POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Morano N. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Morano N. Afficher tous les articles

vendredi 19 juillet 2019

Nadine Morano dénonce les accoutrements de Sibeth Ndiaye

"Tenue de cirque" : Nadine Morano s'en prend à Sibeth Ndiaye," selon L'Express

Le magazine LExpress hurle avec les loups, portant une accusation fausse : infox digne des internautes ?
Résultat de recherche d'images pour "sibeth ndiaye"
La Voix du gouvernement
La députée européenne Les Républicains est plus nuancée que le magazine du groupe L'Express, détenu par SFR Presse, propriété de l'entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi. 
Mais cette mère de trois enfants (que, bien que catholique par sa mère, elle a prénommés Youmali et Ingissolyn, des jumelles, et son fils, Djimane) née à Dakar qui, pour doubler ses congénères blancs,  a profité de ses ,origines africaines et de ses relations familiales sénégalaises - sa mère y a été présidente du Conseil constitutionnel (jusqu'en 2010, au temps de ses études en France) - ne cesse de brandir à la fois son statut de femme et sa couleur de peau : "La politique, c’est violent, je suis une femme, qui plus est black. Même ici à l’Elysée, on essaie parfois de me faire comprendre que je ne suis pas à ma place". Une victimisation usée jusqu'à la corde par Ségolène Royal : lors des Européennes Nathalie Loiseau nous avait déjà fait le coup lorsqu'elle s'était sentie fragilisée par une série de polémiques touchant à son passé droitier ou à des sorties d'une insigne sottise. La tête de liste LREM avait récidivé le 29 avril dernier en confiant qu'elle s'était sentie "romanichelle" lorsqu’elle dirigeait l’ENA. Racisme ou pas racisme ?

VOIR et ENTENDRE
pourquoi:

Résultat de recherche d'images pour "sibeth ndiaye"Une pseudo-victime qui parvient au sommet d'un Etat d'adoption, sans être exceptionnel, ce n'est pas banal, mais c'est dire combien elle instrumentalise sa différence dans l'hexagone. Le Parisien Aujourd’hui en France admet que son style "décalé", comme ses manières brutales, notamment auprès des journalistes, expliquent qu'elle ne se soit pas fait que des amis : certes battante, à la manière d'un Benalla, elle peut être dure, cassante pour ne pas dire méprisante.

Voir l'image sur TwitterOn se souvient en outre de cette sortie de Sibeth Ndiaye en juillet 2017 : "J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président". Elle a ainsi mérité sa promotion au gouvernement !

C'est toujours préférable que les choses soient claires. @SibNdiaye dans @LEXPRESS


View image on Twitter
Image associéeIl est faux d'affirmer que N. Morano s'en prend "vertement" (LExpress) aux origines de S. Ndiaye, puisqu'au contraire, l'élue observe que si la protégée de Macron s'attife et ne représente pas dignement le gouvernement français, ce n'est pas faute d'être "bien née"

En vérité,  sur Twitter, la députée européenne Les Républicains a pointé les propos de la porte-parole du gouvernement sur les Français qui mangent "plutôt des kebabs". Elle utilise le "nous" de majesté ?

« Nous avons conscience que nos concitoyens ne mangent pas du homard tous les jours, bien souvent c’est plutôt des kebabs », Sibeth Ndiaye, après la démission de François de Rugy

S. Ndiaye est la risée de son milieu


vendredi 15 mars 2019

"Macron [...] animateur de réunions de quartier," déplore Nadine Morano

Jupiter est tombé au ras des pâquerettes

La quatrième de liste LR pour les Européennes revient sur le grand débat.

Résultat de recherche d'images pour "NADINE MORANO MACRON"Nadine Morano est une élue populaire et une citoyenne vigilante au parti. Toujours aussi pugnace, l'ancienne ministre à l'Apprentissage et à la Formation professionnelle constate que Macron est incapable de faire respecter l'ordre sur le territoire français
Elle soutient aussi le trio de tête de la liste LR dont elle est le n°4 pour les européennes, contestant à Marine Le Pen la place de première opposante que le pouvoir - exécutif, presse et sondeurs  macroniens - lui accorde pour nuire à son parti. 
Elle s'en prend également à Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, dénonçant leur rôle de "division et confusion", au détriment de LR et au profit du parti du président, LREM.  

LE POINT : Les Républicains tiennent ce samedi leur conseil national à Lyon, sans Raffarin ni Juppé. Votre famille politique n'apparaît-elle pas amputée, voire désunie ?

NADINE MORANO : Bien au contraire, toutes nos fédérations départementales sont mobilisées et actives, nos élus nationaux et locaux s'investissent dans notre mouvement, nous écrivons enfin une nouvelle page de la droite et du centre avec clarté. Il fallait nous relever d'une débâcle présidentielle pour notre famille politique inédite sous la Ve République. Le départ d'une personnalité est un drame quand elle apportait beaucoup de choses au parti, c'est une bénédiction quand elle n'apporte plus que de la division et de la confusion.

Auriez-vous aimé être tête de liste à la place de François-Xavier Bellamy ? 

Pas du tout ! Laurent Wauquiez était contraint à l'exercice difficile de passer des listes régionales à la constitution d'une liste nationale. Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron censé incarner "le nouveau monde" a imposé aux Français une marche arrière de vingt ans ! Depuis 1999, afin de rapprocher l'Europe des citoyens, les élections européennes étaient organisées par grandes régions. J'ai moi-même été tête de liste pour le Grand-Est en 2014. Comme LREM n'a pas d'ancrage dans les territoires et que ce parti fonctionne essentiellement sur Internet avec des adhérents virtuels, il [Macron] a imposé des listes nationales pour couper l'enracinement des élus européens avec leur territoire et la proximité avec les citoyens. C'est très regrettable, mais il a fallu faire avec !

Voilà pourquoi Laurent Wauquiez a été très habile d'investir dès le 29 février un trio de tête représentant les différentes sensibilités de notre famille politique et d'associer à la fois renouvellement et expérience, mais aussi une représentation territoriale. Nous sommes plus qu'une liste, nous sommes une équipe et cela fonctionne bien. Cela se ressent sur le terrain, nous remontons lentement, mais sûrement.

Pourtant [objecte le magazine de François-Henri Pinault], votre tête de liste, le choix du philosophe François-Xavier Bellamy, a été controversée, y compris chez les Républicains. Est-il fait pour la politique ?

Qui fait l'unanimité aujourd'hui ? C'est exaspérant cette façon de toujours caricaturer quelqu'un qui s'engage, avant même qu'il ne puisse défendre ses convictions ! J'ai participé à l'un de ses déplacements en Moselle; je peux vous dire qu'il en a bluffé plus d'un par sa connaissance des dossiers, le contact chaleureux et facile qu'il noue avec les gens et son aisance au micro en meeting. Ceux qui l'avaient critiqué un peu vite, sans même le connaître, en seront pour leurs frais !

Ce qui frappe sur votre liste, c'est la présence en très bonne place des sarkozystes dont vous faites partie. Le parti ne doit-il pas s'affranchir de l'ombre de l'ancien chef ?

Ce n'est pas un scoop que de dire que nous sommes en lien régulier avec Nicolas Sarkozy. Il occupe une place privilégiée dans le cœur de nos militants, mais aussi dans notre électorat.

C'est essentiellement la marque de l'expérience gouvernementale auprès de celui qui est une référence pour notre famille politique. Nicolas Sarkozy est ancien président de la République ayant assumé avec brio la présidence française de l'Union européenne en 2008. A cette époque, la France était respectée et écoutée en Europe comme dans le monde. Le président exerçait un leadership qui le plaçait toujours en initiative, notamment en période de crise [économique et financière internationale de 2008] ou de graves tensions, par exemple lors du conflit entre la Russie et la Géorgie. Son action s'inscrivait dans le plein respect de ses partenaires, tout le contraire de la politique actuelle d'Emmanuel Macron qui consiste uniquement à diviser et à fracturer notre continent par son arrogance.

Quatrième sur la liste de LR pour les européennes, 
l'accord avec Hervé Morin n'est-il pas une réponse au ralliement de Jean-Pierre Raffarin à Emmanuel Macron ? Est-ce une manière de rassurer les centristes ? [Question aussi stupide que malveillante, supposant que le Hervé Morin et ses amis se seraient laissés tordre le bras!]

Nous avons travaillé ensemble dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Cette alliance est légitime et solide, elle n'est pas de circonstance. Elle est à l'opposé du débauchage fait par Macron avec des ministres tels qu'Edouard Philippe qui, après avoir proposé la suppression de l'Aide médicale d'Etat [AME] pour les clandestins, la préserve une fois qu'il est Premier ministre, ou bien Bruno Le Maire qui est l'artisan de la hausse de la CSG, alors qu'il plaidait avant les présidentielles pour sa baisse... Une telle alliance des opportunistes, voilà ce qui décrédibilise la parole et l'action politiques !

Je sais que la stratégie d'Emmanuel Macron est d'éliminer de la scène politique toute opposition crédible pour se retrouver comme en 2017 face à un adversaire facile, celui qui cristallise le ras-le-bol et ne propose que des solutions nuisibles à notre pays, le Rassemblement national de Marine Le Pen. Qu'il ne s'y trompe pas, nous sommes toujours bien là et représentons la première force parlementaire d'opposition. Nous ne laisserons pas se rejouer le duel Macron-Le Pen si néfaste pour la France !

En parlant de Marine Le Pen, avez-vous regardé le débat jeudi soir avec Nathalie Loiseau ? Que pensez-vous de la candidature de la ministre des Affaires européennes d'Emmanuel Macron ?

J'ai regardé ce débat pitoyable et affligeant. Marine Le Pen était dans ses rails, égale à elle-même, imprécise et caricaturale. J'étais consternée par l'arrogance de la ministre Nathalie Loiseau et ses critiques permanentes jetées à la face de nos partenaires européens comme la Hongrie ou la Pologne. Elle s'inscrit bien là dans la démarche de désordre semé dans l'Union européenne par le président Macron. Je n'ai jamais vu un président français avoir un tel comportement. Le bon fonctionnement de l'Union et son avenir passent par le dialogue et l'unité, pas par provoquer la discorde. 
Enfin, la candidature théâtralisée de Nathalie Loiseau est à l'image du fonctionnement de la Macronie : ridicule ! Nous avions reçu Nathalie Loiseau au Parlement européen lors d'une réunion de notre délégation. Je l'avais personnellement interrogée sur les initiatives à prendre pour lever les sanctions contre la Russie qui ont amené à l'embargo russe qui pénalise nos agriculteurs et nos producteurs. Sa réponse empreinte de mépris pour nos agriculteurs, qualifiant "d'archaïques" ceux qui n'étaient pas parvenus à s'adapter à la situation, a heurté à un point tel que des députés ont choisi de quitter la salle ! Cela laisse présager du pire quant à ce que serait un mandat européen de Nathalie Loiseau...

La tribune écrite de Macron a été plutôt bien reçue en Europe...

Détrompez-vous, cette tribune a été reçue avec indifférence, voire a jeté un froid glacial chez nos partenaires européens. Elle contribue à nous affaiblir un peu plus sur la scène européenne. Beaucoup y ont vu une leçon donnée par un président incapable de rétablir l'ordre dans son pays après 17 semaines de crise des Gilets jaunes, qui n'arrive pas à réformer un Etat, bonnet d'âne de l'Europe en matière d'impôts et de charges...

Rendez-vous compte qu'après avoir passé 14 heures au Salon de l'agriculture, Emmanuel Macron n'aborde pas une seule fois la PAC dans son texte... Pas davantage qu'il n'évoque la question centrale du terrorisme islamiste ni de la reconduite des immigrés illégaux. 
Il passe à côté des vrais sujets qui intéressent nos concitoyens, mais imprime sa marque de technocrate en proposant la création de multiples nouvelles agences pour exercer des missions que l'Union européenne assume déjà ! Le chancelier autrichien Sébastian Kurz a qualifié d' "utopiques et irréalistes" les propositions d'Emmanuel Macron. Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle n'a même pas daigné lui répondre personnellement, laissant Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente de la CDU, le faire de manière cinglante, allant même jusqu'à remettre en cause le siège du Parlement européen à Strasbourg, ce que l'on n'avait jamais vu de la part d'un dirigeant allemand...

Vous êtes donc fermement attachée au siège du Parlement à Strasbourg ?

Il est hors de question que le siège du Parlement européen quitte Strasbourg ! Son siège est sanctuarisé dans les traités et ne peut être modifié qu'à l'unanimité. La France doit s'y opposer sans quoi elle fragiliserait encore un peu plus son influence. J'ai participé avec une forte émotion aux obsèques d'Helmut Kohl le 1er juillet 2017 dans l'hémicycle du Parlement. Il avait lui-même souhaité cette cérémonie, témoignage de son attachement profond à la réconciliation franco-allemande. Et je peux vous dire que la Lorraine que je suis, frontalière avec l'Allemagne, partage cet attachement à nos liens d'amitié avec l'Allemagne, qui pour moi sont un trésor précieux ! 

Le "grand débat" a-t-il été productif pour notre pays ? 

Chacun sait bien que ce qui a mis le feu dans notre pays, c'est la folie fiscale d'Emmanuel Macron. J'ai vu beaucoup de retraités sur les ronds-points chez moi, beaucoup de gens qui n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois et qui ont manifesté contre la hausse des taxes sur les carburants. Il n'a pas apaisé la colère, il tente de l'endormir et joue un pourrissement dangereux. Le président de la République s'est transformé en animateur de réunions de quartier. Des heures de palabres qui montrent à quel point il a été élu sans expérience et connaît si mal la vie quotidienne des Français. Un président est élu pour diriger, gouverner et décider. On se demande pourquoi il touche ses indemnités pendant cette période où il passe son temps en débat...

Cette stratégie n'est rien d'autre qu'une campagne électorale qui ne dit pas son nom et se déroule jour après jour aux frais des Français. Une campagne d'appels téléphoniques pour sélectionner les Français qui participeront aux conférences citoyennes... que l'on ne nous prenne pas pour des idiots, on a l'impression d'une sorte de 'dark' campagne..., 75.000 personnes ont été personnellement contactées, la grande majorité a refusé de se plier à cette mascarade. Mille quatre cents personnes seulement participeront aux conférences citoyennes. C'est bien la démonstration que les Français ne sont dupes de rien.

mardi 14 février 2017

Affaire Penelope: rares sont les 'pointures' LR réclamant des comptes à Fillon

Qui, à part Guaino, Morano et le Maltais Fenech?

Georges Fenech passait pour 'modéré' !...

Le Faucon maltais
Un petit groupe de parlementaires LR craintifs face aux attaques de l'Etat-PS lancées contre le couple Fillon s'est réuni lundi soir pour faire le point sur la situation de leur candidat. A la tête de ces frondeurs, l'ancien juge Georges Fenech appelle le candidat désigné à l'Élysée par la primaire à "prendre ses responsabilités".

Fragilisé par des fuites en provenance du dossier vieux de quatre à cinq ans et concernant des emplois dits fictifs de son épouse Penelope - soi-disant protégée par la présomption d'innocence - le candidat de la droite républicaine à la présidentielle chute non seulement dans les sondages - ce qui interpelle les démocrates sur l'ingérence de la presse et d'entreprises commerciales et partisanes de sondages dans une élection, du fait du secret des sources -  mais doit aussi faire face à la couardise de certains des élus craignant pour leur avenir.

Premier élu LR à remettre en cause publiquement la "légitimité" de la candidature de l'ancien Premier ministre au lendemain des accusations - sans sources avouées -  du Canard Enchaîné, le député sarkozyste Georges Fenech a organisé lundi soir 13 février, avec le très mou Sébastien Huyghe (Lille) un dîner avec quelques parlementaires "qui partagent un certain nombre d'inquiétudes car, sur le terrain, la situation n'est pas bonne."

Selon Le Figaro, BFMTV ou encore LCI, ils auraient été, en tout et pour tout, 17 élus LR à ce dîner, qui se déroulait au Bourbon, en face de l'Assemblée, dont l'eurodéputée Nadine Morano, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement de Paris, le député des Yvelines Henri Guaino, dont les aigreurs ne sont un mystère pour personne, ou le néo-député de la Somme Alain Gest, qui gagne probablement à être connu. "Nous étions aussi les porte-paroles de beaucoup de nos collègues qui auraient aimé être avec nous ce soir, mais qui ont eu des empêchements dans leur circonscription", a raconté Georges Fenech selon BFMTV, sachant que Ruth Elkrief fait la bise au locataire de l'Elysée en rupture de bail.

Des retours de leurs circonscriptions et de leurs électeurs et militants alimentent leurs peurs

Ces frondeurs sous influence des media de l'Etat-PS dressent le constat d'une campagne chaotique et demandent, en prévision des législatives, des comptes à François Fillon. "Nous avons fait le constat que nous ne pouvons plus faire campagne sur le terrain, prétendent-ils. Nous sommes donc face à une situation désastreuse pour notre famille politique", a-t-il dramatisé au micro de plusieurs media ravis.
Selon des propos rapportés par BFMTV, mais évidemment non vérifiés, Georges Fenech dit attendre de François Fillon qu'il "prenne ses responsabilités". Une position qui varie au gré des sondages et des rencontres avec le candidat. " Cf. PaSiDupes
Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis, répète-t-il à satiété des media pourtant gourmands. C'est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite", a-t-il également déclaré, selon Le Figaro, animé par une louable et cordiale attention, celle de faire remonter l'information. Dans la presse...

Les élus frileux devaient exposer leur message lors de la réunion entre François Fillon et les députés LR lundi matin 14 février. 

"La solution passe par un bureau politique" LR, qui ne s'est pas réuni depuis le mois de novembre car "nous sentons bien que nous courons vers un désastre annoncé", sans lutter, que "le navire tangue et menace de couler", a affirmé Georges Fenech à l'AFP chargé de la diffusion de ses propos alarmistes. 
Avant le début de la réunion de groupe à 11h, les élus ont fait circuler au groupe pour signature une "lettre ouverte à François Fillon" dans laquelle ils rappellent que, le 1er février, le candidat leur "avait demandé de tenir encore quinze jours" et constatent, comme prévu, "qu'aucune clarification n'est intervenue" à l'issue de ce délai. "Face à cette crise majeure, il est de ton devoir de réunir sans délais le bureau politique de notre mouvement, seule instance légitime", écrivent-ils.

C'est LCI qui, ce mardi matin, répandait les propos du radiologue et sénateur de la Côte-d'Or Alain Houpert, qui se classe en animateur de ce groupe de Cassandre ou, selon lui, "messagers éclairés", a clairement annoncé qu'il souhaite changer de candidat. "Je pense qu'il faut changer d'homme, il faut avoir le courage et l'honneur de le faire. Il faut que François Fillon se défende et ensuite que nous, nous gagnions la présidence de la République parce que les gens [c'est vous et moi !] veulent une alternance, ils veulent changer de cap." 

Depuis que la primaire a écarté six candidats possibles,
ces partisans d'un "plan B" ont-ils réussi à sortir un nom de leur chapeau ?

samedi 20 août 2016

Burkini : les candidats à la primaire à gauche laissent faire ou encouragent

La gauche détourne le regard, mais les candidats à la primaire de la droite condamnent

Artificielle, la majorité présidentielle se fracture toujours plus largement


L'impudique Valls - révélant ci-contre ses genoux et son nombril - refuse à légiférer sur le burkini, mais estime pourtant qu'il "n’est pas compatible avec les valeurs de la France. Dans son incohérence, le premier ministre de Hollande a même soutenu les maires prenant des arrêtés anti-burkini, mais Valls se comprend ! 
Quant à Hollande, tout chef de l'Etat qu'il puisse paraître, il n'a toujours pas tranché l'affaire d'un de ses fameux  "il faut ...", ni d'aucune constitution d'un comité ad hoc. S'il n'a toujours pas ouvert les dossiers qui l'attendent depuis plusieurs semaines, on se demande comment il peut donc prétendre qu'il n'a pris que onze jours de vacances. Peut-être est-il tenté d'y rester, un nouveau renoncement dont il ne lui serait pas fait grief...

VOIR et ENTENDRE la prise de conscience de Valls sur 13 ans:

Cette position énerve passablement Benoît Hamon, député frondeur, fraîchement déclaré candidat à la primaire du PS, qui se demande jusqu'où ira cette chasse aux signes religions musulmans :
"Dans certaines communes, dans lesquelles on n'a jamais vu aucun burkini, on prend des arrêtés pour dire qu'il est interdit de porter une tenue qui n'est pas interdite par la loi et qui pourrait troubler l'ordre public, sans qu'on sache si oui ou non ça trouble l'ordre public... Mais, à partir de ce principe-là, si on considère que sur les plages il ne faut pas donner une visibilité à sa religion, qu'est-ce qui empêchera que la djellaba et la barbe soient considérées comme une forme de provocation ?"
"Vous rendez-vous compte aujourd'hui où nous en sommes arrivés ? Nous en sommes arrivés à ce que sur le burkini, le premier ministre dise que c'est une forme d'asservissement de la femme mais qu'il ne faut pas légiférer, s'étouffe-t-il à moitié, ce matin au micro de France Inter. c'est si grave, qu'il légifère !"
Et d'enfoncer le clou :
"Je revendique appartenir à une tradition politique qui considère que la laïcité est une laïcité sans épithète. (…) L'islam doit être traité comme une religion ordinaire. Ce n'est pas une sous-religion que l'on traite par un biais post-colonialiste ou une religion dont on considère qu'elle est un nid permanent de terroristes que l'on traite par le biais sécuritaire. (…)
Et de poursuivre: "Le cadre ne peut pas être trouvé par des déclarations intempestives de dirigeants politiques qui ne cessent de vouloir faire leur beurre politique et leur beurre électoral sur l'islam." Le camarade Hamon  s'est cette fois révélé aussi véhément dans l'expression que sa pensée est radicale.

A l'inverse, 
pour Frédéric Cuvillier, maire PS de Boulogne-sur-Mer, interdire le burkini serait "attentatoire à la liberté." L'ancien ministre délégué aux Transports auprès de la ministre de l'Écologie, Cuvillier, s’inscrit dans la catégorie des j-m-en-foutistes aveuglés d'idéologie. Le maire de Boulogne-sur-Mer ne suivra pas la tendance du chef du gouvernement. "C’est assez attentatoire à la liberté", se justifie ce proche de François Hollande dans les colonnes de la Voix du Nord, le 18 août. Il ajoute que ce n’est pas le rôle du maire de décider d’interdire cette tenue de bain ostentatoire qui couvre la quasi-totalité du corps (dont la tête, épargnant le visage, au contraire de la burqa) :
"Je ne suis pas persuadé que ce soit la mission du maire de demander à quelqu’un si le port du burkini est lié à sa religion ou pas." Cuvillier fuit ses responsabilités d'autant plus courageusement que Boulogne n'attire pas les burkini. Sans dommage, il s'obstine ainsi à ignorer que c'est une perversion de l'islam qui impose cette négation du corps des femmes et que les musulmans "raisonnables" font confiance en la femme.
Dans le même esprit, Cuvillier fut le premier ministre en exercice à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe, le 1er juin 2013. 
A noter que sur leur liste électorale ci-contre la paire Saintignon-Cuvillier ne respecte pas l'alternance stricte femmes-hommes...
En août 2014, il refusera sa reconduction dans le gouvernement Valls II, qu'il trouve trop à droite.

Ce membre du Conseil national du Parti socialiste prône plutôt "la tolérance vestimentaire".
Et pour montrer son hermétisme à la culture de son propre pays et de la gravité de la polémique qui parcourt la population en ce mois d’août. Fort malencontreusement pour un universitaire franc-maçon du Grand Orient de France (GODF) prend l’exemple de "religieuses" croisées sur la plage :
"La dernière fois, à la plage, j’ai vu plusieurs religieuses prendre un bain de pieds. Pourtant, leur tenue est un signe ostentatoire. Il faut rester raisonnable : tout est question de goût." (Cuvillier)
Tête de liste dans le Pas-de-Calais, l'ex-collaborateur de Hollande essuya  une défaite historique, la liste PS se faisant éliminer au premier tour des Régionales 2015 dans le Boulonnais - sauf à Outreau.

VOIR et ENTENDRE  d'ailleurs la méthode Cuvillier pour arrêter la montée du FN :
En revanche, Laurence Rossignol veut combattre "sans arrière-pensée" le burkini, qu’elle juge "profondément archaïque." Elle ss justifie:
"Le burkini n’est pas juste une nouvelle gamme de maillot de bain [...] mais aussi un projet de société, une vision en particulier de la place des femmes et ne peut pas être abordé uniquement sous l’angle d’une pseudo-mode ou des libertés individuelles, tente-t-elle de faire entendre à Cuvillier. Bien sûr, chacune s’habille comme elle veut, mais le burkini a un sens : cacher le corps des femmes pour cacher la femme. Un argument qui passe au-dessus de la tête d'un macho, fût-il maire de Boulogne. La place que ça accorde aux femmes est une place que je combats, que d’autres avant moi ont combattu. [La notion historique de lignée de femmes est étrangère à Cuvillier, notamment quand il s'agit de religieuses]. Il y a quelque chose de profondément archaïque. Il n’y a rien de moderne dans le burkini. [...] Je combats cet archaïsme qui consiste à considérer que les femmes sont impures, que leur corps est par définition une provocation aux hommes et à la société. Les électrices de Cuvillier seraient-elles impures ?
Avec les maires LR David Lisnard et Lionnel Luca qui ont décidé d’interdire cette tenue de bain islamique sur la plage de leurs communes, Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), au nom de la laïcité, le maire PS de Sisco (Haute-Corse), Ange-Pierre Vivoni, a pris un arrêté similaire ce lundi 15 août, après les incidents violents de la crique de sa commune.

A l'extrême gauche, la charge est encore plus violente.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est allé bien plus loin
,
quelques minutes plus tôt, sur France Info. "Il n'a rien d'autre à faire le premier ministre de notre pays suite à Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, au regard des enjeux colossaux auxquels nous sommes confrontés ?", lance-t-il. "En suivant les pas d'une droite très radicalisée qui court après le Front national, [Manuel Valls] joue un jeu très dangereux (…) Après Charlie Hebdo, on a parlé de République, de démocratie, de vivre-ensemble, des belles valeurs républicaines. Aujourd'hui, il y a une tentative de détournement du débat public des grands enjeux avec la question religieuse". Le religieux est secondaire, tant qu'il n'est pas islamique, voire islamiste.

Proche du secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, Dartigolles, 5 % à la Régionale de 2015, estime que Manuel Valls "fait le jeu des terroristes puisque c'est précisément ce que veulent au final les terroristes : la guerre de religions, les tensions permanentes et le basculement vers des ferments de guerre civile".

Comme François Fillon ce vendredi, plusieurs candidats à la primaire de la droite se sont déclarés pour l'interdiction du burkini.

La provocation islamiste - qui épargne les modérées et non les femmes subversives - est devenue le feuilleton de cette fin d'été, envahissant les colonnes des journaux depuis plusieurs jours et les télévisions qui n'ont pas encore effectué leur rentrée. Tous multiplient les entretiens politiques avec des experts d'astreinte ou de secours et autres analystes dont les orientations restent floutées. Puisque les faiseurs d'opinion ont  abandonné le terrain, il n'est pas étonnant de voir les media étaler leur satisfaction de pouvoir harponner la plupart des candidats à la primaire de la droite et du centre, qui assument leurs positions dans les media en mal de couverture, à la différence des ténors de la gauche.

La députée européenne Nadine Morano est lucide
Très active sur le réseau social Twitter, l'ancienne ministre s'est exprimée sans détours sur les sujets du port du burkini et de l'assassinat du père Hamel, ou proposant aux internautes de signer une pétition pour que la loi soit "durcie" et "appliquée". Quelques tweets valent probablement mieux qu'un long discours.



Ça suffit ! meurtres égorgements, indemnisation d'islamiste Burka Burkini auto-école pour femmes...sauvons la France

Voile intégral et burkini : ça suffit !
Durcissons la loi et faisons la appliquer > Signez la pétition




Voilà comment ils contournent nos lois ! Suspension des droits civiques et sociaux pour le port du voile intégral !
François Fillon est le dernier en date à s'être opposé au port du burkini sur les plages de France. Mais, contrairement à ses collègues, l'ex-premier ministre n'a pas choisi un média traditionnel pour faire connaitre sa position, préférant le réseau social Facebook. Vendredi après-midi, il a rédigé un long post sur sa page pour apporter "son soutien aux maires" prenant des arrêtés d'interdiction de burkinis.
"Ne tombons pas dans le piège. Le port du burkini, de la même façon que celui de la burqa, doit être perçu dans la dimension politique qui lui est inhérente. Les maires prenant des arrêtés d'interdiction du burkini ont une attitude responsable, dans un contexte d'état d'urgence, et cohérente avec la décision d'interdiction de la burqa prise par mon gouvernement en 2010", peut-on lire dans le communiqué digital du député de Paris.

Avant lui, la plupart des candidats à la primaire s'étaient déjà exprimés sur le sujet et avaient exprimé la même conviction. En pleine tournée des plages pour recueillir des parrainages en vue de la primaire, Nathalie Kosciusko-Morizet a été interrogée sur la question du burkini mercredi par i-télé, en duplex de Leucate. La députée de l'Essonne a elle aussi pris la défense des maires qui l'ont interdit : "A partir du moment où ces tenues créent sur certaines plages des tensions, où elles sont vécues comme des provocations, je comprends et je soutiens la démarche des élus qui ont pris des arrêtés anti-burkini. [...] Ce geste d'interdiction doit être considéré d'une certaine manière comme un geste d'apaisement. [...] Ces tenues manifestent une asymétrie entre les hommes et les femmes. Une forme d'enfermement des femmes. Et, oui, si vous peignez en rose les barreaux d'une prison, ça reste une prison."




, candidate à la  : "Si c'est un débat entre 6 hommes, ce ne sera peut-être pas complètement moderne"
Depuis plus d'une semaine, Jean-François Copé multiplie également les interventions médiatiques pour réclamer l'interdiction du burkini. Dès le 8 août, le maire de Meaux défendait notamment la création "d'un délit permettant de sanctionner les propos ou comportements contraires à la République et prônant un islam radical". 
Plus récemment, sur le ondes de France Info, il soulignait "le silence gêné des responsables politiques", même "des candidats à la primaire" sur le sujet, a considéré qu'il s'agissait là d'une "énième provocation des intégristes islamistes". 
S'il est élu en 2017, Jean-François Copé a annoncé vouloir mettre en place par ordonnance "un code de laïcité" avec "ce qui est compatible et ce qui ne l'est pas" dans l'exercice des cultes.



Le  est une atteinte à l'égalité homme-femme, il faut l’interdire !
➡️ L'interview de @jf_cope 
Enfin, l'un des candidats les plus flexibles à se présenter à la primaire, Frédéric Lefebvre a également exposé son sentiment, hier dans la matinale d'i-télé. Le député des Français de l'étranger a notamment donné l'exemple des affrontements de Sisco pour étayer sa pensée : "Chaque pays a son histoire, sa culture, ses valeurs. Quand on regarde ce qu'il [en français: "ce qui"] s'est passé en Corse notamment, on voit qu'on est même dans une forme de terrorisme intellectuel. Il y a une volonté de s'approprier l'espace [avec le voile islamique d'abord et maintenant avec le burkini, qui n'était pas pratiqué avant les attentats de janvier 2015], et il y a une symbolique là-dedans : c'est de s'approprier la France, la culture de la France, les valeurs de la France. Donc, évidemment, la République doit être ferme, et les élus ont raison d'être fermes." Ferme comme la figue sèche Valls, un premier ministre vidé, qui a tout donné, et dont on ne tire plus rien ? 

Depuis,
le procureur de Bastia en charge de l'affaire - tout indépendant qu'il se défende d'être - a diffusé l'"élément de langage" du pouvoir socialiste: cette affaire n'a rien à voir avec la question du burkini. Trolls et complotistes, passez votre chemin... Le journal Libération a aussitôt publié un article intitulé 
"Se baigner en robe, c’est pas pratique, ce burkini est une libération". 

Mais
comment la presse "indépendante" peut-elle être vecteur des choix du pouvoir politique à un tel degré de soumission, plutôt que de prendre le pouls de la population, ces lecteurs potentiels qu'elle malmène ?

VOIR et ENTENDRE
donc ces voix musulmanes que la gauche a cessé d'écouter:
La pirouette de Caroline Fourest ne mettra pas tout le monde d'accord. 
"Optons pour le nudisme !," préconisait le 16 août cette féministe engagée aux côtés des Femen, activistes aux seins nus, pour défendre la laïcité. La légèreté de sa prise de position, "interdire le burkini sur les plages publiques non, mais défendre le burkini, encore moins". est la preuve, si besoin était, que la gauche est désorientée et que l'alternance politique s'impose.