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samedi 22 août 2015

Encore une nomination discutable et encore à France Télévisions

Aux postes stratégiques, Hollande place des inadaptés comme lui 

La main-mise du pouvoir se poursuit dans l'entre-soi socialiste


Germain Dagognet
Le nouveau numéro 2 de l'info sur France Télévisions est un proche du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel !
Olivier Schrameck, intermédiaire damné de Hollande, a accepté la nomination de l'ancien chargé de com du cabinet de Lionel Jospin, alors dirigé par... lui-même... Cette nomination de Germain Dagognet est une provocation qui ne pouvait passer inaperçue, puisqu'il était rédacteur en chef des journaux du week-end de Claire Chazal sur TF1, chaîne privée honnie de France Télévisions. 

La sérénité n'est pas prête de revenir
Cette nomination d'un protégé de Schrameck ravive donc les braises mal éteintes de l'élection de Delphine Ernotte à la présidence du groupe audiovisuel où la patronne d'Orange France a coiffé sur les poteaux un incontestable expert des media, Pascal Josèphe, qui a été chargé de mission auprès d’Hervé Bourges, alors directeur général de Radio France internationale et a dirigé plusieurs chaînes de télévision, TF1, La Cinq, France 2 et France 3. 
Le syndicat CGC avait pourtant fait campagne contre Ernotte pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange... Mais bien qu'elle n'ait aucune expérience des media, ses réseaux plutôt à gauche avaient fit la différence.



Dans les couloirs de la rédaction de France 2 et de France 3, on s'étonne de la nécessité qu'il y avait à débaucher le maître d'oeuvre d'un JT en capilotage dont l'audience faiblit irrémédiablement et dont la légèreté fait jaser, selon les partisans du trottoir d'en face
Sous ce pouvoir stalinien, Pascal Golomer, le patron des rédactions de France 2 et France 3 à la place de Yannick Letranchant, n'a pas eu son mot à dire dans le choix de son bras droit. Il aurait préféré faire venir à son côté un cadre de la rédaction de France 3, quelqu'un qui connaît bien la maison et ses équipes. Mais Delphine Ernotte, qui remplacera officiellement lundi 24 août Rémy Pflimlin dans son fauteuil de président, a imposé ce transfert inattendu.

L'innocence de l'âge...

Et ce n'est pas tout ! Nommée au printemps par le CSA présidé par Olivier Schrameck, Delphine Ernotte a choisi un ancien collaborateur de... Schrameck. En 1989, lorsque ce dernier est directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale de François Mitterrand,  Lionel Jospin,  Schrameck s'appuie sur un conseiller technique chargé de communication nommé Germain Dagognet... Le marquage politique de ce dernier est clair, et sa proximité avec le patron de l'Autorité de régulation suscite la fureur des barons et des syndicats du service public, qui n'ont toujours pas digéré les conditions dans lesquelles l'ancienne directrice générale d'Orange France a été nommée à la tête de France Télévisions."Germain est un bon journaliste loyal, reconnaît l'un de ses confrères qui l'ont côtoyé à LCI, où il fut longtemps rédacteur en chef, avant de prendre en main les journaux de Claire Chazal sur TF1 en 2008."

Germain Dagognet confirme. "J'avais 25 ans, précise-t-il. Je venais de l'INA, alors dirigée par Jacques Pomonti, par la volonté de F. Mitterrand. C'est lui qui m'a recommandé à Lionel Jospin qui cherchait "un jeune." J'y suis resté deux ans et demi, de 1988 à 1990." Conscient qu'il lui sera difficile de se recycler immédiatement dans le journalisme en France, Dagognet est ensuite parti pour le Canada, avant d'intégrer l'équipe de direction de TV8 Mont Blanc, l'une des premières chaînes de télévision locales privées. Le nouvel homme fort de la rédaction éprouve le besoin de préciser qu'il n'a "jamais eu [s]a carte du PS."

Cette nomination est perçue au sein de France Télévisions comme éminemment politique à trois mois des élections régionales et à moins de deux ans d'une présidentielle où tous les coups seront permis... Elle vient alourdir un peu plus une atmosphère déjà passablement dégradée dans les couloirs de l'entreprise. Et ajoute quelques suspicions sur la tutelle d'Olivier Schrameck sur l'équipe Ernotte...

Et Hollande nous affirmera qu'il a les mains propres...
D'Olivier Schrameck, Catherine Trautmann déclara dans Le Monde: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". L'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous Lionel Jospin est clairvoyante et son jugement pas partisan du tout...
L'Olivier qui rassemble tant de qualités d'une si belle âme est entre autres le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches et vota les pleins pouvoirs à Pétain. Hollande n'est pas responsable des ascendants de ce maître des basses oeuvres de son quinquennat. 

jeudi 5 mars 2015

Centre Pompidou: Hollande y place l'un de ses conseillers

Dans l'Etat PS, les nominations restent le fait du prince

Les critiques pleuvent sur la nomination de Serge Lasvignes

C'est qui celui-là ?
A 61 ans, Serge Lasvignes ne prend pas sa retraite. Le 4 mars, pour son anniversaire, le 6, le président Hollande lui offre une sinécure, en attendant probablement une retraite dorée de préfet hors-cadre ou de se faire entreposer aux Affaires sociales comme inspecteur général. Cet énarque (1989) était jusqu'alors directeur au secrétariat général du gouvernementEt les artistes retiennent leur souffle craignant pour leurs carrières. Cet illustre inconnu du monde artistique est tombé dans les tuyaux de Pompidou à la faveur de désaccords dans le marigot de l'art et sous la contrainte d'un rajeunissement de l'entourage du président. Or, le gagnant est un administrateur, sans aucune compétence à ce jour dans le domaine qui sera le sien par la volonté du prince. Un prince dont la culture et l'ouverture artistiques restent en friches.

"Un retour aux pratiques que nous critiquions", regrette Aurélie Filippetti

On nous dira que le CSA est indépendant mais il fait silence, tandis que sur France Info, la question n'effleure pas la journaliste "indépendante" Anne Chépeau... Sans expérience dans le domaine de la culture - mais Hollande en avait-il aux pouvoir...-  cet énarque agrégé de lettres ne fait pas l'unanimité et la socialiste Aurélie Filippetti, ministre virée du gouvernement, souligne qu'il serait temps que le changement annoncé par Hollande soit la mise en place de procédures pour que ce genre d'aberrations ne se produisent plus. 
"Ce sont des polémiques qui affaiblissent tout le monde, déplore Aurélie Filippetti. J'avais essayé d'en mettre en place [des procédures, assure-t-elle] pour qu'il y ait une transparence dans les nominations".
L'ancienne ministre de la Culture regrette les accusations "de népotisme" qui planent sur de nombreuses nominations dans ce domaine. "Il faut des procédures, se présenter dans le cadre d'un appel à candidatures, présenter un projet, estime-t-elle. On est revenu à un type de pratiques que l'on critiquait".

Du changement dans l'audiovisuel
Et l'ex-ministre en fuite à l'arrivée de Valls de citer en exemple les procédures de nomination dans l'audiovisuel public, aujourd'hui assurées par le CSA. "Elle permettent que l'on n'ait plus l'impression que la culture, c'est ce que l'on donne pour récompenser une carrière ou lorsque l'on doit changer quelqu'un de poste".
Mais, Filippetti a la mémoire qui flanche. Nous ne faisons même pas allusion aux nominations qui ont irrité la gauche, celle de Jacques Toubon, comme Défenseur des droits, ou de Laurence Boone à la place d’Emmanuel Macron pour suivre les questions économiques à l'Elysée. Restons dans le domaine supposé de l'ex-ministre de la Culture. Oublions la niche de Jack Lang à l'Institut du monde arabe ou de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts et consignations et arrêtons-nous sur le cas Olivier Schrameck au... CSA. Il est convenu d'affirmer qu'il est très compétent, mais Schrameck, qui a remplacé le déjà "très compétent Michel Boyon" a surtout un sens politique... Et quand la presse de gauche évoque un État PS, c'est pour nier le fait du prince et pour assurer qu'il est loin le temps de l'ORTF de Gaulle !

Malgré les précédentes controverses, le Conseil des ministres a nommé le nouveau président du Centre Pompidou, mercredi, sans mise en concurrence, sans remise de dossier par les postulants. C'est une surprise puisque son nom n'est apparu que la veille parmi les successeurs potentiels d'Alain Seban qui ne souhaitait pas exercer un troisième mandat. Serge Lasvignes n'a jamais exercé de responsabilité dans le secteur de la culture. Après huit ans à l'Elysée, il a probablement des talents cachés et notamment des compétences en art moderne et en art contemporain. Pourtant, celui qui fut professeur de français dans une autre vie, voue plutôt une passion à la littérature. Il part donc avec un lourd handicap, à la différence de son prédécesseur Alain Seban, déjà énarque lui aussi, qui n’avait certes pas de passé de conservateur à son arrivée à la tête du Centre Pompidou en 2007, mais qui avait occupé plusieurs postes  auparavant dans la culture.
Hollande - et la Fleur de la potiche Pellerin qui assume - ne se sont visiblement pas posé la question de savoir s'il est plus raisonnable de nommer une personnalité de l’art capable d’incarner l’institution à la tête du deuxième musée d’art moderne et d’art contemporain au monde, plutôt qu'un comptable.

Un professionnel de l'art qui veut rester anonyme: "Ramener le Centre à la raison"

"Lorsque l'on vient du privé, on est sidéré de voir comment fonctionne Pompidou. Paralysie syndicale menaçante, effectifs pléthoriques, petits jeux permanents de pouvoir, tracasseries et lourdeurs administratives de tous ordres et petits moyens d'acquisition, tout est là pour bloquer le système. Si le nouveau président est choisi pour ramener ce vaisseau à la raison et à la mesure du monde contemporain, pourquoi pas ? C'est quand même envoyer un soldat au casse-pipe."

Gilles Fuchs, président du prix Marcel Duchamp: "Un élément d'apaisement"

"C'est un sage, d'une grande expérience, éminent conseiller d'État et très au fait de l'entrelacs du droit public et du relationnel avec les tutelles" assure Fuchs, président de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l'Art Français) et collectionneur, dont on se demande ce qui fonde tant d'éloges, sinon la continuité du business. À la direction de ce paquebot, il sera un élément d'apaisement après le passage d'Alain Seban, homme fort, très engagé, qui a créé un certain tohu-bohu parmi le personnel et les curateurs."

Daniel Buren, artiste: "Faire passer la politique au second plan"

"Un haut fonctionnaire à la tête du Centre Pompidou? C'est comme d'habitude ! Je ne connais pas Serge Lasvignes, donc je n'ai aucun point de vue sur la personne. Être négatif a priori serait stupide, explique le sympathique Buren. Je constate simplement que c'est un choix politique d'une personnalité extérieure au monde de l'art, donc peu au diapason de cette vitrine qu'est Beaubourg. Quand Alain Seban, proche de Jacques Chirac, a été nommé à ce même poste, tout le monde a hurlé. Comme Seban est devenu un mordu de l'art, que son intérêt s'est accru au fil des expositions - et pas d'une manière superficielle -, il a prouvé ses compétences et sa valeur. Il a bien fait son travail de président du Centre Pompidou pendant huit ans. En restant à son poste sous la présidence de François Hollande, Seban a réussi à faire passer la politique au second plan. Il faudra se reposer la question dans deux ans pour voir si, cette fois, c'est la catastrophe ou au contraire une opportunité."
Hugues Gall, ancien directeur de l'Opéra de Paris: "Du doigté et de l'entregent au plus haut niveau"

"C'est un homme réputé pour sa grande intelligence et son ouverture d'esprit. Certes, il n'est pas du sérail, mais le Centre Pompidou est structuré avec des directeurs plus ou moins autonomes selon la personnalité du président. Gageons qu'ils en auront davantage avec Lasvignes qu'avec Alain Seban. Plus que des compétences techniques, diriger un établissement public demande du doigté et de l'entregent: l'ancien secrétaire général du gouvernement en possède au plus haut niveau. Éric de Chassey, lui aussi candidat, est peut-être historien de l'art, mais il n'a fait que diriger la Villa Médicis [ce qui est un plus !]. Je réagirai autrement s'il s'agissait du Louvre."

Bertrand Lavier, artiste: "Il faut un grand homme"

"Un musée, c'est avant tout quelqu'un. Et quelqu'un qui a la durée devant lui. C'est avec ce principe que Glenn Lowry au MoMA (Museum of Modern Art) de New York et Nicholas Serota à la Tate de Londres ont réussi à faire de leurs musées de grands musées. 
Le Centre Pompidou a une autre histoire: elle a commencé avec un tandem administrateur-historien de l'art, Robert Bordas et Pontus Hulten, une grande pointure. Après ces pionniers, et surtout après Dominique Bozo qui a cumulé les compétences et étendu ses fonctions, les duos ont varié de force et d'intérêt. Quand Alain Seban est arrivé, il avait déjà une vision et une pratique de ce qu'était la culture. Il s'est passionné, s'est battu pour trouver l'argent des expositions choisies avec son directeur, Alfred Pacquement, pour défendre mieux les artistes français. Bref, il s'est imposé, quitte à se mettre dans la lumière. Peut-être que Serge Lasvignes, 61 ans, a un autre profil, plus discret, qui laissera plus de place à Bernard Blistène, l'actuel directeur du MNAM (Musée national d'art moderne). 
Le nouveau président aime Chateaubriand, moi aussi ! Mais un grand directeur d'institution doit avoir une autorité, afficher une vision, être en résonance avec l'époque qui a tant de mutations. Je refuse les procès d'intention. Cela dit, si ce n'est qu'une affaire de chaises musicales, s'il s'agit juste de servir les frustrés de la République, c'est consternant."


mardi 28 janvier 2014

Le fils de... Le Drian, ministre de Hollande, aurait bénéficié d'un recrutement de faveur

"Soupçons" autour du recrutement du fils de Le Drian par une filiale de la Caisse des dépôts

L'annonce de Libération prend les-devants

Visiblement "senior" et "expérimenté"...
Le présumé innocent est soupçonné d'avoir voulu préserver son fauteuil de président du directoire de la Société nationale immobilière en recrutant Thomas Le Drian, fils du ministre socialiste Jean-Yves Le Drian, explique le quotidien socialiste. Comme si les nominations dépendaient d'un caprice de ministre !... Un souci bien naturel pourtant, semblerait-il, puisque le traitement du chômage des jeunes est prioritaire. 
Depuis la révélation que la "gauche molle" est cernée par des femmes assoiffées de pouvoir, la communication du président en profite en outre pour tenter de faire croire aux Français, matraqués d'impôts et menacés de chômage, qu'en étant président de la République, on n'en est pas moins homme...

Le CV de la jeune recrue est encore peu fourni au regard de ses responsabilités. 
Mais il ne s'appelle pas Sarkozy et un Le Drian a droit à des passe-droits et des égards: Thomas, le fils du ministre de la Défense, a été embauché par André Yché, président du directoire de la Société nationale immobilière (SNI), indique lundi 27 janvier le quotidien Libération qui compte faire du beurre sur la famille Le Drian en vendant son article sur son site internet. Selon le quotidien, l'homme est soupçonné d'avoir organisé ce recrutement pour conserver la tête de l'organisme, qui gère 275.000 logements ...sociaux. Le "social" est très cher au coeur du PS...

Lutte contre le chômage
de certains jeunes
Parce qu'"il le vaut bien", Thomas Le Drian a été bombardé "chargé de mission auprès du président du directoire" de la SNI, "directeur du contrôle de gestion d’Efidis", l’une des principales sociétés du groupe, et membre du comité exécutif de la SNI. D'importantes fonctions à seulement 29 ans, et ce malgré peu d'expérience et un diplôme d'une école de commerce à la réputation moyenne, estime Libération.

Pas de commentaire du ministre: du mépris ?

Ce recrutement est une façon pour André Yché d'"assurer ses arrières, montrer qu’il sait rendre des services", raillent des cadres de la SNI dans le quotidien. Car l'homme s'est beaucoup inquiété pour son fauteuil après l'arrivée des socialistes au pouvoir, lui qui s'était beaucoup rapproché de Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat.

Yché s'est fermé
La nomination de Thomas Le Drian met en avant les liens tissés par André Yché avec le nouvel exécutif, juge Libération. En juillet, le papa, Jean-Yves Le Drian, lui avait remis personnellement l'ordre du mérite, six mois avant la nomination de son fils. 

Une porte-parole de la SNI a osé justifier la nomination de Thomas Le Drian par son travail, pendant un an, sur "la constitution d'une communauté du logement à la Caisse des dépôts".

La ministre du Logement est dans l'escalier

Avec ou sans banane, 
la ministre a la sagesse du singe: 
"Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire"...
Malgré la situation d'abus de pouvoir et d'injustice au sein du premier bailleur social de France, Cécile Duflop, l'altermondialiste (EELV), n'a pas encore trouvé les mots pour justifier l'injustifiable. C'est bien dire que la nomination est répréhensible par la loi.

Le ministère est-il vacant et réquisitionnable?
DAL, c'est à vous ! C'est le moment de justifier vos subventions gouvernementales...

mercredi 15 janvier 2014

Hollande mêle vies privée et publique à la Villa Médicis

Hollande a fait nommer sa maîtresse Julie Gayet pour siéger au jury de la Villa Medicis

L'information sort en pleine tourmente


Les bombes à retardement
de l'auto-censure
Rebondissement, en plein Gayetgate. 
La conférence de presse de François Hollande s'annonçait périlleuse, mais les prises de paroles négociées et les interventions étrangères reléguées à la fin
Depuis les révélations du magazine Closer sur une liaison présumée avec la comédienne Julie Gayet, l'entourage du président voulait en effet "déminer" la situation et surtout, la clarifier. Mission remplie, selon les stratèges de l'Elysée. "Il s’en est bien sorti", fanfaronnait l'un des proches. "Maintenant il faut qu’il aille très vite pour ne pas gâcher ses annonces politiques en donnant le sentiment d’être indécis dans sa vie privée", ajoute-t-il. Patatras !

Le Canard enchaîné de ce mercredi fait l'annonce aux lendemains des révélations de Closer
sur la relation présumée que l'actrice entretient avec le président de la République... Autant tout révéler d'un coup !
Cette nomination prend une résonance toute particulière, d’autant que cette nomination relève de la compétence de la ministre de la Culture, Aurélie Filipetti.

Après les photos de l'appartement, l'affaire de la Villa.
La mission de la maîtresse présidentielle au sein du jury 2014? 
Sélectionner les candidats qui seront retenus en résidence à la Villa Médicis, la prestigieuse académie de France à Rome. Julie Gayet y figure , en tant que "productrice de cinéma et comédienne", aux côtés de l'artiste plasticienne Anne-Marie Clairet (née Jugnet), de la chorégraphe et danseuse étoile Marie-Agnès Gillot et de la compositrice Lucia Ronchetticomme le détaille le site de la Ville Medicis.
Ouverte aux artistes et chercheurs de toute nationalité, parlant français et âgés de plus de 20 ans et de moins de 45 ans, la résidence dans ce lieu historique est aussi difficile à obtenir que prestigieuse.
L'arrêté aurait été pris juste avant Noël, affirme le site Metronews.fr. L'annonce de cette nomination, au lendemain des révélations du magazine de Closer, pourrait une nouvelle fois faire des vagues.

Hollande avait promis plus d’éthique dans les nominations. 

Encore raté! Ce sont les proches de la gauche qui ont été promus. 
Le " président normal" critiquait les nominations politiques et affirmait qu' "un retour à l’impartialité de l’État s’impose". Mais l'un de ses premiers gestes, avant même les législatives, fut de remplacer les trois piliers de la police. Mais ce n’était qu’un début. Trois mois à peine après l’alternance eut lieu une purge des préfets et des magistrats. Et par exemple en remplaçant le juge Courroye par le procureur de Nîmes, Robert Gelli, un ex-conseiller justice de Jospin! Le préfet Stéfanini, qui fut directeur de cabinet de Juppé au RPR fut remplacé par Michel Delpuech, issu de la promotion Voltaire (1980) de l’ENA… comme François Hollande. La promotion Voltaire constitue d'ailleurs l'actuel clan de l'Elysée. Son secrétaire général Pierre-Réné Lemas, sa directrice de cabinet Sylvie Hubac, son ministre de l’Emploi, Michel Sapin, en sont issus. Sans oublier son ami Jean-Pierre Jouyet, nommé à la tête de la Caisse des dépôts après infiltration du milieu sarkozyste.

Mais cette promotion lui vaut aussi des soutiens encombrants.
 
Comme Henri de Castries, PDG d’Axa, qui lui avait fait un don de 7500 euros pour la primaire socialiste. Un patron du CAC 40 qui aide "l’ennemi de la finance": c'est cocasse et révélateur du fonctionnement du président. Il manquait seulement les maîtresses...

La ministre de la Culture se défend de toute responsabilité
Gayet (à gauche) et cornac Filippetti (à droite):
république des copains et des coquins
Avec aplomb, le ministère de la Culture affirme mercredi 15 janvier au matin que l'actrice n'a pas été nommée membre du jury de la Villa Médicis. Selon France Inter citant le cabinet d'Aurélie Filipetti, le directeur de la villa endosse la responsabilité de la nomination et revendiquerait avoir proposé le nom de Julie Gayet, mais la Ministre l'aurait refusé. Et selon le magazine Vanity Fair qui cite le ministère, "l'arrêté de nomination de Julie Gayet à la Villa Medicis n'avait pas été encore signé""Son nom a été proposé par Eric de Chassey, le directeur de l'Académie de France à Rome-Villa Médicis, mais la ministre a décidé de ne pas la nommer. L'arrêté n'avait pas été signé", a confirmé le cabinet de la ministre.

Contrevérité, avec la participation d'une certaine presse
Selon Le Canard enchaîné, la nomination de la maîtresse présidentielle avait été signée par la ministre de la Culture et d'ailleurs son nom figure même  sur le site internet de la Villa (voir une capture d'écran ci-dessous).

La nomination avait paru au site de la Villa Médicis

Serait-ce "s'en prendre" au pouvoir et à ses media serviles que de demander le respect de la population et que cessent ces affabulations ? Et, de grâce,  que les Le Roux et Vallaud-Belkacem nous dispensent de leurs commentaires oiseux, comme les rugueux Guy Birenbaum et autres visqueux Bruno Roger-Petit, en gros sabots. 

Julie Gayet n’avait encore  jamais été nommée ou récompensée aux César du cinéma. L'affaire paraît compromise...


dimanche 7 juillet 2013

A. Filippetti interpelée en plein festival d'Avignon

La ministre de la Culture fait l'unanimité contre elle 

Aurélie Filippetti n'aurait fait qu'inaugurer le nouveau bâtiment du Festival d'Avignon, samedi à en croire le Nouvel Observateur...


La FabricA, implantée à l'articulation de deux quartiers difficiles en rénovation, Champfleury et Monclar, est un nouveau lieu de répétition, de spectacles et de résidence d'artistes, avec ses 18 studios. Arbre médiatique qui cache la forêt dépeuplée, il accueille actuellement le Groupe F qui, ce soir-là et à grand renfort de pression événementielle, proposait à Martigues (Bouches-du-Rhône) un spectacle pyrotechnique moyen, plein de temps morts et d'intensité artistique faible, faute de recul et de visibilité:  
A Cassis, en mai déjà...
la presse avait annoncé une "
saga de lumière et de feu" faite de "vaisseaux de lumière et navires éphémères chargés de poudre d’étoiles", mais le nombreux public déçu n'a  trouvé qu'un petit clone du spectacle d'Avignon, transposé pour les pauvres sur l'un des merveilleux canaux de la Venise provençale. 

La FabricA, projet construit en un temps record est le rêve depuis dix ans des deux co-directeurs du festival, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, qui passent la main en septembre à Olivier Py. 
Sur les 40 centres dramatiques, une douzaine sont concernés par des changements de direction. Certains renouvellements ont provoqué des remous, comme à Montpellier, où Jean-Marie-Besset conteste son éviction, ou à Nanterre, où la décision du ministère de ne pas accorder un cinquième mandat en 2014 à Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre des Amandiers depuis 2002, a été dénoncée comme "brutale". Et idéologique ?

Samedi 6 juillet, alors que la pièce "Par les villages", mise en scène par Stanislas Nordey, allait commencer dans la cour d'honneur du Palais des Papes, un représentant du Syndeac a pris la parole sur scène

Au nom des organisations syndicales, 
le syndicat des Entreprises Artistiques et Culturelles a dénoncé les "promesses parties en fumée faites au monde de la culture". 
Décrivant une situation "au bord de la paralysie", il a annoncé une manifestation est prévue à Avignon le 13 juillet à 11h30.


La ministre de la Culture présente dans la cour a été interpelée par deux personnes qui ont pris la parole après cette interruption. 
L'une d'elles a lancé à Aurélie Filippetti que la culture était "une chose trop sérieuse pour être confiée aux financiers". La ministre est restée silencieuse, mais elle donnera ce dimanche à Avignon une conférence de presse rédigée par ses collaborateurs
L'an dernier, elle avait échappé à ce type de réactions auquel Frédéric Mitterrand avait eu droit avant elle.Si le changement n'est toujours pas pour maintenant, c'est pour quand ?

lundi 4 février 2013

Ah, non, "il n’y a pas de chasse aux sorcières ", selon Cambadélis

L'ex-trotskiste J.-Ch. Cambadélis justifie les purges hollandiennes

" Il n’y a pas de chasse aux sorcières ", nie Camba-le-Grec (Kostas, au PCI),  dans un entretien au Figaro Magazine du 3 février 2013.

Le Figaro Magazine –
On assiste à une valse des têtes dans la sphère publique, au point que la droite accuse la gauche de mener une purge. Que répondez-vous ?

Jean-Christophe Cambadélis – C’est excessif. [sic] Il faut faire respirer l’appareil d’Etat et garantir sa neutralité [ce qui est socialiste est neutre !]. Et après dix ans de nominations marquées à droite, un rééquilibrage s’imposait. C’est ce qui est en train de se passer, rien de plus.


Pendant la campagne présidentielle,
François Hollande avait promis qu’il ne changerait que quelques têtes, notamment dans la police, et il avait assuré qu’il n’y aurait pas de « chasse aux sorcières ». Ne renie t-il pas sa parole ?

Pas du tout. Il n’y a pas de chasse aux sorcières. Ce mouvement est dans l’ordre des choses. Il n’y a aucune raison de garder ad vitam aeternam des fonctionnaires qui ont fait leur temps [un comble de sectarisme] Nous devons faire en sorte d’avoir la bonne personne à la bonne place: c’est le principe qui guide ces nominations.


Les sarkozystes s’estiment victimes d’une sorte de vindicte de la majorité actuelle…

C’est un argument paradoxal. Cela voudrait dire qu’ils avaient peuplé l’administration ! [en huit mois, le PS a ré-investi les postes pourvus par la droite en cinq ans: lien PaSiDupes]


Pourquoi avoir nommé Jack Lang à l’IMA ? N’y a avait-il pas de candidat plus jeune ?

Il fallait un homme d’expérience et de culture, capable d’être un pont entre la France, l’Europe et la Méditerranée. Et n’oubliez pas que Jack Lang a été l’un de ceux qui ont été à l’origine de la création de l’Institut du Monde Arabe.[Le rival malheureux de Désir H.  à la tête du PS maquille la vérité: la construction du bâtiment a été décidée par V. Giscard d'Estaing, le 28 février 1980]

L'organigramme de l'UMP s'est étoffé

Nominations à la direction collégiale de l'UMP


Les nouveaux: douze des vingt vice-présidents et onze secrétaires généraux adjoints

Les partisans de François Fillon et Jean-François Copé se sont réparti les responsabilités à la direction du parti, comme prévu dans l'accord de "sortie de crise" signé entre les deux responsables, le 17 décembre 2012.


La nouvelle équipe prend donc en compte les motions du Congrès de novembre, tout en maintenant l'équité entre les soutiens de Jean-François Copé et de François Fillon, qui se sont opposés après le vote des adhérents cet automne, avant de conclure un accord sur la constitution d'une direction collégiale et un nouveau vote en septembre 2013.

Nominations du 15 janvier 2013

Luc Chatel, Laurent Wauquiez,
Ch. Estrosi, J-Cl. Gaudin, B. Hortefeux, R. Karoutchi,

G. Longuet, Henri de Raincourt 


Au côté du président, Jean-François Copé, deux lieutenants de François Fillon ont intégré la direction : Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse
Le premier sera "vice-président" et la seconde "secrétaire générale déléguée" aux côtés des copéistes Luc Chatel et Michèle Tabarot, respectivement "vice-président délégué" et"secrétaire générale".

Le député du Nord, Marc-Philippe Daubresse, est nommé secrétaire général adjoint. Le poste de trésorier, occupé par la copéiste Catherine Vautrin, ne sera pas doublé. Un autre des soutiens de J.-F. Copé, Jean-Pierre Raffarin, est nommé président du Conseil national de l'UMP.

Le député de la Drôme Hervé Mariton, en pointe dans l'opposition au mariage homosexuel, sera chargé du pôle projet. Ce non-aligné sera assisté par la copéiste Valérie Debord et par le filloniste Bruno Retailleau.

Dans les duos paritaires, Edouard Courtial (pro-Copé) et Eric Ciotti (pro-Fillon) sont délégués généraux en charge des fédérations, tandis que Nadine Morano (pro-Copé) et Dominique Bussereau (pro-Fillon) sont délégués généraux aux élections.

Danièle Giazzi, première adjointe à la mairie du 16e arrondissement de Paris (pro-Fillon) sera déléguée générale aux fédérations professionnelles avec le copéiste Sébastien Huygue.


De son côté, le porte-parole de François Fillon,
Jérôme Chartier, est devenu délégué général à l'animation du parti avec le copéiste Philippe Cochet. À la formation, la filloniste Anne Grommerch travaillera avec la copéiste Marie-Anne Montchamp.

La très stratégique
commission des investitures est co-présidée par MM. Copé et Fillon en personne  (lien), tout comme la commission chargée de réformer les statuts. Celle-ci doit notamment plancher sur les modalités d'organisation du scrutin de septembre pour la présidence de l'UMP et de la primaire de 2016. 
Par ailleurs, il n'y aura pas de porte-parole officiels.


Nouvelles nominations du 3 février 2013


L'équipe dirigeante de l'UMP s'est considérablement enrichie dimanche soir avec de nombreuses nominations annoncées sur le site internet du parti (lien).

Sont nommés Vice-présidents de l’UMP :

Rachida Dati, Hervé Gaymard, Christian Kert, Hubert Falco, Jean-François Lamour, Jean-Paul Fournier, Jean-Pierre Audy.

Sont nommés Vice-présidents de l’UMP au titre des Mouvements :

Guillaume Peltier (Droite forte), Jean Leonetti (France moderne et humaniste), Thierry Mariani (Droite populaire), Patrick Ollier (Gaullistes) et Bernard Perrut (Droite sociale).

Sont nommés Secrétaires Généraux Adjoints de l’UMP :

Marc-Philippe Daubresse, Valérie Boyer, Franck Riester, Dominique Dord, Michel Herbillon, Philippe Dallier, Geoffroy Didier, Eric Berdoatti, Camille Bedin, Fabien de Sans Nicolas, Marie-Louise Fort, Guy Geoffroy.

Sont membres de la Commission Nationale d'Investiture :

Co-présidents : Jean-François Copé, François Fillon.

Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Michèle Tabarot, Valérie Pécresse, Nadine Morano, Dominique Bussereau, Edouard Courtial, Eric Ciotti, Jean-Claude Gaudin, Gérard Larcher, Philippe Cochet, Xavier Bertrand, Bernard Deflesselles, Guy Tessier, Pierre Charon, Dino Cinieri, Claude Goasguen, Alain Cadec, Christian Jacob, Caroline Cayeux, Roger Karoutchi, François-Noël Buffet, Christian Kert, Françoise Guégot, Marc Laffineur, Bernard Accoyer, Brice Hortefeux, Christophe Béchu, Catherine Troendlé, Christian Estrosi, Catherine Vautrin, Philippe Goujon, Marie-Louise Fort, Alain Marleix, Françoise Grossetête, Marie-Luce Penchard, Nicole Ameline, Berengère Poletti, Isabelle Debré, Michel Terrot, Arnaud Robinet.

Membres de la CNI au titre des mouvements : Alain Carignon, Marie-Helene des Egaulx, Henri Guaino, Philippe Meunier, Anne Grommerch.

Sont membres de la Commission de Révision des Statuts :

Co-présidents : Jean-François Copé, François Fillon

Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Michèle Tabarot, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, Edouard Balladur, Claude Goasguen, Philippe Bas, Etienne Blanc, Jean Leonetti, Roger Karoutchi, Hugues Portelli, François Calvet, Hervé Gaymard, Christian Jacob, Arlette Grosskost, Jean-Claude Gaudin, Bernard Accoyer, Pierre Morel à l'Huissier, Gérard Larcher, Nicole Guedj, Xavier Bertrand, Marie-Christine Dalloz, Patrick Devedjian, Bernard Deflesselles, François Baroin, Alain Juppé, Eric Ciotti, Brice Hortefeux, Patrick Hetzel, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bernard Debré, Patrick Ollier.

Membres de la CRS au titre des mouvements : Geoffroy Didier, Axel Poniatowski, Eric Raoult, Julien Aubert, Xavier Breton.

Participeront au Comité Politique du mardi matin :

Jean-François Copé, François Fillon, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Michèle Tabarot, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Christian Jacob, Gérard Larcher, Jean-Claude Gaudin, Bernard Accoyer, Roger Karoutchi, Eric Woerth, Marc-Philippe Daubresse, Hervé Gaymard, Claude Goasguen, François Baroin, Bernard Deflesselles, Henri de Raincourt, Nadine Morano, Eric Ciotti, Jérôme Chartier, Hervé Mariton.

Au titre des mouvements : Guillaume Peltier, Marc Laffineur, Thierry Mariani, Isabelle Le Calennec, Michèle Alliot-Marie.