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jeudi 2 juin 2016

Racisme: un camp d'été interdit aux Blancs

Vallaud-Belkacem, face au "camp d'été" interdit aux Blancs 

La ministre de l'Enseignement supérieur a dû condamner à
 l'Assemblée la tenue d'un séminaire anti-Blancs à Paris 8

Que la ministre ne l'a-t-elle empêché en amont ? Dans les murs de l’université Paris 8 , présidée par une historienne, et durant plusieurs jours, s’est tenue une série de réunions racistes puisqu'interdites aux personnes blanches de peau, sans que la ministre en charge ne s'en émeuve. Il faut dire qu'elle y est ministre comme l'est Ségolène Royal aux Transports ou Le Foll à l'Agriculture... "Paroles non-blanches" était un événement organisé par un "Groupe de réflexion non-mixité racisée": un huis-clos interdit aux Blancs.

Or, au PS, certains déjugent la ministre, bien que peu réactive ! 
Ce type de manifestation raciale est préoccupant en ce qu’elle révèle non seulement de l’état d’une partie de la jeunesse française qui en vient à afficher une posture intellectuelle reflétant un apartheid mental sous couvert de lutte contre le racisme, mais aussi en ce qu'elle pointe la permissivité de l'institution universitaire et, au-delà, le laisser-aller des pouvoirs publics. Face aux abandons de la république socialiste, il aura fallu une question de l'opposition  à l'Assemblée pour que, soitle gouvernement assume, soit il découvre ce qui se passe dans l'Université française.
Interpellée sur le sujet par le député LR Bernard Debré, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a finalement condamné la tenue du séminaire Paroles non-blanches : "Sur le plan des principes, que les choses soient claires, je condamne absolument la tenue de ces réunions". Et d’ajouter : Bien que le Parti socialiste soit en charge supposée de l'université depuis plus de quatre années, la ministre actuelle a dressé un constat édifiant, mais global et flou, qui ne l'exonère en rien. "Ces initiatives confortent une vision racisée et raciste de la société qui n'est pas la nôtre. [Mais qui sévit à l'Université] Ces initiatives sont inacceptables parce qu'au bout de ce chemin-là, il n'y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi." Ainsi Vallaud-Belkacem élude-t-elle le problème de la discrimination et du racisme, quand il est anti-Blanc. 

Montée d'une forme d'apartheid mental
La ministre vise aussi un autre événement de même nature, qui doit se tenir l’été prochain : "Le Camp d’été décolonial". Cette université d’été d’un nouveau genre est l’enfant de deux activistes en vogue dans la mouvance différencialiste située à l’extrême gauche
d'une part, Sihame Assbague, 29 ans, "entrepreneuse sociale" ( le "community organizing" – nouveau modèle militant venu des États-Unis - de type agit-prop- qui milite en faveur d'une prise du pouvoir par les quartiers populaires), proche du Parti des Indigènes de la Républiquequi s'en prit à A. Juppé sur le plateau de Des Paroles et des Actes, le 2 octobre 2014, le déclarant coupable de la relégation des quartiers populaires: "Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ?" Le maire de Bordeaux ne bloqua pas l’activiste contre "le pouvoir blanc" avant qu'elle n'opère un glissement sémantique grave, parlant de "racisme institutionnel";
et Fania Noël dont le programme est chargé: "afroféministe, anticapitaliste, anticolonialiste, anti-impérialiste, anti-mixité", est directrice de République & Diversité, fondé par Louis-Georges Tin, militant gay pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et qui a lancé l'idée d'une fédération des associations noires de France: ce sera le CRAN, qu'il présidera en même temps, en succédant à Patrick Lozès. "Ne nous libérez pas, on s'en charge," prévient-elle.

Ce camp est "réservé uniquement" [pléonasme de journaliste inculte de l'Obs qui l'a recueilli sur le trottoir du site LePost] "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’Etat en contexte français", ce qui revient à signifier qu’il est également interdit aux blancs [ou Blancs !], qui par destination ne subissent pas à titre personnel le racisme d’Etat [Mais qui portent la charge de la solidarité sociale en faveur de la diversité assistée].  
Ces militants politiques, dont la légitimité est toute fraîche et le discours peu crédible - au regard du fonctionnement convenable de l'école et de l'ascenceur social, voire douteux - sombrent dans l'absurdité d'une idéologie en faveur d'une forme d’apartheid mental qui aboutit à des manifestations racialistes [pour ne pas dire raciales, voire racistes], sous prétexte de lutte contre l'anticolonialisme et le racisme. 

La gauche au pouvoir prend la mesure des effets de sa propre idéologie anticolonialiste

Au tournant du 19e au 20e siècle, Zola n’aurait pas été légitime à défendre Dreyfus, puisqu’il n’était pas juif. Jaurès non plus. Et Clemenceau idem. Cette bataille contre l’antisémitisme aurait été perdue. Mais elle a eu lieu et s'est achevée avec les honneurs, sans que nos agresseurs veuillent en recueillir l'héritage. 
Sous l'empire de leur apartheid mental conforté par l'Université (et le SNES-sup ou les media et associations/collectifs/réseaux tiers-mondistes, altermondistes et internationalistes), les organisateurs haineux de "Paroles non blanches" (une provocation en terre blanche, quoi qu'ils en pensent) et du Camp d’été décolonial ("boot camps inspirés des "blackblocs" sur le terrain des colonisateurs et développeurs),  s’inscrivent à contre-sens de la "marche de l'Histoire" en matière de lutte contre les racismes. Les amers et rancuniers s’isolent et se retranchent. 

Nombre de socialistes dérivent

Cette idéologie de haine qui menace le pays de déstabilisation pourrait interpeller le socialiste moyen s'il ne s'était acculturé à force d'humanisme aveugle et de démagogie et s'il était resté vigilant et "fidèle à l’enseignement de Jaurès", comme le disait l’un de ses héritiers devenu président de la Ve République. 
Or, tous ne se rallient pas au jugement sans appel que son entourage met dans la bouche de Najat Vallaud-Belkacem face à cette ligne politique subversive.  Son rappel des principes de liberté et d'égalité et celui des droits garantis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ne devrait soulever aucun débat à l'intérieur du Parti socialiste. 
Or, un député PS comme Pascal Cherki, issu d'une famille "juive aisée" [Wikipedia!] d'origine algéroise, proche de SOS Racisme, de Henri Emmanuelli (et donc de Hamon) et de Jean-Luc Mélenchon, qui plus est toujours membre du Bureau national, salue l'initiative de Paris 8...

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est contenté du service minimum en faisant publier un simple tweet pour le moins ambigu. "Ras-le-bol! Rassembler toujours, stigmatiser jamais. L'Égalité, partout: dans les universités des "beaux quartiers" ou de banlieue". 


Le premier des socialistes condamne-t-il l’apartheid mental érigé en principe vertueux par une minorité sur la  couleur de peau, le contôle au faciès ? Depuis avril, on s'interroge encore... 

La lutte des classes reste d'actualité. 
L’opposition entre universités des "beaux quartiers" et celle de "banlieue" est toujours vendeuse auprès de l'électorat de gauche que ces quatre dernières années ont enfoncé dans la crise. Elle suggère même que le premier secrétaire du PS légitimise la tenue de la réunion de Paroles non blanches, le tout au nom d’une égalité dont on aimerait qu'il précise en quoi le quinquennat y a échoué...

En somme, le PS valide le combat contre le racisme d’Etat. 
Un autre socialiste, député de Paris, est d'ailleurs allé plus loin encore que Jean-Christophe Cambadélis. Twitter est une facilité qui leur convient parfaitement. Le frondeur Pascal Cherki a salué l’initiative estudiantine, qui serait tout à l'honneur de l’université française en lutte contre le politiquement correct : "Pour ma part, je pense que la fac de Paris 8 est une excellente fac parfois en rupture avec l'idéologie dominante. Tant mieux !" En clair, un député socialiste applaudit à une initiative de fracturation de la société, entre identitarisme discriminant et refus de toutes les mixités. Un journaliste couché y voit toutefois l'occasion d'impliquer la droite qui décidément cumule ses propres turpitudes et celles de la "gauche qui reflèterait l’idéologie dominante portée par les droites classiques et extrémistes françaises" ! Dans le genre à côté de la plaque, peut-on faire pire ? 

La base ne décide de rien dans ce parti stalinien
Face à la "posture" [sic] républicaine ET socialiste défendue par Najat Vallaud-Belkacem, et la ligne ambigüe sur laquelle campent des responsables socialistes de premier rang, qui décide de la ligne des socialistes en la matière ? s’interroge encore ce journaliste socialiste orthodoxe. 
En 2012, un candidat en campagne du nom de François Hollande avait prononcé des mots impérissables sur la questio (comme sur tant d'autres, et sans conséquences) : "Il n'y a pas de place dans la République pour la race. Et c'est pourquoi je demanderai, au lendemain de la présidentielle, au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution". Depuis, plus que jamais, la seule "race" qui vaille est bronzée. Elle y prend même toute la place. L’intention a produit les effets inverses !
Mieux que cela, aujourd’hui, à entendre les anti-racistes dénoncer le "racisme d’Etat" français, on constate que la gangrène de l’apartheid mental est propagée aux étudiants. Les vigilants peuvent suivre les progrès médiatiques des tenants de cette ligne politique, une traînée de poudre. Houria Bouteldja, agressive porte-parole du PIR, ne dispose-t-elle pas d’un rond de serviette dans l’émission de Frédéric Taddéi sur France 2, chaîne qui se radicalise à vue d'oeil non exercé ? 

Il n'est que grand temps de rétablir la notion de "race"
Désormais arme d'auto-défense, elle doit  repasser de la Constitution dans les actes. Ce serait redonner le sens des réalités aux manipulés des agitateurs politiques qui les disent victimes du racisme d’Etat. Ce serait forcer la prise de conscience du racisme à rebours affiché par ceux qui ne se sont pas mal tirés de la situation qu'ils caricaturent à des fins politiques de prise du pouvoir.  
"La France est un pays de race blanche" et les derniers arrivés doivent se faire une raison. Arrivée après la soupe, Houria Bouteldja voudrait être servie la première et professe un "j'appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race". Elle devra prendre la file et accepter les autres races, le vivre ensemble. En somme, être républicain, sans chantage. Et laïc. Et égaux.

mercredi 28 novembre 2012

Nafissatou Diallo, victime présumée de DSK, est en France

La plaignante pour viol par Dominique Strauss-Kahn aurait été invitée par une association...

"Oui, nous savons qu’elle est à Paris", a indiqué  une membre de Femen, confirmant une information d’Atlantico. 
Mais si les féministes comptent bien tout faire pour rencontrer la femme de chambre new-yorkaise qui accuse DSK de l’avoir violéeles activistes aux seins nus de Femen ne confirment pas que cette dernière ait fait le déplacement à leur invitation.

L'affaire s'internationalise


L'immigrée guinéenne séjournerait dans la capitale à l'invitation de cette association féministe
qui souhaite la faire participer à la rédaction d'un livre sur les violences faites aux femmes, selon Atlantico. Elle résiderait d'ailleurs dans le quartier de la Goutte-d'Or. C'est précisément dans ce secteur du 18e arrondissement que les féministes de Femen ont élu domicile, leur premier "camp d'entraînement international" étant basé au Lavoir Moderne parisien, rue Léon.

Tandis que le New York Post qui enfonce Nafissatou Diallo,
Patrick Lozès serait en contact indirect avec ses avocats.
En juin 2011, Patrick Lozès avait laissé entendre à Europe 1 qu’il agirait si les avocats de DSK salissaient trop la réputation de la plaignante. "Si c’était le cas, beaucoup de personnes qui pourraient rester en dehors de cette affaire, ne pourraient pas faire autre chose que d’aider les Américains qui ont posé des questions", avait prévenu Patrick Lozès, fondateur du CRAN, le Conseil représentatif des associations noires de France.

mercredi 30 mai 2012

L'indépendance de la Justice au test de la plainte contre Zemmo

Diffamation : le Parquet ne désapprouve pas Zemmour contre le  CRAN

Le chroniqueur a fait preuve de rhétorique et le délit de diffamation n'est pas constitué, estime le ministère public.

Le juge n'a pas suivi mardi les accusateurs d'Eric Zemmour qui le poursuivent pour diffamation sur des propos tenus en 2008 par le chroniqueur envers Patrick Lozès, fondateur du CRAN , qui relèvent, selon le Parquet, d’une " rhétorique malicieuse " et non du "débat judiciaire".
" Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis en l'état. On est dans quelque chose qui échappe au débat judiciaire et qui ne tombe pas sous le coup de la loi pénale»", a estimé le représentant du ministère public, Alexandre Aubert.

L'ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France avait déposé plainte en ...novembre 2008 contre Eric Zemmour, estimant diffamatoire l’interprétation faite par le polémiste d’une phrase qu’il nie par d'ailleurs avoir prononcée.
"Ainsi Patrick Lozès, président du Cran a déclaré: "Obama est notre président", ce qui prouve que la solidarité raciale, pardon espéciale est supérieure à ses yeux énamourés à la solidarité nationale», avait déploré M. Zemmour dans un article paru dans l’hebdomadaire "Vendredi".

Patrick Lozès a porté une accusation qui se veut fatale, par les temps qui courent de chasse aux sorcières. La conclusion que tire Eric Zemmour du propos que l’ex-président du Cran conteste avoir tenu témoigne "d’une idéologie proche du Front National", a-t-il accusé à l’audience où E. Zemmour ne s’est pas présenté.
"Depuis quatre ans, M. Zemmour va de provocation en provocation, de polémique en polémique, en s’en prenant toujours aux mêmes personnes», a-t-il martelé, affirmant qu'objectivement " les races n’existent pas".

" On comprend l’agacement, la révolte " de Patrick Lozès, mais " les escroqueries intellectuelles ne se retrouvent pas toujours devant un tribunal correctionnel et même rarement ", a objecté le Parquet.

Le conseil d’Eric Zemmour, Me Olivier Pardo, a abondé dans ce sens en appelant la 17ème chambre à ne pas se faire "tribunal de l’opinion".
D’autant, a-t-il ajouté, qu’une condamnation serait "lourde de conséquences» dans le contexte passionnel qui entoure à nouveau Eric Zemmour ces derniers jours.

Mercredi, dans sa chronique matinale sur RTL, Eric Zemmour a dénoncé la politique discriminatoire de la ministre de la Justice Christiane Taubira qui a choisi " les femmes et les jeunes des banlieues " "dans le bon camp à protéger" et "les hommes blancs dans le mauvais".

Me Pardo craint que ce procès soit "instrumentalisé" pour " faire taire " Eric Zemmour dont " toutes les chroniques sont relues " avant leur diffusion sur RTL, a-t-il précisé.


Jugement le 3 juillet.

lundi 28 mai 2012

Eric Zemmour est-il discriminé par les associations socialo-communistes ?

Les associations sont-elles les bras armés des partis de gauche ?

Le journaliste Eric Zemmour a répliqué aux associations partisanes qui jugent ses prises de positions  "racistes" et "machistes"

En prélude à sa chronique de lundi sur RTL, il a donc fustigé les militants citoyens ou vigilants organisés en réseaux et collectifs dont la fonction est de réduire au silence les opposants à leur système de pensée. Les totalitaires pourchassent les citoyens libres et les font condamner par des juges engagés qui les marquent au fer rouge devant l'opinion et les privent du nerf de la guerre en les condamnant à des amendes: "Vous savez, il y a dans ce pays des professionnels du choquage, de l'indignation tarifée", fit observer cet "anti-droit-de-l'hommiste ."
Récemment, le 5 mars 2011, quelques voix s'élevèrent encore contre Éric Zemmour et interpellèrent Rémy Pflimlin, le PDG de France télévisions. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, lui demanda des sanctions, puis ce fut le tour non pas du SNJ (les socialo-communistes du Syndicat national des journalistes), mais de la ...CGT de demander sa mise à pied.

Mardi, le journaliste de 53 ans doit être jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation - présumée - envers Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), qui lui reproche de l'avoir accusé fin 2008 de préférer la "solidarité raciale" à la "solidarité nationale". Des propos que le polémiste nie avoir tenus.

Dans l'un de ses articles (Patrick Lozes, CRAN et UDF, noir et pas clair du tout ? )PaSiDupes  rappelle ce que l'Agence de presse française, pourtant verbeuse, omet d'indiquer: le directoire du CRAN a traîné son patron, Patrick Lozès,   devant la justice pour " violation des statuts du CRAN, utilisation abusive et frauduleuse du titre de Président du CRAN ". 
En 2011, le Parquet de Paris a ouvert contre lui une enquête préliminaire des chefs d'abus de confiance et blanchiment. Cette enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Plus de nouvelles...

Alors qu'il avait encore des velléités de candidature à la présidentielle 2012, Lozès, né au Bénin, proposa un projet " en faveur de l’égalité " avec un slogan sans ambiguïté:  "En 2012, ne votez pas blanc. "


Les media qui ne défendent que la liberté de la presse de gauche

Il n'est pas commun qu'un journaliste soit poursuivi. 
Or, en 2011, Eric Zemmour avait été condamné pour provocation à la haine raciale pour ses affirmations sur "les Noirs et les Arabes" prononcées sur Canal+ et France Ô. Il avait toutefois été relaxé pour ses déclarations sur les trafiquants, qualifiées par la justice de "choquants" mais non "diffamatoires".

Mercredi 23 mai 2012, dans sa chronique matinale sur RTL, Eric Zemmour a déclaré: "En quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais."

Le MRAP et SOS Racisme s'étaient une nouvelle fois ligués pour museler le journaliste. Les communistes du MRAP s'étaient dits "scandalisés" par cette chronique qu'ils qualifièrent de "haineuse, raciste et misogyne", tandis que les socialistes de SOS Racisme avaient dénoncés une soi-disant "haine quotidienne".

"Torquemada"

En réponse, Eric Zemmour a stigmatisé l'inquisition des "Torquemada de café du commerce qui essaient de (le) brûler en place de Grève régulièrement". "Vous savez, quand j'attaque Taubira, c'est ni la femme que j'attaque ni encore moins évidemment la femme noire", a-t-il expliqué. "Je fais une analyse politique, idéologique, et les personnes ne sont pas en cause", a-t-il ajouté.
L'A*P va même jusqu'à lui faire grief d'avoir dénoncé "la marque Taubira"  dans son éditorial du Figaro Magazine de vendredi, citant à sept reprises le patronyme de la nouvelle Garde des Sceaux. Lèse-majesté, racisme et quoi encore ?

Les esprits libres ne sont pas sectaires

Marine Le Pen a été la première à stigmatiser la pensée unique
Dimanche, elle a estimé qu'"Eric Zemmour dénote dans un milieu médiatique français déjà très monolithique du point de vue des expressions et des idées".
L'ex-avocat général, Philippe Bilger l'a lui aussi défendu au nom de la liberté d'expression. 

Ses propos sur Christiane Taubira sont "infiniment discutables et outranciers, mais il a le droit de les dire, on a le devoir de les contredire avec les moyens intellectuels, si on en a, au lieu de faire une chasse virtuelle aux sorcières comme la LICRA et SOS Racisme", a déclaré le magistrat honoraire interrogé par France Inter.

Cette polémique intervient alors que la chronique quotidienne "Z comme Zemmour" sur RTL pourrait disparaître à la rentrée prochaine, comme le prévoit lexpress.fr.
Ni RTL, ni Eric Zemmour n'ont souhaité commenter ces informations. Sur les propos mettant en garde contre le radicalisme partisan de Christiane Taubira, la direction de RTL considère qu'Eric Zemmour reste "parfaitement dans son rôle de chroniqueur", à savoir celui "qui fait des commentaires politiques".

RTL va-t-elle poursuivre l'épuration de son antenne ?



Sur Europe 1, l'humoriste Nicolas Canteloup a osé se moquer de Christiane Taubira et s'est désormais interdit, puisqu'elle est femme et noire !

Sur RTL, Laurent Gerra s'est fait épingler par Valérie Trierweiler pour l’émission de RTL où l'humoriste explique à François Hollande (présent qui a eu le sens de l'humour) : " Les journalistes, il faut les terroriser, ou coucher avec ", aurait demandé que le saltimbanque s’abstienne d’imiter le Président de la république...


VOIR et ENTENDRE l'irrésistible sketch insolent:



Le journaliste Pierre Salviac a déplu à Mme Trierweiler et a été licencié par RTL

La direction de la radio confirme au journal Le Monde que la tête d'Eric Zemmour ne tombera pas aussi vite: il "sera au micro de RTL jusqu'à la fin de la saison".

dimanche 12 février 2012

Hollande interdirait-il Victor Hugo dans les écoles ?

Présidentielle: la polémique de la gauche sur les civilisations est orchestrée

L'opposition polémique sur tout: campagne présidentielle oblige-t-elle ?

Le PS a renoncé à préserver ce qui lui reste d'honneur.
La gauche reproche à Claude Guéant de dire ce que l'ethnologue Claude Lévi-Strauss a dit avant lui.

Pourquoi Hergé et Tintin seraient-ils plus racistes que Spirou et Franquin ?
La société qui gère les intérêts de l'ayant-droit des intérêts de l'oeuvre de Hergé a souligné à l'attention de Patrick Lozès, le président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) que: " juger le contenu d’une oeuvre ne vaut que si on la replace dans le contexte de l’époque où elle a été publiée ".

Mais bien d'autres encore avant lui se sont pourtant inscrits dans cette lignée, sans qu'aucun socialiste 'vertueux' n'ait encore trouvé à redire.
Lien PaSiDupes: le PS se radicalise

Serge Letchimy, député apparenté PS, que l'équipe Aubry a choisi pour sa couleur de peau, a eu une crise d'hystérie devant les caméras de l'Assemblée nationale.

Dans Spirou chez les pygmées (1949), Franquin présente deux tribus en guerre: les Lilipangus bruns de peau et les Lilipangués noirs. L'empereur africain fait appel à un Blanc, Spirou, pour résoudre le conflit. Le héros découvre que les Lilipangués sont seulement des bruns qui ne se sont jamais lavés, et qu'ils sont gouvernés par un bandit noir qui veut mettre la main sur les richesses de l'île. Il est finalement neutralisé et tous les Lilipangués lavés.
Ainsi, les Noirs seraient-ils racistes entre eux !

De grands absents ont d'ailleurs préféré ne pas assister à cet étalage affligeant de haine
, fait d'interprétations et d'allusions assorties d'injures, assimilant la comparaison des civilisations de sa cible à ce qui a amené aux camps de concentration nazis. Prévenus, François Hollande, candidat à la présidentielle, et Jean-Marc Ayrault, patron des députés, ne faisaient pas acte de présence: ils n'ont pas souhaité se salir les mains et être associés à cette agression que des siècles de comparaisons -historiques et litéraires- rendent partisane, outrancière et d'autant plus déplacée que le PS n'a jamais stigmatisées les précédents exemples, plus ou moins illustres, mais inscrits dans notre mémoire collective, qui signalent une occultation délibérée par la bien-pensance et, aujourd'hui, un odieux coup monté.
Lien PaSiDupes: " L'agression de Guéant par Letchimy ou l'ethnocentrisme populiste de la bien-pensance socialiste "

1933: autodafé nazi d'ouvrages d'auteurs juifs


Dans la république socialiste de la vertueuse chasse aux sorcières à la McCarthy, Spirou, stéréotype du héros modèle, sobre et non fumeur, à l'instar de Tintin, porte pareillement les stigmates de l'époque de la colonisation, mais échappe à la cabale archaïque et injuste dont seuls Tintin et Hergé sont les cibles.
Lien PaSiDupes: "Tintin, victime de la censure : à l’index ? "

Et pourquoi Guéant devrait-il être villipendé pour une comparaison de bon sens que la pensée unique réprouve, alors que Victor Hugo est passé au travers des stigmatisations et des injures pour des écrits qui, eux, ne sont pas sortis de leur contexte.


La supériorité des Blancs sur les Noirs

L'univers de Donald Duck présente, quant à lui, des canards anthropomorphes organisés en tribus et qui ne sont pas présentés à leur avantage, selon les mentalités évoluées et humanistes des bien-pensants du XXIe siècle.


Letchimy a-t-il aussi la haine de Victor Hugo ?
Hugo a donné des leçons à la terre entière et les socialistes se reconnaissent ainsi en lui, mais les plaignants prompts à l'indignation tonitruante ont-ils lu Quatre Vingt-Treize ? Derrière un héros crépusculaire se profilent les peuples "stupides et arriérés" d'Afrique.

" C'était à l'occasion de ce désastreux décret du 15 mai 1791, par lequel l'Assemblée nationale de France admettait les hommes de couleur libres à l'égal
partage des droits politiques avec les blancs ".

"Vous ignorez peut être qu'il existe parmi les noirs de diverses contrées de l'Afrique des nègres doués de je ne sais quel grossier talent de poésie et d'improvisation qui ressemble à la folie. Ces nègres, errant de royaume en royaume, sont, dans ces pays barbares, ce qu'étaient les rhapsodes antiques (...).
On les appelle griots. Leurs femmes, les griotes, possédées comme eux d'un démon insensé, accompagnent les chansons barbares de leurs maris par des danses lubriques, et présentent une parodie grotesques des bayadères de l'Hindoustan et des almées égyptiennes. "
" Dans une autre disposition d'esprit, je n'aurais pu m'empêcher de rire de l'inepte vanité des noirs ".

" Le moyen ridicule qu'il (Biassou) venait d'employer avec tant de succès pour déconcerter les ambitions toujours si exigeantes dans une bande de rebelles, me donnait à la fois la mesure de la stupidité des nègres et de l'adresse de leur chef " Toussaint-Louverture s'est servi plus tard du même expédient avec le même avantage (note de Victor Hugo).


Son Discours sur l'Afrique, 18 mai 1879, est clairement une défense et illustration de l'impérialisme français
C'était la pensée unique de l'époque...
" Que serait l'Afrique sans les blancs ? Rien. Un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires. L'Afrique n'existe que parce que l'homme blanc l'a touchée. "
" Est-ce que vous voyez le barrage ? Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce morceau inerte et passif qui, depuis six mille ans, fait obstacle à la marche universelle, ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité, -l'Afrique.

Quelle terre sue cette Afrique ! L'Asie a son histoire, l'Amérique a son histoire, l'Australie elle-même a son histoire; l'Afrique n'a pas d'histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l'enveloppe. Rome l'a touchée, pour la supprimer ; et, quand elle s'est crue délivrée de l'Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas : Africa portentosa !
(Applaudissements).
C'est plus et moins que le prodige. C'est ce qui est absolu dans l'horreur. Le flamboiement tropical en effet, c'est l'Afrique. Il semble que voir l'Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil dans un excès de nuit.
Eh bien, cet effroi va disparaître.

Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l'Angleterre, ont saisi l'Afrique ; la France la tient par l'ouest et par le nord ; l'Angleterre la tient par l'est et le midi. Voici que l'Italie accepte sa part de ce travail colossal. L'Amérique joint ses efforts aux nôtres ; car l'unité des peuples se révèle en tout. L'Afrique importe à l'univers. Une telle suppression de mouvement et de circulation entrave la vie universelle, et la marche humaine ne peut s'accomoder plus longtemps d'un cinquième du globe paralysé.
De hardis pionniers se sont risqués, et, dès leurs premiers pas, ce sol étrange est apparu réel ; ces paysages lunaires deviennent des paysages terrestres.La France est prête à y apporter une mer.
Cette Afrique farouche n'a que deux aspects : peuplée, c'est la barbarie ; déserte, c'est la sauvagerie (...).
Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l'Europe fera de l'Afrique un monde. (Applaudissements)

Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L'Europe le résoudra.
Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l'Afrique à l'Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l'industrie; non pour la conquête, mais pour la fraternité.(applaudissements prolongés).

Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes; croissez, cultivez, colonisez, multipliez."

L'opposition socialo-communiste tient-elle vraiment à lire le livre de l'Histoire à l'envers ?
Alors le PS se désolidarisera de Victor Hugo et le reniera ?
Si Hollande était président, est-ce qu'il l'évacuerez donc du Panthéon ?
L'auteur serait-il censuré dans les programmes scolaires et son oeuvre passée au pilon ?
Ou brûlée sur la place publique ?

mercredi 4 mai 2011

Présidentielle 2012 - Patrick Lozès s'y colle aussi

On ne l'attendait pas, celui-là !
N'en jetez plus, la cour est pleine...

Un TGV peut toujours cacher une micheline

Patrick Lozès se veut la voix des "minorités"
Bien qu'il soit confortable de parler pour les "non représentés", le président du CRAN se défend : "ma candidature n’est pas celle d’une victime".
"Le dimanche 22 avril 2012, à ce rendez-vous citoyen de la Constitution de la Vème République, j’ai décidé d’être présent". Français d’origine africaine, selon l’expression consacrée -ce que dissimule ce nom européen-, Patrick Lozès, 46 ans, docteur en pharmacie, fondateur et président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), a décidé de se mêler à la bataille. Il sera candidat à la prochaine élection présidentielle de 2012, l’écrit dans un livre à paraître et le confirme au ...Nouvelobs.com.

En 2002, Christine Taubira, la députée de Guyane, s’était déjà ridiculisée ; mais elle représentait les radicaux de gauche PRG. Or, le temps des associations est arrivé et Lozès, lui, veut faire entendre la voix des "minorités", des "non représentés", des "invisibles".
L'opportuniste battra le fer pendant qu'il est chaud
Fort de sa propagande, les thèmes de la gauche lui tiendront lieu de projet: discrimination, communautarisme, montée de la xénophobie et du Front national, surenchère de la droite au pouvoir sur les thématiques frontistes et "apathie" d’une gauche le plus souvent tétanisée par les procès en laxisme et "droit de l’hommisme" qu’on lui intente. Déjà, il avait fait savoir (le Nouvel Observateur du 24 mars) qu’après les propos tenus par Claude Guéant, il ne participerait pas à la mise en place de cet Observatoire national du racisme qu’il avait pourtant appelé de ses vœux, avec le sociologue Michel Wievorka, dans un rapport commandé par le gouvernement.

Ancien membre du conseil national de l’UDF, il avait brisé un premier tabou en fondant en 2005 le Conseil représentatif des associations noires. Noir, le mot était lâché. Il voulait en finir avec ces euphémismes imposés par le PC ("politiquement correct") des démagogues vertueux - "issu de l’immigration" - ou ces circonvolutions, ces "qualifications génériques qui ne servent qu’à gommer les réalités". Aujourd’hui, voilà donc qu'il revendique sa "négritude": "black is beautiful" ressort des cartons.
Il sait quelle boîte de Pandore il ouvre, mais soulève le couvercle. "Provocation médiatique et le coup de pub" ? "Mégalomanie" de celui qui se prend pour un Obama français ? "Inconscience" face à la menace d’un 21 avril bis ? "J’ai attendu que le PS et l’UMP propose un projet mobilisateur sur les questions de l’égalité. Ils ne l’ont pas fait", villipende-t-il.

Pour Lozès, les "inconscients", ce sont les autres

Il fustige ceux qu'il imite
, tous ceux qui "pour gagner les élections sèment depuis des mois des graines dont nous ne faisons que commencer à récolter les fruits amers".
Il récupère tout ce qui peut servir. Ainsi, que le foot français amené à se poser la question des "quotas" montre pour l'apothicaire les ravages du poison. Le seul antidote ? "Une parole offensive et positive sur la diversité". Lozès confirme qu'en France, la population noire est évaluée à environ 5 millions de personnes, dont 80% sont françaises ; la population arabo- maghrébine à 6 millions, majoritairement française elle aussi. Que sera-ce quand ils auront encore grandi en nombre... "Même le FN a dû en prendre acte : les minorités visibles sont désormais en grand partie constituées de citoyens français".

Plus de médecins béninois en France qu'au Bénin
Né au Dahomey il y a 46 ans, issu de l'élite contituée par la France
Fils d’un médecin sénateur de la IV° république, puis ministre de la Santé après l’indépendance dans l’ex-colonie devenue le Bénin, Patrick Lozès est venu vivre à Creil en 1979 à 14 ans avec sa mère d’origine portugaise ("pourtant rien dans mon apparence ne laisse deviner que je suis un sang mêlé").
En 1979, Mathieu Kérékou est alors chef de l'État béninois depuis 1972, à la faveur d'un coup d'État qui instaure le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de gouvernement et crée le Parti de la révolution populaire du Bénin. Patrick Lozès serait-il réfugié politique maltraité par la France ?

Ce pharmacien assure qu'il a plus souffert du racisme que de la révolution
Rendez-vous compte: "les noirs ne peuvent pas comprendre la musique classique", lui disait un professeur, convaincu sans doute que les Blancs ne peuvent comprendre le jazz. Il a même le sentiment d'avoir fait l'expérience de la discrimination: "malgré mon diplôme de docteur en pharmacie, la couleur de ma peau suffisait à me disqualifier", estime-t-il, malgré ses diplômes universitaires.
Mais, quoi qu'il y paraisse à ses propos victimaires, il prétend qu'il ne cherche pas à surfer sur la démagogie ambiante et anticipe les critiques qui s'imposent: "Ma candidature n’est pas celle d’une victime. Ni celle d’un opprimé qui demanderait réparation. Je sais ce que je dois à République". On ne comprend décidement pas son blues...

Dans son livre, il passe au rap et pointe la sarkozie
Raison sociale de l'officine Lozès : " Guéant banalise le racisme", avait affirmé le patron du CRAN au Nouvel Obs.
Même si elle se contente le plus souvent de "l’éternel rappel des mantras de la République", la gauche s’en sort mieux. DSK, par exemple, "a tout de suite compris et défendu" ses positions: ça ne s'est pas concrétisé, mais si jamais il l'embauchait, qui sait, comme ministre de la Jeunesse et des Sports ! "Quelques mois avant de devenir directeur général du FMI, il a tenu à me rencontrer avec des militants du CRAN". Véritable bénévole, Lozès réfute toutefois l’idée que sa candidature ne serve qu’à monnayer des promesses : "Les promesses je les ai déjà connues".
Sa démarche, assure-t-il, ne ressemble pas à celle d’un Nicolas Hulot en 2002, qui avait fait signer un pacte aux candidats des grands partis. "Bien sûr, je laisse une porte ouverte parce que je ne suis pas irresponsable. Mais ma détermination est totale."
Il a déjà commencé à collecter ses signatures : "Ce sera difficile mais pas insurmontable. Les élus comprennent l’urgence de ma candidature. Et on sera surpris de voir d’où viennent les gens qui me soutiennent". Dans quelques semaines, un site internet récoltera les propositions. "Deux mois après, j’entame un tour de France".

mercredi 6 mai 2009

Patrick Lozes, CRAN et UDF, noir et pas clair du tout ?

Le directoire du CRAN attaque son président

La presse sait parfois se faire discrète

Patrick Lozès n’a pas été victime de harcèlement médiatique.
C’est qu’il n’est pas assez à droite… et vous découvrez donc que l’entourage de François Bayrou n’est pas blanc-blanc ?

Purge au CRAN

En avril 2009, le Directoire du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), organe suprême du CRAN, a informé par voie de communiqué qu’il a assigné son président : ce n’est pas peu banal !
Patrick Lozès est traîné en justice pour « violation des statuts du CRAN, utilisation abusive et frauduleuse du titre de Président du CRAN ».

Selon le Directoire, la crise que traverse l’organisation serait « la conséquence de manquements graves à l’éthique, ainsi qu’à l’utilisation de l’argent public, dès lors que la mission d’audit financier et organisationnel sollicitée par les membres du CRAN a été refusée ». L’audience de référé aura lieu le jeudi 9 avril, à 9h00, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Maître Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris (ex-avocat de la sportive carnassière, Eunice Barber), représentera les intérêts du Directoire du CRAN, composé de Nathalie Daouda, Françoise Jupiter, Mariam Babale Mevaa, Maguy Gestel, José Jean-Pierre et Charles Lebelge.

Me Emmanuel Daoud (jeune, ici) est membre de la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), une organisation non gouvernementale (ONG) fédérative dont la vocation est d’agir pour le respect de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, plutôt que de celle –universelle– de 1789.
Cette ONG alerte et mobilise l'opinion publique. Communiqués et conférences de presse, lettres ouvertes aux autorités, rapports de mission, appels urgents, pétitions, campagnes, site internet...
La FIDH utilise tous les moyens de communication essentiels pour faire connaître les violations des droits humains.
Cerise sur le gâteau, la FIDH s'emploie à dénoncer le détournement opportuniste (!) de la lutte antiterroriste à des fins de répression et d'atteinte aux libertés fondamentales. Est-ce finalement bien clair ?

Ses détracteurs reprochent au départ à Patrick Lozès d’être à la fois membre du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) et « le noir, bête et inutile », ce qui ne paraît pas compatible !
A la fois trop et pas assez ? Sur sa gauche, ses bons camarades l’accusent aussi d’avoir été « choisi par l’Etat pour écraser tous les noirs fiers ». Il serait trop communautariste et pas assez radical !
Bouc émissaire ? Le CRAN serait "victime de sa gestion calamiteuse, désastreuse et dictatoriale du CRAN, plutôt le Conseil représentatif des ânes noirs".

Certains invitent le directoire du CRAN à ne pas prendre les noirs en otage et d’autres, comme l’ancien secrétaire général et co-fondateur démissionnaire du Cran, Lucien Pambou, conseiller municipal UMP d’Alfortville (ci-contre) , se dressent face à Lozès pour des raisons politiques, stratégiques et intellectuelles.
Ce dernier reproche au président d’être « passé d’une lecture primaire des discriminations vers des solutions primaires relatives au comptage ethnique, même si le CRAN s’en défend et préfère parler de statistiques de la diversité ». Selon lui, Patrick Lozes, « faible orateur et piètre organisateur, ne supportait pas d’autres formes d’intelligence et ne voulait pas de débat contradictoire ».
« Pourquoi le CRAN refuse-t-il de parler des statistiques ethniques
, alors que c’est bien le projet caché derrière les statistiques de la diversité ? C’est pour dépasser deux contraintes fortes. Le comptage ethnique requiert des politiques publiques spécifiques fondées sur les quotas. Le comptage ethnique favorise le « partitionnisme » de l’espace républicain. Je suis contre les statistiques ethniques ».
Lucien Pambou parle de « caporalisation du mouvement par son principal dirigeant, à l’image de ce qui se rencontre dans les républiques bananières africaines » A l’opposé, d’autres …

Le Directoire du CRAN a comparé ce procès à une « oeuvre de salubrité publique pour la justice et la dignité des Noirs de France. »

Qui est Patrick Lozès ?
Patrick Lozès est membre de l'UDF, et militant associatif, premier président du CRAN.

Pharmacien né au Bénin (Dahomey) en 1965 et arrivé en 1988, son père,Gabriel Lozès, fut sénateur de la IVe République, puis ministre de la Santé et ministre des Affaires étrangères du Dahomey.
En 2002, il est candidat UDF non élu aux élections législatives dans la 1re circonscription de Paris.
En 2003, il fonde l'association CAPDIV qui milite contre les discriminations touchant entre autres les noirs, mais aussi les homosexuels et les juifs.
En 2005, il fonde le CRAN.

2009 sera-t-elle l’année de son éviction ?