POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est PEEP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PEEP. Afficher tous les articles

mardi 31 mai 2016

Rythmes scolaires : les maires présentent la facture

Les communes ne peuvent plus payer la réforme et demande une aide de 640 M€ à l'Etat

Le bilan de la réforme des rythmes scolaires est mitigé

Ecole-garderie,
sous le régime de l'état d'urgence
Trois ans après son adoption, sur le bureau des élus locaux, la réforme des rythmes scolaires est toujours classée dans la pile des problèmes à résoudre. C'est ce que révèle une enquête réalisée par l'Association des maires de France (AMF) auprès de 5.500 communes.

Les aides actuelles de l'Etat (440 M€ par an) ne suffisent pas et, de surcroît, le contenu de ces ateliers est très différent d’une commune à l’autre, donc inégalitaire et discriminatoire, souligne François Baroin (LR), maire de Troyes (Aube) et président de l'AMF. "Il faut faire un saut qualitatif, maintenant qu’on a passé la phase de mise en place", abonde la sénatrice Françoise Cartron (PS), maire d'Artigues près de Bordeaux, et aussi vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine et encore vice-présidente de la communauté urbaine de Bordeaux. François Baroin demande donc au gouvernement de faire face à ses responsabilités en décidant une rallonge budgétaire pour consolider les nouveaux temps scolaires. 

Dans l'étude menée par l'AMF, 70 % des maires confient des difficultés persistantes dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Quelles sont-elles ?

François Baroin: Il y a d'abord un problème financier : le coût est très supérieur à ce qui avait été annoncé. 
Ensuite, la réforme est jugée inadaptée aux classes de maternelles. La fatigue constatée des tout-petits, liée à un temps de présence plus long en collectivité et des siestes parfois écourtées, est incontestable. 
Il a aussi fallu trouver en urgence des animateurs, qui n'étaient pas toujours formés
Enfin, le retour de l'école le mercredi matin a déstabilisé tout le tissu associatif local. Au total, il apparaît que cette réforme ne prend pas pleinement en compte les spécificités territoriales, et sa mise en oeuvre reste difficile.

Aujourd'hui, près de trois enfants sur quatre prennent part à des activités sportives ou culturelles, alors que beaucoup en étaient exclus jusqu'ici [ce qui reste à démontrer, puisqu'existaient des possibilités nouvelles, déjà financées par les communes, telles que les piscines intercommunales, jusqu'en Ardèche. Mais 25% d'enfants restent discriminés, si tant est qu'ils soient demandeurs de temps encadré, plutôt que d'un peu de temps libre]. 

N'est-ce pas un progrès ?

C'est un des éléments positifs de la réforme constatés par les maires. Il y a aussi une meilleure coopération des acteurs locaux de l'éducation que sont l'école, les associations, les parents, les élus [qui ont beaucoup donné de leurs personnes]. Mais ces points sont minoritaires par rapport à la permanence de difficultés qui, au bout de deux, puis trois ans, auraient dû s'estomper.

Faut-il abroger la réforme ?

La revendication des maires ne porte pas sur la remise en cause de la réforme, mais sur son financement. On ne peut pas demander à des petites communes rurales de porter à bout de bras un aménagement de cette nature, sans accepter son prix réel. L'Etat nous a vivement encouragés à embaucher des contrats aidés, et il a fallu gérer des contraintes réglementaires, les questions de sécurité, l'aménagement général, l'organisation des transports scolaires... Tout cela a un coût. Pour nous, c'est une négociation à 640 M€.

Il n'est pas question de remettre en cause la réforme, alors que le bilan que vous en tirez est plutôt négatif. Quel paradoxe !

Certains dans le débat politique veulent revenir sur la réforme, il y aura un débat à ce sujet après la présidentielle, en cas d'alternance. Mais l'Association des maires de France, aujourd'hui, dans sa pluralité politique, a un consensus. Il ne faut pas se tromper dans l'interprétation de cette position : la réforme a été tellement difficile à mettre en oeuvre, et on est sortis tellement essorés de l'application de ce projet, qu'en réalité les maires ne veulent plus en entendre parler. C'est cela, la vérité.

Votre parti propose dans son projet de réduire le nombre d'enseignants. Il est étonnant de demander à l'Etat, en même temps, davantage de moyens pour financer des activités périscolaires...

Je ne suis pas schizophrène. Qu'il faille faire un effort pour assainir les finances publiques, personne ne le conteste. Mais les saignées du gouvernement sont telles qu'elles menacent nos services publics locaux et notre rôle d'investisseur pour le développement de nos territoires. L'Etat a décrété un aménagement des rythmes scolaires. Il ne serait pas choquant qu'il paye à 100 % une réforme qu'il a imposée.

Qui sont les animateurs ?

Dans 90 % des communes, les activités périscolaires sont assurées — totalement ou en partie — par des intervenants extérieurs, dont un large contingent de bénévoles (43 %) [les intermittents -quand ils sont compétents, pourraient saisir ces opportunités de justification de leurs allocations]
Il peut aussi s'agir de professionnels d'associations d'éducation populaire [dont la plupart sont marquées à gauche], de clubs sportifs, d'animateurs indépendants auto-entrepreneurs ou d'enseignants [puisque tous ne consacrent pas leur temps libre à arrondir leurs fins de mois en travaillant pour Acadomia, selon la caricature de Ségolène Royal, alors candidate à la présidentielle 2007]. 
"Nombre d'élus ont fait part de problèmes de fidélisation du personnel recruté, en raison parfois du niveau d'absences [!], voire de démissions en cours d'année constatées", relève le rapport de l'AMF, qui impute ces difficultés "à la faible attractivité des temps d'activités proposés et au manque de personnels qualifiés en nombre suffisant". 
Une pénurie qui préoccupe aussi certains parents d'élèves. Au siège de la fédération PEEP, on reçoit régulièrement "des courriers de familles qui s'inquiètent pour la sécurité des enfants. Les animateurs peuvent avoir parfois des discours ou des comportements inappropriés" [cf. leur idéologie de militants, voire leur prosélytisme], relève Valérie Marty, la présidente de la PEEP.

jeudi 14 mai 2015

Lycée Montaigne: des photos de la ministre de l'Education, visionnées par des collégiens pervers portés sur les attouchements

Le Parisien et Le Point n'ont plus tenu la porte des WC des filles

Cinq collégiens précoces se rinçaient l'oeil sur Najat Vallaud-Belkacem
?

La "théorie du genre" éveille la curiosité des pré-ados
Ce qui est banal en Seine-Saint-Denis est extraordinaire à la cité scolaire de Montaigne. Voisin du bureau (VIIe arrondissement) de leur ministre, Najat Vallaud-Belkacem, l'établissement du 6e arrondissement, au coeur de Paris, est un lieu d'apprentissage réputé tranquille, bien qu'en novembre dernier un parent ait frappé un élève du lycée avec un extincteur et que ce lycée se situe toutefois au 93e sur 109 au niveau... départemental.
Après la mort de Rémi Fraisse sur le site squatté de Sivens (Tarn), la situation avait dégénéré au lycée Montaigne à Paris. Armelle Malvoisin, présidente de la PEEP Montaigne, expliqua: "Des parents se sont mis à vouloir faire l'ordre eux-mêmes. Ce parent a pété littéralement un plomb et a agressé un élève, ce que nous condamnons effectivement". Le jeune homme a été hospitalisé. "Le gros problème c'est qu'il n'y a personne pour assurer l'ordre et la sécurité aux abords des établissements.", a ajouté Armelle Malvoisin.

Le Parisien révèle la vie secrète de ce "paisible" établissement, ce matin, à l'occasion de la fête de l'Ascension. Passons sur l'affirmation du malsain François Gapihan qui flaira aussitôt un possible élément supplémentaire de scandale, puisque BFMTV n'en est plus à un près: non, la cité scolaire n'est pas un établissement privé... Il s'agit d'un établissement public local d'enseignement. Bien tenté Little Mr Bad...
Reste que des fillettes, scolarisées dans l'établissement, auraient été victimes d'attouchements par cinq garçons, âgés de 10 et 11 ans.

Affaire pendante depuis... plusieurs mois
Des parents avaient alerté la ministre et, face à l'inertie de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, ce sont encore les familles des fillettes qui ont mis l'affaire sur la place publique par courrier adressé au proviseur et au rectorat en avril dernier. Dans ce document, l'une des mères décrit "une situation d'insécurité physique et psychologique dans laquelle se trouvent les filles de la classe en raison d'attouchements et de propos obscènes de la part de certains garçons". 
Le Parisien précise que deux mains courantes ont été déposées par des parents au commissariat et que certaines familles ont également saisi des fédérations de parents d'élèves.
VOIR et ENTENDRE la représentante de la PEEP, organisation modérée, qui trouve systématiquement que "le ministère a bien travaillé"...:

Travaux pratiques transversaux  à la récréation

Un autre père de famille rapporte que ces mêmes garçons regardaient aussi des vidéos pornographiques "YouPorn sur leur iPhone 6", dans la cour de récréation. Un problème dont a été informée Armelle Malvoisin, présidente d'une des fédérations de parents de Montaigne. Cette organisation n'est pas nommée: seule la fédération dominante -très marquée à gauche- bénéficie de la publicité de la presse.  Alors que la FCPE détourne le regard, la PEEP a renouvelé sa demande que l'usage des téléphones portables soit interdit au sein de l'établissement, comme c'est le cas dans de nombreux établissements publics de Paris.

Les cinq garçons mis en cause sont passés en conseil de discipline ce lundi. 
Les deux "meneurs" -sur lesquels aucun élément d'information n'a filtré- ont été "exclus définitivement avec sursis", ce qui signifie qu'ils seront bannis du collège à la prochaine faute commise. Il n'est pas non plus précisé dans quel milieu éducatif les deux pervers seront accueillis: ne sont-ils pas astreints à l'obligation scolaire?

Un troisième a été exclu temporairement, tandis que les deux derniers se sont, eux, vu infliger des travaux d'intérêt pédagogique. Et, concrètement, ça consiste en quoi?
Des séances de prévention autour de la relation fille-garçon devraient par ailleurs être organisées au collège: on est à des années lumière de la "théorie du genre"...
Et pourquoi pas une... cellule psychologique ?

dimanche 12 octobre 2014

Ministre de l'Education: une demi-journée de cours en moins, c'est "pour le bien des enfants"

Vallaud-Belkacem : les enfants ne sont pas à une demi-journée près...

Mécontentements  des maires et des familles qui devront se débrouiller pour la prise en charge des enfants

La demi-journée de "consultation" des enseignants sur les programmes de maternelle et le socle commun sera prise sur le temps scolaire et la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem trouve cela juste, puisque les syndicats d'enseignants qui co-gèrent le ministère lui ont imposé leur façon de voir.
Les efforts, c'est pour les autres. "C'est un effort que l'on demande aux parents et aux collectivités locales, qui devront prendre en charge les enfants qui ne seront pas accueillis", a tranché Najat Vallaud-Belkacem sur i-télé, en dépit des mécontentements exprimés par des maires et des familles. 
Ce n'est même pas de la concertation. "C'est pour le bien des enfants", a-t-elle estimé, "pour que les enseignants s'approprient ce qu'ils doivent [leur] apprendre"

Les parents et les maires ont appris fin septembre que les professeurs de maternelle seront consultés une demi-journée entre le 22 septembre et le 18 octobre sur le futur programme de maternelle, et les professeurs de l'école élémentaire et du collège sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture. 

L'Education nationale regorge-t-elle de crédits?
Par ailleurs, la ministre a annoncé que les 90.000 membres du personnel non enseignants de l'Éducation nationale, "qui font vivre les établissements", allaient bénéficier d'une prime exceptionnelle de 50 euros (catégorie B) ou même 100 euros (catégorie C) au mois de décembre. 
Le ministère n'a-t-il pas trouvé à dépenser les copieux crédits votés par le Parlement pour 2014 ? 

La ministre fait fi des plaintes des partenaires

Vendredi, l'Association des maires de France (AMF) avait réclamé la suppression de cette demi-journée de consultation des enseignants, arguant que "plusieurs directeurs académiques" l'avaient "annulé[e]" et avaient à la place organisé la concertation "en dehors du temps scolaire des enfants". "Les maires refusent de se substituer à l'État pour l'exercice de ses responsabilités. Ils ne sont pas les supplétifs de l'Éducation nationale", assène l'AMF, appelant cette dernière à organiser des concertations "en dehors des heures scolaires".

Les associations de parents d’élèves ont eu le dernier mot. "De l’amateurisme", "du grand n’importe quoi", "quel bordel ! (sic)"... C’est Le sujet qui alimente toutes les conversations, sur Facebook ou à la pause-café des entreprises. 
La demi-journée destinée à discuter entre enseignants sur les futures énièmes réformes de l’Education n’aura pas lieu dans les écoles et collèges de l’académie de Créteil, dont le maire est député PS. Les parents d’élèves qui s’étaient organisés pour faire garder leurs enfants, le lundi 13 octobre au matin ne décolèrent pas. Après avoir annoncé que la demi-journée banalisée se déroulerait le lundi 13 octobre, le rectorat de Créteil a finalement décidé de maintenir la matinée de cours.
La PEEP du Val-de-Marne et la FCPE de Seine-et-Marne avaient chacune de leur côté déposé un recours en urgence auprès du tribunal administratif. "C'est un scandale que nous soyons obligés d'aller en justice pour permettre à nos enfants d'aller à l'école", peste Myriam Menez, présidente de la PEEP du Val-de-Marne. Mais "toutes les associations au niveau local n'ayant pas les compétences juridiques", la PEEP n'a pas prévu de déposer d'autres recours en France, précise Valérie Marty, présidente de l'association, alors que la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, ne cesse de mettre en avant le lien parents-école. 
La FCPE a de son côté déposé un nouveau recours pour les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise. Paris devrait leur emboîter le pas et s'engager dans la procédure judiciaire. "C'est toute l'Ile-de-France qui va être en lutte contre cette demi-journée volée, se réjouit Paul Raoult, président de la FCPE. La contestation est en train de prendre, l'Ile-de-France représente un tiers des écoliers français."
En Picardie, le désordre dans les villes et les familles, c'est pour le mercredi 15
dans les écoles et les collèges de l’académie. 


Certains profs font même de la résistance. "J’ai carrément dit aux parents de mes élèves que je ne ferai que de la garderie ce jour-là, raconte une institutrice en petite section de maternelle qui a souhaité garder l’anonymat. Tous les professeurs devraient en faire autant. Faut arrêter de se foutre de notre gueule (sic).

Absence de concertation
La demi-journée banalisée a donc été fixée à une date ultérieure. "Oui, mais quand ?", s’inquiète Michel Papin. Et ce qui préoccupe Jacques Drouhin, c’est la perte de confiance des administrés envers les élus. "On est en train de monter les parents contre les collectivités. On en prend plein la figure alors que c’est l’État qui nous impose ses choix" , rappelle-t-il, amer. Et les enfants dans tout ça ? En tout cas, pour Noa, 7 ans, il n’y a pas photo. Le petit aurait, sans aucun doute, préféré rester avec sa maman !

Le chaos organisé, la bouche en coeur
En Seine-Maritime, c'est l'après-midi du 10 octobre 2014 que les professeurs des écoles sont réquisitionnés et les parents d'élèves et les élus fulminent contre la décision du rectorat.
Et Denis Merville (AMF) a fait ses comptes. Si les toutes les mairies acceptaient d’accueillir les élèves au cours de cette demi-journée banalisée, cela coûterait, à l’ensemble des communes de Seine-Maritime, "530.000 euros pour une seule demi-journée". Il a demandé, avec ses collègues de l’Association des maires du département, d’être reçu par le préfet "pour, au nom des maires de la Seine-Maritime, lui présenter la facture".

La ministre se mélange les crayons
Après avoir affirmé que la journée devait être consacrée à une appropriation des contenus scolaires, elle prétend qu'il s'agit  maintenant d'échanger  - fusse après coup !  "Plutôt que de décider tout seul dans un coin, nous avons décidé [un pluriel flou nécessaire à donner plus de poids à l'arbitraire] que l'ensemble des enseignants puisse donner leur avis sur le contenu" du socle commun, a argumenté Najat Vallaud-Belkacem. 
La ministre a toutefois assuré qu'il n'y aura "qu'une seule demi-journée de consultation dans l'année, avant les vacances de la Toussaint, et non pas plusieurs comme cela a pu s'écrire", a-t-elle polémiqué. Or, jusqu'à preuve du contraire et quoi qu'elle en dise, l'année scolaire comporte deux autres trimestres en 2015...

jeudi 5 juin 2014

Rythmes scolaires: les maires d'opposition dans la rue samedi

Dialogue ? Les opposants doivent descendre dans la rue pour se faire entendre

Les maires du Rhône, emmenés par Renaud Pfeffer (UMP, Mornant) appellent à une manifestation "apolitique" ce samedi à Lyon, contre la réforme des rythmes scolaires. Ils veulent faire de cette manifestation "le grand rassemblement de toute la communauté éducative, parents, enseignants, animateurs..." contre la réforme des rythmes scolaires. La trentaine de maires du Rhône, emmenés par Renaud Pfeffer, maire UMP de Mornant organisent ce samedi 7 juin un mouvement de protestation devant le rectorat de l'académie de Lyon, 92 rue de Marseille (Lyon 7e) à 10h30.
La question est de savoir s'il est plus intelligent d'enseigner ¾ d'heure de moins chaque jour ou de supprimer le vendredi après-midi de classe selon la proposition du maire PS de Lyon. Sans attendre que Gérard Collomb rende sa décision finale ce vendredi, la FCPE et les syndicats d’enseignants préparent leur propre manifestation. Sur les 36 écoles de la ville, les résultats donnaient, au 2 juin, 58 % contre le vendredi chômé, avec une participation représentative de seulement 20 % des conseils d'école mais qui donne une tendance négative à 4 jours de la fin du scrutin.

"Le retrait ou la liberté pour les maires d’appliquer ou non la réforme"

"Ce que nous défendons avant tout, c'est le bien-être de l'enfant", fait valoir le maire de Mornant (photo ci-contre)leader de la contestation. Au lendemain de la date limite du dépôt des projets pédagogiques des communes à l'inspection académique, le 6 juin, les maires, principalement des élus de droite, réclament toujours "le retrait ou la liberté pour les maires d'appliquer ou non la réforme".

Renaud Pfeffer sait d'autant mieux de quoi il parle qu'il a présenté un projet d'application salué par tous en vue de l'application de la réforme des rythmes scolaires l'année prochaine. S'appuyant sur le travail des services, des parents et des animateurs depuis 18 mois, il prévoit les assouplissements que réclament les parents lyonnais : un service de cantine le mercredi midi, un accueil des maternelles pour la sieste à 13h30 et des activités périscolaires (yoga, lecture, animations sportives) en petits groupes le matin, le midi et le soir jusqu'à 18h30. Le tout sur neuf demi-journées et dans le respect des 45 minutes de temps d'apprentissage en moins chaque jour. 



L'opposition d'un maire de droite à la réforme est légitime, explique Renaud Pfeffer, maire et donc garant de la bonne tenue des comptes de sa commune. "Le transfert de charges ne sera pas compensé par l'Etat l'année prochaine", souligne le responsable municipal. 

Fort du soutien de près de 800 maires -dont 650 dans le Rhône- qui ont signé sa pétition, il a déposé un recours en illégalité contre le décret Peillon auprès du Premier ministre. "Manuel Valls a jusqu'à la fin du mois pour nous répondre", précise l'élu.
Ce mois-ci, le maire UMP s'apprête à attaquer le décret Hamon dit "d'assouplissement" pour le même motif, "le transfert de charges non compensé", c'est-à-dire .

Enfin, à partir de la rentrée, Renaud Pfeffer appelle les maires qui le soutiennent à "chiffrer précisément le surcoût de la réforme afin d'attaquer sur un contentieux indemnitaire". D'ici là, bien que ce samedi du long weekend de Pentecôte s'annonce ensoleillé, il espère rallier "les nombreux parents d'élèves" mécontents de la réforme, lors d'une manifestation "apolitique", précise-il.

La FCPE refuse l' "union nationale"

"Les enseignants sont globalement contre le projet", rappelle Yannick LeduSNUIPP, syndicat dominant d'enseignants proches du PS dans le 1er degré. Le secrétaire départemental du Rhône rappelle qu' "ils sont contre les 4,5 jours, ou contre la méthode de consultation ou encore contre le rythme imposé aux enfants". Résultats, ils se sont massivement abstenus lors des votes aux conseils d'école pour ne pas être "stigmatisés". 
Frédéric Volle, du Snudi-FO, deuxième syndicat d'enseignants du Rhône, rappelle d'ailleurs qu'ils ont subi "des pressions de la part des parents d'élèves dont certains les ont appelés à voter contre, et par la mairie et même l'inspection académique d'autre part, qui les ont appelés à voter pour", ce que son syndicat a dénoncé par communiqué de presse.

Mais les sectaires de la FCPE a déjà prévenu qu'elle ne se rendra "certainement pas" à la manifestation des maires de droite ce samedi. "Nous sommes pour la réforme", s'étrangle Véronique Le Coarer, présidente rhodanienne de la fédération de parents d'élèves de gauche. 
Bien qu'opposée au choix du maire PS de Lyon (Gérard Collomb a choisi d’alléger la journée de classe en libérant le vendredi après-midi pour y concentrer les activités périscolaires, l'année prochaine), sa présidente locale prépare avec les syndicats enseignants une manifestation, "certainement pour la semaine prochaine" à Lyon.
La PEEP, fédération de parents modérée et fluctuante, a appelé quant à elle au report de la réforme ou, si c'est impossible, à un retour au projet initial de suppression de 45 minutes d'enseignement chaque jour.

vendredi 16 mai 2014

Rentrée 2014: Benoît Hamon rétropédale face aux enseignants

Hamon décale la rentrée d'une journée pour satisfaire les enseignants

Le ministre bac+3 détricote Peillon: il repousse au 1er septembre la "pré-rentrée" des enseignants
fixée au 29 août par Peillon. 

Chez les uns le nez s'allonge,
chez lui, les oreilles s'élargissent
Les élèves rejoindront l'école le mardi 2 septembre. Une décision que la presse socialiste présente comme un "cadeau" du ministre au SNES-FSU, syndicat hégémonique d'enseignants, mais qui constitue une première reculade grave: le ministre se soumet aux professeurs et suscite l'incompréhension des parents.

Les parents des 12 millions d'élèves français ont appris la nouvelle aujourd'hui, de la bouche du ministre de l'Éducation. Leur rentrée aura lieu un jour plus tars, le mardi 2 septembre, et non le lundi 1er, comme le prévoyait le calendrier scolaire arrêté en janvier. 
"En cette période de déception et de défiance croissante vis-à-vis de l'école, ce n'est pas un bon signe envoyé aux parents", déplore Valérie Marty, la présidente de la PEEP, fédération modérée de parents, voire molle et imprévisible, qui pointe au passage les difficultés matérielles que ce changement va provoquer. "Le calendrier scolaire, c'est cauchemardesque. Il y a toujours une contrainte supérieure à une autre", poursuit-elle, évoquant au passage l'industrie du tourisme et le casse-tête du zonage.

Le SNES se félicite d'avoir fait plier le camarade ministre

Benoît Hamon inaugure sa fonction en se soumettant aux enseignants,  leur concédant une pré-rentrée le 1er septembre, plutôt que le 29 août. C'est par le biais d'un tweet du puissant SNES co-gestionnaire du ministère de l'Educationue la communauté éducative a appris le 15 mai ce décalage, permettant de préserver ce mois de vacances. 


Dans un contexte de campagne pour les élections professionnelles  en décembre, le syndicat d'extrême gauche du second degré menaçait il y a quelques jours de déposer un préavis de grève pour le 29, ralliant ainsi le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) qui appelait dès février) un mouvement de contestation.

"Le ministre a entendu les personnels, et notamment ceux du secondaire, qui ont été les moins écoutés au moment de la refondation de l'école lancée par Vincent Peillon", commente Albert-Jean, vice président du syndicat.

Mais des représentants d'enseignants désapprouve la volte-face de Hamon
"Ce décalage est loin d'être un cadeau", assure Richard Michel, secrétaire adjoint du syndicat des personnels de direction (SNPDEN). "Cela ne va pas contribuer à redorer leur image auprès du grand public. Politiquement, le fait de ne pas respecter un calendrier est un mauvais signe envoyé aux usagers du service public", estime-t-il.

VOIR et ENTENDRE Hamon rivaliser d'hypocrisie avec des Le Roux et Royal. Il faut en effet l'entendre ici invoquer une démocratie moderne -sans qu'on voie bien le rapport- et des "conditions optimales" et l'incontournable "intérêt des ...enfants" valable en toute occasion !  


L'alibi de l'informatique 

Comble de l'hypocrisie, le ministre de l'Education a invoqué un motif informatique: un logiciel prévoyant une affectation des enseignants au 1er septembre. Juridiquement, les assurances ne les auraient donc pas été "couverts" le 29 août… "On va faire comme si on y croyait !", se gausse Paul Raoult, le président de la FCPE, la fédération de parents proche et complice de la FSU.

La question se pose maintenant de savoir si la journée du 1er septembre devra et sera rattrapée. Le ministre a répondu par l'affirmative. En l'état et réglementairement, il ne peut en faire l'économie, alors qu'il est question de réduire la durée des vacances. 
Mais quand cette journée perdu pourra-t-elle être casée? Les emplois du temps des enseignants et des élèves sont déjà émaillés de rattrapages divers et variés, le mercredi après-midi ou en fin d'année scolaire. Or, on sait que l'année s'achève quand se déroule le brevet des collèges, les 26 et 27 juin 2014, et du baccalauréat, le 16 juin cette année pour le bac S, alors que le calendrier officiel annonce une sortie des classes officielle le 4 juillet au soir.

Le projet de modification des rythmes scolaires prend un nouveau coup
Ministre dilaté de joie,  
face à Y. Barthès
"A l'heure où l'on parle de meilleure organisation du temps scolaire, ces histoires de rattrapages sont absurdes", lâche la présidente de la PEEP.
La FCPE, de son côté, s'oppose à l'idée même de ce rattrapage, pour les élèves. "En revanche, si les enseignants y sont tenus, sous forme d'une journée pédagogique (qui a effectivement lieu, ou non!), ils pourront peut-être réfléchir à une meilleure organisation des rythmes ?", ironise Paul Raoult.

Les parents devront trouver une solution de garderie pour le lundi 1er septembre
Sur le terrain, au-delà des postures politiques et positions syndicales, les enseignants semblent saturés par cette course après le temps. Cet électorat réputé à gauche sera-t-il reconnaissant au ministre de lui avoir laisser son mois d'août intact ? Au final, la FCPE et la FSU devraient trouver un point d'accord...

vendredi 30 août 2013

Rythmes scolaires : Peillon défend sa réforme d'encadrement de la jeunesse de France

Plus de profs pour une substitution étatique au familles 

Les parents seront déchargés de l'éducation de leurs enfants, 
qu'ils aient, ou non, un emploi

Vive la rentrée socialiste des écoles !
La nouvelle rentrée des classes, mardi, sera la première que la gauche devra assumer. Elle sera notamment marquée par le passage de la semaine de 4 à 4 jours et demi. Un écolier sur cinq est concerné par ce changement de rythme, soit un peu plus d'un million d'élèves. 

Vincent Peillon a tenté de convaincre du bien-fondé de sa réforme

Peillon a programmé  l’arrivée de 
40.000 nouveaux 
hussards de la République
Jeudi,  lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l'Education nationale
a d'abord défendu une mesure "centrale" dans la lutte contre les inégalités sociales, "une révolution douce". Cela tient pour lui à moins de temps de classe dans une journée et des activités péri-scolaires "offertes" aux élèves, mais s'ils avaient été consultés,  les enfants auraient très certainement préféré disposer de davantage de temps pour eux et être donc moins dirigés. 
Le ministre de Hollande fait en particulier valoir que ceux issus de milieux modestes, comprendre immigrés d'abord, permettra de "mieux lutter contre les inégalités sociales que le système (scolaire) non seulement reproduit mais accroît". 
Ainsi, avec cette réforme, "80% des enfants de France" seront davantage présents à l'école et moins libres d'imaginer et rêver leur vie. Ils se verront soumis à plus d'activités extra-scolaires gratuites organisées par les communes, majoritairement de gauche, comme le poney ou la musique, contre "20%" auparavant selon le ministre. Ces activités existaient souvent auparavant, mais les enfants ne les plébiscitaient pas suffisamment. Désormais, ils n'auront plus le choix: ils seront pris en main par l'Etat...

"Plus de maîtres que de classes" dans les zones difficiles

Alors que parents et syndicats s'interrogent sur le financement de ces activités, le ministre a assuré y avoir "consacré des moyens", dont une contribution de l'Etat et des caisses d'allocations familiales, donc des contribuables soumis à l'impôt. Au total, cela fera "140 euros par enfant dans les communes en difficulté" - ou mal gérées - qui optent pour le dirigisme dès cette rentrée 2013, a-t-il précisé. 

Le ministre a cité de nouvelles mesures destinées à lutter contre les inégalités. 

Les enfants de moins de trois ans seront éduqués par le régime.
Peillon confirme aussi le dispositif "plus de maîtres que de classes", soi-disant instauré dans les zones les plus en difficulté. Or, la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE à cet égard et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là. D'autant que le surnombre de professeurs est connu  depuis des lustres: sous une autre forme, l'Education nationale paie en effet des dizaines de milliers d’enseignants sans élèves, parce que détachés.  En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer (et non pas instruire) une classe. Soucieux du maintien de la paix scolaire, les ministres ne cherchent pas à savoir avec précision combien ils sont, car ils sont "prêtés" aux associations culturelles ou sportives du péri-scolaire comme l'UNSS, oeuvres laïques, telle la FOL, Fédération des Oeuvres Laïques, par exemple, etc. et aux syndicats, véritable niches de surnuméraires, remplaçants incapables d’enseigner, enseignants en réadaptation, ainsi que de nombreuses décharges diverses et pourtant obsolètes au regard de la Cour des comptes, mais qui sont disponibles pour toutes les manifestations  à venir sur le mot d'ordre de la ...pénibilité ? 

"Nous mettons les moyens là où il y a le plus de besoins", a néanmoins assuré gravement Peillon,
sans préciser ses sources de financement.

7.500 créations de postes d'enseignants
Les gestionnaires s'interrogent aussitôt sur leur financement.
Hussards noirs de la République
Alors que l'Etat est lourdement endetté et qu'il recrute 10.000 soldats pour guerroyer en Syrie, Peillon gonfle les effectifs de l'E.-N. pour plusieurs générations. Les jeunes bénéficiaires seront-ils encore en France, ou au bled, quand ils seront à leur tour en âge de contribuer à la solidarité ? 
"Cette année, nous faisons la rentrée avec 7 500 créations de postes" d'enseignants, c'est "une inversion historique", a-t-il fait valoir. Comme le redressement annoncé de la courbe de l'emploi ? Sur les 60.000 postes promis par François Hollande sur le quinquennat, cette rentrée voit, au total l'arrivée de près de 8.200 postes (public et privé, profs et autres personnels d'encadrement). Mais leur visibilité sera réduite par l'arrivée de 60.000 élèves supplémentaires. Cela permet d'avoir une "rentrée apaisée", espère le ministre.

Parmi les autres nouveautés pour cette rentrée,
Vincent Peillon a insisté sur les nouvelles activités pédagogiques (APC) en primaire, le rétablissement de 10.000 aides administratives aux directeurs d'école, une indemnité pour les instituteurs. Is auraient mauvaise grâce de se plaindre et de faire grève et défiler le 10 septembre, comme les y invite pourtant le SNuipp et la FSU, une semaine après la rentrée. 
Ainsi que le rétablissement d'une formation initiale des profs, avec l'ouverture des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), ou encore la mise en place d'un "service public de l'éducation numérique". "Ces mesures ne sont pas pour 2025, elles sont pour cette rentrée", a-t-il insisté.

Les rythmes très surveillés

Syndicats d'enseignants et organisations de parents d'élèves, seront en tout cas très attentifs à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, qui concernera 22% des élèves du public, les autres emboîtant le pas en 2014. 
"Tous les regards vont se tourner vers la réforme des rythmes"; prévient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa
Même tonalité du côté de la Fédération de parents d'élèves PEEP : "Les parents vont être très attentifs. Ils sont relativement inquiets de la mise en oeuvre et n'ont pas tous bien compris comment cela allait fonctionner", indique sa présidente, Valérie Marty.
Quant à la FCPE, proche du gouvernement, elle ne semble pas avoir fait sa rentrée: elle semble restée dans l'expectative, inquiète de savoir de quel côté le vent va tourner....
 – (Idé.)
Accueil citoyen de Ayrault et Peillon, lundi dans le Loiret, pour la pré-rentrée des professeursLundi  2 septembre  à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) à 11 heures, le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale se rendront dans un lycée professionnel à l'occasion de la pré-rentrée des professeurs. Ils seront accompagnés par la ministre déléguée à la Réussite éducative, la potiche George Pau-Langevin. Selon Matignon, Jean-Marc Ayrault, "donnera le coup d'envoi de la pré-rentrée scolaire et mettra en avant le rôle que le gouvernement entend faire jouer à l'enseignement professionnel dans la réussite pour tous". Il "échangera également avec l'équipe de direction et les nouveaux enseignants au sujet de la mise en oeuvre de la nouvelle formation des professeurs".Echangera-t-il avec les opposants?