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lundi 6 janvier 2020

Retraites: des étudiants bloquent plusieurs universités parisiennes

Les étudiants réclament le report des examens

Des étudiants se sont de nouveau mobilisés, ce lundi 6 janvier, dans la capitale, pour réclamer un nouveau report des partiels prévus cette semaine, en raison des difficultés liées à la grève dans les transports
A Nanterre, un gymnase va ouvrir la nuit pour loger les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux.







Portes fermées, accès bloqués ce lundi 6 janvier: à l’aube, des barricades ont été dressées devant plusieurs sites de l’université Paris 4, Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes.

Les étudiants à l’origine de ces blocages réclament le report des partiels, en raison de la grève des transports, qui empêche certains d’entre eux d’accéder aux centres d’examen.

Examens reportés à l’université de Paris 4

La mobilisation à Paris 4, doublée d’une pétition en ligne, semble avoir payé puisque les examens ont été reportés, a fait savoir l’université en début d’après-midi.

Lorsque l’accès à certains sites est bloqué par des étudiants et autres manifestants, les examens sont suspendus pour éviter tout risque de violence. C’est le cas des partiels sur les sites de Clignancourt, Malesherbes et Michelet qui ne se tiendront pas lundi après-midi, a expliqué Sorbonne Université.

Des partiels repoussés une première fois

Les partiels initialement prévus en décembre 2019 avaient été reportés à cette première semaine de janvier 2020 dans de nombreuses universités, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Samedi 4 janvier, Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, avait affirmé qu’il n’y aurait pas de report systématique des examens prévus à partir de ce lundi.

L’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà en décembre annulé ou reporté certains partiels, a, pour sa part, de nouveau reporté les partiels. Ils s’étaleront entre le 13 janvier et le 1er février.

Un gymnase ouvert la nuit à Nanterre

A Paris 10 Nanterre, le président de l’université Jean-François Balaudé a maintenu les examens de janvier, pour ne pas rallonger l’année universitaire, en offrant une solution qui ne plaît pas à tout le monde.nUn gymnase ouvrira ses portes ce lundi soir pour qu’y dorment les étudiants qui ne seraient pas en mesure de rentrer chez eux, faute de métro ou de RER.

Le syndicat Unef a ironisé sur le nombre de places nécessaires pour loger tous les étudiants, avant d’être reçu par la présidence de l’université et d’apprendre que seuls 50 étudiants pourront dormir sur place.

Lundi midi à Nanterre, une assemblée générale regroupant environ 300 personnes a voté le blocage de la fac à partir de mardi.

Partiels reportés à Bordeaux

À Bordeaux, les partiels sont reportés en psychologie, sociologie, anthropologie et sciences de l’éducation sur le campus de la Victoire en raison de dégradations commises pendant l’occupation d’une partie des bâtiments par des étudiants en décembre, a indiqué sa présidence.


vendredi 20 avril 2018

Tolbiac: pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur

Les gauchistes de Tolbiac n'échapperont pas aux partiels

Les étudiants ne pourront "probablement" pas reprendre les cours à Tolbiac avant la rentrée de septembre


Après l'évacuation par la police des locaux occupés pendant trois semaines, le directeur du site universitaire parisien a déploré de devoir faire cette annonce.  "Il y aura deux réouvertures distinctes: pour le personnel courant mai. En revanche, il va falloir attendre probablement la rentrée de septembre pour pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions", a déclaré Florian Michel. F. Michel s'exprimait à l'issue d'une réunion avec la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, à laquelle participait également Georges Haddad, le président de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dont dépend Tolbiac, et les personnels ayant assuré la sécurité sur le site pendant l'occupation. 

Le directeur de Tolbiac a néanmoins confirmé que les partiels prévus du 2 au 19 mai auraient bien lieu

La préfecture de police n’avait toutefois pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une "appréciation technique". Compte-tenu de la "particularité topographique" du site, "c’est presque plus dangereux (d’intervenir) que de ne pas intervenir", avait expliqué dimanche Emmanuel Macron, lors de son interview sur BFMTV, RMC et Mediapart pour justifier la prudence de la préfecture. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPUne semaine supplémentaire a été ajoutée, jusqu'au 26 mai. Ces examens n'auront pas lieu à Tolbiac, a-t-il précisé, "mais dans d'autres centres universitaires de Paris et du Grand Paris" et que les étudiants allaient en être informés "dans les jours qui viennent". 

L’entrée principale est, elle, entièrement taguée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPL'état des lieux est affligeant vendrediaprès l'évacuation au petit matin des occupants du bâtiment universitaire, une tour de 22 étages réhabilités avec de vastes opérations de désamiantage: tags dans les amphis, matériel informatique détruit, immondices... 
Les "dégradations" représentent "plusieurs centaines de milliers d'euros", a dit Georges Haddad. "On va chiffrer les dégâts et faire en sorte que la tour soit opérationnelle le plus rapidement possible", a promis Frédérique Vidal, la ministre. 

Depuis plusieurs semaines, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de "sélection" déguisée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP
Tolbiac a cultivé son image de "fac rouge" qui est redevenu le lieu emblématique de la mobilisation étudiante contre la réforme gouvernementale de l'accès à l'université, accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de sélection. 
Ce mouvement perturbe plusieurs sites universitaires en France, dont certains ont été fermés.

Dans la "fosse" du site, des bouts de verre témoignent des heurts qui ont éclaté tôt dans la matinée quand des occupants ont jeté des bouteilles sur les policiers venus en nombre pour lever le blocage. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP

lundi 30 octobre 2017

Nouvelles modalités d’entrée à la fac : le gouvernement lève un coin du voile

Et déjà des reculades et une première exception...

Le baccalauréat produit des bacheliers inaptes à la fac, mais c'est à la fac de s'adapter ?

Orientation plutôt que sélection ?
 Et prévention?
Faut-il tirer les ministres au sort ?
Le tabou de la sélection à l'entrée à l'université ouverte à tous fait reculer le gouvernement en même temps qu'il dévoile lundi matin son plan de sauvetage des étudiants fourvoyés à l’université, axé sur l’accompagnement des bacheliers dans leur choix d'études supérieures, au terme de plusieurs mois de concertation pour réformer un système plombé par l'idéologie dominante.
Le gouvernement dévoile de énièmes nouvelles modalités d’entrée à la fac.
Najat Vallaud-Belkacem a refilé la patate chaude. Plusieurs filières sont en effet engorgées au point que la ministre gauchiste de Hollande, qui s'occupa plutôt d'imposer la "théorie du genre" à nos petites têtes blondes et la lutte contre le sexisme et les stéréotypes de genre, dès l'école, avec l'"ABCD de l'égalité" (certifié par le ministre de l'Éducation nationale de l'époque, Benoît Hamon, 6% au 1er tour de la présidentielle), valida le recrutement de la jeunesse étudiante par tirage au sort, quand d’autres filières sont délaissées, parfois à juste titre (si elles n'ouvrent pas de débouchés suffisants). Le génial logiciel d’orientation (APB, Admission Post-Bac) - solution miracle à tous les problèmes, puisque ...informatique - fut aussitôt totalement saturée. 
Rien, ni personne ne joua son rôle pour empêcher, en bout de ligne, un taux d’échec de près de 60% en première année de fac. Le bac,  offert à (presque) tous les lycéens arrivés sans obstacles en terminale (avec prime de certaines banques aux candidats avec mention !), n'assume plus, depuis de nombreuses années (plusieurs générations), sa fonction de sanction du cycle secondaire et de filtre d'accès à l'enseignement supérieur. Le baccalauréat est devenu un simple certificat de fin d'études, avec les conséquences sur lesquelles nos intellos du ministère -co-géré par un syndicat totalitaire d'enseignants déformés par leur idéologie- ont fermé les yeux au fil de sa lente mais constante dégradation, impavides face à la destruction sans cesse annoncée du système dont ils sont les gardiens bornés.

Le bug du logiciel APB était prévisible et accable le pouvoir socialiste.
A la rentrée 2016, un tirage au sort avait déjà eu lieu dans 78 mentions (principalement Staps, sport) pour l'ensemble de la France, soit environ 3.500 jeunes sans orientation.

En juillet 2017, ce sont plus de 65.000 jeunes qui restaient sur le carreau, sans affectation dans l’enseignement supérieur, alors que 187.000 places restaient disponibles, et pas seulement dans des filières qui n'avaient pas la cote. Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a dû ouvrir une procédure complémentaire jusqu’au 25 septembre... L'épouse de Boris Vallaud (un protégé de Hollande, parachuté sur une circonscription imperdable dans les Landes, celle de feu Henri Emmanuelli), envisage néanmoins un retour en politique par le Sénat. Au secours !

La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours à ménager la chèvre, l'étudiant, et le chou, l'enseignant de gauche.

Face aux "failles", selon la presse, mais toutefois "criantes", selon la même, du système actuel, Frédérique Vidal cherche encore l’équilibre -en s'entraînant au grand écart- entre la nécessité de réformer les modalités d’accès à l’université et l'écueil de l'instauration d'une sélection, "chiffon rouge" déclenchant des crises dans de nombreuses organisations syndicales conservatrices, qu'elles soient universitaires ou étudiantes (aux orientations identiques, puisque les premiers déforment les esprits des seconds) et d'associations de parents d’élèves (noyautés par les organisations sus-nommées), attachées au principe historique d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, par la voie royale bitumée du baccalauréat. 
La semaine dernière, la ministre a tâté le terrain, esquissant la philosophie de son plan, qu’elle présentera avec le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et le premier ministre, Edouard Philippe.

La ministre avance à pas feutrés, quand la dynamite devrait parler
"L’idée n’est pas de dire "oui" ou "non", comme dans les filières sélectives [élitisme?!], mais de demander à l'Université de répondre plutôt "oui" ou "oui mais", a-t-elle expliqué dans un entretien à la presse paru jeudi: "Dans ce nouveau système, soit le lycéen dispose des compétences nécessaires pour suivre les cours auxquels il veut s’inscrire, soit certaines bases ne sont pas acquises et dans ce cas, nous pourrions lui proposer un accompagnement spécifique". La ministre est donc totalement à côté de la plaque: elle demande à l'Université d'assumer l'échec de l'école en amont.

Le dernier mot au lycéen : démagogie fétide 
Et c'est la deuxième cause de l'échec annoncé de Frédérique Vidal : à son tour, elle renonce à faire prendre en main les élèves par leurs maîtres, dès l'instant où apparaissent les difficultés à suivre le rythme des acquisitions. La doctrine officielle interdit le redoublement lorsqu'apparaissent les problèmes, mais le préconise au seuil de l'université quand, à l'âge adulte, l'étudiant se trouve placé face à la réalité, le mur des savoirs.

Le lycéen pourra être soumis à des remises à niveau, si nécessaire. Que de précautions de langage ! Mais non seulement c'est prendre le problème à l'envers, mais c'est acter l'échec de trois, huit ou quinze années de béatitude scolaire et jouer une partie perdue d'avance, car l'a-coup est psychologiquement rude pour le détenteur du parchemin soi-disant magique de fin d'année terminale, sésame vers la vie estudiantine libre et indépendante, et les remises à niveau déjà mises en place n'offrent toujours pas de garanties (elles n'ont pas été évaluées). Cette année supplémentaire d'ajustements à l'université n'est pas un rattrapage massif des bases et ne permettra pas les acquisitions requises d'un littéraire issu d'un bac arts plastiques aux sciences économiques en fac de droit. Sans parler des bacheliers en technologie qui ne sont pas destinés aux IUT, quoi qu'aient pu leur faire miroiter au lycée leurs conseillers d'orientation (passés conseillers d'orientation principaux, COP, puis conseillers d'orientation psychologues, au fil des manifestations syndicales, sans plus de formation, à l'ancienneté). 
Cette année supplémentaire aura un coup pour la partie solidaire de la population imposable, mais, soit elle sera celle de l'éjection définitive et de la fermeture définitive des portes de la fac, soit le report de l'échec à plus tard, sans examen universitaire diplômant et ouvrant, après une ou plusieurs années, sur une formation professionnelle débouchant elle-même sur une carrière choisie ou acceptée. La ministre doit avoir le courage de dire à l'étudiant que l'université n'est pas encore devenue ce qu'est déjà le lycée, un distributeur automatique de diplôme(s), sur la base d'une simple assiduité.  

Le gouvernement a démissionné : l'étudiant garderait le dernier mot pour choisir son orientation. Durant son année de terminale, il formulerait des voeux (dont le nombre serait réduit à une ...douzaine), ses enseignants émettraient des avis consultatifs sur ces voeux, avant que son dossier ne soit transmis aux établissements d’enseignement supérieur souhaités, qui communiqueraient également leurs observations sur sa candidature. 

"La question de la sélection, des prérequis a été abandonnée pour un accompagnement personnalisé, par profil d’élève". Ce jargon et le flou qu'il sous-tend réjouissent la présidente de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, classée à gauche), Liliana Moyano Lenice, une ex-candidate Les Verts (EELV) aux cantonales de 2004 (3,72%) à Rethel, Ardennes : "Cela permet de garder le bac comme porte d’entrée aux études supérieures, et que les lycéens restent acteurs de leur projet"... 
Trésorière nationale de la FCPE jusqu'en juin 2015, cette présidente a pu prendre la tête de la principale fédération de parents d'élèves à la suite de la démission inattendue de son prédécesseur pendant deux ans, Paul Raoult, et attribuée en interne à un "manque de démocratie" au moment de la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem que soutenait des cadres de la fédération, malgré la contestation de la base. La dame est une marionnettiste (intermittente?) de 52 ans et mère de deux garçons de 18 et 20 ans... 
Au final, même si les avis sont défavorables, le lycéen pourrait maintenir son choix d’orientation. Mais il pourra lui être demandé de s’engager à suivre une remise à niveau. La forme de celle-ci (stages -bidon, par des associatifs bénévoles, mais militants, ou dans le privé, pour les plus aisés?, avant la rentrée, modules supplémentaires assumés par les universités durant une partie de l’année, voire année complète) reste à déterminer, avec les syndicats...

A l’UNEF, menacée par la montée de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et liée à Hamon et donc hostile à Macron, ce dispositif d’accompagnement laisse sceptique, surtout s’il était rendu obligatoire. Seule l'écologie peut être contraigante... "Imposer des choses aux étudiants n’a jamais rien réglé", assène sa présidente Lilâ Le Bas, entrée à l’université de Lille fin 2011, à l'âge de 23 ans. De toute façon, elle "ne voi(t) pas avec quels moyens" (surprise!) le ministère pourrait mettre en place un dispositif qui s’annonce coûteux.
Maman Le Bas est mandatrice judiciaire et papa cadre, mais elle est boursière et aurait même animé des colonies de vacances pour arriver à vivre. Quant à la jeune 'éducatrice' nomade de 29 ans, elle est issue d'un bac ES (à Hérouville Saint-Clair, près de Caen) et, avant d'arriver dans un organe de presse, à la mairie de Paris ou dans un cabinet ministériel (en cas d'alternance), elle étudierait en licence Information, communication et culture, comme tout le monde, on a envie de dire, à Lille 3.Une étudiante professionnelle ? Et boursière ?
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 Après un premier master 1 de communication pas validé, la jeune fille cherche sa voie à l’université Paris-Est Créteil, Paris XII, où elle réussit un master 1 Politiques publiques (grâce à la validation des acquis de l'expérience, VAE ?). Elle décide ensuite de s’accorder une année de césure [ça s'appelle une année sabbatique] pour sa première année de mandat de présidente  et envisage de s’inscrire en master 2 en 2017-2018. Et après? "Grande question... Je n’ai aucune prétention politique, mais je me vois mal rester sur ma chaise sans rien faire! Peut-être travailler dans des associations de loisirs locales; ce sont de vrais outils de mixité sociale."
En parfaite cohérence avec ses études en information, communication et culture ?...
Mais le syndicat étudiant se dit surtout "très inquiet", selon Le Parisien, de la possibilité qui pourrait être donnée aux filières en grande tension de refuser des étudiants, "de manière transitoire". La présidente de l'UNEF qui pratique l'aviron, sport populaire, se verrait-elle refoulée de STAPS ? Ils se verraient proposer des cursus proches à celui souhaité. Educateur sportif...

"Cela voudrait dire que l’on intègre dans la loi une forme de sélection" à l’entrée de l’enseignement supérieur, grince Lilâ Le Bas. Selon elle, bien dans son rôle, elle affecterait en priorité les jeunes des milieux les plus modestes, estime cette fille de cadre qui parle de mesure "inacceptable".

Résultat de recherche d'images pour "Lilâ Le Bas manifestation"Elle brandit la menace, prévenant que le syndicat étudiant se joindra à l’appel à la mobilisation interprofessionnelle le 16 novembre si cette solution était confirmée. 

Les mesures annoncées lundi seront intégrées dans la nouvelle plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur
-qui ne s’appellera plus Admission post-bac (APB)- dont l’ouverture pourrait se faire un peu plus tard que la date habituelle, qui était le 20 janvier.
Une vaste concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur a débuté en juillet pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018", avait ajouté F. Vidal.

dimanche 16 juillet 2017

Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem

Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes

Le journal Le Monde est content et titre : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences"

Il insiste: "541 204 lycéens et étudiants en réorientation ont reçu une proposition d’admission dans un cursus, soit un taux de satisfaction de 84,3 %." "Un résultat meilleur qu’en 2015 et 2016 à la même date, où 81,2 % des candidats avaient reçu une proposition," applaudit-il dans son commentaire des chiffres communiqués en fin d’après-midi par le ministère de l’enseignement supérieur.

Le Monde en repasse un coup de cirage à reluire, citant le ministère qui précise par ailleurs que les candidats toujours sans proposition (hors apprentissage) sont 4.000 de moins qu’en 2016 à la même période. De quoi donc se plaint-on dans le monde étudiant et les familles ?

Il faut bien admettre, en des termes - d'une terrible indulgence que son électorat réprouve - qu' "il n’est pas parvenu à limiter autant qu’escompté le recours au hasard pour éliminer des candidats à l’entrée à la fac." Le "recours au hasard" étant admis, validé et gravé dans le marbre du journal, Le Monde glisse que "92 licences ont eu recours au tirage au sort".

Or, "lors des deux premières phases d’APB [Admission Post-Bac] 2017, un tirage au sort a été pratiqué à l’entrée d’une centaine de licences à l’université : n’étant pas autorisée à sélectionner leurs étudiants, les facultés qui se retrouvent avec plus de candidats que de places disponibles [comme si, en bonne gestion, c'était imprévisible. Or, leur nombre est connu depuis janvier] excluent d’abord les postulants des autres académies et ceux qui n’ont pas choisi cette licence en vœu numéro 1," raconte Le Monde. Mais le compte n'y est pas...
Lancé dans quelques académies en 2008, le portail APB est étendu en 2009 à toute la France, remplaçant le système RAVEL d'Ile-de-France en particulier. Toutes les formations ne sont pas encore concernées. .
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Fin 2012, un rapport de huit inspecteurs généraux de l'Éducation nationale évalue sur la procédure admission post-bac. Il constate la rationalisation et la lisibilité qu'elle a apportées, mais aussi les défaillances et ses effets pervers La défaillance de l'accompagnement de certains établissements publics et le manque d'information aux parents entretiennent l' "obscurité" autour de la procédure, alors que la logique d'APB peut être anxiogène pour l'élève puisqu'il confie son destin à un algorithme. Les auteurs constatent également que le système de choix unique à l'issue de la sélection est mal interprété par les élèves. Le rapport dénonce alors l'effet pervers de la grande offre du site APB qui concentre les demandes sur une poignée d'établissements au prestige national, délaissant les établissements de proximité. Le constat de cette absurdité se fait notamment sur les classes préparatoires des lycées parisiens, la filière Droit et les IUT.
On découvre aussi que des sites au nom de domaine proche de celui d'Admission Post-Bac jouent du désordre et de la confusion pour attirer les étudiants et parents. Certains proposent
des informations payantes par téléphone ou par courriel, ou de faux forums
qui renvoient vers des numéros taxés...
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Le Monde n'incrimine nullement l'insuffisance de places offertes.
"Quand ils restent trop nombreux [la faute aux bacheliers !], elles ont recours au hasard [la méthode du tirage n'est pas non plus mise en question...], les candidats exclus se retrouvant en "liste d’attente". Une sorte de roulette russe, très critiquée, que Frédérique Vidal, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, s’est engagée à supprimer à la rentrée 2018 et à limiter au maximum cette année."

Le Monde se refuse à mettre en cause l'ex-ministre, Vallaud-Belkacem 

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"Mais avec près de 40.000 candidats supplémentaires sur APB en 2017 [sureffectif prévisible mais non anticipé par les co-gestionnaires de l'ex- ministère, ministre socialiste et CFDT (SGEN)], dans un contexte où de plus en plus de filières universitaires [et non le gouvernement, vous les suivez, au Monde?] fixent une capacité d’accueil [un effet de l'autonomie des universités que l'actuel ministre Blanquer, veut  progressivement étendre aux lycées, en même temps qu'une part plus importante accordée au contrôle continu et à l'arbitraire local]
Résultat de recherche d'images pour "Vallaud-Belkacem APB"
169 [filières] ont eu recours au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin." Bien qu'il ait jugé que "Najat, ce n'est pas une intellectuelle: elle n'a pas fait l'ENA" (selon les traîtres du journal Le Monde, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet), Hollande avait pourtant accordé à Najat Vallaud-Belkacem de cumuler l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche de 2014 à 2017...

A l'origine flattée, en tant que marocaine d'origine, de se voir confier cette lourde responsabilité,
la sotte continua de jouer les bécasses heureuses, sans même entrevoir, ne serait-ce qu'un instant, quel fléau elle représente pour les scolaires, les bacheliers, les étudiants et leurs professeurs, comme leurs parents: 

Chassée du Palais Bourbon par la porte, aux dernières législatives, ce "bébé Hollande" menace de revenir par la fenêtre du Palais du Luxembourg.

mardi 23 mai 2017

Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem rattrapée par une méchante mesure de dernière minute

La ministre de l'Éducation nationale a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université 

Entre les deux tours de la présidentielle, le jeudi 27 avril 2017, six jours après le premier tour de la présidentielle, 
Des étudiants de l’université de Strasbourg.le Bulletin officiel de l'Éducation nationale publie une circulaire qui sécurise la pratique du tirage au sort à l'université. 

Avant de faire ses cartons pour quitter la rue de Grenelle, la socialiste Najat Vallaud-Belkacem a donc tenu à entériner la méthode de sélection la plus absurde qui soit, celle qui dénie toute valeur au mérite pour lui préférer le hasard, comme au loto.
Alors qu’il restait un mois aux bacheliers pour finaliser leurs vœux d’orientation dans l’enseignement supérieur, le gouvernement Cazeneuve a décidé d’avancer sur le terrain miné du tirage au sort. Avant d'être ainsi étendue, cette pratique n'était utilisée depuis plusieurs années que pour départager les trop nombreux candidats à l’entrée de certaines filières universitaires surbookées. Face au boom démographique qui submerge l’université, avec plus de 30.000 étudiants supplémentaires chaque année, certaines licences sont prises d’assaut, en dépit du nombre insuffisant de places offertes pour faire face à la demande. Elles ont progressivement mis en place des capacités d’accueil limitées.
La circulaire du 27 avril publiée au bulletin officiel grave désormais dans le marbre ce recours à l’aléa en dernier ressort, une fois le critère géographique et celui de l’ordre des vœux des bacheliers effectués sur la plate-forme d’Admission postbac (APB) appliqués. 

Et pour certains cycles d'études, comme les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou la psychologie (évidemment, depuis plusieurs dizaines d'années), 
des tirages au sort laissent sur le carreau des candidats de l’académie qui ont pourtant placé ces licences en tête de leurs vœux : 3.500 jeunes à la rentrée 2016, d’après les chiffres du ministère, n’ont ainsi pas obtenu de place dans leur premier vœu à l’université.

La circulaire Vallaud-Belkacem signe l'échec de la politique socialiste de démocratisation de l'enseignement supérieur. Les jeunes devaient être la priorité des priorités du candidat Hollande, mais le président a échoué à leur donner accès à la connaissance par manque de créations de postes et de structures d'accueil. Sa ministre en est réduite à prendre une mesure absurde en catimini.

A quelques jours de la fin du quinquennat, cette circulaire vise essentiellement à assurer un cadre juridique à l'Etat qui s'est placé dans une situation illégale pour la prochaine rentrée. Car ce système de tri, pratiqué dans la seule filière de l’enseignement supérieur public où la sélection est interdite, ne disposait pas d’une protection réglementaire suffisante, d’après les quelques arrêts rendus par des tribunaux administratifs saisis par des bacheliers déçus.

Or, cette circulaire ne suffira pas à sécuriser la situation juridique de l'Etat, estime Me Jean Merlet-Bonnan, qui a porté une dizaine d’affaires sur le sujet devant les tribunaux. "Si le gouvernement a initialement préparé un arrêté, c’est qu’il est bien conscient que ce vide juridique ne peut être comblé par une simple circulaire. Elle pourra facilement être attaquée", affirme l’avocat.

Une requête devant le Conseil d'État demande la suspension en urgence, puis l'annulation de ce texte

La circulaire est un mauvais signal; elle est de surcroît inutile
Le tirage au sort ne résoudra pas le problème du surnombre de postulants aux filières concernées cette année : 40.000 candidats supplémentaires sont inscrits sur APB, d’après les chiffres provisoires publiés en mars. "Nous avons actuellement 33.000 premiers vœux de candidats en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, dont le 'management du sport', soit communication et ...marketing), soit 5.000 de plus que l’an dernier, pour toujours environ 15.000 places", constate Didier Delignières, à la tête de Conférence des directeurs et doyens de STAPS, qui alerte une fois encore sur la situation des facs de sport, qui ne peuvent plus pousser les murs, alors qu’elles sont touchées par cet afflux depuis plusieurs années, sans moyens supplémentaires.

Tout le monde se dresse contre la mesure scélérate.
En janvier, le gouvernement avait déjà tenté de légaliser ce tirage au sort avec un arrêté. Mais, face à la bronca soulevée chez les élus de la communauté universitaire, le ministère avait dû reculer. Le sujet est en effet particulièrement sensible : des représentants étudiants aux élus enseignants, en passant par les présidents d’université, tout le monde s’oppose à cette pratique jugée absurde. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, évoquait le "plus bête des systèmes", en espérant voir sa pratique réduite, grâce à une meilleure orientation des bacheliers [contre leur préférence) et aux 100 millions d’euros supplémentaires ajoutés aux budgets des établissements.
"C’est un joli cadeau de fin de quinquennat, réagit avec une ironie grinçante Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF. Autoriser ainsi le tirage au sort, c’est un premier pas vers la sélection à l’université, alors que l’urgence est de lui donner les moyens financiers d’accueillir tous les bacheliers, et de développer des cursus plus progressifs afin d’éviter ces engorgements et de lutter contre l’échec."
Selon la responsable étudiante,
c’est aussi un joli cadeau au prochain gouvernement : "Tout le monde est contre le tirage au sort, donc certains pourront d’autant plus facilement défendre une sélection sur dossier, sur examen, sur prérequis…" Pas certain toutefois que Najat Vallaud-Belkacem soit vraiment motivée par une volonté de faciliter les choses à Macron et Philippe.
Moins d'un mois plus tard, Me Henri de Beauregard dépose une requête, au nom de l'association SOS éducation. 
Cette association avait déjà donné du fil à retordre à l'ancienne ministre en s'attaquant avec succès à la suppression de la sélection au mérite pour les étudiants boursiers qui avaient obtenu une mention très bien au baccalauréat. "Il existe plusieurs parallèles entre les deux dossiers, remarque Me de Beauregard. 
Sur la forme, ce n'est pas une circulaire administrative qui peut édicter un règlement prévu par la loi, surtout quand celle-ci ne prévoit pas le tirage au sort parmi les critères de sélection, qui sont au nombre de trois : lieu de résidence, situation familiale et ordre des vœux effectués par le futur étudiant. 
Sur le fond, il s'agit dans un cas comme dans l'autre de nier toute valeur au mérite."  

L'imprévoyance et la sottise conduisent au gâchis 
En effet, le choix aveugle des heureux élus dans les filières en tension ne peut que renforcer l'échec dès la première année de la licence à laquelle ils ont postulé : ils ne sont déjà que 25,7 % à obtenir leur diplôme au bout de trois ans, et 40 % de ce quart-là au bout de quatre, au-delà de la licence ! Une blessure psychologique qui pourrait être évitée aux étudiants eux-mêmes, lesquels s'aigrissent en voyant le miroir aux alouettes se ternir, ainsi que leurs familles, mais un immense gâchis enfin pour la collectivité, appelée à financer des études qui ne débouchent sur rien, comme pour le monde de l'entreprise qui ne trouve pas les bonnes personnes au bon endroit. 
Tandis que le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon affichait sa volonté de "faire disparaître le tirage au sort à l'université", Najat Vallaud-Belkacem avait déjà tenté de faire le forcing par la voie de cet arrêté de janvier qu'elle avait dû retirer face aux protestations du Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche). Une tentative de passage en force, au risque de voir le Conseil d'État lui donner tort une nouvelle fois, comme le bon sens le plus élémentaire le laisse espérer du texte de la requête de SOS éducation

La ministre sortante a-t-elle pu commettre son forfait entre les deux tours, sans en avoir avisé le candidat Macron et avoir obtenu son accord de principe ?
A Lyon, Gérard Collomb ne supportait plus l'autocrate NVB, son adjointe toxique : il s'en était débarrassée en la "recommandant" à Ayrault. Au gouvernement, elle aura tenté jusqu'au bout d'imposer des mesures de nivellement culturel par le bas et de déconstruction des fondements de notre société, qu'il s'agisse des polémiques sur la théorie du genre (contestation des "rôles fondés sur les différences naturelles, physiologiques et biologiques) ou l'ABCD de l'égalité (dont l'objectif était de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre)... 
C'est encore à elle que les familles doivent la réforme des rythmes scolaires, un ensemble de mesures modifiant le système éducatif par la mise en place d'une nouvelle organisation du temps scolaire à l'école primaire, aux frais des municipalités pour les deux tiers, introduction des associations (et services municipaux ou intercommunaux, comme les bibliothèques au goût des majorités politiques) pour mettre en œuvre les nouvelles activités périscolaires (NAP, en doublons avec les activités sportives locales existantes) et au détriment des équilibres biologiques des enfants. Le Syndicat des Inspecteurs de l'Éducation nationale (IEN) dressa le 18 mai 2015 un bilan négatif de la réforme devant l'Inspection générale de l'Éducation nationale (IGEN)
Il appartient aux électeurs de Villeurbanne de nous en débarrasser en juin.

Les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle se sont déjà positionnés dans leurs programmes : Marine Le Pen (FN) défend une sélection "au mérite", quand Emmanuel Macron (En marche !) promet la mise en place de prérequis à l’entrée de l’université. 

jeudi 2 juin 2016

Racisme: un camp d'été interdit aux Blancs

Vallaud-Belkacem, face au "camp d'été" interdit aux Blancs 

La ministre de l'Enseignement supérieur a dû condamner à
 l'Assemblée la tenue d'un séminaire anti-Blancs à Paris 8

Que la ministre ne l'a-t-elle empêché en amont ? Dans les murs de l’université Paris 8 , présidée par une historienne, et durant plusieurs jours, s’est tenue une série de réunions racistes puisqu'interdites aux personnes blanches de peau, sans que la ministre en charge ne s'en émeuve. Il faut dire qu'elle y est ministre comme l'est Ségolène Royal aux Transports ou Le Foll à l'Agriculture... "Paroles non-blanches" était un événement organisé par un "Groupe de réflexion non-mixité racisée": un huis-clos interdit aux Blancs.

Or, au PS, certains déjugent la ministre, bien que peu réactive ! 
Ce type de manifestation raciale est préoccupant en ce qu’elle révèle non seulement de l’état d’une partie de la jeunesse française qui en vient à afficher une posture intellectuelle reflétant un apartheid mental sous couvert de lutte contre le racisme, mais aussi en ce qu'elle pointe la permissivité de l'institution universitaire et, au-delà, le laisser-aller des pouvoirs publics. Face aux abandons de la république socialiste, il aura fallu une question de l'opposition  à l'Assemblée pour que, soitle gouvernement assume, soit il découvre ce qui se passe dans l'Université française.
Interpellée sur le sujet par le député LR Bernard Debré, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a finalement condamné la tenue du séminaire Paroles non-blanches : "Sur le plan des principes, que les choses soient claires, je condamne absolument la tenue de ces réunions". Et d’ajouter : Bien que le Parti socialiste soit en charge supposée de l'université depuis plus de quatre années, la ministre actuelle a dressé un constat édifiant, mais global et flou, qui ne l'exonère en rien. "Ces initiatives confortent une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre. [Mais qui sévit à l'Université] Ces initiatives sont inacceptables parce qu'au bout de ce chemin-là, il n'y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi." Ainsi Vallaud-Belkacem élude-t-elle le problème de la discrimination et du racisme, quand il est anti-Blanc. 

Montée d'une forme d'apartheid mental
La ministre vise aussi un autre événement de même nature, qui doit se tenir l’été prochain : "Le Camp d’été décolonial". Cette université d’été d’un nouveau genre est l’enfant de deux activistes en vogue dans la mouvance différencialiste située à l’extrême gauche
d'une part, Sihame Assbague, 29 ans, "entrepreneuse sociale" ( le "community organizing" – nouveau modèle militant venu des États-Unis - de type agit-prop- qui milite en faveur d'une prise du pouvoir par les quartiers populaires), proche du Parti des Indigènes de la Républiquequi s'en prit à A. Juppé sur le plateau de Des Paroles et des Actes, le 2 octobre 2014, le déclarant coupable de la relégation des quartiers populaires: "Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ?" Le maire de Bordeaux ne bloqua pas l’activiste contre "le pouvoir blanc" avant qu'elle n'opère un glissement sémantique grave, parlant de "racisme institutionnel";
et Fania Noël dont le programme est chargé: "afroféministe, anticapitaliste, anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité", est directrice de République & Diversité, fondé par Louis-Georges Tin, militant gay pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et qui a lancé l'idée d'une fédération des associations noires de France: ce sera le CRAN, qu'il présidera en même temps, en succédant à Patrick Lozès. "Ne nous libérez pas, on s'en charge," prévient-elle.

Ce camp est "réservé uniquement" [pléonasme de journaliste inculte de l'Obs qui l'a recueilli sur le trottoir du site LePost] "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français", ce qui revient à signifier qu’il est également interdit aux blancs [ou Blancs !], qui par destination ne subissent pas à titre personnel le racisme d’Etat [Mais qui portent la charge de la solidarité sociale en faveur de la diversité assistée].  
Ces militants politiques, dont la légitimité est toute fraîche et le discours peu crédible - au regard du fonctionnement convenable de l'école et de l'ascenceur social, voire douteux - sombrent dans l'absurdité d'une idéologie en faveur d'une forme d’apartheid mental qui aboutit à des manifestations racialistes [pour ne pas dire raciales, voire racistes], sous prétexte de lutte contre l'anticolonialisme et le racisme. 

La gauche au pouvoir prend la mesure des effets de sa propre idéologie anticolonialiste

Au tournant du 19e au 20e siècle, Zola n’aurait pas été légitime à défendre Dreyfus, puisqu’il n’était pas juif. Jaurès non plus. Et Clemenceau idem. Cette bataille contre l’antisémitisme aurait été perdue. Mais elle a eu lieu et s'est achevée avec les honneurs, sans que nos agresseurs veuillent en recueillir l'héritage. 
Sous l'empire de leur apartheid mental conforté par l'Université (et le SNES-sup ou les media et associations/collectifs/réseaux tiers-mondistes, altermondistes et internationalistes), les organisateurs haineux de "Paroles non blanches" (une provocation en terre blanche, quoi qu'ils en pensent) et du Camp d’été décolonial ("boot camps inspirés des "blackblocs" sur le terrain des colonisateurs et développeurs),  s’inscrivent à contre-sens de la "marche de l'Histoire" en matière de lutte contre les racismes. Les amers et rancuniers s’isolent et se retranchent. 

Nombre de socialistes dérivent

Cette idéologie de haine qui menace le pays de déstabilisation pourrait interpeller le socialiste moyen s'il ne s'était acculturé à force d'humanisme aveugle et de démagogie et s'il était resté vigilant et "fidèle à l’enseignement de Jaurès", comme le disait l’un de ses héritiers devenu président de la Ve République. 
Or, tous ne se rallient pas au jugement sans appel que son entourage met dans la bouche de Najat Vallaud-Belkacem face à cette ligne politique subversive.  Son rappel des principes de liberté et d'égalité et celui des droits garantis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ne devrait soulever aucun débat à l'intérieur du Parti socialiste. 
Or, un député PS comme Pascal Cherki, issu d'une famille "juive aisée" [Wikipedia!] d'origine algéroise, proche de SOS Racisme, de Henri Emmanuelli (et donc de Hamon) et de Jean-Luc Mélenchon, qui plus est toujours membre du Bureau national, salue l'initiative de Paris 8...

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est contenté du service minimum en faisant publier un simple tweet pour le moins ambigu. "Ras-le-bol! Rassembler toujours, stigmatiser jamais. L'Égalité, partout: dans les universités des "beaux quartiers" ou de banlieue". 


Le premier des socialistes condamne-t-il l’apartheid mental érigé en principe vertueux par une minorité sur la  couleur de peau, le contôle au faciès ? Depuis avril, on s'interroge encore... 

La lutte des classes reste d'actualité. 
L’opposition entre universités des "beaux quartiers" et celle de "banlieue" est toujours vendeuse auprès de l'électorat de gauche que ces quatre dernières années ont enfoncé dans la crise. Elle suggère même que le premier secrétaire du PS légitimise la tenue de la réunion de Paroles non blanches, le tout au nom d’une égalité dont on aimerait qu'il précise en quoi le quinquennat y a échoué...

En somme, le PS valide le combat contre le racisme d’Etat. 
Un autre socialiste, député de Paris, est d'ailleurs allé plus loin encore que Jean-Christophe Cambadélis. Twitter est une facilité qui leur convient parfaitement. Le frondeur Pascal Cherki a salué l’initiative estudiantine, qui serait tout à l'honneur de l’université française en lutte contre le politiquement correct : "Pour ma part, je pense que la fac de Paris 8 est une excellente fac parfois en rupture avec l'idéologie dominante. Tant mieux !" En clair, un député socialiste applaudit à une initiative de fracturation de la société, entre identitarisme discriminant et refus de toutes les mixités. Un journaliste couché y voit toutefois l'occasion d'impliquer la droite qui décidément cumule ses propres turpitudes et celles de la "gauche qui reflèterait l’idéologie dominante portée par les droites classiques et extrémistes françaises" ! Dans le genre à côté de la plaque, peut-on faire pire ? 

La base ne décide de rien dans ce parti stalinien
Face à la "posture" [sic] républicaine ET socialiste défendue par Najat Vallaud-Belkacem, et la ligne ambigüe sur laquelle campent des responsables socialistes de premier rang, qui décide de la ligne des socialistes en la matière ? s’interroge encore ce journaliste socialiste orthodoxe. 
En 2012, un candidat en campagne du nom de François Hollande avait prononcé des mots impérissables sur la questio (comme sur tant d'autres, et sans conséquences) : "Il n'y a pas de place dans la République pour la race. Et c'est pourquoi je demanderai, au lendemain de la présidentielle, au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution". Depuis, plus que jamais, la seule "race" qui vaille est bronzée. Elle y prend même toute la place. L’intention a produit les effets inverses !
Mieux que cela, aujourd’hui, à entendre les anti-racistes dénoncer le "racisme d’Etat" français, on constate que la gangrène de l’apartheid mental est propagée aux étudiants. Les vigilants peuvent suivre les progrès médiatiques des tenants de cette ligne politique, une traînée de poudre. Houria Bouteldja, agressive porte-parole du PIR, ne dispose-t-elle pas d’un rond de serviette dans l’émission de Frédéric Taddéi sur France 2, chaîne qui se radicalise à vue d'oeil non exercé ? 

Il n'est que grand temps de rétablir la notion de "race"
Désormais arme d'auto-défense, elle doit  repasser de la Constitution dans les actes. Ce serait redonner le sens des réalités aux manipulés des agitateurs politiques qui les disent victimes du racisme d’Etat. Ce serait forcer la prise de conscience du racisme à rebours affiché par ceux qui ne se sont pas mal tirés de la situation qu'ils caricaturent à des fins politiques de prise du pouvoir.  
"La France est un pays de race blanche" et les derniers arrivés doivent se faire une raison. Arrivée après la soupe, Houria Bouteldja voudrait être servie la première et professe un "j'appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race". Elle devra prendre la file et accepter les autres races, le vivre ensemble. En somme, être républicain, sans chantage. Et laïc. Et égaux.