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vendredi 25 janvier 2019

Le phénomène Gilets jaunes a gagné l'U.E. : le mouvement est-il aussi anti-européen ?

En se posant en champion de l'Europe, Macron aggrave-t-il son cas ?

Le hasard des circonstances en ont fait le "maître du chaos"


Emmanuel Macron se voit décerner le titre de "champion du monde de foot", sans rien faire, arrivant simplement au moment de la remise de la coupe. Il accepte aussi d'être sacré "champion de la Terre" à New York (Hollande savait au moins pourquoi il lui avait été décerné, dans la foulée de la COP21 en 2015), à l'automne 2018 (titre partagé avec Narenda Modi, le premier ministre indien), quatre mois seulement après son arrivée à l'Elysée (et bien qu'il n'ait pas réussi à faire venir un représentant de l'administration Trump au One Planet Summit, ce sommet dédié à la finance verte, le 12 décembre 2017, à Paris), par effraction, pour contrer Marine Le Pen, en mai 2017, et alors que la consommation générale d'énergie est en hausse de 4,2%  sur l'année 2017 par rapport aux objectifs fixés et que la consommation des énergies renouvelables est, elle, en-dessous des prévisions. Comprenne qui peut cette conjonction de distinctions honorifiques... Un peu comme la remontée de la popularité du tandem exécutif, selon des entreprises de sondages, en dépit de plus de deux mois de crise sociale, dont on ne voit pas l'issue, et deux shows télévisés 
filtrés par des préfets et encadrés par des maires ruraux sélectionnés   - , qui ne trouvent pas le seul public qui vaille, celui des contestataires.
Alors que Macron cherche toujours auprès d'élus locaux des solutions pour apaiser la colère des Gilets jaunes français à l'origine du phénomène, 
le mouvement de contestation gagne peu à peu d'autres pays européens. 

Les actions de "Gilets jaunes" en Europe
En décembre 2018
La contestation prend toutefois des formes différentes.
La Belgique est le premier pays étranger à avoir repris le mouvement des "gilets jaunes", avec une violence similaire à celle constatée sur les Champs-Elysées les 1er et 8 décembre à Paris. Des centaines de manifestants ont convergé devant les institutions européennes de Bruxelles, pour réclamer la fin du "carnage social". Résultat, deux véhicules de police incendiés et une soixantaine d'interpellations vendredi dernier.
Dès le 30 novembre, près de 300 gilets jaunes s'étaient rassemblés à Bruxelles pour protester contre les hausses du prix du carburant et des taxes. France24 rapporta : "en Belgique, les actions ont commencé dès vendredi [16 novembre], une tradition dans le pays. Plusieurs dizaines de manifestants ont bloqué les raffineries de Feluy (Charleroi), Wierde (Namur) et de Wandre (Liège). L’objectif serait "de mettre à sec le pays" en matière de carburants selon les appels lancés en ligne, afin de faire réagir rapidement les dirigeants politiques".
Certains manifestants ont aussi demandé le départ du premier ministre, Charles Michel. La manifestation qui avait commencé calmement a dégénéré en "jets de pavé contre canon à eau", rapporta l’AFP. Charles Michel a remis sa démission en décembre 2018, mais le souverain l'a chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'aux élections de 2019.


Libération avait cru pouvoir établir une distinction. "Les revendications belges plutôt proches du mouvement français diffèrent toutefois sur un point : la représentativité et le débouché politique. Alors que parmi les propositions des gilets jaunes français on retrouve notamment celle de la création d’une assemblée citoyenne, les gilets belges (au moins une partie) veulent se lancer en politique, et créer un parti politique pour les prochaines élections fédérales. L’annonce avait été faite par Claude Gilles, un des porte-parole du mouvement et ancien membre d’un micro-parti classé à l’extrême droite." En France, une première liste 'Gilets jaunes' s'est déclarée et la différence établie par Libération ne résiste pas à l'épreuve du temps et elle est proche de Macron, pour retirer des voix à ses concurrents aux Européennes, en passant pour contestataire.

Résultat de recherche d'images pour "a revetu gilet jaune"
Libération a également convoqué la Serbie en appui de sa démonstration. "En Serbie, un leader d’un mouvement de droite nationaliste, Boško Obradović, est intervenu au parlement avec un gilet jaune pour demander une baisse du prix des carburants… menaçant de manifestations comme en France." Quiconque revêt un gilet jaune serait d'extrême droite, selon Libération, dans sa tentative primaire de diabolisation du mouvement : ainsi, le député Jean Lassalle, ci-dessus ?


Aux Pays-Bas, la contestation se fait dans une ambiance plus apaisée.
 Samedi dernier, 120 Gilets jaunes se sont retrouvés devant le parlement à la Haye. Certains ont également bloqué une autoroute, alertant sur leurs difficultés financières. Des rassemblements néerlandais contre la vie chère et la politique de leur gouvernement se sont tenus à Amsterdam, Rotterdam ou La Haye.
Un sondage posté sur un groupe Facebook Gilets Jaunes auquel ont participé plus de 600 internautes, indique toutefois que, outre une meilleure prise en charge des frais de santé ou la démission du Premier ministre Mark Rutte, l’immigration et le "pacte de Marrakech" (un texte émanant de l’ONU et organisant les migrations internationales qui devait être signé le 10 décembre par les chefs d’Etat, et auquel l’extrême droite s’oppose fermement ) occupent deux des trois premières places. 
Libération n'envisage pas que les Gilets jaunes mettent l'Union européenne en question du fait des accords de Schengen, un traité sur la suppression des contrôles aux frontières européennes, signé en 1985.

En Allemagne, c'est l'extrême droite qui s'est emparée du mouvement. Trois organisations ont appelé leurs soutiens à manifester devant la porte de Brandebourg à Berlin. Ils protestaient contre le Pacte des Nations Unies, souhaitant "des migrations sûres, ordonnées et régulières". Un combat éloigné de celui des Gilets jaunes français qui a pris ses racines dans les taxes, notamment la hausse des prix des carburants.
Des Gilets jaunes à Bruxelles, le 8 décembre dernier.

Si la chancelière Angela Merkel avait apporté son soutien à Emmanuel Macron au début de la crise en France, elle a changé de ton avec l'apparition de "Gelbe Westen", des Gilets jaunes. Au début décembre, une manifestation anti-Merkel s’était même tenue à Berlin, à l’appel notamment du mouvement anti-islam Pegida, réunissant moins d’un millier de personnes.

En Hongrie, le jaune fleurit dans les manifestations anti-Orban
Dans ce pays dirigé par le conservateur Viktor Orban, l’actualité sociale est surtout marquée par un mouvement de protestation contre une loi assouplissant le droit du travail et en particulier les heures supplémentaires. Des manifestations sont organisées quotidiennement, celle du 16 décembre ayant rassemblé jusqu'à 15.000 participants. Or, dans ce mouvement, certains manifestants ont enfilé gilets jaunes en écho aux protestations françaises.

En Pologne, les agriculteurs enfilent le gilet
On a pu compter quelque 300 agriculteurs polonais revêtus d'un gilet jaune pour bloquer pendant plusieurs heures une autoroute en direction de Varsovie. La référence au mouvement français était assumée, afin de se faire davantage entendre. Mais l’action s’est terminée dans le calme, après des discussions avec la police et rencontre avec le ministre de l’Agriculture.
Ces manifestants réclamaient une aide aux éleveurs touchés par la peste porcine africaine (PPA). Ils ont lancé un ultimatum au gouvernement, qui avait jusqu’à la mi-janvier pour satisfaire leur demande. 

Et aussi…
  • Au Portugal, des appels à manifester ont été lancés sur Facebook pour mettre le pays "à l’arrêt" en s’inspirant du mouvement français. En décembre, les autorités se préparaient à cette première journée de mobilisation, tout en rappelant l’obligation de déclarer à l’avance toute mobilisation.
  • Au Royaume-Uni, où l’accord sur le Brexit avec l’UE divise, quelques partisans d’une sortie de l’Europe ont sorti pour la deuxième fois le gilet jaune à Londres, perturbant notamment le trafic routier. Libération tient absolument à ce que l'apparition des gilets jaunes en Angleterre soit aussi fortement liée aux groupes d’extrême droite, tout en admettant que le contexte particulier du Brexit puisse avoir un rôle, mais sans indiquer que les pro-Brexit se répartissent également entre Conservateurs et Travaillistes, sachant que la tête de ces derniers, Jeremy Corbyn, chef de l'opposition officielle, marqué à la gauche du parti, et fortement contesté (il fut mis en minorité) est un partisan ambigu de l'UE. Mediapart observa ainsi qu'il se montra "extrêmement réticent à se lancer dans la campagne référendaire"."










  • Même tableau en Irlande, où une centaine de personnes s’était réunie dans le centre-ville de Dublin.




  • En Bulgarie, des blocages d’axes routiers étaient intervenus dès le mois de novembre pour protester contre la flambée du prix des carburants.
  • En Italie, des revendications anti-europe retiennent l'attention de Libération. La mobilisation des gilets jaunes s’est lancée sur les réseaux sociaux en Italie, avec la création le 19 novembre d’une page Facebook, 'likée" plus de 6.000 fois. Parmi les revendications, on retrouve pêle-mêle la baisse du prix du carburant et de certaines taxes, mais aussi des revendications europhobes, clairement hostiles à la directive Bolkestein conférant  l'application du droit du travail au pays d'origine du travailleur et non plus au pays dans lequel s'effectue le travail, le droit), ce que Libération évite de préciser.




  • Dans le reste du monde, des Gilets jaunes ont manifesté vendredi dernier en Israël, contre l'augmentation du coût de la vie, sept ans après un large mouvement de contestation sociale contre la vie chère.
    D’autres tenues fluorescentes ont été aperçues dans des manifestations au Liban, en Afrique du Sud, en Russie et même en Irak, à Bassora, deuxième ville du pays.

  • Macron est vraiment le champion de la planète...


    Quel est le rôle exact d'Ingrid Levavasseur ?
    Cette aide-soignante de 31 ans  a été aussitôt étiquetée "Gilet jaune modérée ". Bizarrement, cette contestataire consensuelle est originaire de l'Eure, tout comme Sébastien Lecornu, son ex-député, avant d'être ministre des Collectivités territoriales et co-"animateur" du "grand débat national" organisé pour circonvenir le mouvement des Gilets jaunes, et département d'accueil de ce Barnum itinérant de Macron pour sa première représentation à Grand Bourgtheroulde, dont le maire (2016-2017) fut Bruno Questel, avant d'être député LREM.
    Cette tête de caravane macronienne est première de cordée sur la liste du "ralliement d'initiative citoyenne", l'autre RIC: pour les Européennes (et les municipales qui suivront) ? Inféodée à LREM, sert-elle à renouer le lien entre le mouvement des gilets jaunes et l'UE ?

    jeudi 23 juin 2016

    Euro 2016: Hollande (et Fabius) continuent-ils de soutenir l'Ukraine, Kiev et ses néo-nazis ?

    Des tatouages nazis de supporteurs ukrainiens filmés dans les tribunes à Lyon 

    Torses nus arborant des tatouages de croix gammées,
    Des supporteurs ukrainiens dans les tribunes du Parc OL,
    lors du match contre l'Irlande du Nord.



    des supporteurs ukrainiens ont été filmés par la télévision jeudi au cours du match contre l'Irlande du Nord. L'UEFA n'avait pas encore réagi. 
    Jeudi, lors de l’interruption du match entre l’Ukraine et l’Irlande du Nord à Lyon, cette image diffusée par les chaînes de télévision a été repérée par des internautes. Au moins deux d’entre eux arborent sur le haut du corps des tatouages de svastikas, sortes de croix gammées, considérées comme un symbole nazi dans les pays d’Europe de l’Est.  

    Le règlement édicté par l’UEFA pour les stades de l’Euro précise qu’est interdit "tout matériel injurieux, raciste, xénophobe, sexiste, religieux, politique ou illicite", ainsi que l’expression et la diffusion de messages du même type. Les tatouages tels que portent ces Ukrainiens, parfois sanctionnés dans les stades de football pour motif d’"exhibition de signes nazis", contreviennent à ce règlement. "Bien sûr que des symboles extrémistes comme la svastika sont officiellement interdits dans les Championnats d’Europe, rapelle Rafal Pankowski, ancien coordinateur du projet Respect et Diversité pour l’UEFA à l’Euro 2012 et membre de l’association de lutte contre le racisme Never Again.

    Ces amis ukrainiens de Hollande auraient dû repérés et expulsés du stade.
    Il n'est pas avéré que la police les a interpellés.
    "Si l’UEFA réagit, l’Ukraine pourrait même être punie d’une sanction financière." Six spotters ukrainiens, ces policiers chargés d'assister leurs homologues français pour repérer les supporteurs fauteurs de trouble venus de leur pays, sont en effet présents en France durant l'Euro de foot. 
    Pour l’instant, l'UEFA n'a pas communiqué officiellement.

    L'Euro 2016 en France est-il en train de devenir le championnat d'Europe des dérapages des supporteurs ?

    Une intolérable banalisation s'installe jour après jour.
    Des brèves échauffourées ont éclaté dans la tribune hongroise du stade Vélodrome à Marseille avant le coup d'envoi d'Islande-Hongrie. Deux groupes de fans hongrois, séparés par une simple rambarde, ont voulu se rejoindre, ce que les stadiers ont refusé. Un échange de coups s'en est suivi et l'intervention des CRS a été nécessaire pour ramener le calme. Puis, pour parachever le tout, le bref allumage d'un fumigène en tribune, alors qu'ils sont interdits dans les stades. Surtout, un groupe de supporteurs hongrois a été photographié (ci-dessus) faisant un salut nazi en tribunes.

    Après les bagarres entre hooligans russes et anglais à Marseille. 20 Russes, dont l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine, font l'objet d'arrêtés de reconduite à la frontière pour "trouble à l'ordre public". Au total, 43 Russes avaient été interpellés mardi dans leur car à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), puis placés en garde à vue.
    Trois ont été jugés et condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme après avoir été reconnus sur des images de vidéosurveillance, lors de violentes "chasses aux Anglais" lors du Russie-Angleterre sur le Vieux-Port. Le parquet a estimé que, parmi les 20 autres expulsés samedi, se trouvent des hooligans violents et extrêmement préparés.

    Supporteurs ukrainiens  arborant (au centre) des tatouages néonazis 
    lors de la rencontre contre l'Irlande du Nord.





    L'allumage de fumigènes en tribune est également interdit dans les stades.
    Lundi, l'UEFA doit juger la Croatie et la Turquie pour des jets de fumigènes par leurs supporteurs en plein match.

    mercredi 16 septembre 2015

    Réfugiés: un milliardaire égyptien achète deux "îles d’accueil" en Grèce

    Pas de ghetto en terre musulmane 

    Le milliardaire égyptien veut acheter des îles en Grèce, pour la bonne cause...
    L'Allemagne n'est plus au top des petits coins de paradis:
    cette île grecque, futur Eden pour migrants en recherche de bien-être  
    Naguib Sawiris a annoncé être en négociations. L’une d’elle pourrait porter le nom d’Aylan, l’enfant de migrants syriens retrouvé échoué sur une plage turque.
    Naguib Sawiris, un milliardaire égyptien avait proposé mardi 1er septembre 2015 : "La Grèce ou l'Italie, vendez-moi une île: je déclarerai son indépendance, accueillerai les migrants, et leur fournirai des emplois grâce à la construction de leur nouveau pays". Une main d'oeuvre bon marché pour la valorisation collective d'un bien privé.

    Ce sont en fait deux îles dont l’homme d’affaire est en train de négocier l’achat. 
    Le richissime Egyptien, proche du président au pouvoir Al Sissi a identifié deux îles en Grèce. Il précise : "Je suis actuellement en contact avec leurs propriétaires. Nous sommes prêts à négocier à condition que le gouvernement grec donne son accord pour accueillir le plus grand nombre de réfugiés possible. " Monsieur Sawiris ajoute sur Twitter : "Nous attendons le feu vert de la Grèce pour lancer les démarches administratives en vue de l’arrivée des réfugiés." Il a également affirmé qu’il se réunirait avec des représentants du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour discuter des moyens de coopération possible.

    Une contrepartie au paternalisme

    Le budget du bienfaiteur s'élève à "entre 10 et 100 millions de dollars". Mais la philanthropie du propriétaire des télécoms Orascom a des limites. En contrepartie, les réfugiés devront travailler pour construire eux-mêmes ce dont ils auront besoin, sans droit d'accession à la propriété. "Il y aurait des abris temporaires pour les loger, dit-il, ensuite ils seront employés pour construire des logements, des écoles, universités, des hôpitaux". "Et si la situation s’améliore, celui qui veut rentrer (chez lui) peut le faire", a-t-il expliqué.

    Un nombre incalculable de réfugiés : 500.000 ?

    La solidarité européenne peine à se mettre en place. Les pays les plus exposés n'ont  en effet que de faibles possibilités d'accueil et un simple transit, lorsqu'il est massif comme c'est le cas depuis août notamment. Un pays comme la Hongrie est injustement stigmatisé pour sa résistance au déferlement de migrants du Proche-Orient, alors que sa population autochtone ne dépasse pas 10 millions et qu'ont été saturées les capacités d'accueil de l'Allemagne, pourtant six fois plus peuplée et bénévole. Angela Merckel a dû rétablir les contrôles à ses frontières. Mardi 15 septembre 2015, une loi est entrée en vigueur pénalisant toute traversée illégale de la frontière hongroise avec la Serbie. 
    La Hongrie a également annoncé son intention d’étendre la clôture à sa frontière avec la Roumanie.

    Depuis le 1er janvier 2015, le nombre record de 500.000 hommes, femmes et enfants a été dénombré aux portes de l’Union Européenne, contre seulement 280.000 dans l’année 2014.

    Ce qu'omettent, ou non, les organes de presse

    Les milliardaires ont la cote...
    Le propriétaire de la chaîne scandinave Nordic Choice, le norvégien Petter Stordalen, a offert mardi 5.000 nuitées dans les hôtels de son groupe aux réfugiés qui ne trouveraient pas de place dans les structures d’accueil traditionnelles. Le drame des migrants syriens arrivés par dizaines de milliers en Europe "concerne absolument tout le monde", a-t-il expliqué à l’agence norvégienne NTB, précisant qu’il offrira également le couvert aux personnes hébergées dans ses établissements.

    L’Agence des migrations norvégienne (UDI) a toutefois fait savoir qu’elle étudiera - indépendamment du coup de pub - l’initiative personnelle de l’homme d’affaires
    qui engage la collectivité nationale. La Norvège a accueilli au cours du mois d’août 2.313 demandeurs d’asile, en majorité syriens, érythréens et afghans, le chiffre le plus élevé en un mois depuis les années 1990. Selon UDI, ils pourraient être 16.000 à la fin de l’année, contre 11.480 en 2014.
    Mais le saviez-vous?
    Ce milliardaire égyptien est la 60e personne la plus riche au monde et l'homme le plus riche en Afrique, d'après le classement 2008 du magazine Forbes.
    C'est aussi un chrétien copte, ce que ne précisent pas les agences de presse de la désinformation.
    Les coptes sont les descendants des anciens Égyptiens. Ils se sont convertis au christianisme au premier siècle. Quand les musulmans ont conquis l’Afrique du Nord, à partir du VIIe siècle, ils ont imposé en Égypte la langue arabe et la religion islamique. Cependant, une minorité d’Égyptiens est restée chrétienne, préservant aussi la langue copte, dérivée de la langue égyptienne ancienne.21 otages ont été assassinés. La plupart avaient émigré d’un village pauvre d’Égypte pour s'établir en Lybie voisine, dans la ville côtière de Syrte, à environ 500 kilomètres de Tripoli.Ils ont été enlevés par des milices de l'État islamique à Syrte, entre décembre 2014 et janvier 2015. Le 12 Février, l’État islamique a publié des photos des 21 otages pour promouvoir leurs activités terroristes à l’Occident et recruter des terroristes. Le 15 février, les islamistes ont publié sur les forums djihadistes une vidéo intitulée 'Un message signé avec le sang de la nation à la Croix', en référence aux chrétiens. Les images de la vidéo montrent les tueurs vêtus de noir et les otages portant une combinaison de couleur orange identique à celle d’autres otages décapités auparavant. Les mains liées derrière le dos, les chrétiens coptes sont conduits les sun derrière les autres sur la côte libyenne et forcés de s’agenouiller sur la plage. Avant d’être décapités.

    lundi 14 septembre 2015

    Rétropédalage: l'Allemagne rétablit les contrôles de migrants à ses frontières

    Submergée de migrants, l'Allemagne prend peur

    "Inaction" de l'UE face à l'afflux continu de dizaines de milliers de migrants 


    Sémantique : de clandestins (illégaux), 
    on a fait des "migrants" sympas, 
    puis des "réfugiés" politiques accueillis à bras ouverts;
    et, à l'expérience, retour au statut de "réfugiés économiques"...
    C'est le prétexte invoqué par l'Allemagne pour justifier lundi sa décision de suspendre provisoirement suspendre la libre-circulation en Europe et aussi pour faire pression sur les états-membres à la veille d'une réunion à Bruxelles consacrée à la répartition des migrants.

    Le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a estimé lundi sur le site internet du Parti-social démocrate allemand, dont il est président, que l'Allemagne pourrait avoir à accueillir jusqu'à un million de réfugiés en 2015, largement au-delà des 800.000 migrants jusqu'alors envisagés par Berlin.

    Sans concertation, les contrôles ont repris aux frontières allemandes 

    Dès l'aube à Freilassing, bourgade bavaroise à la frontière autrichienne, des bouchons monstres se sont formés en raison de la réintroduction dimanche soir des contrôles frontaliers. L'objectif de Berlin est de tenter de juguler l'arrivée en masse de migrants en Allemagne, destination finale de nombre d'entre eux, notamment des Syriens, qu'ils fuient la guerre ou cherchent des conditions de vie meilleures.

    Les haies d'honneurs ont cessé à Munich. 
    La ville avait fait fait la Une des media en accueillant les clandestins à bras ouverts. Moins de deux semaines plus tard, proche de la saturation, la ville SPD, Verts et LGBT se replie face au déferlement de 63.000 réfugiés qui ont traversé les Balkans et l'Europe centrale. Au cours de la seule journée de samedi, quelque 13.000 demandeurs d'asile ont été comptabilisés, autant que le précédent record du 6 septembre.

    "L'inaction européenne dans la crise des réfugiés a aussi conduit entre-temps l'Allemagne aux limites de ses capacités", a expliqué le vice-chancelier Sigmar Gabriel, l'adjoint social-démocrate d'Angela Merkel, au quotidien allemand Tagesspiegel de lundi. Le problème "n'est pas en premier lieu le nombre de réfugiés mais la rapidité avec laquelle ils arrivent", tempère-t-il.

    La compagnie allemande du rail Deutsche Bahn a néanmoins indiqué avoir repris lundi à 05h00 GMT (07H00 locale) ses liaisons avec l'Autriche, suspendues la veille, excepté sur le tronçon Munich-Salzbourg, qui passe par Freilassing, en raison de présence de personnes non-identifiées sur la voie.

    Un temps intéressée par l'afflux de la main d'oeuvre dont elle manque, l'Allemagne s'était jusqu'à présent fait l'avocat des migrants fuyant les conflits, estimant à 800.000 le nombre de demandeurs d'asile attendus cette année et faisant pression sur ses partenaires européens pour qu'ils accueillent aussi des réfugiés.

    Berlin milite pour un retour à une stricte application des règles européennes 

    Les règles européennes prévoient que les demandes d'asile doivent être déposées dans le premier pays d'entrée de l'UE, une norme suspendue par l'Allemagne en faveur des Syriens. A la différence de la France et du Royaume-Uni, l'Allemagne n'a jamais exercé de mandat sur la Syrie et n'a donc aucun lien historique avec sa population. 

    Dans sa décision de contrôler ses frontières, l'Allemagne a  entraîné des pays amis, au premier rang desquels les pays de l'Est qui rejettent depuis des semaines l'idée allemande de quotas de répartition des réfugiés entre les 28 membres de l'UE.

    Partisan d'une politique très stricte face à l'afflux de migrants, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a salué la décision "nécessaire" de Berlin. Prague a annoncé le renforcement des contrôles à sa frontière avec l'Autriche, tout comme la police hongroise.

    Hollande en a profité pour s'aligner sur Merckel.  "C'est faute de leur respect [des règles européennes] que l'Allemagne a décidé d'établir temporairement des contrôles à ses frontières", a accusé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    La Commission européenne a jugé que cette annonce "souligne l'urgence" de parvenir à un plan européen de répartition.

    Un compromis semble difficile à trouver
    La réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE à Bruxelles lundi risque de ne pas déboucher sur des mesures concrètes et consensuelles. Nombre de pays repoussent l'idée même de quotas obligatoires d'accueil, du fait de leurs capacités économiques et de leur petite population.

    L'Autriche se classe au 13e rang mondial pour son PIB par habitant (8.600.000 habitants) et la Hongrie au 57e rang pour environ 10 millions d'habitants, alors que la France arrive au 20e pour 66.320.000 habitants et l'Allemagne en 18e position pour 81.000 000 habitants.
    Alimentée par la guerre de religion en terres d'islam, le "printemps arabe" et la misère au Moyen-Orient et en Afrique, la crise migratoire n'enregistre aucun signe de ralentissement. Au contraire, 5.809 migrants sont entrés en Hongrie dimanche, un nombre record avant la date fatidique du 15 septembre à partir de laquelle Budapest veut rendre hermétique sa frontière avec la Serbie (et du même coup de la Macédoine - deux états tampons extérieurs à l'UE mais demandeurs d'adhésion - sur la route menant de Turquie en Allemagne, via la Bulgarie, laquelle est membre de l'UE depuis 2007.

    La presse joue de l'émotion suscitée par les drames 

    Suite à la suspension de facto des accords de Schengen sur la libre-circulation à la frontière germano-autrichienne, l'Allemagne a déployé  plusieurs centaines de policiers dès dimanche soir pour contrôler systématiquement voitures et passants. 
    Dans la nuit, la police a ainsi arrêté au moins un passeur, transportant huit Syriens dans sa camionnette. Toujours dimanche, 34 personnes, dont quatre bébés et 11 enfants, sont morts noyés en Méditerranée, dans le naufrage de leur embarcation au large de l'île grecque de Farmakonis, à 15 kilomètres des côtes turques.

    La Grande-Bretagne a quant à elle annoncé lundi la nomination d'un sous-secrétaire d'État aux réfugiés, au moment où le Premier ministre David Cameron visitait un camp de réfugiés au Liban. Londres avait promis d'accueillir 20.000 Syriens en cinq ans.

    Le Brésil et le Vénézuela ouvrent leurs frontières aux Syriens



    Le Brésil accueille à "bras ouverts" les réfugiés syriens, selon la présidente Dilma Rousseff, lundi, alors que ils constituent le plus grand groupe de réfugiés  actuellement présents dans le pays. Les religions non chrétiennes sont pratiquées par 3,2 % de la population: Rousseff entend y remédier !

    Quant au Venezuela, il se dit prêt à en accueillir 20.000 Syriens. Or, les immigrés colombiens sont devenus les bouc-émissaires de la crise économique au Vénézuela, Caracas a décidé fin août dernier de fermer sa frontière avec la Colombie... Aussi inconcevable que cela puisse paraître de la part du successeur d'Hugo Chavez, Nicolás Maduro - tout marxiste-léniniste puis  révolutionnaire bolivarien du "Parti socialiste unifié du Vénézuela" qu'il soit - pratiquerait-il les contrôles au faciès ?


    lundi 7 septembre 2015

    Accueil de migrants Syriens: intox sur la poussée du bénévolat en France

    L'Europe placée devant le fait accompli d'une invasion de migrants du Proche Orient

    La Hongrie s'est résolue à laisser transiter les migrants
    Migrants syriens à la gare de l'Est de Budapest, le 2 septembre 2015
    Elle les a conduit de l'une des gares de Budapest en Autriche. 
    Une opération spéciale entre les trois pays a permis au train et à 90 bus urbains de la ville de Budapest d'accompagner des milliers d'illégaux  vendredi et samedi vers l'Autriche et l'Allemagne. Mais le chancelier autrichien l'a répété, cette solution n'est que "temporaire".

    Le flux migratoire qui conduit ces réfugiés du Moyen-Orient à l'Europe de l'Ouest, par terre plus sûre que la Méditerranée, n'est pas prêt de s'arrêter.
    Dimanche 6 septembre, le campement des passages souterrains de la gare de Budapest-Keleti
    en Hongrie (10 millions d'habitants) n'est pas levé. Quelques centaines de migrants se reposent, à l'abri de tentes, sur des matelas de mousse pour la majorité d'entre eux. D'autres profitent du seul point d'eau disponible pour faire leur toilette.

    La manipulation de l'opinion par des associations est patente
    Les migrants sont pris en main et téléguidés. C'est ainsi qu'ils sont incités à se grouper en certains lieux centraux pour faire des photos destinées à indigner et mobiliser les bonnes âmes qui n'écoutent que leur coeurs mais sont manoeuvrées par des experts en communication.   
    Une dirigeante de Grinda a lâché ce matin sur France Info que le but est de "travailler le public"...

    La plupart de ces personnes, originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan, demandent l’asile. Selon les lois européennes, elles auraient dû rester en Hongrie jusqu’à ce que leur dossier soit traité.
    VOIR et ENTENDRE la marche triomphale des migrants du proche-orient de Hongrie en Autriche:


    Haie d'honneur et salve d'applaudissements pour les migrants en Allemagne

    En un week-end, l'Allemagne a dû accueillir plusieurs milliers de réfugiés, arrivés après un très long voyage par terre. Dimanche 6 septembre, le pays s'attendait à recevoir 10.000 réfugiés venus par la Hongrie, via l'Autriche, un niveau jamais atteint en une seule journée. Quelque 6.000 hommes, femmes et enfants étaient déjà arrivés en milieu d'après-midi, enregistrés pour la majorité en Bavière, selon la police fédérale.
    En fait, ils auraient été 20.000: les associations relayées par une presse peu soucieuse de vérifications ont avantage à grossir les chiffres pour culpabiliser la France,
    67 millions d'habitants contre 82 millions d'habitants en Allemagne. Son PIB nominal par habitant (2014) classe L'Allemagne au 18ee rang mondial; celui de la France la situe au 20e. 
    Surtout, le taux de chômage allemand est à 6%, mais de 10% en France (rien qu'en métropole).
    En 2014, la dette publique allemande était de 77,1% en % du PIB, en progression de 0,9%, celle de la France s'élevant à 97,5%, en progression de 2,5% sur trois mois et de 4,5% sur un an.

    "Les Allemands ont applaudi l'arrivée des cortèges de réfugiés, samedi, jusque tard dans la nuit. Faut-il comprendre DES Allemands ?
    Des militants de la gauche radicale très démonstratifs...
    Ils en ont accueilli 7.000 au total ce jour-là. "Vous êtes chaleureusement les bienvenus; on est content que vous soyez arrivés ici vivants. Maintenant reposez-vous", a déclaré Bodo Ramelow, ministre-président de l'état libre de Thuringe. 
    Pourquoi ne pas le dire, cet élu est membre de Die Linke, parti politique issu du Parti du socialisme démocratique (PDS, ex-SED qui fut le parti officiel de la RDA soviétique)... Sa ligne politique est clairement antilibérale et prône un socialisme démocratique. Au Parlement européen, il siège dans le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, avec le Parti communiste français (PCF).
    L'Allemagne, eldorado des migrants illégaux

    Ici, à Vienne, la "haie d'honneur"
    décrite paraît surfaite...
    L'Allemagne représente la fin du calvaire, l'eldorado européen de la grande majorité des migrants. "Je me sens super bien, finalement on y est arrivé", confie l'un d'eux au micro de France 2. A Francfort, les réfugiés ont même droit à une haie d'honneur. Même scène à Munich, principale porte d'entrée en Allemagne. 
    Pourquoi ne pas le dire, la ville de Frankfort est gérée par les Verts altermondialistes et la CDU et  Munich est aux mains du SPD (affiliée au Parti socialiste européen), des Verts et Rosa Liste München (qui défend les droits de la communauté LGBT).
    Visiblement encadrés, des migrants manifestent
    à la gare de Budapest, maillon faible de l'UE

    "Yeux bleus (détail autorisé à la presse, ici France Info), cheveux plaqués vers l'arrière, un jeune Syrien de 25 ans accepte de nous parler (Thomas Baïetto), sans nous donner de nom. 'Je suis parti d'Alep il y a deux ans. A cause de la guerre, je n'ai pas pu terminer mes études", raconte-t-il. Première étape : Istanbul, en Turquie, où il commence à travailler. 'Je n'avais aucun droit en tant que réfugié, ils pouvaient me virer quand ils voulaient' ", poursuit-il.

    "En route vers l'Allemagne, les réfugiés accueillis à Vienne à bras ouverts"

    C'est une info que n'endosse aucun journaliste en particulier, mais la rédaction de France Info, collectivement mais anonymement: élément de langage de Matignon ou du Quai d'Orsay, via l'AFP ? Tandis que l'Allemagne a reçu 18.000 réfugiés dimanche, selon France Info, "la solidarité autrichienne ne faiblissait pas envers ces migrants en route vers Munich", à en croire Mathilde Lemaire. "A la gare de Vienne, tout était pour rendre leur voyage plus... confortable."
    La journaliste tire sur la corde sensible. "Hommes, femmes et enfants syriens et irakiens ont ému les Autrichiens qui ont amené des couvertures et de la nourriture pour aider ces migrants qui ont fui leurs pays en guerre." Or, son reportage ne présente aucune photo de cette liesse... Seulement des hommes rechargeant leurs portables, avec ce tweet sensible : "Les #réfugiés rechargent mobiles dans 1coin de la gare de Westbhanof Vienne Garder lien avec le monde et la famille "

    Mais les Français voient clair

    Mais qui sont donc ces bénévoles et ces accueillants vertueux ?

    La photo du jeune Aylan, 3 ans, mort noyé sur une côte de Turquie, a été médiatiquement surexposée, créant un émoi "planétaire" selon les manipulateur d'opinion, dont seul pourtant Le Monde s'était d'abord fait l'écho, avant que les autres n'embrayent sous la pression des associations, réseaux et autres collectifs de militants aussi vertueux que radicaux. 
    En France, l’opinion publique est encore très réticente, malgré le "travail sur le public" (selon Singa !), à base d'émotionnel. On nous dit sur tous les tons et sur toutes les chaînes que de "nombreux citoyens cherchent des moyens d’agir pour l'humanité." Rien que ça ! De la simple pétition à l’accueil d’un migrant chez soi, l’action peut prendre diverses formes. Un tel déferlement soudain de beaux sentiments pour les malheureuses victimes du "printemps arabe" laisse un goût amer en travers de la gorge des hommes, femmes et enfants mal-logés ou sans-abri qui attendent depuis de longues années des mesures gouvernementales et un peu de compassion de ces citoyens tout à coup mis en branle médiatique.

    Outre quelques clubs anglais de football, des artistes crient leur peine, tels François Berléand, fils d'un père russe d'origine arménienne, et Marc Lavoine, époux Poniatowski, petite-fille de ministre de de Valéry Giscard d'Estaing, et fils de cégétiste.

    Plusieurs pétitions circulent sur Internet.
    L'ONG Médecins du Monde participe à Bruxelles
    à côté du pseudo-Tribunal Russell sur la Palestine 
    participa à un débat intitulé Palestine: 
    Pour une intifada légale et citoyenne . 
    On connaît la connotation violente du terme "intifada"
    L’une d'entre elles a été lancée le 1er septembre par la Vague citoyenne – mouvement animé par , auteur notamment de sketches pour Groland (Canal +). Une autre a été adressée aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), "Pour que cesse la honte en Europe". D’autres textes se focalisent sur des sujets plus spécifiques, comme l’aide médicale aux migrants de Calais par exemple


    Des citoyens rassemblés sous la bannière "Pas en notre nom" ont appelé à manifester samedi 5 septembre place de la République, à Paris, pour exprimer leur solidarité avec les migrants.

    Dans les pays d’origine des migrants, sur les parcours qu’ils empruntent ou dans leur pays d’accueil,
    les migrants sont aidés par de nombreuses associations et organisations non gouvernementales (ONG, donc sans aucune légitimité nationale) déjà très bien structurées, mais qui ont besoin pour fonctionner de recevoir de l’argent privé. En France, les dons donnent droit à des réductions d’impôts allant de 66 % à 75 % de la somme versée.

    Présente à la fois au niveau international et dans chaque ville de France, la Croix-Rouge, qui se consacre davantage à sa mission qu'à tous les coups médiatiques qui se présentent, intervient en situation d’urgence et dans l’accompagnement de long terme, sanitaire et social. Caritas (Secours catholique en France) développe aussi une mission internationale d’aide aux migrants.

    Sur les questions de santé, l'ONG radicale Médecins du monde et Médecins sans frontières, ONG plus modérée, agissent également dans les pays d’origine, sur les routes de migration (notamment en Méditerranée) et en France. Pour aider plus spécifiquement les enfants, on peut adresser ses dons à l’inattaquable UNICEF, bien que partisane, ou à l’ONG Save the Children, ONG qui s'est naïvement adressée au cinéaste trotskiste Ken Loach pour sa promotion (et l'a regretté), présente dans plusieurs pays d’Europe.

    Plusieurs autress ONG ou associations se consacrent davantage à l’aide aux réfugiés ou aux demandeurs d’asile : le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) au niveau international, France Terre d’asile, la/le Cimade (protestante et progressiste), le Gisti (association de défense et d'aide juridique aux clandestins de France. Elle vit des dons de la CNL-confédération nationale du Logement qui porte les stigmates du PCF-, la Région Île-de-France, du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité -ministre M. el Khomri-, ACSE -Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, établissement public-...), ou aussi bien Emmaüs ou CCFD que la Fondation de France)… qui toutes ont sauté sur les migrants comme la misère sur le peuple.

    Les associations humanitaires remplissent leur caisses
    "Spontanément" (sic), au vu de la détresse des migrants sur grand écran pendant le repas familial, de nombreux citoyens cherchent à offrir de la nourriture, des vêtements ou divers objets qui ne sont pas toujours utiles. 
    "La générosité est importante, mais elle doit s’organiser pour ne pas se disperser ou rester un feu de paille", avertit Pierre Henry (EHESS !), ex-directeur de cabinet du président de l'OMI (Office des migrations internationales , OMI, relevant du ministre du Travail), mais aussi du maire PS de Villiers-le-Bel, Louis Perrein (1986-1987), porte-parole de France Terre d’asile (FTDA), l'une des principales associations à qui l'Etat délègue l'accueil des demandeurs d'asile et qu'il finance à hauteur de 70%. En 2013, France terre d'asile a toutefois fait l'objet d'une enquête préliminaire pour des suspicions de détournement d'argent public, procédure visant notamment Pierre Henry. L'affaire a été classée sans suites... Cette association conseille par exemple de se renseigner auprès des associations locales ou des centres d’accueil des demandeurs d’asile (dont elle a la gestion par délégation), présents sur tout le territoire français, pour évaluer leurs besoins.
    Conscient de l'engouement passager actuel, Pierre Henry met en garde: "Le bénévolat est un engagement dans la durée...


    Les pays d'accueil involontaire cherchent à retirer leurs marrons du feu migratoire

    L'unanimisme humanitaire n'est largement qu'apparence
    Face à son débordement par les flux de migrants venus du Sud et de l'Est, l'UE impose au président français des réfugiés en provenance notamment de Syrie qu'il n'a pas choisis. Mais François Hollande maquille cette pression en initiative personnelle. La prenant à son compte, il a annoncé, lundi 7 septembre, que "la France accueillera 24.000 réfugiés" sur son territoire
    Certains maires -aussitôt félicités par le p'tit Cazeneuve, se sont déjà dit prêts à les recevoir, d'autres font des distinctions. C'est le cas du député-maire Les Républicains de Roanne (Loire), Yves Nicolin. Dimanche 6 septembre, sur France Bleu Saint-Etienne Loire, il a tempéré le climat émotionnel qui sévit sur le pays, précisant que s'il est prêt à accueillir des réfugiés dans sa ville, c'est "à la condition qu'il soit bien question de réfugiés chrétiens, qui sont persécutés parce que chrétiens en Syrie par Daesh [Etat islamique]".

    Au plan politique, des voix s'élèvent pour appeler à la raison
    Certains soulignent qu'il revient aux pays arabes riches en pétrodollars de prendre en charge la détresse de leurs frères musulmans
    D'autres souhaitent pouvoir choisir qui ils accueillent dans leur pays ou leur ville, plutôt que de se voir imposer des indésirables, puisque le soupçon d'immigration sociale est grand, de même que le risque de déstabilisation intérieure par des rebelles syriens, voire des terroristes.

    La "spontanéité" des bénévoles est un canular
    Les associations et ONG anticipent ce que pourrait être l'accueil des réfugiés de leurs  rêves par de potentiels bénévoles. A la vérité, et pour l'heure, les offres sont en effet très limitées. Pour se dégager de l'entrelacs d'informations contradictoires et tendancieuses, voire mensongères qui s'abat sur le public par voie médiatique, il suffit de lire en complément les articles de PaSiDupes:

    Les lecteurs réaliseront que leurs soupçons de manipulation ne sont pas sans fondement.