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vendredi 18 octobre 2019

Macron s'oppose à l'élargissement de l'UE de 27 à 29

L'ingérable mastodonte peut-il encore prendre des kilos ? 

En plus du Brexit, les 27 se créent un nouveau casse-tête

Macron s'oppose à l'élargissement de l'Union européenne à la Macédoine du Nord et à l'Albanie, sous le feu des critiques de ses partenaires.

Outre la France, les Pays-Bas et le Danemark ont également exprimé des réticences, mais la chancelière Angela Merkel a manifesté sa "déception".

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est montré plus sévère en dénonçant "une lourde erreur historique". 
"Pour être crédible, l'Union européenne doit respecter ses engagements", a-t-il fait valoir.
"Nous avons fait des promesses à ces pays", a renchéri le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, soulignant qu'une "écrasante majorité des Etats membres est favorable" à l'ouverture des négociations avec les deux candidats, mais l'unanimité  des Etats membres est requise.

Le président français a justifié son opposition par la nécessité de réformer le fonctionnement de l'UE avant de s'élargir.

"Avant tout élargissement, sachons nous réformer", a-t-il insisté lors de sa conférence de presse. "Tous les progrès réclamés (aux deux candidats) ne sont pas là", a-t-il jugé.

La réforme du processus d'élargissement est prioritaire, a expliqué Macron. Ce qui est prioritaire c'est ce qui "n'est plus adapté", "trop bureaucratique" et "ne parle plus aux peuples".

Les Pays-Bas et la France font front commun. 
"Nous avons vu un duo bien réglé entre Macron et Rutte", le premier ministre néerlandais, a confié l'un d'eux. "Ce qui servait l'un, servait l'autre", selon lui. Les discussions ont duré jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi et plusieurs solutions de compromis ont été rejetées, selon des participants. 

L'une des propositions rejetées était de dissocier les deux candidatures afin de permettre d'ouvrir les négociations avec la Macédoine du Nord.

Résultat de recherche d'images pour "Macedonien du Nord musulman"
Plusieurs diplomates ont estimé que le blocage français s'expliquait par des raisons de politique interne, liées aux questions d'immigration, avec la crainte d'un afflux en cas d'une plus grande ouverture des frontières, ont estimé plusieurs diplomates.
Tout en affirmant que cela n'était pas le cas, Macron s'est interrogé: "Comment voulez-vous que j'explique à mes concitoyens que le deuxième pays qui demande le plus l'asile (politique) en France, ce sont des gens qui viennent de l'Albanie?".

Résultat de recherche d'images pour "Albanais"
A Tirana, capitale de l'Albanie, le journal Tema a raillé l'intérêt du président français qui est "de gagner en popularité en étant le président qui n'a pas permis l'élargissement et a fait des Albanais le symbole des migrants face aux xénophobes de Marine Le Pen", la cheffe de l'extrême droite française.

Les détracteurs de l'actuel processus d'élargissement sont aussi dans la crainte que se répètent les problèmes liés à la corruption et à l'indépendance de la justice, que connaissent la Roumanie et la Bulgarie, qui ont adhéré en 2007. 

Les partisans d'une adhésion de ces pays soutiennent, en revanche, que le refus de nouveaux membres risque de les pousser dans les bras de la Turquie, de la Chine et de la Russie, déjà très actives dans les Balkans.
Dès sa libération totale en novembre 1944, l'Albanie s'est donné un gouvernement communiste et le gouvernement de la république populaire d'Albanie sera le seul à refuser la déstalinisation à partir de 1956 . Dans les années 60, l'Albanie se brouille également avec l'URSS et s'aligne sur la Chine maoïste. Elle est devenue une terre de conquête des Salafistes. Au début du XXe siècle, on comptait en Albanie plus de musulmans, 53 %, que de chrétiens, 47 %.
Quant à la Macédoine du Nord, ancienne république yougoslave de Macédoine, elle compte ainsi une majorité d'habitants chrétiens orthodoxes, mais aussi une forte communauté musulmane. Les Albanais, les Turcs, les Roms et les Bosniaques de Macédoine appartiennent pour la majorité à l'islam sunnite.
Le premier ministre de la Macédoine du Nord, Zoran Zaev, a averti que ses concitoyens n'accepteront pas indéfiniment d'être rejetés, alors que Skopje a mis en oeuvre les réformes réclamées par Bruxelles.
Le président de ce pays, Stevo Pendarovski, a cherché à apaiser les tensions. "Ce n'est pas le temps de l'apathie, des divisions ou des sentiments négatifs envers certains pays", a-t-il averti.
"Tout le monde admet que la Macédoine du Nord a fait beaucoup: elle a changé le nom du pays (afin de régler son différend avec la Grèce), elle a changé sa constitution et a tout fait pour être invitée", a souligné le président lituanien Gitanas Nauseda.

Le dossier sera à nouveau évoqué au printemps 2020 lors du prochain sommet UE-Balkans à Zagreb, a annoncé Donald Tusk. 
La Croatie, prochaine présidente de l'UE, compte faire de l'élargissement l'une de ses priorités.

jeudi 14 mars 2019

L'Etat français poursuivi en justice pour inaction face au réchauffement climatique

La France placée au ban des nations, à la traîne du Pakistan, des Pays-Bas ou de la Colombie

Des recours ont été déposés contre la politique de Macron pour "manquements" à son obligation d'action contre le dérèglement climatique

La France fait à son tour l'objet d'une procédure en justice,  jeudi.
Les ONG Oxfam France, Greenpeace, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot (que cet ancien ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, 2017-2018, de Macron vient de reprendre) ont annoncé avoir chacune déposé leur requête en ligne jeudi matin auprès du tribunal administratif de Paris.

Insatisfaites de la réponse du gouvernement à une demande préalable envoyée en décembre, elles passent à l'étape suivante, fortes du soutien des deux millions de signataires de leur pétition baptisée "l'Affaire du siècle".
"On a patienté longtemps avant d'obtenir une réponse du gouvernement, et il n'annonce aucune nouvelle mesure en profondeur!", explique Marie Pochon, coordonnatrice de 'Notre affaire à tous', association cofondée en 2015 (par 9 membres : Julien Bayou, ancien  porte-parole de la candidate écologiste Joly Eva à la présidentielle, Valérie Cabanes, Béatrice Fainzang, Wandrille Jumeaux, Vincent Madeline, Ingrid Metton, Samanta Novella, Marie Toussaint et Victor Vauquois) sur le modèle du mouvement End Ecocide on Earth, groupe d'"experts", pour oeuvrer à une justice climatique. "Il nous paraît donc assez naturel de déposer ce recours".

Le gouvernement, dans sa réponse en février, avait balayé l'accusation d'inaction d'un revers de manche, évoquant des mesures qui "commencent à porter leurs fruits", tandis que le premier ministre Edouard Philippe discutait avec les ONG.

"Je comprends qu'on ait envie d'agir plus vite, plus fort, plus loin sur le dérèglement climatique, je suis le premier à le vouloir, le président Macron aussi", a commenté jeudi l'actuel ministre de la Transition écologique François de Rugy, sur Public Sénat. "Après, (...) dans aucun tribunal on ne réduira les émissions de gaz à effet de serre. C'est avant tout une affaire politique," s'est contenté de railler cet ex-député écologiste issu d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à partir de 2007 en Loire-Atlantique, et deux fois co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale ...

Le "recours indemnitaire en responsabilité" des ONG demande au juge de reconnaître les "manquements" de l'Etat en matière d'action climatique et "d'enjoindre au Premier ministre et aux ministres compétents d'y mettre un terme". Les requérants réclament la reconnaissance d'un préjudice moral (avec versement symbolique d'un euro) et écologique.

Ils énumèrent les objectifs manqués en matière d'émissions de gaz à effet de serre (repartis à la hausse en 2016), d'efficacité énergétique, d'énergies renouvelables. Autant de défaillances affectant directement les citoyens: santé, sécurité alimentaire...

Le recours s'appuie notamment sur la Charte de l'environnement de 2005 (projet initié et annoncé par le président Jacques Chirac et préparé par la Commission Coppens) et la Convention européenne des droits de l'Homme, dont la valeur contraignante a été reconnue par la justice.
"La valeur constitutionnelle de la Charte a été reconnue, sur le droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé, et sur l'obligation de vigilance environnementale à la charge de l'Etat", souligne Me Clément Capdebos, conseil de Greenpeace.

Une action politique et de com' renforçant le pouvoir des juges

Cette judiciarisation est déjà à l'oeuvre à l'étranger, sur fond de psychose des dérèglements et devant l'insuffisance des mesures constatée à peu près partout. 
En Colombie, la Cour suprême a acté la nécessité d'agir, sur plainte de 25 jeunes. 
Au Pakistan, un fils d'agriculteurs a fait reconnaître le droit à la vie... Selon le Grantham Research Institute (institut de recherche de la London School of Economics et Political Science, centre gauche) plus de 270 affaires sont en cours dans 25 juridictions, hors Etats-Unis où l'on recense plus de 800 cas.
Aux Pays-Bas, il y a notamment la victoire  de l'ONG Urgenda, au nom de 900 citoyens: la Cour de La Haye, s'appuyant sur le droit européen et l'Accord climat de Paris, a imposé à l'Etat de relever ses ambitions de réduction des GES.
Les pouvoirs des députés s'en trouve d'autant plus affaibli.

Ce recours, première procédure climatique à cette échelle en France, fait suite à une autre action, portée fin janvier devant le Conseil d'Etat par le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), ville à risque de submersion.


Quelles chances la procédure française a-t-elle d'aboutir ?

Cette judiciarisation à l'oeuvre à l'étranger tend à gagner la France suite au lobbying sur la presse et à la peur développée dans l'opinion. "C'est une question difficile, on a un recours très ambitieux", reconnaît encore Me Capdebos, qui attend la réponse du juge dans un délai d'"un à deux ans".

Les organisations internationalistes illégitimes supplantent les parlements
"Nous avons trois objectifs: faire reconnaître expressément l'existence de l'obligation de l'Etat en matière de lutte contre le changement climatique, faire constater ses manquements, et l'injonction à agir. On demande beaucoup au juge, mais sa marge de manoeuvre est très large".

"On a un grand espoir, des arguments scientifiques et juridiques solides", estime Marie Pochon. "Mais il n'y a pas que par la justice qu'on y arrivera, à chacun d'actionner des leviers à son niveau", dit aussi la responsable de Notre affaire à tous.

jeudi 28 février 2019

L'Etat-Macron à la ramasse : après Ascoval ou Ford, maintenant Air France-KLM...

Cette fois, Le Maire victime d'un complot !

Les Pays-Bas ont 
acquis 14% du capital du groupe Air France-KLM, a annoncé son partenaire KLM à Air France...

Les Pays-Bas comptent s’arrêter là dans son appropriation de parts détenues par la France. A Bercy, certains jugent "inamicale" cette prise de participation par un autre actionnaire, Delta Air Lines, l'une des principales compagnies au monde, avec qui KLM pourrait s’allier et prendre le contrôle effectif de la holding française.

L’action du groupe franco-néerlandais a encore perdu de 3,38% le 28 février 2018, après avoir déjà chuté de 11,7% mercredi, suite à l’annonce "sans concertation" de la prise de participation de 12,68% par l’Etat néerlandais. Les ministres des Finances Bruno le Maire, qui évoque une "décision incompréhensible et inattendue", pendant qu'il écrit ses romans Arlequin.

A noter toutefois qu'en juillet 2017,
Delta Air Lines a conclu un accord avec la compagnie chinoise China Eastern Airlines de prendre une participation chacune de 10 % de Air-France KLM. Cet accord prévoit également qu'Air-France et Delta Air Lines prennent 40 % chacun du capital de la compagnie aérienne Virgin Atlantic (le groupe Virgin conservera les 20 % du capital restant). Delta Air Lines est client d'Airbus, un consortium européen entre la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Un 'grand débat' franco-néerlandais en perspective ce vendredi

Wopke Hoekstra et Le Maire doivent se rencontrer ce vendredi matin à Bercy, le président Emmanuel Macron ayant demandé à La Haye de "clarifier" ses intentions... L'objectif de cette rencontre avec son homologue néerlandais (un centriste démocrate-chrétien de 43 ans) est de "préserver l’intérêt" de la société
L’argument avancé par les Néerlandais sur la préservation des intérêts de la compagnie nationale KLM est recevable : l'allié réalise 80% du bénéfice opérationnel du groupe binational quand Air France perd des centaines de millions d’euros dans des mouvements sociaux. 

Mais l'argument en faveur de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, le 3e en Europe, est beaucoup plus contestable, la plateforme arrivant à saturation et Bruno Le Maire expliquant qu’un protocole d’accord sur sa "préservation" avait été négocié par le groupe "avec les autorités néerlandaises", et était prêt à être signé mardi ; "il va être mis de côté", a répliqué le ministre français de l'Economie.

On en sait un peu plus sur la façon dont La Haye a opéré "en douce"

Les Pays-Bas ont réussi à acheter 744 millions d’euros d’actions depuis la semaine dernière.
Parmi les vendeurs figure le fonds d’investissement américain Capital Group, passé de 6,1% du capital en juin dernier à quasiment rien aujourd’hui. 
Ce qui entretient la rumeur d’une possible entente entre KLM et Delta Air Lines (8,78% du capital, comme China Eastern Airlines) pour, à terme, mettre fin à la suprématie des Français sur les droits de vote au Conseil d’Administration d’Air France-KLM. 

Avec 14,3% du capital, la France jouit de 22,7% des droits de vote exerçables, mais  les Pays-Bas pourraient atteindre ce niveau dans deux ans, tandis que, dès septembre prochain, les droits de vote de Delta seront eux aussi doublés. Leur alliance permettrait donc une prise de contrôle aux dépens de la France. 

Mais des analystes interrogés par La Tribune prévoient que la compagnie américaine pourrait jouer un rôle d’arbitre entre Paris et La Haye, sans toutefois la créditer d' un effet positif sur la gestion d'Air France-KLM.

– Etat français : 14,3% des actions

– Etat néerlandais : 14%

– Delta Air Lines : 8,8%

– China Eastern Airlines : 8,8%

– Salariés du groupe : 3,9%

– Autocontrôle (actions détenues par le groupe) : 0,3%

– Autres actionnaires dont, avant l’opération, Natixis (filiale du groupe BPCE, elle-même issue de la fusion des groupes Caisse d'épargne et Banque populaire), DCNA (rachetée par ...Natixis ), etc...: 49,9%



vendredi 11 août 2017

La France a autorisé des oeufs contaminés en provenance de l'Union européenne

Des oeufs contaminés en provenance de Belgique et des Pays-Bas ont été introduits en France

Près de 250.000 oeufs contaminés au fipronil, sont mis en vente en France depuis avril

Ce que disent les perturbateurs endocriniensCette précision du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert met en cause Stéphane Le Foll. Bien qu'il s'agisse d'un produit phytosanitaire et d'antiparasitaire vétérinaire, qui présente un effet insecticide et acaricide, il a estimé vendredi que "le risque pour la santé humaine est très faible".  
"Deux centres d’emballage d’œufs dans le Nord et la Somme ont reçu des oeufs de consommation contaminés en provenance des Pays-Bas et de Belgique", a confirmé à l’antenne de la radio RMC Stéphane Travert, le ministre de Macron, en charge de l'Agriculture et de l'Alimentation dans le second gouvernement d'Édouard Philippe, depuis le 21 juin 2017. "Un premier lot de 196.000 oeufs en provenance de Belgique a été mis sur le marché entre le 16 avril et le 2 mai", a-t-il précisé, ajoutant que "ces oeufs ont été déjà consommés, sans impact pour la santé"

Résultat de recherche d'images pour "fipronil oeufs contaminés"
Le ministre a fait état d’un avis de l’Agence de sécurité de l’alimentationl’ANSES, chargée de la sécurité sanitaire, qui confirme que "le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les oeufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire".  Cet avis "constitue plutôt une bonne nouvelle", a-t-il estimé. 

S. Travert a néanmoins cité une autre provenance, celle d’un "deuxième lot qui vient des Pays-Bas", portant le code 0NL43651-01 et comprenant "environ 48.000 oeufs qui ont été mis en vente  entre le 19 et le 28 juillet par des magasins Leader Price", une enseigne de hard-discount française créée en 1988 par le Groupe Casino.   
Résultat de recherche d'images pour "oeufs contaminés"
"Les niveaux de contamination ne présentent pas de risque pour les consommateurs”, a-t-il assuré, "mais en ayant connaissance du numéro de lot, s’ils préfèrent les détruire ou les écarter, ils en ont toute la liberté". 

"Nous ne faisons pas face à un scandale sanitaire, mais à une fraude", a affirmé S. Travert
.

Le ministre LREM a mis en cause "des entreprises qui ont été trompées par leurs fournisseurs". Le ministre français compte faire mieux que Stéphane Le Foll, rappelant que Paris souhaite "prendre une initiative au prochain conseil des ministres de l’Agriculture en septembre à Tallinn pour mesurer l’ampleur de cette affaire".
Résultat de recherche d'images pour "oeufs contaminés"
Par ailleurs, deux entreprises se sont ajoutées à la liste des sociétés ayant importé des produits contaminés au fipronil. Ces "deux établissements, situés dans les départements de Moselle et de Vendée, ont réceptionné des ovoproduits contaminés en provenance de Belgique", a-t-il expliqué. Depuis le début de la semaine, cinq casseries d’oeufs – qui transforment les oeufs en ovoproduits – ont déjà été identifiés. 

Le ministre de l’Agriculture a annoncé que, en amont des importateurs,  "tous les produits contenant des oeufs issus des élevages contaminés seront retirés du marché dans l’attente de résultats d’analyses" et que ces aliments "seront remis sur le marché en cas de résultat favorable". 
"Les enquêteurs vont distinguer (les) situations" et "si le taux de contamination est nul ou très faible, aucune mesure n’est nécessaire", a-t-il toutefois nuancé. 

Pour remonter jusqu’aux divers gâteaux, pâtes ou sauces pouvant contenir des traces de fipronil, "nous allons effectuer une traçabilité de l’aval qui sera systématique sur l’ensemble des oeufs qui proviennent des élevages contaminés", soit 86 exploitations en Belgique et aux Pays-Bas, a-t-il poursuivi.

L'ANSES, établissement public administratif  sous contrôle de l'Etat,  et le gouvernement ont-ils assuré  leur fonction sanitaire préventive. 
Le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, l'écologiste Nicolas Hulot, ne s'est pas encore manifesté sur cette fraude et le candidat de l'extrême gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, député La France Insoumise, qui se déclarait "impliqué depuis longtemps dans le dossier des perturbateurs endocriniens", notamment au Parlement européen, s'est  pourtant "dés-"impliqué, "ferme les yeux" et profite sereinement de ses vacances, indifférent au risque sanitaire actuel de ses concitoyens.
"J’affirme que les perturbateurs endocriniens seront peut-être la cause qui fera bientôt régresser de l’intérieur la civilisation humaine en la vidant de ses protagonistes empoisonnés par un système qui montre une fois de plus qu’il est incapable de s’auto-réguler aussi longtemps qu’il s’abandonne au jeu spontané des intérêts particuliers. Les perturbateurs endocriniens sont le nom de cette marche vers la barbarie et l’autodestruction que contient pour notre espèce le modèle actuel de l’organisation de la société humaine. Il l’est sous sa forme la plus grimaçante et la plus effrayante. Pour vendre des produits chimiques, une entreprise au lourd passif dans l’histoire n’hésite pas à essayer de faire fermer les yeux à tous ceux qui s’y opposent.
 
Son indifférence au sort des êtres humains est aussi abominable aujourd’hui que quand elle produisait sans remords ni conscience des gaz pour les camps d’extermination de masse"...
Le directeur général de l'ANSES, Roger Genet, est un scientifique investi depuis plus de dix ans dans les politiques de recherche et d’expertise, en appui aux politiques publiques, dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement et ancien directeur général de la recherche et de l’innovation au ministère chargé de la Recherche depuis ...mars 2012. Français,dormez en paix.


jeudi 15 novembre 2012

Zone euro: la récession est maintenant officielle

La France de Sarkozy résiste encore

La gauche bien heureuse des effets durables de la politique de la droite

La France et l'Allemagne tirent encore leur épingle du jeu.
Pourtant, le PIB de la zone euro a reculé de 0,1% au 3e trimestre, selon Eurostat. Il s'était déjà replié de 0,2% au trimestre précédent. Depuis juillet, la situation semble s'être stabilisée en Italie et aussi, dans une moindre mesure, en Espagne. 

La zone euro est entrée en récession
puisqu'elle vient de connaître son deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB.  
En revanche, alors que le PIB de l'Union européenne à 27 reste positif et affiche une progression de 0,1 %. En rythme annuel, la croissance de la zone euro se replie de 0,6 % et  celle de l'Union à 27 affiche une baisse de 0,4 %

Cette confirmation de
la baisse de l'activité sur le vieux continent conforte un peu plus le pessimisme des économistes que la Banque centrale européenne (BCE) interroge régulièrement. Pour 2012, selon le bulletin mensuel de la BCE, il faut prévoir un recul du Produit intérieur brut de 0,5% contre -0,3% attendu il y a trois mois. Pour 2013, on peut s'attendre à une croissance de 0,3% contre +0,6% auparavant. Ces attentes " se situent à l'intérieur des fourchettes publiées dans les projections macroéconomiques de septembre établies par les services de la BCE, mais se sont rapprochées de la fourchette basse pour 2012 ", tempère cependant la BCE. 

En matière de chômage leurs prévisions sont également plus mauvaises : ils s'attendent désormais à ce qu'il atteigne un taux de 11,3% en zone euro en 2012, 11,6% en 2013, avant une décrue à 11,2% en 2014 contre 10,8% attendu jusqu'ici.

La droite, en France et en Allemagne, a tiré son épingle du jeu

Mais en tout état de cause, les différents états membres de la zone euro ont agi en ordre dispersé au cours du troisième trimestre, comme l'attestent les chiffres publiés au fil de la matinée. Si la France a créé la surprise en annonçant une progression de son PIB de 0,2 % sur la période précédent l'arrivée de la gauche en France, en Allemagne les statistiques publiées confirment le ralentissement de l'activité, initié au début de 2012 se confirme avec un PIB lui aussi en progression de 0,2 %.

La mauvaise surprise est venue des Pays-Bas (centre-droit)
 
Non seulement le PIB s'est contracté de 1,1% au troisième trimestre, mais   le Bureau central de la statistique a révisé à la baisse la croissance du deuxième trimestre (à +0,1% au lieu de +0,2%). En rythme annuel, le PIB néerlandais affiche un repli de 1,6%, après une contraction de 0,4% au deuxième trimestre.

Des signes encourageants en Italie et Espagne

Noter le chèche pro-palestinien...
Dans le sud de l'Europe, la situation reste elle aussi très contrastée.
Si la journée de mercredi avait apporté son lot de mauvaises nouvelles avec une aggravation de la crise en Grècemais aussi au Portugalles perspectives sont plus rassurantes pour l'Italie et l'Espagneen ce 15 novembre. 

Et ce n'est pas grâce à l'extrême gauche, comme en témoignent les photos montrant les heurts entre leurs manifestants et les forces de l'ordre, à Madrid (ci-dessus) et au Portugal (ci-contre) 

L'économie italienne
, la troisième de la zone euro, s'est contractée de 0,2% au troisième trimestre
, mais moins marquée qu'attendu, cette baisse suggère que le pays pourrait se rapprocher d'une sortie de la récession dans laquelle il est plongé depuis 2011.Le PIB italien avait chuté de 0,7% au deuxième trimestre, selon l'institut national de statistiques (Istat). En rythme annuel, le PIB affiche un recul de 2,4% sur juillet-septembre, comme sur avril-juin.
En Espagne aussi, la recul de l'activité semble moindre que par le passé. Le PIB a en effet baissé de 0,3 % au troisième trimestre après un recul de 0,4 % au précédent. En rythme annuel, sur le troisième trimestre, le PIB est en repli de 1,6%, selon l'Institut national de la statistique (Ine) ce qui n'est pas très éloigné de l'objectif visé par le gouvernement (un repli de 1,5% à la fin de l'année.) Et ce d'autant plus que le ministre de l'Economie Luis de Guindos a déclaré ce jeudi que les derniers chiffres suggéraient un recul moins marqué.