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mardi 14 février 2017

Affaire Penelope: rares sont les 'pointures' LR réclamant des comptes à Fillon

Qui, à part Guaino, Morano et le Maltais Fenech?

Georges Fenech passait pour 'modéré' !...

Le Faucon maltais
Un petit groupe de parlementaires LR craintifs face aux attaques de l'Etat-PS lancées contre le couple Fillon s'est réuni lundi soir pour faire le point sur la situation de leur candidat. A la tête de ces frondeurs, l'ancien juge Georges Fenech appelle le candidat désigné à l'Élysée par la primaire à "prendre ses responsabilités".

Fragilisé par des fuites en provenance du dossier vieux de quatre à cinq ans et concernant des emplois dits fictifs de son épouse Penelope - soi-disant protégée par la présomption d'innocence - le candidat de la droite républicaine à la présidentielle chute non seulement dans les sondages - ce qui interpelle les démocrates sur l'ingérence de la presse et d'entreprises commerciales et partisanes de sondages dans une élection, du fait du secret des sources -  mais doit aussi faire face à la couardise de certains des élus craignant pour leur avenir.

Premier élu LR à remettre en cause publiquement la "légitimité" de la candidature de l'ancien Premier ministre au lendemain des accusations - sans sources avouées -  du Canard Enchaîné, le député sarkozyste Georges Fenech a organisé lundi soir 13 février, avec le très mou Sébastien Huyghe (Lille) un dîner avec quelques parlementaires "qui partagent un certain nombre d'inquiétudes car, sur le terrain, la situation n'est pas bonne."

Selon Le Figaro, BFMTV ou encore LCI, ils auraient été, en tout et pour tout, 17 élus LR à ce dîner, qui se déroulait au Bourbon, en face de l'Assemblée, dont l'eurodéputée Nadine Morano, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement de Paris, le député des Yvelines Henri Guaino, dont les aigreurs ne sont un mystère pour personne, ou le néo-député de la Somme Alain Gest, qui gagne probablement à être connu. "Nous étions aussi les porte-paroles de beaucoup de nos collègues qui auraient aimé être avec nous ce soir, mais qui ont eu des empêchements dans leur circonscription", a raconté Georges Fenech selon BFMTV, sachant que Ruth Elkrief fait la bise au locataire de l'Elysée en rupture de bail.

Des retours de leurs circonscriptions et de leurs électeurs et militants alimentent leurs peurs

Ces frondeurs sous influence des media de l'Etat-PS dressent le constat d'une campagne chaotique et demandent, en prévision des législatives, des comptes à François Fillon. "Nous avons fait le constat que nous ne pouvons plus faire campagne sur le terrain, prétendent-ils. Nous sommes donc face à une situation désastreuse pour notre famille politique", a-t-il dramatisé au micro de plusieurs media ravis.
Selon des propos rapportés par BFMTV, mais évidemment non vérifiés, Georges Fenech dit attendre de François Fillon qu'il "prenne ses responsabilités". Une position qui varie au gré des sondages et des rencontres avec le candidat. " Cf. PaSiDupes
Nous reconnaissons tous la légitimité que le candidat a tiré de sa victoire à la primaire mais nous ne pouvons pas ignorer que plusieurs éléments imprévisibles se sont produits depuis, répète-t-il à satiété des media pourtant gourmands. C'est pourquoi nous devons faire part à François Fillon de nos plus vives inquiétudes et lui poser la question de savoir ce que nous allons faire maintenant. De savoir quelle est la suite", a-t-il également déclaré, selon Le Figaro, animé par une louable et cordiale attention, celle de faire remonter l'information. Dans la presse...

Les élus frileux devaient exposer leur message lors de la réunion entre François Fillon et les députés LR lundi matin 14 février. 

"La solution passe par un bureau politique" LR, qui ne s'est pas réuni depuis le mois de novembre car "nous sentons bien que nous courons vers un désastre annoncé", sans lutter, que "le navire tangue et menace de couler", a affirmé Georges Fenech à l'AFP chargé de la diffusion de ses propos alarmistes. 
Avant le début de la réunion de groupe à 11h, les élus ont fait circuler au groupe pour signature une "lettre ouverte à François Fillon" dans laquelle ils rappellent que, le 1er février, le candidat leur "avait demandé de tenir encore quinze jours" et constatent, comme prévu, "qu'aucune clarification n'est intervenue" à l'issue de ce délai. "Face à cette crise majeure, il est de ton devoir de réunir sans délais le bureau politique de notre mouvement, seule instance légitime", écrivent-ils.

C'est LCI qui, ce mardi matin, répandait les propos du radiologue et sénateur de la Côte-d'Or Alain Houpert, qui se classe en animateur de ce groupe de Cassandre ou, selon lui, "messagers éclairés", a clairement annoncé qu'il souhaite changer de candidat. "Je pense qu'il faut changer d'homme, il faut avoir le courage et l'honneur de le faire. Il faut que François Fillon se défende et ensuite que nous, nous gagnions la présidence de la République parce que les gens [c'est vous et moi !] veulent une alternance, ils veulent changer de cap." 

Depuis que la primaire a écarté six candidats possibles,
ces partisans d'un "plan B" ont-ils réussi à sortir un nom de leur chapeau ?

dimanche 24 janvier 2016

Grève du 26 janvier: le socio-libéralisme de l'Etat-PS à l'épreuve de la grogne sociale

Ecoles, avions, taxis… comment vous organiser pour éviter la galère

Plusieurs catégories socio-professionnelles appellent à des mobilisations. 

Mardi sera la grosse journée sociale de la semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des collèges devrait être perturbé, jusqu'à 50% des vols pourraient être touchés, tandis que les taxis prévoient de bloquer l'accès aux aéroports parisiens dès 6 heures du matin.
Qui fait grève ? Pourquoi ? Et surtout, où ? Comment allons-nous faire?

"Mardi noir." 

"Importantes grèves."
C’est dit : mardi sera une grosse journée d’action sociale. Plusieurs catégories socioprofessionnelles (taxi, fonction publique, contrôleurs aériens) appellent en effet à la mobilisation. Alors autant se préparer.Metronews fait le point. Histoire de ne pas avoir (trop) de mauvaises surprises, mardi matin. 

Ça va bloquer dans les rues 

CGT, FO et Solidaires, trois syndicats majoritaires, ont appelé les 5,6 millions d'agents de la fonction publique à faire grève.
Pourquoi ils grondent ? Soumis à un régime de rigueur depuis 2010, les fonctionnaires manifestent pour la hausse de leur pouvoir d’achat.
Où est-ce que ça va bloquer ? A Paris, le cortège quitte Montparnasse vers 14 h rejoindra, en direction des Invalides. Des perturbations de circulation sont donc à prévoir sur le parcours.

Ça va bloquer dans les écoles

Les enseignants (environ 40% des 2,4 millions d'agents de la fonction publique d'État) devraient se joindre à l’appel de la fonction publique. Ils sont appelés à se mobiliser par l'intersyndicale Snes-FSU et CGT, Snep, Snalc, FO et Sud, contre la réforme du collège

Où est-ce que ça va bloquer ? Dans la capitale, le cortège des enseignants des académies de Paris, Créteil et Versailles s'ébranlera
à 13h30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires à Montparnasse. De nombreux défilés sont aussi prévus en province. 

Et dans les établissements scolaires ? Si les profs sont dans la rue, c'est qu'ils n'assurent pas la garderie des enfants.
Crèches publiques, écoles maternelles ou élémentaires, périscolaire ou cantine risquent d'être fermées. Les chiffres prévisionnels ne tomberont que lundi après-midi, mais "les premières remontées des écoles annoncent que ce mouvement sera suivi de manière significative", déclare le SNuipp (syndicat dominant du primaire) dans un communiqué. A Paris, déjà 35 écoles ont déclaré qu’elles seraient fermées et celles qui restent ouvertes compteront près de 45 % de grévistes.
 
Soumis à un régime de rigueur depuis juillet 2010, les 5,6 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester pour une hausse de leur pouvoir d'achat. Majoritaires aux élections professionnelles chez les syndicats représentatifs (48,55% des voix),
rémunération et la carrière des fonctionnaires (PPCR) que le gouvernement a décidé, en septembre, de mettre malgré tout en œuvre. Ils entendent dénoncer le gel, depuis juillet 2010, du point d'indice servant à calculer le salaire de base des fonctionnaires qui auraient perdu, "compte tenu de l'inflation, 8% de leur pouvoir d'achat", a calculé FO.  les trois syndicats n'ont pas signé l'accord sur la 
Un premier rendez-vous salarial dans le cadre de cet accord est prévu en février. Sans exclure un dégel du point d'indice, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a déjà prévenu que cette possible hausse ne serait "sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats".

De son côté, le SNES-FSU, syndicat hégémonique du secondaire, fait le point sur les mobilisations prévues dans les collèges et lycées.
Outre la baisse du pouvoir d'achat, CGT, FO et Solidaires dénoncent "la perte d'emplois dans des secteurs clés de la fonction publique". Ils soulignent que si des créations de postes ont été annoncées dans l'Éducation nationale (+ 8561 en 2016) et dans les secteurs de la sécurité (+ 732 police-gendarmerie, + 978 justice en 2016), la fonction publique a perdu des effectifs. Les trois syndicats réclament "des créations nettes d'emplois publics statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin", notamment le secteur hospitalier.

Ça va bloquer en Ile-de-France.

Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser dans toute la France.
Pourquoi ils grondent ? Ils protestent contre ce qu'ils appellent les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), leur bête noire, depuis qu'ils ont éliminé la concurrence d'Uber. "On mesure une baisse d'activité de 20% sur les plateformes de réservation et de 30% dans la rue", a assuré le directeur général des Taxis Bleus, Yann Ricordel. Cette dernière réclame au gouvernement "soit la suppression immédiate des VTC, soit l'indemnisation conséquente de tous les chauffeurs de taxi".

Où est-ce que ça va bloquer ?
Cette grève "risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu mercredi Serge Metz, PDG de Taxis G7, qui déconseille carrément de prendre sa voiture.
"Ça va être chaud", menace aussi Karim Asnoun (CGT taxis), porte-parole de l'une des intersyndicales. Blocages, des opérations escargots, barrages filtrants et embouteillages sont en effet prévus aux portes des grandes villes.... 
Des manifestations sont notamment prévues à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Lyon, Lille… A Paris, les taxis prévoient de se retrouver autour des aéroports parisiens de Roissy et Orly à partir de 6 h du matin. Des rendez-vous sont fixés porte Maillot et près du ministère de l'Economie et des Finances de Bercy. Des secteurs à éviter, donc, si vous êtes en voiture.

Ça va bloquer dans les airs

Les contrôleurs aériens sont appelés à cesser le travail, par les deux premiers syndicats d’aiguilleurs. 

Pourquoi ils grondent ?
Attachés à leur régime spécifique de primes, donc accrochés à leurs avantages acquis très favorables, qui représentent plus de la moitié de la rémunération des aiguilleurs, les syndicats de contrôleurs aériens réclament d'être exclus de la refonte du système de prime de la fonction publique, qui, selon eux, lèse leur pouvoir d'achat. Ils dénoncent aussi les suppressions d'effectifs opérées ces dernières années dans leur catégorie.

Où est-ce que ça va bloquer ?
Des "perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient dans un communiqué la DGAC (direction générale de l’aviation civile) en invitant les passagers à s'informer directement auprès des compagnies pour connaître les programmes précis de vols. Elle a cependant demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de cet appel à la grève.

dimanche 29 novembre 2015

Forte progression du chômage en octobre: l'inversion de la courbe paraît inaccessible...

Une embellie sans lendemain et de faux espoirs pour les demandeurs d'emploi 

L'exécutif a dû passer aux aveux

Une ministre épanouie du chômage
Le chômage a repris sa hausse en octobre, alors que le gouvernement se gargarisait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, occultant la forte progression des radiations administratives qui s'étaient littéralement envolées sur la période pour progresser d’environ 25%, soit 43.000 personnes rayées des listes. La pouvoir socialiste enregistre un nouveau record, signe que la reprise de l'économie française est encore trop incertaine pour inverser durablement sa courbe, promesse répétée depuis avant décembre... 2013, voilà deux ans. 

Plus précisément, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 1,2%, soit 42.000 personnes - un plus haut depuis janvier 2013 si l'on excepte le contrecoup du "bug" informatique qui avait gonflé les chiffres de septembre 2013 - à 3.589.800 millions en métropole. 

Si on veut être plus précis, il faut ajouter les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), et alors le nombre d'inscrits à Pôle emploi en octobre a progressé de 0,2% de plus, à 5.435.800.

Si le pouvoir socialiste n'ignore pas les départements d'Outre-mer, ce sont 5.740.600 demandeurs d'emploi dans le malheur, soit 13.100 de plus qu'un mois plus tôt. Aux familles de l'ensemble de ces trois catégories, l'Etat-PS apporte ainsi de nouvelles déceptions d'autant plus amères qu'elles ont largement contribué à l'élection de Hollande, au même titre que la Bretagne qui s'apprête à voter pour Le Drian à la régionale et dont il faudra subventionner le secteur agro-alimentaire.. 

Le gouvernement continue d'annoncer une baisse du chômage pour demain

Réagissant à ces chiffres, le ministère du Travail a reconnu que la forte hausse du nombre de personnes frappées par le chômage en octobre n'est pas "satisfaisante", et assure que ça ira mieux à partir de 2016. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant," selon le sentiment de la ministère en charge, la prometteuse Myriam el-Khomri. Vous connaissez ?

A dix jours des régionales, Valls et Hollande font le jeu des extrêmes
Avec cette troisième plus forte hausse du chômage depuis le début du quinquennat, les victimes se tournent en nombre également grandissant vers les porteurs d'espoirs nouveaux mais jamais vérifiés par une quelconque gouvernance.

Plus sûrement, ça ira mieux au second semestre 2017... 
L'opposition ne pouvait pas ne pas réagir à l'inaction de l'exécutif. "A combien de vies professionnelles brisées le gouvernement décrétera t-il l'état d'urgence économique?", s'est interrogé sur Twitter le sénateur les Républicains (LR) de l'Yonne, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Tandis que
le pays est frappé par de multiples assassinats de masse islamistes encouragés par un pouvoir faible, à la différence des grandes démocraties voisines, sur le réseau social, Edouard Courtial, député LR de l'Oise, a demandé  que "la lutte contre le chômage reste aussi une priorité". 

Le mois dernier, le gouvernement s'était félicité d'une baisse du chômage, ce qui navre l'ancien ministre du Travail, Eric Woerth: "Le gouvernement attend patiemment un alignement des astres !" à la faveur d'un retour de croissance par le Pont de l'Europe où Cazeneuve est allé faire des offrandes au ciel. "On ne peut pas aller de fausses embellies en nouvelles catastrophes", a-t-il écrit dans un communiqué. 
Pour l'ancien ministre, "il faut donc dire la vérité aux Français: la France ne pourra jamais vaincre le chômage de masse à coup d'emplois aidés financés sur de l'argent public". 


Yves Jégo, l'ancien ministre UDI, s'étrangle, lui, devant une "nouvelle hausse spectaculaire du chômage qui nous éloigne encore de la tristement fameuse promesse d'inversion de la courbe". Le député de Seine-et-Marne parle d'un "échec du Parti socialiste", alors que François Hollande a justement fait de ce dossier une condition sine qua non à une nouvelle candidature en 2017. 
"Heureusement que le gouvernement et les socialistes nous expliquaient le mois dernier que les choses allaient dans le bon sens...", souligne l'ex-ministre UDI Hervé Morin. 
"Je ne suis pas sûr que nous ayons eu en France des chiffres aussi terribles du chômage qui se suivent sur un temps aussi long", conclut le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo.

Au Front national, la critique est encore plus vive.

Tandis que le gouvernement Valls empile promesses sur promesses, le vice-président du parti, Florian Philippot, parle d'une "hausse dramatique", pointant du doigt, sur Twitter, le "discours mensonger sur la fausse reprise". "Il faut aussi se libérer de l'Union européenne sur l'économie", avance l'eurodéputé. 
Et le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s'interroge: "Quand le gouvernement comprendra-t-il qu'il faut changer?" 
Les électeurs - notamment bretons -  comprendront-ils les 6 et 13 décembre prochains que c'est maintenant ?

samedi 22 août 2015

Encore une nomination discutable et encore à France Télévisions

Aux postes stratégiques, Hollande place des inadaptés comme lui 

La main-mise du pouvoir se poursuit dans l'entre-soi socialiste


Germain Dagognet
Le nouveau numéro 2 de l'info sur France Télévisions est un proche du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel !
Olivier Schrameck, intermédiaire damné de Hollande, a accepté la nomination de l'ancien chargé de com du cabinet de Lionel Jospin, alors dirigé par... lui-même... Cette nomination de Germain Dagognet est une provocation qui ne pouvait passer inaperçue, puisqu'il était rédacteur en chef des journaux du week-end de Claire Chazal sur TF1, chaîne privée honnie de France Télévisions. 

La sérénité n'est pas prête de revenir
Cette nomination d'un protégé de Schrameck ravive donc les braises mal éteintes de l'élection de Delphine Ernotte à la présidence du groupe audiovisuel où la patronne d'Orange France a coiffé sur les poteaux un incontestable expert des media, Pascal Josèphe, qui a été chargé de mission auprès d’Hervé Bourges, alors directeur général de Radio France internationale et a dirigé plusieurs chaînes de télévision, TF1, La Cinq, France 2 et France 3. 
Le syndicat CGC avait pourtant fait campagne contre Ernotte pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange... Mais bien qu'elle n'ait aucune expérience des media, ses réseaux plutôt à gauche avaient fit la différence.



Dans les couloirs de la rédaction de France 2 et de France 3, on s'étonne de la nécessité qu'il y avait à débaucher le maître d'oeuvre d'un JT en capilotage dont l'audience faiblit irrémédiablement et dont la légèreté fait jaser, selon les partisans du trottoir d'en face
Sous ce pouvoir stalinien, Pascal Golomer, le patron des rédactions de France 2 et France 3 à la place de Yannick Letranchant, n'a pas eu son mot à dire dans le choix de son bras droit. Il aurait préféré faire venir à son côté un cadre de la rédaction de France 3, quelqu'un qui connaît bien la maison et ses équipes. Mais Delphine Ernotte, qui remplacera officiellement lundi 24 août Rémy Pflimlin dans son fauteuil de président, a imposé ce transfert inattendu.

L'innocence de l'âge...

Et ce n'est pas tout ! Nommée au printemps par le CSA présidé par Olivier Schrameck, Delphine Ernotte a choisi un ancien collaborateur de... Schrameck. En 1989, lorsque ce dernier est directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale de François Mitterrand,  Lionel Jospin,  Schrameck s'appuie sur un conseiller technique chargé de communication nommé Germain Dagognet... Le marquage politique de ce dernier est clair, et sa proximité avec le patron de l'Autorité de régulation suscite la fureur des barons et des syndicats du service public, qui n'ont toujours pas digéré les conditions dans lesquelles l'ancienne directrice générale d'Orange France a été nommée à la tête de France Télévisions."Germain est un bon journaliste loyal, reconnaît l'un de ses confrères qui l'ont côtoyé à LCI, où il fut longtemps rédacteur en chef, avant de prendre en main les journaux de Claire Chazal sur TF1 en 2008."

Germain Dagognet confirme. "J'avais 25 ans, précise-t-il. Je venais de l'INA, alors dirigée par Jacques Pomonti, par la volonté de F. Mitterrand. C'est lui qui m'a recommandé à Lionel Jospin qui cherchait "un jeune." J'y suis resté deux ans et demi, de 1988 à 1990." Conscient qu'il lui sera difficile de se recycler immédiatement dans le journalisme en France, Dagognet est ensuite parti pour le Canada, avant d'intégrer l'équipe de direction de TV8 Mont Blanc, l'une des premières chaînes de télévision locales privées. Le nouvel homme fort de la rédaction éprouve le besoin de préciser qu'il n'a "jamais eu [s]a carte du PS."

Cette nomination est perçue au sein de France Télévisions comme éminemment politique à trois mois des élections régionales et à moins de deux ans d'une présidentielle où tous les coups seront permis... Elle vient alourdir un peu plus une atmosphère déjà passablement dégradée dans les couloirs de l'entreprise. Et ajoute quelques suspicions sur la tutelle d'Olivier Schrameck sur l'équipe Ernotte...

Et Hollande nous affirmera qu'il a les mains propres...
D'Olivier Schrameck, Catherine Trautmann déclara dans Le Monde: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". L'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous Lionel Jospin est clairvoyante et son jugement pas partisan du tout...
L'Olivier qui rassemble tant de qualités d'une si belle âme est entre autres le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches et vota les pleins pouvoirs à Pétain. Hollande n'est pas responsable des ascendants de ce maître des basses oeuvres de son quinquennat.