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dimanche 29 mars 2020

Les routiers appelés à exercer leur droit de retrait dès le 30 mars, face au coronavirus

Trois syndicats appellent les chauffeurs routiers à se protéger en exerçant leur droit de retrait

Pas sympa, çà, mais Macron pense-t-il à eux ?

Alors que le Covid_19 continue de se propager dans le pays, les routiers sont appelés à exercer "individuellement" leur droit de retrait, à compter du 30 mars, en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre l'épidémie de coronavirus. Les routiers sont inquiets face à cette crise sanitaire qui monte toujours en puissance. 

Manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique, mais aussi manque de sanitaires et de douches" et 
des services de restauration "pas assez répandus", tandis que des "clients ne respectent pas les conducteurs à la juste valeur", face à cette situation très préoccupante et un constat perdurant de jour en jour, justifient, selon les trois syndicats, cet appel à exercer librement leur droit de retrait, dès lundi 30 mars, si leur protection sanitaire contre le COVID-19 n'est pas garantie.

Les trois syndicats précisent plusieurs de leurs revendications

Citons  "des dispositifs sérieusement protecteurs", mais aussi "l'arrêt des transports non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers", ainsi que "les mêmes protections que les urgentistes" concernant les transports sanitaires.

A l'heure actuelle, le gouvernement ne fixe aucun contre-indication à la libre-circulation des transports en commun. Le ministère de la Santé recommande le port du masque et les bons gestes communs pour protéger sa santé, surtout au retour de Chine, de Singapour, de Corée du Sud, d'Iran ou des régions du nord de l'Italie, fortement touchées elles-aussi. 

Si des routiers exercent individuellement leur droit de retrait, comme souhaité par les syndicats 
CFDT, FO et CFTC, ils "alimenteront" encore davantage les craintes de la population d'une pénurie dans les supermarchés, en dépit des garanties présentées par le ministre de l'Economie : "aucune pénurie alimentaire et pas de rationnement prévus", a promis Bruno Le Maire, dimanche 15 mars, précisant que "90 à 95 % des références (seraient) présentes" dans les rayons.. Et d'ajouter : la "sécurité d’approvisionnement en produits alimentaires" sera "garantie dans les jours et les semaines à venir".


La semaine dernière,
FO-Transports avait, seule, lancé puis levé un appel au droit de retrait à partir du 23 mars pour les salariés du transport routier et de la logistique "non essentiels". 
Le syndicat avait expliqué lever son appel après avoir obtenu une série d'engagements du gouvernement pour garantir la sécurité sanitaire des chauffeurs pendant l'épidémie de coronavirus.

Aujourd'hui, 
"nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", ont expliqué ces trois syndicats de routiers - CFDT (réformiste), FO et CFTC (modéré) - dans un communiqué commun. "Même si des efforts ont pu être consenti", confient-ils, "cela est bien maigre au regard des risques sanitaires et cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

lundi 2 mars 2020

Contre l'usage du 49.3: des mobilisations syndicales mardi partout en France

Réforme des retraites : l'intersyndicale appelle à des mobilisations  

Cet appel est lancé par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants UNEF

Dès samedi, à Paris, la colère des citoyens s’est exprimée aux abords de l’Assemblée nationale. Julie Franchet/Hans Lucas/AFP








Les organisations syndicales attachées au système parlementaire et opposées recours à l'article 49.3 pour "faire passer en force son projet de régression sociale" - la  réforme des retraites -  appellent à des mobilisations, mardi 3 mars. Les syndicats mobilisés prévoient de "multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève".

Le gouvernement accusé d'épreuve de force pour cause d'impuissance"

 Une manifestante brandit une pancarte contre le recours à l'article 49.3
 pour adopter la réforme des retraites, le 1er mars 2020, à Paris


Le 49.3 "démontre l
'impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues", ajoutent la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants Unef. 
La CFE-CGC, qui a participé à quelques-unes des journées interprofessionnelles organisées par l'intersyndicale depuis le 5 décembre, cosigne le communiqué commun, mais n'appelle pas à la mobilisation de mardi.

Deux motions de censure séparées ont été déposées par l'opposition


Elles devraient être débattues "a priori mardi" à l'Assemblée nationale. Lundi matin, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à des mobilisations populaires "partout dans le pays" après le vote des motions de censure. 

Les socialistes appellent également à la mobilisation mardi, a fait savoir, sur franceinfo, le député PS Boris Vallaud.

mardi 7 janvier 2020

Retraites: la CFDT et l'UNSA lancent un ultimatum à Macron

Ces syndicats "réformistes" veulent un retrait de l'âge pivot d'ici vendredi

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, ainsi que celui de l’Unsa, Laurent Escure, souhaitent que l’âge pivot soit retiré du projet

Résultat de recherche d'images pour "bras de fer"Ils fixent la date-butoir à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une "conférence de financement".
A l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail, ce mardi, Laurent Berger a déclaré : "Dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion."
"Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non", a-t-il catégoriquement affirmé, alors que le secrétaire d'Etat Fesneau a révélé qu'un projet de loi est déjà rédigé et entre les mains du Conseil d'Etat (lien PaSiDupes)

Le coût de la réforme n'est pas chiffré; les financeurs ne sont pas désignés

Le numéro 1 de la CFDT résume la situation : "Ce que l’on demande, c’est que l’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et que l’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps."

Sa confédération sera "mobilisée" en régions samedi prochain, a-t-il également précisé.  C'est la date de manifestation choisie par l’intersyndicale qui demande le retrait pur et simple du projet (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de lycéens).

Le secrétaire général de l’Unsa  a dit espérer "que vendredi on aura une réponse définitive", Laurent Escure laissant au gouvernement "trois jours" pour décider.

lundi 6 janvier 2020

La CFDT réclame "une conférence de financement" sur les retraites

La patate chaude est entre les mains de Macron

Le secrétaire général de la CFDT a fait des propositions en attente

Réforme des retraites : un faux calme avant une semaine cléLaurent Berger a de nouveau demandé dimanche le retrait de l’âge pivot, mesure "injuste" et "inutile", tandis que l'intersyndicale (FO, CGT, Solidaires, FSU, CFE-CGC) des opposants demande le retrait pur et simple de l'ensemble du projetLors de son discours du 12 juin 2019, le premier ministre a annoncé un " âge d’équilibre" ou "âge pivot" (64 ans) qui, sans remettre en cause l’âge légal de départ à 62 ans (65 ans en Belgique, en Italie, en Allemagne et en Espagne), inciterait les Français à partir plus tardivement à la retraite, via un système de décote (malus).
En 2018, l’âge moyen de départ à la retraite était déjà de 62,7 ans : 62,4 ans pour les hommes et 63 ans pour les femmes. En excluant les retraites anticipées, l’âge moyen était 63,3 ans, pour les femmes comme pour les hommes.
"C’est une mesure qui est d’abord injuste car cela va faire payer plus ceux qui ont commencé à travailler jeune, au bénéfice de ceux qui ont commencé à travailler plus tard", a estimé Laurent Berger, lequel ne prend pas en considération les étudiants qui ont fait des études longues et devront aller à 67 ans, sans que leur vie professionnelle ait été nécessairement un "long fleuve tranquille". 

C’est une mesure inutile et cela ne se justifie pas", a martelé Berger.
L’âge pivot à 64 ans, en dessous duquel il ne sera pas possible de partir avec une retraite à taux plein, est présenté par le gouvernement comme une manière de garantir l’équilibre financier du système. Si l'âge légal de départ à la retraite à taux plein est actuellement fixé à 62 ans (réforme de 2010), la moyenne des salariés n'obtient déjà pas ses 43 annuités avant l'âge de 63,3 ans...

La CFDT est favorable à un régime universel de retraites par points, mais ne veut pas de mesure "budgétaire". 
"Il faut retirer cet âge pivot du projet", a insisté Laurent Berger. Est-ce le préalable à toute discussion ? "Oui", a-t-il répondu, alors qu’une concertation doit se tenir mardi au ministère du Travail sur la pénibilité et l’emploi des seniors.

Sur la proposition de "malus temporaire", Laurent Berger a répondu : "tout se discute, mais pas dans ce projet de loi". 
"Si le gouvernement met l’âge pivot dans ce projet, ça veut dire qu’il mélange des choux et des carottes", a-t-il dit. Et Laurent Berger de proposer de " continuer à travailler sur le contenu du système universel des retraites", sur la " pénibilité" et "la pré-retraite progressive".


Les lignes bougent

Vendredi 3 janvier, l
e premier ministre Edouard Philippe a réuni plusieurs ministres concernés par le processus - les ministres du Travail Muriel Pénicaud, de la Transition écologique Élisabeth Borne, et de la Santé Agnès Buzyn, et les secrétaires d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari et aux retraites Laurent Pietraszewski. Objectif, selon son entourage : "faire le point sur la situation dans les transports publics" et un "état des lieux sur l’avancée des négociations".

Trop rigide et piètre négociateur, l'Edouard passe la main à Muriel Pénicaud.
Les discussions se poursuivront au ministère du Travail sous l’égide de la ministre, absente jusqu’alors de ce dossier. Sa présence s’explique par la nécessité de "discuter aménagement de la fin des carrières et emploi des seniors", explique une source gouvernementale anonyme.

Vers "une conférence de financement" du système de retraite distincte du projet de loi en préparation ?
Dans le même temps, sur la question financière, "on convoque une conférence de financement des retraites qui jusqu’à fin juillet travaille à des propositions sur l’équilibre du régime à moyen et long terme," a lancé L. Berger.


Lundi matin,
le ministre de l'Economie,
Bruno Le Maire, s'est dit favorable à la "conférence de financement" du système de retraite proposée par le leader de la CFDT Laurent Berger. Son homologue aux Relations avec le parlement, Marc Fesneau, a pour sa part assuré que le gouvernement allait examiner cette proposition. C'est "une très bonne proposition", a déclaré le ministre sur France Inter, ajoutant qu'il fallait "saisir la main qui a été tendue par la CFDT". Vers un report en février ?

Il a par ailleurs dénoncé un "vrai problème " et une "conception du dialogue très particulière" du nouveau Monsieur retraites du gouvernement.

Laurent Pietraszewski a en effet fermé la porte dimanche à toute réintégration des quatre critères de pénibilité retirés au début du quinquennat, une des demandes de la CFDT.
"Avec les critères reconnus, aujourd’hui c’est 180.000 personnes concernées, si on met les quatre autres critères (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimiques) c’est 800.000 personnes et là ca commence à avoir du sens", a-t-il expliqué.

La CFDT fait dépendre de la réaction du pouvoir sa décision de mobilisation, le samedi 11 janvier, a-t-il fait comprendre sur France 2, sachant que le 1er syndicat de France avait appelé à manifester le 17 décembre et que l'intersyndicale (FO, CGT, Solidaires, FSU, CFE-CGC) l'a déjà prise. Une pétition sera lancée pour demander le retrait, a-t-il annoncé.

jeudi 4 juillet 2019

Conforama licencie après avoir touché 63 millions d'euros de crédit d'impôt

Le syndicat Force ouvrière (FO) réclame des comptes à la direction de Conforama


"C'est de l'argent public qui est jeté par les fenêtres", pointe le représentant syndical Gérald Gautier, secrétaire de la section fédérale du commerce VRP à FO, mardi 2 juillet, alors que le groupe veut supprimer 1.900 en France.
Selon Force ouvrière (FO) la direction de Conforama  a touché "63 millions d'euros de crédit d'impôt compétitivité et l'emploi (CICE)" sur les cinq dernières années pour "conserver l'emploi". "63 millions d'euros pour lesquels on n'a vu aucun investissement pour conserver l'emploi ou moderniser l'enseigne", a dénoncé  Gérald Gautier. 

L'enseigne d'ameublement française, détenue par le groupe sud-africain Steinhoff, a confirmé la suppression de 1.900 postes en France et la fermeture de 32 magasins Conforama.
On est clairement sur des aides déguisées qui ont permis pendant des années à des gros groupes, qu'ils soient rentables ou pas, de remplir les poches des actionnaires. "Je veux savoir ce qu'on a fait de ces 63 millions d'euros, on n'en a absolument aucune idée". 

Gérald Gautier demande aussi des comptes au gouvernement

Il "n'a prévu aucun contrôle, il ne contrôle absolument rien, il laisse faire, ce sont juste deux lignes sur un bilan comptable", a-t-il accusé.
"Conforama a raté le virage du numérique parce qu'il n'y a pas eu d'investissements. Si ces 63 millions d'euros avaient été investis ne serait-ce que dans le numérique, aujourd'hui Conforama n'en serait pas là", a expliqué Gérald Gautier. 

mardi 9 avril 2019

Les retraités de nouveau décidés à manifester jeudi 10 contre le dédain de Macron

Les seniors dénoncent un gouvernement "qui reste "sourdingue" à leurs difficultés

Déjà la septième journée d’actions et de manifestations depuis l’élection de Macron

Image associée

Neuf syndicats et associations de retraités les ont appelés à une crier leur colère partout en France jeudi,  contre la politique du gouvernement "qui reste sourdingue" à leurs revendications. Plus de 130 initiatives sont recensées, ont indiqué les neuf organisations - CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR (Fédération Générale des Retraités), LSR (

Loisirs et Solidarité des Retraités

)
et UNRPA (Union Nationale des Retraités et des Personnes âgées ) - lors d’une conférence de presse, lundi.

"Le printemps des retraités va se manifester dans les rues à travers de nombreux rassemblements et manifestations", a affirmé Olivier Jouchter, de la CGT. Les organisateurs espèrent un sursaut après plusieurs mobilisations en demi-teinte : depuis le point d’orgue de mars 2018, qui avait poussé le gouvernement à revenir en partie sur la hausse de la CSG, les cortèges de retraités se sont clairsemés.

Le gel des pensions, moteur de la fronde

Résultat de recherche d'images pour "manifestation retraites"
Cette année, c’est le quasi-gel des pensions qui alimente la colère, mais l’exécutif a déjà ouvert la porte à un aménagement en faveur des ménages modestes. Le "groupe des 9" syndicats prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des "prolongements utiles" à la journée du 11.

Signe que d’autres mobilisations sont envisagées, les revendications se sont étendues au sujet de "la prise en charge de la perte d’autonomie", au cœur de la future réforme de la dépendance, et à " l’amélioration des pensions de réversion", point sensible de la réforme des retraites.

dimanche 2 décembre 2018

Gilets jaunes : les syndicats avaient cautionné le rassemblement du 1er décembre qui a tourné à l'émeute

Après leur rencontre avec Edouard Philippe, les syndicats dépités avaient appelé la population à se joindre au rassemblement

La CGT a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" à grossir les rangs de la manifestation prévue le samedi 1er à Paris 

Appel  de la CGT, avec mots d'ordre particuliers (image) 
Comme d’autres, les organisations syndicales ont été reçues, vendredi 30 novembre, par le premier ministre, Edouard Philippe, dans le cadre de la préparation de la concertation décentralisée que l’exécutif accepte sous la pression de mettre en place. Et comme d’autres, elles sont reparties déçues de ce rendez-vous censé apporter un élément de réponse au sujet controversé de la sur-fiscalité sur les carburants, élargi au pouvoir d’achat défendu par mouvement des 'gilets jaunes'.

"On a redit qu’il fallait des mesures concrètes. On ne rentre pas dans un processus s’il n’y a pas de marge de manœuvre pour des mesures réelles pour les travailleurs", a expliqué, pour la CFDT, Laurent Berger, le secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), à sa sortie de Matignon. Il est pourtant celui qui se montre le plus ouvert à cette idée de dialogue au plus près du terrain entre associations, corps intermédiaires, élus, Etat et protestataires dont il a lui-même proposé l’idée. Mais "à une seule condition", a-t-il prévenu, sur la défensive, "que ça ne soit pas un jeu de dupes".

Ses homologues sont plus réticents. 
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"Les grand-messes qui associent tout le monde, ce n’est pas trop ma tasse de thé. J’ai peur qu’on noie le poisson dans l’eau", considère Yves Veyrier, le nouveau secrétaire général de Force ouvrière (FO), ci-contre, à gauche, qui ne pouvait être présent vendredi. 

Le président de la Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC),

François Hommeril, est aussi critique (ci-contre, à droite): "Je ne suis jamais contre discuter, mais on est comme les médecins de Molière : on va se retrouver autour du corps malade de la société française pour parler de la taille du bouton ou de la marque du thermomètre. Si c’est ça, ça n’a aucun intérêt. Ça doit se faire sur la politique économique du gouvernement avec laquelle nous sommes en total désaccord."

Le gouvernement jugé "hors sol"

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La Confédération générale du travail (CGT) est hostile. "On veut des réponses immédiates et pas des comités Théodule, explique Fabrice Angei, ci-contre en noir, membre du bureau confédéral de la centrale de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Le gouvernement ne peut pas jouer la montre jusqu’à ce que le mouvement s’épuise. Il ne prend pas la mesure de ce qui se passe dans le pays. Il est hors sol et le montre." Pour lui, "seule la mobilisation peut le contraindre à changer son fusil d’épaule". La CGT a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" à venir, samedi, grossir une manifestation prévue de longue date à Paris contre le chômage et pour le pouvoir d’achat.


Les syndicats en ont aussi profité pour pousser leurs revendications. 
Comme le président de l'UDI et la député LREM, Brigitte Bourguignon, ou les présidents de région, FO a réclamé un "moratoire" sur la hausse des taxes sur les carburants prévue au 1er janvier. 
Avec la CFDT, elle a aussi demandé la généralisation de la prime pour les transports pour les salariés contraints de prendre leur voiture pour aller au travail. 

A la différence de Philippe Portier, CFDT, qui estime qu’Edouard Philippe s’est montré "ouvert", Michel Beaugas, FO, souligne que "le premier ministre n’a pris aucun engagement" sur le sujet. 

Entre rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et suppression de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, la question de la revalorisation des salaires a également été très présente. Mais, déplore M. Beaugas, "le premier ministre a rappelé qu’il ne faut pas augmenter le coût du travail". Une fin de non-recevoir, selon lui. 

Ces derniers jours, plusieurs confédérations ont regretté l’absence de "coup de pouce" sur le SMIC. Le salaire minimal sera seulement revalorisé de façon automatique au 1er janvier, comme c’est le cas depuis années, a déclaré E. Philippe mardi.

Au-delà du fond, la forme a aussi dérangé. 
D’ordinaire, ce type d’annonce survient après qu’un avis consultatif a été donné par une instance réunissant les partenaires sociaux. Au moment où l’exécutif veut signifier qu’il ne dédaigne pas les corps intermédiaires, comme cela lui a été reproché, c’est au mieux "maladroit" de la part du premier ministre, pointe M. Veyrier. "Cela montre la réalité du mépris que le gouvernement a envers les acteurs sociaux", estime pour sa part M. Angei.

S'il est reproché au mouvement des "gilets jaunes" de ne pas être structuré, voire trop divers, et d'être un interlocuteur insaisissable, que dire des syndicats qui avancent en rangs dispersés malgré leurs cotisations, leur presse et leurs subventions ?

Qui a appelé à se joindre au rassemblement du 1er décembre ?
Outre l'association lycéenne UNL, proche de l'UNEF, FO Transports (FO-UNCP), troisième syndicat du secteur, a appelé à rejoindre le mouvement, contrairement à la CFDT Transports, majoritaire. 

De son côté, la CGT avait appelé les "gilets jaunes" à manifester le 1er décembre.
Sortant de sa réserve, la CGT cherche à reprendre la main sur le combat pour les «attentes sociales» des Français. Mardi, la première organisation syndicale a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" à manifester le 1er décembre en vue d'exiger "des réponses immédiates et précises" du gouvernement et du patronat sur les thématiques de pouvoir d'achat. L'organisation formule des revendications précises: elle exige notamment une hausse du SMIC à 1800 euros, une prise en charge des transports par les employeurs, une TVA réduite à 5,5% pour les "produits de première nécessité", ainsi qu'une "fiscalité juste, tenant compte des revenus".
Dans son entreprise de récupération du mouvement citoyen, la CGT critique également la politique fiscale sur les carburants, et considère, à l'instar d'autres personnalités comme l'ancienne ministre socialiste de l'Environnement Ségolène Royal, que le gouvernement ..."instrumentalise les enjeux environnementaux" dans le cadre de sa politique fiscale.
Benjamin Cochin, porte-parole du mouvement à Toulouse, s'est dit "heureux que les corps intermédiaires bâillonnés depuis 18 mois sortent du bois; ça nous fait plaisir mais on ne veut pas voir les drapeaux et les pancartes FO (...) Les organisations syndicales sont les bienvenues, mais il ne faut pas se tromper :  les "gilets jaunes" veulent eux-aussi discuter avec le gouvernement", a-t-il déclaré.

jeudi 22 novembre 2018

La CGT annonce une grève dans six des sept raffineries françaises

Opportunisme et récupération de la CGT en échec sur la Loi Travail

Un mouvement populaire peut servir les syndicats radicaux ?

Résultat de recherche d'images pour "FO TRANSPORTS GILETS JAUNES"
FO Transports, premier syndicat à rejoindre les Gilets jaunes. 
Le mouvement des Gilets jaunes a reçu le soutien de la fédération FO des transports et de la logistique, troisième organisation du secteur, qui a invité ses adhérents et sympathisants à se joindre aux Gilets jaunes pour obtenir une "augmentation du pouvoir d’achat".
FO/UNCP a exprimé sa "solidarité avec le mouvement citoyen ‘Gilets jaunes’ " par communiqué de presse

Le syndicat estime qu’ "au regard du mépris et de l’arrogance du gouvernement, la Fédération Nationale des Transports et de la Logistique FO/UNCP n’exclut pas de durcir le mouvement par un appel à la grève de l’ensemble des secteurs qu’elle représente."

Ce mouvement de deux jours, à compter de mercredi 21, vise à peser sur les négociations salariales annuelles avec l'Union française des industries pétrolières. Il est susceptible d'être prolongée jeudi soir.

Un mouvement de grève affecte, jeudi 22 novembre, six des sept raffineries de pétrole que compte la France 

Résultat de recherche d'images pour "FO TRANSPORTS GILETS JAUNES"Deux dépôts pétroliers sont également en grève, a annoncé un représentant de CGT Total, Thierry Defresne. 
Selon Thierry Defresne, les quatre raffineries pétrolières et gazières de Total en France sont perturbées par le mouvement. Elles sont implantées à Gonfreville (Seine-Maritime), à Grandpuits (Seine-et-Marne), à Donges (Loire-Atlantique) et à Feyzin (Rhône).

De légères perturbations, selon Total
Dans les Bouches-du-Rhône, des appels à la grève ont également été lancés à la raffinerie Ineos de Lavéra, et celle d'Exxon Mobil à Fos-sur-Mer, a-t-il ajouté. Seule une raffinerie, celle de Port-Jérôme-Gravenchon en Seine-Maritime, gérée par Exxon Mobil, reste, selon lui, épargnée par le mouvement social.

Une porte-parole du groupe Total a fait état de légères perturbations sur le débit et les livraisons dans trois de ses raffineries, ainsi que dans un dépôt. 
Exxon Mobil, qui gère deux raffineries en France, ne déplore pour sa part aucune perturbation en dépit de l'appel à la grève. 
Compagnie privée du secteur de la chimie basée en Suisse, Ineos n'a pu être joint dans l'immédiat.

lundi 12 novembre 2018

L'argent coule à flots pour les cadres dirigeants de Force ouvrière

La nouvelle direction règle ses comptes

Et Le Parisien punit ceux qui soutiennent les policiers ralliés à la mobilisation du 17 novembre prochain

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L'ancien leader de FO, Jean-Claude Mailly a touché plus de 100.000 euros bruts de rémunérations, pour la seule année 2017, et que les treize membres de la direction se sont fait rembourser près de 400.000 euros de notes de frais, révèle ce lundi le quotidien pro-Macron.

Alors que des syndicats affichent leur colère sur la place publique face aux salaires élevés des patrons du CAC 40, les patrons des centrales syndicales se gavent. Ainsi, selon des documents livrés au quotidien Le Parisien, Jean-Claude Mailly a perçu en 2017 un salaire annuel brut de 62.816,90 euros, soit quelque 5.200 euros par mois.
Mais c'est sans compter la pluie de primes qui lui fait atteindre une rémunération brute annuelle de 100 334,63 euros. Pour son dévouement syndicale, que d'aucuns, à la base comme dans l'opinion, croient bénévole...

Parti en avril de Force ouvrière, il a touché son salaire jusqu'à fin mai, ainsi qu'une prime de départ à la retraite - qu'ailleurs on appelle "parachute doré - de 22.792,37 euros. Contacté par Le Parisien, Jean-Claude Mailly, qui s'est reconverti dans le conseil, fait le mort. 

A FO, ils sont cinq autres responsables à avoir reçu le même salaire annuel hors primes. Tous avoisinent les 80.000 euros, avec primes.

Concernant les notes de frais, la confédération est généreuse également

Selon d'autres documents que les journalistes d'investigation du Parisien ont trouvés dans leur boîte mail, en 2017 toujours, chacun des treize membres du bureau confédéral de FO s'est fait rembourser près de 30 000 euros par personne.

Hôtels, avions, loyers, trains et surtout logements : des loyers jusqu'à 1.800 euros par mois ont été remboursés à huit membres du bureau. Et le plus dépensier n'est autre que Pascal Pavageau, avant d'être secrétaire général : plus de 50.000 euros. Contacté lui aussi, Pascal Pavageau fait la sourde oreille.

De 2015 à 2017, Jean-Claude Mailly a dépensé pour 35.000 euros de frais divers. Mais les patrons de la centrale ne sont pas les plus dépensiers. 
Des secrétaires confédéraux ont cumulé 60.000 euros de frais, dont la moitié pour des vols pour l'un d'eux. Des milliers d'euros dépensés chaque année parfois aux mêmes dates d'une année sur l'autre. D'autres ont consommé beaucoup à des dates précises. Idem pour les notes d'hôtels, en un peu moins salées tout de même. Pas étonnant que les comptes du syndicat en 2017 soient dans le rouge avec une perte de 635 182 euros.

Les cotisations syndicales sont employées au mieux, on le voit, et au plus juste... Une information utile, certes, au moment des élections professionnelles. Mais à qui profite le "crime" ?
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, à Bordeaux (Gironde), le 9 octobre 2014.En 2014, le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, était sur la sellette à propos des travaux dans son appartement et son bureau, mais aussi pour le versement d'une prime de 31.000 euros, une prime de départ votée par les camardes du comité centrale, et versée, "puisqu'il a démissionné du comité régional pour arriver à la confédération". Une affaire de gros sous et un manque à gagner...
En mars 2017, suite à une demande du Comité de suivi du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), la CGT, confédération ouvrière d'extrême gauche, s'était faite alignée pour gaspillage d'argent public.

 

mercredi 10 octobre 2018

Un document interne fichait des cadres de FO

Des jugements désobligeants : "bête", "mauvais", "franc-maçon"..., dénonce 'Le Canard enchaîné'

Le secrétaire général du syndicat ne nie pas ce "mémo" et déplore cet étiquetage.
Des noms d’oiseaux en veux-tu, en voilà et des dérapages dignes de glissades sur fientes. Plus d’une centaine de responsables FO a ainsi été fichée dans un document interne, affirme l'hebdomadaire anarchiste dans son édition de mercredi. "Bête", "mauvais", "faux", "complètement dingue", "niais", "franc-maçon", etc, mais aussi "apprécié par PP" (Pascal Pavageau), "déteste JCM (Jean-Claude Mailly)", "trop intelligent pour le faire entrer au bureau confédéral"… Ces commentaires étaient inscrits à côté des noms.

"Cet épais fichier a été constitué en octobre 2016 par des proches de Pascal Pavageau, le nouveau patron de FO, alors en lice pour remplacer Jean-Claude Mailly", écrit le journal dit satirique, et catalogue "126 responsables" du syndicat.

Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, a confirmé que ce 'mur des cons' est une "belle connerie" et une  "grave erreur". "Pour moi, c’était un mémo, de l’ordre de la prise de notes, mais je n’avais jamais vu, ni avalisé le résultat, qui est truffé d’âneries, de raccourcis".

De son côté, Jean-Claude Mailly, l'ancien secrétaire de FO a réagi sur Franceinfo : "C'est surréaliste, ça me fait mal pour l'organisation; je tombe du placard".

dimanche 7 octobre 2018

Appel à la grève générale le 9 octobre contre la politique sociale du gouvernement

Public et privé en grève et dans la rue

Plusieurs syndicats ont validé fin août cette première date de mobilisation...

Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur : suppressions d’emplois massives dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, tous les secteurs seront impactés.

Suppressions massives d’emplois dans la fonction publique
Le gouvernement envisage la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Il compte les supprimer dans la santé, dans les services des impôts, mais aussi, bien sûr, dans l’Education nationale. Le nombre de postes aux concours est en chute libre. Les réformes du lycée professionnel conduiront à la suppression de nombreux enseignements de spécialité, aboutissant à 7.000 suppressions de postes. Au lycée, la mutualisation des enseignements, les projets de visio-conférence pour les options et la semestrialisation des cours projetée aboutira à de nombreuses suppressions de postes.

Dégradation des conditions de travail
Le dédoublement des classes en CP et CE1 en REP, les effectifs actuels ne le permettent pas. Nos conditions de travail, qui n’ont déjà rien de brillant, seront amenées à se dégrader encore dans une période de hausse démographique. Et le gouvernement s’apprête à essayer de dissoudre les commissions paritaires et surtout les CHSCT !

Une université du tri social
Dans les universités, Parcoursup s’est donné à voir pour ce qu’il est : une machine à broyer les étudiant-e-s, en particulier des classes populaires. Avec Parcoursup, qui a réussi l’exploit d’être moins efficace encore qu’APB, les mécanismes de ségrégation sociale ont joué à plein. Le projet politique est clair : empêcher les classes populaires d’entrer à l’université.

Le gouvernement s’en prend sans cesse aux fonctionnaires
Les salaires stagnent depuis plusieurs années malgré le retour de l’inflation. Les augmentations de salaires promises par le gouvernement précédent, en échange d’une acceptation par certaines organisations syndicales, du PPCR ont été renvoyées aux calendes grecques. La seule réponse du gouvernement à la revendication d’une augmentation générale des salaires consiste à individualiser encore davantage les rémunérations en visant à faire du "mérite" un facteur déterminant dans le cadre du plan "Action publique 2022".

Un gouvernement qui privatise le service public ferroviaire, qui organise la faillite des universités, détruit les hôpitaux, qui en somme s’attaque à tous les services publics, est un gouvernement qui s’en prend à tous les mécanismes de solidarité.

Précarité au programme
Alors que près d’un personnel sur cinq est contractuel dans les trois fonctions publiques, cette proportion est d’un personnel sur quatre dans l’Education nationale, conséquence logique du refus d’ouvrir des postes au concours. Ces contrats sont bien souvent d’une durée inférieure à l’année scolaire, ce qui plonge les "intermittents" de l'enseignement dans la plus grande précarité. A travers les recrutements d’AESH uniquement en CDI et sans concours, le ministère expérimente à grande échelle des dispositifs de destruction du statut de fonctionnaire.

Faire cesser ces attaques.
Le 9 octobre, par une grève interprofessionnelle, les salariés se mobiliseront pour un service public de qualité, le statut de fonctionnaire, les conditions de travail et le déblocage des salaires et un rattrapage du pouvoir d'achat.

Le 9 octobre sera "une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne" pour protester contre la politique sociale jugée "idéologique" du gouvernement.

L’organisation de cette journée d’action contre "l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs" a été décidée par les syndicats de salariés CGT (Confédération générale du travail) et FO (Force ouvrière), l’Union nationale des étudiants de France (Unef, un temps présidée par Bruno Julliard aujourd'hui prêt à entrer au gouvernement Philippe) et l’Union nationale lycéenne (UNL), à l’issue d’une réunion au siège de FO.

L’union syndicale Solidaires en a approuvé le principe, mais doit valider la date du 9 octobre "lors de son instance nationale la semaine prochaine", selon un communiqué commun.

La prochaine grève est pour le lundi 12 octobre.

samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".