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vendredi 15 juillet 2016

Nice: Hollande arrive du festival d'Avignon après la tuerie

Un Franco-tunisien fait 84 morts dont des enfants et des étrangers: Hollande est venu constater l'horreur

L'autosatisfaction du président aura été prématurée et malencontreuse 

De la fiction à la réalité
Le ministre de l'Intérieur avait inauguré la série de satisfecit du pouvoir
Soulagé que l'Euro de foot se soit achevé sans drame, Bernard Cazeneuve s'était laissé aller le premier. Le petit homme regrette déjà le cocorico prématuré qu'il a poussé au lendemain du coup de sifflet final de l’Euro 2016, lundi 11 juillet. Le ministre de l’Intérieur et la société organisatrice du championnat tirent un bilan positif du championnat en matière de sécurité. Bernard Cazeneuve s’est félicité du bon déroulement de la compétition malgré la menace terroriste "très élevée", tandis que Jacques Lambert, président d’Euro 2016 SAS, a reconnu : " ’attentat terroriste a été notre hantise commune. Nous avons eu le bonheur que rien de grave ne se produise en la matière."

Le ministre avait mis toutes ses forces sur l'Ile-de-France
Des violences entre supporteurs éclatèrent dès le lendemain du coup d’envoi de la compétition, le 11 juin, quand des Russes et Anglais mirent à sac le Vieux-Port de Marseille. Cazeneuve reconnut alors le "seul incident majeur" à déplorer, avec 35 blessés, dont quatre graves. A preuve déjà que la région PACA n'était pas dotée des forces de police requises. Mais il n'en tira aucune leçon, se contentant de saluer le "professionnalisme et à la totale implication des policiers, sur tous les fronts depuis des mois". 
Un an, à la vérité. "A un moment très compliqué, après un an de flux tendu, entre les attentats, la COP 21, les fêtes de fin d’année, les manifestations contre la loi travail, les équipes ont fait preuve d’une abnégation complète et ont donné de leur personne, de leur temps et de leur santé", souligna Luc Poignant (Unité SGP Police FO), espérant qu’"après le tour de France, on va peut-être pouvoir souffler". En attendant, les syndicats réclament une prime pour récompenser l’engagement des policiers. 
Hommage sincère ou récupération? Lundi, Bernard Cazeneuve  a remis ça, en comptable des effectifs et de sa capacité de mobilisation, saluant le travail des forces réquisitionnées, dont 42.000 policiers et 30.000 gendarmes, ainsi que "le renfort ponctuel des 10.000 militaires de l’opération 'Sentinelle' ". Dans la foulée, le ministre a également rendu hommage aux services de renseignement, qui ont permis l’interpellation en 2016 "de 150 individus du fait d’activités terroristes", "un travail important qui a sans doute permis que nous puissions vivre cet Euro 2016 dans de bonnes conditions".

Le président  s'est posé en protecteur de la nation

"Je dois protéger la maison France; elle est fragile, elle peut à tout moment se lézarder," a déclaré Hollande, toujours englué dans son impopularité, à propos de politique intérieure, à l'heure de l'entretien avec la presse, à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, la dernière du quinquennat du président français à l'occasion de la fête nationale.

Or, cinq jours plus tard à Nice, alors que le feu d'artifice du 14 Juillet touchait à sa fin,
vers 23 heures, un camion de 19 tonnes a foncé à pleine vitesse dans la foule, qui rassemblait des milliers de personnes dont de nombreux enfants et étrangers fauchés sur une distance de deux kilomètres. 
La France placée sous la protection de Hollande est de nouveau endeuillée par un attentat terroriste, vraisemblablement islamiste, au soir des festivités la fête nationale. Quelque 84 personnes, dont au moins deux enfants, sont morts sur la Promenade des Anglais, fauchées par ce camion frigorifique qui a fauché les familles venues assister au feu d'artifice. 

L'assassin, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Franco-tunisien de 31 ans né en Tunisie et domicilié à Nice, a été abattu par la police. La région PACA est ainsi  plongée dans l'horreur huit mois après les attaques djihadistes à Paris et Saint-Denis qui avaient fait 130 morts. C'est la deuxième plus grave tuerie en France. A ce lourd bilan s'ajoutent des dizaines de blessés, dont 18 se trouvaient "en état d'urgence absolue", selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu sur place dans la nuit.
 
Le président François Hollande avait parlé d'"une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié". L'attentat n'a pas encore été revendiqué. 

Le bug de l'application gouvernementale

Secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes, la dénommée Juliette Méadel s'est vantée s'avoir ouvert un numéro de téléphone central, supposé répondre à toutes les demandes des victimes et leurs familles ou proches.

Mais le système d'alerte attentat SAIP, lancé par le ministère de l'Intérieur en juin, s'est tanqué. L'alerte attentat, concernant la Promenade des Anglais et demandant de ne pas s'exposer, n'a été reçu par ses utilisateurs que 3 heures après le drame. Selon un journaliste de Télérama (groupe Le Monde), le prestataire Deveryware est convoqué cet après-midi Place Beauvau...  

La polémique grossit: ce carnage aurait pu être évité, souligne le député (Les Républicains) Henri Guaino. Dans un pays en "état d'urgence" et sur une zone piétonnière sécurisée, "on doit pouvoir stopper un camion qui ne répond pas aux sommations, a-t-il estimé sur RTL. 
Un motard lambda isolé a tenté d'arrêter le camion avant de passer sous ses roues. Ce que confirme un journaliste allemand, Richard Gutjahr: un motard a tenté d'ouvrir la portière du camion qui roulait. "Il conduisait très lentement, c'est ce qui était étonnant", a poursuivi ce journaliste indépendant. "Et il a été suivi par un motard qui roulait derrière lui et le motard a essayé de le dépasser et a même essayé d'ouvrir la portière côté conducteur du camion", a témoigné le journaliste qui a également tourné une vidéo avec son smartphone, utilisée par la chaîne publique allemande ARD. "Mais il a chuté et il est passé sous les roues du camion", a-t-il précisé. 
"J'ai aussi vu deux policiers tirer sur le camion", a précisé le témoin. "Et là, le chauffeur du camion a mis les gaz, le camion a roulé vite; il a accéléré et il a foncé dans la foule en zigzag. Ensuite il y a eu 15 à 20 secondes de tirs de plusieurs armes", a-t-il poursuivi. 

Les premières nationalités des victimes dévoilées. Deux Américains, deux Armèniens, une étudiante russe et un Ukranien ainsi que trois Allemands font partie des victimes selon leurs représentations diplomatiques respectives.

Le festival de théâtre d'Avignon maintenu.
Malgré cette extermination de masse, le spectacle continue. La pièce "Les Damnés" est donnée et le public ne la boude pas...

dimanche 3 avril 2016

Justice: Taubira est partie sans régler ses factures

La justice est en faillite, annonce son ministre Jean-Jacques Urvoas 

Le successeur de Christiane Taubira a trouvé les caisses vides. 

Son ministère n'a plus les moyens d'assurer le bon fonctionnement de ses services, avoue le socialiste au Journal du Dimanche. Retards de paiement, impayés. Le ministère "n'a plus les moyens de payer ses factures." 
En poste depuis deux mois, le ministre, rappelle avoir dit à son arrivée que "la justice est au bord de l'embolie". "Depuis que je pousse la porte des juridictions, je dis plutôt qu'elle est sinistrée...", s'alarme-t-il. 
Par exemple, "la direction de l'administration pénitentiaire a 36 millions d'euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus". 
Ou encore, "l'État a une dette de 170 millions d'euros" de frais d'interprètes, de laboratoires d'analyses ADN, d'experts, d'écoutes téléphoniques... "Tous ces prestataires privés sont payés au minimum avec quatre mois de retard", déplore le ministre. 

Après "la France en faillite", voici la Justice "à bout de souffle".
Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas décrit une justice "en état d'urgence absolue", incapable de faire face à ses besoins de fonctionnement. 

Urvoas dénonce les mesures non financées de Hollande

Proche de Valls, Urvoas assure d'abord qu'"énormément d'efforts" ont été faits depuis 2012 "sur les créations de postes", de magistrats notamment, pour apaiser les syndicats.
Les préférences politiques du Syndicat de la magistrature (SM) dans son communiqué, en réaction à la démission de Christiane Taubira, ministre de la Justice, et à la nomination de Jean-Jacques Urvoas.
Il y a déjà longtemps que ce gouvernement a démissionné en matière de justice. En renonçant à asseoir constitutionnellement son indépendance. En l’inféodant au ministère de l’intérieur. En entretenant la confusion entre justice et sécurité. En adoptant les réformes que les mêmes dénonçaient hier.
Christiane Taubira a porté des méthodes novatrices de réflexion collective et défendu des valeurs essentielles, rappelant notamment que les mineurs soumis à la justice pénale sont avant tout des enfants en danger, que l’enfermement ne doit pas être la peine de référence et que la justice quotidienne doit avoir pour horizon la paix sociale. Mais sous son ministère, tandis que les réformes progressistes étaient enterrées, les mesures attentatoires aux libertés ont prospéré.
La justice reste donc aujourd’hui dans une double situation de faiblesse. Au quotidien, praticiens et citoyens souffrent d’une pénurie de moyens matériels et humains, qu’un budget, même en légère hausse, ne résorbe pas. Institutionnellement, elle fait systématiquement les frais des arbitrages gouvernementaux.
Jean-Jacques Urvoas, ardent promoteur d’une loi renseignement confiant toujours plus de pouvoirs à l’exécutif et membre de la délégation parlementaire au renseignement, semblait taillé pour l’Intérieur. Il vient d’être nommé garde des Sceaux. Gageons que sa pugnacité sera mise au service de la justice et des libertés !
Mais,"les budgets de fonctionnement n'ont pas suivi," déplore Urvoas, ex-président de la Commission des Lois de 2012 à 2016. Ainsi, poursuit le ministre, "je connais même un tribunal où on n'imprime plus les jugements, parce qu'il n'y a plus d'argent pour les ramettes de papier". 

Le ministre entend se consacrer au projet de réforme constitutionnelle sur le Conseil supérieur de la magistrature (CSM)

Promettant de renforcer l'indépendance des magistrats, "cette réforme consiste à faire nommer les procureurs par le CSM [c'est-à-dire par ses pairs et donc de renforcer les pouvoirs des syndicats], autrement dit à enlever au politique [des élus de la nation  et non pas les élus de syndicats peu représentatifs] ce pouvoir de nomination", assume-t-il. 
"Voir poindre à nouveau aujourd'hui des tentations de nominations politiques de procureurs me fait dire que cette réforme du CSM, qu'appellent de leurs voeux tous les magistrats, est absolument nécessaire", polémique le ministre, visiblement convaincu de l'alternance politique en 2017 et en flagrant délit de procès d'intention à l'opposition.

Henri Guaino est d'un avis diamétralement opposé
Invité d'Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC en octobre dernier, le député Les Républicains a affirmé à l'Assemblée nationale que certains magistrats sont "des psychopathes et des pervers". "Le syndicalisme dans la magistrature est une calamité. Je pense qu'il faut, par référendum, interdire le syndicalisme dans la magistrature", a affirmé l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. En bons juges politiques et souverains, les intéressés 
venaient de condamner Guaino pour outrage à magistrat.

Le régime islamique iranien pose problème aux hôtesses d'Air France

Les hôtesses Air France refusent de passer le voile à l'atterrissage à Téhéran

Les hôtesses de l'air ne souhaitent pas porter le voile lors des escales sur la future ligne Paris-Téhéran.

La compagnie aérienne française baissera-t-elle le pantalon, 
Les Françaises ne veulent pas ressembler à ça
face aux exigences iraniennes, à compter du 17 avril prochain ? A cette date, Air France proposera trois vols par semaine entre Paris-Charles-de-Gaulle et l’aéroport de Téhéran-Imam Khomeiny. Cette liaison devait être le symbole de l'apaisement des relations franco-iraniennes après la signature de l'accord sur le nucléaire en juillet dernier. Mais si la réouverture de cette ligne est importante du point de vue commercial, le personnel navigant, particulièrement les hôtesses de l'air, se voient imposer des contraintes d'un autre âge, comme l'a révélé France TV Info, ce vendredi
De nombreuses salariées d'Air France se sont insurgées contre l'obligation aux personnels féminins de porter un voile dès la sortie de la cabine. 

Dans le cadre de leur dotation vestimentaire, les hôtesses de l'air peuvent d'ordinaire choisir entre un uniforme avec une jupe et un autre avec un pantalon. Dans le cas particulier du vol Paris-Téhéran, la compagnie aérienne a envoyé  aux personnels de bord un mémento précisant que les femmes seront obligées de porter un pantalon, une veste longue et de se voiler les cheveux dès la sortie de l'avion.

Respect des cultures, mais à sens unique...


Depuis plusieurs mois, les syndicats attirent l'attention d'Air France sur le malaise créé par cette injonction iranienne transmise par
 la direction, sans sourciller. "Le personnel féminin ne souhaite pas se voir imposer de contraintes vestimentaires notamment l'obligation - dès la sortie de l'avion - du port du foulard Air France recouvrant intégralement les cheveux", a averti Christophe Pillet, secrétaire général adjoint du SNPNC (Syndicat National du Personnel Navigant Commercial) qui souhaiterait "établir la possibilité d'un principe de volontariat au nom du respect des libertés individuelles", au risque de désigner les hôtesses récalcitrantes aux autorités islamiques et de les exposer à des représailles ciblées. 

Le SNPNC accepte le volontariat discrimine les hôtesses et satisfasse les exigences iraniennes. "Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause la loi ou les coutumes en Iran. Ce volontariat éviterait le refus de mission et toutes les conséquences que cela peut avoir pour les personnels", souligne le syndicaliste. "Il n'y a pas de débat sur le fait que les personnels féminins doivent porter un voile dans la rue à titre privé. C'est uniquement dans le cadre du port de leur uniforme de travail", argumente-t-il encore. En entrant dans le jeu iranien, les hôtesses volontaires contribueraient à l'extension de cette soumission de la femme iranienne aux personnels étrangers et laïcs.    

Depuis 1979 et la révolution islamique des ayatollahs, le port du voile est obligatoire pour toutes les femmes en Iran au risque de fortes amendes. "Le climat et le contexte international n'est pas étranger non plus à la défiance vis-à-vis de ces consignes, mais on ne fait pas d'amalgame, et les syndicats l'ont rappelé, l'aéroport de Téhéran ne représente pas de problème majeur en terme de sécurité", soutient Christophe Pillet, syndicaliste détournant l'attention de l'impact de la théocratie chiite sur les libertés.

Tolérance et respect des cultures réciproques ?


Alors que le voile islamique est autorisé partout en France dans les lieux publics et les universités, les hôtesses de l'air de notre compagnie nationales devraient-elles porter le foulard ? Ce signe - aussi bien politique (une femme a par exemple été contrôlée à 33 reprises) que religieux - d’appartenance à un islam radical discrimine la femme. Il est passible depuis plus de cinq ans d’une contravention de 150 euros. Pourtant, le texte promulgué par Nicolas Sarkozy est constamment bafoué. En juin 2015, sur France Inter, Henri Guaino déplora que la loi n’est "pas appliquée". Le 1er octobre, encore sur France Inter, Valérie Pécresse, future présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, s'indignait : "Est-ce que vous tolérez que, sur le sol français, la loi française qui interdit le voile intégral ne soit pas appliquée ?"
Les associations citoyennes et féministes, relais de la loi, l'ont mise en veilleuse. Le site gouvernemental dédié, www.visage-decouvert.gouv.fr, a disparu.
L
’association Ni putes ni soumises, dont les "ambassadrices de la laïcité" qui devaient se montrer vigilantes et faire bon usage d'une convention annuelle de 80.000 euros passée avec l’Etat, et "sillonner la France pour
faire de la pédagogie sur la question du voile intégral", ne communique plus sur le sujet. Le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF, fédération française d'associations qui, sous l'égide du ministère du Travail, a  la tutelle des Droits des Femmes) et ses 114 structures territoriales ont également été sollicités par l’Etat pour participer au travail d’"information des personnes " concernées. Résultat : "Nous avons échangé avec moins de dix femmes, relève la directrice générale, Annie Guilberteau. Nous sommes en contact avec pléthore d’associations de quartier et le sujet ne nous est pas remonté de façon flagrante."
La politique a renoncé à sa culture, au profit d'intérêts économiques


Air France ne comprend pas cette soudaine crispation sur un symbole culturel.
"La tolérance et le respect des cultures et des coutumes des pays dans lesquels elle est présente font partie des valeurs fondamentales d'Air France et de ses employés, énonce la direction. Comme tous les visiteurs étrangers, nos équipages sont tenus de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent, souligne-t-elle, jusqu'ici sans rapport avec le sujet. La loi iranienne impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s'applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République [islamique] d'Iran", a déclaré Air France. 


"Cette obligation de port d'un foulard dans certaines escales n'est pas nouvelle, insiste Air France, comme si une faiblesse passée des convictions justifiait qu'elle perdurât et s'étendît. "Elle existe depuis de nombreuses années dans d'autre pays desservis par Air France (ex : Arabie Saoudite). Elle s'applique aux hôtesses mais aussi aux autres catégories de personnel féminin (pilotes et personnel au sol). L'obligation de port de l'uniforme par les employés d'Air France est conforme aux règles en vigueur dans l'entreprise et au code du travail." Sauf que l'uniforme d'Air France n'est pas en cause, à moins, comme le halal est servi aux non-musulmans pour simplifier les services de cantines et pour enrichir les filières musulmanes qui financent les mosquées, qu'on rende le port du voile obligatoire sur le territoire français... "Celui-ci [le code du Travail] prévoit en effet (article L. 1121-1) la possibilité d'apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles ou collectives des salariés des restrictions, dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché," précise le communiqué de la compagnie aérienne. Ainsi la direction d'Air France entend-elle appliquer une législation étrangère à ses salariés. 


Le problème du voile n'existe pas sur d'autres vols, actuellement. 
Le chambellan de l'Elysée et le roi du Maroc:
aucun ne porte une tenue traditionnelle...
En Arabie saoudite, il n'existe pas d'obligation sunnite aux invitées étrangères de se voiler le visage, contrairement aux femmes saoudiennes. L'argumentaire rencontre des trous d'air, car il n'est, en l'occurrence, nullement question d'une résistance à l'obligation de voiler les visages, mais de recouvrir les cheveux.

Lorsqu'Air France dessert Ryad, les hôtesses doivent mettre un foulard si elles souhaitent sortir de l'hôtel et circuler dans la capitale du royaume d’Arabie saoudite. A noter toutefois que le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, propriétaire du PSG, ne porte la dishdash, ou gandourah, et le keffieh qu'en pays musulman, et un costume européen sur le sol français, respectant quant à lui le principe de laïcité de la république française.
Il y a huit ans quand Air France desservait Téhéran, cette obligation de port du foulard existait déjà, fait savoir la compagnie, prête à rendre les armes.


La ministre des droits des 'Femmes" tarde à prendre position en faveur des femmes

L'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC) a porté le débat au niveau gouvernemental en envoyant un courrier à Laurence Rossignol, afin qu'elle n'ignore pas le problème plus longtemps. La ministre des Droits des Femmes n'a pourtant pas su faire mieux que de prendre parti contre une mode spécifiquement islamique en France, jugeant la proposition de commerçants étrangers (l'entreprise italienne de luxe Dolce & Gabbanale Japonais Uniqlo ou le Britannique Marks & Spencer) "irresponsable"

Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie et secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est irrité contre la ministre Rossignol.
"Est-ce qu'un ministre a le droit de s'ingérer dans la manière dont une femme souhaite s'habiller, dans la mesure où elle respecte les lois de la République et qu'elle ne cache pas son visage ?"


Alors que le socialiste Pierre Bergé (Yves-Saint-Laurent) conjurait mercredi les créateurs de "ne pas enfermer les femmes dans des voiles, comme des prisons", Orange et l'AFP réussissaient le tour de force de mentionner l'appel d'Elisabeth Badinter (PS) au boycottage de ces marques, mais sans les nommer... Ce sont aussi  Mango (espagnole), DKNY (américaine) ou Tommy Hilfiger (américaine). Quant à la chaîne suédoise de prêt-à-porter H&M, elle a introduit récemment un mannequin voilé dans sa campagne de publicité internationale.

La direction de la compagnie aérienne apportera une réponse aux salariés au début de la semaine prochaine. 
Et la ministre, quand Pierre Bergé appelle à ne pas être "complice de cette dictature" ? A la différence, jusqu'ici, de la féministe Rossignol, pour Bergé, "ces créateurs qui participent à l'asservissement de la femme, devraient se poser des questions". "D'une certaine manière, ils sont complices, tout cela pour faire du fric. Les convictions doivent passer avant l'argent", a-t-il ajouté.

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

dimanche 10 mai 2015

Ecoutes sur Nicolas Sarkozy: Guaino et Morano ne ménagent pas les juges

La liberté d'expression, c'est pouvoir dire que le politique dirige le judiciaire

La validation des écoutes téléphoniques sur Nicolas Sarkozy est la preuve d'un acharnement judiciaire et politique au prétexte de l'affaire Bettencourt.
 
Taubira tient ses juges en laisse
Les juges n'ont pas besoin de preuves pour mettre en garde à vue puis en examen: dans le cas de la droite et notamment de Nicolas Sarkozy, il suffit de simples soupçons de corruption d'un haut magistrat. C'est aussi bien ce magistrat qui sollicite l'entremise de Nicolas Sarkozy et peu importe qu'il n'obtienne pas le poste convoité à Monaco. Le juge obtient après coup la validation des écoutes téléphoniques illégales et peut resserrer l'étau de la Place Vendôme.
Si vous demandez au moteur de recherche Google de vous fournir des informations sur l'acharnement politique et judiciaire, il vous sort Sarkozy. Des fidèles de caractère de l'ancien chef de l'Etat ont réagi, montrant leur pugnacité pour sa défense. Ainsi, jeudi Nadine Morano a-t-elle dit haut et fort ce d'autres n'osent clamer. Vendredi, c'est le député UMP Henri Guaino qui est passé à l'offensive.

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a souhaité une réforme de la justice qui serait soumise par référendum. 

"
Je ne trouve pas anormal que des juges aient les moyens de placer des gens sous écoutes, mais encore faut-il, lorsqu’on leur donne ce pouvoir, qu’ils l’utilisent avec retenue et responsabilité, et je trouve que ce n’est pas ce qui a été fait dans cette affaire". 
Le député UMP s’est également déclaré "toujours étonné de retrouver ces écoutes dans la presse (...) D’où cela vient-il ? De ceux qui écoutent ? des services administratifs ? du gouvernement ? de la justice ?". " Pour l’instant, Nicolas Sarkozy n’est pas condamné à quoi que ce soit », a-t-il rappelé.
"Le secret professionnel est mort," a-t-il ensuite déploré, à propos de la validation des écoutes des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat signifie. "Je ne vais pas reprendre la longue litanie des critiques que j’adresse au fonctionnement de la justice" 
Il a aussi répété qu'il est favorable à la suppression du syndicalisme dans la magistrature. Les justiciables n'ont que trop souffert de la liberté partisane des juges d'interpréter la loi de la République en fonction de leurs options idéologiques.  

"D’où cela vient-il ?", s’interroge Guaino

"Il y a parfois une ivresse de la surpuissance, une forme d’irresponsabilité de la part de certains juges", a-t-il estimé en critiquant aussi « la multiplication des gardes à vue ". "Il faudrait réformer tout ça pour instaurer des principes de responsabilité et soumettre cette réforme aux Français", a-t-il dit sur RTL.

Jeudi, Nadine Morano a apporté sa réponse:





La chambre d’instruction de la Cour d’Appel a validé jeudi les écoutes téléphoniques qui ont entraîné la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour corruption et trafic d’influence: l'intention d'infâmie est caractérisée. 
Nicolas Sarkozy s’est pourvu en cassation immédiatement.

samedi 21 mars 2015

Cantines scolaires: 53% des Français ne veulent pas des menus de substitution

Tout est bon dans le cochon

Ceux qui parlent au nom des Français ne représentent qu'eux-mêmes

53% des Français refusent "que les cantines des écoles publiques proposent un plat de substitution aux enfants 
qui, parce qu'ils sont juifs ou musulmans, ne mangent pas de porc", contre 46% favorables (1% sans opinion), selon un sondage Odoxa/CQFD-iTélé publié vendredi soir.

Le porc divise la France
Seulement 33 % de ceux de gauche sont opposés aux plats de substitution contre 72% des sympathisants de droite. 

Par ailleurs, appelés à dire, parmi trois "grands principes républicains", lequel est le plus important, 45% des sondés choisissent "l'égalité entre les citoyens", 41% "la laïcité" et 13% "le suffrage universel" (1% ne savent pas). Les sympathisants de droite sont plus nombreux (49%) à choisir la laïcité, plutôt que l'égalité (32%) ou le suffrage universel (18%). A gauche, en revanche, l'égalité obtient 52%, la laïcité 37% et le suffrage universel 10%.

Sondage réalisé par internet les 19 et 20 mars auprès d'un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

Les Français ne réussissent pas à mettre les politiques d'accord

La mesure du maire UMP de Chalon-sur-Saône  de ne plus proposer de menu de substitution dans les cantines fait toujours débat, trois jours plus tard. Lundi, au nom du "principe de laïcité", la mairie de Chalon a annoncé supprimer, à compter de la rentrée de septembre prochain, le menu alternatif proposé dans les cantines les jours où du porc était au menu. 
"Il est indispensable de revenir à une pratique exigeante du vivre-ensemble", affirmait le maire Gilles Platret dans un communiqué. La ville avait mis en place ce système il y a 31 ans, pour permettre aux enfants musulmans de déjeuner à la cantine, aussi bien que les juifs dont la religion proscrit également de manger du lapin.

La porte-parole du PS réagit avec outrance
A propos de pratique confessionnelle, la porte-parole se plante, à la grande honte de l’Institut d’Études politiques de Paris... "Il faut appeler un chat un chat, et un raciste un raciste", s'emporte Juliette Méadel confondant religion et ethnicité. La  sectaire voit dans cette décision "une minable manœuvre politicienne", et s'enferre en précisant que "depuis plus de trente ans, (…) vingt fois par an, deux plats étaient proposés lorsqu’il y avait du porc. La grande affaire ! Cette décision municipale vise à stigmatiser les enfants concernés, éventuellement à les exclure de la cantine, au détriment de la sérénité de l’école, au détriment du travail de leur mère, au détriment de l’intégration des enfants", reproche cette spécialiste en.. sérénité.

Après avoir approuvé la décision du maire, 
la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem (PS) s'est alignée pour la critiquer quelques heures plus tard
en tombant dans la caricature. "La seule chose qui doit guider un responsable public est de veiller à ce que chaque enfant puisse manger à sa faim", a-t-elle encore déclaré sans craindre le ridicule de sa dramatisation. Une énormité, puisque les repas ne comportent pas qu'un plat principal et le risque de famine ne se présente que deux à trois fois par mois. 

Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, maire de Provins (Seine-et-Marne), est plus modéré. Il  explique que "quand on sert du porc, il y a également du blanc de poulet, et c'est une décision municipale qui a toujours été prise par notre municipalité et que je ne remettrai pas en question", a-t-il déclaré, rassurant, mercredi soir.
"En désaccord total" avec le menu unique, Henri Guaino (UMP), député des Yvelines, met en garde sur France Inter : "C’est un sujet qu’on ferait mieux d’aborder après les échéances électorales et pas la veille."

François Bayrou est résolument contre le changement. 
"Je suis maire [il fallait le rappeler tant ça a été laborieux], donc en charge de ces sujets. Est-ce que vous croyez qu'il est bienvenu, à nouveau, de faire flamber ce type d'affrontement, sur les cantines ou les tenues vestimentaires à l'université ? [Il s'agit plus précisément de la burqa en milieu public fermé. Alain Juppé s'est dit contre l'interdiction du voile à l'université".] Ce n'est pas responsable. Il y a mille moyens pour qu'on vive ensemble entre Français qui ont des religions différentes", estime le président du Modem sur RMC et BFM TV. Toujours aussi condescendant, l'ancien bègue continue de se citer longuement en exemple. "Je ne mets pas la laïcité dans l'assiette des enfants. Défendre cette laïcité, ce serait obliger les catholiques à manger de la viande le vendredi. [Une pratique depuis longtemps tombée en désuétude parmi les croyants, aussi obsolète que la soutane des prêtres] La laïcité, ce n'est pas se disputer perpétuellement sur les religions ou les origines. C'est permettre de vivre ensemble. Faire en sorte que les jeunes juifs, les jeunes musulmans, les jeunes qui ont d'autres préférences alimentaires, soient assis sur les mêmes bancs, qu'ils se connaissent un peu mieux après l'école", explique le centriste du MoDem à l'élu UMP-UDI-Modem. Et Bayrou fait sa pub au passage en annonçant que ses équipes travaillent actuellement à la mise en place d'un menu végétarien alternatif pour correspondre à toutes les préférences, interdits ou allergies alimentaires. A suivre...

La décision du maire de Chalon-sur-Marne a été soutenue par une partie de l'UMP, dont son président Nicolas Sarkozy. "Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l'enseignement privé confessionnel", a-t-il suggéré. "A titre personnel j'y suis favorable", affirme aussi le député des Français de l'étranger Alain Marsaud (UMP) sur RFI. "Nous sommes à la recherche d'une laïcité contraignante puisque la laïcité non contraignante ne marche pas. Ça passe par la cantine, les piscines, les cours de sport... Il faut avoir du courage là aussi", explique l'ancien juge anti-terroriste.

"
Dans les textes, rien n'impose à une collectivité locale d'adopter tel ou tel menu" a admis la ministre.