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mardi 18 avril 2017

La vie de salarié n'est pas aussi difficile que celle de patron, assure Macron

L'une des sottises d'Emmanuel Macron qui colle à la peau du candidat

"La vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié"

L'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée, Emmanuel Macron, a scandalisé les auditeurs de RMC-BFMTV le mercredi 18 janvier dernier, au micro de Jean-Jacques Bourdin. 
A propos d'un nouveau plan d'urgence contre le chômage, pour relancer l'emploi, notamment en terme de licenciement et de temps de travail, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de donner de la visibilité aux chefs d'entreprises car, explique-t-il, "la vie d'un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d'un salarié. Il ne faut jamais l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties".

A propos d'emploi encore, le banquier s'est prononcé pour une modification des règles de l'indemnité chômage, pour une modification des modalités du licenciement et le trentenaire n'a pas écarté totalement l'idée d'un revenu universel, intitulé "revenu universel d'existence" dans le programme de Hamon et qui a discrédité le candidat officiel du PS. 

Dès le lendemain, BFMTV offre à Macron l'opportunité de rectifier le tir sur les salariés. Mais, jeune et têtu, Macron développe laborieusement et s'enferre :

Le ministre de l'Economie avait aussi saisi l'occasion de cet entretien pour tenter de dissiper les rumeurs autour d'une supposée volonté de démission du gouvernement. 

"Je ne suis pas dans l'indécence qui consisterait à menacer de démissionner. (…) 
La démission c'est indécent, une coquetterie. Je ne suis pas un enfant gâté", a lâché Macron. 
Manuel Valls a reçu le message 5/5 et lui plante des banderilles à toute occasion. Le Catalan a en effet donné sa démission de premier ministre le 6 décembre 2016, pour faire carrière en tentant de remporter la primaire socialiste dont Benoît Hamon est finalement sorti vainqueur.
VOIR et ENTENDRE le socialiste Yann Galut condamner Macron, candidat hors sol :

Macron aura tout fait pour repousser l'électeur socialiste et social vers le FN. 

Fillon pourrait en recueillir certains, les plus raisonnables.

mardi 3 janvier 2017

Primaire socialiste: incroyable souk dans l'organigramme d'Arnaud Montebourg

Guy Bedos refuse de présider le comité de soutien à Montebourg


Intégré "à l'insu de son plein gré" dans l'équipe de Montebourg ?
D'abord présenté comme "président du comité de soutien" d'Arnaud Montebourg, le comique ne sait plus ce qu'il veut. Ces dernières semaines, Guy Bedos n'a pas caché sa sympathie pour l'ancien ministre du fameux redressement de la courbe de l'Emploi. Il a même fait partie de son escorte en Algérie où les deux histrions ont des attaches familiales, sans droit du sol.

Or, l'octogénaire semble avoir oublié qu'il a révélé au Figaro qu'il ne voulait pas de cette fonction. "Je ne veux pas être président du comité de soutien. Je ne veux pas de poste, je suis un artiste", a d'abord raconté Guy Bedos au quotidien. "Je vais le soutenir, mais je veux rester indépendant. Je voterai pour lui, mais je ne veux pas avoir de rôle officiel dans la campagne", avait-il insisté. "On en a discuté; j'en ai plaisanté avec lui, mais je ne veux pas avoir de rôle officiel en politique", confirme l'AFP qui cite les propos de cette éminence grise qui se place constamment sous les feux de la rampe.

"Il y a eu une différence d'interprétation, de compréhension"


C'est la confirmation au Journal du Dimanche (JDD) de François Kalfon, directeur de campagne du candidat. Il y a bien eu une "discussion" avec l'humoriste.
Finalement, invité de RTL, Guy Bedos a accepté le titre.
"Oui, j'accepte pour ne pas gêner Arnaud car je l'aime beaucoup", a finalement déclaré le cabotin, qui refuse cependant d'aller plus loin : il votera Montebourg mais "ça s'arrête là".
Organigramme de campagne Arnaud Montebourg 
L'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg, telle qu'elle était présentée lundi après-midi sur son site.

Au delà de cet imbroglio, le candidat à la primaire socialiste a présenté une liste de soutiens dont quelques élus socialistes, certains "proches des frondeurs" : frondeurs périphériques, donc...
Le député Christian Paul, très impliqué dans l'animation des députés rebelles, est le coordinateur de la campagne.
On retrouve également Laurent Baumel (projet),
Emmanuel Maurel (représentant auprès des forces de gauche)
ou la compagne du candidat, Aurélie Filippetti, chargée des questions éducatives et universitaires.

Le député Pierre-Alain Muet apportera ses compétences de fiscaliste à l'équipe Montebourg,



tout comme son délicieux collègue Yann Galut, adversaire acharné de l'optimisation fiscale, mais fervent défenseur du mariage pour tous (ci-dessus et ci-dessous) nommé porte-parole.

L'économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) Mathieu Plane, lui, est identifié comme responsable d'un "cercle des économistes".

dimanche 13 mars 2016

Candidature de Hollande : l'appel de Cambadélis divise la gauche

Le premier secrétaire du PS appelle les dirigeants  à se perdre avec Hollande

Cambadélis presse la direction du PS de se prononcer pour Hollande
En deux ans à la tête du PS,
Cambadélis en a pris 10 
Jean-Christophe Cambadélis a appelé à plus de clarté dans la course socialiste à la présidentielle. "Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du PS sont pour qu’il soit candidat ou pas," estime Cambadélis, inquiet de l'amplification de la "fronde" anti-Hollande et désireux d'isoler Manuel Valls et Emmanuel Macron. "Maintenant, la question que je vais poser à chaque dirigeant du PS, c’est "êtes-vous favorable à la candidature de François Hollande ?" a lâché le premier secrétaire, vendredi matin sur le plateau d’i-télé. Il compte interroger "tout le monde", y compris "les ministres" et présidents de région et de départements, à l'exclusion des militants, sur lesquels il n'a pas de moyens de pression. Il tente ainsi de resserrer les rangs derrière un candidat 'naturel' et de torpiller la primaire. 
Pour l’aile gauche, cette injonction n’est qu’une nouvelle étape dans les tergiversations du patron du Parti socialiste face à la primaire, alors qu’un conseil national doit statuer sur ses modalités, le 9 avril. 


Les pressions de Cambadélis divisent la gauche

Le premier secrétaire du PS lance un appel à "contretemps."
Cette proposition de Jean-Christophe Cambadélis à 13 mois de la présidentielle fait dire au député frondeur Christian Paul qu’elle tombe à "contretemps": "Cet appel intervient à un moment étrange, alors que le processus de discussion avec l’ensemble des organisations de gauche avance plutôt bien sur les règles et sur le calendrier."

Une réunion a en effet eu lieu jeudi entre des membres du PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste et Ensemble pour décider du calendrier de cette éventuelle primaire.
De quoi faire démarrer le député du Cher Yann Galut et l’eurodéputé EE-LV Yannick Jadot au quart de tour.
"Personne ne peut préempter le fait que François Hollande décide ou non d’y participer", relève pour sa part Marie-Noëlle Lienemann. De fait, le chef de l’Etat a pris l’engagement de ne se présenter qu’en cas d’inversion de la courbe du chômage, une hypothèse plus qu'incertaine. "Il n’est pas le surveillant général pour savoir qui est apte à être président de la République !", s’agace la sénatrice de Paris, qui envisage elle-même d’être candidate à une éventuelle "primaire des gauches et des écologistes".

Hollande est tellement impopulaire dans l'opinion qui lui fait confiance à seulement 17% des sondés qu'il envoie le sergent recruteur Cambadélis battre le tambour. Ce candidat potentiel a besoin de s'assurer qu'il ne risque pas de prendre une gamelle à son premier pas vers une primaire. 

Un premier secrétaire dans l'embarras 

La semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait exprimé clairement sa préférence pour une candidature du président sortant, estimant que Manuel Valls, Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg ne sont "pas en situation". "Le pays voudra être rassuré, il ne fera pas dans l’aventure, dans l’expérimentation. Il ne se jettera pas dans les bras de tel ou tel, aussi brillant soit-il", avait lâché le premier secrétaire, rejoint mardi par le proche de François Hollande, François Rebsamen, pour qui "Hollande est le meilleur candidat"...
Sur Twitter, les premiers fayots à se déclarer pour le candidat Hollande ont été Bruno Le Roux, cornac du groupe de godillots socialistes de l'Assemblée, Razzye Hammadi, qui doit son siège de député à Hollande, et Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.
Casquette sur les oreilles, Pruneau Le Roux tient son éternel raisonnement sectaire sur les droites": 
Et la soumission du petit soldat Jean-Marie Le Guen fait peine: 
Les membres de l’aile gauche du parti n'acceptent pas l’injonction d'un premier secrétaire affaibli par son opposition interne élargie à la gauche extrême et par ses propres tergiversations face à la tenue d’une primaire. Dans un mois, le 9 avril, un conseil national du parti socialiste doit entériner (ou non) les conditions d’organisation d’une primaire telle qu’elles auront été négociées avec les autres participants. "On va dire qu’on est pour la primaire et qu’on se battra pour que les conditions soient réunies", déclarait jeudi un responsable PS anonyme pour qui une telle primaire serait "une chance inespérée pour François Hollande".

"Il est temps de clarifier la situation parce que beaucoup, à la gauche du PS, ont peut-être en tête d’interdire, ce qui serait quand même un comble, une candidature de François Hollande au sein de ces primaires", a commenté vendredi la députée PS Karine Berger, étiquetée à la gauche du PS, aux côtés de Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui justifie, le 21 janvier 2015 que Bruno Le Roux ait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN, d'Alexis Bachelay, un apparatchik porté sur le tiers-mondisme, et du monomaniaque Yann Galut, tête près du bonnet sur les sujets les plus divers.

Marie-Noëlle Lienemann voit un premier secrétaire "embarrassé", essayant de "noyer le poisson pour que l’affaire des primaires soit encore reportée"Pour celle qui fut seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville, ex-maire d'Hénin-Beaumont condamné pour détournements de fonds publics, "c’est son problème" s’il veut que François Hollande soit candidat, "pas celui du PS" qui compte dans ses statuts le principe d’une primaire ouverte. 

Hollande a également droit au soutien d'un joueur de Scrabble !
Un soutien dont Hollande se serait volontiers passé, puisque, lors des départementales de 2015, Jérôme Guedj s'est fait éjecter de sa présidence du Conseil général.

mercredi 2 mars 2016

Bruno Le Roux aurait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN

La Ligue de l'enseignement, association ou bras politique du Parti socialiste

Proche du Parti socialiste, cette association a reçu des fonds de l'Assemblée nationale
Les députés socialistes Yann Galut, Valérie Rabault, Alexis Bachelay et Karine Berger, fondateurs de Cohérence socialiste, un nouveau courant du Parti socialiste
"Pas moins de 201 députés" socialistes ont accepté de subventionner cette association d'éducation populaire et laïque: La Ligue a ainsi reçue une enveloppe rondelette de 268.000 euros versée par ces élus PS exemplaires, en 2015: combien en trois ans?

Ces fonds ont notamment servi à militer contre le Front national.
C'est une information qui risque de "faire pester les responsables du Front national", mais, selon francetvinfo.fr, les autres démocrates n'y trouveront rien à redire qui froisserait leur morale républicaine exemplaire. En 2015, les députés ont pu dépenser un peu plus de 81 millions d'euros avec la réserve parlementaire de l'Assemblée nationale. Répartie entre les 577 élus du Palais Bourbon, cette cagnotte permet à chacun d'allouer des subventions à des associations ou des collectivités locales de son choix. 

Or, au sein du groupe socialiste cornaqué par le démocrate Le Roux, le choix a été, en partie, contraint. Selon les données mises en ligne sur le site internet de l'Assemblée nationale, lundi 29 février, au moins 201 députés PS ont subventionné, comme un seul homme, une même association, la Ligue de l'enseignement. Cette association laïque intégriste, qui  est étroitement liée au Parti socialiste, a milité en 2015 -année de plusieurs élections- contre une poussée du Front national.
François Hollande disait vouloir créer "entre l’Etat et les associations, une relation fondée sur la confiance et la reconnaissance" (Lille, janvier 2013)
"J’ai fait de la jeunesse la priorité de mon quinquennat." (Hollande)
Selon un document révélé par "L'Œil du 20 heures" de France 2 mardi 1er mars, ce choix de subventionner massivement la Ligue de l'enseignement n'est pas un hasard. En septembre 2014, le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, envoie un courrier à l'ensemble de ses collègues (voir ci-dessous). Il leur "propose d'abonder un fonds géré par la Ligue de l'enseignement", au motif politique et anti-démocratique qu'il "sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front national". 










Plus de 268.000 euros récoltés parmi les godillots de la majorité présidentielle

A la suite de ce courrier, "près de cinquante" députés socialistes seulement font part de leur étonnement. Le 21 janvier 2015, Valérie Rabaut, rapporteure générale du budget, s'e justifie. Voici un extrait de son courrier:
Une association privée de subventions par le FN, selon le PS.
La parité a-t-elle assaini les moeurs du PS ?
La députée du Tarn-et-Garonne (celui de Jérôme Cahuzac) précise par ailleurs que, "sauf avis contraire exprimé auprès du groupe, l'allocation de 1.000 euros à la Ligue de l'enseignement [sera] réalisée" automatiquement. En définitive, sur les 275 membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, 201 députés ont versé cette subvention. Pour la plupart, il s'agit de versements à hauteur de 1 000 euros, même si certains se sont montrés plus généreux. Le montant total récolté s'élève ainsi à 268.300 euros
La Ligue de l'enseignement est une nébuleuse socialiste.

Le maillage est serré:
- structures territoriales, que sont les Fédérations Départementales et les Unions Régionales
- via ses secteurs spécialisés, notamment sportifs (USEP, UFOLEP) ou son réseau de centres de vacances, Vacances pour tous (ainsi que des associations du type du Centre international de séjour de Paris).
A quoi a servi cette manne ? 

Contacté par France 2, le groupe PS à l'Assemblée tente de se justifier par le fait que le parti soutient depuis longtemps cette association "d'intérêt public, qui travaille sur l'éducation populaire, la laïcité, et lutte contre l'extrémisme". Fort bien, puisque c'est vrai: la Ligue est en effet régulièrement pointée pour son activisme auprès de la jeunesse, mais aussi contre certaines personnalités diabolisées à des fins électorales. Mais le FN n'est pas au sommet depuis aussi longtemps... D'autres adversaires politiques ont-ils été victimes de cette discrimination ?
Que Yann soit belle, c'est déjà fait !

Le groupe se défend d'avoir voulu aider la Ligue de l'enseignement.
Si elle est en difficultés financières "du fait de l'alternance dans plusieurs municipalités FN, qui ont coupé les subventions pour des raisons politiques et ségrégationnistes", c'est aussi bien dû à une gestion relâchée, car - depuis 150 ans- les municipalités, les départements et les régions bien pensantes ont toujours bichonné la Ligue qui a pu prendre de vilaines habitudes de gabegie. 

Mais le groupe PS se défend de mener, via la Ligue de l'enseignement, des actions visant directement le Front national.

Lors des dernières élections régionales, l'association a pourtant appelé à "faire barrage" au parti d'extrême droite. "Une victoire du FN, renvoyant aux années les plus sombres de l’histoire de notre pays, aurait des conséquences dramatiques pour la France et ses habitants, martelait la Ligue de l'enseignement dans un communiqué. C’est aussi l’étranglement programmé des associations et le reniement total des valeurs de la République : une laïcité instrumentalisée, une fraternité inexistante, des libertés menacées, une égalité des droits mise à mal."

Hélène Grimbelle, secrétaire nationale de la Ligue de l'enseignement, se défend sur France 2 en assurant de son côté que des actions ont notamment été menées dans des territoires où l'abstention est forte et où le vote FN a fortement progressé, comme en Alsace, en Paca ou dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
On a consacré nos moyens à développer des outils d'information, à monter des expositions, à mettre en place des kits pédagogiques pour inciter les jeunes à s'engager dans le tissu associatif, et promouvoir les valeurs de la République.



mercredi 24 février 2016

Réforme du code du travail: Martine Aubry prend Hollande dans sa souricière

"Trop, c'est trop": Martine Aubry "salit" Hollande et la politique de Valls  

Des opposants socialistes dénoncent plusieurs "reculs" sociaux dans la nouvelle réforme du code du travail.

Appuyée de 17 personnalités, la maire de Lille publie une tribune pour dire son "inquiétude."
Ils font front dans une tribune publiée dans Le Monde, le quotidien détenus par des hommes d'affaires socialistes multimillionnaires et sur un site Internet ouvert pour l’occasion.

La maire de Lille, Martine Aubry, lance une grande offensive contre la politique du gouvernement, ce mercredi: du jamais vu depuis 2014. La politique de l'exécutif mène la France dans une "impasse," prévient-elle. 

17 francs-tireurs de gauche  participent à cette attaque
L’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, plusieurs députés socialistes, Yann Galut, la Franco-algérienne Chaynesse Khirouni, Christian Paul, se dressent contre les hommes qu'ils ont amenés au pouvoir, mais aussi d’intellectuels et économistes, tels Michel Vieworka, Daniel Cohen ou Thomas Piketty. "Trop, c’est trop !", estime ce texte. Les désaccords politiques qu'ils ont avec le gouvernement étaient déjà connus, mais "ils se sont mués en une grande inquiétude".

mercredi 10 février 2016

Macron hostile à la déchéance de nationalité: juste avant le vote, le ministre tacle Valls


Une majorité de députés se dégage en faveur du texte, en attendant son remaniement au Sénat

Macron se démarque du gouvernement : suivra-t-il Taubira?

Le timing de la dernière prise de position du ministre de l'Économie ne pouvait pas être plus mal venu pour l'exécutif.  Selon ses propos rapportés par Le Figaro sur la déchéance de nationalité, Emmanuel Macron désapprouve l'inscription du projet dans la Constitution, dont l'article 1er a été adopté de nuit.
"On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale", a commenté le patron de Bercy lors d'une conférence à la fondation France-Israël mardi soir à Paris. "Il faut prévenir et punir implacablement dans la communauté nationale", a-t-il ajouté, contredisant mot pour mot le projet porté par Manuel Valls. Et le sniper d'asséner, de peur d'être mal interprété: "On parle de terroristes et donc d'une situation extrême (...) Il faut prendre le problème comme tel. Ni plus ni moins. Pas comme un débat sur la binationalité, ni comme un débat sur la nationalité française".

Hollande et Valls créent  un "inconfort philosophique"

Cette prise de position sonne comme un affront à l'exécutif alors qu'il peine à faire adopter cette mesure symbolique qui ulcère une partie importante de la gauche et divise également du côté des Républicains, soulevant donc des problèmes dont le pays pouvait faire l'économie. "J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place que ce débat a pris", a ainsi confié Emmanuel Macron. "De quoi parle-t-on? De déchoir de la nationalité des femmes et des hommes qui sont dans des projets terroristes, c'est-à-dire de destruction. Donc, il faut le prendre comme une situation extrême", a-t-il fait valoir.
Mardi soir, les députés ont pourtant voté à main levée pour l'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution mais avec une très faible majorité (14 voix d'écart), laquelle pourrait encore s'effriter lors du vote des articles suivants au Palais Bourbon.

Si les sénateurs ne participaient pas ultérieurement au vote, cet écart pourrait être suffisant quand viendra le vote final des députés sur l'adoption globale de la révision constitutionnelle programmé ce mercredi. Mais le Sénat doit en débattre à son tour et pourrait modifier le texte voté par l'Assemblée, laquelle devrait à nouveau se prononcer sur le texte amendé. La mouture définitive pourrait ne pas satisfaire l'ensemble des parlementaires réunis en Congrès à Versailles où la majorité des 3/5e est exigée. L'inscription dans la Constitution n'est donc pas acquise et devrait prendre encore des semaines.

Le positionnement d'Emmanuel Macron contre ce projet devrait donc ajouter au profond malaise dans lequel Hollande s'est plongé. Reste à savoir si les propos du ministre de l'Économie sont un chant du cygne avant un possible départ du gouvernement à quelques heures d'un remaniement laborieux déjà annoncé et confirmé par la nomination prochaine du ministre des Affaires étrangères au Conseil constitutionnel.

Aurélie Filippetti en profite pour faire un gag 
Le camp des "frondeurs" que le gouvernement Valls se délite comme un tampon. Interrogée sur i-télé, l'écologiste radicale Cécile Duflot s'est réjouie de cette cacophonie (dans l'intérêt des Français?), estimant que le ministre a "tout à fait raison" dans son analyse. 
"Je suis heureux qu'il ait pris cette position", a renchéri Benoît Hamon sur BFM TV et RMC, rejoignant le point de vue du député sectaire, le frondeur Yann Galut qui a salué sur Twitter la "prise de position" d'Emmanuel Macron.
Hollande est dès à présent le grand perdant de ce chaos politique
Son projet de réforme n'a pour l'heure réussi qu'à rassembler la gauche contre lui et à renforcer l'idée d'une primaire dont il ne pourrait s'exclure tant il est contesté, dans la majorité présidentielle comme dans l'opinion, puisque trois Français sur quatre ne veulent plus entendre parler de lui.

dimanche 7 février 2016

L' "affaire Amine": un "collabeur" met le PS en porte-à-faux idéologique

L’élu PS Amine El Khatmi, lynché par la " muslimsphère" sur Twitter

Adjoint au maire d'Avignon, Amine El Kahtmi, est catalogué "collabo", "traître", "esclave"

Dernière insulte en date, "collabeur" vient étoffer le stock: "carpette", " kapo" ou "Beur de service"… Le mot de "harki", utilisé comme synonyme de "traître", est l’un de ceux qui reviennent le plus pour le stigmatiser, lui dont les parents marocains, nés respectivement en 1952 et 1963, et arrivés en France dans les années 1980, n’ont pourtant rien à voir avec la guerre d’Algérie. Comme les précédentes, cette référence signale juste l'appartenance des agresseurs à la gauche extrême, anticolonialiste haineuse et revancharde, ou simplement subversive.

Son allure européenne et moderne le distingue de ses semblables en religion: Amine El Khatmi, 28 ans, apparaît comme "un pur produit de la méritocratie républicaine" ou comme "l’exemple de l’intégration réussie". Il a grandi dans la Cité des papes, dans le quartier défavorisé de la cité de la Reine-Jeanne au nord d’Avignon, mais a pourtant su tirer tout le parti de l'école obligatoire pour tous jusqu'à la fac de droit. Or, depuis qu'il est maintenant élu socialiste et adjoint au maire de la capitale du Vaucluse et membre du conseil national du PS, il vit un cauchemar, au point que la politique à laquelle il se consacre depuis ses années de lycée ne sera jamais plus, pour lui, comme avant.

Son tourment a commencé lorsqu'il a posté "une banalité" sur son compte Twitter, le vendredi 22 janvier

La twittosphère s'est livrée à son lynchage pour avoir critiqué les revendications communautaristes de certains musulmans
, dans la quasi indifférence d'un Parti socialiste ambigu sur la question de la laïcité. Une voix les voix des électeurs engrangées, les socialistes n'apportent qu'un soutien du bout des lèvres à leurs élus.

L’émission "Des paroles et des actes" sur France 2 désigna une personne du public pour interpeller Alain Finkielkraut. Présentée par le journaliste David Pujadas (qu'une femme, Delphine Ernotte, projette de bientôt remplacer par une femme,  la franco-libanaise Léa Salamé) comme "enseignante", "encartée dans aucun parti" et "de confession musulmane", elle s'en prit violemment à l'académicien, sémite comme elle, tenant un discours communautariste militant désignant les musulmans comme principales victimes du racisme en France. "Vous vous êtes octroyé le droit de parler de l’islam et des musulmans alors que vous n’en avez ni la compétence ni la légitimité", lança  au philosophe l’enseignante sélectionnée par la chaîne de service public. Et l'antisémite, invitée du débat contradictoire, de conclure: "Il y a une vidéo qui tourne sur vous sur Internet où vous criez -dans " Ce soir ou jamais " en 2013- à M. Dafri - scénariste - 'Taisez-vous, taisez-vous'. Je vais vous dire moi, pour le bien de la France, je vous dis la même chose : taisez-vous monsieur Finkielkraut.

La jeune invitée , Wiam Berhouma, est militante du Parti des indigènes de la République,
 
ce que France 2 ne pouvait ignorer. Sur Twitter, elle affiche aussi son extrémisme partisan: "Consultez la fachosphère, ils savent visiblement mieux que moi !" L'interpellation promettait donc de virer au caillassage. Pour leur défense, les pro du service public ont fait usage de leur mauvaise foi coutumière: "Le producteur de Des paroles et des actes m'a dit que Wiam Berhouma les a roulés dans la farine," rapporte Alain Finkielkraut.
"Lutter contre toutes les formes de domination impériale, coloniale et sioniste qui fondent la suprématie blanche à l’échelle internationale" est la raison socio-politique des Indigènes de la République dont l'égérie reste Houria Bouteldja, ci-contre, dont la hargne envers les Français "blancs", qu’elle appelle les "souchiens", jeu de mots entre 'souche' et 'chiens'". L’AGRIF (L’Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne) a porté plainte devant le tribunal de Toulouse, contre elle quand le parti était encore une association et elle a été mise en examen pour avoir proféré une injure raciale à l’égard des Français.

Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur "la rancœur et la haine". 
Dès le 9 Mai 2008, l'hebdomadaire dénonça leur racisme anti-Blancs: "Les Indigènes créent un parti anti-«souchiens»" Les confrères de France 2 écrivaient: "Lors de son défilé du 8 mai, ce mouvement communautariste a appelé à la création d'un parti politique. Histoire de lutter contre la "suprématie blanche et chrétienne" (sic) !". LIEN

VOIR et ENTENDRE la prise à partie de l'invité par la contradictrice choisie par France2:


Cette dame est donc en contact direct et quotidien avec des jeunes vulnérables et influençables que lui confie le ministère de Najat Vallaud-Belkacem. Les réseaux sociaux sont à juste titre incriminés, tandis que le prosélytisme des imams est passé autant que possible sous silence, comme le rôle des écoles coraniques et des établissements scolaires musulmans, mais l'endoctrinement de la jeunesse de France par des professeurs militants, laïcs et de toutes origines et confessions, n'est jamais évoqué. Il n'est que temps.

La télévision est visiblement un terrain privilégié des opérations de déstabilisation. 
Cette polémique a en effet repris quand, quelques jours plus tard, un incident similaire a entretenu le conflit du fait de l'émission Le Supplément, où un invité sorti de derrière les fagots (qui s'avéra islamiste) se présenta comme un "musulman normal" mais se refusa à condamner Daesh, démontant ainsi une arme de la gauche qui accuse de racisme tous ceux considérant que les musulmans sont tous les mêmes. Lien PaSiDupes: "Etat d'urgence: Vallaud-Belkacem "un peu gênée" par le refus d'un salafiste de condamner Daesh"

Les réseaux sociaux vé
hiculent cette idéologie raciste
Et le Parti des Indigènes de la République justifie l'Etat islamique.

Les réseaux sociaux n'ont pas laissé passer ce traquenard orchestré par Michel Field et Vincent Meslet 

Amine ne se sent pas d’atomes crochus avec Finkielkraut, dont il ne partage pas " la vision apocalyptique ". Il a seulement éprouvé à ce moment-là le besoin de rappeler que lui, d’origine maghrébine, musulman, citoyen français et de surcroît élu de la République, pratique sa religion dans la sphère privée, mais que, dans la sphère publique, la loi républicaine l’emporte sur les autres considérations. Sur Facebook, il a expliqué être offusqué par "la violence" du discours de Wiam Berhouma, dans lequel il ne se reconnaît pas, et en avoir assez que " l’espace médiatique soit envahi par des gens qui n’ont plus que des revendications communautaristes ou religieuses à la bouche ". Aujourd’hui, il constate : "Ce que j’ai dit était on ne peut plus banal. C’était simplement un message républicain, proféré en République. Et ça a été la déferlante."

En quelques jours, le compte Twitter d’Amine El-Khatmi devient le coeur de cible d’un tir croisé d’insultes et de soutiens.
 
Les agresseurs proviennent surtout d’identitaires arabo-musulmans. Son adresse postale, puis celle de sa mère, sont mises en ligne quelques heures avant d’être effacées. Un utilisateur connu pour s’afficher en soutien de l’organisation Etat islamique (EI) et qui a apposé à son profil Twitter la photo d’Al-Baghdadi, le " calife " autoproclamé de l’EI, a, de son côté, réclamé dans un tweet que lui soit communiquée " incessamment " l’adresse postale d’Amine El-Khatmi. "Là, j’avoue que ça m’a fait flipper", note sobrement la cible, qui se dit décidé à déposer une plainte.

Un spécialiste des réseaux sociaux s’est aussitôt penché sur le cas d’Amine El-Khatmi. Nicolas Vanderbiest, doctorant à l’Université catholique de Louvain, dresse des cartographies de liens entre les comptes Twitter qui permettent de décoder les phénomènes et les techniques de lynchage sur Internet. La "muslimsphère", ainsi que les experts nomment les sites identitaires musulmans en ligne, est aujourd’hui, selon lui, "le collectif identitaire le plus organisé en réseaux pour se mobiliser sur un sujet ou une personne à un moment particulier".
Historiquement le mouvement le plus actif sur les réseaux, avec les écologistes radicaux, les féministes ont été supplantées par la fachosphère et la muslimsphère, qui agissent différemment: " La fachosphère est plus sur des thèmes, moins dans le bashing à l’encontre d’une personne", analyse N. Vanderbiest. Il note que la campagne contre Amine El-Khatmi n’est pas d’une ampleur exceptionnelle. "Il y a cette fois plus de soutiens que d’attaques, et j’ai déjà vu la muslimsphère s’activer bien plus. Mais l’effet est le même : donner à la victime, à partir d’un réseau de quelques centaines de comptes Twitter, le sentiment que le monde s’abat sur lui. On le transporte dans un espace public et il ne peut pas répondre directement."
De l'avis du préfet Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), qui a soutenu publiquement l’élu avignonnais, "cette ostracisation orchestrée crée un dommage collatéral: elle vous présente comme étant un facteur de trouble ou d’embarras dans votre propre groupe, qu’elle fragilise en le divisant. C’est une logique perverse". En l’occurrence, le lynchage a fait apparaître Amine El-Khatmi comme non consensuel dans son " groupe " à lui,  le PS. Il affiche une position qui fâche une partie des citoyens. Il attire des ennuis. Il aurait "cherché à se faire remarquer", murmurent certains.  
Alors que le hashtag " #JeSoutiensAmineElKhatmi " prend de l’ampleur sur le fil Twitter, Amine reçoit des encouragements isolés de camarades et responsables politiques du PS. Il se voit aussi défendu pour d’autres raisons par des sympathisants du Front national ou de la galaxie d’extrême droite, qui connaissent bien le phénomène pour en souffrir pareillement, harcelés par d’autres Beurs et pas que ! " Moi j’aimes pas les arabes, mais la je te soutient - sic - ", affirme un tweet d'illettré apparent, pour faire vrai. Mais le grand absent des innombrables témoignages de soutiens est la direction du Parti socialiste.

Le 26 janvier, à 13 h 44, Amine El-Khatmi s’en désole par écrit auprès de la responsable de la communication du PS : "Je suis désolé de voir que c’est la droite et la fachosphère qui montent au créneau pour me défendre, alors que mon propre parti est silencieux", lui écrit-il.  Réponse laconique et glacée à 13 h 58 : " Je vois ça." Puis, rien. Le 27, il réitère sa demande, en vain.

Le Parti socialiste ne fait pas de zèle dans la défense de son élu 

Le 28 janvier, Najat Vallaud-Belkacem est la seule du gouvernement à entrer dans l’arène. 
"Le harcèlement et les menaces qui visent Amine [...] sont inacceptables", tweete, en langue de bois, la ministre de l’Education
Des écologistes et des socialistes font entendre leur voix, dont le député PS du Cher, Yann Galut, qui s’adresse sur Twitter au premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis : 


Le même jour, en toute fin de soirée, Amine El-Khatmi reçoit un message de la chargée de presse l’informant qu’ "un communiqué sortira demain matin". Le 29 janvier, le Parti socialiste clame en effet dans un tweet son indignation soudaine et clairement de pure forme: "La campagne contre @**** est inacceptable ! " Jean-Christophe Cambadélis retweete, sans commentaire. La fédération PS du Vaucluse, prudente, attendra le soir pour accoucher du "plus bref communiqué de presse de l’histoire locale", selon les termes d’un quotidien régional voisin, Le Dauphiné libéré.

Un épisode emblématique de la gêne au PS sur la question de la laïcité ? 
Jean-Christophe Cambadélis a refusé de communiquer sur le fait qu’il a fallu une semaine au PS pour produire ce simple communiqué. "L’affaire Amine est un symptôme, analyse le politologue Laurent Bouvet, spécialiste du PS et de l’identité culturelle [sic]. Elle révèle qu’il est compliqué aujourd’hui de critiquer le communautarisme et que le parti n’arrive pas à trancher entre un multiculturalisme normatif et une vision républicaine intégratrice. Ces deux conceptions existent au PS, qui est travaillé par ces questions, mais pour autant ne les travaille pas."

L’affaire El-Khatmi prend une résonance particulière dans un contexte politique en pleine tension, entre les élections régionales ébranlées par l'effondrement de la gauche, les scores importants du Front national et l’élection présidentielle à venir, également marqué par les attentats djihadistes et la recrudescence des actes de violence à l’égard des communautés musulmane et juive. Sans compter la hausse constante du chômage et du déficit public... Les agressions sexuelles de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne ont divisé la gauche et les féministes. Certains ont hésité à accuser des agresseurs supposés d’origine immigrée. Le récent conflit entre le premier ministre, Manuel Valls, et le socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, a mis au jour l’incapacité du parti à s’entendre sur cette question du communautarisme.

Amine El-Khatmi est vécu comme un embarras de plus
"Les musulmans qui dénoncent l’amalgame entre les intégristes et eux sont aussi ceux qui attaquent toute prise de parole dissidente et qui vous envoient une assignation identitaire. Avec moi, c’est difficile : je suis arabe, je fais le ramadan, je fête l’Aïd. Ils ne peuvent pas me traiter de raciste. Donc, je suis un traître… " Le mono-maniaque Yann Galut le résume à sa façon biaisée en mettant en cause ses adversaires obsessionnels: "L’extrême droite a attaqué Amine parce qu’il n’est pas assez français; les communautaristes l’attaquent parce qu’il est trop français." Un peu bipolaire, le caricaturiste qui occulte le trouble et l'indifférence du Parti socialiste...

Maintenant que l’affaire se calme, l’élu d’Avignon ne sait plus ce qui l’inquiète le plus : qu’il ait pu se retrouver menacé pendant six jours pour avoir usé de sa liberté d'expression en manifestant "un attachement banal aux valeurs républicaines " ou la lenteur " sidérante" (voire accablante) de son parti à réagir en accord avec ses ...valeurs! " On a perdu du temps à gauche, à avoir des complexes avec ces sujets-là. Par paresse intellectuelle et par manque de courage, on a laissé le monopole de ces valeurs au FN, et l’élection se jouera là-dessus ", regrette-t-il, autant qu'il accuse.
Lui-même considère que ces sujets doivent être pris à bras-le-corps pour "construire une parole claire". Cette expérience l’a convaincu d’en faire désormais une priorité politique absolue. "Il y a urgence"... 
Mais l'état d'urgence est dédié au terrorisme: elle ignore la menace communautariste.