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vendredi 27 septembre 2019

Le Rwanda prend part à l'accueil des premiers migrants en provenance de Libye

Un exemple à suivre par les voisins des pays d'émigration 

Le Rwanda a accueilli ce jeudi soir le premier groupe de migrants, "réfugiés" et "demandeurs d'asile" ayant transité par la Libye 


Ces migrants ont été accueilli jeudi 26, dans le cadre d'un accord signé récemment entre ce pays, le Haut Commissariat aux réfugiés et l'Union africaine (UA), un mécanisme d'urgence pour répondre aux besoins humanitaires pressants de migrants et réfugiés détenus en Libye.
L'avion affrété par le Haut Commissariat aux réfugiés a atterri à Kigali cette nuit. A son bord, 59 hommes et 7 femmes, en grande majorité Erythréens, mais aussi Somaliens et Soudanais. Le plus jeune migrant en provenance des centres de détention libyens est un bébé de 2 mois et le plus âgé un homme de 39 ans.
La plupart des migrants dits originaires de Libye ne sont pas des Libyens, mais des Africains et donc, les solutions durables sont d’abord et avant tout à mettre en œuvre sur le continent noir, puisque les plus gros contingents sont au Soudan, en Ouganda et en Ethiopie, pays voisins du Rwanda et du Niger.
Ils ont été accueillis en toute discrétion, très loin des journalistes qui n'ont pas eu accès à l'aéroport international de Kigali. "Ce ne sont pas des gens qui reviennent d'une compétition de football avec une coupe et qui rentrent joyeux. Non, ce sont des gens qui rentrent traumatisés et qui ont besoin d'une certaine dignité, de respect. Ils étaient dans une situation très chaotique", explique Olivier Kayumba, secrétaire permanent du ministère en charge de la gestion des Urgences: un message à l'attention des associations et collectifs européens qui mettent en scène la détresse des migrants, et cela, avec la participation des chaînes de radio et télévision en continu, mais aussi de la presse écrite.

Des bus les ont ensuite acheminés vers le site de transit de Gashora, à environ 60 km au sud-est de Kigali. Pour l'heure, cette structure peut accueillir  un millier de personnes, mais dont la capacité peut être portée rapidement à 8.000, selon le responsable rwandais.
L’Union européenne a aussi mis une part de sa politique de développement au service d’objectifs migratoires, avec la création d’un Fond fiduciaire d’urgence pour l’Afrique en 2015, qui vise notamment à développer la capacité des Etats africains à mettre en œuvre leur propre politique migratoire et à améliorer la gestion de leurs frontières. C’est le cas notamment au Niger où l’Union européenne a soutenu les autorités pour combattre les réseaux de passeurs et contrôler les passages vers la Libye.

Craignent la concurrence pour leur fonds de commerce, des ONG politisées ont accusé le Rwanda. 
Elles dénigrent l'action humanitaire de ce pays d'Afrique de l'Est - qui accueille déjà près de 150.000 réfugiés venus de RDC et du Burundi -, dénonçant une opération de prestige pour redorer l'image d'un régime qui viole, selon elles, les droits de l'homme. Ainsi, Camille Le Coz, analyste au sein du think tank Migration Policy Institute (Europe, officine basée à  Bruxelles), affirme-t-elle que "faire valoir la solidarité avec les migrants africains en Libye est un bon coup politique, à la fois sur la scène internationale et avec ses partenaires africains".

Or, le Rwanda s'est mobilisé dès novembre 2017, suite à la publication par CNN d’une vidéo révélant l’existence de marchés aux esclaves en LibyeDepuis 2017, près de 4.000 réfugiés ont été évacués de Libye, dont 2.900 au Niger. La plupart d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux ou sont en attente de réinstallation. Mais du fait de la reprise des combats en Libye cet été, ce mécanisme est vite apparu insuffisant. L’option d’organiser des évacuations vers le Rwanda a donc été réactivée et a donné lieu à des discussions avec Kigali, le HCR, l’UA mais aussi l’UE sur les aspects financiers.
Olivier Kayumba s'indigne de cette accusation. "Nous agissons pour des raisons humanitaires et par panafricanisme", rappelle le Rwandais, lequel fait valoir l'évidence : les soutiens du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) - qui est un programme de l'ONU - et de l'Union africaine (UA, ex-OUA) ), réunissant 32 Etats à Addis-Abeba en Ethiopie - dont l'objectif est la promotion de la démocratie, des droits de l'Homme et du développement à travers l'Afrique -, des organisations légitimes, ce que ne sont pas les organisations non-gouvernementales.
Selon les termes de l'accord, le Rwanda accueille provisoirement 500 migrants bloqués dans les camps en Libye, avant de trouver des pays d'accueil. Parmi les options, un pays dans lequel ces réfugiés ont reçu l’asile dans le passé. Cela peut par exemple s’appliquer à des Erythréens réfugiés en Ethiopie, avant de partir vers l’Europe. Mais les garde-côtes libyens, financés par l’U-E, continuent d’intercepter des clandestins qui partent vers l’Italie.

lundi 26 août 2019

Les bateaux de passeurs alimentent les campements de migrants à Paris

Ni Proactiva Open Arms, ni SOS Mediterranée n'assure le suivi : un nouveau campement de clandestins à Paris a surgi... 

La presse assure que la France "ouvre ses bras aux migrants sauvés par  l'Ocean Viking"
(Républicain Lorrain)...  


A Paris, des associations et collectifs ont distribué des tentes à une centaine de migrants illégaux installés dans le Parc de la Villette. 
Les migrants ainsi pris en mains entendent donc recommencer un cycle de pressions pour devenir visibles et obtenir des solutions d'hébergement décentes, comme ils l'ont fait en mer à bord des navires de pseudo-ONG qui prétendent assurer leur sauvetage mais les livrent en fait aux organisations altermondialistes qui les instrumentalisent à des fins politiques.

Chaque tente Husky - marque tchèque - 3-4 personnes vaut 339 euros

120 sans-papiers, dont une cinquantaine d'enfants, un ratio surprenant qui confirme qu'ils sont un moyen indécent de pression, ont imposé leur présence dans le XIXe arrondissement de Paris, géré par un maire PS depuis 1995 et avec sa mosquée et ses cinq salles de prière
20 enfants ont moins de trois ans : combien d'entre eux sont nés pendant l'acheminement à travers la Libye et dans les conditions dites "effroyables" d'attente à bord des bateaux d'associations? Combien n'ont pas de père. 


Ces illégaux protégés par des associations subventionnées campent sur un  trottoir du parc de la Villette, avec l'espoir d'être pris en charge. "Si on trouve un toit, on peut se débrouiller pour travailler, on peut nourrir nos enfants", explique un clandestin... Le travail au noir pourvoira à tout , ce qui n'empêchera pas Bercy de clamer que la courbe du chômage n'a jamais été aussi positive...

La mairie socialiste de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement

Venus de plusieurs continents, ils écrivent un français parfait...
Originaires d'Afrique, d'Afghanistan et d'Europe de l'Est, réfugiés, demandeurs d'asile ou déboutés vivent pour certains depuis des années sur le territoire français, mais près de 200 nouveaux venus arrivent. Or, depuis la fin de la trêve hivernale, tous les anciens peinent à trouver un abri. 
Face à cette situation, et à une semaine de la rentrée scolaire, la mairie de Paris a ouvert un gymnase dans le Xe arrondissement - également socialiste depuis 1995 - mais avec 37 places seulement. 

Entre temps, une quarantaine de clandestins est  venue grossir le campement : c'est le nombre accepté par Macron pour décharger l'Open Arms...  
Une réunion est prévue lundi 26 août entre la mairie et la préfecture. Les riverains ne sont pas conviés.

dimanche 30 juin 2019

Sea-Watch: les migrants débarqués à Lampedusa, en violation des frontières

L'Union européenne garantie-t-elle toujours la paix dans ses frontières ?

L'ouverture de ces hostilités exige que Merkel sanctionne ses ressortissants

Résultat de recherche d'images pour "Des policiers italiens aux côtés de migrants après leur débarquement du navire Sea-Watch 3 à Lampedusa dans la nuit de vendredi à samedi"
Ces Africains sont-ils des migrants ou des activistes politiques ?
Le Sea-Watch 3, navire enregistré aux Pays-Bas, état-membre de l'UE, a accosté de force et de nuit, entre vendredi à samedi, dans le port de Lampedusa en Sicile, Italie. Sa jeune capitaine Carola Rackete a été arrêtée, avant que ne débarquent 42 migrants interdits de débarquement depuis 17 jours. Une période de quarantaine a-t-elle été ordonnée pour prévenir tout risque d'infection par isolement sanitaire ?

Elle a osé défier le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, qui parle "d’acte de guerre" 

Carola Rackete, la capitaine allemande du navire de l'association allemande Sea-Watch, abusivement présentée comme une ONG, qui a participé au passage de dizaines de migrants au large de la Libye début juin - une saison favorable qui n'évoque pas des "sauvetages" - a accosté de force tôt samedi 29 juin dans le port de Lampedusa en Italie, en présence d’une vedette de police chargée de faire valoir les droits de l'Italie et d'observer le déroulement des opérations. Au bord du navire battant pavillon néerlandais, 42 migrants attendaient depuis 17 jours d’être débarqués. 47 étaient d'abord annoncés, au lancement de cette opération médiatique des internationalistes.
Résultat de recherche d'images pour "Carola Rackete dreadlocks"
La commandante n’a pas toujours été engagée dans des missions humanitaires. Née dans le nord de l’Allemagne, à Kiel, au bord de la Baltique, celle dont les longues dreadlocks ne passent pas inaperçues a d’abord été largement engagée dans la cause environnementale. Elle a principalement navigué pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique, après des études en sciences nautiques et en protection de l’environnement en Allemagne puis en Angleterre. "J’ai toujours vraiment aimé les zones polaires, parce qu’elles sont très belles et inspirantes. Mais travailler là est parfois triste parce qu’on y voit directement ce que les humains font à la planète", raconte-t-elle à qui veut l'entendre, dans une vidéo tournée par l’ONG. La médiatisation est, semble-t-il, plus gratifiante...
Un risque théorique de peine de prison
Son engagement humanitaire prend désormais une tournure politique qu’elle assume pleinement: "Nous, les Européens, avons permis à nos gouvernements de construire un mur en mer. Il y a une société civile qui se bat contre cela et j’en fais partie", susurre-t-elle.
Résultat de recherche d'images pour "Carola Rackete"
Rackete pose dans le poste de commandement
du bateau de pêche, mais
est-elle détentrice d'un brevet de pilotage ?
Après cette arrivée controversée, qui ne respecte pas les droits des Italiens, les migrants ont pu débarquer peu après 5h30, pour être conduits dans le centre d’accueil de l’île. La capitaine allemande de 31 ans, a elle, été arrêtée.

Un peu avant 3h00, la police était en effet montée à bord du Sea-Watch pour arrêter la jeune pirate pour résistance et violence envers un navire de guerre, ainsi que pour aide à l’immigration clandestine. 
Le crime de trafic d'être humains n'est pas retenu contre elle, tant qu'il n'est pas prouvé que ni elle, ni son association ne reçoivent de l'argent pour effectuer ce passage et cette infiltration de frontières

Celle qui risque jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 50.000 euros conformément au décret pris par Salvini (amende supportée par l'association et les dons qu'elle collecte) est descendue du navire encadré par des agents, sans menottes, avant d’être emmenée en voiture. "Je suis prête à aller en prison pour cela et à me défendre devant les tribunaux s’il le faut [les avocats militants se pressent au portillon], parce que ce que nous faisons est juste", a-t-elle décrété, puisque Sea Watch ne reconnaît que ses propres lois. 

Au classement 2019 des pays les plus riches, l'Italie se situe au 8e rang des PIB mondiaux (juste derrière la France). Sur le quai, des habitants et militants sont venus acclamer l’arrivée du navire, tandis que d’autres ont applaudi l’arrestation aux cris de "Les menottes!", "Honte!", "Va-t’en!". Dans la matinée, Carola Rackete a été placée aux arrêts domiciliaires. Elle doit être entendue par le parquet dans les 48 heures, a expliqué à la presse son avocat, Leonardo Marino, assurant l’avoir trouvée "fatiguée et stressée". Mais déterminée ? Selon des sources policières citées par certains media italiens, elle s’est montrée très calme au poste de police, demandant pardon pour les risques que sa manoeuvre a fait courir à la petite vedette et à ses occupants...

"Les raisons humanitaires ne peuvent pas justifier des actes inadmissibles de violence envers ceux qui portent l’uniforme en mer pour la sécurité de tous", a commenté le procureur d’Agrigente (Sicile)

Matteo Salvini a été plus clair, dénonçant "un acte de guerre" et réclamant la prison ferme pour l’Allemande.








Vidéo intégrée

🔵 Statement of our Captain, , before entering Port with the .


“We are proud of our captain, she did exactly the right thing. She upheld the law of the sea and brought people to safety." – chairman Johannes Bayer


Le ministre allemand des Affaires étrangères a demandé une "clarification rapide" des accusations pesant contre Carola Rackete. 
"Sauver des vies est une obligation humanitaire. Le sauvetage en mer ne doit pas être criminalisé", a rappelé, en termes diplomatiques, Heiko Maas, samedi après-midi, tout comme son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn, tandis que, Jean-Yves Le Drian, leur homologue, étant indisponible, le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, estimait que la politique italienne de fermeture des ports est contraire au droit maritime. 

Mardi dernier, Carola Rackete avait accordé un entretien au quotidien La Repubblica , centre gauche, dans laquelle elle affirmait sa volonté de forcer le blocus italien. Avant cela, elle avait dit vouloir attendre la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), saisie par l’ONG, afin de prendre des "mesures provisoires" pour recueillir les migrants politiques. 
Mais, mardi, la juridiction internationale a refusé d’intervenir, tout en demandant à l’Italie de "continuer de fournir toute assistance nécessaire" aux personnes vulnérables à bord. 

Résultat de recherche d'images pour "Carola Rackete"

En dépit de ce refus, comme du droit maritime et de l'entente cordiale entre états membres de l'UE, les activistes ont décidé de forcer le blocus des eaux territoriales italiennes décidé par le ministre de l’Intérieur, mercredi, après avoir été bloquée dans le canal de Sicile durant deux semaines. "J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa, a lancé la trentenaire. Je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés [ce qui reste à démontrer] à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr", avait déclaré sur Twitter la capitaine. Le navire avait dû s’arrêter à un mille en face de Lampedusa sur ordre de la police. "Ceux qui se foutent des règles doivent en répondre, je le dis aussi à cette emmerdeuse de capitaine du Sea-Watch qui fait de la politique sur la peau des immigrés, payée par on ne sait qui", avait grondé en direct le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini dans une vidéo sur Facebook.

Prétentions supranationales et solidarité

Le 12 juin dernier, le bateau des activistes altermondialistes avait effectué le relais avec les passeurs libyens pour 53 migrants abandonnés à bord d’un canot pneumatique au large de la Libye. Enjointe par l’Italie, maîtresse de ses eaux territoriales, de "faire route vers Tripoli", capitale de la Libye, l’association avait décidé que ce n'était pas un "port sûr". "Il est criminel de renvoyer des gens secourus vers un pays en guerre" (civile contre de multiples composantes islamistes) avait argué l’association. Tripoli est à 4h par ferry de Lampedusa. 

Matteo Salvini avait ainsi été poussé à publier un décret ordonnant aux forces de l’ordre de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le transit du bateau dans les eaux territoriales. Le navire n’avait alors pas hésité à faire route vers Lampedusa, en désobéissant aux consignes d’une vedette de la guardia di finanzia (police douanière et financière) lui signifiant d’arrêter sa course. Carola Rackete avait prétexté l’état de santé des migrants recueillis pour refuser d'obtempérer, la polémiste estimant que "leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques". Voyant la polémique enfler, Matteo Salvini avait autorisé, le 15 juin, le débarquement de onze personnes jugées vulnérables: enfants, femmes, malades.

L'essentiel est-il de contrecarrer Salvini ?

Image associéeLa situation du Sea-Watch 3 a provoqué une vague de solidarité des bonnes âmes que la perte par la Libye de ses forces vives laissent de marbre. 
Le curé de Lampedusa, fief de la Ligue de Salvini - il y avait obtenu 45% des voix lors des européennes de mai dernier - a très tôt réclamé le débarquement des 42 autres migrants empêchés de poser le pied sur la terre ferme. Symboliquement, ce dernier campait depuis plusieurs jours sur le parvis de son église.
L’archevêque de Turin, Cesare Noviglia, avait aussi proposé de prendre en charge ces hommes, tout comme des dizaines de municipalités allemandes. Quitte à les laisser disparaître ensuite dans la nature. Les bons sentiments ne coûtent rien à ceux qui s'en parent.

Malgré cette épreuve de force, Macron a annoncé samedi être prêt à accueillir 10 des 42 migrants qui ont débarqué. 
"La France est prête à déployer une nouvelle fois dans les tous prochains jours, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises depuis un an, une mission du ministère de l’Intérieur et de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier 10 personnes en besoin de protection qui pourront être transférées sans délai sur notre territoire", a affirmé la place Beauvau dans un communiqué. Sans garantie que les conditions requises seront rassemblées : c'est la méthode Macron... 

Juste avant l’arrivée en force du navire dans le port de Lampedusa, le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, avait annoncé vendredi après-midi que cinq pays européens (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande) étaient disposés à accueillir les migrants. La Commission européenne exigeait qu’ils soient à terre avant d’organiser la répartition, tandis que Salvini refusait de les laisser descendre avant d’avoir l’assurance qu’ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Sans garantie qu'ils ne choisiront pas ensuite le pays le mieux offrant, socialement...

Dans plusieurs tweets publiés hier matin, Matteo Salvini se félicite de l’arrestation de la capitaine du navire et de la réquisition du bateau.

Matteo Salvini
@matteosalvinimi
🔴🔴🔴 Comandante fuorilegge arrestata.
Nave pirata sequestrata.
Maxi multa alla ONG straniera.
Immigrati tutti distribuiti in altri Paesi europei.
MISSIONE COMPIUTA.#SeaWatch3

10,7 k
08:02 - 29 juin 2019

"Je suis avec les forces de l’ordre; je suis avec la loi; je suis avec l’Italie", a-t-il également martelé par tweet. Mais malgré la fermeté affichée par le ministre de l’Intérieur italien, le centre d’accueil de Lampedusa n’est jamais vide: il a vu débarquer plus de 200 migrants pendant les deux semaines où le Sea-Watch est resté bloqué au large de l’île, bien que le redressement économique du pays ne soit pas encore réalisé. Et plusieurs embarcations de fortune ont déjà été signalées cette nuit au large.

Le Sea-Watch n'a pas été arraisonné : les garde-côtes l'ont escorté sous le contrôle de la police, pour aller s’ancrer au large, afin de ne pas encombrer le petit port ! Deux autres navires dits "humanitaires", l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms et l’Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye étaient samedi en route vers la zone des secours au large de la Libye.
Les passeurs ne prennent pas de vacances...

samedi 6 avril 2019

Castaner soupçonne les ONG de complicité avec les passeurs

Macron et Castaner, sur la même ligne que Salvini

"Les ONG ont pu se faire complices des passeurs," estime Castaner 

59098525-2BAB-4D5E-9A40-DB2DC5161FD2Le ministre de l'Intérieur appelle les ONG chargées de secourir les migrants en Méditerranée à "avoir une attitude responsable", car elles "ont pu se faire complices" des passeurs
Lors de la conférence de presse finale du G7 des ministres de l'Intérieur qui s'est achevé vendredi 5 avril, le ministre a dénoncé "une réelle collusion" ayant pu se produire avec les passeurs dans certains cas, tout en assurant que "les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter de l'aide aux migrants". Sur la terre ferme, à la frontière franco-italienne, le militant anarchiste Cédric Herrou est l'un de ces passeurs, protégés des socialistes.
"On a observé que certaines ONG étaient en contact téléphonique avec des passeurs", a-t-il notamment révélé, appelant dès lors les associations à avoir "une attitude responsable".

Les propos du ministre de l'Intérieur rejoignent ceux de son homologue Italien Matteo Salvini. 
La veille devant la presse, ce dirigeant de la Ligue du Nord, souverainiste, populiste et identitaire, avait dénoncé le rôle des ONG en Méditerranée et avait affirmé avoir reçu le soutien de ses collègues français, allemand et britannique et de l'ensemble du G7 sur sa position. "A ma grande satisfaction, je ne suis pas le seul à avoir des doutes sur les ONG en Méditerranée. Ce n'est pas une position léghiste [de son parti, La Ligue] ou souverainiste", avait-il souligné.

Christophe Castaner se défend de tout "soutien" à Matteo Salvini.
"Ne cherchez pas à interpréter le fait que je vous rappelle cela comme un soutien ou un lien particulier qui existe avec Matteo Salvini." Selon lui "ces faits remontent à 2017", et argue que c'est "la majorité précédente en Italie qui avait établi que dans certaines circonstances et dans certains cas, certains bateaux d'ONG avaient des liens particuliers avec des réseaux de passeurs". Une référence à l'affaire du navire "Juventa", appartenant à "Jugend Rettet", une authentique ONG allemande, dont un témoin présent à bord, policier sous couverture, avait relaté au "Corriere della Sera"son abordage par des canots pneumatiques transportant des migrants.

L'ONG SOS Méditerranée n'a pas tardé à réagir
Contactée par RTL, sa porte-parole, la journaliste Sophie Rahal, garantit que les associations ne contactent "jamais les passeurs". "Je l'interprète comme une nouvelle manière de décrédibiliser notre travail", déplore-t-elle.


En vue des élections européennes de 2019, Salvini cherche à nouer des alliances sur la question de l’immigration avec des dirigeants comme Viktor Orbán (premier ministre hongrois depuis trois mandats sur une ligne politique fondée sur l'illibéralisme, les racines chrétiennes de l’Europe et contre l'immigration) et le plus jeune chef de gouvernement du monde (32 ans) Sebastian Kurz (Parti populaire autrichien). En revanche, le français Macron a des pudeurs de gazelle.

Précisons que contrairement à ce qu'en disent Castaner, Sophie Rahal, RTL ou France Culture, SOS Méditerranée n'est pas une ONG, mais une association civile et européenne de recherche et sauvetage en haute mer.

jeudi 14 mars 2019

L'Etat français poursuivi en justice pour inaction face au réchauffement climatique

La France placée au ban des nations, à la traîne du Pakistan, des Pays-Bas ou de la Colombie

Des recours ont été déposés contre la politique de Macron pour "manquements" à son obligation d'action contre le dérèglement climatique

La France fait à son tour l'objet d'une procédure en justice,  jeudi.
Les ONG Oxfam France, Greenpeace, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot (que cet ancien ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, 2017-2018, de Macron vient de reprendre) ont annoncé avoir chacune déposé leur requête en ligne jeudi matin auprès du tribunal administratif de Paris.

Insatisfaites de la réponse du gouvernement à une demande préalable envoyée en décembre, elles passent à l'étape suivante, fortes du soutien des deux millions de signataires de leur pétition baptisée "l'Affaire du siècle".
"On a patienté longtemps avant d'obtenir une réponse du gouvernement, et il n'annonce aucune nouvelle mesure en profondeur!", explique Marie Pochon, coordonnatrice de 'Notre affaire à tous', association cofondée en 2015 (par 9 membres : Julien Bayou, ancien  porte-parole de la candidate écologiste Joly Eva à la présidentielle, Valérie Cabanes, Béatrice Fainzang, Wandrille Jumeaux, Vincent Madeline, Ingrid Metton, Samanta Novella, Marie Toussaint et Victor Vauquois) sur le modèle du mouvement End Ecocide on Earth, groupe d'"experts", pour oeuvrer à une justice climatique. "Il nous paraît donc assez naturel de déposer ce recours".

Le gouvernement, dans sa réponse en février, avait balayé l'accusation d'inaction d'un revers de manche, évoquant des mesures qui "commencent à porter leurs fruits", tandis que le premier ministre Edouard Philippe discutait avec les ONG.

"Je comprends qu'on ait envie d'agir plus vite, plus fort, plus loin sur le dérèglement climatique, je suis le premier à le vouloir, le président Macron aussi", a commenté jeudi l'actuel ministre de la Transition écologique François de Rugy, sur Public Sénat. "Après, (...) dans aucun tribunal on ne réduira les émissions de gaz à effet de serre. C'est avant tout une affaire politique," s'est contenté de railler cet ex-député écologiste issu d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à partir de 2007 en Loire-Atlantique, et deux fois co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale ...

Le "recours indemnitaire en responsabilité" des ONG demande au juge de reconnaître les "manquements" de l'Etat en matière d'action climatique et "d'enjoindre au Premier ministre et aux ministres compétents d'y mettre un terme". Les requérants réclament la reconnaissance d'un préjudice moral (avec versement symbolique d'un euro) et écologique.

Ils énumèrent les objectifs manqués en matière d'émissions de gaz à effet de serre (repartis à la hausse en 2016), d'efficacité énergétique, d'énergies renouvelables. Autant de défaillances affectant directement les citoyens: santé, sécurité alimentaire...

Le recours s'appuie notamment sur la Charte de l'environnement de 2005 (projet initié et annoncé par le président Jacques Chirac et préparé par la Commission Coppens) et la Convention européenne des droits de l'Homme, dont la valeur contraignante a été reconnue par la justice.
"La valeur constitutionnelle de la Charte a été reconnue, sur le droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé, et sur l'obligation de vigilance environnementale à la charge de l'Etat", souligne Me Clément Capdebos, conseil de Greenpeace.

Une action politique et de com' renforçant le pouvoir des juges

Cette judiciarisation est déjà à l'oeuvre à l'étranger, sur fond de psychose des dérèglements et devant l'insuffisance des mesures constatée à peu près partout. 
En Colombie, la Cour suprême a acté la nécessité d'agir, sur plainte de 25 jeunes. 
Au Pakistan, un fils d'agriculteurs a fait reconnaître le droit à la vie... Selon le Grantham Research Institute (institut de recherche de la London School of Economics et Political Science, centre gauche) plus de 270 affaires sont en cours dans 25 juridictions, hors Etats-Unis où l'on recense plus de 800 cas.
Aux Pays-Bas, il y a notamment la victoire  de l'ONG Urgenda, au nom de 900 citoyens: la Cour de La Haye, s'appuyant sur le droit européen et l'Accord climat de Paris, a imposé à l'Etat de relever ses ambitions de réduction des GES.
Les pouvoirs des députés s'en trouve d'autant plus affaibli.

Ce recours, première procédure climatique à cette échelle en France, fait suite à une autre action, portée fin janvier devant le Conseil d'Etat par le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), ville à risque de submersion.


Quelles chances la procédure française a-t-elle d'aboutir ?

Cette judiciarisation à l'oeuvre à l'étranger tend à gagner la France suite au lobbying sur la presse et à la peur développée dans l'opinion. "C'est une question difficile, on a un recours très ambitieux", reconnaît encore Me Capdebos, qui attend la réponse du juge dans un délai d'"un à deux ans".

Les organisations internationalistes illégitimes supplantent les parlements
"Nous avons trois objectifs: faire reconnaître expressément l'existence de l'obligation de l'Etat en matière de lutte contre le changement climatique, faire constater ses manquements, et l'injonction à agir. On demande beaucoup au juge, mais sa marge de manoeuvre est très large".

"On a un grand espoir, des arguments scientifiques et juridiques solides", estime Marie Pochon. "Mais il n'y a pas que par la justice qu'on y arrivera, à chacun d'actionner des leviers à son niveau", dit aussi la responsable de Notre affaire à tous.

dimanche 12 août 2018

Nouveau coup de la compassion : Macron rencontre la mère d'un détenu français au Maroc

Macron promet son soutien à un Français condamné pour terrorisme au Maroc

Thomas Gallay, 37 ans, est actuellement détenu au Maroc pour ses liaisons présumées avec une cellule terroriste islamiste
La maman éplorée n'est pas aussi isolée qu'il y paraît

Emmanuel Macron a invité la mère de ce ressortissant français au fort de Brégançon. Cet ingénieur, qui purge une peine de quatre ans pour terrorisme, est emprisonné depuis deux ans et demi par les autorités marocaines, qui l'accusent d'avoir prêté 70 euros à un homme radicalisé, ce que nie le Français.

Bien qu'accusé de liens avec une mouvance djihadiste, Thomas Gallay est en fait dans l'attente de son transfèrement en France. 
La presse a été informée de l'action menée par Béatrice Gallay, 63 ans, et de l'accord de l'Elysée pour qu'elle puisse plaider la cause de son fils Thomas auprès du chef de l'Etat lors d'une entrevue "à l'improviste", samedi 11 août, selon BFMTV.

Thomas Gallay avait été condamné en juillet 2016 pour "soutien financier" à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes, après avoir été interpellé 5 mois lors d'un vaste coup de filet anti-terroriste mené par les services marocains, rapporte RTL également sur le coup de cette rencontre-surprise. est accusé d'avoir prêté 70 euros à un individu radicalisé au Maroc. Thomas Gallay assure avoir donné ces 70 euros à son ami pour qu'il puisse recevoir des soins dentaires.

Une deuxième opération com' à Brégançon en moins d'une semaine 

Arrivée samedi 11 au matin devant les barrières du fort de Brégançon avec son second fils, Matthieu (à ne pas confondre avec Mathieu Gallet), la mère du détenu a installé un panneau accusant le royaume marocain de garder son fils en "otage" et demandant de l'aide au chef de l'Etat, avant d'être reçue dans la résidence présidentielle avec son autre fils.


"Je lui fais confiance. De toute façon
je pense que c'est la seule personne à même de résoudre ce problème", a réagi Béatrice Gallay, qui a déclaré que le président Macron lui aurait assuré qu'il allait s'occuper "personnellement" de la situation de son fils. "C'est à la fois un honneur et un plaisir d'être reçu par le chef de l'Etat, qui écoute une citoyenne française en détresse", a t-elle commenté sans vergogne.


Avec l'aide du "Comité de soutien à Thomas Gallay", animé par Odile Janin, la tante de Thomas, avec le soutien de plusieurs ONG, 
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dont 'Soutien sans frontières' (Ongssf), laquelle entend porter secours à certains Français injustement poursuivis à l'étranger (prend-elle en charge Sophie Pétronin, 75 ans, humanitaire française -médecin nutritionniste pour AAG- enlevée par Al-Qaïda au Mali ?), celle de Sacha Doligé, ci-contre, condamné au Maroc à de la prison ferme, fils d'Eric Doligé, alors sénateur du Loiret et président du Conseil général, sa mère, qui a adressé une lettre à Emmanuel Macron en mai et multiplié les entretiens avec l’ambassadeur de France au Maroc, les services consulaires et le quai d’Orsay, Thomas Gallay reste incarcéré à Salé, dans la banlieue de Rabat. 


A la mi-journée, alors que l’attachée de presse de l’Elysée venait à la rencontre des reporters dans l'attente habituelle des éléments de langage, l'attachée a rencontré, puis échangé durant un long moment avec Béatrice Gallay avant de remonter au fort transmettre ses doléances. "Il fallait apparemment venir à Brégançon, a-t-elle remarqué en sortant du fort. J’aurais peut-être dû venir plus tôt mais, dans tous les cas, maintenant c’est fait."

Une "rencontre impromptue", selon Paris Match qui ajoute qu' "elle ressuscite l’espoir d’une mère, et soigne dans le même temps l’image d’un président jusqu’ici discret durant ses vacances, mais soucieux de se montrer proche de la population." La presse-caniveau n'a pas encore trouvé les égoûts.

Cette affaire rappelle étrangement la rencontre-surprise de Macron avec Maxime

Le petit otage de la com' élyséenne n'a pas l'air à la fête
Après plusieurs jours de mutisme au fort de Brégançon, le président avait mis en scène sa rencontre avec Maxime, 6 ans et pourtant admiratif de Jupiter, et qui avait attendu son dieu vivant devant les grilles du Fort, selon Europe 1, avant de le croiser, mardi 7 août, lors de son bain de foule de campeurs.

Tous les quatre jours, du nouveau: vendredi arrivée à Brégançon et entrevue avec Theresa May, mardi, opération Maxime et, samedi, opération Thomas... 
La prochaine devrait être pour le mercredi 15 août: assomption de Brigitte, mère de Manu ?