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jeudi 17 septembre 2015

Réforme des collèges: pourquoi une grève de plus des enseignants ?

Réforme des collèges : les raisons de la nouvelle grève des enseignants

Le Monde évoque ce rejet le jour J : pourquoi pas, aussi,  le lendemain ?...

Jeudi 17 septembre, les professeurs des collèges sont appelés à observer une journée de grève. Dommage que cette annonce au présent paraissent le jour dit  - et non la veille - "pour marquer leur opposition à la réforme du collège" - au cas où ils se priveraient d'une journée de salaire pour dire leur satisfaction ! -  , bien que "portée" par la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

Il s’agit du premier mouvement de l’année scolaire, se félicite Le Monde... Mais, le journal officieux du PS doit aussitôt nuancer:  c’est la troisième mobilisation des enseignants contre ce projet depuis sa présentation par la ministre, le 11 mars, en conseil des ministres.

Question fondamentale pour se positionner: qui mobilise ?

Les syndicats qui appellent à la grève sont le SNES-FSU, dominant dans les collèges et les lycées, mais aussi le SNEP-FSU, FO, le SNALC, la CGT, SUD, la FNAEN et la CGC. Mais sans la CFDT qui vit en mode 'veille' depuis plus de trois ans et que Le Monde n'ose même plus mentionner: le SGEN, sa succursale dans l'Education, est ravie, la seule ! 
Sur le terrain, des associations d’enseignants – latinistes notamment – de même que la Société des agrégés, soutiennent ce mouvement de contestation.

Cette grève "se jouera" en réalité en deux temps. On notera l'emploi du futur pour un article paraissant le jour de l'action, comme si sa parution avait été reportée, à dessein ! La journée de mobilisation nationale "censée s’ouvrir" à la société civile (notamment aux parents) est d’ores et déjà annoncée par le SNALC le 10 octobre.

"Quelles sont les revendications ?"

Les syndicats réclament l’abrogation "pure et simple" de la réforme pour "rouvrir les discussions [sur le collège] sur de nouvelles bases". A croire que le premier dialogue n'a pas abouti ou n'a pas été pris en compte... Il veulent obtenir le retrait des textes – décret et arrêté – publiés au Journal officiel le 20 mai, au lendemain du premier appel à la grève. Ils avaient alors dénoncé un "coup de force".

Ces textes ont décidé de la mise en place du "nouveau collège" à compter de septembre 2016 – dernière rentrée avant l’échéance présidentielle de 2017 – en dépit de la contestation continue d' "une partie" de la communauté éducative, selon Le Monde, mais on doit en vérité pouvoir (honnêtement) dire " l'immense majorité"... 
Selon le titre du Monde, "les revendications" se résumeraient donc à une seule: l'abrogation. Et encore les motifs ne sont-ils pas énoncés ! Pas question d'alimenter la grogne en informant le lectorat... Les bénis-oui-oui pourraient-ils, croyez-vous,  se mobiliser le 10 octobre ?

Quelles sont les grandes lignes de la réforme ?

La refonte du collège, considéré comme le "maillon faible" du système éducatif
Une "formule un peu galvaudée", dixit Le Monde (!), car il est accusé de creuser les inégalités, au lieu de les réduire, depuis 40 ans (1975) que  le "collège unique" existe –, a été inscrite dans la loi de refondation de l’école de juillet 2013.

Introduction d'une gestion quasi-libérale"
"Mise en concurrence des personnels, des disciplines et des établissements, inégalités accrues entre les élèves, nouvelle aggravation des conditions de travail des personnels"… "C’est un tableau bien sombre que dresse l’intersyndicale des conséquences de cette réforme", estime le journal Le Monde dont les propriétaires millionnaires, la triade d'hommes d'affaires Bergé-Niel- Pigasse, n'approuvent plus les syndicats.

De l’autonomie à l’interdisciplinarité en passant par la disparition des sections bilangues, la "fragilisation" [sic] des langues anciennes, de l’enseignement de l’allemand ou encore de l’histoire - (excusez-moi du peu) : plusieurs fronts se sont ouverts depuis le printemps, relayés par les politiques – de droite comme de gauche – et mêlant, en réalité, deux registres bien différents et pourtant de front : la réforme du collège et celle des programmes scolaires.
(Une partie) de "la gauche a choisi de lancer parallèlement ces deux chantiers" (le fond en même temps que la forme, en somme), prenant le risque de brouiller les esprits. Car les enseignants n'ont pas les idées claires, apprend-on à la lecture du Monde. 
Et le calendrier n’est pas favorable à la clarification attendue entre les deux réformes : l’appel à la mobilisation, ce jeudi, coïncide avec l’ultime réunion de travail du Conseil supérieur des programmes (CSP) qui pourrait remettre sa copie le même jour. En somme, mais seulement si on on est apte à comprendre Le Monde, la "porteuse" de la réforme est à compter au nombre des bras cassés du gouvernement.

Ce mouvement sera-t-il suivi ? s'interroge Le Monde, le 17 pour le 17...

La question comporte la réponse. "Si l’intersyndicale représente une majorité d’enseignants, beaucoup de professeurs ne sont pas syndiqués". Ainsi Le Monde le savait-il, mais nous l'avait caché jusqu'en 2012 ! 
La volonté délibérée du journal de relativiser le bien-fondé de l'action et de déconsidérer l'intersyndicale devrait interloquer les lecteurs de ce journal militant, jusqu'ici respecté des étudiants et des professeurs. Avant l’été, la mobilisation avait marqué le pas, souligne-t-il, ce qui à la veille de longues vacances, constitue une surprise pour certains. Le Monde ressort les statistiques qu'il tient du ministère : entre 12 % et 30 % de grévistes (selon les estimations) avaient été décomptés le 11 juin, alors que le taux se situait entre 30 % et 50 % le 19 mai. Par ailleurs, certains syndicats ne sont pas hostiles à cette réforme, comme le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, ce dernier n'étant jamais hostile à quoi que ce soit sorti de la Rue de Grenelle depuis que Hollande squatte l'Elysée.

Les "anti" et les "pro" réforme se sont d’ailleurs opposés sur Internet. On dirait qu'ils ont débattu... Chacun a donné à lire sa propre "opération de désintox". On y a tout lu, sur une réforme censée, tour à tour, sauver le collège unique ou le fragiliser un peu plus, favoriser l’équité ou, au contraire, exacerber l’injustice sociale et scolaire.
Sur Twitter, le débat a été aussi concis – 140 signes – que vif. Blogs et hashtags en portent la trace: #réformecollège, où l’on retrouve notamment les propositions portées par le député "de droite" (on ne dira pas "d'opposition") Bruno Le Maire, #collège2016, avec celles de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi #jesuislatiniste, #jesuishelléniste… Au moins le pluralisme des opinions exprimées sur Twitter (et Facebook, d'ailleurs) fait-il avancer le débat que bloque  la lecture du Monde.  

"C’est la première fois qu’une réforme a d’abord été débattue sur les réseaux sociaux", a comment Philippe Tournier, porte-parole du principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN-UNSA, regrettant "certaines outrances" dont Internet porte la trace. Le Monde conclut ainsi en donnant la parole à l'UNSA qui porte un jugement de valeur sans l'étayer.

 

jeudi 10 février 2011

Grève: la FSU amène les profs à saturation

Grève molle dans l'Education nationale

Le syndicat dominant d'enseignants, la FSU, appelait à la grève avec la CGT et Sud Education, mais ils n'ont été suivis par aucune autre fédération. Un appel unitaire est déjà lancé pour une journée de manifestations le samedi 19 mars.

La grève est un état permanent

"Depuis les grandes journées de mobilisation des 29 janvier et 19 mars 2009, la mobilisation perdure", écrit le SNUipp (FSU) !

Liste des journées d'action depuis la rentrée 2010:
jeudi 23 septembre 2010
samedi 2 octobre
samedi 16 octobre, manifestations à l'appel de l’intersyndicale nationale
'sans compter la grève reconduite dans des écoles de plus en plus nombreuses les 14,15 et 18 … LA RIPOSTE S’ACCELERE !', selon le SNUipp (FSU)
22 janvier 2011 - journée nationale de mobilisation
10 février - mot d'ordre : Redonnons des couleurs à l’Ecole !

Reuters titre pourtant: "La première grève de l'année dans l'Education nationale est moyennement suivie jeudi en France, avec 17% d'enseignants en grève selon le ministère." Et ne pas réussir à rassembler 20% des instits, c'est un tour de force...
Reuters continue
Les enseignants protestent contre les 16.000 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine alors que, selon eux, il y aura 62.000 élèves de plus à la prochaine rentrée.
Le ministère s'inscrit en faux et indique que le taux d'encadrement est meilleur aujourd'hui qu'il y a 20 ans et que sa priorité est de mieux répartir les moyens pour résorber les inégalités, que le système éducatif français tend à creuser.

La fixation syndicale sur les moyens occulte le niveau des élèves

De même que les grèves portuaires mettent les PME-PMI régionales sur le flanc, de même les grèves d'enseignants pénalisent les enfants, au premier rang desquels les plus défavorisés.

La dernière enquête (PISA) de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est claire à cet égard. Elle attribue une note moyenne à l'école française, relevant un fort accroissement des inégalités et de la proportion d'élèves en difficulté. Depuis la publication de cette enquête en décembre, Luc Chatel a annoncé un "plan sciences" pour redresser le niveau des élèves en mathématiques et avance sur le chantier des rythmes scolaires.
Pour en savoir plus qu'avec Reuters : lien PaSiDupes

La guerre stérile des chiffres

Selon le syndicat Snes-FSU (marqué très à gauche et de toutes les actions syndicales), un enseignant du second degré sur deux était en grève, avec une mobilisation de plus de 90% dans certains établissements, ce qui n'a aucun sens quand une mobilisation atteint 16,74%. Selon le ministère, le taux de grévistes était en fait de 18,86% dans la matinée dans le premier degré et de 14,91% dans le second, soit une moyenne de 16,74%.

Reuters pratique l'encouragement pédagogique
Les taux de grévistes sont supérieurs à ceux des grèves de la rentrée 2010 et inférieurs à ceux des mouvements contre la réforme des retraites, en juin et septembre dernier. Est-ce le rôle d'une agence de presse de faire dire n'importe quoi aux chiffres ?

Les syndicats sabordent tous les secteurs d'activité

Reuters ne peut nier que le budget est objectivement en hausse de 1,6%, mais verse dans le subjectif et oppose que "l'ambiance est tendue dans l'Education nationale".
Les enseignants sont-ils les mieux placés pour éduquer au respect ?
La FSU et l'UNSA (ex-FEN) ont ainsi boycotté les voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation. Reuters découvre en outre la PEEP, fédération de parents d'élèves classée à droite, quand elle s'inquiète de "la dégradation des conditions d'accueil et d'enseignement".

Au "plan sciences" l'opposition oppose la méthode Coué ?
"Le succès de cette grève montre non seulement la colère des personnels face à une politique éducative qui sacrifie le service public d'éducation et l'avenir de la jeunesse mais aussi le fossé insupportable qui existe entre la réalité quotidienne vécue par les collègues et les discours lénifiants du ministre", écrit le Snes-FSU sans honte, qui a d'ailleurs une appétence particulière pour les sciences ...de l'éducation !
"Les moyens dans l'éducation nationale, ils sont là", a souligné le ministre jeudi sur LCI. "Le sujet aujourd'hui, c'est pas qu'il n'y a pas assez de moyens, c'est la capacité à répartir ces moyens là où il y a des priorités, c'est la capacité à différencier."

samedi 22 janvier 2011

Le syndicalisme, activité principale des enseignants ?

Pénibilité : les profs sont-ils exposés à une addiction syndicale ?

La FSU est de toutes les actions de rue, grèves et mouvements syndicaux

Les enseignants de gauche militent contre les monopoles

La Fédération syndicale unitaire (FSU, issue de la FEN) jouit pourtant d'une position syndicale hégémonique sur l'ensemble des trois fonctions publiques d'Etat, hospitalière, territoriale, avec 162 000 adhérents, soit 88 % d'enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur, et le reste en agents (techniques, ouvriers et de services), en infirmier(e)s et conseiller(e)s de santé, en personnels de l'administration pénitentiaire, des affaires culturelles et sportives, de l'équipement, de l'agriculture ou de Pôle Emploi, par exemple. Ce monstre tentaculaire a même absorbé des syndicats « hors Éducation nationale », notamment après le conflit sur les retraites du printemps 2003. Ce sont le plus souvent des militants ou des syndicats radicaux appartenant au courant oppositionnel de la CFDT, qu'ils jugent trop portée sur le dialogue. Comment s'étonner que la FSU soit l'un des principaux moteurs de l'actioncontestataire de l'opposition, mais comment comprendre que cette fédération protéiforme obtienne aussi peu de résultats ?

Cinq tendances se disputent la maîtrise de la Fédération

Les plus nombreux sont proches du PCF. Au deuxième rang, on trouve les trotskistes anarcho-syndicalistes proches de la LCR/NPA. Quant aux anarcho-révolutionnaires, ce sont encore des trotskistes sécessionnistes et qui se réclament de SUD et d'Olivier Besancenot. A ne pas confondre avec les trotskisants du Front unique (FU), distinct de 'Pour la reconquête d'un syndicalisme indépendant' (PRSI), des survivants du Parti des Travailleurs (PT, devenu POI, des trotskistes lambertistes de Daniel Gluckstein et Gérard Schivardi ), dont certains dirigeants du PS furent des militants: Jean-Christophe Cambadélis, David Assouline et Lionel Jospin.

Les enseignants sont esclaves de leur activisme compulsif

En juin 2008, seulement trois syndicats sur huit mais la FSU, appellent à faire grève et à manifester contre un projet de loi visant à encourager la mobilité des fonctionnaires.

Dès la rentrée 2010, les enseignants annoncent qu'ils travailleront à plein temps à étendre et généraliser les grèves et manifestations: le 7 septembre 2010, les instituteurs du SNU-ipp (FSU) sont déjà disponibles et lancent un mouvement, repris le 23 septembre. En octobre 2010, les enseignants manifestent le samedi 2 octobre et font grève le 12 avec SUD et la reconduisent le mardi 19.
Faut-il créer un service hospitalier dédié aux syndicalistes enseignants ?

L'addiction de la FSU à la grève

A 25 organisations, le collectif a peu mobilisé ce samedi

Les principaux syndicats d'enseignants devaient servir de socle aux manifestations organisées samedi dans plusieurs départements de France contre les 16.000 suppressions de postes prévues à l'Education nationale en septembre.
A Paris, la manifestation a rassemblé 5.000 personnes selon la FSU, du jardin du Luxembourg aux abords du ministère de l'Education nationale. La préfecture de police a en comptés deux fois moins...

Les enseignants n'ont pas appris la leçon de 2010. " C'est un début de mobilisation. Les attaques contre l'Education nationale sont tellement fortes qu'il faudra mobiliser dans la durée", a réagi la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison. "On n'arrivera pas à faire une rentrée dans de bonnes conditions en septembre", prévoit-elle comme au printemps 2010.


Luc Chatel

doit rendre

immédiatement

leurs vêtements

à Patrick Gonthier
et Bernie Groison




Patrick Gonthier, lui, a visiblement tout son temps.

Le secrétaire général de l'UNSA-Education avoue une "mobilisation en demie-teinte".
"Les personnels nous disent: 'on a fait des grèves et des manifs mais on n'a rien obtenu'. Alors il y a une grosse interrogation sur les modes d'action", admet-il encore.

Mais le patron de l'UNSA Éducation, issue de la FEN (Fédération de l'éducation nationale) a besoin d'une nouvelle dosette. "Il y a un scepticisme, pas une défiance. Il faut prendre le temps d'argumenter, d'expliquer, sinon on va droit à l'échec. Entrer dans une contestation sur le moyen terme et poser mars et les cantonales comme base d'action".

Qui désintoxiquera les profs ?


Le collectif envisagera en effet une nouvelle dose lundi

Accro, la Fédération syndicale unitaire (FSU) souhaite également une grève en février avant une "mobilisation nationale en mars".

Dès jeudi, la FSU, avait appelé à la réussite de la journée d'actions de ce samedi et formellement annoncé qu'elle appelerait à une journée de grève "avant les congés de février" ainsi qu'à une "manifestation nationale en mars". Avant qu'elle ait eu lieu, la FSU savait que la journée à venir "devra se prolonger pour imposer d’autres choix pour le service public et laïque d'éducation", écrivait la FSU.

mercredi 1 septembre 2010

France: une prof juive se voit interdire d'enseigner la Shoah

Abus de pouvoir et déni d'Histoire ou pression syndicale?

Le rectorat de l’académie Nancy-Metz confirme avoir suspendu une enseignante d’histoire-géographie.

Au lycée public Henri-Loritz de Nancy, Catherine Pederzoli, 58 ans, fait l’objet d’une enquête de l’inspection académique.
Selon un pré-rapport rédigé en juillet, les inspecteurs pointent des «manquements aux obligations de réserve, de neutralité et de laïcité». En cause, notamment, le temps consacré par la professeure à l’enseignement de la Shoah et à l’organisation de voyages sur l'histoire des juifs en Europe centrale, comprenant des visites de camps comme celui d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Rien d'exceptionnel, surtout au départ de Lorraine.

Un problème de sécurité ?

Si les inspecteurs de l’académie évoquent une
«instrumentalisation des élèves» par des «lavages de cerveaux»
, dans le cadre de son enseignement de la Shoah, d’autres critiques au sein de l’établissement visent surtout l’organisation de ces voyages en Pologne et en République Tchèque dont elle s’occupe depuis une quinzaine d’années. Rien d'exceptionnel au demeurant, surtout au départ de Lorraine.

Sur quoi les inspecteurs se fondent-ils donc ?
Ils notent que, lors de leur entretien avec la professeure, cette dernière a prononcé 14 fois le mot « Shoah », « tandis que le terme à la fois plus neutre et juridiquement fondé de “génocide” n’(a été) mentionné que deux fois, comme en passant », écrivent ces phares de l'E.N. ! Dire que la presse aux ordres de la FSU
préténd depuis deux jours déjà que les professeurs frais émoulus de leur fac souhaiteraient être faits pédagogues par ces sommités-là: elle veut rire ! Un conseil: qu'ils se tiennent loin, aussi longtemps et tant qu'ils peuvent, de ces inspecteurs. Le simple fait qu'avec autant de gravité que d'importance ils aient compté le nombre de “shoahs” ou de “génocides” témoigne d'une santé mentale assurément déficiente: les deux termes sont en effet synonymes !

Un prétexte grossier, parmi les plus communs au cours des voyages scolaires, est invoqué du côté ...syndical.
«C’est un problème de sécurité quand des élèves dans une auberge de jeunesse cassent tout et se saoûlent », témoigne sur France 2 un professeur de mécanique du lycée, qui est aussi un camarade syndicaliste militant à l'UNSA.
Cet ensemble d'accusations est contesté par l'enseignante qui estime que ses rapports personnels avec sa proviseure, voire ses convictions religieuses ont motivé sa mise à l'écart.
«Depuis l'arrivée d'une nouvelle direction de l'établissement en 2007, on s'acharne contre elle, on veut s'en débarrasser », observe Me Christine Tadic, l'avocate de Catherine Pederzoli-Ventura.

=> Selon France 2, une pétition contre elle a recueilli 180 signatures. L'identité des organisateurs de cette pétition n'est pas précisée...

L'UNSA serait au côté de Luc Chatel

L'organisation du dernier voyage aurait tout déclenché. Le Conseil d’administration -paritaire- s’était prononcé pour une réduction du nombre des jeunes participants, contre le souhait de l’enseignante organisatrice.

Cette décision du C.A. suscite la colère des lycéens éliminés qui manifestent leur mécontentement en déroulant une banderole lors d'une visite du ministre de l'Education, Luc Chatel. Leur professeure est aussitôt accusée d'avoir manipulé ses élèves en organisant cette manifestation en décembre dernier. C'est en effet le facteur déclenchant du rectorat qui s'est saisi du prétexte pour demander une enquête de l’Inspection académique. A la satisfaction de l'UNSA...

Amalgame syndical
Les services du Rectorat fuient leur responsabilité.
Ils évacuent la suspicion d'antisémitisme et - comme l'UNSA - appuient «sur le fait qu’il s’agit d’un dossier relevant de la problématique générale de l’organisation des voyages scolaires (...), sans rapport avec le sujet de la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Shoah, à laquelle l’Education nationale est très attachée», pointent eux-mêmes leur duplicité: la professeure est accusée d'avoir un sens trop développé du devoir de mémoire !
Par chance, le film Indigènes passe mieux auprès de l'UNSA et des Indigènes de la République ...

=> D'ailleurs, en février 2008, l'enseignement de la Shoah en CM2 n'a-t-il pas déjà provoqué une levée de boucliers ? Lire PaSiDupes

=> L'horreur suprême n'aurait-elle pas été plutôt que la professeure consacrât tout le temps qu'il mérite au ...stalinisme ?

Le professeur est de confession juive

«Le rectorat l’a appris hier par l’A*P et la décision de la suspendre n’est pas liée à sa religion», affirme-t-ON. L’administration insiste sur le fait que la suspension à titre conservatoire n’est pas une sanction mais une décision qui vise à calmer les esprits et à ce que l’instruction se poursuive dans un climat «apaisé».

«La faute que l'enseignante a commise n'est-elle pas d'être juive?»
De son côté, l’avocate de l’enseignante, Christine Tadic, s’interroge en effet. «Cette enseignante aurait été chrétienne, on n'aurait pas pu dire qu'elle faisait du lavage de cerveaux», souligne-t-elle.
Catherine Pederzoli elle même déclare sur France 2 qu’elle «a pris [la décision du rectorat] comme un affront pour tous les milliers de morts pendant les Shoah». Son conseil a saisi mardi en référé le tribunal administratif pour suspendre la décision du recteur. Le tribunal devrait se prononcer d'ici à 15 jours.
Juste est-elle tatouée au bras.

Les préjugés qui contribuèrent au déclenchement de la Seconde guerre mondiale doivent-ils être évacués des programmes et des cours de l'Education nationale?

VOIR et ENTENDRE la professeure de l'Education nationale abandonnée par sa hiérarchie:


Prof accusée de travailler trop sur la Shoah:"Je suis victim
envoyé par LePostfr

Le représentant de la communauté juive de Nancy, Etienne Heymann, a pour sa part estimé que cette affaire était « un véritable scandale d'Etat qui salit l'honneur de la France » et réclamé « une réaction soit du ministre, soit du président de la République ».

De leur côté, la FSU, la FCPE et le MRAP ont-ils réagi et ont-ils dénoncé la stigmatisation des descendants de cette partie de la population exterminée par le régime nazi ? En effet, n'ont-ils pas, à l'inverse, été très réactifs au sort de Rom, des étrangers en situation pourtant irrégulière ?


La gauche politique entend-elle introduire l'appartenance religieuse au nombre des critères de sélection des professeurs ?

jeudi 6 mai 2010

Crèches: un collectif refuse d'accueillir les enfants

Vive les crèches familiales


Les nuisibles de l'éducation

Le collectif «Pas de bébés à la consigne» a appelé à une nouvelle journée de grève générale de la petite enfance ce jeudi, afin de protester contre le projet de décret assouplissant les règles d'accueil dans les crèches.

Ras la tétine des grèves et des slogans

Les bons mots du type « accueil 'discount' des enfants » n'amusent personne.
La prise en otages des mères et des enfants a ce petit quelque chose d'indécent qui échappe à la gauche. Lorsqu'il s'agit de tout-petits ou de vieillards, la pudeur devrait s'imposer naturellement aux éducateurs et aux soignants, quand les revendications 'low cost' dissimulent difficilement l'abjection d'un objectif politique visant les plus vulnérables. Aujourd'hui encore les parents -qu'ils travaillent ou non dans le 'hard discount'- n'en peuvent plus des petits bourgeois qui veulent travailler dans le coton mais refusent la merde des couches.
Une quarantaine de villes concernées aujourd'hui
De nombreux parents risquent ainsi de trouver des établissements d'accueil dans toute la France. Par ailleurs, des manifestations sont prévues à Paris et dans une quarantaine de villes en France dont Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg, Rennes, Toulouse, Montpellier, Grenoble, La Rochelle, et Agen.

Toujours le même collectif

Il s'agit de la troisième mobilisation organisée par le collectif «Pas de bébés à la consigne» après celles des 11 mars et 8 avril derniers. Une nouvelle manifestation est d'ors et déjà prévue le 29 mai prochain, au cours de laquelle les parents sont invités à se joindre au personnel de la petite enfance.

Qui sont-ils ?
Ce collectif hétéroclite rassemble des opposants à la majorité présidentielle:
aussi bien des associations professionnelles, telle l'Association nationale des puéricultrices (infirmiers ou auxiliaires),
que des professionnels de l'opposition : CGT, CFDT, ainsi que, bien que les enfants des crèches ne soient pas encore scolarisés, les enseignants de la FSU (communistes, anarcho-syndicalistes du NPA et sympathisants d'ATTAC),
mais aussi des parents militants: Confédération syndicale des familles (CSF, confédération d'associations familiales agréée comme association de consommateurs, elle milite avec le mouvement anti-OGM et entend « réguler le capitalisme sauvage »)
les trotskistes de la Fédération nationale SUD santé-sociaux et la Fédération Sud Collectivités Territoriales du Che-Besancenot;

et FCPE (fédération de parents d'élèves fondée par le secrétaire général du Syndicat national des instituteurs (SNI devenu Syndicat des enseignants de l'UNSA, socialiste) et par un président de la Ligue française de l'enseignement)...

Et ils comptent bientôt nous refaire un rôt
Chaque mois, ils nous en remettent une couche !

Modes alternatifs de garde des enfants

Les crèches familiales

Une crèche familiale est un établissement employant des assistantes maternelles agréées qui accueillent de un à trois enfants à leur domicile. L'avantage par rapport aux Assistantes maternelles classiques est qu'il n'y a pas de contrat de travail avec les parents ni de relation d'argent puisque ces assistantes sont employées et payées par des organismes tiers (souvent une mairie, dont la couleur politique ne garantit pas nécessairement une continuité des services).

Les crèches parentales (désormais appelée établissement à gestion parentale).

Ces crèches naissent du désir de quelques parents de s'impliquer davantage dans l'éducation de leur enfant. Elles fonctionnent comme une crèche collective mais sont gérées par les parents, regroupés au sein d'une association à but non lucratif. Ils participent parfois à l'accueil, aux soins des enfants ou au fonctionnement de la crèche (ex : une demi-journée par semaine), aux côtés des auxiliaires de puériculture et des éducatrices de jeunes enfants. Comme ils assurent le fonctionnement de l'association, ils assument donc la gestion financière de la structure.

La Garde partagée

Dans le cas de garde d'enfant à domicile ou Garde partagée, c'est une employée de maison spécialisée (appelée auxiliaire parentale en France) qui garde le ou les bébés au domicile des parents. Cette employée peut être rémunérée directement par les parents, ou être salariée d'une entreprise ou d'une association, agréées par l'état, qui proposent exclusivement du personnel qualifié et diplomé ainsi que d'autres garanties, (sélection, assurance, remplacement etc...) En revanche si l'employée est directement rémunérée par la famille, il faut qu'elle soit déclarée à l'URSSAF, et si elle est étrangère, (hors CEE)qu'elle ait une carte de séjour en règle.
Il peut ne s'agir que d'une seule famille faisant garder un ou plusieurs enfants ou de plusieurs familles se regroupant pour partager les frais. Dans ce dernier cas (appelé Garde partagée en France), la garde peut se faire alternativement chez chaque famille ou chez une famille exclusivement.
Les structures privées de services à la personne doivent avoir obtenu l'agrément simple pour pouvoir prétendre à garder des enfants de plus de trois ans et un agrément qualité pour des enfants de moins de trois ans ou ayant un profil particulier (enfant porteur de handicap par exemple)
NB : En France, ces modes de garde bénéficient d'une déduction fiscale de 50 % ( voir le Code Général des Impôts art 199 ) et tant que les enfants ont moins de 6 ans peuvent être partiellement subventionnés par la CAF (PAJE).

Dossier ELLE: lien

Lien ABC puériculture: la crèche à domicile

Lien Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon: relais auxiliaires parentales,
avec le soutien du département de Paris.

samedi 13 mars 2010

Régionales: La gauche syndicale anti-républicaine fausse le scrutin démocratique

Honte aux syndicats corporatistes hospitaliers, enseignants et médiatiques

La démocratie à deux vitesses
L'opposition de gauche s'indigne que le Chef de l'Etat, président de tous les Français, ne se mette pas en congé de la République à chaque échéance électorale. Il devrait se taire et disparaître sept semaines à chaque fois , pendant que la crise économique internationale sévit et que le reste du monde continue de tourner.
Pendant ce temps, les syndicats lancent des préavis de grèves et leurs troupes déambulent dans les rues et bloquent les services et les entreprises.

La dictature de la gauche

L'intolérance et le totalitarisme de la gauche sont de graves menaces pour la démocratie.
L'opposition décrète de son point de vue partisan, ce qui est permis ou ne l'est pas. La presse en effet ne joue pas son rôle de mise en garde des dérives. Acquise sans esprit critique, voire prisonnière de certitudes idéologiques, populistes et démagogue, elle est dans l'absolue incapacité de jouer un quelconque tôle régulateur. Pire, elle lie son avenir au sort des partis et syndicats avec lesquels elle est en communion d'esprit.

La CGT orchestre des mouvements de blocage des outils du service public dont ils sont les bénéficiaires, avant que d'être les serviteurs de la collectivité.
Pour défendre leurs acquis obtenus par la force et le chantage au cours des siècles passés, les fédérations les plus privilégiées de la fonction publique osent prendre en otage les Français au moment où ils exercent leur droit d'expression avec leurs faibles moyens démocratiques. Cet acquis du droit de vote est noble et indéfectible. Les électeurs lui conservent sa valeur historique comme à un bien précieux hérité des luttes passées. Aussi nombreux que possible, ils feront bon usage de leur droit d'expression, modestement mais fidèlement, si les malfaisants ne mes privent pas de ce droit sacré.
Il aurait pourtant paru jusqu'ici inconcevable que des nantis salariaux et fiscaux, des acteurs puissants de l'opinion, des escrocs de l'idéologie, manipulateurs de conscience politique et fabricants de rumeurs, fasse au grand jour le catalogue de leurs rancoeurs et l'aveu que ce qu'il qualifie sournoisement d'insolence ou d'impertinence, n'a jamais été que l'alibi de leur volonté hégémonique de puissance, de maîtrise des élus de la nation, des créateurs de richesse et des pauvres salariés -clandestins ou non- en situation de faiblesse et précarité, éreintés de travail, exploités par les intolérants de la démocratie ou harcelés par leurs employeurs.
L'incroyable aplomb des prétendus défenseurs syndicalistes des masses laborieuses de plus en plus clandestines, illettrées, mais manipulables et revendicatrices, menace de frapper un grand coup en privant les classes moyennes et à faibles revenus des résultats de élections qui désigneront ceux et celles chargées les six prochaines années de la formation professionnelle dont ils ont cruellement besoin, des lycées ouverts à la violence sanglante et des transports régionaux qui leur compliquent la vie au quotidien.

Autre pays déboussolé, aux mains de la gauche socialiste, la Grèce est au bord du gouffre financier, mais ses fonctionnaires aveuglés par leur impudiques asquis sociaux arrachés au fil des luttes syndicales, manifestent dans la rue, malgré la crise mortelle dans laquelle ils sont plongés, pour défendre par la violence leurs acquis d'un autre âge, dont le 14e mois ! Les républiques bananières qui hantent Noël Mamère essaiment leurs régimes à l'hexagone sans qu'il en soit pourtant troublé.

La CGT casse l'outil de travail dont le peuple l'a faite simple dépositaire
Passons provisoirement sur le coût pour la collectivité qu'induisent les désordres dans les programmes prémédités par les extrémistes du service public et prévoyons des dégâts d'installations quand elles seront mises à l'arrêt. Pour plus d'hypocrisie triomphante, les trotskistes invoqueront probablement le "droit de retrait" dont ils sont si fiers du détournement... A moins que les arrêts de travail soient effectués par tournante de 59mn, sans retenue de salaires, histoire de perturber bravement, sans risques de retenues de salaires, les électeurs qui ne se seront pas abstenus et qui n'auront pas droit aux services afférents à la redevance radio-télévision qui frappe les redevables. La CGT est favorable à la double peine. L'idéologie ne lui interdit pas d'appliquer à la fonction publique l'adage oriental qui préconise: "Bats ta femme tous les soirs, si tu sais pas pourquoi, elle le sait".

Mais force est de regretter la régression sociale que la CGT, pourtant largement minoritaire, et encore imprégnée d'idéologie marxiste et de méthodes extrémiste, ne se remet pas en cause et sombre dans l'extrémisme, avec le largage des masses laborieuses. Les interruptions de programmes par des groupes d'excités pourtant largement subventionnés par l'Etat et la multiplication des coupures intempestives s'apparentent à la casse de l'outil de travail. Il nous tournent Germinal de Zola revisité.
La casse des usines ou des entreprises, de service publique ou non, est récente: réapparu en 1991 à la Réunion, puis à Sartrouville, car en mai 68, elle n'était le fait que d'une poignée de trublions », soutenus par la pègre et des « katangais », des « éléments troubles et provocateurs », selon Georges Séguy.

La CGT pousse à la grève à partir de dimanche à France Télévisions

La faculté de nuisance de CGT reste intacte lorsque la campagne officielle est pourtant suspendue. La réglementation électorale ne s'applique pas à la gauche vertueuse qui la bafoue dans l'intérêt du peuple opprimé de France, sans que soit saisi le Conseil Constitutionnel.
Vendredi 12 mars, à deux jours du 1er tour, la CGT a en effet déposé un préavis de grève illimitée à France Télévisions à partir de dimanche, au moment des résultats des élections. La réponse au chantage est de transférer les débats sur les chaînes privées, quand elles elles ne sont pas solidaires: Dans ce rôle insolent on verrait bien M6 et Canal+. Mais la TNT peut amplement compenser et les radios suffire à notre bonheur, puisqu'aussi bien les interventions sont d'avance convenues.
L'intention est de pratiquer un ignoble chantage que la CGT justifie par le désespoir, en faisant peser une menace d'annulation de la soirée des élections après minuit, qui n'émeut personne, puisque le risque de perturbation de la soirée électorale des régionales est minime et ne fait qu'inviter à prendre de nouvelles habitudes auprès de LCI et RTL Europe1.

Dans un communiqué, la CGT "appelle l'ensemble des personnels quelle que soit leur sensibilité, leur métier ou leur affectation à prendre part à ce mouvement pour défendre leur avenir, leurs métiers, leurs conditions de travail". C'est vague, sans propositions, mais largement mobilisateur et perturbateur. Or, les temps ont changé et les réquisitions à répétition des moyens de communication du service public sont très fortement incitatrices à aller voir ailleurs, et découvrir des commentaires moins partisans et plus respectueux des sensibilités politiques. Qui ne se remettrait pas facilement d'un retour en différé de ce feu follet du Marais poitevin, dents re-blanchies et brushing rafraîchi, ou de Huchon-ronron dans le douillet fauteuil de ses siestes post-prandiales prolongées au CR ?

La force et le chantage sont les moyens démocratiques de la totalitaire CGT. Avec la Ch'tite Aubry, elle tente de réduire au silence le président élu du suffrage universel, mais s'emploie à museler le service public et à fausser le scrutin des régionales, au mépris des règles de la démocratie. L'intention cachée est en effet d'impressionner les tièdes par des mouvements de foule manimulée et de faire monter l'inquiétude sociale à la veille du 1er tour.

Le service publique sclérosé mais hégémonique n'a pas intégré que les chaînes privées sont désormais parfaitement aptes depuis longtemps à pallier les insuffisances du service public, sur lequel il n'est plus possible de compter. La solution serait leur privatisation, puisque leur spécificité n'est plus qu'un handicap dans le paysage audio-visuel.
Il faut donc être terriblement infatué de sa personne sociale pour se croire à ce point indispensable au temps d'une offre audio-visuelle grandissante, de la concurrence privée et de la TNT.

La nostalgie embrume les esprits torturés du service public.
Combien d'entre nous passerons la soirée des élections avec TF1 et feront de brèves incursions sur i>télé et LCI, qui -à notre plus grande satisfaction- éviteront de provoquer notre objectivité. Les radios nationales, telle RTL, respecteront nos sensibilités politiques, plus surement que France Inter ou France Info.

Une concentration anti-républicaine d'actions interférant avec la période pré-électorale

Le tir groupé des syndicats n'a pas interpellé le Conseil Constitutionnel, malgré une salve organisée dans les jours précédents le scrutin. Des mouvements syndicaux suspects relaient pourtant les partis dans l'intimidation de l'électeur, alors que le vote entre dans la dernière ligne droite.

Le mercredi 3 mars , le trafic des trains était perturbé sur le réseau SNCF, mais conforme aux prévisions établies à la suite d'un préavis de grève des quatre syndicats (CGT, Unsa, CFDT/Fgaac et Sud Rail). Le nouveau régime

Le samedi 6 mars, Justice et Libertés appelait à manifester à Strasbourg : rien d'autre qu'un « appel politique à la résistance au « sarkozysme » sous couvert de mobilisation pour le maintien des acquis sociaux corporatistes qui entravent la modernisation de l'institution;

Le mercredi 10 mars, c'était le tour pour une centaine de crèches de se mettre en grève à l’appel du collectif inconnu « Pas de bébés à la consigne », regroupant toujours les mêmes syndicats et associatifs pour protester contre le projet de décret du gouvernement modifiant l’accueil de la petite enfance.

Le 12 mars, la FSU, syndicat enseignant radical proche de la CGT, a envoyé manifester dans la rue ses cadres et retraités.

Intox des chiffres
12,9% en moyenne étaient en grève, mais 50% de participants, selon les organisateurs mégalos !

Une intersyndicale de huit syndicats enseignants mobilisait, selon la presse, qui croit toujours impressionner le badaud par la puissance de l'écrit. Or, les media n'arrivent pas à identifier les huit en question et ne nomment que le SNES et le SNUipp, ce qui est du pareil au même: la FSU. Les huit annoncés -qui n'ont pas tous également mobilisé- étaient d'abord CGT (CGT-Éduc’action, SNES-FSU, SNUipp-FSU et SNEP/-FSU), trotskistes (SUD Éducation), et le SNFOLC, d'ex-SNES passés à FO), le SNALC-CSEN (Fédération générale autonome des fonctionnaires -FGAF, en bisbille avec l'UNSA), et les apolitiques de SNCL-FAEN. Le compte des huit n'y est donc pas et peut être réduit de moitié.

Pour l'unité, on repassera aussi, car les organisateurs du 12 mars, ne sont pas exactement ceux de la deuxième grève, le 23 mars, qui rassemblera
la CFDT, Solidaires et l'UNSA. Constat: la CGT et la FSU constituent le fil rouge...

Du côté des lycéens, le nouveau projet de réforme ne semble plus susciter de franche opposition. Cette fois-ci, l’UNL, première organisation lycéenne, se contenta d’appeler à participer à des « réunions-débats » et à rejoindre les manifestations contre les suppressions de postes pour « les lycéens qui le veulent »...

Intox psychologique
"J’en suis à mon 26e CDD dans l’éducation nationale" explique Carine, qui se garde de préciser qu'elle bénéficie du statut de TZR (remplaçante intermittente qui ne l'emploie pas en continu, mais seulement en fonction des besoins, pour le même traitement! ) par choix de rester dans sa région d'origine (plutôt que de prendre un poste pour plusieurs années dans les Ardennes...) Pourtant, selon celle qui ne mérite ni confiance ni respect, « la situation actuelle est pourtant « écœurante », et selon une journaliste ignorante ou complice de désinformation qui l'écoute avec complaisance. « Le rectorat supprime des postes de TZR à la pelle, et après, on se plaint que les profs ne sont pas remplacés. On fait appel à des vacataires sans expérience (nouvelle désignation des « maîtres auxiliaires ») qui abandonnent devant la difficulté de la tâche », mais tout aussi sûrement que des profs jusqu'ici mal formés en IUFM théoriques et coupés des réalités du terrain) : « j’ai ainsi été le septième professeur de français d’une classe de quatrième difficile ». La population scolaire et les entourages hiérarchique, familial, municipal et sociétal sont à vrai dire davantage en cause que les professeurs. Les enseignants actuels mettent en oeuvre les théories de la prévention, auxquelles ils ont été formés, en pure perte et aux dépens de tous.

Des parents de Pantin portent plainte...
« Nous n’avons pas assez de parents agriculteurs pour déverser du lisier sur le ministère, ni assez de chauffeurs routiers pour bloquer les routes. Alors nous déposons plainte. » Hier, Daniel Garrault, président des parents d’élèves de l’école Joliot-Curie, à Pantin (Seine-Saint-Denis), est allé poster cinquante recours contre le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Sa requête : « Un enseignant devant chaque élève, chaque jour, partout sur le territoire. »
(source 20minutes)

Le jeudi 11 mars, les médecins libéraux étaient “en grève” pour protester contre la dégradation de leur conditions de travail, bien que chacun ait pu observer que les consultations sont réduits à des passages-éclairs limités à 10 minutes sans que ni Brice Hortefeux ni Roselyne Bachelot ne les oblige à faire du chiffre... Leurs déplacements sont limités aux vieillards et aux impotents. Quant ç la multiplication des centres médicaux, ils libèrent du temps aux praticiens sans renforcer les liens de proximité avec les patients: ceux-ci pourraient songer à boycotter leurs généralistes qui confondent service de santé et fonction publique. Leur état d'esprit individualiste s'exprime dans un sondage-maison sur mesure, publié le 4 mars par Le quotidien des médecins, qui met en garde contre l'intention de 50% d’entre eux de voter à gauche, ce qui constitue, outre un chantage, une première pour une profession libérale qui soutient traditionnellement la droite, mais aussi les 35 heures...

Depuis le 11 mars, des manifestants de l'’intersyndicale CGT-CFDT-FO-Sud santé-CFTC occupaient le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour dénoncer un plan de réorganisation. Ils ont quitté les lieux vendredi 13 au soir, selon la direction de l'AP-HP.

France Télévisions

Seule, la CGT appelle à la grève à France Télévisions à partir de dimanche. La centrale d'extrême gauche a déposé -à deux jours du scrutin- vendredi 12 mars, un préavis de grève illimitée à France Télévisions à partir de dimanche à minuit, risquant de perturber la soirée électorale des régionales. Dans un communiqué, la CGT "appelle l'ensemble des personnels à prendre part à ce mouvement, quels que soient leur sensibilité, leur métier ou leur affectation, quels que soient donc leurs intérêts catégoriels disparates.

Un mouvement politique intolérable à France Télévisions
"Ce sont tous les programmes de France Télévisions (France-2, France-3, France-4, France-5, RFO) qui vont être affectés", a expliqué Jean-François Tealdi, porte-parole de la CGT France Télévisions et secrétaire général du SNJ-CGT France Télévisions.

Chantage politique en période électorale
Les mâitres-chanteurs de la CGT se sont donné le beau rôle en se déclarant prêts à reprendre samedi les discussions avec le PDG de France Télévisions Patrick de Carolis, tout en soulignat avoir essuyé un "refus de son directeur général" peu enclin à subir les mauvaises manières syndicales. "Il n'y aura pas de négociations demain. Ça veut dire qu'ils choisissent le rapport de force", a accusé l'agresseur CGT.
Patrick de Carolis, dont le mandat prend fin en août 2010, a affirmé vendredi sur le site du Figaro qu'il devrait proposer dans la première quinzaine d'avril une réorganisation du groupe en entreprise unique, marquée par la mise en place d'un "dispositif de départs anticipés à la retraite fondés sur le volontariat". Il a assuré qu'"il n'y aura pas de plan social". Mais la CGT a saisi avec élégance la campagne des régionales comme moyen de chantage.

Un chantage qui invite au boycottage du service publique

En guise de désaveu et de leçon de dignité aux malpropres de la CGT, les électeurs sont invités à se tourner vers la concurrence et à boycotter le service public de télévisions, et aussi de radios qui n'ont pas exprimé leur désapprobation de la prise d'otage des redevables de la taxe.
Il faut que les Français expriment leur claire et massive réprobation des procédés de la CGT et de la FSU.

vendredi 11 décembre 2009

Histoire en terminale S: les opposants au changement ont peu mobilisé

La réforme du lycée bien accueillie

Les historiens agités ne représentent qu'eux-mêmes et ne réussisent pas à convaincre ceux-là même dont ils prétendent sauvegarder la bonne formation intellectuelle, humaine et politique, par le biais d'une approche biaisée de l'Histoire. Couverture de manuel d'histoire en terminales, éditions Magnard, ci-dessus.

La réforme du lycée a été plutôt bien accueillie jeudi par le monde éducatif

Le ministre de l'Education Nationale a présenté jeudi la réforme du lycée devant le Conseil supérieur de l'Education, en maintenant les changements prévus pour l'histoire-géographie en terminale S.
La polémique ouverte par des historiens marginaux bien que connus pour leur engagement à gauche (lire PaSiDupes), n'aura pas atteint son objectif, car trois des quatre grands textes examinés ont dégagé une majorité, alors que la manifestation des opposants à Paris a en outre peu rassemblé. En ouvrant le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative représentant enseignants, lycéens, parents et étudiants, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a défendu une réforme "réfléchie et pragmatique", "pas un choix idéologique".

Les objectifs de la réforme rappelés par le ministre

- permettre des réorientations jusqu'en 1ère incluse,
- revaloriser la filière littéraire "en perdition",
- spécialiser les terminales pour mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur,
- et création de deux heures par semaine d'"accompagnement personnalisé".

=> Sur le choix de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale S (scientifique), qui a suscité une levée de boucliers corporatiste, Luc Chatel a maintenu le cap.
Il a expliqué que l'histoire et la géographie feraient désormais partie, avec quatre heures, du "tronc commun" des disciplines enseignées à tous les lycéens en 1ère, "ce qui est profondément nouveau et qui ancre ces disciplines dans un socle de culture humaniste partagée".
Il a aussi défendu une autonomie accrue pour les établissements: les enseignants auront leur mot à dire pour organiser l'accompagnement personnalisé et les cours à effectifs réduits.
Enfin il a annoncé qu'il présenterait en mars ses choix de rénovation des filières STI (sciences et techniques industrielles) et STL (de laboratoire) du lycée technologique, "un enjeu stratégique pour notre pays".
Manuel de ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social), ci-dessus à gauche.

Les intéressés étaient en désaccord

La communauté éducative assure, histoire de ne pas perdre la face, qu'elle a fait évoluer les textes par des amendements. Le dialogue est donc possible avec un gouvernement de droite...
Mais elle se présentait plutôt divisée: huit syndicats d'enseignants ont demandé le retrait du projet, dénonçant les diminutions d'horaires de certaines disciplines et l'autonomie des établissements. En désaccord avec la FSU et la FIDL, le SGEN-CFDT et le SE-UNSA, les parents d'élèves de la PEEP, ainsi que, dans une moindre mesure, ceux de la FCPE (bien que marquée à gauche) et les lycéens de l'UNL, se sont montrés plus positifs, défendant notamment les nouveautés pédagogiques que constituent l'accompagnement personnalisé et la réorientation.

Trois des quatre textes dégagent une majorité

Hachette 2004, à gauche, et 2008, à droite

Trois des quatre grands textes ont dégagé une majorité

, observe la FCPE:

l'autonomie des établissements (32 voix pour, 26 contre, les autres étant des abstentions ou refus de vote), l'orientation (35 pour, 20 contre, 13 abstentions) et la classe de seconde (32 pour, 19 contre, 15 abstentions). Le texte sur le cycle terminal a recueilli 22 pour, 22 contre, 13 abstentions et 7 refus de vote. Au CSE, de tels votes globalement favorables sont "plutôt rares", a commenté Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, dont les représentants se sont abstenus, du fait du contexte des suppressions de postes et de la réforme de la formation des enseignants, "totalement antagonique" à celle du lycée.


La manifestation à Paris, à l'appel des syndicats opposants, n'a rassemblé que 900 à 3.000 personnes selon les sources, surtout des lycéens. D'autres défilés ont réuni 1.500 lycéens à Bayonne, 600 au Mans, 200 à 300 à Toulouse, 200 à Rennes et 200 enseignants et lycéens à Marseille. En divisant par trois, on approche la réalité...

La réforme devrait pouvoir être appliquée dès la rentrée 2010

Après le passage devant le CSE, les étapes suivantes devraient faire l'objet d'un examen des textes en Conseil d'Etat, de leur publication au bulletin officiel, de la rédaction des nouveaux programmes et de la formation des professeurs aux nouvelles missions.

samedi 14 mars 2009

CM2: résultats des évaluations à contre coeur

Les résultats ne sont pas espérés par tous pour fin mars

Certains directeurs d’école ne sont pas très pressés de faire remonter les notes au ministère.

Vous avez remarqué que vos enfants ont eu une rentrée 'progressive', avec plantations de printemps le lundi matin de la reprise des cours, la mode écolo oblige. Leurs aînés ont eu droit à une demi-journée 'rap', diversité oblige, cette fois.C'est toujours des heures de calcul ou de français en moins. Sachant que la FSU, dans ses variantes SNU-ipp ou SNES, réclame plus de profs et d'heures, on imagine que les parents de gauche de la FCPE doivent logiquement se sentir en porte à faux... mais solidiares !

Attendus par les parents
, les résultats des évaluations passées en janvier par l’ensemble des élèves de CM2, soit plus de 700000 écoliers, devraient être connus à la fin du mois. Jean-Louis Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire, assurait hier avoir déjà 544000 remontées d’évaluations CM2 sur 730000élèves (75 %).

Le but de ces tests était de mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre pour mettre en place des solutions de soutien avant leur entrée en 6e.

Or, le syndicat FSU des inspecteurs de l’Éducation nationale dénonce aujourd’hui des pressions pour modifier les notes des élèves. Des affirmations vivement contredites par le ministère, mais aussi l’autre syndicat des inspecteurs, UNSA (proche de SUD-éducation), il faut dire...

Par ailleurs, en début de semaine, à l’occasion de la réunion des recteurs, ont été recensées académie par académie les écoles qui avaient transmis les résultats des évaluations. «Or, certains directeurs d’école, en particulier dans les académies de Clermont-Ferrand et Lyon, avaient choisi de faire traîner les choses», confie Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN, syndicat de l’Unsa-éducation.

Jean-Louis Nembrini affirme de son côté que le délai de fin mars sera bien tenu. « Cela a pu inciter les inspecteurs d’académie des régions concernées à mettre une certaine pression sur les inspecteurs de l’Éducation nationale, des pressions que nous avons dénoncées et qui ont stoppé », explique Patrick Roumagnac, qui conteste en revanche fortement les suspicions de transformer les notes afin d’améliorer les scores des écoliers.
Y aurait-il donc nécessité d'anesthésier les parents et de maquiller la réalité du laisser-aller de professeurs 'cools' des écoles .


Depuis le début, ce test national a généré une polémique dont le monde éducatif a le secret.

  • Les militants ont crié à l’injustice en déplorant que les questions portent sur des parties du programme que les élèves n’avaient pas encore étudiées, puisque les professeurs des écoles ont la liberté de faire le programme selon leur propre rythme. Et de ne pas boucler le programme... En fait, ils avaient surtout commencé par faire croire aux parents et au public que le ministère n'auraient pas pris en compte que les évaluations étaient administrées au milieu de l'année et avaient tenté d'accuser celui qui est capable d'organiser le baccalauréat français de ne pas savoir administrer des évaluations de CM2....
  • L'objectif des responsables était pourtant très simple: mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre et mettre en place, au vu des résultats individuels, des solutions de soutien adaptées avant l’entrée des élèves en 6e.
    Or, les les enseignants syndiqués ont avancé des arguments subjectifs pour justifier, selon eux, leur contestation politique. Ils ont jugé ces évaluations trop complexes. Est-il inutile de constater par l'évaluation que les difficultés commencent dès la compréhension des énoncés et de tester si nos 'jeunes' enfants de 10 ans comprennent -ou non- le verbe 'rédiger', par exemple?

  • Mouvement de résistance

    Dans le test de mathématiques figuraient, par exemple, des exercices sur les multiplications, les divisions avec des décimales, des problèmes de géométrie ou encore une règle de trois demandant de convertir une recette de crêpes destinée à six personnes pour neuf convives, que l’on fait plutôt en fin d’année. Que dire alors des bons vieux problèmes de trains qui se croisent à des heures improbables et de baignoires qui fuient, aujourd'hui interdits pour des raisons sociales ?... Si le jardinage et les classes vertes le permettent...

    Dans le cadre d’un mouvement de résistance des syndicats à la politique de Xavier Darcos, plusieurs enseignants avaient aussi décidé de faire de la dissimulation de la sitution et de ne pas faire répondre leurs élèves sur tous les items (Lien PaSiDupes).
    On saura que penser de ces objections quand on aura connaissance des pratiques du temps béni de Mitterrand et Jospin, où des maîtres de CM2 faisaient faire les tests de 6e de l'année précédente dès le CM2, pour donner l'illusion d'un niveau respectable et d'un enseignement de qualité.
    Rappelons aussi que la politique du blocage sous tous les prétextes a sévi dans certains lycées dans la même période où la contestation sévissait en CM2: lien PaSiDupes

    De quoi compliquer ensuite les comparaisons entre élèves, entre écoles ou pire entre académies. Chez les parents, l’impatience est en revanche grande de connaître les résultats qui permettront à chacun d’y voir clair sur le niveau de ses propres enfants.

    Finis les mercredis sportifs et bonjour les cours particuliers avant le grand saut en 6e. Dans le privé, qui sait !

    jeudi 22 janvier 2009

    Création de 5000 agents de médiation : Darcos veut juguler l’absentéisme

    Mais UNSA-éducation a déjà émis ses réserves !

    Les syndicats ne risquent pas d’exprimer leur satisfaction : ce n’est pas dans leurs mœurs et leur attachement à une co-gestion d’un autre âge, comme à une bouée de sauvetage syndicale, va entraver les efforts du ministre, sur un problème pourtant longtemps stigmatisé, sans que les gouvernements Jospin n’aient levé le petit doigt pour le régler.

    Patrick Gontier
    (UNSA) a paru ce matin sur France Info en même temps que l’entretien du ministre pour Le Figaro. Il a pourtant gémi de bon matin sur l’absence de concertation : le ministre ne lui demande plus la permission de prendre une décision !


    L'esclave
    Bayrou qui était pieds et mains liées à Monique Vuaillat (SNES-FSU, avant le sinistre Gégé Aschieri) avait cédé beaucoup de terrain et trouvait au demeurant fort agréable les petites tracasseries dominatrices que lui infligeait la maîtresse femme. Les humiliations quotidiennes lui firent un temps espérer la paix sociale.

    >François Bayrou reçut pourtant la fessée et dut lécher les bottes de cuir de Maîtresse Monique (PTA commerce, ici au temps de sa splendeur), lorsqu’en 1994 il proposa des brûlures à la cire de bougie : une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé, et que le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prirent à ce projet, pour défendre l'école laïque. L’opposition critiqua alors les mœurs de Bayrou et Monique et ses amis accusèrent François de vouloir inverser les rôles pour « réformer à la hussarde ».
    >
    Finalement, le Conseil Constitutionnel soumit François Bayrou et son projet à la volonté de Monique. C’est encore Monique Vuaillat (SNES) qui, en duo avec Daniel Le Bret (SNUipp), fit faire ses premiers pas à la FSU, centrale hégémonique d’enseignants. De cet épisode BDSM de la vie de l’esclave Bayrou on retiendra son aversion nouvelle pour le baîlon, son obsession du musellement de la presse, l'attente fantasmatique de sa libération de toute domination, dont celles désormais de Sa Cynique Majesté Royal et de Sarkozy.

    Darcosn’est pas très SM, en revanche, et Patrick et Gégé n’ont pas les talents de Monique.
    > Ce matin donc, le sieur Gontier craignait que les nouveaux emplois aidés empiètent sur les plates bandes des CPE et autres COP. Or, les Conseillers ‘principaux’ d’Education (il n’existe pas de conseillers ‘secondaires’ d’éducation) passent leur temps devant leurs ordinateurs à comptabiliser les absents mais n’ont jamais su comment enrailler le taux croissant d'absence : Gontier trouve pourtant que ça peut continuer comme ça.
    > Le syndicaliste ravi ajoute que les médiateurs ne seraient pas formés. A la différence des CPE, qui pourtant n’en peuvent mais de l’absentéisme, et des COP, les Conseillers d’orientation, qu’un jeu d’écriture a du jour au lendemain élevés à la dignité de Psychologues, sans aucune formation, pour donner bonne conscience et justifier une augmentation de salaire, comme ce fut le cas des CE promus 'principaux'.
    Comme les commissaires de police, direz-vous. Sauf que le maintien de l’ordre dans les établissements scolaires leur paraît tout aussi méprisable qu’à leurs homologues à casquette qui, dans les quartiers, ne font eux aussi que de la prévention, avec les résultats que l’on connaît, puisque leurs missions consistent à faire acte de présence. Or, si la police est parfois visible, les CPE ne le sont pas et rien malheureusement ne permettrait de les prendre pour des ‘surjets’, les surveillants généraux de l’époque où les élèves avaient les moyens de travailler en paix.