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samedi 22 décembre 2018

LREM, face à la montée de la fronde dans les rangs du parti présidentiel

Sébastien Nadot, premier 'marcheur' exclu

Pour avoir voté contre le budget 2019, le député LREM de Haute-Garonne a été chassé de son groupe à l'Assemblée 

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Ironie du sort
La majorité présidentielle ne manque pas de godillots, mais LREM sent-elle monter la contestation et craint-elle la formation d'un groupe de 'frondeurs' ?

Issu du 'Mouvement des progressistes', créé en 2009 sous le nom du 'Mouvement unitaire progressiste' (MUP) autour de l'ancien secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue, proche de Hollande, le Toulousain Sébastien Nadot, 46 ans, a été écarté jeudi de son groupe.

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'Premier de cordée' agrégé d'Education physique, il a quitté le parti 'La République en marche' le même jour. Il s'est "exclu" lui-même en franchissant "une ligne rouge", ont répliqué vendredi plusieurs ministres - indélicats envers la séparation des pouvoirs -  et des députés de la majorité, deux femmes connues pour leur sectarisme et un dévot à Macron.
"Le vote du budget, c'est un vote de confiance (...). C'est la traduction de choix politiques. A partir du moment où on ne vote pas le budget, on s'exclut de soi-même du groupe auquel on appartient", a déclaré vendredi la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, sur France2.
"Il y a des lignes rouges. Quand on vote contre le budget, on n'a pas sa place dans une majorité", a estimé la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, la stalinienne Marlène Schiappa, tout en précisant par nécessité appartenir "à un gouvernement (...), pas une secte".
"Quand vous votez contre le budget c'est que vous êtes contre la politique qui est menée par le gouvernement". "Il est donc "assez normal, assez logique que cette personne" ait été exclue, a pour sa part noté le ministre conformiste du Logement Julien Denormandie sur LCI. 
Et l'ancien directeur adjoint de cabinet de Macron, alors ministre de l'Economie, d'insister : "C'est un cas isolé", avant de nier : "il n'y a pas de frondeurs" chez les députés marcheurs. Une ingérence dans la marche du groupe parlementaire et donc dans le législatif, lequel n'est pas dans son domaine de compétence depuis deux mois qu'il est ministre, si il a le respect des institutions.


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Sébastien Nadot au côté de Macron

Le bureau du groupe, "convoqué ce soir [jeudi 21] en réunion extraordinaire sous la présidence du redouté Gilles Le Gendre a décidé à l'unanimité des présents l'exclusion de Sébastien Nadot", avait annoncé jeudi le groupe LREM dans un communiqué. 
"Pour moi et pour le bureau, voter contre le budget, c'est la transgression absolue", a commenté le patron du groupe majoritaire dans un entretien avec Le Figaro publié vendredi.


Le député exclu de LREM donne sa vérité

En mai 2017, Nadot déclara : "Je suis un bébé Macron, une déclinaison locale du nouveau président. Bien conscient d’avoir été choisi parce que je lui ressemble, y compris sur le côté belle gueule. Je suis la page que l’on tourne par rapport à une histoire ancienne." Silhouette affûtée dans son costume gris ajusté, teint hâlé et regard charmeur, Sébastien Nadot, 44 ans, prof de gym, mais aussi docteur en histoire, le candidat de La République en marche (LREM) dans la 10e circonscription de Haute-Garonne, assumait son style premier de la classe. Et voilà où nous en sommes ! Et qui donne corps à la revendication de Gilets jaunes : "Macron démission"...


Ce problème technique est-il involontaire ? 
Peut-on y voir une censure du 'frondeur' ?
Pour avoir accès à la déclaration de Sébastien Nadot, c'est plutôt ici :

Sébastien Orphelin sera-t-il le suivant ?

Le député LREM du Maine-et-Loire a déjà fait son coming-out gay en 2018.

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Maintenant, face au mouvement des Gilets jaunes, l'écologiste - ex-militant EELV - a plaidé pour la mise en place d' "un conseil de 100 citoyens tirés au sort pour éclairer les décisions publiques".

Le 19 avril dernier, ce proche de Nicolas Hulot n'envisageait pas de voter le projet de loi Immigration et asile. Il annonça qu' qu'il comptait s'abstenir lors du vote. "Ma décision peut évoluer, mais pour l'instant je m'abstiens", déclara-t-il.
Défavorable au placement des mineurs étrangers dans des centres de rétention, l'élu LREM s'était également déclaré opposé à la réduction du délai pour déposer un recours devant la cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Alors, en dépit de ces critiques sur le texte du gouvernement, Matthieu Orphelin rejette l'étiquette de "frondeur" qui lui est accolée depuis une dizaine de jours. "Je ne suis ni godillot ni frondeur", clame-t-il. 
"Macron m'a dit : 'sois-toi-même' ". 
Depuis, Orphelin a peut-être compris ce que, pour Macron, signifie "assumer" ? La limite à ne pas franchir est le vote 'contre'...

vendredi 31 août 2018

Metz : débouté du droit d'asile, un Marocain se coud les lèvres et entame une grève de la faim

Est-il sensé d'accorder le droit d'asile à des activistes dans leur pays ?

Or, ce Marocain débouté du droit d'asile entame une grève de la faim et se coud les lèvres

Le demandeur d'asile s'était montré particulièrement agressif, ce qui avait justifié son expulsion du foyer de Metz (Moselle) où il était hébergé. 

Mécontent, il a entamé une grève de la faim et s'est cousu les lèvres jusqu'à ce qu'un autre hébergement lui soit proposé.

Ce marocain de 31 ans était hébergé dans un foyer de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Pour manifester son mécontentement, l'activiste politique s'est cousu les lèvres, un geste militant répandu parmi les migrants marocains.

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Campement de Blida à Metz, qui ferme et ré-ouvre sans cesse
Faut-il accueillir tous les migrants extrémistes et déséquilibrés ?
L'homme a rejeté les prises en charge des pompiers et de la police. Il s'est rendu devant l'ex-camp de migrants de Blida, à Metz. Après une nuit et des discussions avec les services de l'Etat et de la mairie de Metz, rendues un peu difficiles à cause des fils qui entravaient sa bouche, un autre hébergement lui a été proposé. "Pour des questions sanitaires et des questions de dignité", se justifie un représentant de l'Etat. 
L'individu a finalement accepté mercredi de s'alimenter de nouveau et de couper les fils qu'il s'était posés dans la journée.

L'activiste marocain suit l'exemple de Piotr Pavlenski, l'artiste qui provoque Poutine et demanda l'asile en France

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"L'actionniste" Piotr Pavlenski, dont la radicalité embarrasse le pouvoir, a fui la Russie après avoir été interrogé par la police, qui l'accuse de violences sexuelles.

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Connu pour ses performances radicales, l'artiste est désormais en France depuis le début 2017, alors qu'il est accusé de violences sexuelles sur une comédienne en Russie.  Ni Marie Laguerre et les Effrontées, ni Osez le féminisme et Caroline de Haas, ni Marlène Schiappa ne s'en sont émues...
L'individu risque dix ans de prison ferme dans son pays et il s'apprête à  demander l'asile politique  en France, affirme son avocate.

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En Russie, l'opposant politique à Poutine s'est cousu les lèvres, durant le procès des Pussy Riot en 2012
Il s'est également enroulé nu dans du fil barbelé devant l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg.
Il s'est aussi cloué le scrotum devant le Mausolée de Lénine sur la Place rouge, en 2013.
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Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2017, Piotr Pavlenski a mis le feu à l'entrée d'un bâtiment de la Banque de France à Paris lors d'une performance baptisée "Eclairage".

Arrivé à Paris le samedi 14 janvier, cinq mois plus tard,, le 4 mai 2017, le Pétersbourgeois a obtenu l'asile en France avec sa compagne et leurs deux enfants. Décision du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl et du président François Hollande. Lien PaSiDupes

samedi 4 août 2018

La gauche radicale saisit le Conseil constitutionnel sur deux des trois lois voté à la fermeture

Les trois formations de gauche ont saisi le Conseil constitutionnel sur les textes de loi "avenir professionnel" et "asile et immigration"

Les "Sages" valideront-ils le bâclage législatif de fin de session extraordinaire  ? 

Vendredi 3 août, les trois groupes de gauche de l'Assemblée nationale - socialistes, insoumis et communistes - ont annoncé leur saisine du Conseil constitutionnel à propos des textes de loi controversés asile et immigration, ainsi que sur l'avenir professionnel, tous deux adoptés définitivement mercredi, en catastrophe, alors que les députés avaient leurs valises dans le couloir. 

La loi asile et immigration "porte atteinte au respect des droits de la défense", selon eux.
"En effet, la réduction des délais de traitement des demandes d'asile, recours compris, aura très concrètement pour effet de priver les demandeurs et demandeuses d'asile des garanties procédurales conditionnant l'effectivité du droit d'asile", jugent-ils. La loi porte également atteinte "au principe d'indivisibilité de la République et au principe d'égalité", avec la nouvelle condition fixée pour acquérir la nationalité à Mayotte.


Concernant le texte de loi avenir professionnel, "nous considérons qu'en plusieurs de ces articles, ce texte contrevient au principe de liberté contractuelle".
Un 'amendement présidentielimpose en effet "une nouvelle négociation de la convention assurance chômage aux partenaires sociaux", écrit la triade dans un communiqué commun .

Le texte contreviendrait également "au principe d'égalité devant la loi, notamment sur la mobilisation des droits à la formation des demandeurs d'emploi, ainsi qu'au principe d'égal accès à l'instruction en faisant de l'apprentissage une voie non plus de la formation initiale mais de la formation continue", selon eux.

Les trois groupes de gauche ont eu l'obligation de s'unir pour atteindre les 60 députés nécessaires à la saisine du Conseil constitutionnel.

mercredi 21 février 2018

Asile et immigration: Collomb présente son projet de loi

Macron se contenterait de l'intégration des étrangers

Gérard Collomb présente son projet de loi sur l'asile et l'immigration,  mercredi en Conseil des ministres

Une poignée de manifestants devant la CNDA
Défendu par le ministre de l'Intérieur comme un texte "équilibré"
, le "projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" vise à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés. Il lance quelques pistes sur le séjour des personnes admises sur le territoire.

Ce texte "s'inscrit dans le cadre plus large de notre politique d'immigration et d'asile", qui "repose sur deux principes, humanité et efficacité", a affirmé lundi Edouard Philippe.
Pour mettre l'accent sur le côté "humaniste", le Premier ministre a reçu en grande pompe ce jour-là un rapport sur l'intégration des étrangers aux mesures ambitieuses, dont il a promis que "les grands axes" seraient repris par le gouvernement.
Mais c'est surtout la "fermeté" affichée dans le projet de loi qui a focalisé l'attention ces dernières semaines. L'une des mesures phares, visant à faciliter les expulsions, est le doublement de la durée maximale de rétention à 90 jours (voire 135, en cas d'obstruction), pour rapprocher la France de la moyenne européenne. "Le problème principal tient à notre législation qui, par rapport aux législations européennes, est beaucoup plus favorable", a souligné G. Collomb.

Les associations restent attachées à la législation actuelle, qu'elles décriaient jusqu'ici

"La durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées", admet David Rohi de la Cimade. Mais d'autres mesures sont critiquées, notamment les propositions qui, au nom de la réduction des délais d'instruction, restreignent les possibilités de recours.

Texte "profondément déséquilibré" pour France terre d'asile, "volonté de dissuasion" et "de tri" pour la Ligue des droits de l'Homme, "très net recul des droits" pour la Cimade, qui demande son retrait.

Résultat de recherche d'images pour "ofpra"L'OFPRA et la CNDA réagissent par la grève
Plusieurs acteurs de l'asile sont en grève mercredi : l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et présidé depuis 2012 par un socialiste), qui n'avait pas connu de tel mouvement depuis cinq ans, mais aussi la Cour nationale du droit d'asile (CNDA, juridiction française de l'ordre administratif, statuant sur les décisions rendues par ...l'Ofpra, et située à Montreuil, Seine-Saint-Denis), qui entamera son neuvième jour de grève. 

Deux syndicats de l'Ofpra dénoncent une "confusion des genres" dans un texte qui "traite à la fois des politiques de l'asile et de l'immigration". "Alors que le président de la République s'était engagé en faveur d'un accueil digne des personnes exilées en France", ce projet vise "à dissuader les demandeurs d'asile en besoin de protection, réduire leurs droits, restreindre l'accès à la procédure d'asile et nuire à la qualité de l'instruction des demandes par l'Ofpra puis la CNDA", dénoncent-ils.

La CNDA évoque des "revendications relatives à l'organisation du travail, aux fonctions de secrétaire d'audience, aux moyens alloués aux services support, aux risques psycho-sociaux, à la formation et à l'informatique".

Un rassemblement a lieu à 11h00 devant le Conseil d'Etat, avec des avocats et agents des deux organismes. 
Une autre manifestation sera organisée à 18h30, entre Saint Michel et l'Assemblée nationale, par l'association BAAM (Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants, organisateur de permanences juridiques et d'un enseignement du Français et d'ateliers d'apprentissage du français, baptisés 'Bienvenue chez toi') .

Un texte controversé jusque dans la majorité pour sa fermeté

Résultat de recherche d'images pour "projet  de loi collomb"
Combien de ces pays ont-ils un lien historique avec la France ?
Le projet de loi sera présenté dans un climat où les avis sont unanimement opposés à la "circulaire Collomb" pour des raisons contraires, notamment concernant le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, que le Conseil d'Etat a refusé de suspendre mardi.
Le projet Collomb arrive après la loi sur le droit des étrangers (2016), qui instaurait notamment un titre de séjour pluriannuel et la réforme du système d'asile (2015), qui s'est vite trouvée sous-calibrée avec la crise migratoire. Il y a eu 100.000 demandes d'asile en France l'an dernier.

Les Républicains (LR) se disent "très inquiets du laxisme du gouvernement face au défi migratoire". Ce projet de loi Collomb est fait de "petits ajustements technocratiques", mais ne prévoit pas "la transformation nécessaire de la politique d'immigration", a affirmé mardi sur RFI le député Guillaume Larrivé.

La "subversion migratoire est en marche et ce projet de loi vient aider", a estimé Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, en parlant sur LCP de "grand déclassement" des Français.


D'abord cantonnée aux internationalistes défenseurs des étrangers, la grogne a depuis gagné les milieux intellectuels, les belles consciences, et jusqu'à certains proches d'Emmanuel Macron, alors qu'une partie des députés LREM se sentent interpellés par la logique répressive du texte.
Amorçant une "marche arrière", le gouvernement a déjà renoncé à la notion de "pays tiers sûr" (un pays de transit où les demandeurs auraient pu être renvoyés, notamment l'Italie ou l'Espagne).
Mais les débats s'annoncent serrés pour amender le texte, avant les débats parlementaires en mars-avril. La ministre Jacqueline Gourault a prévenu la semaine dernière: les chances que les dispositions du projet de loi soient adoptées avant le 30 juin "sont maigres".

jeudi 8 février 2018

The Voice : TF1 et le gouvernement trompés sur les paroles en arabe de la chanson

La candidate d'origine syrienne a chanté un appel à la reconquête
A la conquête du monde : Le « Waqf », l’expansionisme arabo musulman. Par A.K.
L’affaire Mennel Ibtissem est un exemple de tromperie pieuse ou 'taqqiya' (taqiyya)

"Il est permis de mentir si le but à atteindre est louable" et Mennel a menti sur (presque) tout. Les Français, singulièrement les organes institutionnels, doivent apprendre à se méfier, non seulement des turbans et autres voiles, mais aussi des yeux bleux factices et des sourires enjôleurs: la taqiya se dissimule derrière le masque. Ne jamais faire confiance, surtout quand l’apparence est flatteuse. 
Car, nous qui accueillons des réfugiés en tout genre et tolérons la présence de clandestins, nous restons des mécréants et, pour les musulmans intégristes, des ennemis. 

La gracieuse Mennel est une ensorceleuse et tout sauf une pacifiste.
C'est une combattante de l’islam, une infiltrée  islamiste. Il suffit de comprendre l’arabe et d'écouter, à la différence des jurés du concours télévisé qui gambadent et font les marioles. 
Le choix par la Syrienne - de Besançon, insiste-t-elle ! - d'une chanson d'un chanteur juif et sioniste, Léonard Cohen, aurait pu intriguer et susciter des investigations. Elles auraient permis de découvrir que la sirène du prime time  a modifié volontairement la chanson, adoptant les paroles d’un chanteur musulman.

Seuls ses anciens posts contre les victimes de Nice sur les réseaux sociaux ont fait polémique : lire PaSiDupes. Et les béats du multculturalisme et du droit d'asile se sont à nouveau laissés aller à leur inépuisable compassion.

Les idéologues les plus perchés se refuseront à condamner la supercherie, doublée d'une discrimination entre les Français

Sous le charme de la mélodie et des dents éclatantes de l'artiste, 
les téléspectateurs européens ont vu leur confiance trahie. 
Car, sur le plateau de The Voice et dans tous les foyers, ont retenti deux strophes, la première dans sa version originale anglaise et la seconde en langue arabe mais aux paroles originelles modifiées. Une tromperie que les connaisseurs auraient répérée en langue anglaise, mais dont seuls les Français de langue arabe ont pu capter le message subliminal. 
Une discrimination aussi, car une partie de la chanson aux paroles trafiquées n'était ni destinée ni accessible aux pratiquants de la langue officielle du pays...  Ceux-là étaient ostracisés dans leur propre territoire !

Voici la traduction de la première strophe, en anglais, des paroles de Léonard Cohen. Avant d’entonner le refrain 'Hallelujah', Mennel évoque donc le roi David et Batsheva, mais la seconde strophe sera complètement différente devenant un message prosélytiste, comme nous devons apprendre à nous méfier dans un contexte de terrorisme islamiste.

Voici les paroles traduites due la première strophe écrite par Leonard Cohen :

Now I’ve heard there was a secret chord
J’ai entendu dire qu’il y avait un accord secret
That David played, and it pleased the Lord
Que David* jouait et qui plaisait au Seigneur
But you don’t really care for music, do you ?
Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas?
It goes like this
Ça fait comme ça,
The fourth, the fifth
La quarte, la quinte
The minor fall, the major lift
L’accord mineur tombe et le majeur monte
The baffled king composing Hallelujah
Le roi perplexe composant hallelujah
Hallelujah…
Hallelujah..

Mennel enchaîne ensuite sur une deuxième strophe, en arabe où elle modifie les paroles de Léonard Cohen.
Elle substitue celles du Koweïtien Muhamad Al Hussayn qui a trahi cette chanson en donnant une version islamique de Hallelujah, un chant religieux intitulé "Ya illahi". 
Mennel chante sans avertir le public l’histoire de quelqu’un qui a pêché et désobéi à Allah, puis décide de revenir vers lui.

Elle a remplacé 'Allelujah' pour 'Ya illahi' une sorte de retour vers l’Islam. Or, chacun sait aujourd’hui ce que représente ce 'retour', la guerre contre l’infidèle, par tous les moyens.

Voici les paroles traduite de l’arabe en français :
Dans la nuit des nuits, je ne sais pas ce qui m’est arrivé, c’est l’obscurité, je suis submergé, la terre rejoint le ciel, et mon cœur est sans lumière : Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu

J’ai pêché, et je suis prisonnier de ma douleur, restreint mon péché Seigneur, réduit ma peine : Oh, mon Dieu, pardonne je suis criminel, j’ai transgressé : mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, toi qui m’as créé.

Rahmtna et Rozktna, seront avec moi et je serai un chevalier et je marcherai sur ton chemin, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, tu m’as créé.

Mennel a par ailleurs , et de surcroît, chanté un clip de propagande, pro-palestinien "Souris Palestine".
Chez les Juifs, il y a aussi le principe de revenir vers Dieu; cela s’appelle la 'Techouva', mais celle-ci se fait à titre privé en son fore intérieur, sans l’imposer à l’autre. Malheureusement l’Islam ne voit pas ce retour vers Allah de la même façon : la solution adoptée est souvent la violence allant jusqu’aux attentats qui peuvent être imposés par les plus radicaux afin de soumettre le monde à Islam.

Le retour de l’Islam serait admissible s'il suivait des voies  pacifiques  respectant la liberté d’autrui ou du pays où on se trouve, mais 99,99% des attentats dans le monde d'aujourd’hui sont perpétrés aux cris de 'Allah Akbah' ('Allah est le plus grand'), un retour qui n’est pas partagé par beaucoup, à commencer par les musulmans modérés. Une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'engager une démarche de repentance et non pas des actes de guerre.
Le sera-t-il, en revanche, par les autorités françaises ?

dimanche 14 janvier 2018

Loi Immigration : Gérard Collomb refuse de "changer d’orientation"

Le ministre de l'Intérieur semble mettre dans la balance le poids de sa participation au gouvernement
Face aux associations qui veulent co-gérer le pays sans aucune légitimité, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, reste ferme sur les orientations de son projet de loi sur l’asile et l’immigration


Ce proche du président Macron a répondu aux questions de Jannick Alimi, une totalitaire que BFMTV héberge volontiers, et de Pauline Théveniaud, journalistes au Parisien.

Les associations parlent d’un projet de loi déséquilibré, où le volet sécuritaire l’emporte sur l’humanitaire. Est-ce une fermeté que vous revendiquez ?

Gérard Collomb. C’est un projet de loi totalement équilibré. Il reprend deux grands principes :
la France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques. Cette année, 100.000 personnes ont déposé une demande d’asile, 85.000 n’ont pas été admises aux frontières. Il est impossible d’accueillir dignement 185.000 personnes par an. C’est une ville comme Rennes !

Allez-vous maintenir la circulaire, très contestée, sur le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence ?

Bien sûr. Cette circulaire a été extrêmement caricaturée, mais elle est assez nuancée. Qu’est-ce que nous disons ? Vous avez aujourd’hui des personnes qui ont un statut de réfugié : elles ont vocation à aller dans un logement stable. Il y a aussi ceux qui n’ont pas encore entamé les démarches de demande d’asile : nous allons leur permettre de le faire. Enfin, il y a les déboutés. Nous allons les orienter vers le guichet de manière à pouvoir suivre la procédure normale. Il n’y a là rien que le respect des règles de la République. L’accueil inconditionnel, oui. Mais pas indifférencié.

Vous comptez doubler la durée de rétention administrative. Que prévoyez-vous pour les centres ?

Nous allons ouvrir 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018. Pour aller plus vite, nous allons construire des bâtiments adaptés en préfabriqué. Ce ne sont pas les baraquements d’il y a trente ans, mais de vrais bâtiments qui se montent en huit mois seulement.

Vous souhaitez augmenter le nombre d’expulsions. Quels sont vos objectifs chiffrés ?

Je n’ai pas d’objectif chiffré. Nous avons augmenté les éloignements de 14 % en 2017. Pour ceux que l’on appelle les "dublinés", nous avons fait + 100 %. C’est très important, car nous estimons aujourd’hui, en Europe, le nombre de déboutés du droit d’asile à 500 000. Si tous se disent qu’ils peuvent venir faire une seconde demande d’asile en France et que nous ne pouvons pas les éloigner dans des durées brèves, nous serons impuissants.

Vous plaidez pour un raccourcissement des procédures de demande d’asile…

L’objectif est de pouvoir examiner les demandes dans un délai moyen de six mois.

Que comptez-vous faire pour améliorer l’intégration ?

Dans le texte de loi, nous prévoyons un allongement de quatre ans de certaines cartes de séjour, la facilitation de l’accès à la carte de résident de dix ans pour les parents d’un réfugié mineur, l’extension de la réunification familiale aux frères et sœurs d’un réfugié mineur, des dispositions protectrices sur le droit au séjour des victimes de violences conjugales, ainsi que pour les jeunes filles qui pourraient être menacées d’excision. 

Parallèlement, une mission a été confiée à Aurélien Taché [député LREM du Val-d’Oise] dans le but d’augmenter le nombre d’heures pour apprendre le français et de faciliter l’accès à la formation et au logement.

De nouveaux centres d’accueil seront-ils créés ?

Oui. Nous avons expérimenté des nouveaux centres d’hébergement qui concilient hébergement et examen administratif, des CAES [centres d’accueil et d’examen de situation]. Face au succès de ce dispositif, nous allons ouvrir dans les mois qui viennent 200 places par région. A ce jour, 1.300 places sont déjà ouvertes. En Ile-de-France, nous allons passer à 900 places. Un nouveau centre vient d’ouvrir à Ris-Orangis.

Vous auriez dit en avoir marre d’être vu comme "le facho de service"…

Je fais ce que je crois devoir être fait. Mais ce n’est jamais plaisant d’entendre ce type d’accusations. On peut être généreux, mais il ne suffit pas de l’être en théorie, il faut l’être dans les faits.

Le président va à Calais. La "Jungle" a disparu, mais il reste des centaines de personnes qui vivent sans abri…

Il ne reste plus que 400 personnes à Calais, contre 7.000 il y a un an, et une cinquantaine à Grande-Synthe. Il y aura toujours des migrants qui voudront aller en Angleterre. Dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, nous avons ouvert cinq CAES. Ceux que l’on voit dormir dehors ne veulent pas s’y rendre, car ils n’ont pas pour projet de déposer une demande d’asile en France.

Des ONG dénoncent des maltraitances policières…

A l’époque, j’avais demandé une enquête aux inspections du ministère de l’Intérieur. Or, bien qu’elles soient d’habitude assez sévères, elles n’ont pas confirmé les faits. Il a pu y avoir quelques dérapages individuels mais ils sont suivis de sanctions internes.

Vous vous êtes lancé dans un round de consultations avec les députés LREM. Pour déminer une possible fronde ?

Je ne crois pas à un phénomène de fronde. Les discussions se passent de façon très apaisée. Ma méthode, c’est de jouer la transparence vis-à-vis des associations et des parlementaires, de la majorité, des groupes de l’opposition que je vais d’ailleurs recevoir.

Vous laisserez une marge de manœuvre aux parlementaires ?

Des possibilités d’amendement, bien sûr. Mais, il n’est pas question de changer d’orientation.

Avec les Britanniques, y aura-t-il une modification des accords du Touquet ?

Je souhaite aboutir à un protocole additionnel à ces accords
, et à des mesures concrètes de prise en charge d’un certain nombre de coûts par les Britanniques, ainsi que d’un plus grand nombre de personnes, au titre de l’accueil des réfugiés et des mineurs non accompagnés.

lundi 7 septembre 2015

Pour quoi faire ce sixième rendez-vous du chef de l'Etat avec la presse ?

S'il y avait des propositions de Hollande à retenir

Le ton du président -impatient et acculé- était cassant, façon Valls!

François Hollande, lors de sa 6e conférence de presse, le 7 septembre 2015 (ALAIN JOCARD / AFP)
François Hollande, lors de sa 6e conférence de presse, le 7 septembre 2015
Le chef de l'Etat en était à son sixième rendez-vous avec la presse ce lundi 7 septembre à l'Elysée. A l'entrée de la dernière ligne droite avant 2017, personne n'attendait pourtant plus rien de ce rendez-vous de rentrée d'un président au plus bas chronique des sondages de popularité. Il n'a rien dit qui n'avait déjà filtré de cet exécutif poreux et soucieux de paraître ce qu'il n'est pas: les migrants, la menace de l'Etat islamique, la croissance et le chômage... 

Voici 7 points à garder à l'esprit jusqu'à leur déni.

24.000 réfugiés -sur deux ans- accueillis dans les deux prochaines années 

Sur la question du déferlement  des migrants, vécu comme un tsunami sur l'Europe soudainement mobiliséeHollande s'est résolu aux quotas imposés par l'Europe  après les avoir à l'origine refusés la semaine précédente.

Le chef de l'Etat a finassé, refusant d'employer le terme "quota", préférant parler d'un "mécanisme de répartition obligatoire et permanent" dans l'Union européenne...
Le chef de l'Etat a aussi annoncé, au nom "du principe de solidarité", qu'il est "prêt à accueillir", dans les prochaines semaines, "plusieurs centaines voire un millier" de réfugiés fraîchement arrivés en Allemagne, qui a encore enregistré 20.000 migrants supplémentaires dans le seul week-end à Munich qui, il faut le dire, les attire et leur fait des haies d'honneur, sachant qu'ils ne font que passer pour se rendre en Suède ou au Royaume-Uni pour la plupart. Or, la démagogie a pourtant des conséquences imprévues dans les calculs de la mairie socialo-écolo et populiste: le Danemark a fait barrage au passage en Suède et les migrants syriens et afghans refluent... 

Hollande a également appelé à la création de "centres de contrôle" pour contrôler, identifier et ficher les personnes qui bénéficieront du droit d'asile de celles qui seront "raccompagnés".
Des vols de reconnaissance en Syrie
Le président de la République avait laissé fuiter quelques informations dans la presse depuis la fin de semaine dernière. Après avoir ainsi tâté le pouls de l'opinion, la France va envoyer ses quelques avions effectuer des reconnaissances complémentaires et pourrait joindre ses faibles forces aux frappes aériennes de la coalition internationale contre l'Etat islamique (EI) en Syrie et ne plus se limiter -bizarrement, malgré ses prétentions à la cohérence- à l'Irak.
Alors qu'il commence à se dire que l'intérêt bien compris de l'Europe est dans la normalisation des relations avec le président de la Syrie, François Hollande s'est obstiné à réitérer sa demande du départ de Bachar el-Assad, malgré la nécessité d'une convergence des forces de combat contre l'Etat islamique qui occupe une partie du pays.
Que faire alors de Hollande qui a tiré contre l'économie de son pays?
Le chef de l'Etat a néanmoins exclu toute frappe au sol comme le propose en revanche Bruno Le Maire (Les Républicains). 
Ukraine: vers une levée des sanctions visant la Russie
Hollande veut profiter de l'amélioration relative de la situation en Syrie. Le chef de l'Etat a proposé l'organisation d'une nouvelle réunion à Paris réunissant la France, l'Allemagne, l'Ukraine et la Russie.
Si la Russie tient ses engagements (alors que Hollande a rompu les siens dans la vente des Mistral !), le président a annoncé une possible levée des sanctions qui pénalisent les exportations de produits français, notamment agricoles...

2 milliards de baisse d'impôt pour 8 millions de foyers, toujours les mêmes

La baisse d'impôt promise en 2016 par le chef de l'Etat se précise. Hollande a annoncé qu'elle concernerait l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros et concernerait 8 millions de foyers. Cette baisse devrait être financée par des économies budgétaires et non une hausse des prélèvements obligatoires. 
C'est la promesse de services publics à la portion congrue et une onde de choc sur les collectivités territoriales appauvries, alors que la santé des hôpitaux ou des transports régionaux, notamment, n'est pas bonne.

Pas de remise en cause des 35 heures

François Hollande a annoncé une loi "dans les prochains mois" pour
rendre le code du travail "lisible" et "mieux adapté". Toutefois le chef de l'Etat s'est bien gardé de toucher "aux garanties essentielles" comme la durée légale du travail de 35 heures ou le Smic.

Le président de la République a indiqué qu'il va  débuter des concertations avec les partenaires sociaux suite à la remise du rapport Combrexelle à Manuel Valls mercredi 9 septembre. La possibilité est ouverte pour ouvrir des négociations dans les branches professionnelles afin "d'adapter, ouvrir de nouveaux droits et donner davantage de souplesse".

Une croissance trop faible pour faire baisser le chômage en 2015 

La croissance atteindra "sûrement plus de 1%" en 2015, mais c'est selon le chef de l'Etat. Il ne pense d'ailleurs pas qu'elle sera "suffisante pour faire baisser le chômage". Le président de la République a pourtant fait de la baisse du chômage une condition sine qua non pour se représenter en 2017.
La présidentielle de 2017, loin d'être une obsession 

Interrogé sur sa possible candidature pour un deuxième mandat, Hollande a déclaré que "ce n'est pas une obsession, ce n'est pas ma préoccupation, ce n'est pas ma priorité de savoir comment, de savoir quand, de savoir avec qui. Ma seule préoccupation, ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir". Une résolution à évaluer à l'heure prochaine des bilans...
Il a toutefois mis la gauche en garde contre "la dispersion" qui pourrait signifier sa "disparition". Après quatre revers successifs depuis les municipales de 2014, la majorité subira un nouveau et dernier test avant l'élection présidentielle de 2017 à l'occasion des élections régionales, qui auront lieu les 6 et 13 décembre.
Pas d'élargissement de la redevance aux smartphones et aux tablettes 

Hollande n'est "pas favorable" à l'élargissement de la redevance audiovisuelle aux "objets connectés" (smartphones ou tablettes) ni à un recours "exagéré" à cette taxe pour financer l'audiovisuel public, annonçant toutefois des "arbitrages à la fin du mois". Mais le cynique s'en prendra-t-il en revanche aux box(es) ?... 

"Il faut des financements" pour le service public audiovisuel, "mais la redevance télévisée ne peut pas être la variable d'ajustement. Il faut maîtriser l'appel à la contribution", a expliqué François Hollande. Hollande risque donc de permettre le retour de la pub réclamée par D. Ernotte après le 20heures. 
A quoi servent donc les privilèges de certaines retransmissions événementielles accordées au service public en tant que tel: l'équité est-elle préservée ? Ne vaudrait-il pas mieux lui imposer des obligations de gestion saine ? 

Une visite en Chine placée sous le signe du climat 

François Hollande a annoncé qu'il fera un beau voyage début novembre en Chine, pour lancer avec son homologue chinois un appel à la réussite de la conférence mondiale sur le climat prévue à partir du 30 novembre près de Paris, si la question de son financement est surmontée...
"La Chine va être un acteur majeur pour emmener, non seulement un des pays les plus peuplés et les plus pollués, mais aussi pour faire en sorte que d'autres pays puissent suivre l'exemple chinois", a-t-il expliqué. "La conférence sur le climat, ce n'est pas simplement les pays développés, c'est les pays émergents et les pays en développement, c'est pourquoi l'apport de la Chine est majeur", a-t-il fait valoir, dans un français grammaticalement relâché à ne pas exporter dans les université chinoises... 

Pas forcément d'introduction d'une nouvelle dose de proportionnelle 

Après les lieux-communs et les demi-mesures ou les contresens, Hollande a botté en touche sur l'introduction de la proportionnelle aux législatives, évoquant en revanche une modification de la procédure législative pour la simplifier et l'accélérer. "Je pense que la crise démocratique ne répond pas simplement à une obligation de changer un scrutin", a déclaré le président de la République, qui avait pourtant fait de cette réforme une promesse de campagne en 2012.

Au total, un nombre étonnant de reculades qui annoncent une fin de mandat peu réformiste, voire indigente, et au final un recul assumé et programmé de la France.