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lundi 2 mars 2020

Article 49.3: souvent homme politique varie !

Quand Edouard Philippe et Bruno Le Maire dénonçaient le principe du 49.3 


Valls l’avait dégainé six fois pour les lois Travail de Macron et El Khomri. 


Au grand dam des deux ex-députés LR...



Le troisième alinéa de l’article 49 de la Constitution est une arme à double tranchant... et l'effet boomerang des images d’archives n'est qu'un moindre mal. Elles rappellent que le premier ministre Edouard Philippe, qui applique les ordres de Macron, a de nouveau recouru au 49.3 samedi 29 février pour faire passer en force, sans vote, le projet de réforme Macron des retraites au Parlement, n’a pas toujours applaudi ses prédécesseurs lorsqu’ils le faisaient.

Le gouvernement va essayer de faire passer la pilule du 49.3

Pas de problème avec les oies LREM...
Manuel Valls annonce le 5 juillet 2016, qu’il utilisera de nouveau l’article 49.3 pour faire adopter sans vote le projet de loi de réforme du Code du travail, face à l’opposition populaire et à la fronde dans l’hémicycle. Le premier ministre de François Hollande est coutumier du fait : le socialiste a déjà dégainé cet outil trois fois pour la Loi Macron en 2015, et le refera pour cette Loi El Khomri, ou Loi Travail passée le 21 juin 2017 grâce à un troisième recours à l'article 49-3. 
Après avoir été remanié par le gouvernement, le texte est adopté sans vote en première lecture par l'Assemblée nationale à la suite de l'engagement de la responsabilité du gouvernement grâce à l'utilisation de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution française. Après son adoption par le Sénat, le texte est de nouveau adopté sans vote à l'Assemblée nationale en seconde lecture et en lecture définitive. Il est promulgué le 8 août 2016.
Un passage en force qu’Edouard Philippe, alors député LR de Seine-Maritime, accueille... en se levant et en quittant la séance, agitant les bras en signe d’indignation.

49.3 sur les retraites : le coup bas de Macron à sa majorité.
Résultat de recherche d'images pour "art 49.3 Edouard Philippe"Sur Public Sénat dix jours plus tard, toujours au sujet de la Loi Travail, Edouard Philippe dénonce le recours systématique du gouvernement au 49.3 : "Les députés ont été élus par le peuple et essaient de le représenter. [Le 49.3] ne leur permet même pas de discuter le texte", critique-t-il, avant de souligner :
"Le 49.3 n’a jamais été une arme destinée à museler l’opposition ! C’est une arme destinée à museler la majorité. C’est quand le gouvernement n’a pas de majorité à l’Assemblée, quand il n’est pas sûr de faire adopter un texte, qu’il l’utilise."
Une analyse a posteriori non sans charge ironique, étant donné la confortable majorité dont jouit aujourd’hui La République en Marche dans l’Hémicycle (299 députés LREM et 46 MoDem, sur 577 députés)... Bien plus large que celle dont disposait le PS sous François Hollande.

VOIR et ENTENDRE
le député juppéiste Edouard Philippe démonter l'article 49.3 :


"Ca sent la fin de règne...," assure Bruno Le Maire.
Son camarade haut-normand sur les bancs des Républicains, Bruno Le Maire, ne sait pas encore qu’il deviendra son ministre de l’Economie et des finances. Le député de l’Eure intervient à la même période sur la chaîne d’information iTélé pour dire tout le mal qu’il pense de l’utilisation du 49.3 :
"Quand on est obligé, dans une majorité, d’utiliser un instrument aussi brutal pour un texte de loi aussi creux, ça sent la fin de règne !" assène-t-il.
VOIR et ENTENDRE le député Bruno Le Maire dénoncer le recours à l'article 49.3:  

Ségolène Royal soutient alors Emmanuel Macron

Interrogée en mai 2017 sur RTL, l’ancienne candidate à la présidentielle appelle à l’optimisme :
"Ce que je peux vous dire d’Emmanuel Macron, c’est qu’il n’a pas du tout l’intention de brutaliser les Français", assure l’ex-présidente de Région, dévastatrice des finances de Poitou-Charentes et future ambassadrice aux pôles.
Et d'ajouté, avec perspicacité :
"Comme nous tous, il a été choqué par l’usage du 49.3 par le gouvernement précédent, donc ça ne sera pas sa méthode, je puis vous le dire. Il sait parfaitement, comme il l’a dit dans sa campagne et dans ses interventions, que la France a besoin d’apaisement, de rassemblement".
Macron est coutumier du coup de force

Le recours au 49.3 pour faire passer des lois n'est pas une grande première sous ce quinquennat. L'exécutif n'a pas pris de gants avec le Parlement: il a déjà asséné cinq ordonnances pour imposer la réforme du Droit du Travail. 
L'Assemblée nationale avait dû valider la loi Travail 1 portée par Myriam El Khomri. Elle vise à augmenter la compétitivité des entreprises en soumettant les salariés à davantage de flexibilité. De nombreux décrets d'application avaient déjà été promulgués sous le quinquennat de François Hollande.
Son choix des ordonnances était déjà un contournement du Parlement. 
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Le 28 novembre 2017, les députés votent la ratification des ordonnances réformant le code du travail souhaité par Emmanuel Macron
En juillet 2017, Macron inaugurait son quinquennat par un projet de loi de réforme du code du travail (Loi Pénicaud ou Loi Travail 2) uniquement composé d’ordonnances, cinq, à la suite de la Loi Travail. 
Depuis son arrivée aux responsabilités, il y a près de trois ans la SNCF a ainsi été ébranlée par ordonnances et Macron n’a pas non plus hésité à les dégainer pour la loi Pacte ou le projet de loi santé…

vendredi 15 avril 2016

Hollande veut convaincre de la compatibilité de l'islam avec la République

L'islam se glisse entre Hollande et Valls

L' 'homme fort' de Matignon repart en guerre contre le voile

Mais il assure dans le même temps que l'islam peut se fondre dans l' "idéal républicain". Et la laïcité peut s'en accommoder...
Manuel Valls se dit "convaincu" de la possibilité de démontrer à une majorité de Français qui en doute la compatibilité de l'islam avec la République, dans un entretien avec Libération cette semaine.
"Aujourd'hui, la laïcité est confrontée à la montée de l'islam radical [pléonasme]mais aussi à la place de l'islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J'aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l'islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l'égalité entre les hommes et les femmes", affirme le premier ministre.
Cette démonstration reste à mener
Le premier ministre de Hollande s'oppose au voile,"Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c'est possible", répond le chef du gouvernement.
"C'est pour cela qu'il faut protéger -pro-té-ger- nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans", martèle-t-il.
Manuel Valls maintient que le voile est un asservissement pour la femme
ès lors qu'il est revendiqué politiquement de manière militante," a-t-il finement - mais subjectivement - nuancé la semaine dernière.
Si le foulard ne se confond pas avec le voile traditionnel,
"fondamentalement, je pense que ce voile identitaire, politique, revendiqué, en cachant la femme, vise à la nier", explique le Premier ministre."Comment ignorer que les femmes subissent dans les quartiers populaires une pression culturelle faite de sexisme et de machisme ?" interroge-t-il.

Le chef de l'Etat ne se sent pas interpellé

La mode islamique
pour se fondre dans la paysage
et ne pas provoquer l'homme
On dit Hollande indifférent à tous et toutes et il le confirme encore sur ce sujet.

Et le président de la République vient en effet d'assurer jeudi 14 qu'il n'y aura pas de loi interdisant le voile islamique à l'université en France, contredisant le Premier ministre Manuel Valls qui avait souhaité l'adoption d'une telle législation. "Non, il n'y aura pas d'interdiction dans l'université", a-t-il martelé sur France 2.

Voile islamique bobo,
socialement discriminant
Incohérent, une nouvelle de plus, il a toutefois ajouté qu'il ne peut y avoir de "prosélytisme, d'intrusion dans les cours, de pression". "La façon dont un certain nombre d'islamistes veulent imposer aux femmes dans certains quartiers des vêtements qui cachent l'essentiel de leur corps, oui c'est une atteinte à l'égalité entre la femme et l'homme", a-t-il dit. Mais un tel asservissement lui en touche une sans bouger l'autre...

Dans un entretien au journal Libération de mercredi, le Premier ministre Manuel Valls, interrogé sur l'opportunité d'adopter une loi en ce sens, a répondu : "Il faudrait le faire, mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile."
Peut-être "P'tit Zizi" va-t-il ainsi finir le quinquennat en agitant des questions qu'il ne se reconnaît pas les c*uilles de régler.
La paire exécutive est-elle compatible ?

samedi 9 avril 2016

Près de 2 Français sur 3 veulent que la gauche se soumette à une primaire

Avec 17% d'avis favorables, le sortant ne peut se placer au-dessus de la mêlée

François Hollande devra passer par la case primaire s'il se représente en 2017

Telle est la volonté du peuple, à 64%, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro de samedi.

L'idée d'une primaire organisée par le Parti socialiste, même en présence du chef de l'Etat sortant, est plébiscitée également par 75% du peuple de gauche.

En cas de primaire ouverte, Hollande n'aurait les faveurs que seulement 5% des personnes interrogées, arrivant bon dernier. 

C'est l'actuel ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui vient de lancer son mouvement politique, qui aurait les faveurs des suffrages (17%), devant le Premier ministre Manuel Valls (12%), la maire de Lille Martine Aubry (11%) et l'ancien ministre Arnaud Montebourg (6%).

Chez les seuls sympathisants de gauche, l'amère de Lille arrive en tête (24%), devant Valls (19%), Hollande (15%), Macron (13%) et Montebourg (6%).
On retrouverait ces personnalités dans le même ordre si les primaires étaient organisées sans François Hollande.

Sondage réalisé les 6 et 7 avril auprès d'un échantillon de 1.067 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

mercredi 10 février 2016

Macron hostile à la déchéance de nationalité: juste avant le vote, le ministre tacle Valls


Une majorité de députés se dégage en faveur du texte, en attendant son remaniement au Sénat

Macron se démarque du gouvernement : suivra-t-il Taubira?

Le timing de la dernière prise de position du ministre de l'Économie ne pouvait pas être plus mal venu pour l'exécutif.  Selon ses propos rapportés par Le Figaro sur la déchéance de nationalité, Emmanuel Macron désapprouve l'inscription du projet dans la Constitution, dont l'article 1er a été adopté de nuit.
"On ne traite pas le mal en l'expulsant de la communauté nationale", a commenté le patron de Bercy lors d'une conférence à la fondation France-Israël mardi soir à Paris. "Il faut prévenir et punir implacablement dans la communauté nationale", a-t-il ajouté, contredisant mot pour mot le projet porté par Manuel Valls. Et le sniper d'asséner, de peur d'être mal interprété: "On parle de terroristes et donc d'une situation extrême (...) Il faut prendre le problème comme tel. Ni plus ni moins. Pas comme un débat sur la binationalité, ni comme un débat sur la nationalité française".

Hollande et Valls créent  un "inconfort philosophique"

Cette prise de position sonne comme un affront à l'exécutif alors qu'il peine à faire adopter cette mesure symbolique qui ulcère une partie importante de la gauche et divise également du côté des Républicains, soulevant donc des problèmes dont le pays pouvait faire l'économie. "J'ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place que ce débat a pris", a ainsi confié Emmanuel Macron. "De quoi parle-t-on? De déchoir de la nationalité des femmes et des hommes qui sont dans des projets terroristes, c'est-à-dire de destruction. Donc, il faut le prendre comme une situation extrême", a-t-il fait valoir.
Mardi soir, les députés ont pourtant voté à main levée pour l'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution mais avec une très faible majorité (14 voix d'écart), laquelle pourrait encore s'effriter lors du vote des articles suivants au Palais Bourbon.

Si les sénateurs ne participaient pas ultérieurement au vote, cet écart pourrait être suffisant quand viendra le vote final des députés sur l'adoption globale de la révision constitutionnelle programmé ce mercredi. Mais le Sénat doit en débattre à son tour et pourrait modifier le texte voté par l'Assemblée, laquelle devrait à nouveau se prononcer sur le texte amendé. La mouture définitive pourrait ne pas satisfaire l'ensemble des parlementaires réunis en Congrès à Versailles où la majorité des 3/5e est exigée. L'inscription dans la Constitution n'est donc pas acquise et devrait prendre encore des semaines.

Le positionnement d'Emmanuel Macron contre ce projet devrait donc ajouter au profond malaise dans lequel Hollande s'est plongé. Reste à savoir si les propos du ministre de l'Économie sont un chant du cygne avant un possible départ du gouvernement à quelques heures d'un remaniement laborieux déjà annoncé et confirmé par la nomination prochaine du ministre des Affaires étrangères au Conseil constitutionnel.

Aurélie Filippetti en profite pour faire un gag 
Le camp des "frondeurs" que le gouvernement Valls se délite comme un tampon. Interrogée sur i-télé, l'écologiste radicale Cécile Duflot s'est réjouie de cette cacophonie (dans l'intérêt des Français?), estimant que le ministre a "tout à fait raison" dans son analyse. 
"Je suis heureux qu'il ait pris cette position", a renchéri Benoît Hamon sur BFM TV et RMC, rejoignant le point de vue du député sectaire, le frondeur Yann Galut qui a salué sur Twitter la "prise de position" d'Emmanuel Macron.
Hollande est dès à présent le grand perdant de ce chaos politique
Son projet de réforme n'a pour l'heure réussi qu'à rassembler la gauche contre lui et à renforcer l'idée d'une primaire dont il ne pourrait s'exclure tant il est contesté, dans la majorité présidentielle comme dans l'opinion, puisque trois Français sur quatre ne veulent plus entendre parler de lui.

samedi 16 janvier 2016

Valls à ONPC: un coup pour rien, on peut aller se coucher !

La prestation de Manuel Valls n'apporte rien

Mieux valait passer 5 heures à redresser la courbe de l'emploi...



Valls, regard franc et
oreilles déployées...
Premier chef du gouvernement en exercice à perdre son temps sur le plateau d'une émission de divertissement, Manuel Valls a eu un "petit accrochage" avec un invité lors de l'enregistrement en différé, jeudi pour samedi soir. Fait assez extraordinaire pour être mentionné, les chroniqueurs ont été courtois, voire incolores, inodores et sans saveur, et n'ont pas cherché à le déstabiliser, selon un fuitage organisé en guise d'accroche. Les professionnels sont en effet nombreux dissimulé dans le public...

Depuis le début de l'année 2016, Manuel Valls a entamé une opération reconquête médiatique  de l'opinion et, tandis qu'il perd entre cinq et sept points en un mois, il multiplie les interventions. 

Sur le service public, la production a créé l'événement 

L'enregistrement a duré près de 5 heures pour 1h30 d'émission où le premier ministre, sous Tranxène, ne s'est pas "clashé" avec les chroniqueurs Léa Salamé et Yann Moix, puisqu'ils ont été inexistants. 
Le gaspillage de temps du  premier ministre en exercice lui a valu des remarques acides de l'opposition, qui lui reproche de participer à la "peoplisation" de la vie politique. Critiques auxquelles il a déjà répondu, à l'Assemblée nationale mercredi et sur lesquelles il était prévu qu'il anticipe au début de son numéro dans l'émission animée par Laurent Ruquier, au studio Gabriel, installé derrière les très chics Champs-Elysées. 

Avec l'humoriste invité, Jérémy Ferrari, il y a tout de même eu un "petit échange tendu" - élément de langage copié-collé par les media attentifs à ne pas déplaire-  comme l'a révélé Télé 7 Jours, ce vendredi. 
D'après le site du magazine de télévision, l'humoriste et le Premier ministre ont eu un échange "vif" à la toute fin de l'émission, sur le thème de la "politique française en Afrique". Cette interpellation aurait été gardée au montage, selon France Télévisions et le site de l'hebdomadaire, mais aucun n'affirme que son intégralité a été préservée... L'Express précise que, sur les 90 minutes initiales annoncées par France Télévisions et Télé 7 Jours,  France 2  ne promet plus que " environ une heure ": il a donc bien dû y avoir des coupes !...

Jérémy Ferrari aurait reproché à Manuel Valls d'avoir un tenu un discours "creux" tout au long de l'émission. "Je suis venu à l'enregistrement de l'émission pour voir Jérémy Ferrari; j'ignorais qu'il y avait Manuel Valls. Je l'ai découvert le soir même, explique à L'Express un témoin qui a participé à l'enregistrement de l'émission. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs dans ses prises de paroles. Il aurait pu être plus synthétique, c'est d'ailleurs ce que lui a reproché l'humoriste [...] Il n'y a pas eu d'insultes".  Ou alors elles ont été coupées, sinon pourquoi avoir pris la précaution d'un différé ?

En mode mineur, les chroniqueurs étaient plus "chro" que le reste... 
"Léa Salamé a titillé Manuel Valls sur l'extension de la déchéance de la nationalité, qu'elle ne comprend pas. Yann Moix l'a interrogé sur l'agression d'un enseignant juif à Marseille en début de semaine. Manuel Valls a également été interrogé sur le chômage à la fin de son entretien", assure ce témoin anonyme qu'on imagine proche de la production.
VOIR et ENTENDRE le comportement de voyou du premier ministre pendant la Question au Gouvernement (QAG) d'un député de l'opposition républicaine. La réaction, vive et moralisante, de Jean-Marie Le Guen ne répond pas à la question posée au premier ministre qui s'en tire bien..., par d'insolents bisous, sa manière de réconforter les demandeurs d'emploi en détresse :  
Les reproches de Jean d'Ormesson 
L'académicien Jean d'Ormesson a critiqué Manuel Valls, lui reprochant  de conduire une politique de droite. Il ne fallait craindre de lui ni violence, ni insultes... D'ailleurs, Le Figaro, son employeur, n'est visiblement pas aussi à droite que le prétend la gauche.

Ce soir, 
sans télé, ni dommage, on peut passer une heure trente  en câlins...

 

dimanche 22 novembre 2015

Islamistes infiltrés: Valls dit ce qu'il ne fallait pas, jusqu'aux tueries du 13 novembre 2015

"Des terroristes [islamistes] se sont glissés parmi les réfugiés", admet finalement Valls 

Le premier ministre chercherait-il des excuses au revirement de Hollande?

Certains des islamistes auteurs des assassinats de masse à Paris et Saint-Denis le 13 novembre à Paris ont "profité de la crise des réfugiés [...] pour se glisser" en France, a avoué le chef du gouvernement, jeudi 19 au 20 heures de France 2.
"Ces individus [terme inapproprié démontrant que l'exécutif à encore du chemin à faire] ont profité de la crise des réfugiés, notamment au moment de ce chaos, peut-être, pour certains d'entre eux, se glisser..." en France, a raconté Manuel Valls, sans finir sa phrase et jusqu'ici resté sourd aux appels à la vigilance que sa presse stigmatisait. Il a aussitôt mis en cause ses alliés belges:  "d'autres étaient en Belgique, déjà. D'autres, je veux le rappeler, étaient en France", a-t-il ajouté, noyant le poisson.

Par ailleurs, concernant l'enquête dans les milieux islamistes, "157 personnes [sans doute ne peut-on pas les désigner comme des "islamistes] ont été assignées à résidence depuis vendredi" et "600 perquisitions" ont été menées, a indiqué le Premier ministre. Le précédent bilan faisait état d'environ 400 perquisitions et 118 assignations à résidence.

A ce bilan qu'il veut flatteur, le Premier ministre ne peut faire figurer l'ennemi public numéro 1. 
Valls a admis son ignorance sur la menace que constitue la présence de Salah Abdeslam, autre auteur présumé des attaques recherché par les forces de l'ordre, s'il  se trouve en France ou en Belgique.

Manuel Valls s'est également voulu très
incertain sur le fait de savoir "si des groupes, des individus, qui sont directement liés à l'attaque de vendredi soir sur Paris, sur Saint -Denis" sont encore actifs.
"Nous ne le savons pas encore. On peut l'imaginer", a-t-il admis, dépassé par les événements. "Et c'est la raison pour laquelle la menace est toujours présente et va être longue et permanente", a-t-il estimé, évoquant "un certain nombre d'individus qui représentent un vrai danger": on ne peut être plus vague!

Le chef de gouvernement n'en sait pas davantage non plus sur l'entrée en France d'Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats tué mercredi dans un assaut policier à Saint-Denis. "A ce stade, nous ne le savons pas, mais je ne doute pas que l'enquête le démontrera [...] pour comprendre pourquoi cet homme qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par la Belgique a pu ainsi traverser toute une série de frontières". 
Ainsi Valls passe-t-il son temps sur les antennes de radio et de télévision pour ne rien dire: il ne sait rien...
Par ailleurs, le Premier ministre ignore toujours si le fugitif Salah Abdeslam a quitté l'Hexagone.
Avec deux tueurs dans la nature, Valls et Hollande portent une lourde responsabilité dans l'insécurité régnant en France. 
Après trois ans et demi au pouvoir, difficile de continuer encore longtemps à pointer le pouvoir précédent et la baisse des effectifs de police avant les menaces djihadistes en France et du fait de la crise financière de 2008 et des enjeux de dette publique.   

Il était criminel de refuser cette possibilité

Djihadistes infiltrés parmi les réfugiés : le fantasme, la peur… et la vigilance
Vent de panique sur les réseaux sociaux [qui recèlent toutes les menaces, selon les privilégiés de la presse mercantile],
Des réfugiés contrôlés par la police autrichienne, le 12/9/2015
des combattants de l’organisation de l’Etat islamique se seraient mêlés aux réfugiés. Selon un tabloïd britannique, ils seraient plus de 4.000 à s’être infiltrés parmi les réfugiés en Europe. Des sites et même des media relaient des rumeurs, présentées comme des informations. Et pourtant...

Les rumeurs ont la peau dure, surtout quand elles trouvent place dans des media et sont nourries par des personnalités politiques. Et quand elles sont propagées par les réseaux sociaux. Voici le commerce de la peur démantelé en quelques points :

1-Aucune information crédible : "Nous n’avons pas d’éléments qui indiqueraient qu’il y aurait des terroristes infiltrés parmi les réfugiés. Il n’y a aucun indice d’une présence éventuelle de Daech parmi les migrants. Pas une seule information", affirme à Géopolis un haut fonctionnaire de Bruxelles chargé de la sécurité.

2-Risque de noyade : "Si jamais l'Etat islamique perd pied sur le terrain et veut se lancer dans une offensive de terreur internationale, il ne va pas envoyer ses nervis parmi les réfugiés : il leur faudrait un mois pour arriver, avec une chance sur deux de se noyer... Du coup, la mission serait à l'eau avec", analyse Alain Chouet, qui a dirigé de 2000 à 2002 le service Renseignements de sécurité à la DGSE (renseignements extérieurs français).
La photo d'Aylan Kurdi utilisée par l'Etat islamique pour illustrer un chapitre de son magazine de propagande, « Dabiq ».
Le 2 septembre, la photo du petit Aylan Kurdi, Syrien d’origine kurde retrouvé mort noyé sur une plage turque, choquait le monde entier. Une semaine plus tard, l’EI réagissait et condamnait les parents " syriens et libanais prêts à risquer la vie et l’âme (…) de leurs enfants lors d’un voyage dangereux vers les terres des (…) croisés". Une sentence qui transforme le père d’Aylan Kurdi en premier coupable du décès de son fils, à en croire un article au titre évocateur – "Les dangers d’abandonner les terres d’islam" – paru dans le 11e numéro de Dabiq, le magazine anglophone de propagande de l’organisation.

3-Contrôle policier : les réfugiés sont contrôlés deux fois, à leur entrée en Europe et dans leur pays d’accueil. «Nous travaillons avec nos services de renseignements et n'octroyons pas l'asile à ceux dont nous savons qu'ils ont des activités terroristes», insiste le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve.
Car "l’organisation Etat islamique cherche à récupérer à son profit le drame de l’accueil des réfugiés en Europe", affirmait Le Monde,en septembre dernier  encore, tout en essayant de retenir les aspirants à l’exil qui fuient les conflits syrien et irakien.
Choisir de vivre "en Europe ou en Amérique" constituerait en effet un "péché majeur". Car là-bas les fidèles, qui pourraient "abandonner l’islam pour le christianisme, l’athéisme ou le libéralisme", seraient sous "la constante menace de la fornication, de la sodomie, des drogues et de l’alcool" [ce qui, dans l'après vendredi 13 novembre, nous est présenté comme un "art de vivre" à l'occidentale], ou encore "[oublieraient] la langue du Coran"… Cette propagande s’appuie sur une notion de territoire propre à la foi musulmane, puisqu’elle distingue le "Dar Al-Islam", où le souverain gouvernerait en se référant aux injonctions du Coran – comme dans le 'califat' autoproclamé de l’Etat islamique –, et le "Dar Al-Kufr", où régnerait l’impiété.
4-Vivier local et réseaux sociaux : "L’organisation Etat islamique (EI, Daech/Daesh) dispose de sympathisants en Europe et continue de recruter via les réseaux sociaux. Ces sympathisants ont des papiers en règle. Il y a un vivier en Europe", explique la source [du journal officieux du PS], qui a requis l’anonymat. Le Français Mehdi Nemmouche, revenu de Syrie quand il a attaqué le musée juif de Bruxelles en mai 2014, en est la parfaite illustration.

5-Qui a diffusé la thèse de l’infiltration des combattants (djihadistes?) de Daech parmi les réfugiés ? 
Masked Islamic State gunmen march in one of the terror group's propaganda videos
Dès début août, des sites complotistes (souvent proches de l’extrême droite) inondaient les réseaux sociaux de rumeurs, les mêmes qui ont détourné la photo du petit Aylan le montrant vivant… après le drame, grâce à des photomontages.

Le tabloïd anglais Sunday Express annonce la présence de plus de 4.000 combattants de l’Etat islamique parmi les réfugiés. Comme le démontre Libération, dans sa rubrique Désintox, le tabloïd s’appuie sur une interview [entretien, en français] d’un membre de l’Ei datée de… janvier 2015 au site américain Buzzfeed. Des propos mis en doute par les journalistes qui les ont recueillis. Cela n’empêche pas des sites et même des médias de relayer le chiffre abracadabrant," dénonçait le quotidien rupin des hommes d'affaires socialistes, Ledoux et Drahi.

6-Vigilance : ce n’est pas parce que ce n’est pas le cas que cela n’arrivera pas. 
L'AFP et M. Berkani appelaient à la vigilance du bout des lèvres.  "Il ne faut pas exagérer la rumeur d'infiltration de terroristes parmi les réfugiés, car elle peut être utilisée par les anti-migrants [une raison admirable, en effet], qui veulent que l'Europe se barricade en disant que seuls des islamos vont entrer [les méchants ne sont pas les musulmans de l'intérieur, mais les indigènes, ces mécréants de croisés], mais on ne peut être sûr qu'il n'y en a pas du tout, avertit Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherches sur le renseignement et consultant pour plusieurs media français et internationaux, dont Le Monde ou Slate (proche du Monde).
Lors du Printemps arabe, Dénécé se prononça contre la thèse de la génération spontanée de ces "révolutions" que l'on disait 'sociales', et livra des informations qui ne retinrent pas l'attention des idéologues. Les "printemps arabes" étaient préparés de longue date. 

Dès 2007-2008, similairement aux Révolutions de couleur (mouvements insurrectionnels ou révolutionnaires qui se sont développés dans les pays post-communistes d'Europe centrale et orientale et d'Asie centrale, dont l'Ukraine), les leaders de ces mouvements assistaient à des conférences organisées par des ONG américaines, comme Canvas, qui travaille avec des mouvements révolutionnaires non-violents au Moyen-Orient et dont l'un des projets est de faire basculer l’Algérie en exploitant son mouvement social.
Le 23 mai 2014, Dénécé cosigna avec Chérif Amir un article dans Le Monde concernant les élections présidentielles égyptiennes de 2014. Cet article faisait valoir que le chef d'État égyptien Abdel Fattah al-Sissi est moins dangereux que le candidat socialiste Hamdine Sabahi, co-dirigeant du Front du salut national et soutenu par les Frères musulmans. Cette position lui vaut d'être accusé de désinformation par l'extrême gauche.
Et pendant ce temps, l'exécutif socialiste et sa presse ne nous abreuvent plus d'informations sur les bons "réfugiés" du Proche-Orient... 

mardi 3 novembre 2015

Valls juge "sérieux" le comportement "pathétique" de Hollande chez Lucette

Libération prend fait et cause pour la mascarade présidentielle de Vandoeuvre

Suite à l'égarement de Hollande, le premier ministre -à côté de la plaque- riposte par  la  polémique

Valls dénonce les propos "pas responsables" (sic) de Sarkozy sur l'autorité de l'Etat
En affirmant dans un entretien au Parisien qu'il n'y a "plus d'autorité de l'Etat en France," c'est Nicolas Sarkozy qui n'est pas "sérieux", selon le Premier ministre qui a perdu le sens des réalités, du respect et de l'obligation de vérité qu'avec  Hollande il doit aux Français. 
La révélation d'une mise en scène grotesque par le service de la com de l'Elysée d'une rencontre qui se voulait "inopinée" entre le président de la République et une infirmière retraitée proche de la mairie socialiste de Vandoeuvre-les-Nancy n'a pas ramené le premier ministre à la raison.
VOIR et ENTENDRE les aveux de l'infirmière retraitée, instrumentalisée par l'Elysée:

Manuel Valls avec aplomb et une insolence incompatible avec la fonction qu'il occupe a prononcé des paroles offensives et offensantes en arrivant à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre agresse Christian Jacob à l'Assemblée

Valls élude la tromperie de l'opinion pour s'en prendre à la personne de ses détracteurs.
 VOIR et ENTENDRE  la question au gouvernement du président du groupe LR-Centre et la réponse indécente de Manuel Valls (version tronquée de BFM TV):

VOIR et ENTENDRE un Valls premier ministre qui ne sait visiblement plus de quoi il est question (version non expurgée des insultes de Valls) et qui répond à tort et à travers au président du groupe Les Républicains, lui adressant des insultes publiques:

           

Accablé par la confiance aveugle que le président sexagénaire accorde à l'inconséquent Gaspard Gantzer, le premier ministre s'est à nouveau retranché parmi ses vieilles lunes. 

Il a en effet détourné la question: "Dire qu'il n'y a pas d'autorité de l'Etat quand soi-même on a affaibli pendant des années l'Etat, en supprimant 13.000 postes de policiers et de gendarmes, en baissant les moyens du ministère de l'Intérieur - c'est-à-dire des forces de l'ordre -, en supprimant des centaines de postes de magistrats... Dire qu'il n'y a plus d'autorité de l'Etat quand soi-même, tous les jours, on remet en cause l'indépendance de la justice, ça n'est pas sérieux et pas responsable", a déclaré Valls.

VOIR et ENTENDRE le laïus d'un chef de gouvernement à la dérive:

Le monde à l'envers de la mauvaise foi est au pouvoir.