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vendredi 6 novembre 2015

La COP21 fait rétablir les contrôles aux frontières pendant un mois

C'est l'angoisse: Cazeneuve ferme les frontières par peur de "trouble à l'ordre public" !

La mesure motivée par la COP 21 "n’est pas du tout une suspension de Schengen", assure le ministricule de l'Intérieur. 

Une exigence de sécurité pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP 21) que la France héberge à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur sur RMC et BFMTV. "Pendant un mois, nous allons établir des contrôles aux frontières, ce qui n’est pas du tout une suspension de Schengen [...] qui prévoit dans un de ses articles la possibilité pour des Etats de le faire dans des circonstances particulières qui correspondent à la COP21", a précisé Bernard Cazeneuve, évoquant "un contexte de menace terroriste ou de risque de trouble à l’ordre public". 

Le ministre a nié tout lien avec la crise migratoire que traverse l’Europe ces derniers mois

CHSn5GVWsAADlib"Ce n’est pas parce que nous allons suspendre pendant quelques semaines la libre-circulation en mettant en place des contrôles aux frontières qui sont prévus par le code frontières Schengen que nous nous engageons dans un chemin qui consisterait, face à une crise migratoire majeure, à remettre en cause les principes de Schengen". "La France va fermer ses frontières pendant quelques semaines [...] comme cela a été le cas dans d’autres pays au moment de l’organisation de la conférence climat", s'est-il jusifié.


"Ce qu’il faut rendre étanche, ou en tout cas davantage contrôler, c’est les frontières extérieures de l’Union Européenne", a pourtant indiqué Cazeneuve.
"Si nous ne sommes pas capables de contrôler, nous ne serons pas capables d’accueillir durablement ceux qui relèvent du statut de réfugié en Europe et il n’y aura bientôt plus de capacité de maintenir la libre-circulation à l’intérieur" de l’espace Schengen.

lundi 14 septembre 2015

Rétropédalage: l'Allemagne rétablit les contrôles de migrants à ses frontières

Submergée de migrants, l'Allemagne prend peur

"Inaction" de l'UE face à l'afflux continu de dizaines de milliers de migrants 


Sémantique : de clandestins (illégaux), 
on a fait des "migrants" sympas, 
puis des "réfugiés" politiques accueillis à bras ouverts;
et, à l'expérience, retour au statut de "réfugiés économiques"...
C'est le prétexte invoqué par l'Allemagne pour justifier lundi sa décision de suspendre provisoirement suspendre la libre-circulation en Europe et aussi pour faire pression sur les états-membres à la veille d'une réunion à Bruxelles consacrée à la répartition des migrants.

Le vice-chancelier, Sigmar Gabriel, a estimé lundi sur le site internet du Parti-social démocrate allemand, dont il est président, que l'Allemagne pourrait avoir à accueillir jusqu'à un million de réfugiés en 2015, largement au-delà des 800.000 migrants jusqu'alors envisagés par Berlin.

Sans concertation, les contrôles ont repris aux frontières allemandes 

Dès l'aube à Freilassing, bourgade bavaroise à la frontière autrichienne, des bouchons monstres se sont formés en raison de la réintroduction dimanche soir des contrôles frontaliers. L'objectif de Berlin est de tenter de juguler l'arrivée en masse de migrants en Allemagne, destination finale de nombre d'entre eux, notamment des Syriens, qu'ils fuient la guerre ou cherchent des conditions de vie meilleures.

Les haies d'honneurs ont cessé à Munich. 
La ville avait fait fait la Une des media en accueillant les clandestins à bras ouverts. Moins de deux semaines plus tard, proche de la saturation, la ville SPD, Verts et LGBT se replie face au déferlement de 63.000 réfugiés qui ont traversé les Balkans et l'Europe centrale. Au cours de la seule journée de samedi, quelque 13.000 demandeurs d'asile ont été comptabilisés, autant que le précédent record du 6 septembre.

"L'inaction européenne dans la crise des réfugiés a aussi conduit entre-temps l'Allemagne aux limites de ses capacités", a expliqué le vice-chancelier Sigmar Gabriel, l'adjoint social-démocrate d'Angela Merkel, au quotidien allemand Tagesspiegel de lundi. Le problème "n'est pas en premier lieu le nombre de réfugiés mais la rapidité avec laquelle ils arrivent", tempère-t-il.

La compagnie allemande du rail Deutsche Bahn a néanmoins indiqué avoir repris lundi à 05h00 GMT (07H00 locale) ses liaisons avec l'Autriche, suspendues la veille, excepté sur le tronçon Munich-Salzbourg, qui passe par Freilassing, en raison de présence de personnes non-identifiées sur la voie.

Un temps intéressée par l'afflux de la main d'oeuvre dont elle manque, l'Allemagne s'était jusqu'à présent fait l'avocat des migrants fuyant les conflits, estimant à 800.000 le nombre de demandeurs d'asile attendus cette année et faisant pression sur ses partenaires européens pour qu'ils accueillent aussi des réfugiés.

Berlin milite pour un retour à une stricte application des règles européennes 

Les règles européennes prévoient que les demandes d'asile doivent être déposées dans le premier pays d'entrée de l'UE, une norme suspendue par l'Allemagne en faveur des Syriens. A la différence de la France et du Royaume-Uni, l'Allemagne n'a jamais exercé de mandat sur la Syrie et n'a donc aucun lien historique avec sa population. 

Dans sa décision de contrôler ses frontières, l'Allemagne a  entraîné des pays amis, au premier rang desquels les pays de l'Est qui rejettent depuis des semaines l'idée allemande de quotas de répartition des réfugiés entre les 28 membres de l'UE.

Partisan d'une politique très stricte face à l'afflux de migrants, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a salué la décision "nécessaire" de Berlin. Prague a annoncé le renforcement des contrôles à sa frontière avec l'Autriche, tout comme la police hongroise.

Hollande en a profité pour s'aligner sur Merckel.  "C'est faute de leur respect [des règles européennes] que l'Allemagne a décidé d'établir temporairement des contrôles à ses frontières", a accusé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

La Commission européenne a jugé que cette annonce "souligne l'urgence" de parvenir à un plan européen de répartition.

Un compromis semble difficile à trouver
La réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE à Bruxelles lundi risque de ne pas déboucher sur des mesures concrètes et consensuelles. Nombre de pays repoussent l'idée même de quotas obligatoires d'accueil, du fait de leurs capacités économiques et de leur petite population.

L'Autriche se classe au 13e rang mondial pour son PIB par habitant (8.600.000 habitants) et la Hongrie au 57e rang pour environ 10 millions d'habitants, alors que la France arrive au 20e pour 66.320.000 habitants et l'Allemagne en 18e position pour 81.000 000 habitants.
Alimentée par la guerre de religion en terres d'islam, le "printemps arabe" et la misère au Moyen-Orient et en Afrique, la crise migratoire n'enregistre aucun signe de ralentissement. Au contraire, 5.809 migrants sont entrés en Hongrie dimanche, un nombre record avant la date fatidique du 15 septembre à partir de laquelle Budapest veut rendre hermétique sa frontière avec la Serbie (et du même coup de la Macédoine - deux états tampons extérieurs à l'UE mais demandeurs d'adhésion - sur la route menant de Turquie en Allemagne, via la Bulgarie, laquelle est membre de l'UE depuis 2007.

La presse joue de l'émotion suscitée par les drames 

Suite à la suspension de facto des accords de Schengen sur la libre-circulation à la frontière germano-autrichienne, l'Allemagne a déployé  plusieurs centaines de policiers dès dimanche soir pour contrôler systématiquement voitures et passants. 
Dans la nuit, la police a ainsi arrêté au moins un passeur, transportant huit Syriens dans sa camionnette. Toujours dimanche, 34 personnes, dont quatre bébés et 11 enfants, sont morts noyés en Méditerranée, dans le naufrage de leur embarcation au large de l'île grecque de Farmakonis, à 15 kilomètres des côtes turques.

La Grande-Bretagne a quant à elle annoncé lundi la nomination d'un sous-secrétaire d'État aux réfugiés, au moment où le Premier ministre David Cameron visitait un camp de réfugiés au Liban. Londres avait promis d'accueillir 20.000 Syriens en cinq ans.

Le Brésil et le Vénézuela ouvrent leurs frontières aux Syriens



Le Brésil accueille à "bras ouverts" les réfugiés syriens, selon la présidente Dilma Rousseff, lundi, alors que ils constituent le plus grand groupe de réfugiés  actuellement présents dans le pays. Les religions non chrétiennes sont pratiquées par 3,2 % de la population: Rousseff entend y remédier !

Quant au Venezuela, il se dit prêt à en accueillir 20.000 Syriens. Or, les immigrés colombiens sont devenus les bouc-émissaires de la crise économique au Vénézuela, Caracas a décidé fin août dernier de fermer sa frontière avec la Colombie... Aussi inconcevable que cela puisse paraître de la part du successeur d'Hugo Chavez, Nicolás Maduro - tout marxiste-léniniste puis  révolutionnaire bolivarien du "Parti socialiste unifié du Vénézuela" qu'il soit - pratiquerait-il les contrôles au faciès ?


dimanche 16 février 2014

Près de six Français sur 10 favorables à un quota d'immigrés ...européens

Les Français verraient mieux les immigrés européens ailleurs dans l'espace Schengen

Près de six Français sur dix (59%) souhaitent une restriction des conditions de circulation des citoyens européens dans le pays

Comme la décision du peuple de Suisse l'a récemment montré,  l'un des principes fondamentaux de l'Union européenne, la libre circulation des personnes en Europe, ne fait pas autant consensus qu'on le dit: un sondage IFOP pour Atlantico publié samedi le confirme pour la France.
"Comme en Suisse, (...) on a une demande de contrôle et de fermeture qui est majoritaire", dit à Atlantico Jérôme Fourquet directeur du Département opinion publique à l'Ifop.

"L'un des piliers fondamentaux de la construction européenne est la libre circulation des personnes. Or, une large majorité de Français est pour une remise en cause de ce pilier", ajoute-t-il, rappelant que ce sondage est publié à 100 jours des élections européennes.
Depuis 2008, les Roumains et les Bulgares pouvaient circuler librement pendant trois mois dans l’Union européenne. Au-delà, à moins d’exercer un des 150 métiers qui leur étaient ouverts en France, ils devenaient illégaux s’ils étaint " une charge déraisonnable pour l’assistance sociale", si donc ils ne justifiaient pas de ressources suffisantes: en clair, s'ils étaient à charge de la société.
Depuis le 1er janvier et sans restrictions, Roumains et Bulgares peuvent travailler librement dans l'ensemble de l'Union européenne.

L'extrême gauche affiche son hypocrisie
En 1981, sous la présidence socialiste de François Mitterrand, le maire PCF de Montigny-les Cormeilles, Robert Hue aujourd'hui proche du PS, stigmatisait un immigré marocain le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointait la dénonciation calomnieuse et la diffamation.
Lien video YouTube (intégration video interdite)

La CGT chasse par la violence des immigrés clandestins manifestant à la Bourse du Travail de Paris, où le syndicat règne en maître. Lien video YouTube (intégration video interdite): 
Il est vivement recommandé de capturer ces videos qui deviennent inaccessibles au fil du temps.

Noël 1981 à Vitry-sur-Seine: la mairie communiste chasse aux bulldozers des immigrés de leur foyer:

Les Français sont divisés sur cette question en fonction de leur orientation politique

Près de la moitié des électeurs de gauche (46%) se dit favorable à une limitation des immigrés européens en France, d'après cette étude, contre 68% des électeurs de l'UMP et 75% des sympathisants du Front national.

Les Suisses ont voté le 9 février par référendum en faveur du rétablissement de quotas d'immigration avec l'Union européenne.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que le résultat de la votation, contraire aux accords passés entre la Suisse et l'UE, aurait de "graves conséquences".
Les Roms, citoyens européens, sont expulsables  
« Les Roumains jouissent de la même liberté de circulation que les autres citoyens de l’Union. Ils ne peuvent en aucun cas être traités moins favorablement que les autres citoyens de l’Union. La Commission s’assurera que leurs droits soient respectés », a souligné M. Vladimir Spidla, commissaire en charge des Affaires sociales, lors d’un débat organisé à l’initiative des eurodéputés socialistes.
Le commissaire a précisé que la législation européenne « permet aux Etats membres de refuser le droit de résidence sur leur territoire aux citoyens de l’UE inactifs qui n’ont pas de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour leur système d’assistance sociale ». Les expulsions doivent alors avoir lieu « au cas par cas », a précisé M. Spidla.
Les citoyens de la Confédération helvétique ont en fait demandé un retour à l'état antérieur 
à la signature d'un ensemble de sept accords passés avec l'U.-E., dont la liberté de circulation, en 2002.

Ce sondage a été réalisé en ligne du 12 au 14 février auprès d'un échantillon de 968 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.

mardi 22 octobre 2013

Leonarda cristallise l'opposition des Verts au président Hollande

Durand demande l'arrêt des expulsions de mineurs et Placé rappelle les étudiants dans la rue

Le secrétaire national d'EELV a relancé l'affaire Leonarda 

Briefing de Durand par Duflot
Le jeudi 17 octobre sur France Info, l'altermondialiste Pascal Durand a demandé le retour de la collégienne Rom kosovare, interpellée au cours d'une sortie scolaire et expulsée avec sa famille par Manuel Valls, et l'arrêt des expulsions de mineurs par le président Hollande. 

"On n'avait pas besoin d'expulser cette famille, c'est une erreur, une faute. Il faut la faire revenir maintenant. Et je pense que le gouvernement grandirait à le faire", affirma Pascal Durand. 
Et le secrétaire national d'EELV s'agaça quand on lui parla d'application de la loi : "Vous pouvez m'expliquer tout ce que vous voulez sur la loi. Vous n'arriverez jamais à me démontrer que faire descendre un gamin d'un bus scolaire pendant une visite avec ses camarades de classe, que ça c'est la loi".

"Imaginez ce que la gauche aurait dit si c'était Sarkozy..."
Et il insiste : "Imaginez ce que la gauche aurait dit si ça avait été Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux ou Eric Besson qui arrête un bus scolaire, qui l'oblige à se garer sur un parking pour faire descendre une élève, l'emmener et l'expulser. Dans quel monde vit-on? C'est indécent. La méthode est intolérable".

Et de façon plus large, le secrétaire national d'EELV souhaite la libre circulation des personnes, donc l'abolition de toutes frontières et par conséquent la fin des expulsions de mineurs : "Il y a plus de 40 [clandestins] mineurs expulsés l'année dernière alors qu'ils sont scolarisés en France. Il faut arrêter ça. Il ne faut pas que Leonarda soit l'arbre qui cache une forêt qui n'est pas très belle en ce moment". Les gauchistes ont une détestation de l'automne mais une prédilection pour les printemps qui chantent...

EELV rappelle à Hollande ses promesses

Pascal Durand attend maintenant "
que le président de la République indique quelles sont les politiques publiques qu'il veut mettre en place en matière d'intégration, d'éducation, de non-discrimination. Le candidat François Hollande avait fait une excellente lettre en mars 2012, à quelques semaines de son élection au collectif Rom. Et il expliquait à quel point il fallait modifier les conditions dans lesquelles on traitait ces populations immigrées en France. Je demande simplement au président de la République de respecter les engagements souscrits devant les Français dans le cadre de sa campagne électorale. Là en tout cas son ministre de l'Intérieur ne les a pas fait respecter".

Les reproches étaient jusqu'ici adressés à Hollande qui a tardé à rendre son jugement de Salomon et ses sondages se confirment au plus bas historique, mais Manuel Valls, quant à lui, détourne maintenant les critiques sur le préfet et les services de police... Les syndicats apprécieront-ils que la police aux ordres serve de  bouc émissaire? 

Duflot, Europe Ecologie-les Verts, se maintient au gouvernement

"C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement"
S'il est mécontent de l'action du ministre de l'Intérieur, le secrétaire national d'EELV - encore pour quelques semaines - ne souhaite pas pour autant que les écologistes quittent le gouvernement et raisonne.

L'opposition altermondialiste s'enkyste au gouvernement."Est-ce que c'est en quittant un navire qu'on peut le faire changer de cap ? Il faut qu'on reste et qu'on travaille. Tout n'est pas à jeter. C'est pas le moment qu'il y ait moins d'écologistes au gouvernement. La réalité c'est qu'il en faudrait plus".

Jean-Vincent Placé (EELV) relance les étudiants 

Triade Duflot-Joly-Placé
Placé invite les lycéens à se "mobiliser" encore pour Leonarda 
Alors qu'à la faveur des vacances l'exécutif espérait que les propos mi-figue, mi-raisin d'un président hypocrite et "inhumain" auraient pu mettre un point final au mouvement des lycéens, la polémique Leonarda perdure et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé remet de l'huile sur le feu en appelant les lycéens à poursuivre leur mobilisation. La relance hostile est d'autant plus  politiquement grave qu'elle se fonde sur les déclarations du Premier secrétaire du PS et du secrétaire général qu'il a désigné lui-même à la tête du PS...

"Ce n'est pas généreux, ce n'est pas un bon équilibre". C'est ainsi que Jean-Vincent Placé a jugé ce mardi matin sur RTL la proposition samedi de François Hollande d'accueillir Leonarda et elle seule. "Il faut se mobiliser", dit-il sur une chaîne nationale, avant d'encourager les lycéens, "oui, bien sûr", à manifester à nouveau. Une invitation aux étudiants à poursuivre le mouvement lycéen suspendu par les vacances de la Toussaint.

Quarteron Joly-Désir-Duflot-Durand
Et le sénateur écologiste de s'aligner sur les déclarations du Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui avait demandé samedi que tous les enfants de cette famille Dibrani puissent étudier en France. Une déclaration rendue publique  une heure après l'intervention du président de la République. "Je n'ai pas un mot à rajouter" assure cyniquement Jean-Vincent Placé.  

Ces discordances entre l'exécutif et le PS devraient être au coeur de vifs débats ce matin à la réunion des chefs de la majorité à Matignon, puis lors de celle du groupe socialiste à l'Assemblée. Et peut-être surtout ce soir au bureau politique du PS.

jeudi 3 octobre 2013

Pourquoi les Français prennent leur auto-défense en mains

Dossier : Roms, l’overdose


Fléau. Lâchée par ses pouvoirs publics, muselée par le politiquement correct, la France subit une invasion de “gens du voyage  Rom” majoritairement issus de Roumanie et de Bulgarie. 

Alors que, le 1er janvier prochain, ces pays intégreront l’espace Schengen, les Français disent : assez !

Elles sont agrippées à ces deux pauvres femmes. Une gamine est montée sur le dos de la première, une autre s’est arrimée à la jambe de la seconde, pendant que leurs complices fouillent leurs poches et renversent le contenu de leurs sacs à main. Une dizaine de fillettes roms a fondu sur ces deux touristes venues visiter la capitale, ce 26 juillet. La plus âgée des voleuses doit avoir 14 ans. [Bientôt éligible au droit de vote, mais exclue de la majorité pénale?] Nous sommes sur le quai de la station de métro Opéra, dans la chaleur suffocante des horaires de pointe.

Un hurlement suspend cet instant surréaliste. Un homme en costume, cravate ouverte, attaché-case à la main, sort de ses gonds. Les veines gonflées, les tempes luisantes, il n’a que la voix pour effrayer les fillettes. Les voyageurs amassés sur le quai s’approchent, visiblement prêts à en découdre. La tension est palpable. L’arrivée de deux policiers en civil détend à peine l’atmosphère. Ils sont applaudis. Puis interpellent le gang de voleuses. L’un d’entre eux essaie de convaincre, dans un anglais plus qu’approximatif, les deux touristes de porter plainte. Déboussolées, elles refusent de donner suite. "Si vous ne portez pas plainte, je suis obligé de les relâcher ! ", s’époustoufle le policier. Rien n’y fait. Les gamines repartent libres, dans un concert de rires narquois. Scène banale de la vie parisienne, filmée par des caméras de vidéosurveillance, alors que ce type d’agression est devenu monnaie courante.

[...] Depuis 2007, avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’Union européenne, la France est contrainte d’accueillir les Roms tant que leur séjour n’excède pas trois mois et qu’ils disposent d’une carte d’identité ou d’un passeport. Le problème est qu’il est impossible de prouver la durée de séjour d’un immigrant, sa date d’entrée sur le territoire n’étant pas précisée… Conséquence ? Depuis 2009, à Marseille, où sont installés plus d’une quarantaine de campements illicites de Roms, des “milices privées” s’organisent pour les déloger, comme elles l’ont fait en septembre 2012. Comme, aussi, à Saint-Denis, où une terrible “expédition punitive” a été menée le 29 juillet dernier, faisant deux blessés graves chez les Roms. Excédés, les habitants [n'ont d'autre recours que de] se  défendre.

Militante SOS Racisme au spectacle 2011
du Comte de Bouderbala à l'Alhambra
31 mars 2012. Plateau de l’émission On n’est pas couché, sur France 2. Audrey Pulvar critique le spectacle de l’humoriste le Comte de Bouderbala, auteur d’un sketch drôlissime et politiquement incorrect sur les Roms. [Alors compagne de Montebourg qui aujourd'hui se désolidarise des propos de Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur,] Pulvar confesse avoir "beaucoup aimé" le spectacle [avec une réserve politiquement correcte], tout en ayant été "profondément choquée" par ladite saynète. Bouderbala rétorque : " Est-ce que les gens rient ?" "Oui, mais justement, c’est ça le problème." Tout sourires, le Comte de Bouderbala écoute la papesse du politiquement correct instruire son procès. "Vous vous moquez de la France, tout ça me fait rire, mais là, très franchement, sur les Roms, [vous faites] appel à des pulsions qui sont assez mauvaises."
Quelques mois plus tard, la même Pulvar fustigera dans son éditorial des Inrockuptibles les expulsions de Roms menées par la gauche au pouvoir. La boucle [de l'hypocrisie et des faux-semblants] est bouclée.
[La gauche est privée de sa liberté de penser. Tout émancipée qu'elle se prétende, Pulvar illustree ici l'emprise de l'ordre moral stalinien: elle a honte de rire de ce que la pensée unique condamne.] 

Alors que les Français sont 70 %, de gauche comme de droite, à se dire “préoccupés” par les Roms (lire page 10 le sondage exclusif Harris Interactive pour Valeurs actuelles), 
le politiquement correct a jeté une chape de plomb sur cette épineuse question. S’est ainsi nouée au fil des années une alliance entre une gauche malade de ses bons sentiments et une droite honteuse de ses convictions, au grand dam d’une population excédée. [Les premiers restent prisonniers, les second sont décomplexés: qui sont les conservateurs ringards, les opprimés?] 

C’est pourtant peu dire que les Français sont unanimes quant à la présence des Roms sur le territoire : en octobre 2012, ils étaient, selon l’Ifop, 83 % à approuver le démantèlement des campements illicites — contre seulement 66 % deux ans plus tôt.
Pourtant, selon ce même sondage, seuls 22 % d’entre eux jugeaient “efficaces” ces mesures d’expulsion des Roms. Infatigable dénonciateur des frontières passoires de l’Union européenne, le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, qui connaît le sujet pour abriter des campements illicites sur sa circonscription, n’a de cesse de dénoncer la "loi de la jungle" des Roms en France : bidonvilles immondes, rats, ordures amoncelées en périphérie des grandes villes… Situations épouvantables dont pâtissent les Roms, souvent victimes des mafias qui les mettent en coupe réglée et gèrent, depuis la Roumanie, un trafic qui utilise les mineurs pour leur "intérêt commercial" et se soucient peu des catastrophes sanitaires dont sont victimes leurs "esclaves" : incendie, en mai, dans une usine proche de Lyon que squattaient 300 Roms (trois morts), dans un camp à Bobigny (Seine-Saint-Denis), en avril, ainsi qu’à Hellemmes, près de Lille (Nord), en mars, et, ces derniers jours, à Vaulx-en-Velin (Rhône)…

LIRE aussi dans Valeur actuelles:

mardi 12 février 2013

Réseau de travail au noir démantelé en France

Les Bouches-du-Rhône, plaque tournante de la fraude

Dans ce département socialiste vertueux, on travaille plus pour payer moins 

Le réalité dépasse la propagande
Plusieurs sociétés de montage de serres agricoles avait monté un vaste réseau de travail clandestin.
Il a été démantelé et ce n'est pas grâce à Jean-Noël Guérini, son président. Cinq dirigeants d'une société française sont entendus par la Police aux frontières (PAF) de Marseille, a annoncé mardi la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Plusieurs sociétés immatriculées en Italie ou en Bulgarie employaient illégalement en France de nombreux ouvriers bulgares, macédoniens, bosniaques et serbes.

L'enquête, ouverte à Lyon au mois d'août 2011
Les dégats de l'idéologie
Le 22 janvier, une quarantaine d'enquêteurs de la police de l'air et des frontières (PAF) sont intervenus dans les départements de la Drôme, de la Haute-Savoie, du Maine-et-Loire, des Bouches-du-Rhône et du Tarn-et-Garonne.


L'enquête a permis de remonter jusqu'à une grosse entreprise française soupçonnée d'employer de 50 à 60 personnes, de façon illégale, sans titre de travail, via des "faux sous-traitants" italiens,  a révélé la commissaire Marjorie Ghizoli, directeur zonal adjoint de la PAF Sud-Est.

Ce système de sous-traitance qualifié de "pérenne" par les enquêteurs aurait permis à l'entreprise, leader européen sur son secteur, de "réaliser des marges plus profitables que celles qu'ils auraient pu espérer en respectant le droit du travail français".
Poncif de la gauche bien-pensante

"L'enquête a permis de voir que ces sociétés italiennes ne travaillent que pour cette entreprise française, en toute illégalité. Et surtout, tous les éléments laissent penser que le donneur d'ordre [l'entreprise française] ne pouvait méconnaître la façon dont ces sociétés italiennes travaillaient.

"L'enquête, poursuivie sur commission rogatoire par les policiers des Brigades mobiles de recherche zonale de Lyon et Marseille, (a mis) en évidence de nombreuses infractions au droit du travail: dissimulation d'activité et de salariés, prêt illicite de main d'oeuvre (...), etc.", explique la préfecture dans un communiqué.

Les dirigeants du groupe français, dont le nom n'a pas été révélé, mais qui est "très connu", selon la police, ont été entendus par la police, puis laissés libres à l'issue de leur garde à vue. Il s'agit du groupe Richel, implanté à Eygalières (source La Provence en date du 13 février).

"Les investigations démontrent également que, dans le cadre d'une fausse sous-traitance manifestement bien organisée, toutes ces sociétés italiennes de montage dirigées par des ressortissants de l'ex-Yougoslavie ont pour donneur d'ordre un seul et unique client : un groupe français implanté dans la région de Tarascon, leader européen de la fabrication de serres et d'équipements horticoles", précise-t-on de même source.


Quatre dirigeants des sociétés italiennes de sous-traitants ont eux été mis en examen par un magistrat de Tarascon (Bouches-du-Rhône), désormais en charge du dossier.

"Ce fut une enquête longue et complexe, avec des montages financiers et légaux compliqués", conclut la commissaire Ghizoli. "Mais au final, le but paraît simple: casser les prix".

Autres fraudes célèbres dans les Bouches-du-Rhône
Lien PaSiDupes - " Fraude: délivrance de faux certificats médicaux pour des sans-papiers
Lien PaSiDupes - " Le 'collectif' mafieux des frères Guérini de Marseille"

dimanche 16 décembre 2012

Depardieu: le pouvoir socialiste déteste certains Français

Gérard Depardieu a du talent mais, Français, 
riche et blanc, n'a rien pour plaire aux socialos

"Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté !"
Rendons à Deligne (mai 2012)
ce qui n'est pas à Geluck

Sans citer son auteur,
le dessinateur belge Geluck,

a ironisé sur Europe 1, 
estimant qu'
"on ne peut accueillir toute la richesse du monde" 


Mais, qu'on aime ou non sa personnalité,  l'acteur Gérard Depardieu est justement blessé. "Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis", commente l'acteur dans sa lettre publiée par le Journal du dimanche (JDD), sans nommer Mlle Emmanuelle Béart.


Le numéro d’avril 2010 du magazine Capital permet de dresser la liste noire des évadés fiscaux qu'en toute équité, la gauche va devoir pareillement traquer en Suisse :
Exilés_25

S'agissant de la Suisse encore, Mediapart avait avancé qu'en décembre 2011, l'Etat aurait fait effacer les noms de riches fraudeurs de la liste de la banque HSBC: le site trotskiste cherchait à nuire à la majorité d'alors, mais aussi à impliquer des socialistes "vertueux":   

Or, le juge d'instruction parisien René Cros est saisi depuis le mois de janvier d'une information judiciaire visant ces fichiers, pour "faux et usage de faux en écritures publiques" commis par une personne dépositaire de l'autorité publique, et "tentative d'escroquerie au jugement".

Mediapart qui vise des hauts fonctionnaires néglige certains bénéficiaires de ce "blanchiment" de listes: ainsi
Yannick Noah n'aurait jamais fraudé le fisc !
Mais on ne nous dit visiblement pas tout, car Rue 89 titre néanmoins " Exil fiscal : Noah, Forget et les bonnes raisons d’être Suisse" 
Un jour peut-être Noah avouera-t-il une petite " optimisation" fiscale !


La liste belge est d'ailleurs longue depuis la libre circulation des personnes et des biens




Selon le cas, l'impôt n'est pas confiscatoire et les exilés fiscaux sont ménagés

"Payer des impôts ce n'est pas être sanctionné. La justice fiscale est difficile à supporter", a lancé le ministre du Travail.


27% de Français rien que dans la commune belge d'Estaimpuis.

Cette commune s'est faite une spécialité de l'accueil de riches personnalités du monde de l'entreprise. Néchin est connue pour abriter plusieurs membres de la famille Mulliez, qui contrôle des entreprises du groupe Auchan (cf. ces libellés de PaSiDupes, ci-dessous) et que la gauche ne songe pas un instant à déchoir de leur nationalité, comme Depardieu, bouc émissaire livré à la populace des twittos, dans le secret espoir de faire oublier les hausses multiples dont ils n'ont pas encore apprécié l'ampleur au quotidien, ou le blocage, ce jour, du SMIC pour janvier.

On y trouve des notables de Lille, métropole socialiste qui se trouve à seulement une vingtaine de minutes, ou de Français "normaux" longtemps attirés par une politique fiscale très favorable aux frontaliers, jusqu'à ce que, au nom de l'équité, les règles fiscales soient modifiées par les deux pays en 2009.

Quelque 300 fonctionnaires de l'hôpital de Roubaix (PS) habitent Estaimpuis, selon le bourgmestre, qui décrit sa commune comme "la plus française des villes belges", avec une population expatriée de 27%. Contrairement au reportage video de BFMTV ci-dessus, les citoyens et le bourgmestre seraient partisans de l'harmonisation fiscale en Europe  : "Ma voisine est française et elle ne paie pas la taxe sur l'auto, par exemple". Ni sur les scooters ?


Le Premier ministre avait jugé "assez minable" le départ de l'artiste  


Ce qualificatif "salirait" quiconque et donc encore plus l'immense acteur. Sa "Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande" réplique à l'agression verbale du Premier ministre, qui se croit encore dans l'opposition, et de sa politique fiscale qui s'en prend aussi bien aux classes moyennes.



Premier dans l'escalade parmi les membres du gouvernement, le ministre du Travail 

Michel Sapin a vu dans la décision de l'acteur "une forme de déchéance personnelle", une "attitude pas à la hauteur de l'acteur", lors du Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien.

Alain Vidalies instrumentalise les propos de l'acteur  

Parce que l'énorme acteur entre sans doute mieux dans le périmètre de ses attributions que dans celui du sous-ministre aux Affaires européennes, le minuscule Nanard Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement juge convenable l'insulte d'un concitoyen par le Premier ministre, mais considère "Ce qui est à craindre avec cette déclaration-là, c'est que ce qu'il aimait dans la France, c'était le bouclier fiscal", a-t-il imprudemment polémiqué sur Radio J, sachant que Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande et exilé fiscal présumé, n'a toujours pas mis au clair son transfert d'un compte secret UBS de Suisse à Singapour.

A en croire Mediapart, Cahuzac, le ministre du Budget, serait pourtant l'un de ces "minables", mais présumé, puisqu'il n'avoue rien de son compte secret en Suisse transféré, dit-on, à Singapour.

Lien PaSiDupes : " Mediapart: le gestionnaire de fortune de Cahuzac en sait long "

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a également jeté sa pierre au monument

24 octobre 2012
Elle s'est déclarée "tout à fait scandalisée", encore sur BFM-TV. 
"La citoyenneté française, c'est un honneur; ce sont des droits et des devoirs aussi, parmi lesquels le fait de pouvoir payer l'impôt", a-t-elle insisté.

Sachant qu'un Français -ou résident étranger- sur deux est exempt d'impôt direct, la ministresse veut-elle signifier à ces 50%-là qu'ils n'ont donc pas  les droits et les devoirs liés à la citoyenneté que confère le paiement de l'impôt ?
Et elle est repartie à la charge sur France Info ce matin.

Malgré un titre prometteur, L'Humanité, journal quotidien de l'extrême gauche communiste, n'a réussi à débusquer que la famille Mulliez. Sont-ils complices ?



"Bizarre... Vous avez dit bizarre ?..."


Tout en se disant "triste" de la décision de l'acteur avec qui elle avait travaillé contre l'illétrisme [orthographe AFP], l'ancienne ministre UMP Nadine Morano a surtout estimé qu'il est la victime du "matraquage fiscal" du gouvernement socialiste.

Gérard Depardieu commence ainsi sa lettre
"Minable, vous avez dit 'minable' ? Comme c'est minable !", référence à une réplique culte de Louis Jouvet dans "Drôle de drame".

Rappelant avoir commencé à travailler "à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique", il affirme avoir "toujours payé (ses) taxes et impôts". Il précise avoir payé "en 2012 85% d'impôts sur (ses) revenus"? Mais Sapin lui rétorque que s'il paie autant, c'est qu'il gagne beaucoup.

"Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?", lance G. Depardieu, l'un des acteurs les plus populaires et les mieux payés du cinéma hexagonal, qui a cumulé les récompenses. 

Certains des charognards qui couvrent celles de DSK ou Audrey Pulvar ajoutent qu'il cumule aussi les frasques.
"Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes (...) Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot 'minable'", insiste-t-il.

"Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée", poursuit le rebelle qui a acquis une propriété dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, comme avant lui d'autres riches Français.
"Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays. Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et ce public avec lequel j'ai partagé tant d'émotions !"

"Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué", assène encore Gérard Depardieu. Ce "citoyen du monde" peut attendre longtemps le soutien du PCF...
Le départ annoncé de l'acteur, concomitant avec la confirmation de la mise en vente de son hôtel particulier parisien, avait été dénoncé comme antipatriotique par la gauche, tandis que la droite y voyait le résultat de la politique du gouvernement. Cécile Duflot va pouvoir le réquisitionner.

"Je trouve cela assez minable (...). Tout cela pour ne pas payer d'impôt, pour ne pas en payer assez", avait déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault.
Le président François Hollande a prôné une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique. 


L'escale belge de Depardieu ne pourra s'éterniser, mais si le Royaume Uni ne lui  déroule pas le tapis rouge, Singapour le fera comme pour Cahuzac, ou la Chine où les exilés du football français ne sont pas traités de minables.


"Minable", ce comportement ?
Est-il question de leur retirer
de leur passeport ?
Sans être plus que ça stigmatisés, Anelka est allé en Chine chercher un salaire à la hauteur de son ego. Avec 11 millions d'euros par an, il devient à 32 ans le joueur français le mieux payé devant Samir Nasri, (10,4 millions d'euros/an à Manchester City), Bilal Yusuf Mohammed Ribéry, (dit Franck, 8 millions d'euros/an au Bayern Munich), qui appelle son fils Seïf el Islam, du nom du fils de Khadafi, et Karim Benzema (6 millions d'euros/an au Real Madrid).
Tout aussi désintéressé, Thierry Henry s'est exilé a
vant eux par sympathie pour les Red Bulls de New-York.  
Le Qatar est en outre la maison de retraite de nos footballeurs Franck Leboeuf, Christophe Dugarry et Marcel Desailly. Tous des "minables" ?


Depardieu faisait le buzz sur les réseaux sociaux, dimanche matin: "Quand rendra-t-il sa Légion d'Honneur", demandait un twitto, tandis qu'un autre suggérait que l'acteur, accusé de conduite en état d'ivresse, "rende plutôt son permis de conduire". Mais la presse partisane n'a trouvé aucun commentaire favorable à citer...


Au même moment, l'écrivain Michel Houellebecq, Goncourt 2010, annonce son retour en France après plusieurs d'années d'exil en Irlande (2000). 
Et il a gardé la sympathie de la gauche: les twittos le trouvent tout à fait fréquentable. 
"Si j'ai choisi la France plutôt qu'un pays francophone (Belgique ou Suisse), c'est pour des raisons personnelles, pas dans une démarche militante", a assuré l'auteur abscons. "Disons que l'argent est important, mais que ce n'est pas ce qu'il y a de plus important", insiste-t-il. "La raison majeure est que j'ai envie de parler, à nouveau, ma langue dans la vie quotidienne. J'ai atteint un niveau d'anglais suffisant, après plusieurs années de séjour en Irlande", se défend-il encore. 
Pour tout dire, les difficultés financières se sont accumulées ces dernières années, au point que le gouvernement de Brian Cowen (centre gauche) s'est résigné, sous la pression des dirigeants européens, à accepter le " plan de sauvetage financier du FMI pilotée par l'Union Européenne, sous la forme d'un emprunt de 85 milliards d'euros au taux de 6,7 %, largement décrié par la population du fait de son coût prohibitif et du plan d'austérité qui y est associé. En mars 2011, il a passé la main à Enda Kenny du centre droit. 
Homophobie larvée,
dans les coins,
mais de bon aloi à gauche
Mais en 2002, toujours bien inspiré, Houellebecq avait déjà fui l'Irlande pour ...l'Espagne. 
Or, le taux de chômage espagnol est désormais le deuxième plus élevé de l'Union européenne et la crise y crée une fracture sociale et suscite de multiples mouvements de contestation, parmi lesquels celui des Indignés. Ainsi l'anti-libéral Michel Houellebecq a-t-il de bonnes raisons de rentrer au bercail. 
Mais ce regain de patriotisme -en désespoir de cause- et ce retour stratégique sont pour les Français un bien mauvais présage.