Un canular ni confirmé ni infirmé est un canular authentique
La presse institutionnelle française banalise la bêtise...
Nathalie Loiseau parlerait de "connerie" !
Deux artistes russes révèlent s'être fait passer pour Volodymyr Zelensky, le nouveau président ukrainien.
Deux artistes russes affirment avoir réussi à mystifier l'Elysée en se faisant passer pour Volodymyr Zelensky, le nouveau président ukrainien. Le canular téléphonique n'a été ni confirmé ni infirmé par les amateurs de l'entourage de Macron, précise Reuters. Les auteurs, Vovan et Lexus (ci-dessus à droite), ont mis en ligne mercredi l’enregistrement d’une conversation de quinze minutes entre le chef de l’Etat français et Volodymyr Zelensky, après sa victoire écrasante sur le président sortant Petro Porochenko à l’élection présidentielle de dimanche.
Sur cet enregistrement de 15 minutes mis en ligne par les deux Russes, on entend une voix ressemblant à celle d'Emmanuel Macron qui félicite le faux président pour sa victoire.
Macron n'hésite pas à tacler l'ancien chef d'état ukrainien
Quand l'un des humoristes évoque le rôle de Petro Porochenko (ci-contre à gauche), le prédécesseur du dernier, lui-même acteur et humoriste, Macron se lâche. A propos des accords de paix avec la Russie, l'un des piégeurs déclare : "M. Porochenko n'était vraiment pas la bonne personne pour les accords de Minsk . Je pense qu'il a fait exprès de retarder les résolutions de paix et la fin de ce conflit."Le protocole de Minsk, en septembre 2014, a mis fin à la guerre dans la région du Donbass en Ukraine orientale. Et Macron mord à l'hameçon : "D'accord. Je compte beaucoup sur ton engagement pour ce faire."
Les comiques espèrent que Jupiter n’est "pas trop contrarié"...
L’Elysée a refusé de commenter cette vidéo. "Le président s’est bien entretenu avec Zelensky dimanche soir, échange à la suite duquel nous avons publié un communiqué, tout comme les équipes de Zelensky. Le contact est bien établi entre le président de la République et son homologue ukrainien", a précisé la présidence française.
Les deux humoristes ont confirmé ce canular et dit espérer qu’Emmanuel Macron n’est "pas trop contrarié"...
Macron n'est pas plus malin qu'Elton John...
Les deux auteurs, Vovan et Lexus, n'en sont pas à leur coup d'essai. Ils ont déjà piégé Elton John, l'ancien chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, Alexandre Loukachenko, le président bélarusse, ou encoreRamush Haradinaj, le premier ministre du Kosovo.
Des tatouages nazis de supporteurs ukrainiens filmés dans les tribunes à Lyon
Torses nus arborant des tatouages de croix gammées,
Des supporteurs ukrainiens dans les tribunes du Parc OL, lors du match contre l'Irlande du Nord.
des supporteurs ukrainiens ont été filmés par la télévision jeudi au cours du match contre l'Irlande du Nord. L'UEFA n'avait pas encore réagi.
Jeudi, lors de l’interruption du match entre l’Ukraine et l’Irlande du Nord à Lyon, cette image diffusée par les chaînes de télévision a été repérée par des internautes. Au moins deux d’entre eux arborent sur le haut du corps des tatouages de svastikas, sortes de croix gammées, considérées comme un symbole nazi dans les pays d’Europe de l’Est. 
Le règlement édicté par l’UEFA pour les stades de l’Euro précise qu’est interdit "tout matériel injurieux, raciste, xénophobe, sexiste, religieux, politique ou illicite", ainsi que l’expression et la diffusion de messages du même type. Les tatouages tels que portent ces Ukrainiens, parfois sanctionnés dans les stades de football pour motif d’"exhibition de signes nazis", contreviennent à ce règlement. "Bien sûr que des symboles extrémistes comme la svastika sont officiellement interdits dans les Championnats d’Europe, rapelle Rafal Pankowski, ancien coordinateur du projet Respect et Diversité pour l’UEFA à l’Euro 2012 et membre de l’association de lutte contre le racisme Never Again.
Ces amis ukrainiens de Hollande auraient dû repérés et expulsés du stade.
Il n'est pas avéré que la police les a interpellés.
"Si l’UEFA réagit, l’Ukraine pourrait même être punie d’une sanction financière." Six spotters ukrainiens, ces policiers chargés d'assister leurs homologues français pour repérer les supporteurs fauteurs de trouble venus de leur pays, sont en effet présents en France durant l'Euro de foot.
Pour l’instant, l'UEFA n'a pas communiqué officiellement.
L'Euro 2016 en France est-il en train de devenir le championnat d'Europe des dérapages des supporteurs ?
Une intolérable banalisation s'installe jour après jour.
Des brèves échauffourées ont éclaté dans la tribune hongroise du stade Vélodrome à Marseille avant le coup d'envoi d'Islande-Hongrie. Deux groupes de fans hongrois, séparés par une simple rambarde, ont voulu se rejoindre, ce que les stadiers ont refusé. Un échange de coups s'en est suivi et l'intervention des CRS a été nécessaire pour ramener le calme. Puis, pour parachever le tout, le bref allumage d'un fumigène en tribune, alors qu'ils sont interdits dans les stades. Surtout, un groupe de supporteurs hongrois a été photographié (ci-dessus) faisant un salut nazi en tribunes.
Après les bagarres entre hooligans russes et anglais à Marseille. 20 Russes, dont l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine, font l'objet d'arrêtés de reconduite à la frontière pour "trouble à l'ordre public". Au total, 43 Russes avaient été interpellés mardi dans leur car à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), puis placés en garde à vue.
Trois ont été jugés et condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme après avoir été reconnus sur des images de vidéosurveillance, lors de violentes "chasses aux Anglais" lors du Russie-Angleterre sur le Vieux-Port. Le parquet a estimé que, parmi les 20 autres expulsés samedi, se trouvent des hooligans violents et extrêmement préparés.
Supporteurs ukrainiens arborant (au centre) des tatouages néonazis
lors de la rencontre contre l'Irlande du Nord.
L'allumage de fumigènes en tribune est également interdit dans les stades.
Lundi, l'UEFA doit juger la Croatie et la Turquie pour des jets de fumigènes par leurs supporteurs en plein match.
Le ministère de l'Intérieur français a-t-il imaginé un complot à l'occasion de l'Euro ?
Les autorités françaises jouent désormais la précaution
"Un gars sympathique, discret, travailleur".
Sans casier judiciaire. Que ce soit pour les voisins du petit village de Nant-le-Petit dans la Meuse, où il a son domicile, ou pour la justice française, le jeune homme était au-dessus de tout soupçon. Sauf que celui-ci a une identité: les autres sont anonymés. Avec un nom pareil, celui-là serait un mécréant, un "kafir" (kouffar, au pluriel).
En attendant que les inscriptions des auditions de ce Français arrêté à la frontière ukraino-polonaise, le 21 mai, parles services secrets ukrainiens(SBU) - dont la France est l'alliée contre Poutine - ,avec un arsenal de guerre dans son véhicule utilitaire soient accessibles, les autorités françaises invitent à la plus grande prudence.
Ainsi, la thèse selon laquelle le kafir fomentait une quinzaine d'attentats en France pendant l'Euro 2016, dont certains sur "une mosquée ou un centre des impôts", est pour l'heure totalement écartée par les enquêteurs français. Reste que quelque 125 kg d'explosifs, deux lance-roquettes, cinq kalachnikovs, 100 détonateurs, des milliers de munitions ont été retrouvés. La cargaison du Français peut aussi suggérer sinon un trafic, une livraison d'armes. Mais là encore, le profil atypique du jeune homme intrigue les enquêteurs.
Un jeune homme bien sous tout rapport
Hébergé dans une maison appartenant à son grand-père, "Grégoire" exerçait le métier d'inséminateur pour plusieurs exploitations agricoles du Bas-Rhin. Loin des clichés du grand banditisme, il ne menait pas la grande vie. Réservé, il entretenait de bonnes relations avec les 84 âmes [selon David Namias pour BFMTV] du petit village où il résidait. Yves, le père du jeune homme qui a grandi à Ménil-sur-Saulx, distant de 4 km, y exploite toujours une ferme.
D'après son entourage, son rêve aurait été de s'établir dans une ferme en Ukraine, pays où le Lorrain a effectué plusieurs voyages. Très tôt passionné par les animaux, ce "fou de vaches" est titulaire d'un "BTS 'productions animales' acquis au lycée Edgard Pisani de Chamarandes-Choignes". Et il a été "sélectionné en 2013, parmi les 'meilleurs bergers' de l'établissement dans le cadre d'un concours régional".
Militant d'extrême droite ou réplique aux violences "antifa" ?
Un Français âgé de 25 ans
Les enquêteurs n'auraient trouvé aucun élément déterminant, lors des perquisitions réalisées à son domicile: un t-shirt portant le sigle d'un groupuscule d'extrême droite. Mais comment est-il arrivé là ? "Il n'y a jamais eu une revendication, un mot quelque chose qui m'ai fait penser qu'il pouvait y avoir une idée extrême", témoigne un voisin.
De son côté, selon la presse gouvernementale, le journal Le Parisien avance -sans conditionnel- que Grégoire "est proche de la mouvance d'extrême droite ET radicale", et notamment, croit-elle savoir, du Renouveau français, un groupuscule nationaliste, catholique, contre-révolutionnaire et social", défenseur du droit du sang: "un veau qui naît dans une écurie ne sera jamais un cheval". Tourné vers la jeunesse, ce mouvement de "renaissance nationale" organise des camps d'été, cette année en Bourgogne, dans l'Yonne, du 24 au 28 août.
A la tête d'un DEA, un spécialiste auto-proclamé du djihadisme -avec l'onction du site Rue89 (créé par Pierre Haski et Arnaud Aubron - lequel est directeur de la publication de l'hebdomadaire Courrier international du groupe Le Monde -, mais propriété de L'Obs, propriété de Xavier Niel, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse) s'est emparé de l'affaire.
Au sujet de ce complotiste français, Romain Caillet, marié à une Franco-marocaine, il faut savoir qu'il est converti à l'islam depuis 1997 et qu'il a fricoté avec des salafistes et des Frères musulmans au cours des années 2000. Un expert digne de s'exprimer sur les chaînes d'information ? Après son éviction de BFMTV, il a reçu le soutien du journal socialiste Libération, qui estime que "BFMTV a réussi à torpiller une des rares compétences que la télévision offrait sur le sujet".
Le contraste est grand entre le profil du terroriste de grande envergure dépeint par les services ukrainiens et la réalité de la vie quotidienne de Grégoire. Mais, d'après les Ukrainiens, le Lorrain aurait noué des contacts, dès décembre 2015 avec des "groupes militaires clandestins": sans précisions. Du soutien humanitaire proposé par le jeune homme au départ, il en serait venu au trafic d'armes.
Pour valider une hypothèse ou l'autre, le parquet de Nancy, saisi de l'affaire, attend d'en savoir plus sur les circonstances de l'arrestation de ce modeste travailleur.
Tweet d'un chercheur et consultant sur les questions islamistes:
Inconnu, mais suspect, piégé par des services secrets alliés de la France
"Le SBU a réussi à empêcher quinze actes terroristes qui étaient planifiés en France à la veille et pendant le championnat d'Europe de football", a assuré à Kiev le chef du SBU Vassil Grytsak. L'arrestation a eu lieu le 21 mai, en Ukraine, alors que le jeune homme tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise dans le village de Iagodyn.
Grégoire M.,
un inconnu très photographié
Une machination franco-ukrainienne ?
Grégoire M., inconnu des services de police, rappelons-le, aurait fait part, selon le SBU, de son opposition à "la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation". D'où la saisie d'un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite par les services français lors d'une perquisition à son domicile de Nant-le-Petit. A-t-il été déposé-là pour les besoins de la cause ?"Au début, nous pensions qu'il s'agissait d'une organisation terroriste classique. Mais nous sommes tombés sur une organisation en France qui est mécontente du pouvoir et comptait organiser une série série d'attentats pendant l'Euro", a chargé le chef du SBU à Kiev.Selon M6, qui a révélé toute l'intox vendredi, "d’après des informations concordantes" qui se limitent à celles du SBU (d'où l'importance du "secret des sources" pour la presse et pour le pouvoir),Grégoire M. prévoyait de s'attaquer à des mosquées ou des synagogues. La différence ne paraît pas plus importante au chef du SBU qu'à M6.250.000 euros d’armes et d’explosifs.Ca ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval...
La victime idéale de manipulation politique
Grégoire M. était"" un voisin discret, poli. "Un bon jeune" selon un agriculteur chez qui il a travaillé cité par l'Est Républicain.
Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest à Brumath, l'entreprise dans laquelle l'homme interpellé en Ukraine travaille, l'a pour sa part décrit comme "un salarié irréprochable".
"Des images incroyables, dignes d'un film hollywoodien au scénario bien ficelé," admet Le Parisien. La bande-son est angoissante à souhait et le suspect semble reconstituer sous la contrainte des services secrets ukrainiens:
VOIR et ENTENDREégalement les non moins incroyables images des services secrets ukrainiens mises à disposition du Parisien:
Pour BFMTV, le jeune homme n'est plus "discret", mais "réservé":
"Pour l'instant, seuls les services secrets ukrainiens communiquent sur cette affaire, allant jusqu'à diffuser une vidéo présentée comme celle de l'interpellation," admet L'Express.
La France semble vouloir se dégager de ce complot et indique qu'une enquête a été ouverte et confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est). En effet, les enquêteurs français n'ont "rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste" et vont demander "des compléments d'informations" aux Ukrainiens, selon une source policière.
"Nous ne disposons pour le moment d'aucun élément permettant de confirmer la réalité de ces projets d'attentat", a elle aussi confié à L'Express une source proche du dossier, confirmant que le suspect n'est pas connu des services de police pour des faits de terrorisme. Le parquet antiterroriste de Paris n'a d'ailleurs pas été saisi pour l'instant.Selon BFMTV, la police et la justice française privilégient à ce stade la piste du trafic d'armes.
Le criminologue Alain Bauer, un proche de Manuel Valls, joint par l'Est Républicain, appelle pour sa part à la prudence. "Personne ne sait rien sur rien, si ce n'est ce que disent les services ukrainiens, dont la qualité et l'efficacité restent toujours des mystères", souligne-t-il. Il rappelle que "l'Ukraine reste un gros fournisseur d'armes depuis que la guerre se déroule là-bas, comme l'Albanie avant". La France est également marchand d'armes...
Le complice de Grégoire M.
est-il quant à lui libre ?
Le journal officieux du Parti socialiste, Le Monde, croit savoir que Grégoire M. n'en était pas à son premier voyage en Ukraine. Un trajet qu'il aurait effectué à plusieurs reprises avec une ou plusieurs personnes actuellement recherchées. Une autre zone d'ombre de l'affaire.
La somme des invraisemblances du scénario mis en scène par l'Ukraine fait penser à un montage politicien de nature à justifier l' "état d'urgence" prolongé et à crédibiliser le déploiement de forces de l'ordre pour l'Euro de foot, à point nommé, puisque le complot est révélé à moins d'une semaine de son lancement.
Si les stades et les fan zones sont matériellement prêts, les forces de l'ordre occupent massivement le terrain pour prévenir les risques. Le dispositif a même été modifié et renforcé ces derniers jours.
Hollande s'était tenu à l'écart du conflit: il n'a pu esquiver la confrontation obligée du Salon
Les agriculteurs attendaient donc le président de pied ferme
Hollande vient de se faire enc..orner par les agriculteurs
et a une petite mine pâlotte !
Arrivé de nuit, François Hollande a été hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée samedi au Salon de l’Agriculture.
Le calme imposé par un déploiement exceptionnel de forces de l'ordre n’a pas duré: une heure après le début de sa visite, des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant 'Démission', rapporte l’AFP.
"C’est l’état d’urgence pour l’élevage !", lance l’un d’eux. "Bon à rien", "on n’est pas des migrants", "connard", "fumier" et autres insultes ont fusé, tandis que le président progressait au milieu d’une haie d'officiels et un cordon de journalistes. Les éleveurs hostiles étaient tenus à distance, 60m, selon une éleveuse, sur Twitter.
Le président a réduit sa visite à moins de cinq heures.
"Il s’en fout complètement de nous", crie un autre agriculteur méprisé. "Ca fait un an qu’on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième.
Hollande ne se remet pas en cause et accuse tous les autres acteurs
Bien qu'inadaptées aux éleveurs en difficulté qui réclament des prix justes et non pas une assistance de l'Etat, le président socialiste - accompagné de son ministre intermittent de l’Agriculture, Stéphane Le Foll - a rappelé les mesures gouvernementales qui les conduisent au désespoir.
Le chef de l'Etat a fait porter la responsabilité de la crise agricole principalement sur les groupes de distribution, leur réclament de "faire un effort de solidarité", alors que les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours.
Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, constate Stéphane Le Foll, les bras ballants. Plus de 60.000 (sur 490.000) ont réclamé des mesures d'urgence, alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6.000 euros par semaine.
Hollande dévalue la fonction gouvernementale
Stéphane Le Foll, accablé par des sondages défavorables (73% des Français jugent qu’il a un bilan négatif, selon OpinionWay pour le Figaro, et 53% disent qu’il est "plutôt un mauvais ministre", selon Odoxa pour Le Parisien et France Info), comme Hollande et le premier ministre Manuel Valls a également négligé la situation de désespérance du monde agricole.
"On y va même si le coeur n’y est pas. C’est souvent la seule semaine de vacances des agriculteurs, mais ils sont à fleur de peau," confie Florent Dornier, secrétaire général de Jeunes agriculteurs (JA). "C’est peut-être un des salons les plus compliqués depuis 20 ou 30 ans". "Les politiques, il va falloir qu’ils fassent très attention à ce qu’ils nous disent. Il y a un risque de douche froide", avait-il prévenu.
Ni Hollande, ni donc sa presse ne mentionne les effets des sanctions européennes anti-russes
Le FMI craignait des "effets négatifs" pour l’économie mondiale; ils sont désastreux. L’Union européenne court derrière les USA et ses sanctions sectorielles contre la Russie ne concernent pas seulement l’accès aux marchés des capitaux, la Défense, des produits à double usage et l’exportation de technologies sensibles. Nos porte-hélicoptères Mistral sont-ils en cours de livraison ? Le méchant Poutine ne nous a pas coupé le gaz et le pétrole en plein hiver, mais les agriculteurs souffrent non seulement des prix bas imposés par la grande distribution, mais aussi du manque de débouchés de leur production.
Qu'avait la France à gagner aux sanctions contre Poutine ?
L'économie russe pourrait certes enregistrer des pertes (23 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB en 2015, et tripler jusqu’à 75 milliards d’euros, 4,8 % du PIB), mais la revue The Economist estime même, quant à elle, que l’ensemble des pertes subies par les sociétés russes suite aux sanctions pourrait se chiffrer à 744 milliards d’euros.
La Commission européenne hasarde - avant toute riposte russe attendue - 40 milliards d’euros pour 2014 et 50 milliards d’euros de pertes en 2015, causées par des embargos commerciaux adoptés par la Russie en riposte. "Les sanctions imposées par l’Occident à l’encontre de la Russie sont absurdes", estime Anthony Bamford, PDG du groupe britannique JCB, l’un des principaux fabricants internationaux de matériels de construction.
Les peuples aussi s'indignent des sanctions internationales.Sur Internet, nombreux sont les lecteurs norvégiens qui expriment leur mécontentement après que leur gouvernement a décidé de soutenir les sanctions de l’Union européenne. Selon eux, la Russie n’a rien fait dans la situation actuelle en Ukraine pour mériter d’être sanctionnée.
"Le business allemand ne se sent pas en sécurité suite aux sanctions économiques adoptées par l’UE à l’encontre de la Russie", a déclaré l’expert pour les pays de l’Europe de l’Est de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), Tobias Baumann.
"La situation en Ukraine et les sanctions américaines et européennes contre la Russie risquent d’avoir des effets négatifs pour l’économie des pays de l’UE et de la CEI, mais aussi pour l’économie mondiale", a déclaré, mardi 29 juillet 2014, le Fonds monétaire international (FMI). Mais Hollande y a souscrit en pensant apparaître, de la scène (inter)nationale à la lucarne des 20h00, en justicier incontournable.
Or, "les sanctions occidentales contre la Russie contribueront à rendre la Russie plus indépendante", avait en substance répliqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov,lundi 4 août 2014.
Le mardi 5 août 2014, leprésident russe Vladimir Poutine avait déjà ordonné au gouvernement d’élaborer des mesures de riposte aux sanctions européennes et américaines, tout juste introduites contre la Russie que l’Occident accuse d’être impliquée dans le conflit de Kiev contre l’Ukraine de l’Est russophone.
L'agriculture française frappée de plein fouet par les sanctions de Hollande contre Moscou
La France avait-elle les moyens de
perdre 6% du marché russe ?
Président russe sanctionné par Obama et l'U.E., Vladimir Poutine ordonna "d’interdire ou de limiter" l’importation de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des mesures coercitives contre Moscou. Cet embargo devait durer un an, mais le Kremlin prévint que la durée pourrait être modifiée si les Occidentaux se montraient plus souples à l’égard de la Russie. La propagande française souligna qu'en valeur absolue, ce s'étaient surtout la Pologne, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark qui paieraient le prix des sanctions.
En août 2015, plus de 500 tonnes de denrées en provenance d’Occident ont été détruites par les autorités russes, rien qu’entre le 7 et le 8 août: des tonnes de pêches et de nectarines broyées sous les roues de tracteurs, des centaines de meules de fromage déversées à la décharge, des milliers de carcasses de bœuf brûlées dans un incinérateur…
En France, le manque à gagner était alors estimé à 200 millions d’euros en août dernier.
Les exportations de la France, neuvième partenaire commercial de la Russie,ont alors reculé de 23 %. Le blocus de nos produits agricoles touche significativement certains produits français comme le porc, les produits laitiers, mais aussi les fruits et légumes.
Et l’embargo russe a aussi limité notre capacité à exporter dans les autres pays européens, en conséquence de la création d'un surplus d’offre et de l'exacerbation de la concurrence intracommunautaire qui contribue encore à la baisse des prix.
"Pour le porc, on estime que l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français [en 2015].Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés", expliquait Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP).
"Le report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30%", souligne ainsi Gérard Calbrix, de l’Association française de la transformation laitière (Atla).
Ainsi était posée à la filière agricole française la question de savoir comment, dans un marché mondial où le cours des matières premières ne cesse de fluctuer, retrouver sur le marché intérieur des prix d’achat stables et suffisamment élevés pour garantir l’avenir des producteurs dans la durée. En deux ans depuis le début de la crise ukrainienne, qu'a fait Le Foll, ministre depuis quatre ans,pour réagir. Le 7 août 2015, L'Expansion (L'Express) titrait: "Sanctions contre la Russie: même pas mal"...
Aujourd'hui, le gouvernement s'en prend à l'Union européenne
Le terrorisme est également coupable, mais Hollande n'est responsable de rien
Par ailleurs le contexte sécuritaire et l’état d’urgence ont réduit les festivités du Salon International de l'Agriculture 2016 nous chante la presse engagée. Et de souligner qu'outre les contrôles renforcés aux entrées, les nocturnes et la soirée des professionnels, le jeudi, ont été annulés. Un avant-goût du bilan final du SIA ?
La presse détourne l'attention en s'attachant à l'anecdotique. En ces circonstances de tensions et de désespoir qui ébranlent le pouvoir socialiste, elle n'hésite pas à polémiquer sur le compte-à-rebours électoral de 2017 et le défilé des candidats — surtout de l’opposition (sic) — , plus que jamais au rendez-vous, assure cette presse. Fillon a d'ailleurs eu l'occasion de moucher la petite journaliste de BFM qui ironisait sur la venue de cet habitué, notamment du fait de ses responsabilités à Matignon, pendant cinq années consécutives...
Parmi les près de 700.000 visiteurs attendus jusqu’au 6 mars, le premier ministre n'a pas été déçu du voyage.(RE)VOIR et (RE)ENTENDREle matamore Valls se faire tancer sur son "petit zizi":
Pas de chance, BFM TV a coupé le "ptit zizi," par inadvertance ?Coucou, le revoilou !
Outre "p'tit zizi" Valls lundi matin, les taureaux de compétition et bêtes à concours ont ainsi vu passer Marine Le Pen (mardi), fort bien accueillie, Nicolas Sarkozy et François Fillon (mercredi), toujours très appréciés. Alain Juppé viendra ce jeudi et Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Agriculture a prévu un triplé minuté — lundi, mardi, mercredi.
A tous, la FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. "Ceux qui n’auront pas répondu feront mieux de ne pas s’arrêter à notre stand," prévient Xavier Beulin. "Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd’hui on est sur autre chose" avertit-il carrément.
Le secteur industriel aussi est impacté par la politique étrangère de Fabius
L'ex-sinistre des Affaires étrangères a envoyé Hollande voir du pays jusqu'en Inde, mais "c'est vers l'industrie aéronautique russe que se tourne l'Inde après avoir renoncé à son méga-contrat d'achat de 126 Rafale français", remarque Jean-Joseph Boillot: "l'Inde soutient la Russie contre l'occident dans le conflit actuel". Le 31 mai 2015, le ministre indien de la Défense a annoncé que son pays n'achètera pas plus de 36 avions Rafale sur les 126 envisagés...
Le déficit du Commerce extérieur français s'est creusé
Le déficit commercial français s'est creusé d'un peu plus de 500 millions d'euros en juillet 2015 par rapport au mois précédent. Il atteint 3,3 milliards d'euros. Cette détérioration s'explique (!)... principalement par une baisse des exportations (-1,7% sur un mois), après des ventes de matériel de transport qui sont retombées "lourdement" par rapport à juin, explique les Douanes. De plus, "les importations fléchissent légèrement : la baisse de la facture pétrolière et un repli pour l’aéronautique l’emportent sur la fermeté des achats des autres branches industrielles, automobile en particulier." Matthias Fekl a donc la lourde tâche de relancer notre commerce extérieur, mais il a une préférence pour l'enfumage politique. En août 2015, il assurait: "Nous avons le meilleur chiffre du commerce extérieur depuis 2009." Pour cette lumière, malgré un déficit de 500 millions d'euros sur un mois, il n'y a toujours pas péril en la demeure ?...
La livraison d'électricité ukrainienne à la région de Crimée est totalement interrompue après la destruction de pylônes en Ukraine.
Les autorités de la république de Crimée ont décrété l'état d'urgence dans la péninsule dans la nuit de samedi à dimanche, suite à la coupure totale de l'électricité venant d'Ukraine. Le ministère russe des Situations d'urgence a précisé que deux lignes à haute tension sont affectées et que 1,9 million d’habitants sont privés d’électricité. Depuis le référendum d'autodétermination de la Crimée en 2014, l'Ukraine multiplie les mesures asphyxiant la sécessionniste: coupures d'électricité, suppressions de trajets en train et en car, etc... avec le soutien de pays européens.
Des attaques contre une ligne à haute tension, dans l'oblast de Kherson, sur le continent en direction de la Crimée, avaient déjà été recensées vendredi, conduisant à la fermeture de deux des quatre lignes approvisionnant la Crimée, rapporte l'agence Belga (à la différence de l'AFP et de ses petits copistes des organes de presse français). Deux nouveaux mâts ont été endommagés samedi par des auteurs inconnus, rapporte l'agence Tass. Depuis 00h20 dimanche (heure locale), toutes les parties habitées de la péninsule sont plongées dans la pénombre.
Un sabotage aux explosifs ?
"Les générateurs de la république de Crimée ont été mis en marche. A 01h20, les villes de Simféropol, Yalta et Saki sont partiellement connectées", a précisé le ministère.
Selon les media russes, deux pylônes ont été détruits par des nationalistes ukrainiens dans la région de Kherson, en Ukraine, au nord de la Crimée annexée par Moscou en mars 2014. De leur côté, les media ukrainiens rapportent que le secteur où se trouvent les pylônes a été le théâtre d'échauffourées entre la police paramilitaire et des militants du mouvement nationaliste d'extrême droite Pravy sektor (Secteur droit).
La compagnie énergétique d'Etat ukrainienne, Ukrenergo, a également publié des photos d'un pylône électrique abattu et d'un autre endommagé. Selon elle, la nature des dégâts évoque un sabotage avec un possible "usage d'engins explosifs".
La Crimée fait partie de l'empire russe depuis la fin de du XVIIIe siècle et de l'Union des républiques socialistes soviétiques depuis 1922
La péninsule de Crimée, auparavant république autonome et russophone de l'Ukraine, a été rattachée à la Fédération de Russie, après un référendum réclamé par les habitants de Crimée à la suite du renversement à Kiev du président Ianoukovitch par des rebelles pro-occidentaux. En 1954, la Crimée avait été cédée à la République socialiste soviétique d'Ukraine par un décret soviétique: Nikita Khrouchtchev avait voulu "sceller l’union indéfectible des peuples frères". Après la chute du régime soviétique d'URSS en 1991, la Crimée avait obtenu le statut de République autonome de Crimée au sein de l'Ukraine indépendante.En 2014,la population -russophone- a obtenu sa réintégration à la Russie en tant que sujet fédéral.