nouveaux programmes de l'école primaire présentés le 20 février par le ministre Darcos, des professeurs des écoles souhaitent que "le ministre prenne la mesure du mécontentement" qu'il suscite et qu’il "s'appuie sur leur "expérience professionnelle", a ajouté M. Moindrot. Que le ministre s’appuie sur ce que l’Europe évalue comme un échec lorsqu’elle fait le constat de ses résultats?
    Ce syndicat passéiste refuse toute évolution et se fige dans un système qui n’a pas fait ses preuves et que l’Europe situe très moyennement parmi les autres nations. Les maths modernes lui convenaient très bien, comme la méthode globale d’apprentissage de la lecture ! Le SNIuipp et les IUFM recommandent encore la méthode semi-globale pour ne pas admettre leur erreur. Ajoutez à cela que les syndicats enseignants font un blocage sur tous les projets dont ils n’ont pas l’initiative, gardant la nostalgie des époques où ils squattaient le ministère et décidaient de ce que le ministre mettait en œuvre : la gestion paritaire est morte mais ils ne se résignent pas à faire leur deuil.

    Xavier Darcos a rétabli la vérité sur las suppressions effectives de postes d’enseignants (3.500) : LIRE PaSiDupes. Il a en outre suggéré un travail avec les organisations lycéennes sur une réforme du lycée passant entre autres par l'accroissement de l'autonomie des élèves -une vieille revendication tarte à la crème que la gauche au ouvoir n'a pas satisfaite- et la création d'un réel statut lycéen, des revendications traditionnelles de l'UNL et de la Fidl. Les parents qui pratiquent l'autonomie savent ce que çà donne...

    300 lycéens ont manifesté à Bordeaux, 100 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et 100 à Grenoble, selon les organisateurs (diviser par deux au moins pour avoir la vérité), alors que les vacances débutent vendredi en région parisienne, terrain principal et presqu’exclusif de la contestation depuis plus de trois semaines. Les syndicats organisations lycéennes se sont pourtant dites confiantes dans la poursuite du mouvement. "La Fidl a un très gros comité parisien: il va aller aider la province à amplifier la mobilisation" lorsque la zone B rentrera de vacances, a assuré Alix Nicolet. ‘Aider’ signifie en fait ‘débaucher’: ce qui n'est pas gagné car la province n'aime pas se faire dicter sa conduite par Paris et ce qui met en évidence que le mouvement n’est pas aussi important que le prétend la presse militante. Quant à la cause!...
    De son côté, le jeune Florian Lecoultre, passéiste, remue le passé pour évoquer l'exemple du mouvement anti-CPE qui a survécu en 2006 à un long mois de vacances tournantes.
    Quant à Gérard Aschieri (FSU), il a rappelé les "larges perspectives" du mois de mai avec, outre les 15 et 24 mai, une manifestation nationale à l'appel de sa fédération, le 18. Passéiste, le retraitable Aschiéri va-t-il évoquer Mai 68 avec nostalgie
    Les deux organisations lycéennes ont confirmé que le ministre, Xavier Darcos, leur maintient ses portes ouvertes et poursuivrait le dialogue mercredi.

    dimanche 13 avril 2008

    Vers un accroissement de la "mobilité" des fonctionnaires

    Projet de loi adopté en conseil des ministres
    Eric Woerth, le ministre du Budget, a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi destiné à "fluidifier" la Fonction publique.
    Le texte instaure un "droit à la mobilité" qui offre la possibilité aux fonctionnaires de changer de métier en supprimant certaines barrières statutaires. Des primes seront créées par décret à cet effet pour encourager la mobilité. Le projet de loi instaure
    - "droit au départ" pour les 5,2 millions de fonctionnaires, sous réserve d'un préavis de trois mois: une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un agent vers le privé ou vers une autre administration comme c'est aujourd'hui le cas.
    - une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique
    - plusieurs mesures en cas de "restructuration", si l'emploi est "supprimé" ou "modifié": réorientation professionnelle, prime, allocation d'aide au conjoint.
    - le cumul d'emplois à temps incomplet,
    - ainsi que le recours à l'intérim ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.


    Les agents refusant successivement trois emplois seront "mis en disponibilité d'office" ou à la retraite.

    "La mobilité des fonctionnaires est un enjeu essentiel de la réforme de l'Etat. Ce texte permet d'offrir de réelles opportunités de carrière aux fonctionnaires. Nous pensons que c'est le meilleur moyen de les motiver tout au long de leur parcours", a commenté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel mercredi.
    La Fonction publique compte actuellement "15 à 16% d'agents contractuels", a précisé mercredi le ministre Eric Woerth sur France Inter. "Il y a 5% aujourd'hui des fonctionnaires qui changent de poste. Ce n'est pas assez", a-t-il estimé. "Il faut évidemment fluidifier tout cela: c'est bon pour le service public et c'est bon pour les fonctionnaires".
    Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, André Santini, a pour sa part expliqué sur France-info : "Nous voulons que les fonctionnaires aient un droit à la mobilité. Désormais, l'obligation sera pour l'administration de respecter ce droit". Il a aussi assuré que "la mobilité est aujourd'hui un outil de promotion, elle donne à l'agent la maîtrise de son destin […] Cette mobilité ne doit plus être pénalisante pour l'agent, elle doit être valorisée". Selon M. Santini, le projet de loi doit être soumis aux sénateurs "d'ici la fin du mois".

    "Ce projet constitue une boîte à outils pour permettre des plans sociaux adaptés aux restructurations des services", a déclaré mercredi Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, syndicat d’enseignants qui actuellement se consacre passablement à l’ "encadrement" des lycéens dans la rue). "Ce n'est pas au service des personnels mais au service des directions qui voudront faire des plans sociaux", a-t-il insinué selon son idéologie passéiste. Dommage qu'il n'ait pas été aussi pugnace sur le sujet des retraites de fonctionnaires...
    Le texte doit être examiné le 29 avril par le Sénat avant un passage en juin devant l'Assemblée nationale, a-t-on indiqué mercredi de source parlementaire.

    mardi 20 novembre 2007

    Aschieri: "la grève est réussie"!

    Gros Gérard comme devant est content
    Guerre des chiffres.
    Avant même le rassemblement de l'après-midi, le secrétaire général de la FSU, syndicat de gauche, s'est cru autorisé à affirmer que la grève est largement majoritaire dans le premier et le second degré". Selon lui, dans les écoles maternelles et primaires, 65% des enseignants auraient cessé le travail, confirmant nécessairement des prévisions annoncées, dès lundi avant la grève de ce mardi, par le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans le premier degré. C'était prévu comme ça avant, on ne va pas se déjuger après… Dans les collèges et les lycées, on aurait "un taux global de grévistes de 58%", selon le SNES-FSU. "La mobilisation est particulièrement forte dans les collèges, avec des taux de 60% et des pics à 80%", comme au bac (!), a déclaré une porte-parole du SNES.

    Des sources 'objectives', par conséquent... Ces chiffres sont collectés par le syndicat auprès d'un échantillon de 200 "établissements-tests". Sur des critères non communiqués. Mais on sait que les enseignants malades, ou qui n'ont pas cours ce jour là, sont comptés absents, DONC grévistes! Leurs élèves sont du même coup déclarés grévistes, et non pas victimes de l'absence de leurs professeurs. Un prof (des écoles ou non)°absent à 8 heures ou 8 heures 30 et c'est entre 24 et 30 élèves déclarés grévistes. Une même cause peut rapporter deux fois. La double peine peut être positive, alors?
    Les chiffres du ministère de l'Education nationale ne confirment pas! Le ministère a "démenti formellement les chiffres de la FSU". Selon lui, Une moyenne de 38,98%
    des enseignants du primaire et du secondaire étaient en grève ce mardi dans le cadre de la journée d'action des fonctionnaires.
    Qui fait grève et pourquoi?

    - Les huit fédérations de la fonction publique d'Etat, des hôpitaux et des collectivités territoriales, qui peut concerner jusqu'à 5,2 millions de salariés.
    - En détail : Education nationale (écoles, collèges et lycées sous l'emprise de la FSU), hôpitaux, finances (impôts, douanes, Banque de France, sous l'emprise de la CGT), aéroports, entreprises (La poste, France Télécom, (lorsqu'elles sont aussi sous l'emprise de la CGT), presse (Nouvelles Messageries de la presse parisienne, qui est CGT !).
    Ils font grève
    - Pour leur pouvoir d'achat. Les fonctionnaires souhaitent obtenir des hausses de salaire, soulignant qu'aucune augmentation n'a été accordée pour 2007.

    - Contre les 22.900 suppressions de postes prévues au budget de l'Etat en 2008.
    Lorsqu'il s'agit par exemple des 11000 et quelques postes dans l'Education, il n'est pas inutile de rappeler aux parents qu'ils ne sont pas tous des postes d'enseignants…
    Les perturbations attendues dans les services publics ce mardi:
    - La Poste, les Impôts, les hôpitaux mais également le trafic aérien devraient être perturbés. Bien que les contrôleurs aériens ne soient ni des précaires ni de bas salaires, loin s'en faut, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) s'attend à des perturbations pour les aéroports d'Orly et de Marseille, et Air France annonce une modification du programme de ses vols intérieurs au départ et à l'arrivée d'Orly pour mardi en début de matinée, sans plus de précisions.
    - "Il y aura vraisemblablement des écoles primaires fermées et des cours non assurés dans les collèges et lycées", a prévenu la FSU, qui se défend de mener un grève politique de soutien aux cheminots.
    Les camarades de la SNCF et de la RATP n'ont pourtant pas été solidaires des enseignants lorsque leur régime de retraite a été aligné sur celui du privé en 2003. La FSU n'est donc pas crédible en prétendant ne pas viser le gouvernement, d'autant que les revendications des enseignants sont très distinctes de celles des SNCF ou de la RATP. Sachant que certains hôpitaux tourneront également au ralenti, on constate que cette grève planifiée de longue date pour le 20 novembre, comme celle des magistrats pour le 29, n'est que la manifestation du refus des scrutins démocratiques de mai et juin derniers.
    Quelle est la position du gouvernement vis-à-vis de cette grève des fonctionnaires ?
    Le gouvernement conteste que les fonctionnaires aient perdu du pouvoir d'achat, mais le ministre du Budget est à l'unisson avec le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, qui a souhaité que "des gestes" soient accomplis en leur faveur, sans se focaliser sur la question salariale.
    La coalisation des mouvements sociaux :
    - La grève se poursuit à la SNCF et RATP tout comme l'agitation dans les facs.
    - Les syndicats CGT, FO et FSU ont évoqué d'éventuelles convergences entre ce mouvement et le conflit sur les régimes spéciaux de retraite, qui se poursuit à la SNCF et RATP.