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vendredi 30 août 2013

Rythmes scolaires : Peillon défend sa réforme d'encadrement de la jeunesse de France

Plus de profs pour une substitution étatique au familles 

Les parents seront déchargés de l'éducation de leurs enfants, 
qu'ils aient, ou non, un emploi

Vive la rentrée socialiste des écoles !
La nouvelle rentrée des classes, mardi, sera la première que la gauche devra assumer. Elle sera notamment marquée par le passage de la semaine de 4 à 4 jours et demi. Un écolier sur cinq est concerné par ce changement de rythme, soit un peu plus d'un million d'élèves. 

Vincent Peillon a tenté de convaincre du bien-fondé de sa réforme

Peillon a programmé  l’arrivée de 
40.000 nouveaux 
hussards de la République
Jeudi,  lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l'Education nationale
a d'abord défendu une mesure "centrale" dans la lutte contre les inégalités sociales, "une révolution douce". Cela tient pour lui à moins de temps de classe dans une journée et des activités péri-scolaires "offertes" aux élèves, mais s'ils avaient été consultés,  les enfants auraient très certainement préféré disposer de davantage de temps pour eux et être donc moins dirigés. 
Le ministre de Hollande fait en particulier valoir que ceux issus de milieux modestes, comprendre immigrés d'abord, permettra de "mieux lutter contre les inégalités sociales que le système (scolaire) non seulement reproduit mais accroît". 
Ainsi, avec cette réforme, "80% des enfants de France" seront davantage présents à l'école et moins libres d'imaginer et rêver leur vie. Ils se verront soumis à plus d'activités extra-scolaires gratuites organisées par les communes, majoritairement de gauche, comme le poney ou la musique, contre "20%" auparavant selon le ministre. Ces activités existaient souvent auparavant, mais les enfants ne les plébiscitaient pas suffisamment. Désormais, ils n'auront plus le choix: ils seront pris en main par l'Etat...

"Plus de maîtres que de classes" dans les zones difficiles

Alors que parents et syndicats s'interrogent sur le financement de ces activités, le ministre a assuré y avoir "consacré des moyens", dont une contribution de l'Etat et des caisses d'allocations familiales, donc des contribuables soumis à l'impôt. Au total, cela fera "140 euros par enfant dans les communes en difficulté" - ou mal gérées - qui optent pour le dirigisme dès cette rentrée 2013, a-t-il précisé. 

Le ministre a cité de nouvelles mesures destinées à lutter contre les inégalités. 

Les enfants de moins de trois ans seront éduqués par le régime.
Peillon confirme aussi le dispositif "plus de maîtres que de classes", soi-disant instauré dans les zones les plus en difficulté. Or, la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE à cet égard et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là. D'autant que le surnombre de professeurs est connu  depuis des lustres: sous une autre forme, l'Education nationale paie en effet des dizaines de milliers d’enseignants sans élèves, parce que détachés.  En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer (et non pas instruire) une classe. Soucieux du maintien de la paix scolaire, les ministres ne cherchent pas à savoir avec précision combien ils sont, car ils sont "prêtés" aux associations culturelles ou sportives du péri-scolaire comme l'UNSS, oeuvres laïques, telle la FOL, Fédération des Oeuvres Laïques, par exemple, etc. et aux syndicats, véritable niches de surnuméraires, remplaçants incapables d’enseigner, enseignants en réadaptation, ainsi que de nombreuses décharges diverses et pourtant obsolètes au regard de la Cour des comptes, mais qui sont disponibles pour toutes les manifestations  à venir sur le mot d'ordre de la ...pénibilité ? 

"Nous mettons les moyens là où il y a le plus de besoins", a néanmoins assuré gravement Peillon,
sans préciser ses sources de financement.

7.500 créations de postes d'enseignants
Les gestionnaires s'interrogent aussitôt sur leur financement.
Hussards noirs de la République
Alors que l'Etat est lourdement endetté et qu'il recrute 10.000 soldats pour guerroyer en Syrie, Peillon gonfle les effectifs de l'E.-N. pour plusieurs générations. Les jeunes bénéficiaires seront-ils encore en France, ou au bled, quand ils seront à leur tour en âge de contribuer à la solidarité ? 
"Cette année, nous faisons la rentrée avec 7 500 créations de postes" d'enseignants, c'est "une inversion historique", a-t-il fait valoir. Comme le redressement annoncé de la courbe de l'emploi ? Sur les 60.000 postes promis par François Hollande sur le quinquennat, cette rentrée voit, au total l'arrivée de près de 8.200 postes (public et privé, profs et autres personnels d'encadrement). Mais leur visibilité sera réduite par l'arrivée de 60.000 élèves supplémentaires. Cela permet d'avoir une "rentrée apaisée", espère le ministre.

Parmi les autres nouveautés pour cette rentrée,
Vincent Peillon a insisté sur les nouvelles activités pédagogiques (APC) en primaire, le rétablissement de 10.000 aides administratives aux directeurs d'école, une indemnité pour les instituteurs. Is auraient mauvaise grâce de se plaindre et de faire grève et défiler le 10 septembre, comme les y invite pourtant le SNuipp et la FSU, une semaine après la rentrée. 
Ainsi que le rétablissement d'une formation initiale des profs, avec l'ouverture des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), ou encore la mise en place d'un "service public de l'éducation numérique". "Ces mesures ne sont pas pour 2025, elles sont pour cette rentrée", a-t-il insisté.

Les rythmes très surveillés

Syndicats d'enseignants et organisations de parents d'élèves, seront en tout cas très attentifs à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, qui concernera 22% des élèves du public, les autres emboîtant le pas en 2014. 
"Tous les regards vont se tourner vers la réforme des rythmes"; prévient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat d'enseignants SE-Unsa
Même tonalité du côté de la Fédération de parents d'élèves PEEP : "Les parents vont être très attentifs. Ils sont relativement inquiets de la mise en oeuvre et n'ont pas tous bien compris comment cela allait fonctionner", indique sa présidente, Valérie Marty.
Quant à la FCPE, proche du gouvernement, elle ne semble pas avoir fait sa rentrée: elle semble restée dans l'expectative, inquiète de savoir de quel côté le vent va tourner....
 – (Idé.)
Accueil citoyen de Ayrault et Peillon, lundi dans le Loiret, pour la pré-rentrée des professeursLundi  2 septembre  à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) à 11 heures, le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale se rendront dans un lycée professionnel à l'occasion de la pré-rentrée des professeurs. Ils seront accompagnés par la ministre déléguée à la Réussite éducative, la potiche George Pau-Langevin. Selon Matignon, Jean-Marc Ayrault, "donnera le coup d'envoi de la pré-rentrée scolaire et mettra en avant le rôle que le gouvernement entend faire jouer à l'enseignement professionnel dans la réussite pour tous". Il "échangera également avec l'équipe de direction et les nouveaux enseignants au sujet de la mise en oeuvre de la nouvelle formation des professeurs".Echangera-t-il avec les opposants?

vendredi 14 décembre 2012

Hollande achète des profs (et des médecins) au prix fort

Les socialistes tentent de séduire par l'argent


Le gouvernement Ayrault tente d'appâter les jeunes avec l'argent


Marisol Touraine garantit 4600 euros aux jeunes humanitaires  médecins, "volontaires" pour les déserts médicaux



Crises des vocations dans l'enseignement et la santé
Dans l'Education, Peillon crée 43.000 postes qui ne trouvent pas preneurs
Les postes mis au concours de recrutement restent non pourvus, faute de candidats. La sécurité d'un emploi de fonctionnaire ne motive pas les étudiants à se présenter aux concours et les rectorats devront recruter 15 % de leurs effectifs comme vacataires.En septembre 2012, 15 % des postes à pourvoir au concours du CAPES sont restés vacants. Le recrutement en mathématiques est de loin le plus déficitaire, avec un manque de 298 candidats (37 % des postes à pourvoir dans cette discipline), suivi de l’anglais (131 postes manquant, soit 16 %), pour un total toutes disciplines confondues de 706 postes vacants.

La SNES FSU dresse un constat plus sombre encore. Agrégation et Caplp (lycées professionnels) compris, le déficit atteint 853 postes, auxquels il faut selon le syndicat ajouter 267 candidats admis à la fois au CAPES et à l’Agregation: ces " doubles admissions " sont autant de postes non pourvus au détriment du CAPES.

Le gouvernement socialiste prépare un enseignement au rabais
Comme par magie égalitaire, 280 candidats admissibles à l’agrégation  - donc refusés aux épreuves orales (en anglais, par exemple !) - se verront proposer une admission au CAPES, pour combler ce manque, selon Catherine Gaudy, directrice générale des ressources humaines des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, selon le Figaro.fr. 
Pour relever le niveau "Pour le reste des postes laissés vacants (526), nous allons recourir à des contractuels ", expliquait-elle le 12 juillet. Par le passé, le SNES était pourtant opposé à l'emploi de "maîtres auxiliaires" corvéables à merci, non ? Mais voilà un des aspects du "changement", à commencer parmi les militants...

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé un recul de la date limite des inscriptions aux concours (en juillet 2012) pour tenter d’attirer plus de candidats.

Et Peillon de maquiller cette désaffection des étudiants pour l'enseignement. Comme la nationalisation "transitoire" brandie contre Mittal à Florange, un "concours transitoire" en première année de master va avoir lieu en 2013 pour ..."pallier les départs à la retraite de 2014", à ce qu'il dit !
Caroline Lechevallier, secrétaire nationale du SNES FSU, syndicat dominant de l'E.N. associé à toutes les grèves nationales, explique une telle désaffection par la chute du nombre de postes mis aux concours, bien qu'elle corresponde au contraire à l'énorme diminution du nombre de candidats. Elle estime aussi que la difficulté des épreuves du concours du CAPES freine les vocations. La FSU accrédite ainsi l'idée qu'on doive abaisser le niveau d'exigences aux concours, lesquels débouchent sur un métier discrédité par l'idéologie régnante et des salaires bas pour un niveau bac +5. Titulaires du master  requis, il leur faut, en plus, obtenir des certifications obligatoires en langue (CLES) et en informatique (C2I). 

La FSU approuve le gouvernement qui embauche des contractuels, recrutés sans concours et sans formation. Ils ne sont pas titulaires et restent dans des situations précaires, qui les exposent à des pressions. Ils ne sont même pas sûrs d’être réemployés l’année suivante. Les recteurs essaient de recruter des gens qui ont un master avant de passer finalement des annonces à Pôle emploi.

Surcoût  de 2 milliards d'euros jusqu'à 2017 : mais 
combien en 2050 ?


Les recrutements de professeurs vont se poursuivre année après année pendant tout le quinquennat.

L'ouverture de 43.000 places aux concours aboutira, en 2013, à la création d'à peine 8281 postes équivalent temps plein. En effet, une grande partie des recrutés remplaceront des professeurs partant à la retraite: le solde des postes sera nul pour l'Éducation nationale. Et les autres recrues ne seront pas toutes présentes à temps plein (six heures seulement), puisqu'elles seront encore en formation.
Dans  son budget 2013, le ministère n'a pas détaillé le surcoût lié à ces nouveaux postes. Les chiffrages les plus précis ont été réalisés par deux think-tanks, l'Institut de l'entreprise et l'Institut Montaigne, lors de la campagne électorale. Le premier a évalué à 30.000 euros par an le coût d'un jeune enseignant, et donc à 360 millions d'euros par an le coût de la création de 12.000 postes, une somme supportable, la première année, rapportée aux 62,6 milliards de budget de l'Éducation nationale.
Mais le surcoût total des recrutements est énorme en 2017, lorsque  l'Éducation comptera 60.000 postes en plus par rapport à 2012, comme l'avait promis  le candidat Hollande.
Sur tout cela, l'enchanteur Hollande ne voulait entendre raison. 
La presse militante occultait d'ailleurs aussi le coût final de ces créations de postes de fonctionnaires, refusant d'évaluer le prix à supporter par les budgets pour les 75 années à venir (et plus), et non pas non seulement leurs 37 années d'activité.
D'après les deux instituts s'accordent pour prévenir qu'en 2017, la masse salariale de l'Éducation se trouvera alors être supérieure de 1,8 milliards d'euros à ce qu'elle aurait été sans ces recrutements. La facture supportée par les générations montantes n'est donc pas négligeable. À titre de comparaison, le relèvement cette année de 5,5% à 7% de la TVA dans de nombreux secteurs (restauration, travaux de la maison) doit rapporter 1,8 milliards.
Néanmoins, le gouvernement prévoit de stabiliser la masse salariale de l'État de 2012 à 2015 par des suppressions dans les autres ministères. Au total, le nombre de fonctionnaires d'État devrait rester stable.

En outre, les rémunérations devraient être "contenues", selon la sémantique en usage au gouvernement à laquelle adhère la presse engagée. 
Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget, a annoncé la poursuite, en 2013, du "gel" du point d'indice qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires. Les enseignants étaient sous-payés et le resteront, mais la FSU n'y voit cependant pas une cause de démotivation parmi les étudiants...

jeudi 5 mai 2011

Comme chez les profs, des "préfets fantômes"

Des hauts fonctionnaires sans fonction

Retraite confortable assurée

En France, des dizaines de hauts-fonctionnaires bénéficient du titre de préfet alors qu'ils n'en exercent pas la moindre fonction. Ce qui leur permet de toucher une confortable retraite. Plusieurs politiques célèbres bénéficient de ce très statut convoité.

Une enquête de France Soir révèle ce jeudi cette étonnante exception française. Selon le quotidien, ces « préfets fantômes » - plus officiellement appelés « préfets hors-cadre » ou « préfets chargés de mission » - sont « plusieurs dizaines » qui n’ont jamais exercé la fonction mais qui bénéficient de tous ses avantages....

Cette pratique d'emplois fictifs avec l'agréement de la gauche vertueuse, abolie par le général de Gaulle, mais relancée par François Mitterrand, serait aujourd'hui monnaie-courante.
Rien qu'entre 1982 et 1995, une soixantaine de promotions auraient ainsi été attribuées, en Conseil des Ministres, dont « une quarantaine par pur copinage », en guise de récompense (Gilles Leclair, coordonnateur des services de sécurité intérieure,jusqu'en octobre dernier, est aujourd'hui en poste comme Préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone Sud) ou pour amadouer des élus récalcitrants. Un quota de faux préfets est même autorisé, ce qui explique qu'au fil des ans s'est constitué ce corps de préfets fantôme qui rien de mieux à faire que d'attendre la confortable retraite qui va avec...

Faire la part des choses: cas spéciaux

=> La fonction de commandant de police étant incompatible avec un mandat de conseiller régional, Bruno Beschizza, élu UMP de Seine-Saint-Denis et secrétaire général de Synergie (deuxième syndicat d’officiers de police), a été nommé sous-préfet hors cadre pour lui permettre de siéger au conseil régional d'Ile-de-France.
=> Michel Fuzeau, 55 ans, a été promu préfet hors cadre et nommé conseiller pour les affaires intérieures au cabinet du Premier ministre, François Fillon, à compter du 1er septembre 2008.
=> A noter encore qu'être "hors cadre" pour certains, tel le préfet de la Manche, Jean Charbonniaud (janvier 2009), c'est être privé d'affectation par décision gouvernementale.
Autre exemple: Paul Girot de Langlade, 63 ans, préfet hors cadre depuis septembre 2007.Il était toutefois directeur du cabinet du préfet d'Indre-et-Loire à sa sortie de l’ENA en 1985.
=> Enfin, on peut être préfet hors cadre et avoirété préfet en exercice: Pierre Breuil a ainsi effectué une carrière préfectorale de Briançon et Provins en Haute Loire, la Haute-Savoie où il a dû faire face à la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc (24 mars 1999). Préfet hors cadre en juin 1997, il est a nouveau Préfet des (Alpes-Maritimes) en 2002.

Des princes de la République, sans royaume

Cumul des emplois
Le principal attrait du titre réside dans le droit à une pension de base de retraité de 4.000 euros par mois, alors même que ces hauts-fonctionnaires n'ont jamais exercé à proprement parler la fonction de préfet. En général, les intéressés sont aussi parlementaires ou élus, ce qui leur permet de cumuler plusieurs pensions.

=> Parmi ces heureux bénéficiaires, France Soir cite Michel Delebarre (1946, 65 ans), ancien ministre socialiste et député-maire de Dunkerque, nommé préfet hors-cadre en 1983 (gouvernement Mauroy).
En 2005, il a été reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier et condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée.

=> Ou encore l'actuel président du Conseil régional de PACA, un apparatchik du PS. Un peu avocat, il est surtout ancien député-maire et ancien ministre, Michel Vauzelle (1944, 66 ans), nommé hors-cadre en ...1985, par le gouvernement Laurent Fabius.
Il est au centre d'une autre polémique: la chambre régionale des comptes de PACA a en outre révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'assemblée.
Ces socialistes vertueux, on comprend bien pourquoi, sont opposés au recul de l'âge de départ à la retraite...

=> L'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux (1958, 53 ans), bénéficie également de ce titre; mais, lui, n'a pas pour l'heure fait valoir ses droits à la retraite et devra attendre 67 ans !
Autre différence qui le distingue dans l'amalgame qui est fait des prefets fantômes cités par la presse, Brice Hortefeux fut nommé préfet en 1995 et chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement, puis chargé de mission au cabinet du président du Sénat entre 1998 et 1999 (Christian Poncelet). Enfin, il a été ministre de l'Intérieur (juin 2009-février 2011) et patron des préfets !

La vérité est à la fois moins simple et plus accablante
Pour cela, revenons sur le cas Michel Delebarre. Cet ancien ministre socialiste cumule les fonctions de député, de maire de Dunkerque, de président de la communauté urbaine de cette ville, et de président du Syndicat mixte de la Côte d’Opale. En plus de toutes ces casquettes, ce homme-orchestre a de surcroît coiffé par deux fois, en 1983 et 1999, celle de préfet hors cadre, sans affectation territoriale. Ce type de "poste" présente donne peu de travail, on l'a compris, mais lui a ouvert droit à une retraite à compter du 28 avril 2011. Un simple avant-goût des pensions qui lui sont promises, puisqu'à presque 65 ans, Delebarre n’a pas encore liquidé ses autres retraites, alors qu'avec la sexagénaire Aubry (61 ans, le 8 août, jour de la carline, sorte de chardon !) il a combattu la loi fixant l'âge de la retraite à 67 ans pour les autres.
S’il le faisait aujourd’hui, il percevrait, après 16 ans et demi de mandat à l’Assemblée nationale, une pension d’au moins 5 000 euros mensuels, qui s’élèvera à 5 250 euros à la fin de la législature. S’y ajouteront ses retraites de maire, de président de communauté urbaine, d’ancien vice-président et président du Conseil régional du Nord Pas-de-Calais... Plus les bonus que lui vaudront éventuellement les autres fonctions qu’il a exercées (directeur de cabinet du premier ministre Pierre Mauroy (1982-84), membre du bureau exécutif et du secrétariat national et président du Conseil national du PS, etc...)
Par comparaison, rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1 196 euros
=> Autre cas intéressant
Nicole Notat n'est pas préfète hors classe, mais cette militante (1947) cumule des retraites qu'elle doit à son activité syndicale: institutrice à la retraite, ex-secrétaire générale de la CFDT, ex-présidente du conseil d'administration de l'UNEDIC, elle est toujours - à 64 ans - présidente de Vigeo SA (société européenne d'évaluation des performances sociales et environnementales des entreprises), siège aussi à la HALDE et a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l'avenir de l'Europe présidé par le socialiste Felipe Gonzalez. Croyez-vous qu'une vie dans la préfectorale ou une nomination de préfet hors cadre assurerait ses vieux jours mieux qu'une carrière syndicale ?

Ainsi, les profs ne sont-ils pas les seuls fantômes de la république

Ils sont plus souvent qu'on ne croie sans élèves (lien PaSiDupes) , mais s'ils ne sont parfois jamais entrés dans une classe, ils sont néanmoins employés, mais par des syndicats ou associations parascolaires. En bref, payés par l'Education Nationale et nos impôts, ils sont détachés au service de la FSU ou de la CGT, et autres mutuelles et organisations de la nébuleuse éducative.

Le montant moyen brut des pensions est de 1191 euros dans la Fonction publique territoriale, de 1265 euros dans l'hospitalière et de 1952 euros pour les pensions civiles de la fonction publique d'Etat.

mercredi 27 avril 2011

18 000 professeurs du primaire n'ont jamais vu un élève !

Le PS et la FSU sont-ils justifiés à manifester contre les suppressions de postes ?

L'intox médiatique

Le conditionnement syndicale de la presse fonctionne à merveille
Les journalistes n'enquêtent pas; leur investigation consiste à prendre leurs informations auprès du "syndicat dominant". Leur point de vue est donc biaisé à la source: militant, partisan et faussé. Ainsi, naissent les idées fausses qui ont la vie dure, puisqu'elles sont reprises à chaque action syndicale, c'est-à-dire une fois par semaine. C'est ce qui s'appelle du matraquage.


Depuis 2007, la musique n'a pas changée, mais le refrain a évolué
"Les profs ne foutent rien » ou encore « ils sont toujours absents ». C'était avant, car Var Matin admet aujourd'hui que ce sont " des accusations gratuites". La presse a changé de cible. "Souvent raillés, les enseignants ne méritent pas ces attaques faciles. Conscients de la difficulté grandissante du métier, les parents d’élève se gardent bien en tout cas de les accabler, de tirer sur l’ambulance. Plus que l’absentéisme des enseignants, c’est aujourd’hui leur non-remplacement qui fait débat." Les propos ont changé, mais les journalistes ont versé de l'erreur dans dans la tromperie politique de l'opinion. Or, la vérité serait à portée de leurs stagiaires, s'ils n'étaient formatés en école de journalisme. Ils ne s'interrogent pas de savoir si les absences de professeurs sont légitimes; ils désignent les responsables faciles de leur non-remplacement: le pouvoir, forcément !
Ils étaient 23.200 en 2008 : lien contribuables.org
Les ministres doivent battre les accusations péremptoires en brèche.

Georges Tron défend le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et affirme son opposition à une primaire au sein de l'UMP en vue de l'élection présidentielle.

VOIR et ENTENDRE le secrétaire d'Etat à la fonction publique, invité à répondre aux questions des internautes du Monde.fr mercredi 27 avril.

Georges Tron défend le non-remplacement d'un... par lemondefr

Le Chat - Le Monde de Georges Tron

Dany : Pensez-vous réellement que la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est justifié ?

Georges Tron : La France a une politique en matière de ressources humaines dans la fonction publique qui a trop longtemps répondu à une approche très majoritairement quantitative.

De ce fait, nous avons trop longtemps omis de porter un regard attentif à deux facteurs : premièrement, la qualité du service public rendu avec comme objectif principal de bien évaluer les résultats des politiques publiques ; deuxièmement, le coût réel d'une augmentation des effectifs qui n'avait pas de justification en soi.

Ainsi, l'augmentation continue des effectifs de l'Etat, alors même que deux vagues de décentralisation importantes étaient mises en œuvre, atteste de cette occultation d'un désir de rendre un meilleur service à moindre coût. La politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans la seule fonction publique de l'Etat, et en réalité, pour les administrations centrales et déconcentrées, le tout sur une période correspondant à une augmentation massive du nombre de départs à la retraite, trouve sa justification dans la volonté de corriger cette situation.

Caro34 : Pourquoi les collectivités territoriales n'ont-elles pas participé à l'effort engagé par l'Etat dans la réduction du déficit ? Pourquoi les mairies et les régions n'ont-elles pas eu à réduire leur nombre de fonctionnaires ?

Georges Tron : C'est une très pertinente question. On n'a pas vraiment trouvé matière à rechercher et en même temps à modifier le comportement des collectivités territoriales alors même que, de fait, elles procédaient massivement à des embauches.

L'idée reçue selon laquelle ces embauches correspondaient au transfert de compétences de la part de l'Etat s'est révélée erronée. En effet, entre 1998 et 2008, les collectivités territoriales ont embauché 450 000 personnes ; or 120 000 de ces embauches seulement ont correspondu à des transferts de compétences.

On constate ainsi que les collectivités territoriales ont laissé exploser leurs effectifs. La masse salariale des collectivités territoriales a donc crû sur la même période de plus de 60 %. Il convient aujourd'hui de réfléchir, et nous le faisons, à la façon dont les collectivités territoriales devront donc s'associer à la maîtrise de nos dépenses publiques.

Je l'affirme avec d'autant plus de force que 90 milliards de fonds de concours, soit le double de la masse salariale des collectivités territoriales, sont transférés du budget de l'Etat vers elles. Cela donne le droit de réfléchir à leur association à la volonté de maîtriser la dépense publique.

Glenn : Qu'en est-il du secteur de l'éducation ? Les effectifs augmentent alors que des postes d'enseignants sont supprimés rentrée après rentrée. Comment pensez-vous pouvoir maintenir une qualité d'enseignement dans ces conditions ?

Georges Tron : Des effectifs qui augmentent alors que le nombre de professeurs diminue est un argument qui s'adosse à une approche démographique. C'est très précisément cette approche qui est contestée depuis des années par ceux-là mêmes qui ont réfuté des diminutions massives d'élèves – 550 000 depuis 1990 – pour diminuer en même temps le nombre de professeurs.

Au demeurant, c'est d'ailleurs l'inverse qui s'est produit, puisque les 550 000 élèves en moins ont été encadrés par 45 000 professeurs de plus sur la même période. Je ne crois pas, pour ma part, que l'on puisse aujourd'hui contester la qualité d'un service public de l'enseignement au regard de cette seule approche quantitative.

Les professeurs font un travail remarquable, je le constate moi-même dans la commune dont je suis maire. Les enfants sont l'objet de suivi personnalisé, et souvent au-delà même des heures de cours.

Je pense donc que la qualité d'un service public de l'éducation suppose bien entendu de savoir ajuster les effectifs de professeurs à ceux des élèves, mais je le redis, de ce point de vue-là, avec les évolutions des dernières années, il n'y a pas péril en la demeure.

Mais cela suppose également de faire en sorte d'ajuster le système d'enseignement pour qu'il permette aux élèves, dans un accomplissement personnel, d'être compétitifs sur un marché de l'emploi de plus en plus concurrentiel, et où il faut être parfaitement aiguisé. A cet égard, le classement de la France dans les évaluations PISA (Programme for International Student Assessment ; en français : Programme international pour le suivi des acquis des élèves) suppose une réflexion portant plus sur le fond, une réflexion qualitative, qu'une réflexion simplement quantitative.

Egg : M. Tron peut-il m'expliquer commment il fait pour trouver des gains de productivité dans l'enseignement ?

Georges Tron : Je ne crois pas qu'il faille rechercher des gains de productivité dans l'enseignement. Je crois même, pour être franc, que c'est un exercice de la plus haute difficulté.

Je crois, en revanche, qu'il faut rechercher des gains de productivité dans l'administration de l'éducation nationale, comme dans n'importe quelle autre administration. Il ne s'agit, à mes yeux, en aucun cas de mettre le personnel enseignant sous pression, il l'est déjà suffisamment compte tenu des conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles il exerce.

Je suis, en revanche, convaincu que le système peut être géré de meilleure façon, de telle sorte que l'on puisse optimiser l'utilisation des ressources humaines d'enseignement en faisant par exemple en sorte que les professeurs soient réellement en situation d'enseignement, et qu'il n'y ait pas de contingent dédié à des tâches d'autre nature, au-delà, bien entendu, d'une certaine limite.
Je rappelle à nouveau que la France consacre une part de son PIB à l'éducation supérieure à celle des autres pays de l'OCDE, tout en baissant progressivement dans les classements d'évaluation des élèves. Cela justifie pleinement les réformes, qui ne doivent pas se comprendre comme étant exclusivement à la recherche de gain de productivité.

Charles : La France a le taux d'encadrement le plus bas des pays de l'OCDE ....

Guest : Trente élèves par classe : cela vous semble cohérent ou scandaleux ?

Georges Tron : Je fais deux observations sur le taux d'encadrement. En premier lieu pour noter qu'il convient sans aucun doute d'accroître ce taux en réformant la mobilisation des compétences dans l'éducation nationale. A ce titre, avoir confirmation année après année que 18 000 professeurs dans le secteur primaire ne sont pas directement en relation d'enseignement avec les enfants est, reconnaissons-le, une source d'interrogation dont je n'ai trouvé des réponses appropriées dans aucun rapport ni aucune étude.

Par ailleurs, je rappelle que le budget de l'éducation nationale, supérieur à 60 milliards d'euros, est aujourd'hui, rapporté au PIB, l'un de ceux des pays de l'OCDE les plus importants. J'en déduis donc naturellement qu'il convient de mieux analyser le système pour le réformer et corriger cette situation.

J'ajoute en dernier lieu que le nombre d'enfants par classe, même s'il est préférable bien entendu de le contenir, comme c'est d'ailleurs le cas en moyenne aux alentours de 22-23 enfants, n'est pas le seul référent. Dans la génération qui est la mienne, j'ai fait toute ma scolarité avec des classes d'entre 35-40 enfants chaque année.

Le vrai sujet est que notre système d'éducation – et c'est très bien ainsi – personnalise aujourd'hui l'accompagnement scolaire des élèves, tant d'ailleurs au sein de l'école que dans les systèmes d'accompagnement périscolaire auxquels sont associés d'ailleurs les professeurs, comme celui de la réussite éducative.

De fait, l'exigence d'individualisation se conjugue dans l'esprit des parents avec des classes aux effectifs plus réduits. C'est un fait, c'est une évolution, et il faut savoir l'accompagner.

Egg : Les Rased (Réseaux d'aide spécialisées aux élèves en difficulté) proposaient tout ce que vous déclinez et cela dès le plus jeune âge (petite section de maternelle) et avec des enseignants spécialisés. Pourquoi le gouvernement ferme-t-il au fur et à mesure l'ensemble de ces postes ?

Georges Tron : J'ai toujours considéré que les Rased correspondaient à l'accompagnement de situations individuelles en consacrant, certes, des moyens fort importants – un enseignant pour un élève –, mais en se focalisant à mon sens de façon excessive sur le problème comportemental de certains élèves.

La réussite éducative est une approche globale qui prend en compte le comportement et le déroulé scolaire de l'enfant, tout en associant la famille dans son ensemble à cet exercice de suivi.

Pour l'avoir mis en place dans ma commune et avoir constaté l'explosion de la demande, je le crois plus adapté, et je tiens à préciser aussi qu'il mobilise des moyens humains et financiers bien au-delà de ceux des Rased.

Il ne s'agit donc pas, en l'occurrence, d'un souci d'économies.

Fred : Pourquoi avez-vous décidé de ne pas augmenter le point d'indice cette année ?

Georges Tron : Merci de cette question, qui me permet de redire que le point d'indice ne se confond pas avec le salaire dans la fonction publique. Lorsque vous regardez la masse salariale de l'Etat en une année récente donnée, et que vous la comparez avec celle de l'année précédente, trois constats caractérisent l'évolution de cette masse salariale.

Premier constat : les augmentations individuelles liées à l'ancienneté ou aux promotions représentent dorénavant plus de 50 % de l'augmentation de cette masse salariale.

Cela nous conduit de fait à souhaiter maintenir la possibilité pour les agents de bénéficier à titre individuel d'un déroulement de carrière continuant à permettre cette progression régulière des rémunérations.

Deuxième constat : les mesures catégorielles, en très grande partie financées par les économies générées par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, financent un quart de cette augmentation de la masse salariale d'une année sur l'autre.

Troisième constat : le point d'indice, de même que l'indexation de la rémunération minimale sur le smic et la garantie individuelle de pouvoir d'achat, compose le dernier quart. Cela signifie que le point d'indice ne représente plus aujourd'hui que 15 à 20 % de l'augmentation de la masse salariale d'une année sur l'autre.

Nous avons donc fait le choix de privilégier les autres outils que je viens de citer. Je souligne d'ailleurs, concernant par exemple les mesures catégorielles, que cela se fait bien au-delà des promesses que nous avions faites de restituer 50 % des économies réalisées en politique salariale. A titre d'exemple, en 2010, ce sont plus de 65 % des économies réalisées qui ont été reversés aux agents.

Poissauge : A Draveil (Essonne) – dont vous êtes maire –, combien de fonctionnaires avez-vous supprimés ?

Georges Tron : A Draveil, nous avons aujourd'hui à peu près 650 agents, fonctionnaires et non-fonctionnaires, c'est-à-dire contractuels. C'est une légère diminution dans les dernières années. Cela dit, une partie des effectifs a été transférée vers la communauté d'agglomérations à laquelle la commune appartient.

En ce qui me concerne, j'ai surtout souhaité m'en tenir à une stricte maîtrise de la masse salariale rapportée aux dépenses de fonctionnement. Je crois d'ailleurs, et je plaide en ce sens, que c'est un excellent critère. Pour donner des chiffres précis, la masse salariale représente approximativement 50 % des dépenses de fonctionnement, ce qui permet de ne pas subir une diminution des marges de manœuvre budgétaires dont on a besoin pour gérer l'ensemble du budget de fonctionnement.

Sylvie : Qu'en est-il des effectifs dans la police et dans la justice (juges, greffiers, éducateurs, conseillers d'insertion et de probation, etc.) ?

Georges Tron : Les effectifs dans la police sont aujourd'hui de l'ordre de 250 000 policiers et gendarmes, soit environ 5 000 de plus qu'au début des années 2000. La vraie réforme, comme je viens de le signaler pour l'enseignement, consiste actuellement à réaffecter le maximum d'agents sur les missions centrales de sécurité qui sont les leurs en économisant sur les fonctions secondes qui leur absorbent trop de temps.

Quant à la magistrature, malgré la RGPP, c'est le seul ministère, avec la recherche, dont les effectifs aient augmenté de façon constante ces dernières années. A titre d'exemple, 450 ou 500 magistrats ont été embauchés dans le budget de cette année.

Remarque complémentaire : la judiciarisation de la société, que tous les élus locaux constatent d'ailleurs lors des entretiens dans leurs permanences, aboutit à une multiplication invraisemblable des litiges à traiter. Notre système judiciaire concentre toutes les procédures vers les magistrats des tribunaux, alors même que les systèmes de médiation ou d'arbitrage, comme il en existe à l'étranger, pourraient permettre de les désengorger.

Des juges de paix pourraient ainsi permettre aux magistrats professionnels de se consacrer à un nombre d'affaires réduit et, de fait, à la France de rejoindre les pays en bon rang dans le classement du rapport entre nombre de magistrats et nombre d'affaires traitées.

V : Comment expliquez-vous et justifiez-vous la progression constante du nombre d'agents non titulaires à la place de fonctionnaires titulaires, y compris dans la fonction publique de l'Etat ?

Georges Tron : C'est un constat inattaquable. Je ne cherche pas à le justifier, je cherche à l'expliquer et à le corriger.

L'expliquer : les trois versants de la fonction publique continuent et continueront à privilégier l'emploi titulaire sur des emplois permanents. C'est une règle à laquelle les syndicats comme le gouvernement sont attachés avec la même force.

Il n'en demeure pas moins que la diversité des missions du service public aboutit à faire appel à des compétences de plus en plus variées. Par ailleurs, certaines missions dévolues aux agents non titulaires le sont précisément parce qu'elles sont limitées dans la durée.

En bref, la diversité à tous les sens du terme des missions explique, me semble-t-il, celle des recrutements.

Le corriger : cela a généré de la précarité dans les trois versants de la fonction publique. L'accord que je viens de signer avec François Baroin, avec les organisations syndicales, fin mars va précisément permettre de transformer des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée de la fonction publique.

Paul : Pensez-vous que Dominique de Villepin a sa place dans la course présidentielle ?

Georges Tron : L'élection présidentielle n'est pas une course, dans la mesure où les enjeux du résultat supposent une organisation et une préparation parfaitement coordonnées et avec le seul souci, totalement légitime, d'emporter l'adhésion d'une majorité des Français.

Dominique de Villepin a une expérience, une compétence et une vision qui sont indispensables au débat présidentiel. Ma conviction est qu'il doit les mettre au service de la majorité parce que c'est son camp naturel. Ce qui n'est en aucun cas contradictoire avec une capacité de préserver une très grande liberté d'expression.

Aujourd'hui, le seul candidat qui soit en mesure de faire gagner la majorité est le président de la République. Qui, d'ailleurs, pourrait contester que si Nicolas Sarkozy ne portait pas le bilan et le projet, cela serait considéré comme un signe d'aveu de faiblesse de la part de la majorité ? Les dernières années ont été marquées par des événements que nul n'avait pu anticiper.

La France a traversé ces crises mieux que la quasi-totalité de ses partenaires. L'effort qui est engagé doit être évidemment poursuivi. C'est au président de le faire, et à chacun – Dominique de Villepin au premier rang – d'y contribuer. Je tiens en dernier lieu à souligner que cette analyse, celle de maintenir un discours critique au sein de son camp, je l'ai toujours développée auprès de Dominique de Villepin.

Dashgami : Un mot sur le drame d'Orange-France Télécom...

Georges Tron : Immense tristesse, parce que la détresse d'un salarié exprimée de façon aussi atroce nous interpelle tous, avant tout, comme des hommes et des femmes d'un pays dans lequel le travail, malgré ses contraintes, devrait être synonyme d'un épanouissement personnel, ce qui est, de façon générale, de moins en moins le cas.

Stéphane Richard, que j'ai rencontré il y a quelques mois, était profondément conscient de la nécessité d'analyser dans le détail les causes de cette vague de suicides dans son entreprise. Sans aucun doute y a-t-il des méthodes de management à corriger et, je le crois personnellement, une réflexion plus approfondie à conduire pour tenter de comprendre quelles sont les limites qu'une femme ou un homme désireux d'accomplir sa mission normalement ne peut plus franchir sans être affecté(e) très profondément à titre personnel.
PLUS
La MAE, mutuelle rose qui ponctionne les parents pour rien, avec la complicité du SNUipp (FSU) et de la FCPE. Lien PaSiDupes

lundi 12 janvier 2009

Les voeux du Président aux enseignants à Saint-Lô

Des enseignants qui veulent imposer leurs vues aux électeurs

Le président Nicolas Sarkozy se déplace aujourd’hui à Saint-Lô (Manche) pour présenter ses voeux aux personnels de l'Education nationale, sur le thème de l'école primaire. (Lire PaSiDupes) Le chef de l'Etat sera accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale.

Des syndicats tentent de prendre le pas sur les électeurs
Les démocrates de certaines fédérations de l'Education ont fait savoir en effet qu'elles boycotteraient ces voeux et qu'elles ne se rendraient pas à Saint-Lô en raison de "la situation de tension actuelle dans l'Education". Selon elles, ces tensions seraient dues au fait que le président et le gouvernement " ne veulent pas écouter les personnels".
En fait, les syndicats réactionnaires refusent de perdre la co-gestion du ministère, acquise de haute lutte au fil des grèves, et de reprendre la place qui est la leur et qu'ils n'auraient jamais dû quitter. A coup sûr, le président lui manque de respect...

La gauche opte pour le monologue
Ce refus de dialogue des fédérations sera assorti lundi d’une conférence de presse à Paris pour faire connaître "leurs voeux pour l'Education".
Courtoisie et " république du respect" !

Le programme de la visite à St Lô
  • En fin de matinée, le Président de la République se rendra dans une école élémentaire publique. Une rencontre à huis-clos avec les enseignants y est notamment prévue.
  • Le président prononcera ensuite une allocution pour présenter ses voeux à l'ensemble des personnels de l'Education Nationale.
    Lors de cette allocution, il devrait notamment insister sur la réforme des lycées, qu'il doit expliquer, considérant à la désinformation dans les lycées (ainsi, des calicots de manifestants annoncent-ils 45 élèves dans les classes !…) .
  • Expliquer la réforme aux victimes de la désinformation
    Compte tenu du contexte d’opposition et de manipulation d’une certaine jeunesse romantique, Xavier Darcos a décidé le 15 décembre de reporter d'un an cette réforme. Il a aussi indiqué vouloir "repartir de zéro" et lancer une vaste concertation sur le sujet. Ce qui n'empêche pas les syndicats d'opposition de prétendre qu'ils ne sont pas entendus et que le ministère veut leur imposer la réforme. Ca a un nom: la mauvaise foi !
    Les organisations lycéennes continuent d'ailleurs d’affirmer pour leur part que le ministre veut imposer son projet initial affirmant en outre qu’un projet mis en débat est déjà une loi. Une différence que les professeurs de Sciences économique et sociale n’ont manifestement pas enseignée. La pratique à gauche du « débat participatif’ demande donc à être affinée…

    Le président Sarkozy a affirmé que la réforme se ferait
    La réforme n'est pas enterrée. "Je ne comprenais pas la réforme (...) J'ai préféré qu'on l'arrête et qu'on la reprenne sur de bonnes bases", a-t-il d’ailleurs confié récemment à quelques journalistes.

    Une opposition aussi aveugle que stérile
  • Jeudi 8 janvier, des lycéens étaient encore dans la rue contre la réforme et le gouvernement, mais ils étaient si peu nombreux que les organisateurs ont parlé d'un "tour de chauffe" avant d'autres mobilisations, le 17 janvier.
    Les lycéens (et assimilés…) étaient en effet nettement moins nombreux que le 18 décembre dernier (moins de 7.000 selon un décompte d’agence de presse sympathisante contre 127.000 à 160.000, dans vingt-six villes, selon cette agence militante qui n’a pas les mêmes lunettes que les autorités). Est-ce qu’à chaque fois chaque promeneur, chaland avec poussette, livreur et vieillard compte aussi pour trois lycéens ?
  • Les lycéens, absentéistes et rebelles à tout craignent encore des suppressions de postes : alors qu’elles ont déjà commencé, leurs organisations continuent de les chiffrer à 13.500 et de faire croire que ce ne sont tous que des postes d’enseignants. M. Darcos a dit que la réforme n'entraînerait pas de dégradation du taux d'encadrement des élèves. "Les élèves de lycée ne verront aucune différence à la rentrée prochaine", a-t-il affirmé, puisqu’il s’efforce de remettre face à des élèves des professeurs détachés qui ne savent pas à quoi ressemble un potache, depuis le temps qu’ils coulent des jours heureux dans la nébuleuse des associations et organisations para-scolaires où ils n’ont évidemment jamais enseigné: ils ne veulent qu'une chose, c'est qu'on les oublie. Sinon, ils manifestent.
    Et le public les prend pour des associatifs... Des 'bénévoles' dont en fait ils paient les salaires traitements de fonctionnaires!

  • lundi 1 septembre 2008

    Rentrée scolaire : débusquer les professeurs planqués

    Près de 1000.000 enseignants sans élèves…
    Pourquoi dénoncer la suppression de 11.200 postes si quelque dix fois plus n’ont jamais vu un élève dans un ‘espace-classe’ ? Jamais sur l’ensemble une carrière entière…

    Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, né à Nice en 1965, a donc demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement".
    Cet ancien député, avec 61% des voix à l'âge de 41 ans, qui a perdu son siège en mars 2008 à cause du report de voix de certains électeurs de la droite peyratiste sur le candidat socialiste, s'appuie notamment sur un rapport de la Cour des comptes (2005) qui a recensé "97.000 professeurs" non affectés ou "occupés par d'autres tâches" mais "rémunérés par l'Education nationale".

    Ces chiffres comprennent 3 types de situations:
    - des situations de décharges justifiées (direction d'école, décharge syndicale...), mais aussi des détachés dans la nébuleuse des associations multiples développées par la gauche qui s’est constitué un réseau de militants à disposition et soumis,
    - des situations de mobilité dans la fonction publique,
    - et encore et surtout 11. 400 enseignants inoccupés, soit parce qu'ils sont en surnombre, par exemple dans des disciplines rare mais qui recrute, ou que ce sont des remplaçants (TZR) auxquels il n'est jamais fait appel ou occasionnellement.


    "Cela représenterait près de
    5% des effectifs et
    un coût de 1,65 milliard d'euros pour l'Etat",
    souligne Eric Ciotti .
    Selon ce Premier adjoint de Nice, "en 2007, le ministère de l'Education nationale estime que, pour diverses raisons qui n'incluent pas les congés de maladie, le nombre de professeurs du seul second degré qui n'enseignent pas est de 23.200".

    mardi 18 mars 2008

    Education Nationale encore agitée par la gauche conservatrice

    Les professeurs à nouveau appelés à la grève contre la réforme du système
    Les syndicats ne soignent vraiment pas l'image des enseignants
    PaSiDupes dénonce le flou artistique des consignes. Les syndicats mêlent sans distinction 11.200 postes, dont 8.830 dans les collèges et lycées publics, en affirmant qu’ils disparaîtront à la rentrée, sans rappeler que ce sont pour la moitié des départs à la retraite et que certaines classes, ne comporter que trois élèves, comme en langue dite rare malgré un choix de cinq ou six, mais de façon assez générale dans les options facultatives, tel le Corse ou le provençal, et les demi sections de BTS à seize. Et ne parlons pas des professeurs détachés et des professeurs sans élèves (VOIR le libellé de PaSiDupes).
    Le SNES, qui n’a pas anticipé les départs à la retraite des baby boomers-enseignants, au temps des années Jospin, annonce soudainement "80.000 suppressions d'emplois programmées" d'ici 2012 dans l'Education, motif principal du mouvement de mardi.
    Machine politique, le SNES se livre à un nouvel amalgame politicien entre personnels divers. Son intention première consiste à agiter l’opinion publique et à lui donner à croire que l’ajustement rationnel des moyens va frapper exclusivement les professeurs et donc affecter les chances de réussite de leurs enfants: faire baisser le taux de 86% de réussite au bac? Mais certains personnels en grève seront des personnels d’une part non enseignants et d’autre part gérés, non par le ministère, mais par les collectivités locales (Conseils généraux ou communes très politisés)…
    Prévisionnistes de fraîche date, les intellectuels du SNES mélangent tout pour inquiéter et paraître plus forts, mais l’appel est peu suivi, toujours moins à chaque relance de grève, vu cette répétition lassante. Le mot d'ordre pourrait être suivi ponctuellement, dans les municipalités qui noyautent leurs personnels poussés dans la rue, dans la mesure où chaque établissement scolaire a désormais pris connaissance des réductions de postes pour la rentrée prochaine. On observera que les départements les plus majoritairement à gauche seront les plus mobilisés, y compris par les Conseils généraux qui jouent le jeu de l’agitation syndicale à des fins politiciennes et médiatiques. Ces derniers jours, de nombreux mouvements de protestation ont éclaté, en région parisienne - Yvelines, Seine-et-Marne, Val-de-Marne - mais aussi dans l'Hérault, à Roanne (Loire), Toulouse, Lille... Ce sont des régions aux mains de la gauche, comme les Bouches-du-Rhône. Pour faire nombre, Guérini met dans la rue ses propres personnels: depuis la loi de décentralisation, les agents de service des collèges sont placés sous l'autorité des collectivités locales ! Le contribuable vous paie pour aller manifester dans la rue avec la bnédiction du patron, le président du Conseil Général...

    C’est donc confirmé ! Les enseignants sont toujours en congés, puisque la rentrée sociale continue… à peine les trois zones scolaires rentrées de vacances de février! Cette fois, c’est une tournante sur deux jours.
    Ce mardi les enseignants et « autres personnels » des collèges et lycées publics sont appelés à la grève par une intersyndicale pour protester contre les restrictions budgétaires, la réforme de l'enseignement professionnel et le rapport Pochard sur la condition enseignante.
    Mardi, "nous attendons 30 à 35% de grévistes", a envisagé lundi Claudie Martens, co-secrétaire générale du Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), à l'origine de cet appel, avec la CGT, FO et Sud (minoritaires, voire non représentatif), donc tous personnels confondus, comme si leurs revendications étaient identiques.

    Demain mercredi, ce sont les professeurs des écoles qui sont appelés, par le SNUipp-FSU (majoritaire) à "une journée nationale d'action" (manifestations, distributions de tracts, simulacres de classes des années 50, mais pas d'appel à la grève), pour "protester contre les mauvais choix ministériels" faits pour l'école. Un mercredi festif !
    L'appel n'est pas unitaire, puisqu’il n’est pas suivi, au niveau national, par le Sgen-CFDT (2e dans les collèges-lycées, ni le Snalc-Csen (3e). En outre, contrairement aux précédentes journées de grève (20 novembre, 24 janvier), le mouvement ne s'inscrit pas dans une journée d'action plus large de la fonction publique.
    Selon cette intersyndicale partielle, la réforme du système éducatif "met en péril l'organisation des enseignements" et "dégrade les conditions de travail des personnels et des élèves". Par avance, elle craint de surcroît, au travers du rapport Pochard sur la condition enseignante, que la "revalorisation" promise par le candidat Nicolas Sarkozy en campagne se traduise en réalité par la polyvalence des enseignants (pour être honnête, il ne s'agit de bivalence) et la refonte de l'organisation de leur temps de travail, ce qui serait "porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants". Le SNES-FSU et le SUipp-FSU se veulent des syndicats de progrès mais s'avèrent aussi frileux que peuvent l'être des conservateurs. Puisque les syndicats de la gauche réactionnaires s'en garderont bien, il faut pourtant dire qu’à nos frontières et le Royaume Uni et l’Allemagne, par exemple, pratiquent déjà depuis de nombreuses années le système voulu maintenant par le gouvernement.
    Ce rapport Pochard a été remis début février au ministre de l'Education, lequel doit annoncer ses décisions sur ce sujet en avril-mai: un joyeux mois de mai en perspective!...
    Les organisations syndicales, soutenues par certaines fédérations de parents d'élèves et lycéens, entendent par ailleurs "rappeler (...) leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans", le « bac pro ».
    Leur réforme en cours doit aboutir à la rentrée 2009 à une formation en trois ans au lieu de quatre actuellement, par le biais et la suppression de certains BEP, en deux ans après le brevet, selon les secteurs d'activité. Parler de suppressions est extrêmement injuste puisqu’il s’agit d’une part de prolonger la formation et d’autre part à un niveau plus élevé. Revendiquer plus d’enseignement et refuser le passage de deux à trois années de formation n’est pas très cohérent.

    Le 24 janvier dernier, journée d'action qui avait également concerné les écoles primaires et à laquelle appelaient la quasi-totalité des syndicats, les grévistes étaient entre 34,21% selon le ministère, qui ne dénombre ni les personnels qui ne sont pas en présence d’élèves ce jour-là, ni les malades, comme les morts en Corse, et 54% selon les syndicats qui comptent tous les personnels, y compris les personnels détachés ou convoqués à d’autres tâches et réunions.
    Nous pourrons faire la comparaison avec les chiffres du ministère, les seuls qui vaillent…

    lundi 24 septembre 2007

    Un rottweiler voit Vert

    Un élu Vert mordu par le rottweiler d'un vigile
    Les Verts qui sont plus rouges que verts irritent jusqu’à la gente canine qui voit rouge.
    Alors même que la multiplication des incidents impliquant des chiens justifie le débat sur la législation concernant ces animaux, l’élu Verts du Conseil de Paris, Sylvain Garel, 51 ans, a provoqué lundi un jeune rottweiler d'une société de vigiles. L'élu du XVIII ème arrondissement, hospitalisé à Lariboisière, devait être opéré lundi après-midi. Sylvain Garel a gardé une dent contre le craintif canidé et a annoncé son intention de déposer plainte contre les vigiles et contre le promoteur qui les emploie.
    Sylvain Garel se présente ainsi : ‘J'habite depuis 20 ans à Montmartre. Militant écologiste depuis l'âge de 17 ans, j'ai rejoint les Verts en 1989. Longtemps secrétaire des Verts du 18ème et membre du secrétariat exécutif des Verts Paris, je suis responsable de la Commission des Verts contre l'extrême-droite. Je suis également membre de plusieurs associations actives dans le 18ème (il suit notamment les affaires relatives à la solidarité internationale, la coopération décentralisée, les questions culturelles (subventions aux associations, squats artistes, etc), les libertés publiques, le bio.. Candidat sur la liste des Verts aux élections municipales de 1983 et 1995, j'étais présent sur la liste pour les élections européennes de 1999 conduite par Daniel Cohn-Bendit qui a recueilli près de 20% des suffrages dans l'arrondissement. Aux élections municipales de mars 2001 j'ai été élu Conseiller de Paris. Enseignant [de ceux qui n’ont pas vu un élève de près depuis belle lurettte : Lire PaSiDupes ‘professeurs sans élèves'] et critique de cinéma [pour le Courrier de Mantes ! ], je sélectionne des films pour plusieurs manifestations cinématographiques. J'ai une petite fille, je me déplace à pied, en vélo, en bus ou en métro...’ Face aux automobilistes le Vert Garel 'aimerait que les contrôles de la police soient plus fréquents' (Conseil de Quartier du 19 décembre 2006)…
    Selon SON témoignage et les précisions données par ... les Verts, l'incident s'est déroulé à 7h20, devant un chantier de construction d'un immeuble de logements de standing à sept niveaux au cœur de Montmartre, le quartier de prédilection du maire socialiste, Bertrand Delanoë, conseiller municipal de l’arrondissement dont le maire est le jospiniste Daniel Vaillant. On y trouve aussi Annick Lepetit et Christophe Caresche, adjoints PS. C’est dire si le rottweiler pouvait être nerveux, sachant en outre que Garel porte une queue de cheval et fait un mètre 90.
    "On voulait empêcher qu'une pelleteuse entre sur le chantier", a raconté S. Garel, une figure de la gauche des Verts, qui s’active davantage sur le lieu des manifs qu’au Conseil. Il s'est couché devant la voiture des vigiles, dont un, selon ses dires, a démuselé son chien qui l'a mordu au bras droit. Il aurait pu choisir le bras gauche mais le chien n’est pas partisan et s’est simplement cru menacé.
    Les Verts parisiens se réunissent régulièrement 17 place Saint-Pierre, pour, disent-ils, "obtenir sur cette parcelle la construction de logements sociaux et d'une crèche". Les crèches sont des projets très porteurs, au détriment des seniors, en nombre pourtant grandissant.
    Ils ont été renforcés dans leur activisme par un voeu voté il y a une semaine par le Conseil d'arrondissement du XVIIIe, qui, notant que le permis de construire avait été délivré "à une période où le nouveau Plan Local d'Urbanisme ne s'appliquait pas encore", a souhaité "que des démarches soient entreprises entre les services municipaux parisiens et le propriétaire pour étudier la mise en oeuvre d'un projet alternatif".
    Les Verts organisent sur place prochainement ... un rassemblement "pour protester contre les pratiques violentes de ce promoteur".
    Plus globalement, "la mobilisation des Verts contre la spéculation immobilière va continuer", ont-ils affirmé.
    Plus réactif que l'ex-candidate socialiste à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë , a dénoncé lui aussi cette agression, estimant que "rien ne peut justifier le recours à une telle violence" et affirmant que la gravité des faits "justifie qu'une enquête établisse dans les meilleurs délais les conditions dans lesquelles un élu du suffrage universel a pu devenir la cible d'un animal particulièrement dangereux". Le chien serait partisan, finalement !

    Mais, comme chacun sait que les Verts font de l’ombre à l’étoile montante du PS en vue des municipales, certaines personnes bien ( ?) informées soupçonnent Delanoë de dresser les rottweilers de la capitale contre ses amis Verts du Conseil de Paris. Voilà où mène la défiance citoyenne… On dit que le molosse se serait senti menacé par un quadrupède rival couché devant la voiture des vigiles.

    Le gouvernement doit précisement présenter cette semaine des projets de textes législatifs et réglementaires concernant les chiens dangereux. Sans attendre, Yves Pozzo di Borgo, président du groupe Nouveau Centre au Conseil de Paris, a exprimé sa "sympathie" à Sylvain Garel. Le sénateur a assuré que les projets législatifs et réglementaires en préparation "ne devraient pas se limiter à améliorer la prévention envers les chiens dangereux dans la sphère privée, comme le laissent entendre de récentes déclarations ministérielles, mais bien en interdire tout simplement la possession, à l'exclusion des forces de l'ordre".
    Par ailleurs des sénateurs UDF ont rendu publique lundi une proposition de loi
    visant à subordonner la détention d'un chien dangereux à un "examen sanctionnant une formation balisée dans un centre d'éducation canine, et donnant lieu à un certificat".
    Cet incident intervient alors qu'une série d'agressions canines se sont produites en France, dont une a causé la mort d'une fillette samedi dans l'Oise. Dernière en date, ce lundi, une femme de 45 ans a été mordue au visage, dans le Tarn et Garonne, par son Rottweiler à qui elle coupait les griffes.