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jeudi 28 décembre 2017

Discrimination entre chômeurs : "rien de choquant" pour Macron, quand l'opposition s'indigne

Le fêtard du château de Chambord prône la "rigueur"...

Macron se prépare à renforcer le contrôle des inscrits à Pôle Emploi.

Emmanuel Macron a aussitôt réagi depuis son lieu de vacances de Bagnères-de-Bigorre  (Hautes-Pyrénées), où il coule des jours heureux en vacances de neige à La Mongie, à l'indignation suscitée par la suspicion à l'encontre de certains chômeurs et au durcissement des contrôles qui les cibleront, avec la volonté hypocrite de les "responsabiliser". "Il n'y a rien de choquant, a-t-il jugé, le mercredi 27 décembre, avant de se retrancher derrière l'exemple étranger: "C'est ce que font tous les pays qui nous entourent et je crois qu'il y a un fort consensus autour de ça", a justifié le chef de l'État au micro de LCI. Une série d'assertions qui pouvaient donc attendre son retour au travail ?
A noter que les pays voisins qui se situe sous la barre des 7% de chômage sont la République Tchèque où il est estimé à 2,9%, l'Islande (2,8%), Malte (4,2%), la Pologne (4,7%), la Roumanie (5,1%), le Luxembourg (6%) mais surtout le Royaume-Uni (4,2%) et l'Allemagne. Cette dernière affiche l'un des taux les plus bas de l'Union Européenne, avec 3,6% de chômage sur le mois d'août. Mais il faut préciser que ces deux pays pratiquent massivement l'intérim.
La France arrive également derrière la Slovaquie, la Lituanie, dont le taux est évalué à 7,5% et la Belgique, qui présente 7,3% de chômeurs, et qui font partie des nations dont la France veut se rapprocher sur le long-terme.
En vacances dans la station pyrénéennes, le chef de l'État a encore tenté de se justifier en rappelant que "ce sont les engagements de campagne qui sont tenus" et sont censés encourager le retour à l’emploi, la mesure est déjà promise à une  controverse durable… L'exécutif veut multiplier par cinq les effectifs des services de Pôle emploi dédiés à cette traque.

A la tombée de la nuit et sous la neige,
Macron a même trouvé un journaliste pour recueillir sa parole jupitérienne :


Comme un vulgaire député LREM 
(repéré par le député socialiste Arnaud Mouillard), Damien Adam, un cadre de 28 ans au Crédit agricole (SA de banques régionales coopératives et mutualistes) , qui dénonça ceux qui "partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage",
Paris Normandie du 7/11/2017
Macron assume le lancement de la traque des chômeurs réfractaires au travail. 
"Nous souhaitons que les demandeurs d'emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles", poursuit le néo-député de Seine-Maritime, visiblement très inspiré par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Ce dernier avait déjà jugé à la mi-octobre que "la liberté, ce n'est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances". Une sortie qui avait révélé la mentalité du parti présidentiel.
Or, sur un an, il n'a pas baissé de manière significative

"Il y a une indemnisation, mais
il faut s'assurer que chacune et chacun recherche bien l'emploi qui peut être offert, a asséné Emmanuel Macron. Et que lorsque l'emploi correspond à ses compétences, il le prend". "S'il n'y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays", a-t-il ajouté alors que sa volonté de discrimination était rappelée par le Canard enchaîné  dans son numéro daté du mercredi 27 décembre, à partir d'un document de travail - une note interne du directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud - qui aurait fuité dans sa boîte aux lettres, sur le durcissement du contrôle des chômeurs.

"Mettre des règles ne veut pas dire qu'il y a une suspicion derrière chacun", estime le président, inquiet de l'impopularité de son projet. Il pense justifier la "rigueur" de ces nouvelles mesures par son s'inscription dans un plan d'ensemble pour l'emploi, lequel prend une tonalité coercitive préoccupante. 

Il va donc distribuer l'argent du contribuable pour la formation des tireurs au flanc !
"On va investir 15 milliards d'euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage parfois depuis plusieurs années et qui n'arrivent pas à retrouver un emploi", a-t-il soutenu.

Dans un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que
l'assouplissement du Code du travail permettrait d'enregistrer des "résultats significatifs" sur la baisse du chômage", au bout de 18 à 24 mois".

Violence des réactions à l'extrême gauche
Ils nous font le coup tous les (deux) ans  : un marronnier ?
"On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs" plutôt qu'au chômage, a lancé mercredi 27 décembre sur franceinfo le député La France insoumise (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, en réaction aux propos du président Macron qui a affirmé que le contrôle des chômeurs est "normal" et qu'il n'y a "rien de choquant".  
"C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité", a ajouté cet ex-conseiller clientèle-entreprises pour EDF à Lille. 
"La réalité du chômage, le gouvernement ne s'y attaque pas", estime Adrien Quatennens. "Le chômage tue directement 14.000 personnes par an en France. La réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent. On a un gouvernement qui laisse croire que la responsabilité première du chômage, c'est celles et ceux qui abusent." Selon le député, "plus de 98% des offres de Pôle emploi trouvent preneur."

Adrien Quatennens estime que le gouvernement "culpabilise les chômeurs" tout en appelant "sans cesse à faire le pari de la confiance dans des politiques libérales comme les ordonnances ou cette politique qui vise à libérer prétendument le capital pour relancer l'activité. Cela ne marche pas." 
Pour le député, "la grande majorité des personnes qui sont en souffrance et en recherche d'emploi, sont en recherche active." Le vrai problème du chômage en France, "c'est un problème de manque d'activité", explique encore Adrien Quatennens. "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité."

Les syndicats montent au créneau

"L’objectif des équipes de contrôle, ce n’est pas seulement de radier, c’est aussi de remotiver, remettre en selle des demandeurs d’emploi qui perdent pied, souligne Michel Breuvart, cadre du syndicat SNU-FSU de Pôle Emploi. Si les nouveaux contrôles ont la même démarche, ça peut s’entendre. Si la finalité est de radier, on ne sera pas d’accord. Il y a un fantasme autour des offres d’emploi rejetées, alimenté par ces employeurs qui recherchent en vain le mouton à cinq pattes, très qualifié, pas cher et souple sur les horaires. La réalité, c’est que 92% des offres sont des contrats de moins de six mois".


Libération mentionne l'indignation du FN sans le citer

L'Express re-twitte le PS

"Sans surprise", selon l'hebdo, " le Parti socialiste et la France insoumise sont au premier rang de la contestation. Le PS demande au président de la République et au Premier ministre de ne pas laisser à Pierre Gattaz le rôle de conseiller social de l'exécutif" : 


"Le chômeur est un suspect"
"La start-up de l'Élysée est diaboliquement créative en cette fin d'année : elle trie et expulse à tour de bras les migrants et promet pour 2018 de mieux contrôler et mieux punir les chômeurs #Thatcher #Malveillance #indignité", a violemment dénoncé l'amer Benoît Hamon, candidat laminé à la présidentielle, qui a quitté le PS pour fonder son officine, le mouvement Génération.s.


Le PCF dénonce, lui, ce "macronisme" pour qui "le chômeur est un suspect qui doit être étroitement surveillé": promesse de goulag ?  "A en croire E. Macron et le gouvernement, après une 'liberté' donnée au patronat via la casse du code du travail, la réforme sur l'assurance-chômage devait 'rééquilibrer' les choses, avec davantage de 'sécurité' pour les salariés", ironise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. 

Du côté de LFI (La France insoumise de Mélenchon), le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière - le même qui squattait un logement social de la Ville de Paris - récuse
une manoeuvre pour "rayer" des chômeurs de Pôle emploi et "pouvoir dire après 'regardez, grâce à nous, le chômage a reculé'". "Actuellement, un chômeur sur deux ne touche pas d'indemnités. Par ailleurs, ce que l'on appelle l'indemnité chômage, ce sont des cotisations. Personne n'a rien volé, les gens ont cotisé pour avoir droit à ça", a-t-il assuré ce jeudi sur RTL. A supposé que les bénéficiaires aient effectivement cotisé...

Le Front national dénonce lui aussi cette discrimination. Son porte-parole, Jordan Bardella, rejette une
"suspicion généralisée" sur "des victimes du chômage de masse", plaidant à la place pour "un ciblage des fraudeurs notoires". 

Dans un communiqué, le président des Patriotes, Florian Philippot, dénonce enfin une "tentative de culpabilisation" des chômeurs et "une manoeuvre cynique et populiste du gouvernement qui cherche à monter les petits contre les petits."

Un premier bilan des contrôles effectués par Pôle emploi a été dévoilé début novembre : 86 % des chômeurs inscrits s’acquittaient convenablement de leurs obligations, les 14 % restants ayant été radiés en cours de route: de quoi faire baisser ponctuellement les statistiques du chômage en novembre... Parmi ces derniers, seuls 40 % étaient indemnisés, 23 % relevant du régime de solidarité et 36 % ne touchant rien. D'où la question non traitée du travail au noir. 
Au final, de quoi relativiser un phénomène parfois évoqué en termes fantaisistes.

lundi 9 octobre 2017

Une majorité de Français favorable au mouvement de contestation des ordonnances Macron

Près de 6 Français sur 10 (57%) déclarent soutenir les grèves et les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail

Les Français sont de plus en plus défavorables,
Ordonnances: une majorité de Français favorable au mouvement de contestationselon un sondage Harris Interactive pour LCP publié lundi.

Alors que les syndicats doivent se réunir lundi soir pour dégager des convergences en faveur d'une action unitaire contre les ordonnances, 22% des personnes disent qu'elles pourraient participer à des grèves et manifestations et 35% soutiennent le mouvement mais sans souhaiter y participer. 
22% des sondés sont opposés à ces grèves et manifestations. Les autres (21%) sont indifférents. 

A l'inverse, parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le soutien monte à 80%. Il est de 64% chez ceux de Marine Le Pen.

Une forte majorité (84%) estime que le gouvernement ne prendra pas en compte le point de vue des opposants, quelle que soit leur opinion sur le mouvement.

Les Français affichent une hostilité croissante envers la réforme

Plus de deux semaines après l'entrée en vigueur des ordonnances, ils sont désormais 65% à déclarer leur opposition, contre 58% lors du précédent sondage Harris publié le 1er septembre.

Ils sont de plus en plus nombreux à penser que la réforme va réduire le pouvoir des syndicats dans les entreprises (76%, +5 points) et détériorer les conditions de travail (63%, + 9 pts). Seuls 29% pensent qu'elle va permettre de réduire le chômage (-2 pts par rapport à septembre).

Certaines mesures laissent les Français dans l'expectative.
C'est le cas des referendums dans les entreprises de moins de 20 salariés, l'augmentation des indemnités de licenciement et la généralisation des accords d'entreprises majoritaires (signés par des syndicats représentant 50% des salariés).
Lors du précédent sondage, les Français n'avaient pas été questionnés sur leur opinion vis-à-vis des grèves et manifestations anti-ordonnances.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 4 au 5 octobre auprès d'un échantillon de 1.137 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus (méthode des quotas).

jeudi 28 septembre 2017

Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu

Un sens moral égalant celui de Mélenchon

Extrême gauche exemplaires dans un monde pourri ?

VIDÉO. Ordonnances : quand l'insoumise Garrido, devenue chroniqueuse télé, interpelle PhilippeAu lendemain de la manifestation contre la réforme du Code du travail à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, la porte-parole de la France insoumise (LFI) s'est félicitée dans "Les Terriens du dimanche" du succès de cette mobilisation de rue.
Samedi 23 septembre, devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon s'est montré menaçant envers le président Macron : "la bataille" contre les ordonnances réformant le Code du travail "n'est pas finie".

Un discours qu'il a vociféré à l'issue d'une manifestation qui a réuni 30.000 personnes, selon la police, mais 150.000 personnes, selon la France Insoumise.



Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu
Chroniqueuse de l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens du dimanche", Raquel Garrido s'est félicitée à plusieurs reprises du succès de la manif du meneur de la France Insoumise, dont elle fut la porte-parole pendant la campagne présidentielle perdue. 

Trois fois exactement, comme l'a souligné Libération, mardi 26 septembre.

Or, le site de la rubrique Desintox de Libération, comme celui d'Arrêt sur Images, a également souligné que l'émission de C8 avait été enregistrée jeudi 21 septembre... Soit deux jours avant la manifestation en question.

Toute honte bue, Maître Raquel Garrido a répliqué mais sur Twitter à la révélation : "Dimanche 24 septembre, une émission a diffusé une info véridique : la Marche du 23 septembre a été réussie. Libé et ASI [Arrêt sur Images] sont scandalisés !"

Puis, elle a souhaité "bonne nuit" aux "rageux", en détournant la maxime du journaliste et homme politique Émile Girardin : "Gouverner, c'est prévoir".

Dans un billet du début septembre dans son blog, Jean-Luc Mélenchon n'a pas craint de défendre Raquel Garrido, figure de la "France insoumise", et a loué sa personnalité... Le député élu dans les Bouches-du-Rhône - qui veut être la sardine qui bouchera le port de Marseille - mettait en regard une forme d'intransigeance à l'égard de Raquel Garrido, tandis que des trajectoires similaires d'hommes politiques battus et recyclés dans les media ont selon lui bénéficié d'une certaine indulgence.
"L'arrivée de Raquel Garrido sur C8 a polarisé la hargne de la caste, lance-t-il. Ceux-là n'avaient bien-sûr rien à dire quand Cohn-Bendit nous agonisait de postillons sur Europe 1 ou que Roselyne Bachelot officiait ici et là. Leurs critiques restent d’ailleurs très évasives en ce qui concerne les autres militants politiques dorénavant installés à l’antenne: Raffarin, Guaino, Dray et compagnie," débite le dépité de la présidentielle 2017.
Il faut rappeler que Mélenchon est lui-même un manipulateur de l'opinion.
Passons sur ses petits mensonges ordinaires concernant son mode de vie
et attardons-nous un instant sur le trucage photo de Mélenchon à la tête d'un cortège fantasmé, le 1er décembre 2013.
Les militants du 'Parti de gauche' (LFI d'alors) se prêtent à la mascarade:
Petite mise en scène médiatique de @JLMelenchon. A la télé et en réalité... http://twitpic.com/dn8ohr
Oh, la belle et grosse mobilisation de travailleurs en colère !...


VOIR et ENTENDRE la présentation de ce rassemblement sur TF1, complice de 'Monsieur Mélenchon' :

Quant à le vertueuse Garrido, avocate de son état et modèle de manipulatrice de l'information, CNews envisage-t-elle de virer sa chroniqueuse simulatrice ?


lundi 4 septembre 2017

Transformation du droit du travail : 63% des Français doutent de Macron


Près de 2 Français sur 3  ne font pas confiance à Macron

Le banquier se déguise en blouson noir
(marque Dour­soux, 455 euros) par 26°
 
Alors que, jeudi 31, le gouvernement devait dévoiler le contenu des ordonnances visant à réformer le code du travail, parmi les sympathisants de la République En Marche, Emmanuel Macron convainc très largement (89% des sondés lui font confiance pour réformer le code du travail), mais presque deux tiers des Français affirment ne pas faire confiance à Emmanuel Macron et à son gouvernement pour conduire cette réforme.

Près de deux Français sur trois (63%) craignent Emmanuel Macron et son gouvernement, selon un sondage Odoxa pour RTL publié ce lundi. D'après cette enquête, à peine 37% jugent le chef de l'État en mesure de "réformer efficacement" le Code du travail, et seuls 8% disent lui faire "tout à fait" confiance sur ce sujet. 

Macron ne convainc ni au FN (11%), ni à gauche (29%) et ni à droite (41%).

mercredi 16 août 2017

Emmanuel Macron nous la fait "à l'envers", selon François Ruffin (LFI)

Emmanuel Macron est "Robin des bois à l'envers"

Le député LFI a fustigé la politique économique du gouvernement qu'il juge uniquement favorable aux Français fortunés.

Députés insoumis d'extrême gauche
La grille de lecture marxiste de François Ruffin ne connaît pas de blancs pendant les vacances du gouvernement. Interrogé sur RMC ce mardi, le député La France insoumise (LFI) a étrillé ce mardi la politique économique de l'exécutif. Pendant les congés payés du Lider maximo hexagonal, il est d'astreinte estivale sur les sujets brûlants de la rentrée :  réforme du Code du travailemplois aidés et baisse des APL ... Les projets du gouvernement font l'objet de critiques féroces de l'opposition de gauche, qui table sur une rentrée sociale animée. 

Ruffin, La Vache rebelle
"Emmanuel Macron mène une politique de classe, juge François Ruffin. Les mesures qui vont être prises par le gouvernement sur le plan fiscal, comme la suppression de l'ISF pour les actionnaires, va représenter sept milliards d'euros." Le gouvernement a en effet annoncé une diminution de la fiscalité pour 2018, en contrepartie de mesures d'économie. 

Le président de la République veille aux intérêts des "plus fortunés", qui seraient les seuls bénéficiaires de ses mesures économiques, conclut l'ancien rédacteur en chef de Fakir, un "journal fâché avec tout le monde. Ou presque", confidentiel indépendant et alternatif "dans la mouvance de la gauche de la gauche, quand on n'assume pas son engagement à l'extrême gauche.
On le dit journaliste parce qu'il apporte sa contribution militante à l'association de critique des media Acrimed. Est-il pour autant détenteur d'un diplôme de journaliste et d'une carte de presse, et de surcroît bénéficiaire des avantages fiscaux qui lui sont attachés ?
"Réduction d'impôts pour les riches, et hausse de la CSG [pour tous], c'est Robin des bois à l'envers", a-t-il lancé. On prend aux pauvres pour donner aux riches."  Le député sans cravate ne calcule ni les fonctionnaires, ni les professions indépendantes, ni les retraités.

"La loi se fait à l'Elysée"

Manifestants du collectif "Front social", le 19 juin, place de la Concorde.
Alors que le gouvernement doit présenter en septembre son projet de réforme du Code du travail, la rentrée sociale aura valeur de test pour l'exécutif. François Ruffin se montre toutefois réservé sur l'ampleur de la contestation qui naîtra de cette réforme à la rentrée.
Si le quadragénaire juge que la "chute vertigineuse" du trentenaire de l'Elysée dans les sondages montre qu'un "réveil est possible", le député estime que la proximité de l'élection présidentielle n'est pas de nature à mobiliser les foules. "Le gouvernement a encore peut-être une certaine légitimité. Ce ne sont pas les années les plus faciles pour la contestation."
Le samedi 23 septembre, en riposte à l'adoption, le mercredi 20, des ordonnances réformant le code du travail,  "on sera dans la rue, et pour plusieurs jours s’il faut." prévient un manifestant du "front social". 
François Ruffin a enfin regretté le faible poids politique des députés dans le système institutionnel. "La loi se fait à l'Elysée et l'Assemblée est un bureau d'enregistrement des désirs du président", a-t-il commenté.

mercredi 7 juin 2017

Loi travail 2: la ministre du Travail se défend d'avoir un "plan caché"

Concertation floue, puis ordonnances imposées: pas de quoi s'inquiéter !

Aucune base officielle à la concertation avec le gouvernement, son 
projet viendra après... 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" (Martine Aubry)
Il n'y a "pas de plan caché" pour réformer le Code du travail, a certifié la ministre du Travail, mercrediMuriel Pénicaud affirme s'en tenir au "programme de travail" remis mardi aux partenaires sociaux, tout "autre document" que les ordres du jour n'ayant "aucun intérêt".

Le  quotidien Libération évoque un document qui "émane de quelqu'un de la direction du travail, ce n'est pas signé par la direction du travail", "ce n'est pas un document officiel", a-t-elle admis sur France Inter.
"Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, la seule chose qui vaille, c'est le programme de travail qu'on a remis aux partenaires sociaux et toutes les concertations qu'on a avec eux", a ajouté la ministre. 

"Tout autre document arrivant à n'importe quel moment, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres qui arriveront de je ne sais pas quelle source, je n'ai même pas envie de les commenter, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle dit.

Une série de "pistes" de travail explosives

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Révélée par Libération, après un autre lundi dans Le Parisien, ces pistes sont notamment la négociation, à l'échelle de l'entreprise, des motifs de licenciement, du niveau des indemnités légales de licenciement et des CDD, des points ne figurant pas dans le programme d'Emmanuel Macron.

"On ne peut pas vouloir la démocratie sociale et faire 48 réunions avec les partenaires sociaux en profondeur, et puis, avoir décidé à l'avance tout ce qui va en sortir, se justifie Pénicaud. C'est pourtant ce qui se prépare, puisque le projet de réforme gouvernemental pour lequel le Parlement devra donner son accord, global et préalable, aux ordonnances n'est pas connu.
"C'est vrai que c'est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre, parce qu'ils pensent qu'on cache une copie. On ne cache pas une copie, on la co-construit", a prétendu M. Pénicaud.

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Affirmant sa volonté de donner "la primauté au dialogue social", la ministre a toutefois refusé de répondre à la question d'une éventuelle possibilité de négocier dans l'entreprise les conditions de rupture du contrat de travail. De son point de vue, "le sujet principal n'est absolument pas le contrat de travail", ce qui augure mal de la suite de le "concertation", assurant toutefois que "le CDI restera la norme et le but". Un but accessible, ou non...

lundi 8 mai 2017

Anormal 1er, président de la République par défaut

L'ancien collaborateur de Hollande entrera à l'Elysée

Le parcours 
atypique du 8e président de la Ve République 

De la finance à la politique
Normal 1er choisit Macron, alors que Sarkozy, à qui il offrit ses services, le négligea. Et le collaborateur de Hollande succède aujourd'hui à son parrain, l'élève écartant le maître et gardant sa maîtresse d'école à son côté pour le materner. 
La nouvelle première dame, aujourd'hui âgée de 64 ans, mère de trois grands enfants (dont une fille, Tiphaine était une condisciple d'Emmanuel, 15 ans), divorcée en 2006 du banquier André-Louis Auzière après vingt années de vie commune,  et sept fois grand-mère, était le professeur du nouveau président de la République laïque, son cadet de 24 années, dans un établissement d'enseignement privé d'Amiens, la Providence, où Brigitte Auzière dirigeait l’ate­lier de théâtre du lycée.
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La famille Macron éprouve une  certaine en prenant conscience que la professeur de 39 ans est "totalement subjuguée" par l'adolescent et envoie alors le mineur de 17 ans à Paris, faire sa terminale au lycée Henri IV. 
Anormal 1er  échoua à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'ENS (École normale supérieure) et se rabattit sur une maîtrise et un DEA de philosophie à l'université de ...Nanterre. Diplômé à 24 ans de Sciences-Po Paris (en 2001), il étudia ensuite à l'ENA de ...Strasbourg (2002-2004). 

Alors que le candidat François Hollande assurait en 2012 ne pas aimer les riches, Anormal 1er, 
son protégé philosophe, venait d'embrasser une carrière de banquier d'affaires chez Rothschild & Cie en 2008.



Deux ans plus tôt, en 2006 (année du divorce de Brigitte Auzière), Anormal 1er avait pourtant adhéré au Parti socialiste (dès 2001, à 24 ans, selon les sources) avec déjà des ambitions politiques, puisqu'il avoua que son renoncement à cacher sa fortune dans un paradis fiscal était motivé par la crainte d'une enquête sur son patrimoine lorsqu'il se découvrirait candidat à la présidence.
En 2006, Brigitte Auzière redevient Trogneux et épouse Emmanuel Macron l'année suivante au Touquet (Pas-de-Calais). Elle le rejoint à Paris, où elle enseigne au lycée jésuite Saint-Louis-de-Gonzague. "Ils ont une relation très intense", témoigne sur RTL Marc Ferracci, qui tenait la chandelle alors qu'il préparait l'ENA avec Emmanuel Macron.

En 2006, l'ancienne présidente du MEDEF, Laurence Parisot, tenta de le recruter au poste de directeur général de l'organisation patronale, ce qu'il refusa, rappelle Marianne. Inspecteur général des Finances, Anormal 1er s'attira les faveurs de Jean-Pierre Jouyet, proche de François Hollande  dès 2007 et attira également l'attention de l'influent économiste socialiste, Jacques Attali.

En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy, Macron tenta d'obtenir du PS une investiture aux élections législatives en Picardie, en vain.

En 2012, Normal 1er mit au trentenaire le pied à l'étrier,
le nommant secrétaire général adjoint à son cabinet, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 dans le gouvernement Manuel Valls II. Si bien qu'en 2017, le candidat du renouveau était celui de la continuité.

En avril 2016, un an avant l'ouverture de la campagne officielle pour la présidence, Anormal 1er fonda son mouvement politique alternatif, baptisé 'En marche !', TPE politique siglée de ses initiales, en rupture avec le Parti socialiste, puis démissionna de ses fonctions de ministre quatre mois plus tard, abandonnant l'Economie, l'Industrie et le Numérique, et avec eux les Français à leur triste sort, pour tenter ensuite de poursuivre son plan de carrière et d'acquérir néanmoins  leur soutien, malgré quatre recours à l'article 49.3 et le passage en force de deux de ses projets plus contestés l'un que l'autre, sans débat, ni vote parlementaires. L'annonce d'une détermination plus autoritaire que républicaine.

Résultat de recherche d'images pour "Macron à La Mutualité"
Le 12 juillet 2016, avec un fervent meeting fondateur à La Mutualité à Paris, devant 3.000 personnes, En marche ! revendiqua 250.000 adhérents, un fourre-tout ouvert, sans obligation de cotisation. Anormal 1er afficha alors ostensiblement ses ambitions, avant de démissionner du gouvernement, le 31 août.

En 2017, après être resté étroitement associé à la politique de Hollande pendant la  totalité du "lamentable" quinquennat de Normal 1er, François Macron prétendit se désolidariser du bilan d'Emmanuel Hollande et incarner l'alternance. 

Candidat à l'élection présidentielle de 2017, il arriva en tête du premier tour avec 24,01 % des suffrages et battit Marine Le Pen au second tour avec plus de 66 % des suffrages. 

A 39 ans, Anormal 1er était devenu le plus jeune chef d'État français depuis la désignation de Bonaparte Premier Consul, après le coup d'État du 18 brumaire de l'An VIII (9 novembre 1799), ne manqueront pas de rappeler les opposants à la Loi Travail de Macron, et jusqu'au 2 août 1802. Anormal 1er sera président jusqu'en 2022. Bonaparte, quant à lui,  s'était auto-proclamé consul à vie en mai 1804, date à laquelle il fut proclamé empereur, sur simple avis du Sénat. 


Son élection dans la douleur

Alors que l'ambitieux aux mille vies nie avoir adressé un CV à Sarkozy pour un poste de cabinet, Anormal 1er a promis aux Français un "renouvellement" profond de la vie politique. Autant dire qu'il renie le père François et ses cinq années de formation au côté du "capitaine de pédalo". L"héritier" veut apparaître en "parricide" de Normal 1er mais il l'a pourtant soutenu lors dès la primaire socialiste de 2011, alors même que Dominique Strauss-Kahn est le favori des sondages. Ensuite, il anima un groupe d'économistes et d'experts qui,  toutes les deux semaines, remettait un rapport au candidat et c'est ainsi qu'Anormal 1er s'imposa dans l'entourage présidentiel, avant de prendre ses distances avec l'Elysée et le PS.

C'est la très controversée loi Macron qui poussa Anormal 1er sous les feux des projecteurs. Le Florentin ne  s'y brûla pas, bien qu'il en fût l'instigateur. Désireux d'être au centre de tout, Manuel Valls en revendiqua la paternité, la faisant brutalement adopter à coups de 49-3 à l'été 2015. "C'est en défendant ce texte fourre-tout, qui va de l'extension du travail du dimanche à la libéralisation du transport en autocar, qu'il a constaté les scléroses du pays", revendique désormais le député PS Richard Ferrand, secrétaire général d'En marche !.

Mais Emmanuel Hollande est le produit des media et des sondages manipulateurs.
Les puissances d'argent, détentrices des organes de presse, ont confisqué le débat au profit du banquier et l'unanimisme des media militants a impacté l'électorat, au détriment du libre exercice de la démocratie .



Anormal 1er,  président le plus mal élu de la V° république

56% de Français ne veulent pas de Macron


Le score d'Emmanuel Macron (66,1%) face à Marine Le Pen, au second tour de l'élection présidentielle, dimanche 7 mai, dissimule plusieurs points de faiblesse.

25,44% d'inscrits qui ont refusé d'aller voter, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur : cette élection présidentielle enregistre le taux d'abstention le plus élevé pour un second tour depuis 1969.

Seulement 43 % des français ont voté E.Macron, par défaut. 
Les bulletins de blancs ou nuls, 10,5%, ajoutés au taux d'abstention, constituent des dommages causés à la légitimité d'Anormal 1er. Dans certains quartiers populaires, on trouve plus de 37% d'abstentionnistes, et 10% de votes blancs ou nuls. Les communistes avec Jean-Luc Mélenchon ("la France Insoumise"), mais aussi les trotskistes Poutou et Arthaud, ont raison contre les media, tel BFMTV, qui font abstraction du fond du problème. Anormal 1er est élu par une minorité basse d'électeurs et les législatives risquent fort de le priver de majorité présidentielle à l'Assemblée.

Les donneurs de leçons socialistes, qui ont sans cesse attaqué les oppositions de droite comme de gauche, continuent d'effacer le vote contestataire de la photo, car les chiffres sont beaucoup moins flatteurs qu'il y paraît en surface. Votes blancs et nuls atteignent le record de 11%, en plus d'une abstention sans égale pour une présidentielle à près de 25%, répétons-le. Des handicaps fragilisant la légitimité du nouveau président, d'autant qu'au second tour, avec 43% des votes exprimés, Anormal 1er avait pourtant une adversaire rêvée que tous les éditocrates et les partisans de Macron avaient diabolisée.

Les raisons du vote en faveur de Marine Le Pen, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria.
Marine Le Pen (FN) fait un score sensiblement inférieur à celui dont les sondeurs avaient menacé les Français, mais Anormal 1er ne peut ignorer plus longtemps les 11 millions de Français qui ont exprimé un vote de rejet de la gauche.

Présidentielle 2017 (second tour)
10 643 937
Présidentielle 2017 (premier tour)
7 679 493
Régionales 2015 (second tour)
6 820 147
Présidentielle 2012 (premier tour)
6 421 426
Régionales 2015 (premier tour)
6 018 914
Présidentielle 2012 (second tour)
5 525 034
Départementales 2015 (premier tour)
5 142 241
Présidentielle 2012 (premier tour)
4 804 772
Européennes 2014
4 712 461
Présidentielle 1995 (premier tour)
4 571 138

43% des électeurs d'Anormal 1er au second tour disent avoir voté pour lui en premier lieu pour faire barrage à Marine Le Pen. Selon le sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, seulement 33% de ses électeurs disent avoir voté pour lui pour le renouvellement qu'il promet, seulement 16% pour son programme et 8% pour sa personnalité.


Ces chiffres montrent le fils spirituel de Normal 1er ne bénéficiera pas d'aucun temps d'état de grâce au début de son quinquennat et que les Français ne retrouveront pas avant longtemps la sérénité à laquelle ils aspirent.
Un troisième tour législatif, ainsi qu'un quatrième tour social, pourraient causer bien dresser des obstacles au pouvoir à venir

61% des Français ne souhaitent pas accorder la majorité absolue à l'héritier.
Si les Français l'ont largement élu, ils ne souhaitent pas pour autant lui signer un blanc-seing et 61% des sondés de Ipsos/Sopra Steria déclarent ne pas souhaiter lui donner une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Ils ne sont que 15% à "tout à fait" le souhaiter  et 24% à"plutôt" le souhaiter.


  
   (IPSOS/SOPRA STERIA)

Les élections législatives des 11 et 18 juin détermineront en grande partie le profil du quinquennat d'Emmanuel Macron et sa possibilité ou non à gouverner. Or, elles pourraient se révéler très difficiles pour le nouveau chef de l'Etat.

Les anticapitalistes sont déjà sur le front, promettant un quatrième tour social.
"L'heure est à la mobilisation de tous ceux qui refusent le "néo-ordo-libéralisme", la soumission au gouvernement allemand et à la commission européenne, tous ceux qui rejettent l'OTAN et veulent que notre pays sache de nouveau se faire entendre dans cette mondialisation barbare, fut elle douce!", annoncent-ils.

Le projet de Brutus

Produit du système, Anormal 1er se veut "anti-système", conformiste et audacieux à la fois, "ni de droite, ni de gauche". Un OVNI politique.

Calendrier des premières mesures économiques d'Emmanuel Macron.
Anormal 1er a prévu un programme séquencé de réformes économiques. Plusieurs mesures prendront forme dès cet été, notamment dans le domaine du droit du travail et de la simplification. Les nouveautés fiscales, comme la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des redevables, attendront le budget 2018.

• La réforme du Code du travail

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Emmanuel Macron souhaite que le Parlement vote pendant les congés payés estivaux des salariés un projet de loi d'habilitation, qui permettra à l'exécutif de réformer le Code du travail par ordonnances. Il s'agit essentiellement de compléter la loi El Khomri pour aller plus loin que le texte du gouvernement sortant dans la décentralisation de la négociation - y compris sur le temps de travail - au niveau des entreprises ou à défaut, des branches, et pour instaurer une barémisation des indemnités décidées par les prud'hommes. La consultation des partenaires sociaux en amont de ces réformes sera menée au pas de charge. Il faut dire que ces sujets ont été sur la table au cours des derniers mois. Le dossier sera cependant un test pour Anormal 1er, qui peut redouter une contestation massive dans la rue. Et les plages.

• La simplification

C'est un ouvrage qu'il faut remettre sur le métier même si cela avait été présenté comme une priorité par les précédents gouvernements. Emmanuel Macron veut également aller vite, et par ordonnances, en matière de simplification. Au programme, des suppressions de normes issues de la sur-transposition des textes européens (une spécialité française amplement démontrée par un récent rapport de l'Inspection des Finances) et la création d'un droit à l'erreur: "l'administration qui contrôle un individu ou une entreprise ne sera plus immédiatement dans la sanction, mais dans l'accompagnement et le conseil", avait promis Emmanuel Macron au JDD, le mois dernier.

C'est un ouvrage qu'il faut remettre sur le métier même si cela avait été présenté comme une priorité par les précédents gouvernements. Emmanuel Macron veut également aller vite, et par ordonnances, en matière de simplification. Au programme, des suppressions de normes issues de la sur-transposition des textes européens (une spécialité française amplement démontrée par un récent rapport de l'Inspection des Finances) et la création d'un droit à l'erreur: "l'administration qui contrôle un individu ou une entreprise ne sera plus immédiatement dans la sanction, mais dans l'accompagnement et le conseil", avait promis Emmanuel Macron au JDD, le mois dernier.

• Un audit des finances publiques

Emmanuel Macron compte lancer dès sa prise de fonction un audit de la situation des finances publiques. Un exercice classique pour un nouveau président, et dont il attend les conclusions pour la mi-juin. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, il n'en tirera pas de conclusions immédiates au travers d'un collectif budgétaire dès l'été. Anormal 1er entend en effet prolonger la trajectoire financière inscrite dans le budget actuel, qui pourrait finir par permettre d'afficher un déficit budgétaire de moins de 3% en fin d'année. Les grandes réformes attendront le budget 2018, qui sera discuté à l'automne.

• Le budget 2018

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C'est donc dans ce texte que seront inscrites plusieurs grandes promesses de campagne d'Emmanuel Macron: suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, transformation du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pour les entreprises, transformation de l'ISF en "impôt sur la fortune immobilière" et création d'un prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital. C'est également à cet horizon qu'entreront en vigueur la suppression programmée des cotisations sociales (maladie et chômage) et la hausse de 1,7 points de la CSG pour tous.

• Les trois grandes réformes pour 2018

Image associéeEmmanuel Macron a inscrit trois réformes majeures dans son programme, qui selon lui bouleverseront en profondeur le fonctionnement de l'économie et du marché de l'emploi. 
La première tient à la formation professionnelle
La deuxième à l'assurance-chômage, avec à la clef une étatisation du système, une universalisation de ses droits (étendus aux artisans et aux autoentrepreneurs), et la possibilité d'être indemnisé en cas de démission (une fois tous les cinq ans). 
La troisième porte sur la transformation du système de retraite, appelé à devenir universel en unifiant les 37 régimes existants, en supprimant donc tous les régimes spécaiux et en alignant les conditions du public et du privé. 
Ces trois chantiers sont censés aboutir à des projets ficelés dès début 2018.

• Sur le long terme

La baisse de l'impôt sur les sociétés est censée intervenir de façon progressive tout au long du quinquennat, au rythme de deux points de baisse chaque année. L'objectif est de ramener le taux d'IS de 33,3% aujourd'hui à 25% en fin de période. 
Par ailleurs, Emmanuel Macron veut donner du temps au temps s'agissant du prélèvement à la source qui devait entrer en application début 2018. Anormal 1er prône l'expérimentation avant de décider ou non d'une généralisation de cette réforme. "Avant toute chose, je veux m'assurer que cela ne représente pas une charge indue pour les employeurs. Ma deuxième réserve est psychologique. Je me méfie du jour où le salarié verra sa fiche de paie baisser et pensera qu'on lui a baissé son salaire", expliquait-il au Figaro le 29 avril.

Macron promet aux Français un "renouvellement" profond de la vie politique. 
Il a cinq ans, mais annonce qu'il ira vite, au moyen de "majorités de projets", et fort, à coups d'ordonnances.