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lundi 18 mai 2020

Déconfinement: le Conseil d'Etat interdit l'usage des drones de surveillance à Paris

Le Conseil d'Etat est-il aux mains des droits de l'hommistes ?

Les magistrats administratifs étaient saisis d'un recours de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et de la Quadrature du Net.



Depuis plusieurs semaines, le drone était devenu un outil majeur de surveillance utilisé par les policiers de la cacapitaleLa gauche y a vu une intrusion dans son domaine réservé.


Le Conseil d'Etat a enjoint lundi 18 mai l'Etat de cesser «sans délai» d'utiliser des drones à Paris pour surveiller le respect des règles du déconfinement, en raison de l'absence de cadre juridique pour l'utilisation de ces dispositifs techniques.


Pour la plus haute juridiction administrative, l'usage de ces drones, dans ces conditions, "caractérise une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée". Le Conseil d'Etat anticipe de potentiels "risques d'un usage contraire aux règles de protection des données personnelles". Au cours de l'audience vendredi, il a beaucoup été question de la possibilité avec ces drones d'identifier les personnes filmées sur la voie publique.



Préfecture de Police


✔@prefpolice


| Paris vu par les drones de la @prefpolice.

Épisode 4 : Survolez la Capitale de la Concorde à la Tour Eiffel en passant par la Seine.

14:00 - 28 avr. 2020


Encadrer l'usage


Pour le ministère de l'Intérieur et la Préfecture de police de Paris, cette identification n'est pas l'objectif visé avec l'usage de ces appareils: les drones permettent, ont-ils expliqué, de repérer des rassemblements interdits afin de déployer des forces de l'ordre pour disperser les personnes regroupées.


Le juge administratif n'a pas remis cela en question, mais a pris sa décision sur la base de la capacité d'identifier les personnes et donc du risque de mésusage. Afin de pouvoir utiliser ces drones, il faudra soit un arrêté pour encadrer leur usage, pris après avis de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), soit doter les appareils utilisés par la Préfecture de police de Paris de dispositifs techniques rendant impossible l'identification des personnes filmées.


L'avocat de la LDH, Patrice Spinosi, a salué "la volonté du Conseil d'Etat de marquer son attachement aux libertés fondamentales". "Il n'y a aucune raison de penser que cette décision n'ait pas vocation à s'appliquer sur l'ensemble du territoire français", car aucun cadre juridique n'existe pour l'utilisation de ces drones, a-t-il estimé.



Les hauts magistrats font obstacle a la mise en oeuvre de l'état d'urgence sanitaire votée par le Parlement.


jeudi 20 février 2020

Pour défendre Griveaux, Castaner s'attaque à la vie privée d'Olivier Faure


Le ministre de Macron évoque les "divorces et séparations" de son camarade patron du PS

Une basse vengeance contre les critiques d’Olivier Faure sur la "légèreté" - un euphémisme - de l’ex-candidat LREM à la mairie de Paris

Le ministre de l’Intérieur est passé à la "trash politics", "Casta la castagne" n'hésitant pas à mettre sur la place publique la vie sentimentale malheureuse de son ex-camarade du PS devenu un adversaire politique, ce mercredi, à une heure de grande écoute, à la matinale de France-Inter, ce mercredi 19 février.  

Le joueur de poker a été blessant envers le député PS Olivier Faure pour voler au secours de Benjamin Griveaux, l’ex-candidat LREM à la mairie de Paris contraint à l'abandon à la suite de la diffusion de sex-tapes de masturbation destinées au harcèlement d'Alexandra de Taddeo, actuelle compagne de l'activiste russe anti-Poutine, Piotr Pavlenski qui assume son "revenge porn" par leur fuitage, pour dénoncer l'hypocrisie du politicien.  

"Les politiques doivent rester des femmes et des hommes parce que sinon ils sont coupés de la réalité, théorise "Simplet". Et d'ajouter: […] J’invite la classe politique à beaucoup de modestie. J’ai été surpris d’entendre à votre micro [premier secrétaire du Parti socialiste] Olivier Faure, que je connais bien et depuis longtemps et que j’ai accompagné dans ses divorces.". "J’ai été étonné par ses leçons de morale", a insisté le 'kéké de Forcalquier"

Une vacherie largement commentée par des responsables politiques, dans le style des réseaux sociaux
"On savait Castaner capable de tout. Il le confirme à nouveau. Odieux", a notamment réagi sur Twitter Manuel Bompard, député de La France insoumise.

L'ancien ministre socialiste Patrick Kanner a également condamné les propos du ministre de l'Intérieur : "Amateur en tant que ministre ? Mais professionnel de l'attaque minable. Ces propos déshonorent leur auteur et le mettent au niveau de ceux qu'il prétend combattre dans cette pathétique affaire" , a tweeté le chef de file des sénateurs PS.

A droite aussi, ces déclarations ont indigné. "En attaquant Olivier Faure sur sa vie privée, Christophe Castaner fait la preuve de la bassesse dont est capable ce pouvoir qui dégrade chaque jour davantage le climat politique", a observé sur Twitter le président des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Face à l’ampleur de la polémique, l'ancien voyou de Marseille a tenté de calmer le jeu en début d’après-midi, estimant sur Twitter qu’il n’y a  "ni menace ni attaque personnelle".

La "légèreté incroyable" de Griveaux

Christophe Castaner fait allusion à ce qu'il appelle des "leçons de morale" à l’ancien porte-parole du gouvernement et proche de Macron, en référence au tacle en douceur du premier secrétaire du PS, lundi sur France-Inter, jugeant les sextos porno de Griveaux "d'une légèreté incroyable" "Quand vous êtes un homme ou une femme publique, un décideur public, un ministre, vous devez prendre toutes les précautions d’usage pour ne jamais être à la portée des maîtres chanteurs."

Vendredi 14 février, Castaner s'était alarmé en termes très durs de l’intrusion d’éléments de la vie privée dans le débat politique. 
"Le respect dû à chacun de nos concitoyens s’applique aussi à la classe politique", avait-il sermonné, dans un amalgame pointant "celles et ceux qui utilisent tous les moyens pour nuire à la classe politique mais aussi pour nuire à leurs voisins, à leurs tiers, à des gens dont ils veulent se venger".

Et le prêcheur intarissable de poursuivre : "Nous avons des lois protectrices dans notre pays, il est essentiel de les faire vivre, sinon c’est non seulement le système démocratique qui serait emporté par ces dérives-là mais c’est aussi un jeu très pervers qui naîtrait dans les relations humaines", commentait encore celui qui dispose précisément des moyens de mettre en oeuvre ses propos.

Et, dans sa leçon, Castaner prônait la "vigilance". 
"Il en va à la fois des règles démocratiques, mais bien au-delà du respect de la vie privée des femmes et des hommes qui dans notre pays s’engagent."

Faure vs Castaner : le contentieux

Tout avait pourtant bien commencé entre Christophe Castaner et Olivier Faure, d'anciens de l'écurie Rocard, deux ex-complices depuis la fin des années 1980, dont on pensait qu'ils avaient signé un pacte de non-agression à l’arrivée au printemps 2017 place Beauvau de Castaner, ancienne tête de liste PS démissionnaire en faveur de l'UMP Estrosi aux Régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte-d’Azur Avant que la situation n’évolue courant 2019. " Ça commençait à gronder sur sa mansuétude (celle d’Olivier Faure) à l’égard de Castaner", un infidèle au PS, comme à sa femme, au vu de photos prises en boîte à Paris.


Mais, la presse déclenche les hostilités le 17 mars 2019 avec la diffusion d’images montrant le ministre en boîte de nuit, le soir de l'acte 17 des Gilets Jaunes." Olivier Faure tacle alors une "faute professionnelle" "Quand on est ministre de l’Intérieur, on est 24 heures sur 24 au service de la République. Imaginez qu’à l’heure où il était en boîte de nuit, il y ait eu un attentat. Imaginez qu’on l’ait retrouvé à moitié saoul. Il y a quand même une dignité à assumer jour et nuit".  Et le patron du PS de rappeler que les images du ministre avaient été captées un soir de manifestation des Gilets Jaunes.
 
Dans le même registre, Faure s'était également inquiété de la gestion du maintien de l’ordre par Castaner "entre deux verres".  

lundi 17 février 2020

GriveauxGate Leaks : l’artiste russe Piotr Pavlenski assure être à l'origine de la fuite des sex-tapes accablant Griveaux

L'opposant à Poutine explique ses motivations pour démasquer les comportements de Griveaux 

Noeud de l'affaire : "dénoncer l’hypocrisie” de l’ex-porte-parole du gouvernement de Macron

Résultat de recherche d'images pour "griveaux leaks"
Griveaux peut aller se rhabiller.
Et, avec lui, le parti du président.
"Déflagration" dans la campagne des municipales à Paris, selon Olivia Grégoire, avec onde de choc jusqu'au gouvernement et à la tête de l'Etat, ainsi que partout dans le monde.  “Coup de tonnerre à Paris", titre Le Soir, journal du groupe belge Rossel, propriétaire en France de La Voix du Nord, de Nord Eclair, du Courrier picard ou d'Est Eclair et de L'Union (Marne), mais aussi de 20 Minutes (douche comprise), co-détenu par le groupe SIPA-Ouest-France. Le candidat aux municipales de La République en Marche (LREM) “laisse tomber la course”, annonce la RTBF.
La tête de liste à Paris du parti du président a dû annoncer son retrait prématuré de la compétition pour la mairie de la capitale, avant le feu d'artifice, ce vendredi 14 février, dommage collatéral de la diffusion d’une vidéo à caractère pornographique où le présomptueux Benjamin Griveaux (LREM) apparaît en pleine masturbation censée plaire à la jeune destinataire, compagne de l'artiste russe, l'avocate Alexandra de Taddéo.

L'acteur-réalisateur de ces scènes porno? où il tient fermement le rôle principal? a théâtralisé l'annonce de son jet de l'éponge.
D'une voix blanche et "l’air bouleversé, seul, quelques minutes avant une réunion convoquée en urgence avec son équipe de campagne, Benjamin Griveaux a ainsi déclaré : ‘un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles [vérité partielle privilégiant le commentaire au détriment des faits] mettant en cause ma vie privée [cette fois, la vedette des sites glauques évite de zoomer sur les parties que la décence floute dans les revues poisseuses]. Ma famille ne mérite pas cela [Etait-ce vraiment le moment approprié d'évoquer les siens?]. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence’” [pas même la jeune femme, si adulte et ouverte soit-elle, qui reçoit ainsi plusieurs sextos non désirés], relate le journal espagnol El Mundo.

Un Elysée occupé par un "Don Juan asexué" : "les collaborateurs d'Emmanuel Macron n'ont plus de libido"


"L'ambiance est au travail sans relâche, au détriment de la vie privée," assurait, bien inspiré, Le Figaro Magazine dans son numéro du 3 janvier, où il rapporte que "lieu de pouvoir, le Palais de l'Elysée est un écrin qui a souvent donné "l'impression de vivre sous cloche". Une assertion qui ne semble plus être aussi valable avec Emmanuel Macron. "Dans les mains du plus jeune des présidents, l'Elysée est tenu avec rigueur": il fallait oser le dire ! Le Palais est devenu une ruche où l'on travaille sans relâche, ajoute Gala. Quitte à laisser le plaisir de côté," assure même le magazine people du groupe allemand Prisma, qui emploie la sulfureuse Mimi Marchand, une aventurière qui fut successivement garagiste (comme Riester), détenue pénitentiaire (chèques volés, faux en écriture, mais aussi, et par ailleurs, pour transport de cannabis en compagnie de son mari braqueur, et responsable d'établissements de nuit à Paris, avant d'obtenir la haute main sur la communication de campagne du couple Macron aux présidentielles, puis de se lier d'amitié avec Brigitte Macron. Par conséquent, on imagine mal une atmosphère studieuse à l'Elysée...

Gag ! "Macron surveille ses collaborateurs 'comme aucun de ses prédécesseurs' sur leur communication".  
Lors d'une confidence à un visiteur habitué de l'Elysée, un maître d'hôtel travaillant au Palais depuis quarante ans a glissé son constat: "C'est la première fois que je vois des conseillers travailler autant, racontait le Figaro Magazine, six semaines avant que n'éclatât le GriveauxGate, mais seulement un mois avant que circule la rumeur: une intuition de journaliste d'investigation... 
"On s'ennuie ferme à l'Elysée. Plus personne ne baise ! Avant, il fallait frapper deux ou trois fois aux portes avant d'être certain de ne pas en déranger un en délicate posture," confie encore Le Figaro qu'on ne savait pas attiré par les tous de serrures.

Contrairement au récit du témoin anonyme qui tenait tant à répandre la légende d'une ambiance studieuse, assurant qu' "à l'image d'Emmanuel Macron qui a 'renoncé à construire des amitiés dans les fonctions qui sont les siennes, l'Elysée carbure au travail et éclipse la vie privée." "Toute la libido du pouvoir est passée dans la rédaction de notes techniques," insistait-il. Restait donc le sexe numérique et ses succédanés, la frénésie digitale ! 

Décrit comme le quasi “clone de Macron” par The Irish Times - bien informé !-  il y a quelque temps, Griveaux et ses fuites fragilisent un peu plus la majorité avant le scrutin des 15 et 22 mars prochains. 
A Paris, après une querelle fratricide entre le dissident Cédric Villani et Griveaux, les “municipales étaient déjà perdues d’avance” pour le parti créé de bric et de broc par Macron, jugeait La Tribune de Genève.

De fait, assure encore Le Soir, il s’agit d’un "nouveau coup dur pour le président”, l'arrogant ne manquant pourtant jamais une occasion de cliver, marquant sa supériorité sur son entourage de médiocres en manifestant l'immense mépris qu'il a pour les Français. 
En effet, cette “explosion en plein vol touche l’Elysée de plein fouet. C’est sur [Griveaux] que le [perspicace] chef de l’Etat comptait pour décrocher la capitale, qui était censée être ‘le’ trophée des élections municipales. Celui qui ferait oublier la difficile implantation locale du jeune parti présidentiel”.

LREM, parti de déserteurs saisis par le doute 

Aujourd’hui, “l’abandon de Griveaux jette d’autant plus de doutes sur la stratégie de LREM pour les municipales” que le président lui-même est au plus bas dans les sondages de confiance, analyse El País. Car, "il va falloir au débotté trouver un autre candidat ou une autre candidate”, complète Le Soir. Le dépôt final de liste est légalement prévu pour le 27 février.

Plusieurs noms circulent déjà, comme ceux des ministres Marlène Schiappa et Agnès Buzyn, lesquelles ont toutes deux rejeté le rôle de kamikaze ou celui de l’ancien membre du gouvernement Mounir Mahjoubi, qui s'est aussitôt offert et y voit déjà. D’autres, au profil plus local (et plus à droite), comme la maire du IXe arrondissement, Delphine Bürkli, et le conseiller de Paris et député Pierre-Yves Bournazel sont également cités.”

Le coupable ne sera pas le grivois Griveaux, mais le réfugié russe 

Concernant les vidéos, "le corbeau est identifié", ajoute le quotidien belge. En effet, ce vendredi 14 février, l’artiste russe et activiste Piotr Pavlenski, demandeur d'asile en France qui a obtenu le statut de réfugié politique en dépit de son casier judiciaire, le 4 mai 2017, du premier ministre socialiste de François Hollande, Bernard Cazeneuve, et de son ministre de l'Intérieur,  Matthias Fekl, depuis devenu, pourquoi pas, président des... Brasseurs de France.

L'activiste russe a revendiqué leur diffusion sur un site internet "pornopolitique.com", dont il est à l'origine et qui contenait les sextos avec vidéos porno, avant d'être fermé sur ordre supérieur. Dans un entretien au journal Libération, il explique en effet avoir agi pour "dénoncer l’hypocrisie de l’ex-porte-parole du gouvernement".
Dès octobre 2017, cinq mois seulement après avoir reçu la citoyenneté française, Pavlenski avait incendié l'entrée d'un bâtiment de la Banque de France, place de la Bastille à Paris.

Piotr Pavlenski est également accusé d'avoir blessé avec un couteau deux invités d'une soirée privée le 31 décembre 2019, ce qu'il dément. Recherché 
pendant plus de cinq semaines par la police française pour ces faits de rixe  - alors qu'il a fait des apparitions dans plusieurs studios de radio - , il a été subitement retrouvé et arrêté dans le quartier Saint-Germain à Paris, le 15 février 2020, et placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête indépendante de l'affaire des GriveauxDate Leaks.

Surtout, conclut El País, le cas Griveaux relance le “débat sur la confidentialité des échanges via Internet, ainsi que la possibilité de détruire des carrières en diffusant des images piratées", si elles sont compromettantes. 
Mais aussi, complète le quotidien suisse Le Temps, "les soupçons d’interférences étrangères dans la campagne électorale en cours…", faisant ainsi écho à la thèse complotiste de Macron.

samedi 20 octobre 2018

Avec Mélenchon, Chikirou voulait devenir 'première dame'

Mediapart révèle la relation "extra-professionnelle"  du matamore et de sa conseillère

Le trotskiste Mélenchon s'en prend à Mediapart, site ...trotskiste !

Promotion canapé...
La tête de gondole de 'La France insoumise' (LFI) entretient une relation avec la dirigeante franco-algérienne de Mediascop, société au cœur de l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchonaffirme Mediapart dans une enquête publiée vendredi soir. 

"Je m'attendais à une chose bien glauque," admet Mélenchon
Depuis cette publication de Mediapart, vendredi 19 octobre, Mélenchon multiplie crise de colère sur pétage de plombs sur son compte Facebook. "A ce niveau d'agression et d'ignominie, il n'y a plus besoin d'argumentation", écrit le leader de La France insoumise.


Que révèle Mediapart ?

L'article fait état des "premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Quand, mardi 16 octobre,  les policiers sont arrivés à 7 heures du matin au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon, ils ont découvert Sophia Chikirou, la très matinale conseillère en communication de ce dernier et dirigeante de la société de conseil Mediascop, au cœur de l'enquête sur les factures gonflées de campagne de La France insoumise lors de la présidentielle.

"Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, clame Mediapart, une relation extra-professionnelle", précise le site de presse caniveau. "Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés, mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d'intérêt général", précise le site d'information.

Victime d'un système "Macronie-Parquet-media"

Mediapart enfonce le clou : "Si l'enquête devait confirmer le soupçon qui a présidé à son ouverture, cela signifierait que les sommes incriminées perçues par madame Chikirou l'auraient été à l'occasion d'une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière."

Mélenchon dénonce un système "macronie-Parquet-media" : "Je m'attendais à quelque chose de ce type. Des 'fuites' qui confirment ce que nous savons sur le coup monté qu'est cette opération contre La France insoumise et contre moi personnellement," vitupère-t-il sur son compte Facebook. 
Il rappelle qu'il a été interrogé, vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse, sur la nature de sa relation avec Sophia Chikirou. Et il écrit : "En toute hypothèse, à l'état civil et aux impôts, je suis célibataire. Et jusqu'à cet article, je me croyais seul auteur de ma vie privée." Même pas acteur ?


Chikirou entendue par la police anticorruption

"Mediapart prétend avoir violé le secret de l'instruction et disposer d'une information concernant la présence chez moi de quelqu'un. Bravo Mediapart ! Quelle enquête, quelle investigation ! Mais quel rapport avec le dossier ?" interroge le député de Marseille.

Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, a répondu à ces attaques sur Twitter : "En 10 ans de révélations d'intérêt public, Mediapart a subi les campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et maintenant Mélenchon," se victimise le trotskiste qui mène un combat révolutionnaire de dénigrement des républicains de droite comme de gauche.

Sophia Chikirou, dont l'entreprise est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, a été entendue vendredi par la police anti-corruption.
Dans une enquête publiée vendredi, France Info, chaîne publique de Radio France, est revenu sur ce dossier en évoquant des facturations de Mediascop "très élevées", pour un montant total de près de 1,2 million d'euros, "soit 11% du budget total de la campagne". Sujet d'une prochaine émission d'investigation d'Elise Lucet ?

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

mardi 5 mai 2015

La censure constitutionnelle attend la loi renseignement, selon Fillon

Une loi liberticide peut-elle être votée, puis déclarée constitutionnelle et républicaine ?

Fillon croit en un sursaut républicain

Le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser passer le projet de loi sur le Renseignement dans son état actuel, assure l'ancien Premier ministre UMP François Fillon mardi.
L'élu de Paris a dit avoir "une réserve" sur "ce qu'on appelle les moyens exceptionnels de renseignement, l'algorithme qui permet de détecter les comportements anormaux?" a-t-il nuancé sur RTL. 

Sera-t-il "utilisé uniquement contre le terrorisme, la prolifération nucléarisé et les atteintes vitales à la sûreté de l'Etat", s'est inquiété de savoir Fillon, à propos de ce texte soumis mardi en première lecture au vote des députés.

"Moi je pense que la rédaction du texte aujourd'hui est trop large", a poursuivi l'ancien chef de gouvernement. 

"Ma conviction, c'est que le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser la rédaction telle qu'elle est"

Fillon sera-t-il suivi par les Sages ?
Fillon se décharge de toute responsabilité sur les Sages. "Je suis confiant sur sa décision", "en conséquence, je voterai ce texte, parce que je ne veux pas priver mon pays des moyens de la lutte contre le terrorisme". L'ambiguïté de ce positionnement demanderait des développements...

François Fillon a insisté sur sa détermination à saisir les juges du Palais-Royal avant même que le président François Hollande n'annonce qu'il lui transmettra le projet législatif. Il attend de voir quelle sera la question du chef de l'Etat.

Un homme de gouvernement peut-il constamment s'en remettre aux autres -les Sages et Hollande-  pour toutes les décisions les plus graves et singulièrement les libertés individuelles ? Fillon fait du Hollande avant l'heure, mais alors pourquoi en changer?

Faut-il que l'opposition compte plutôt sur la gauche radicale?
L'extrême gauche exprime une opposition catégorique à ce projet de loi. S'il est vrai que les démocraties occidentales doivent se protéger du terrorisme, qu'il soit d'inspiration islamiste ou révolutionnaire, il convient d'adapter les lois existantes et de les appliquer. Mais les risques de dérive totalitaire consentis par Hollande sont réels. La presse -qui se tient en retrait mais craint en fait pour la pérennité de la protection du secret de ses sources- agit en sous-main contre le projet défendu par un Urvoas sournois et prêt à tout au service du pouvoir socialiste. 
Le changement avec Hollande, c'est que le Parti socialiste est désormais favorable à 
- une suspicion généralisée,
- un fichage large et durable (droit à l'oubli ?),
- la vie privée des internautes contrôlée par une boîte noire,
- un premier ministre seul maître à bord, etc
Cliquer sur l'infographie pour l'agrandir
Mais où est la droite républicaine? 
En misant sur les nécessaires avancées pour la sauvegarde de la démocratie contre les attaques terroristes, ne joue-t-elle pas avec le feu qui menace les libertés, notamment sans contrôle du juge "indépendant", par simple décision administrative, c'est-à-dire du gouvernement, quel qu'il soit, Valls aujourd'hui, mais Marine Le Pen à l'avenir, alors que se profile précisément la menace FN en 2017 ?
L'extrême gauche ne sous-évalue pas le danger. 
La Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, Reporters sans Frontière, le Syndicat de la Magistrature (SM), Le Syndicat des Avocats de France, le Centre d’Études sur la Citoyenneté, l’Information et les Libertés (CECIL), La Quadrature du Net, etc. sont sans ambiguïté hostiles au projet de Valls de placer notre société sous surveillance policière.

VOIR et ENTENDRE
la mise en garde de 
Tristan Nitot, membre du Conseil national du numérique (CNN,  2013-2016) contre la surveillance de masse que Hollande veut mettre en place:


mardi 17 mars 2015

Antiterrorisme: plus de droits pour le Renseignement, moins pour les Français, tous suspects en puissance

L'anti-terrrorisme prend le pouvoir sur nos vies

Le PS faisait tout un foin de la vidéosurveillance...

L' "oeil de Moscou" sur nos activités
Confrontés aux réalités du pouvoir, les socialistes ont fait du chemin. Foin, désormais, de la prévention et de la police de proximité. Big Brother entre par la grande porte avec un projet de loi donnera de nouveaux droits aux services de renseignement, notamment en matière d'écoute de conversations téléphoniques et d'interception des courriels dans la lutte contre le terrorisme, révèle Le Figaro ce mardi. 

Une nouvelle loi socialiste qui ignore le droit
Sans passer par la case judiciaire, les services pourront désormais infiltrer et surveiller les terroristes potentiels -et leurs proches et les proches de leurs proches - grâce à de simples autorisations administratives, selon la volonté du gouvernement qui présentera son projet jeudi en Conseil des ministres

On disait la gauche - dite des droits de l'Homme - incapable de porter une sorte de loi des suspects discriminant les individus dangereux avant qu'ils ne passent à l'acte ou prévenant la récidive. Manuel Valls semblait avoir pris la mesure du problème et proposa - "à l'unisson de la droite", selon Le Point (E. Berretta) - "l'encellulement individuel" des djihadistes, alors que la loi Taubira prévoyait notamment l'arrêt progressif du programme de construction de places de prison. 

Hollande avait annoncé des mesures fortes

Selon Emmannuel Berretta (Le Point), l'UMP s'était placée "sur une ligne dure." Par l'unité nationale, le journaliste justifiait par avance les mesures "fortes" promises par Hollande, reprenant à son compte le "tous unis, c'est important, mais derrière des mesures très fortes", lancé par l'UMP Xavier Bertrand, le premier, au moment du débat sur la loi antiterrorisme en novembre 2014. En effet, un rapporteur de ce projet de loi débattu à l’Assemblée révélait dès septembre 2014, que "plusieurs projets d’attentats émanant de djihadistes revenus de Syrie sur notre territoire ont été empêchés ces derniers mois grâce à l’intervention des services." Ce projet de loi prévoyait une batterie de mesures fortes, au premier rang desquelles figure une interdiction de sortie de territoire, assortie de la confiscation du passeport ou de la carte d’identité, pour tout ressortissant français donnant des "raisons sérieuses de penser" qu’il projette de quitter le pays pour se livrer à des «activités terroristes, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité", rapportait Le Figaro. Et, au bas mot des minimalistes, un millier de personnes est impliquée dans les filières syriennes en France, qu’elles y combattent actuellement (350), qu’elles soient en transit (150), rentrées (180), ou qu’elles aient des velléités de départ (220), selon le rapport parlementaire.

Mais il aura fallu les attentats mortels de djihadistes français à Paris début janvier pour que le président Hollande admette que le Renseignement végétait quand le pays fut ébranlé par les 17 morts violentes de ces attentats islamistes. Xavier Bertrand proposait la déchéance de la nationalité française pour les djihadistes, la privation des droits sociaux et une justice d'exception, mais sans grand espoir que le gouvernement Valls soit sur sa ligne. 
Bernard Cazeneuve promit aux élus un travail concerté pour augmenter les moyens de la lutte antiterroriste. Dès le lundi 12 janvier, sous le coup de l'émotion et en présence de deux représentants par groupe politique à l'Assemblée et au Sénat, le ministre de l'Intérieur profita d'un certain esprit oecuménique pour obtenir l'augmentation des crédits de la politique du renseignement afin de pourvoir en effectif et en moyens informatiques performants les services français. Restait à trouver le financement...

L'Etat-PS déploie son arsenal répressif

En toute légalité, les services du Renseignement pourront effectuer des "interceptions de sécurité" portant sur les contenus électroniques des mails et des conversations téléphoniques, dès lors qu'ils seront en lien "direct" (?) avec l'enquête.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit aussi le "recours à des appareils enregistrant les paroles et les images de personnes ou à des logiciels captant les données informatiques". Ce qui permettra aux agents de renseignement de poser des micros et des caméras espions -dans des lieux privés-, précise Le Figaro.

Le projet de loi prévoit également l'emploi de balises "permettant de localiser en temps réel un véhicule ou un objet" et permet "l'utilisation de dispositifs mobiles de proximité", à savoir des appareils espions. Ils ne pourront en aucun cas, cependant, capter le contenu des conversations et des métadonnées.

D'autre part, les agents des services spécialisés ne devraient plus être exposés à des risques pénaux injustifiés (?) puisque pour la première fois en France, le projet vise à "offrir un cadre légal général à des activités (...) susceptibles de porter atteinte à la vie privée et au secret des correspondances", selon le quotidien.

Pour la première fois aussi, le législateur dresse la liste "limitative" des motifs pour lesquels les services peuvent avoir l'autorisation de recourir aux "techniques spéciales" de recueil du renseignement. Les parlementaires devront porter la responsabilité de l'omission d'un motif dans la liste "limitative"... Seront-ils poursuivis en justice comme de vulgaires policiers pour "non-assistance à personne en danger"...

Outre la "défense nationale, les intérêts de politiques étrangères, les intérêts économiques ou scientifiques majeurs", figurent aussi "la prévention du terrorisme, de la prolifération des armes de destruction massive, ainsi que des violences collectives pouvant porter gravement atteinte à la paix publique".

Or, en attendant une 15e ou 16e loi antiterroriste, les décrets d'application de la loi Cazeneuve de novembre 2014 ne sont pas encore parus...