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jeudi 17 septembre 2015

Programmes scolaires: la ministre a dû "tout corriger de fond en comble"...

"De la dictée tous les jours": c'est tout ce que Libération a retenu ?

Revus et corrigés, les nouveaux programmes scolaires ont échappé au sort de Palmyre

Sous l'avalanche de critiques au printemps, la ministre Vallaud-Belkacem a bien dû remballer ses armes de destruction massive. Mais les nouveaux programmes ne seront dévoilés que ce vendredi midi et il reste donc à confirmer que le pire a bien été évité. En attendant, Libération titre en forme de représailles à la contestation: "Programmes scolaires : de la dictée tous les jours" !

Arbre qui cache la forêt, le retour de la dictée quotidienne est annoncé
Il a changé sa photo de profil sur Twitter : "Keep calm & pretend its on the lesson plan" ("Restons calmes et faisons comme si tout se passait comme prévu"). Posté le 7 septembre, ce message d’explication peut déjà en surprendre plus d'un qui croit que la langue française est encore la langue nationale: "Je change ma bannière, car je sens que je vais encore me faire agonir de sottises, donc je me prépare à rester zen," commente amèrement Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), qui ne s'est toujours pas engagé dans sa propre autocritique, puisque les sottises restent celles des autres, tous les autres. Comme pour s'en débarrasser, il va remettre officiellement  à la ministre de l’Education sa copie sur les nouveaux programmes scolaires, du CP à la troisième.

Impudent Lussault, en photo 
comme au naturel
Au printemps, la première mouture avait fait hurler tout ce que l'hexagone compte d'intellectuels et d’historiens, avec des arguments que Michel Lussault jugea -parfois-infondés (Libération du 18 mai). Prenant le devant de la scène, il confiait à l’époque avoir "le sentiment d’avoir été un lapin le jour de l’ouverture de la chasse" (lire son portrait dans Libé). Plus sûrement, ce sont les programmes qui allaient passer à la casserole.

Corrigés de fond en comble ? Il faut voir...

Depuis, les enseignants ont été finalement invités à donner leur avis, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s’est résignée à demander que des corrections et précisions soient apportées. Le CSP a revisité son projet, mais les inquiétudes persistent: changement de façade ou réelles transformations ? Les nouveaux programmes ne seront mis en ligne que ce vendredi sur les coups de midi, mais jeudi matin, Michel Lussault s’exprimait sur Europe 1, pour tâter le pouls du patient : "Nous avons corrigé [le texte] de fond en comble, pas simplement une petite couche de peinture, mais nous avons reconstruit l’édifice à partir des critiques du mois de mai."

En histoire – c’est sur cette discipline que s’étaient concentrées les critiques –, la distinction entre les termes facultatifs et obligatoires a été supprimée, la chronologie a "été très clairement réaffirmée", "les ambiguïtés d’écriture levées". Et de manière générale, les formules jargonneuses remisées.

En langue française, la nouvelle mouture devrait également tenir compte des remarques formulées par les enseignants, qui, notamment en primaire, ont insisté sur la nécessité de mettre le paquet sur l’apprentissage du langage

La ministre a également demandé au CSP de définir le contenu de l’enseignement 'de complément' des langues anciennes (latin/grec), pour rassurer les vigilants qui s’inquiétaient de leur disparition au détour de la réforme du collège.

Cette version des programmes n’est pas encore définitive
Elle doit être validée par la ministre (!), puis soumise au vote du Conseil supérieur de l’éducation. Pour une application dans les écoles et collèges à la rentrée 2016.

Dans une tribune publiée ce vendredi matin sur le site du Monde, journal officieux du PS, Najat Vallaud-Belkacem préconise une dictée quotidienne en primaire et annonce notamment un renforcement de "l’enseignement laïc du fait religieux" au collège dans les programmes d'histoire. L'article de Libération avait gardé l'essentiel pour la fin...

dimanche 10 mai 2015

Réforme du collège: les"pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités" auront affaire à Vallaud-Belkacem

NVB prend ses détracteurs de très haut

Najat-Vallaud Belkacem sait mieux que les meilleurs

La ministre de l'Education s'adresse aux... inquiets ! Ce dimanche 10 mai, elle se veut rassurante en leur disant avoir finalement "entendu les inquiétudes" que fait planer sa réforme du collège

Tout reste à faire pour bientôt. "Parce que j’ai entendu les inquiétudes, je fixerai des objectifs très ambitieux aux recteurs", affirme Najat Vallaud-Belkacem au Journal du dimanche. Ainsi décrète-t-elle que -dès 2016- le nombre d'élèves apprenant l'allemand devra passer de 178.000 à 200.000 en primaire et de 487.000  à 515.000 au collège, précise-t-elle, au millier près, reprenant les chiffres déjà lancés jeudi par François Hollande.
De très nombreuses voix se sont élevées en Allemagne comme en France pour s'alarmer des conséquences de la réforme des collèges sur l'enseignement de l'allemand avec, en particulier, la suppression des sections européennes et des classes bilangues.
Mais NVB fait du quantitatif au détriment du qualitatif
La réforme du collège doit permettre notamment de débuter l'apprentissage d'une deuxième langue en 5e, un an plus tôt qu'auparavant, alors que les entrants au collège ne maîtrisent pas le français en 6e, on le sait. Et ce que ne précise pas la presse -qu'elle soit incompétente, à la botte ou les deux- c'est que les horaires seront réduits en compensation: la logique comptable reprend ses droits.
"En d'autres termes, nous élargissons la logique des classes bilangues à plus d’élèves", si toutefois les parents sont séduits par cette machine arrière: avant même que l'immigration massive augmente les difficultés des enseignants, l'apprentissage de l'allemand avait en effet été jugé difficile en première langue dès la 6e et repoussé en 4e, une fois venues la maîtrise du français et la maturité intellectuelle. La ministre assure pourtant que "nous améliorons l’apprentissage de la deuxième langue vivante pour tous," indépendamment de la surcharge imposée aux étrangers, clandestins ou non, qui s'imposent un effort particulier en langue française. Et de commenter: "C’est une réelle avancée". 

Najat Vallaud-Belkacem est dans l'apparence plutôt que dans l'efficacité
Elle maintient ainsi "qu'il y aura plus d'élèves qui apprendront le latin" avec cette réforme. Pour l'heure, celle-ci essuie pourtant de virulentes critiques de spécialistes. L'enseignement du latin, actuellement débuté en 4e et généralement abandonné en fin de 2e, n'assure qu'un vernis de connaissances, car il est à peine plus qu'un prétexte à un regroupement dans des classes, non pas élitistes, mais de protection contre les trublions.

La contestation est d'ailleurs venue de la gauche
Plusieurs voix très écoutées au PS ont émis des réserves. Outre Julien Dray, proche de François Hollande, qui a appelé mercredi à "reprendre la réforme", l'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand, s'était aussi placé au rang des "inquiets" de la disparition des classes bilangues.


Vallaud-Belkacem va devoir aussi apaiser les historiens

Car la colère gronde aussi chez les syndicats d'enseignants, qui appellent à la grève le 19 mai. La manipulation des programmes d'histoire a également échauffé les esprits. Il est prévu de diviser l'enseignement en sous-thèmes, certains obligatoires, d'autres facultatifs, ce qui fait craindre à certains que des périodes soient occultées, notamment par les adhérents de la FSU, syndicat dominant, mais aussi bien par ceux de SUD-éducation, voire d'UNSA-éducation, au profit d'autres sur l'esclavagisme, le colonialisme ou l'islam.

Et de nombreux intellectuels ont fait entendre leur voix. Le philosophe Michel Onfray, l'essayiste Régis Debray (castriste), le journaliste Jacques Julliard (L'Obs)… Tous, avec l'opposition, ont fustigé à la fois la réforme du collège, mais aussi celle des programmes, qui fait débat sur la liberté de choix des thèmes abordés en histoire, bien que François Hollande dise être "très attentif".

Décidée à tenir son rang, la ministre dans la tourmente affirme son autorité. "J’ai aussi décidé de nommer un délégué ministériel à la promotion de l’allemand qui sera chargé d’y veiller", ajoute la ministre sans plus de précision. et, à défaut d'avoir déjà décidé, elle annonce par voie de presse qu'elle va charger un délégué ministériel de veiller à la "promotion" de cette langue.

Elle compte ainsi réunir "prochainement" "des historiens de renom comme 
Pierre Nora (membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le 'sentiment national' et sa composante mémorielle, et qui signa en 2008 l'Appel de Blois 'Liberté pour l'Histoire', engageant les historiens à lutter contre une moralisation rétrospective de l'histoire et une censure intellectuelle), Jean-Pierre Azéma (spécialiste de l'histoire du Régime de Vichy et de la Résistance, professeur honoraire à l'IEP de Paris, qui a signé en 2007 l'"appel des intellectuels" en faveur de la candidate PS, Ségolène Royal) et bien d’autres, pour que le travail [commencé sans eux] bénéficie de leur regard et de leur expertise". "L’enseignement de l’histoire doit bien être un récit qui raconte notre appartenance à la communauté nationale, pas seulement une succession de dates. Mais il faut veiller à ne pas instrumentaliser ce récit", concède-t-elle.

La méthode NVB: agresser en se disant rassurante

"Cette réforme du collège doit s’appliquer à la rentrée 2016", "malgré les critiques et la polémique qui enflent, alors Najat Vallaud-Belkacem promet qu'elle "continuer(a) [sic] d’écouter, de rassurer, d’expliquer. 

Elle s'en prend pourtant aux "pseudo-intellectuels qui relayent des contre-vérités", avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension".
"Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise?", caricature-t-elle. Elle accuse aussi la droite de vouloir "réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays".

Le premier parti de France n'est pas non plus convaincu et voit un "nivellement par le bas". 
En qualité de secrétaire d'État bilangue lui-même aux Affaires européennes, à la différence de Jean-Philippe Harlem Désir, le député UMP de l'Eure, Bruno Le Maire, est l'un des opposants les plus éclairés.
Pour l'ancien ministre, "cette réforme est un long processus de déculturation de l'Education nationale et de nos enfants, un renoncement aux savoirs fondamentaux et aux exigences". Invitée d'Europe 1 le 11 mars dernier, la ministre avait fait le constat que "les élèves s'ennuient" et proposait des "enseignements pratiques interdisciplinaires" pour y remédier. Une erreur de stratégie, pour Bruno Le Maire : "Les enfants s'ennuient, on va les divertir. Eh bien, désolé, le collège et l'école ne sont pas là pour amuser et divertir les enfants", tonne-t-il sur Europe 1 également. Le député insiste pour que l'Education nationale soit "là pour les préparer à entrer dans la société et la vie professionnelle le mieux armé possible. Cette réforme ne va pas dans ce sens".

mercredi 31 août 2011

L'ineptie du "genre sexuel" hébergée dans les livres scolaire

Myard n'assimile pas l'identité sexuelle innée au "genre sexuel" acquis

80 députés de la majorité ont alerté le ministre de l'Education nationale mardi

La théorie du genre est entrée dans certains manuels de SVT
Des députés UMP demandent le retrait des passages incitant à la confusion. Pour Jacques Myard, député des Yvelines, ce débat est le prolongement de celui sur le "créationnisme".

Dans une lettre adressée à Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, 80 députés de la majorité ont demandé le retrait de manuels scolaires de Sciences et vie de la terre (SVT) évoquant la théorie du genre.
Ils reprochent en effet à certains passages des livres de SVT de 1ère L et ES de tenter de justifier l'orientation sexuelle d'une personne autant par son sexe biologique que par le contexte socio-culturel. Signataire de cette lettre, Jacques Myard, membre de la Droite populaire, estime que la théorie du genre n'a rien de scientifique et que de ce fait, elle n'a pas sa place dans des manuels scolaires de SVT.

France-Soir : La lettre que vous avez adressé à Luc Chatel a suscité bon nombre de réactions. Le Parti socialiste a ainsi notamment déclaré, dans un communiqué, que cela révélait "la vision rétrograde" de la droite quant aux "entités de ce genre". Qu'en pensez-vous?
Jacques Myard : Le Parti socialiste est complètement à côté de la plaque. Il n'est absolument pas question de remettre en cause l'identité sexuelle des uns ou des autres. Ce que nous contestons c'est l'enseignement de la théorie du genre comme une vérité scientifique et ce, à des fins politiques. La Droite ne cherche pas à donner des leçons. On naît homme, on naît femme. Nous appartenons au monde des mammifères, c'est structurel. L'orientation sexuelle se définit après et appartient au domaine de la vie privée.

F-S : Selon vous, l'identité sexuelle ne devrait pas être enseignée dans les cours de SVT mais plutôt dans ceux de philosophie.
J.M. : La théorie du genre n'est ni une vérité scientifique, ni une vérité biologique. Elle aurait donc davantage sa place au sein d'un cours de philosophie. Les élèves pourraient alors évoquer le doute et les interrogations liés à l'identité sexuelle sans que cela n'ait rien d'extraordinaire.

F-S : Luc Chatel a annoncé ce mercredi qu'il ne retirera pas les nouveaux manuels de SVT. Quelles conséquences cela peut-il selon vous avoir sur les élèves ?
J.M. : Luc Chatel a dit qu'il n'exerçait pas « droit de vie ou de mort sur un manuel scolaire ». Certes, mais l'Education nationale a toutefois le pouvoir de ne pas recommander tel ou tel ouvrage. On ne peut décemment pas professer une confusion idéologique qui n'a rien de scientifique. En ce qui concerne les élèves, je pense qu'ils ne sont pas stupides et qu'ils savent faire la différence entre un homme, une femme, un homosexuel, etc... Ils se rendront bien compte en ouvrant leurs manuels de SVT qu'on leur raconte des inepties.
VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI-TF1:

Les professeurs ont le choix du manuel scolaire, mais les éditeurs ont le devoir de respecter les programmes ce qui n'autorise pas les initiatives intempestives.

Les éditeurs peuvent-ils interpréter librement les programmes ?

Extraits de manuels de SVT revisitant l'identité sexuelle:


Les maisons d'édition des manuels de SVT pour 1ère L et ES ont évoqué de manière plus ou moins variée l'identité sexuelle.

Chez Hachette, il est ainsi écrit que : « l'identité sexuelle est la perception subjective que l'on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle (...). Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou féminin »

chez Bordas, elle est expliquée de cette manière : « L'identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend, d'une part, du genre conféré à la naissance, d'autre part, du conditionnement social (...). L'identité sexuelle se réfère au genre sous lequel une personne est socialement reconnue ».


vendredi 11 décembre 2009

Histoire en terminale S: les opposants au changement ont peu mobilisé

La réforme du lycée bien accueillie

Les historiens agités ne représentent qu'eux-mêmes et ne réussisent pas à convaincre ceux-là même dont ils prétendent sauvegarder la bonne formation intellectuelle, humaine et politique, par le biais d'une approche biaisée de l'Histoire. Couverture de manuel d'histoire en terminales, éditions Magnard, ci-dessus.

La réforme du lycée a été plutôt bien accueillie jeudi par le monde éducatif

Le ministre de l'Education Nationale a présenté jeudi la réforme du lycée devant le Conseil supérieur de l'Education, en maintenant les changements prévus pour l'histoire-géographie en terminale S.
La polémique ouverte par des historiens marginaux bien que connus pour leur engagement à gauche (lire PaSiDupes), n'aura pas atteint son objectif, car trois des quatre grands textes examinés ont dégagé une majorité, alors que la manifestation des opposants à Paris a en outre peu rassemblé. En ouvrant le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative représentant enseignants, lycéens, parents et étudiants, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a défendu une réforme "réfléchie et pragmatique", "pas un choix idéologique".

Les objectifs de la réforme rappelés par le ministre

- permettre des réorientations jusqu'en 1ère incluse,
- revaloriser la filière littéraire "en perdition",
- spécialiser les terminales pour mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur,
- et création de deux heures par semaine d'"accompagnement personnalisé".

=> Sur le choix de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminale S (scientifique), qui a suscité une levée de boucliers corporatiste, Luc Chatel a maintenu le cap.
Il a expliqué que l'histoire et la géographie feraient désormais partie, avec quatre heures, du "tronc commun" des disciplines enseignées à tous les lycéens en 1ère, "ce qui est profondément nouveau et qui ancre ces disciplines dans un socle de culture humaniste partagée".
Il a aussi défendu une autonomie accrue pour les établissements: les enseignants auront leur mot à dire pour organiser l'accompagnement personnalisé et les cours à effectifs réduits.
Enfin il a annoncé qu'il présenterait en mars ses choix de rénovation des filières STI (sciences et techniques industrielles) et STL (de laboratoire) du lycée technologique, "un enjeu stratégique pour notre pays".
Manuel de ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social), ci-dessus à gauche.

Les intéressés étaient en désaccord

La communauté éducative assure, histoire de ne pas perdre la face, qu'elle a fait évoluer les textes par des amendements. Le dialogue est donc possible avec un gouvernement de droite...
Mais elle se présentait plutôt divisée: huit syndicats d'enseignants ont demandé le retrait du projet, dénonçant les diminutions d'horaires de certaines disciplines et l'autonomie des établissements. En désaccord avec la FSU et la FIDL, le SGEN-CFDT et le SE-UNSA, les parents d'élèves de la PEEP, ainsi que, dans une moindre mesure, ceux de la FCPE (bien que marquée à gauche) et les lycéens de l'UNL, se sont montrés plus positifs, défendant notamment les nouveautés pédagogiques que constituent l'accompagnement personnalisé et la réorientation.

Trois des quatre textes dégagent une majorité

Hachette 2004, à gauche, et 2008, à droite

Trois des quatre grands textes ont dégagé une majorité

, observe la FCPE:

l'autonomie des établissements (32 voix pour, 26 contre, les autres étant des abstentions ou refus de vote), l'orientation (35 pour, 20 contre, 13 abstentions) et la classe de seconde (32 pour, 19 contre, 15 abstentions). Le texte sur le cycle terminal a recueilli 22 pour, 22 contre, 13 abstentions et 7 refus de vote. Au CSE, de tels votes globalement favorables sont "plutôt rares", a commenté Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, dont les représentants se sont abstenus, du fait du contexte des suppressions de postes et de la réforme de la formation des enseignants, "totalement antagonique" à celle du lycée.


La manifestation à Paris, à l'appel des syndicats opposants, n'a rassemblé que 900 à 3.000 personnes selon les sources, surtout des lycéens. D'autres défilés ont réuni 1.500 lycéens à Bayonne, 600 au Mans, 200 à 300 à Toulouse, 200 à Rennes et 200 enseignants et lycéens à Marseille. En divisant par trois, on approche la réalité...

La réforme devrait pouvoir être appliquée dès la rentrée 2010

Après le passage devant le CSE, les étapes suivantes devraient faire l'objet d'un examen des textes en Conseil d'Etat, de leur publication au bulletin officiel, de la rédaction des nouveaux programmes et de la formation des professeurs aux nouvelles missions.

jeudi 2 avril 2009

Education : les contre-vérités syndicales

Ce que les media militants ne disent pas

SUPPRESSIONS DE POSTES : UNE LOGIQUE COMPTABLE ?

􀂃 Pour commencer, il ne s’agit pas de suppressions de postes, mais de
non renouvellements de postes libérés par des départs à la retraite.

􀂃 Ensuite, nous faisons preuve de pragmatisme : l’évolution des emplois tient compte des évolutions de la démographie scolaire.
On met des moyens là où c’est le plus utile
: dans le premier degré où le nombre d’élèves est en augmentation, on crée 800 postes nouveaux ; dans le second degré qui a perdu 145 000 élèves depuis 2005 et qui en perdra 40 000 de plus à la rentrée prochaine, on réduit des postes superflus.

􀂃 Demander le maintien des emplois sans tenir compte de cette réalité, c’est comme si l’on demandait aux cantines scolaires de préparer 40 000 repas de plus par jour que ceux qui seront effectivement consommés !

􀂃 L’évolution des emplois tient compte de notre capacité à mieux mobiliser l’emploi existant : l’équivalent de 5 000 emplois sur les 8 800 emplois supprimés dans le second degré seront ainsi compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les enseignants volontaires.

􀂃 Enfin, tout le monde profitera des économies réalisées : les élèves auxquels nous proposerons de nouveaux services et les enseignants qui bénéficieront d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat lié aux heures supplémentaires.

ON FAIT DES ECONOMIES SUR LE DOS DE NOS ENFANTS ?

􀂃 Il faut sortir d’une logique purement quantitative d’augmentation des moyens : dans le premier degré, on a perdu 200 000 élèves ces 20 dernières années, tandis que nous avons recruté 12 000 enseignants supplémentaires. Avec quel résultat ? Toutes les enquêtes nationales et internationales montrent une baisse du niveau scolaire.

􀂃 Dans un pays comme la France où le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans, où la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés, il est faux et malhonnête de dire que l’école souffre d’un manque de moyens.

􀂃 En revanche, le Gouvernement reste ouvert au dialogue, dès lors qu’il s’agit de parler des réformes d’avenir qui permettront à notre système éducatif de redevenir une référence et un modèle en matière de réussite des élèves.

􀂃 Pour preuve, les économies réalisées ont déjà permis d’offrir de nouveaux services aux élèves et aux enseignants :

- accompagnement éducatif personnalisé de deux heures par jour après les cours;

- stages de soutien scolaire gratuits pendant les vacances pour les élèves de CM1 et de CM2 en difficulté ;

- réaffectation des heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de soutien personnalisé aux élèves en difficulté.

LA SUPPRESSION DES COURS LE SAMEDI MATIN, L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF, CE NE SONT QUE DES PRETEXTES POUR FAIRE PASSER DES REFORMES IMPOPULAIRES !

􀂃 Au contraire : en passant de 26h à 24h hebdomadaires pour tous, on allège le rythme scolaire des enfants à un niveau comparable à celui des pays dont l’école obtient les meilleures performances.
Et en réaffectant les heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de
soutien personnalisé aux élèves en difficulté, on permet aux 15% d’élèves en grande difficulté qui ne savent ni lire ni écrire d’être mieux accompagnés et de progresser.

􀂃 L’opposition refusait la mise en place lors des dernières vacances de printemps de stages de remise à niveau. Or cette mesure est un succès : 80 000 élèves de CM1-CM2 en ont bénéficié grâce à 15.000 enseignants volontaires. Il est incompréhensible que l’opposition refuse une mesure à caractère social. Les élèves qui ont bénéficié de ces stages sont issus de familles modestes et ne peuvent pas accéder à des cours privés.

CE QUE DENONCENT LES SYNDICATS, N’EST-CE PAS L’ABSENCE DE CONCERTATION, NOTAMMENT POUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DU PRIMAIRE ?

􀂃 Au contraire, la transparence et l’objectivité ont été totales. En deux mois, 1 100 synthèses ont été adressées à Xavier Darcos à partir de la consultation organisée auprès des 380 000 enseignants. Ils ont aussi été soumis à l’avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat.

􀂃 Notre but, c’est de retrouver le consensus entre l’école et les familles. Comment peut-on être contre des programmes qui se recentrent sur les fondamentaux, et que 93 % des personnes sondées approuvent ?

Verbatim
  • Xavier Darcos : « Sur les 25 dernières années, il y a eu 18 manifestations lycéennes qui ont en général conduit à ce que tous les ministres de l'Éducation successifs, avec un grand courage, ont dit 'eh bien puisque les lycéens sont dans la rue, on renonce'. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de conviction. »
  • Nicolas Sarkozy, le 24 avril 2008 dans son intervention télévisée:
    « L'école, c'est les trois-quarts de la solution de la croissance et de l'emploi dans notre pays »
  • Le Premier Ministre, François Fillon:
  • « L'école que je veux pour nos enfants, c'est une école où l'autorité et le respect ne seront plus bafoués. C'est une école qui offre des services nouveaux aux élèves et leur donne les moyens d'atteindre les objectifs. C'est enfin une école qui aide et accompagne tous ceux qui rencontrent des difficultés. »

    Pour aller plus loin (lien):
    -> Projet de programme pour l'école primaire
    -> Service minimum d'accueil (SMA)