Et Le Parisien punit ceux qui soutiennent les policiers ralliés à la mobilisation du 17 novembre prochain
L'ancien leader de FO, Jean-Claude Mailly a touché plus de 100.000 euros bruts de rémunérations, pour la seule année 2017,et que les treize membres de la direction se sont fait rembourser près de 400.000 euros de notes de frais, révèle ce lundi le quotidien pro-Macron.
Alors que des syndicats affichent leur colère sur la place publique face aux salaires élevés des patrons du CAC 40, les patrons des centrales syndicales se gavent. Ainsi, selon des documents livrés au quotidien Le Parisien, Jean-Claude Mailly a perçu en 2017 un salaire annuel brut de 62.816,90 euros, soit quelque 5.200 euros par mois.
Mais c'est sans compter la pluie de primes qui lui fait atteindre une rémunération brute annuelle de 100 334,63 euros. Pour son dévouement syndicale, que d'aucuns, à la base comme dans l'opinion, croient bénévole...
Parti en avril de Force ouvrière, il a touché son salaire jusqu'à fin mai, ainsi qu'une prime de départ à la retraite- qu'ailleurs on appelle "parachute doré - de 22.792,37 euros. Contacté par Le Parisien, Jean-Claude Mailly, qui s'est reconverti dans le conseil, fait le mort.
A FO, ils sont cinq autres responsables à avoir reçu le même salaire annuel hors primes. Tous avoisinent les 80.000 euros, avec primes.
Concernant les notes de frais, la confédération est généreuse également
Selon d'autres documents que les journalistes d'investigation du Parisien ont trouvés dans leur boîte mail, en 2017 toujours, chacun des treize membres du bureau confédéral de FO s'est fait rembourser près de 30 000 euros par personne.
Hôtels, avions, loyers, trains et surtout logements : des loyers jusqu'à 1.800 euros par mois ont été remboursés à huit membres du bureau. Et le plus dépensier n'est autre que Pascal Pavageau, avant d'être secrétaire général : plus de 50.000 euros. Contacté lui aussi, Pascal Pavageau fait la sourde oreille.
De 2015 à 2017, Jean-Claude Mailly a dépensé pour 35.000 euros de frais divers. Mais les patrons de la centrale ne sont pas les plus dépensiers.
Des secrétaires confédéraux ont cumulé 60.000 euros de frais, dont la moitié pour des vols pour l'un d'eux. Des milliers d'euros dépensés chaque année parfois aux mêmes dates d'une année sur l'autre. D'autres ont consommé beaucoup à des dates précises. Idem pour les notes d'hôtels, en un peu moins salées tout de même. Pas étonnant que les comptes du syndicat en 2017 soient dans le rouge avec une perte de 635 182 euros.
Les cotisations syndicales sont employées au mieux, on le voit, et au plus juste... Une information utile, certes, au moment des élections professionnelles. Mais à qui profite le "crime" ?
En 2014, le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, était sur la sellette à propos des travaux dans son appartement et son bureau, mais aussi pour le versement d'une prime de 31.000 euros, une prime de départ votée par les camardes du comité centrale, et versée, "puisqu'il a démissionné du comité régional pour arriver à la confédération". Une affaire de gros sous et un manque à gagner...
En mars 2017, suite à une demande du Comité de suivi du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), la CGT, confédération ouvrière d'extrême gauche, s'était faite alignée pour gaspillage d'argent public.
Mission impossible: qui veut travailler sous Valls à retrouver la courbe de l'emploi ?
"Rebs" renonce et rentre à Dijon !
Hollande encaisse mal ce nouveau coup dur venu de la Rue de la Grenelle et d'un familier. La succession de Frère Rebsamen est ouverteau gouvernement: il devrait redevenir maire de la ville, mais sa place à Bercy ne motive personne, pas même les inconscients les plus ambitieux.
François Rebsamen devrait reprendre lundi son siège de maire de Dijon suite au décès, fin juillet, de son ancien adjoint qui lui avait succédé. Une décision annoncée trois jours après le décès à 63 ans d'Alain Millot, à qui il avait confié les rênes de la municipalité en avril 2014.
S'il est élu,il quittera avec une retraite de ministre le gouvernement Valls, où sa succession au poste très exposé de ministre du Travail reste pendante. Après seize mois au gouvernement, il a préféré prendre ses cliques et ses claques et revenir à la tête de la ville qu'il a déjà dirigée pendant treize ans.
Mieux vaut être le premier dans son village que le dernier des derniers dans Rome.
Lors de la réunion du conseil municipal, lundi à 14 heures, François Rebsamen, sera dans un premier temps candidat au mandat de maire. À 17 heures, il devrait ensuite retrouver également le siège de président du Grand Dijon, occupé lui aussi pendant seize mois par Alain Millot. Oppose frontalement à Hollande sur le non-cumul des mandats, Le ministre du Travail et de l'Emploi souhaitait cumuler les fonctions et rester au gouvernement. Mais il s'est fait sèchement recadrer par l'Élysée et Matignon qui lui ont rappelé la règle : "On ne pas être chef d'un exécutif et membre du gouvernement." Son remplacement devrait donc se faire rapidement. D'après une fuite de Matignon, le ministre serait remplacé après le conseil des ministres de rentrée, qui a lieu le 19 août.
A Dijon, l'annonce de son retour laisse perplexe.
Anne Erschens, chef de file (LR) de l'opposition municipale, n'y voit ni "grande surprise", ni une réaction "anormale". S'il veut de nouveau se consacrer à Dijon, ça ne pourra "se faire qu'à plein temps", fait-elle toutefois valoir. Autre élu d'opposition, Emmanuel Bichot (LR) fustige en revanche un "retour piteux" du ministre, lui prédisant "le mandat de trop" à la mairie de Dijon.
Outre François Rebsamen, aucun autre conseiller municipal n'a jusqu'à présent fait savoir qu'il sera candidat au poste de maire. Aux municipales de mars 2014, la liste conduite par François Rebsamen avait recueilli 52,84 % des voix dans une triangulaire qui l'opposait au sénateur LR de Côte-d'Or Alain Houpert (34,02 %) et au FN Édouard Cavin (13,13 %). La montée du FN avait clairement profité au socialiste.
VOIR et ENTENDREle gestionnaire dilettante dont la rue de Grenelle ne sera pas mécontent de se débarrasser et que Dijon veut récupérer:
L'un des postes gouvernementaux les plus désespérants
Certes, à 64 ans comme Rebs, mieux vaut être à la tête du ministère du Chômage que demandeur à Pôle emploi.Et pourtant les candidats ne se pressent pas pour lui succéder dans ce gouvernement, impuissant à agir sur l'économie et le chômage de masse, retranché dans le sociétal et fanfaronnant sur le front de la com'.
Quelques hypothèses ont été avancées pour préserver les équilibres politiques
A l'approche des régionales et de l'ouverture officielle de la campagne présidentielle, la victime parfaite serait à la fois proche de François Hollande, membre de l'aile gauche du PS (pour rameuter l'électorat séduit par les extrêmes, y compris frontiste, et écologiste...
Mais dans le cercle de Hollande, seul... Alain Vidalies, l'actuel mais inexistant secrétaire d'État aux Transports (qualifié de fin connaisseur des dossiers sociaux, mais remplacé par Valls au premier coup de vent social), a laissé filtrer que l'emploi ne l'a "jamais laissé insensible". Vidalies, c'est celui pour lequel Hollande cherche, en vain depuis trois ans, un poste qui lui corresponde de près ou de loin: il a été placé au secrétariat d'État aux Relations avec le Parlement, puis recasé aux Transports, à la Mer et à la Pêche, avec les mêmes résultats. Serait-il avisé de le déplacer contre les intérêts de la France et de le promouvoir ministre ?
L'Elysée fait aussi circuler le nom d'un factotum de Hollande, l'intermittent du gouvernementStéphane Le Follque l'on dit pourtant aussi malade que l'Agriculture qu'il a en charge, mais hautain par faiblesse, face à la détresse des éleveurs.
L'exécutif est tellement à la ramasse qu'il cite encore un inconnu sans aucune expérience du monde du travail, Jean-Marc Germain, une ombre grise des femmes: c'est en effet un proche de Martine Aubry et prince consort de la maire de Paris, sous la tutelle d'Anne Hidalgo. Du secteur économique, il ne connaît que les cabinets: celui de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité, puis à la communauté urbaine de Lille métropole, ainsi que celuis de Lionel Jospin à Matignon. A cinquante ans, l'essentiel de sa carrière se situe à Lille. Le Cégétiste Henri Krasucki aurait pu faire l'affaire, mais il est hélas mort:
Et Thierry Lepaon ? Voilà un syndicaliste disponible et à la convenance des socialistes !
A l'évidence, François Rebsamen a tout aussi échoué au Travail que Michel Sapin. Son prédécesseur a passé seize mois à relever les frémissements de la courbe de l'emploi en promettant une volupté à venir, sans parvenir à l'explosion. Frère Rebsamen a préféré l'honnêteté, intellectuelle et politique, mais l'éthique personnelle ne supplée pas non plus à la compétence.
Passé derrière Sapin et deux années d'attentismedu ravi de Bercy, Rebs n'a connu que désillusions. Ce pensant plus compétent à l'Intérieuravec un DESS de sciences économiques, ce haut-fonctionnaire territorial a accepté le ministère du Travail par amitié pour les Ségollande en même temps que l'entrée de Ségolène Royal au gouvernement Valls 2.
Or, sous sa direction, Pôle emploi a vu affluer plus de 200.000 chômeurs supplémentaires. Il a lui-même reconnu un temps un "échec" du gouvernement, avant de tabler sur une baisse effective du nombre de demandeurs d'emploi "à la fin de l'année" 2015. Il a préféré ne pas attendre de faire le constat...
Le successeur de Rebs est donc condamné à obtenir des résultats
Les couacs et les divergences de François Rebsamenont ajouté au ministère une image d'impuissance et d'abandon que les mensonges de Sapin, la bouche en coeur, avait déjà passablement dégradée.
Pour patron, il faudrait un familier des dossiers, un technicien capable de maintenir des rapports cordiaux avec les partenaires sociaux, mais à poigne, lucide et sincère. Une perle rare dans le marigot des bras cassés socialistes.
Outre la tâche de redresser la courbe de l'emploi, le malheureux élu de l'exécutif aura pour mission de relancer Hollande. Qui saura servir les ambitions d'un Pépère qui, fin juillet, faisait toujours fi de son impopularité. En France, "même un président impopulaire peut agir avec une grande capacité, une grande liberté ( ...) c'est ça qui fait la différence entre nos institutions et celles de nos pays voisins", a fait valoir le chef de l'Etat devant l'Association de la presse présidentielle, une centaine de journalistes sous les lambris de la Maison des Polytechniciens, et s'est dit prêt à assumer le risque d'un échec, mais menace de se représenter. "C'est dans l'année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître", a escompté le président. Il s'agit de "faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit suffisamment crédible", a-t-il martelé. Question crédibilité, Hollande est-il fiable ? "J'avais pris un engagement, cet engagement devra être tenu", a insisté le chef de l'Etat. "S'il n'y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilitésur une candidature". Une nouvelle modification des modes de calcul pourrait lui arranger le coup !
La France n'a pas tourné au ralenti jeudi, mais la CGT se satisfait d'avoir réussi son pari parisien. Les quatre syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA) s'étaient tenus à l'écart etl'extrême gauche a peiné à mobiliser pour sa journée de grèves et de manifestations contre l'"austérité",lancée par quatre organisations syndicales contestataires (CGT, FO, FSU et Solidaires).
Philippe Martinez assure que le jeudi 9 avril aura démontré la force militante de la CGT. La centrale de Montreuil n'hésite pas à parler d'un "succès retentissant" et prépare un 1er-Mai unitaire. A Paris, des dizaines de milliers de manifestants (120.000, selon la CGT) ont défilé de la place d'Italie aux Invalides dans une marée de calicots et de drapeaux rouges mettant en évidence le déploiement de moyens et l'écrasante domination des cégétistes dans le cortège. La CGT, démontrant un vrai savoir-faire, avait bien fait les choses en faisant monter dans la capitale plus de 250 cars transportant 18.000 militants. La mobilisation des retraités, des fonctionnaires et des employés municipaux a fait le reste. VOIR et ENTENDRE les a priori du service public de télévisions, avant le départ de la manifestation cégétiste:
Pour Philippe Martinez, qui a mis cette journée à profit pour asseoir sa légitimité sur une centrale encore ébranlée par la crise interne qui a entraîné la démission de son prédécesseur, Thierry Lepaon, il s'agissait d'un test avec consigne aux militants de donner une image de rassemblement après avoir étalé leurs divisions. Les plaies nées ne sont pas encore pour autant cicatrisées et le secrétaire national de la CGT est toujours confronté, un an avant le congrès confédéral de Marseille, en avril 2016, à des remous dans plusieurs secteurs importants – santé, transports, énergie – de sa confédération.
En tête du cortège parisien, où se tenaient au coude à coude, au premier rang, Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly, Bernadette Groison (FSU) et Eric Beynel (Solidaires), une banderole indiquait la couleur "contre l'austérité, pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale". "Le mot d'ordre, a déclaré le secrétaire général de la CGT, c'est contre l'austérité et pour des politiques alternatives à celle du gouvernement et du MEDEF, revalorisation des salaires, réduction du temps de travail, tout ce qui fait en sorte qu'on puisse développer l'emploi."
Les rassemblements CGT en province étaient moindres que lors des précédentes journées d'action, comme celle du 18 mars 2014, organisée avec FO, la FSU et Solidaires, où 140 manifestations avaient eu lieu, contre 86 ce 9 avril. Les manifs de province auraient rassemblé, selon la CGT, 45.000 manifestants à Marseille (7.000, selon la police), 8 000 à Toulouse (4 000), 10 000 à Bordeaux (4.700), 7.000 à Lyon (4.200). Au total, la CGT parle de 300.000 manifestants dans toute la France (240 000 en mars 2014).
En revanche, lancé par Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO,
l'appel à la grève interprofessionnelle est, lui, resté invisible
Jean-Claude Mailly : "Il faut que Manuel Valls réponde à nos revendications." La carte jouée par FO, celle de la grève interprofessionnelle, que Jean-Claude Mailly avait lancée en février lors de son congrès à Tours, n'a pas eu le même écho. N'ont été visibles que les grèves qui étaient sans rapport direct avec l'action du 9 avril, comme celles des contrôleurs aériens ou de Radio France. A la RATP et à la SNCF, il n'y a pas eu de préavis et les transports ont circulé normalement. La Tour Eiffel a été touchée de même que le musée du Louvre.
24% des enseignants en grève
Selon le SNUipp-FSU, 24% des enseignants des écoles maternelles et élémentaires ont cessé le travail -les irréductibles qui répondent présents, quel que soit le mot d'ordre- avec un pic à 50% à Paris et en... Seine-Saint-Denis. Plusieurs organisations d'enseignants, dont le SNUipp-FSU (syndicat dominant du primaire) et le SNES-FSU (syndicat du secondaire proche de la CGT qu'il suit dans toutes ses actions), ont appelé à cesser le travail pour dénoncer notamment le blocage des salaires des fonctionnaires depuis 2010.
A La Poste, on n'a compté que 6,65% de grévistes. Hormis dans le ciel, où l'appel à la mobilisation coïncide avec un mot d'ordre lancé par le premier syndicat de contrôleurs aériens, les transports ont fonctionné normalement. La SNCF comme la RATP avaient d'ailleurs prévu un trafic normal sur leurs réseaux. Alors que Radio France est en grève depuis plus de trois semaines, un appel à la mobilisation a aussi été lancé à France Télévisions.
Si la CGT a fait état d'appels à la grève dans 800 entreprises publiques et privées – ce qui est faible par rapport au nombre d'entreprises –, le secteur privé, peu représenté dans les cortèges, a été le grand absent. A la mi-journée, Pierre Gattaz, le président du MEDEF ("le renard dans le poulailler", selon Mailly, ci-dessous), qui avait été reçu le matin même par François Hollande, confiait que dans son entreprise, Radiall, il n'avait pas connaissance d'un appel à la grève. Les deux principaux syndicats sont pourtant la CGT et Solidaires qui revendiquent des hausses de salaires, de 6% pour la première et de 4% pour le second. Le patron des patrons n'excluait pas qu'il y ait un débrayage symbolique en fin de journée.
Un coup de faucille dans l'eau
VOIR et ENTENDRE le positionnement de FO, dont L'Opinion interroge le patron de FO (J.-Cl. Mailly confirme -aller à 5'20"- qu'il est, comme ses deux prédécesseurs, encarté au PS):
Les syndicats radicaux ne pourront pas échapper au débat sur les journées d'action à répétition. Depuis trois ans, les commentateurs socialistes tentent de démontrer que les salariés préfèrent exprimer leur mécontentement ou leur colère dans les urnes plutôt que dans la rue. "Le gouvernement devrait être attentif à ce qui se passe aujourd'hui, a déclaré Jean-Claude Mailly. Ou il écoute ou il n'écoute pas, c'est son problème. Mais qu'il ne vienne pas se plaindre après."
Même quand elle ne se solde pas par un échec, ce type d'action ne fait pas bouger le gouvernement d'un iota, insistent les commentateurs... "indépendants".Après la déroute de la gauche aux élections départementales, Manuel Valls a fait des annoncesle 8 avril sur l'investissement et la création d'un compte d'activité, mais elles s'adressaient à son électorat et à Martine Aubry avant le congrès du PS, en juin à Poitiers. Les syndicats contestataires sont et restent exclus du spectre politique de l'exécutif.
Un nouveau secrétaire général dès la semaine prochaine !
La CGT a hâte de tourner la page
Avant que son parachute doré ne se mette en torche
Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon a lui même fait l'annonce mercredi qu'"il y aura un nouveau secrétaire général de la CGT la semaine prochaine", renonçant ainsi à son mandat, a indiqué mercredi une source interne.
Les appels à la démission de Thierry Lepaon se sont multipliés depuis des révélations sur la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau, ainsi que sur une prime reçue à son départ de ses précédentes fonctions, en Normandie.
Thierry Lepaon, qui avait annoncé mardi qu'il remettait en jeu son mandat, a fait cette déclaration devant la commission exécutive, direction élargie de la centrale. Il avait succédé à Bernard Thibault en mars 2013.
Dépêche minimaliste de l'AFP
Reprise sans plus de détails par L'Expansion, le limogeage mériterait plus de commentaires...
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a démissionné de ses fonctions avec tous les membres du bureau confédéral du syndicat, dans la foulée des affaires dont il est le centre et qui ont éclaté ces derniers mois, a-t-on appris mercredi de source interne.
Thierry Lepaon a donc franchi le pas qu'il avait refusé de faire mardi, lorsque le bureau confédéral, dont il faisait partie, a simplement proposé de remettre son mandat "à la disposition" de la seule instance habilitée à les démettre, le comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT.
La crise déclenchée par ces fuites a réactivé le malaise de la CGT, toujours meurtrie par la succession mal préparée de Bernard Thibault, sans véritable cap et malmenée lors des dernières élections professionnelles dans la fonction publique.
Avant les vacances de Noël, Thierry Lepaon avait lancé une contre-offensive dans les media et au sein de son organisation, avec le soutien de dirigeants de fédérations. Il avait alors réaffirmé qu'il n'entendait pas être "le rat qui quitte le navire" en difficulté, tandis que certains de ses soutiens parml les instances dirigeantes de la CGT proposaient une démission collective du bureau confédéral, mais le maintien du secrétaire général pour former une nouvelle équipe.
La question du remplacement de la direction actuelle est une des plus délicates que l'organisation ait à affronter, alors que son prochain congrès n'est prévu qu'en 2016.
On meurt de froid à Paris, en régime socialiste aussi
Pas d'obligation de résultats pour DAL et la mairie de Paris...
Mort de rire, non: MDF: mort de froid !
Le quinquagénaire a été découvert par les services de secours, aux environs de 21h dimanche, place du colonel Fabien Bourgoin à Paris (photo ci-dessous), proche du Bois de Vincennes, (très) cher au patron de la CGT, Thierry Lepaon, défenseur des opprimés et défavorisés.
Le SDF est mort "manifestement" en raison du froid, dans le 12ème arrondissement de Paris, ont indiqué les services de la ville de Paris ce mardi 30 décembre.
Agé de 50 ans, l'homme a été trouvé "en état d'hypothermie" et a fait un malaise cardiaque alors qu'on lui fournissait les premiers soins.
Deux décès dans le même week-end
Le sans-abri "n'a pas sollicité les services du 115", qui l'avait approchée quelques jours auparavant, a-t-ON précisé, mais il n'est plus là pour confirmer cette affirmation anonyme. S'agit-il de la maire PS, Catherine Baratti-Elbaz, docteure en biologie ?
Il s'agit du deuxième décès d'un sans domicile fixe ce week-end en France, où une vague de froid sévit depuis quelques jours. Un SDF a été trouvé inanimé samedi à Douai, dans le Nord. Il est mort dans les heures qui ont suivi, vraisemblablement d'hypothermie.
Le secrétaire général de la CGT est sur un siège éjectable
La section la plus importante de la CGT a adressé un premier ultimatum à Thierry Lepaon.
Thierry Lepaon, physionomie
de totalitaire soviétique
Avec celle de la Santé,la Fédération des services publics s'est prononcée pour sa démission "dans les plus brefs délais".Avec 80.000 adhérents, sa volonté retentit comme une mise à prix de sa tête.
Le bras syndical du PCF (Parti communiste) va avoir du mal à s'incruster après les révélations du Canard enchaîné qui publiait en octobre dernier le coût des travaux dans son domicile de fonction et dans son bureau: 167.000 euros.
Et ce n'est pas tout. Il se serait aussi attribué 31.000€ d'indemnités pour son départ de la CGT de Basse Normandie, sa région d'origine.
Le départ de Lepaon est inéluctable.
"La meilleure solution pour rassembler la CGT est la démission de Thierry de son mandat de secrétaire général dans les plus brefs délais", estime la fédération des Services publics.
Dans un texte voté jeudi, sa direction a estimé que "compte tenu des responsabilités de la tête de la CGT et de l'incapacité dans laquelle il se trouve d'assumer ses missions de secrétaire général, le départ de Thierry Lepaon "est inéluctable".
Le secrétaire général de la CGT devrait être fixé sur son sort le 13 janvier prochain, sur vote du parlement de la CGT, seul habilité à destituer le numéro un.
Une fois le départ de Thierry Lepaon acté, la fédération estime qu'il faudra mettre en place "de manière transitoire une forme de direction collégiale" à la tête de la centrale. A chacun son triumvirat...
L'étrange indemnité de Lepaon à son départ de Normandie
Nouvelle affaire Lepaon?
Après les dépenses somptuaires pour des travaux inutiles réalisés dans son appartement de fonction et dans son bureau parisiens, le patron de la CGT a touché une "étonnante" indemnité de départ début 2013, croit savoir L'Express. Alors secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie, Thierry Lepaon allait succéder à Bernard Thibault à la tête de la CGT.
Après les révélations sur les travaux onéreux du numéro 1 de la CGT, et les élections professionnelles aidant, plusieurs responsables du syndicat avaient dit s'attendre à la sortie prochaine d'autres affaires.
Thierry Lepaon avait un patron fort complaisant
Dans un article daté du lundi 1er novembre, L'Expansion enfonçait le clou, en dévoilant que Thierry Lepaon a bénéficié d'une rupture conventionnelle lorsqu'il a quitté en 2013 la CGT de Basse-Normandie pour prendre la tête du syndicat au niveau national.
Quelques semaines avant cette passation de pouvoir, le cégétiste a négocié son départ avec son employeur.Il a touché des indemnités de départ, comme un salarié licencié de Goodyear, Peugeot ou ArcelorMittal, explique le magazine.
Parachute doré au prorata des heures effectives, décharge syndicale déduite?
Le nouveau patron de la CGT a confirmé cette transaction
Le syndicaliste n'y voit toujours rien d'anormal. La pratique n'est pas illégale, mais "elle est pour le moins surprenante de la part d'un secrétaire général de la CGT, un syndicat qui n'a jamais caché tout le mal qu'il pensait d'un dispositif créé en 2008, qu'il juge trop favorable au patronat", souligne l'Express.
Quiconque y verrait une mutation ne comprendrait rien au syndicalisme
Les bureaux régionaux de la CGT étant des entités distinctes et autonomes du bureau national, "je changeais d'employeur", s'est ainsi justifié Thierry Lepaon dans L'Expansion.
Entreprise de petit électro-ménager liquidée en 2001, Moulinex qui l'employait, lui doit probablement beaucoup. Ou inversement...
Le patron socialiste de la CFDT donne une leçon de vertu à la CGT
"Je n'ai pas changé de bureau" en succédant à François Chérèque
Laurent Berger (CFDT) est ressorti de l'ombre du PS
à une semaine des élections professionnelles.
Interrogé sur la polémique du bureau du patron de la CGT, son rival de la CFDT, Laurent Berger assure mercredi sur Europe1: "Ce n'est pas à moi de commenter; cela doit se régler en interne". La transparence n'est pas non plus le fort de la CFDT. Mais le secrétaire général de la CFDT souligne aussitôt : "Moi mon bureau, je n'y suis pas beaucoup. Je privilégie le terrain. L'important, c'est la vie des gens". Si Laurent Berger n'est ni dans son bureau, ni dans la rue aux côtés des salariés qui souffrent, où est-il ?
Et de dérouler sa propagande édifiante
"Les gens veulent être écoutés". Dans huit jours, cinq millions de salariés de la fonction publique éliront leurs représentants syndicaux. C'est la première fois que les fonctionnaires voteront le même jour. Détrônée chez Orange par la CFDT, empêtrée dans une profonde crise interne, la CGT traverse une passe difficile. "Les gens veulent être écoutés et un syndicat qui s'engage, pas qui se contente de commenter", analyse pour sa part le patron de la CFDT. Berger fustige l'exécutif, mais se comporte comme les "frondeurs" du PS en se couchant devant chaque difficulté.
"Les salariés veulent la paix en Europe". Le patron de la CFDT insiste : "il faut parler du quotidien des salariés". Dans ce cadre, il regarde avec intérêt la situation des salariés du chantier de Saint-Nazaire qui se voit fragilisé par le report sine die de la livraison du Mistral à la Russie. "Les salariés de Saint-Nazaire sont comme tout le monde : ils veulent la paix en Europe. Mais j'espère que cette situation sera vite réglée". Si ce n'est pas un commentaire...
Berger, CFDT, bras dessus bras dessous
avec François Rebsamen,
ministre du Travail de Hollande
"Gattaz manie l'excuse". Laurent Berger rappelle que la CFDT est un syndicat "de dialogue, qui fait avancer les choses". Pourtant, une fois prononcée cette déclaration lapidaire de principe, il montre aussitôt sa difficulté à dialoguer avec le patron du MEDEF. "Pierre Gattaz manie l'excuse et l'esquive. Ce n'est jamais de sa faute, il y a toujours une raison de ne pas avancer".
On peut remplacer le nom de Gattaz par celui de Berger et on obtient le positionnement de la CFDT envers le pouvoir socialiste.
Après son appartement, au motif qu'il vient de province?
130.000 euros + 62.000
Rien n'est trop beau pour rénover le bureau du patron au siège de la centrale à Montreuil: la CGT a dépensé 62.000 euros, affirme Le Canard enchaîné.
D'abord l'appartement de fonction:Thierry Lepaon a fait financer les coûteux travaux de rénovation de son appartement de fonction par la CGT, pour un montant de 130.000 euros.Ces informations sont parues dans la presse sur fond de lutte interne, alors que le secrétaire général du syndicat a déjà annoncé qu'il briguerait un deuxième mandat, lors du prochain congrès de la confédération en 2016.
Le devis initial atteignait 150.000 euros pour cet appartement de 120 m2, selon l'hebdomadaire satirique. Thierry Lepaon aurait toutefois renoncé à quelques dépenses comme l'installation d'un home cinéma ou d'une cave à vins, indispensables à une saine direction du syndicat ouvrier proche du Parti communiste (PCF).
Le loyer de cet appartement est de 2.000 euros. Elu en mars 2013 à la tête de la confédération, cet ancien de Moulinex habitait auparavant dans le Calvados, d'où la nécessité pour la centrale de lui trouver un appartement de fonction bien situé, en banlieue parisienne paisible, en bordure du bois de Vincennes.
A l'époque, Eric Lafont, le trésorier de la CGT, confirma les informations de l'hebdomadaire et justifia le montant des travaux : "c'est la première fois que la CGT a un secrétaire général qui ne vient pas de Paris, mais de province. Nous devions lui mettre un logement à disposition.Nous avons décidé de louer un appartement proche du siège du syndicat, pour qu'il exerce pleinement son mandat. Donc oui, nous avons remis l'appartement à neuf, avant qu'il entre dedans. Nous n'allions pas lui demander de payer un deuxième loyer pour travailler à Paris, alors qu'il habite déjà dans un HLM en Normandie." La CGT a simplement eu la délicatesse de lui faciliter la transition de la HLM à la banlieue résidentielle.
Les travailleurs de la CGT ont également dépensé la somme de 62.000 euros, en plus des coûteux travaux réalisés dans l'appartement de fonction de son numéro un, Thierry Lepaon.
Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire reproduit un extrait d'un devis pour des travaux d'aménagement, réalisés au début de l'année. Ce bureau de plus de "50 mètres carrés" aurait été entièrement rénové pour un montant de 62.179,44 euros, parquet flottant, mobilier, électricité, etc..., tout compris.
Réunie mardi au siège de la centrale, la Commission exécutive de la CGT "a été informée du montant de ces travaux", à la suite des révélations du Canard enchaîné, selon une source interne. "On est dans la démesure", a estimé cette source. Selon elle, en guise d'explication, Thierry Lepaon a fait valoir que "pendant 15 ans, il n'y avait pas eu de travaux dans ce bureau".
"Un an dans les meubles de Bernard Thibault". Le 19 octobre, alors qu'il était interviewé sur France 5, Thierry Lepaon avait affirmé qu'après son élection à la tête de la CGT en mars 2013, il avait "vécu pendant presque un an dans les meubles de Bernard Thibault", son prédécesseur. Ensuite, "on a refait pratiquement tout dans ce bureau", avait-il dit. A propos des 105.000 euros dépensés par la CGT pour rénover son appartement de fonction en bordure du bois de Vincennes, Thierry Lepaon avait en outre assuré qu'il n'avait pas été informé du coût de ces travaux, bagatelle, en privé, mais tout en faisant état de dysfonctionnements au sein de la centrale. D'après le trésorier du syndicat, Eric Lafont, la CGT avait déjà lancé une première enquête interne. "J'ai lancé une enquête interne ce matin, car il s'agit vraisemblablement d'un document qui a été dérobé à l'intérieur de nos services", avait soupçonné E. Lafont, qui va devoir en lancer une deuxième...
La CGT ne dément pas. Dans un communiqué publié mardi soir, la CGT ne dément ni le montant, ni le détail des travaux évoqués par le Canard. Mais la centrale rappelle que chaque année, la confédération conduit un programme de travaux d'entretien, de rénovation et de mise aux normes des bâtiments et que les comptes de la CGT sont publiés et consultables. Ils sont d'ailleurs doublement audités, d'abord par un commissaire aux comptes, puis par la Commission financière de contrôle désignée par le congrès. Tous libres et indépendants du boss.