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lundi 22 avril 2019

'Fake news' de CNews escamotée par ses confrères solidaires, mais irrespectueux de leurs lecteurs

Les "fact checkers" pris en défaut par les internautes

Quand les pros font de la rétention d'information, les gueux font le job...
Macron et Benalla au Touquet en 2019 ? 
Le service de presse de l'Elysée a-t-il abusé CNews ?
CNews semble avoir recyclé d’anciennes images
La chaîne CNews aurait diffusé des images de bain de foule de Macron avec Benalla en arrière-plan dans son reportage du 21 avril montrant le président en week-end pascal de détente au Touquet, dès le 20 avril, avec les petits enfants de son épouse. CNews n'assume pas sa vidéo 2019 : elle n’est plus disponible sur son compte YouTube, mais des captures d’écran et fragments de la vidéo circulent en nombre sur Internet.

CNews, l'une des chaînes de télévision de Vincent Bolloré, a poussé le bouchon si loin qu'elle a attiré l’attention des internautes : si "illettrés" qu'ils soient, ces "gueux" ont décelé une supercherie dans les clichés complaisants illustrant le "bain de foule" que s’offre le président, loin de Paris, de Blanquefort ou des ronds-points occupés par les Gilets jaunes, car elles montrent l’ancien conseiller de la présidence, Alexandre Benalla au côté de Macron....
"Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu de photos. Emmanuel Macron est arrivé samedi soir au Touquet où il a rejoint son épouse dans leur maison familiale pour le week-end pasсal. Après avoir suivi depuis l'Elysée la 23e journée de mobilisation des Gilets jaunes, le Président de la République s'offre un peu de repos — l'occasion pour certains habitants de le croiser", raconte la voix off du reportage.

​Les internautes n'ont pas manqué de repérer la tromperie.
Ils pointent aussitôt le reportage de CNews partagé sur Facebook et Twitter, et montrent qu’il s’agit d'une 'fake news' montrant des images filmées fin mars 2018, lorsque Macron s’était aussi rendu au Touquet pour Pâques. Le "dernier passage" du dirigeant au Touquet remonte au week-end de Pâques de l'année dernière, précise la voix off, attribuant les vieux clichés au retour "historique"  au Touquet en 2019 d'un président rajeuni d'un an...

CNews pourrait nous raconter des salades en guise d'explication s'il lui avait suffi de faire disparaître de son compte YouTube ce reportage frauduleux, mais on peut toujours trouver des captures d’écran de cette vidéo sur Internet - le logo de la chaîne attestant son origine -  , tout comme la vidéo initiale de 2018.

CNews n'a pas hésité à recycler d’anciennes images

La chaîne CNews se prend les pieds dans le tapis de la désinformation.
"Même en tenue de sport et en vacances, il se prête au jeu de photos, racontent les journalistes béats. Emmanuel Macron est arrivé samedi soir au Touquet où il a rejoint son épouse dans leur maison familiale pour le week-end pasсal. [...] Le Président de la République s'offre un peu de repos, insiste la chaîne pleine de compassion — l'occasion pour certains habitants de le croiser", se félicite la voix off du reportage.
On comprend que les réseaux sociaux soient honnis de la presse institutionnelle.
Comment un bac +5 sorti d'une école de journaliste peut-il, même stagiaire, croire que ses carabistouilles vont passer inaperçues  auprès des "gens", ceux à qui il prétend expliquer la vie politique ?

Non seulement aucune sanction n'atteindra les coupables - probablement abusés (comme a pu l'être cette tête de linotte de Nathalie Loiseau qui - au temps de son innocence - a pu se présenter sur une liste d'extrême droite " à l'insu de son plein gré") :

La déontologie de la profession est elle aussi une 'fake news'

Les coupables de CNews peuvent compter sur un accueil à bras ouverts de BFMTV...

Le jeune prétentieux est la risée de tous
(hormis LREM et Christophe Barbier !)

Les media jupitériens couvrant cette mascarade font-ils de l'information ?
Le bain de foule "surprise" d’Emmanuel Macron dans la ville balnéaire pour les riches suscite les moqueries :

– Françoise Degois (journaliste RTL, venue de France Inter) : "Ca montre qu’il peut sortir sans qu’il y ait des gens qui lui crachent dessus."

– Julien Sanchez (RN): "C’est vachement sympa de la part des militants En Marche ont sacrifié leur week-end de Pâques pour aller le soutenir."

– Florian Philippot (Les Patriotes): "En Marche est capable de mobiliser des militants pour dire au président Macron qu’il est formidable, ce qui a dû lui faire bien plaisir."

– Ian Brossat (PCF) : "Je comprends qu’une partie de la bourgeoisie de ce pays accueille favorablement Emmanuel Macron, je ne suis pas persuadé qu’il aurait eu le même accueil dans un quartier populaire."
Paris Match ne tardera pas à lui prouver le contraire par a+b ! Christophe Barbier a bien trouvé des excuses au passage de Nathalie Loiseau, la tête de liste LREM aux Européennes, par l'extrême droite...

L'Elysée s'abaisse, mais la presse sort-elle grandie de son caniveau ?

mardi 18 décembre 2018

Ignorant l'entourloupe sur le SMIC, Orphelin (LREM) dénonce les renoncements du gouvernement sur l'écologie

Ce député de la majorité ne mâche pas ses mots contre l'absence de convictions du gouvernement

Matignon annule des mesures censées accompagner la Transition écologique
et pourtant annoncées au début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes
Orphelin de Nicolas Hulot

Le député Matthieu Orphelin a beau faire partie de la majorité, sa parole est libre. A la différence des godillots, il n'hésite pas à critiquer publiquement les choix du gouvernement quand ils desservent la transition écologique. Or, ce proche de Nicolas Hulot n'a visiblement pas apprécié l'abandon des mesures promises par le premier ministre au tout début de la crise sociale incarnée par les gilets jaunes.
Les mesures annoncées en novembre par le gouvernement, dans une première réponse aux gilets jaunes, et auxquelles Matignon avait dit mardi après-midi renoncer en partie, sont finalement toutes maintenues, a annoncé l'entourage du locataire de Matignon, Edouard Philippe.
"Après discussion avec les parlementaires de la majorité [qui ont exprimé leur saturation des incessants changements de position de l'exécutif qui les mettent en porte-à-faux face à leurs électeurs], le gouvernement maintient l'ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L'accompagnement de la transition écologique sera l'un des enjeux clefs du futur grand débat national", a même indiqué cette source.
Interrogé par la presse après le revirement de Matignon, Matthieu Orphelin a salué "une excellente nouvelle, car ce sont des mesures très adaptées pour accompagner les ménages dans la transition énergétique". Et d'ajouter: "C'est très bien que le dialogue entre le gouvernement et les parlementaires de la majorité soit fructueux"...
"Renoncer à des mesures pour accompagner la Transition énergétique, comme la super-prime pour les gros rouleurs, est à mon sens une VRAIE ERREUR". 

"Et inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle. Sans parler de la forme", s'est-il désolé, ce mardi 18 décembre, quelques minutes après l'annonce de l'abandon de ces mesures.


Matignon a en effet annoncé renoncer à une partie des mesures promises par Edouard Philippe mi-novembre au motif que certaines d'entre elles ne s'imposent plus, notamment en raison de l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant.

130 millions d'euros économisés

Dans le budget 2019 en cours d'adoption à l'Assemblée nationale, l'exécutif compte notamment renoncer à l'extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires. 

Autres mesures abandonnées: "Le relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion" pour les gros rouleurs, confirme l'entourage du Premier ministre.

Même chose pour l'extension du chèque énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires qui est annulée. Autant de mesures qui avaient été saluées par plusieurs élus à tendance "écolo", membre de la majorité ou non.

En revanche, la hausse de 50 euros en moyenne du chèque énergie au 1er janvier pour les bénéficiaires actuels ainsi que la "surprime" à la conversion des voitures pour les foyers modestes sont maintenues.

Au final, ces renoncements vont permettre d'économiser 130 des 500 millions d'euros que devaient coûter ces premières mesures au total. Depuis l'exécutif a annoncé diverses mesures de pouvoir d'achat pour plus de 10 milliards d'euros.

"Nous avons sûrement fait une erreur sur le séquençage et la lisibilité des mesures", selon Orphelin : le moins que l'on puisse dire !

Supercherie sur le SMIC

La hausse du SMIC de 1,5 % au 1er janvier prochain, adoptée par décret en conseil des ministres, ce mercredi, n'est pas un coup de pouce, mais une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier et employé.... Si le gouvernement a annoncé une augmentation du salaire minimum de 100 euros net, il devrait à l'honnêteté de dire que l’objectif sera atteint grâce à la revalorisation de la prime d’activité, mais sans "coup de pouce " notable.
Le SMIC horaire est porté de 9,88 à 10,03 euros, et le Smic mensuel de 1.498 à 1.521 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires, soit 16 euros à 1.204 euros net.
Le petit bricolage du gouvernement autour de la hausse du SMIC.
Il ne s'agit plus de valse-hésitation ou de reculade, mais d'entourloupette. La carbistouille de Macron consista à affirmer que le Smic allait augmenter de 100 euros par mois en 2019: puisque la majeure partie de cette hausse est en réalité liée à la prime d’activité, une prestation sociale, ce qu'il ne peut ignorer, il a essayer de faire passer des vessies pour des lanternes. Mais s'il n'entend pas les Français, eux l'ont décrypté: ils ont compris que l'augmentation du revenu des travailleurs au Smic ne sera donc pas automatique.

Et Macron a une telle estime de ses contemporains qu'il a continué dans sa tentative pour les rouler dans la farine.
"Le salaire d’un travailleur au Smic augmentera [...] sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur" ? La petite phrase d’Emmanuel Macron prononcée lundi soir 10 décembre a aussitôt été reprise, tête baissée par les ministres et les députés LREM pour montrer avec satisfaction et enthousiasme qu’avec cette hausse significative, le gouvernement avait entendu cette doléance des "gilets jaunes".
Preuve que les prétentieux législateurs de la majorité présidentielle n'y comprennent goutte, autant qu'ils sont, l'imbécile heureux Benjamin Griveaux a twitté plus vite que son cerveau :

On dit Macron intelligent, mais ce ne serait au final qu'enflure gazeuse.
Si la bande à Gilles Le Gendre est "trop intelligente et subtile", alors le Français moyen est un génie. Car, à y regarder de plus près, la phrase d’Emmanuel Macron comporte une contradiction, une ambiguïté, voire une erreur. Le président évoque en même temps une hausse du "salaire" (le Smic), et l’absence de conséquences financières pour l’entreprise. Pourtant, en théorie, toute augmentation de salaire se traduit par une augmentation du coût supporté par l’employeur (hors mesures d’allègements de charges).

L'ancien conseiller de Hollande croit-il qu'une augmentation du "revenu" est une hausse du "salaire"?
L’exécutif a réalisé un tour de passe-passe tordu pour gonfler sa mesure. Il suffit d’écouter l'illustre Benjamin Griveaux, ce mardi 11: "le décompte des 100 [euros], c’est 20 euros de baisse de charges [réalisées en 2018 pour tous les salariés] et 80 euros de prime d’activité," a détaillé le porte-parole du gouvernement sur RMC. 
Autrement dit, 80 % de la "hausse" du Smic provient d’une prestation sociale (la prime d’activité)… qui n’est pas un salaire. Pour rappel à l'ex-patron de Bercy, et à Benjamin-le-Turlupin.

jeudi 13 septembre 2018

Macron provoque la colère des Harkis

Macron a le devoir de mémoire sélectif

"Une supercherie" : les Harkis du Lot-et-Garonne crient leur colère contre Macron

Des Harkis ont manifesté contre "le manque de reconnaissance" de l’Etat envers leur communauté, ce vendredi après-midi, à Villeneuve-sur-Lot, 

"Désabusés", "en colère", "c’est une supercherie", "on a été pris pour des c…". Les représentants de la communauté harkie, André Hazni et Mohammed Badi, sont passés à l’offensive pour fustiger "le manque de reconnaissance à notre égard dont fait preuve le président Macron".

Histoire des harkis dans le Lot-et-Garonne, en trois dates 

En 1975, c’est tout le camp de Bias qui se révolte.

En septembre 2016, lors d’une cérémonie d’hommage à Paris, le président Hollande  a reconnu les responsabilités des gouvernements français dans "l’abandon des Harkis". 

Alors qu'en 1962 la guerre civile en Algérie n'en finit pas de chercher son terme dans un contexte de révolution algérienne et malgré les accords d'Evian par lesquels le FLN s'engagea à ne pas exercer de représaillesune petite partie des Harkis et leurs familles, menacés en Algérie, ont été rapatriés en France à partir de l'été 1962. Chargée de leur transfert, de l'hébergement et de l'encadrement de l'ensemble des opérations, l'armée française a utilisé différentes structures (dont certaines ont fonctionné successivement, d'autres simultanément) appelées généralement camp de transit et de reclassement, au nombre de sept: Bias (Lot-et-Garonne), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), La Rye-Le Vigeant (Vienne), Larzac-La Cavalerie (Aveyron), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)

Le terme 'harkis', au sens strict, désigne les membres d’une harka, l’une des formes d’unités supplétives de l’armée française en Algérie. Mais, progressivement, le terme s’est étendu à l’ensemble des 'Français musulmans d’Algérie' engagés dans ou au côté de l’armée française. Au total, fin 1960, on comptait 60.000 'Français de souche nord-africaine' – selon la terminologie de l’époque – dans les forces régulières et supplétives, dont 20.000 Harkis.
Qu'on les ait appelés 'Français musulmans rapatriés' (à partir de juin 1962), puis 'Français rapatriés de confession islamique', et enfin 'Rapatriés d’origine nord-africaine' (dans les années 1980), ils ont toujours été étiquetés en fonction de leur origine, une survivance durable de discrimination coloniale, qui a doublement marginalisé les Harkis : ni rapatriés comme les autres, ni Français comme les autres,
les 'Pieds noirs', pareillement stigmatisés, singulièrement lorsqu'ils n'avaient pas de famille en métropole.
En date du 31 janvier 1964, une note du ministre des Rapatriés relative à "
l’attribution des logements HLM aux anciens harkis", rappelle certes que "les anciens harkis sont considérés comme rapatriés et bénéficiaires, à ce titre, de la loi du 26 décembre 1961", mais donne aux préfets la directive de ne "reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logement et particulièrement mal-logés." Dans le contexte d'un hébergement massif d'urgence, les harkis et leurs familles sont majoritairement logés en camps de transit, puis en "cités d’accueil", lesquels perdurent jusqu’au milieu des années 1970.
75 hameaux de forestage : Pertuis, Apt, Cucuron, Ongles, Manosque, La Roque d’Anthéron, Fuveau, Jouques, Saint-Maximin, Brignoles, Rians, Le Muy, Collobrières…

Voici comment ils ont été accueillis dans le département du Lot-et-Garonne

François Hollande a reconnu solennellement "les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France". Dans le département, cette déclaration tant attendue a un écho particulier, parce que ce territoire a été fortement marqué par cette histoire, celle d’une injustice de la décolonisation française.

1962, le rapatriement

Au lendemain des accords d’Evian du 18 mars 1962, qui marquent la fin de la guerre civile et l’indépendance de l’Algérie, des militaires français organisent le repli de leurs supplétifs algériens – les harkis – restés loyaux à la France, et celui de leurs familles. Tandis que le FLN rompt ses engagements et massacre 70.000 harkis dans les semaines qui suivent les accords, 90.000 autres débarquent sur le sol français. Ils seront pour l’essentiel dirigés vers des camps de transit, dans des baraquements qui, jadis, avaient accueilli les réfugiés espagnols, comme c’est le cas à Bias. Là, près du Cafi de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui accueille les Indochinois, le Cara (le centre d’accueil des rapatriés d’Algérie) voit le jour. Il est question d’un hébergement temporaire. Le provisoire va durer plus de dix ans.

Le Cara et les 'incasables'

Ce sont jusqu’à 12.000 Harkis qui seront hébergés dans le camp de Bias. Selon la formule employée par l’administration, ce sont les 'incasables' qui y sont logés, autrement dit, ceux qu’on ne peut pas faire travailler : les infirmes, les invalides, les personnes âgées, les veuves et leurs enfants. Le préfet va instaurer un régime plus de camp militaire, avec barbelés et couvre-feu à 22 heures. 

La révolte en 1975

Ce régime disciplinaire, combiné aux conditions de logement souvent précaires et insalubres, conduit à une révolte des camps au printemps 1975. Elle part de Bias, où un responsable de l’amicale des Algériens, un ancien du FLN, est pris en otage pour empêcher les 500 CRS et les blindés qui cernent le camp de charger. L’été passé, l'administration du camp est transférée à la commune, c’est la fin du Cara. Mais les jeunes révoltés de l’époque sont ceux qui, encore aujourd’hui, portent les revendications des Harkis.

Le groupe de travail mis sur pied par Macron ces derniers mois, "c’est un écran de fumée", dénoncent-ils. 

"On a aidé le président lors de son élection [sic], idem au niveau local, avec le député Olivier Damaisin, reprend Mohammed Badi. Il n’était pas impliqué lors des réunions, quand il était là…"

Les descendants de Harkis avaient fait chiffrer le montant du préjudice pour "la souffrance" de leur communauté. Il s’élevait à près de 40 milliards d’euros. "Mais ils sont arrivés à un chiffre de 40 millions d’euros sur quatre ans, peste André Hazni contre les représentants de Macron. C’est encore moins que ce que le président Hollande avait fait pour nous [17 millions]"

Plusieurs banderoles ont été déposées devant la sous-préfecture pour marquer leur protestation.  André Hazni et Mohammed Badi ont donné rendez-vous à la communauté, dans la salle de la Rotonde à Agen à partir de 14 heures "pour voir quelle suite donner au mouvement."

mardi 14 août 2018

Les vacances des Macron avec le grand-duc du Luxembourg : les grands bourgeois se frottent à l'aristocratie régnante

Jet-ski avec le souverain, loin des "gens qui ne sont rien" 

Sa piscine neuve ne lui suffisait pas...

La sexagénaire a éprouvé des sensations fortes agrippée à un homme adulte qui n’était pas Emmanuel Macron.

Brigitte Macron a en effet effectué une sortie à l'arrière d'un scooter des mers, au large du fort de Brégançon, dimanche. La piscine à 34.000 euros ne pouvait la contenter...

Le président, son époux, a déclaré que les bains de mer lui plaisent mieux que la trempette en piscine. Alors, pourquoi, pour qui la piscine neuve installée pour eux au fort de Brégançon ?


Dans la soirée, le chef de l’Etat et sa femme ont reçu le grand-duc Henri du Luxembourg et son épouse à Brégançon. 

Puis, ils sont allés dîner avec le couple grand-ducal dans leur propriété, distante de 2 km.

Il est de tradition depuis 1945 que les chefs d’Etat français séjournant au fort de Brégançon se rendent chez leurs prestigieux voisins, rappelle la présidence, plutôt qu'au camping des 'Flots bleus". 



La famille grand-ducale est propriétaire de la Tour Sarrazine, située sur la côte, juste en face du fort

Les Michu sont pourtant installés moins loin, au camping 2* des Mimosas, mais la plèbe ne fraie pas avec les dieux de l'Olympe.

Le 19 mars dernier,  le président de la République avait pourtant reçu, le à l’Elysée pour la première visite d’Etat en France d’un souverain luxembourgeois depuis 40 ans. Les Giscard en sont tombés raides cramoisis.


Macron veut donner l'illusion de vacances utiles

De nombreuses restrictions d'accès
au littoral ont contrariés locaux et touristes
Arrivé il y a dix jours au fort de Brégançon, Emmanuel Macron avait reçu le premier soir la Première ministre britannique, Theresa May, avant un dîner privé en compagnie de leurs conjoints.
Depuis, le président s’est aussi offert un bain de foule, s’est entretenu avec Donald Trump et Vladimir Poutine (par téléphone) sur le dossier iranien.

Jupiter a ensuite échangé avec la mère d’un otage français, Thomas Gallay, du roi du Maroc, pour terrorisme. Il s'est engagé auprès de cette autre maman à faire tout ce qui est en son pouvoir pour rapatrier ce supposé ami d'islamiste.

Il a également mis en scène sa rencontre-surprise avec un jeune admirateur de ...six ans, Maxime, mais la supercherie a été démasquée. 
Pas facile de tromper son monde...



jeudi 8 février 2018

The Voice : TF1 et le gouvernement trompés sur les paroles en arabe de la chanson

La candidate d'origine syrienne a chanté un appel à la reconquête
A la conquête du monde : Le « Waqf », l’expansionisme arabo musulman. Par A.K.
L’affaire Mennel Ibtissem est un exemple de tromperie pieuse ou 'taqqiya' (taqiyya)

"Il est permis de mentir si le but à atteindre est louable" et Mennel a menti sur (presque) tout. Les Français, singulièrement les organes institutionnels, doivent apprendre à se méfier, non seulement des turbans et autres voiles, mais aussi des yeux bleux factices et des sourires enjôleurs: la taqiya se dissimule derrière le masque. Ne jamais faire confiance, surtout quand l’apparence est flatteuse. 
Car, nous qui accueillons des réfugiés en tout genre et tolérons la présence de clandestins, nous restons des mécréants et, pour les musulmans intégristes, des ennemis. 

La gracieuse Mennel est une ensorceleuse et tout sauf une pacifiste.
C'est une combattante de l’islam, une infiltrée  islamiste. Il suffit de comprendre l’arabe et d'écouter, à la différence des jurés du concours télévisé qui gambadent et font les marioles. 
Le choix par la Syrienne - de Besançon, insiste-t-elle ! - d'une chanson d'un chanteur juif et sioniste, Léonard Cohen, aurait pu intriguer et susciter des investigations. Elles auraient permis de découvrir que la sirène du prime time  a modifié volontairement la chanson, adoptant les paroles d’un chanteur musulman.

Seuls ses anciens posts contre les victimes de Nice sur les réseaux sociaux ont fait polémique : lire PaSiDupes. Et les béats du multculturalisme et du droit d'asile se sont à nouveau laissés aller à leur inépuisable compassion.

Les idéologues les plus perchés se refuseront à condamner la supercherie, doublée d'une discrimination entre les Français

Sous le charme de la mélodie et des dents éclatantes de l'artiste, 
les téléspectateurs européens ont vu leur confiance trahie. 
Car, sur le plateau de The Voice et dans tous les foyers, ont retenti deux strophes, la première dans sa version originale anglaise et la seconde en langue arabe mais aux paroles originelles modifiées. Une tromperie que les connaisseurs auraient répérée en langue anglaise, mais dont seuls les Français de langue arabe ont pu capter le message subliminal. 
Une discrimination aussi, car une partie de la chanson aux paroles trafiquées n'était ni destinée ni accessible aux pratiquants de la langue officielle du pays...  Ceux-là étaient ostracisés dans leur propre territoire !

Voici la traduction de la première strophe, en anglais, des paroles de Léonard Cohen. Avant d’entonner le refrain 'Hallelujah', Mennel évoque donc le roi David et Batsheva, mais la seconde strophe sera complètement différente devenant un message prosélytiste, comme nous devons apprendre à nous méfier dans un contexte de terrorisme islamiste.

Voici les paroles traduites due la première strophe écrite par Leonard Cohen :

Now I’ve heard there was a secret chord
J’ai entendu dire qu’il y avait un accord secret
That David played, and it pleased the Lord
Que David* jouait et qui plaisait au Seigneur
But you don’t really care for music, do you ?
Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas?
It goes like this
Ça fait comme ça,
The fourth, the fifth
La quarte, la quinte
The minor fall, the major lift
L’accord mineur tombe et le majeur monte
The baffled king composing Hallelujah
Le roi perplexe composant hallelujah
Hallelujah…
Hallelujah..

Mennel enchaîne ensuite sur une deuxième strophe, en arabe où elle modifie les paroles de Léonard Cohen.
Elle substitue celles du Koweïtien Muhamad Al Hussayn qui a trahi cette chanson en donnant une version islamique de Hallelujah, un chant religieux intitulé "Ya illahi". 
Mennel chante sans avertir le public l’histoire de quelqu’un qui a pêché et désobéi à Allah, puis décide de revenir vers lui.

Elle a remplacé 'Allelujah' pour 'Ya illahi' une sorte de retour vers l’Islam. Or, chacun sait aujourd’hui ce que représente ce 'retour', la guerre contre l’infidèle, par tous les moyens.

Voici les paroles traduite de l’arabe en français :
Dans la nuit des nuits, je ne sais pas ce qui m’est arrivé, c’est l’obscurité, je suis submergé, la terre rejoint le ciel, et mon cœur est sans lumière : Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu

J’ai pêché, et je suis prisonnier de ma douleur, restreint mon péché Seigneur, réduit ma peine : Oh, mon Dieu, pardonne je suis criminel, j’ai transgressé : mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, toi qui m’as créé.

Rahmtna et Rozktna, seront avec moi et je serai un chevalier et je marcherai sur ton chemin, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, tu m’as créé.

Mennel a par ailleurs , et de surcroît, chanté un clip de propagande, pro-palestinien "Souris Palestine".
Chez les Juifs, il y a aussi le principe de revenir vers Dieu; cela s’appelle la 'Techouva', mais celle-ci se fait à titre privé en son fore intérieur, sans l’imposer à l’autre. Malheureusement l’Islam ne voit pas ce retour vers Allah de la même façon : la solution adoptée est souvent la violence allant jusqu’aux attentats qui peuvent être imposés par les plus radicaux afin de soumettre le monde à Islam.

Le retour de l’Islam serait admissible s'il suivait des voies  pacifiques  respectant la liberté d’autrui ou du pays où on se trouve, mais 99,99% des attentats dans le monde d'aujourd’hui sont perpétrés aux cris de 'Allah Akbah' ('Allah est le plus grand'), un retour qui n’est pas partagé par beaucoup, à commencer par les musulmans modérés. Une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'engager une démarche de repentance et non pas des actes de guerre.
Le sera-t-il, en revanche, par les autorités françaises ?

mardi 19 décembre 2017

Le voyage retour à 350.000 euros d’Edouard Philippe et sa suite de 60 personnes

Le premier ministre Edouard Philippe a besoin de confort et de luxe

Le premier ministre a embarqué à Tokyo dans un A340 de luxe

Edouard Philippe reçoit le traditionnel collier de fleurs de bienvennu sur l'île de Tiga dans l'archipel de la Loyauté en Nouvelle Calédonie, le 3 décembre 2017 - Fred Payet - AFPEn rentrant de quatre jours en Nouvelle-Calédonie, Philippe a été pris d'une envie de rapidité et de confort, selon la première version de Matignon livrée sur cette extravagance
Au début du mois de décembre, le jeune premier ministre, 47 ans, a voulu s'épargner de terminer le voyage dans un avion de l’Etat jugé trop inconfortable. Matignon a donc dû affréter l’appareil d’un loueur privé. Et la note du contribuable est salée: 350.000 euros, pour ce caprice de diva. 

Venu en Nouvelle-Calédonie en vol commercial, le premier ministre est reparti le 5 décembre dans l’A340 de l’armée de l’air mobilisé : cet avion de ligne quadriréacteur long-courrier de grande capacité fabriqué par Airbus avait pourtant emmené une partie de sa délégation à l’aller, pour l’occasion. Ni vu ni connu au départ de Paris, comme de Nouméa : les apparences étaient sauves.
Mais il n'a pas pu rouler les Français dans la farine, car l’Agence France-Presse (AFP) a été informée et a révélé la tromperie le  mardi 19 décembre. 
Résultat de recherche d'images pour "A340 de luxe"
E. Philippe est descendu de l’appareil avec sa suite, dont plusieurs ministres, lors de l’escale technique à Tokyo, pour embarquer dans un autre gros-porteur, un A340 de luxe avec 100 sièges de type première classe, loué à l’entreprise spécialisée Aero Vision.

La moralisation de la vie publique, c'est hors économies gouvernementales 

Résultat de recherche d'images pour "A340 de luxe"

Finalement, cet avion de location aura permis au grand nicodème 
de rentrer dans de meilleures conditions de confort et de gagner deux heures.
Il s'est posé le 6 décembre à 07h30 à Orly. 
L'avion militaire initialement affrété s’est quant à lui posé à Roissy, à 09h30, quasiment à vide. Il n'était pas assez bien non plus pour sa suite... Dont Annick Girardin, Nicole Belloubet et Sébastien Lecornu, par exemple, sans compter Urvoas, Bussereau et Perben. Ou Teddy Riner.
Cet avion militaire était jugé assez ancien et sans ...sièges business. Matignon tente maintenant de faire valoir qu'en temps normal "il ne sert à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long-courrier et de nuit". Il suffit amplement aux troupes de combat ? Il est notamment utilisé par l'escadron de transport "Esterel" basé à Creil et n'a que dix ans d'âge.

A défaut de l’A330 présidentiel, mobilisé par le président de la République vers l'Algérie, l'A340  militaire a été utilisé "exceptionnellement" par le premier ministre entre Nouméa et Tokyo "justement pour faire des économies", raconte Matignon. 
Résultat de recherche d'images pour "A330 présidentiel"
Autre justification : les deux heures ainsi gagnées ont permis à l'Edouard de revenir "dans les temps impartis", alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie pour un voyage éclair de quelques heures, le 6 décembre - en direction du Qatar - et qu’un conseil de défense était prévu à l’Elysée tôt ce matin-là. Pour son premier déplacement en Algérie, qui n'en attendait rien, "le président Macron avait dû se contenter d’un format réduit".


Le bilan carbone de ces trois avions moyen et long courrier - sous-employés,  
à 16.000 km de la métropole, aux antipodes - a-t-il été établi ?