POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Danemark. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Danemark. Afficher tous les articles

vendredi 18 octobre 2019

Macron s'oppose à l'élargissement de l'UE de 27 à 29

L'ingérable mastodonte peut-il encore prendre des kilos ? 

En plus du Brexit, les 27 se créent un nouveau casse-tête

Macron s'oppose à l'élargissement de l'Union européenne à la Macédoine du Nord et à l'Albanie, sous le feu des critiques de ses partenaires.

Outre la France, les Pays-Bas et le Danemark ont également exprimé des réticences, mais la chancelière Angela Merkel a manifesté sa "déception".

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est montré plus sévère en dénonçant "une lourde erreur historique". 
"Pour être crédible, l'Union européenne doit respecter ses engagements", a-t-il fait valoir.
"Nous avons fait des promesses à ces pays", a renchéri le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, soulignant qu'une "écrasante majorité des Etats membres est favorable" à l'ouverture des négociations avec les deux candidats, mais l'unanimité  des Etats membres est requise.

Le président français a justifié son opposition par la nécessité de réformer le fonctionnement de l'UE avant de s'élargir.

"Avant tout élargissement, sachons nous réformer", a-t-il insisté lors de sa conférence de presse. "Tous les progrès réclamés (aux deux candidats) ne sont pas là", a-t-il jugé.

La réforme du processus d'élargissement est prioritaire, a expliqué Macron. Ce qui est prioritaire c'est ce qui "n'est plus adapté", "trop bureaucratique" et "ne parle plus aux peuples".

Les Pays-Bas et la France font front commun. 
"Nous avons vu un duo bien réglé entre Macron et Rutte", le premier ministre néerlandais, a confié l'un d'eux. "Ce qui servait l'un, servait l'autre", selon lui. Les discussions ont duré jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi et plusieurs solutions de compromis ont été rejetées, selon des participants. 

L'une des propositions rejetées était de dissocier les deux candidatures afin de permettre d'ouvrir les négociations avec la Macédoine du Nord.

Résultat de recherche d'images pour "Macedonien du Nord musulman"
Plusieurs diplomates ont estimé que le blocage français s'expliquait par des raisons de politique interne, liées aux questions d'immigration, avec la crainte d'un afflux en cas d'une plus grande ouverture des frontières, ont estimé plusieurs diplomates.
Tout en affirmant que cela n'était pas le cas, Macron s'est interrogé: "Comment voulez-vous que j'explique à mes concitoyens que le deuxième pays qui demande le plus l'asile (politique) en France, ce sont des gens qui viennent de l'Albanie?".

Résultat de recherche d'images pour "Albanais"
A Tirana, capitale de l'Albanie, le journal Tema a raillé l'intérêt du président français qui est "de gagner en popularité en étant le président qui n'a pas permis l'élargissement et a fait des Albanais le symbole des migrants face aux xénophobes de Marine Le Pen", la cheffe de l'extrême droite française.

Les détracteurs de l'actuel processus d'élargissement sont aussi dans la crainte que se répètent les problèmes liés à la corruption et à l'indépendance de la justice, que connaissent la Roumanie et la Bulgarie, qui ont adhéré en 2007. 

Les partisans d'une adhésion de ces pays soutiennent, en revanche, que le refus de nouveaux membres risque de les pousser dans les bras de la Turquie, de la Chine et de la Russie, déjà très actives dans les Balkans.
Dès sa libération totale en novembre 1944, l'Albanie s'est donné un gouvernement communiste et le gouvernement de la république populaire d'Albanie sera le seul à refuser la déstalinisation à partir de 1956 . Dans les années 60, l'Albanie se brouille également avec l'URSS et s'aligne sur la Chine maoïste. Elle est devenue une terre de conquête des Salafistes. Au début du XXe siècle, on comptait en Albanie plus de musulmans, 53 %, que de chrétiens, 47 %.
Quant à la Macédoine du Nord, ancienne république yougoslave de Macédoine, elle compte ainsi une majorité d'habitants chrétiens orthodoxes, mais aussi une forte communauté musulmane. Les Albanais, les Turcs, les Roms et les Bosniaques de Macédoine appartiennent pour la majorité à l'islam sunnite.
Le premier ministre de la Macédoine du Nord, Zoran Zaev, a averti que ses concitoyens n'accepteront pas indéfiniment d'être rejetés, alors que Skopje a mis en oeuvre les réformes réclamées par Bruxelles.
Le président de ce pays, Stevo Pendarovski, a cherché à apaiser les tensions. "Ce n'est pas le temps de l'apathie, des divisions ou des sentiments négatifs envers certains pays", a-t-il averti.
"Tout le monde admet que la Macédoine du Nord a fait beaucoup: elle a changé le nom du pays (afin de régler son différend avec la Grèce), elle a changé sa constitution et a tout fait pour être invitée", a souligné le président lituanien Gitanas Nauseda.

Le dossier sera à nouveau évoqué au printemps 2020 lors du prochain sommet UE-Balkans à Zagreb, a annoncé Donald Tusk. 
La Croatie, prochaine présidente de l'UE, compte faire de l'élargissement l'une de ses priorités.

mercredi 6 février 2019

Alstom-Siemens : le "premier de cordée" de Bercy s'attend, impuissant, au rejet de la fusion

Le Maire incrimine la Commission européenne : mauvais signal, à la veille des Européennes

Bras ballants, le ministre de l'Economie et des Finances attend le déraillement du projet de la création d'un géant ferroviaire européen


Joe Kaeser (Siemens) et Henri Poupart-Lafarge (Alstom) annoncent le projet d’union de leurs entreprises, à Paris, en septembre 2017.
Joe Kaeser (Siemens) et Henri Poupart-Lafarge (Alstom) annoncent le projet d’union 
de leurs entreprises, à Paris, en septembre 2017
Le probable veto de la Commission européenne au rapprochement entre les deux entreprises est confirmé par le ministre des Finances de Macron, mercredi, le qualifiant d’ "erreur" qui "va servir les intérêts" de la Chine.

Bruno le Maire a renoncé :  "Je crois que les jeux sont faits, a affirmé le ministre sur France 2. Je le regrette profondément parce que je considère que c’est une erreur économique. "

Le groupe français Alstom tiendra, mercredi 6 février dans l’après-midi, un bureau du comité européen extraordinaire qui pourrait acter l’échec du projet de rapprochement avec l’allemand Siemens dans le ferroviaire, a informé, mardi 5 février, une source proche du dossier.
La même source indique que Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom (rémunération globale de 1.653.947 € en tant que PDG de Alstom), devrait probablement annoncer aux dirigeants et salariés que le projet de mariage avec Siemens ne se fera pas. Dans un entretien avec Le Figaro, mardi, H. Poupart-Lafarge, estimait "probable" un rejet du projet de rapprochement avec le conglomérat allemand dans le ferroviaire par la Commission européenne. 

Pressions inopérantes de Berlin et Paris

Les locomotives de l'Union européenne espéraient créer un champion européen du rail face à la concurrence chinoise, mais la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, devrait mettre son veto au projet de fusion, annoncé en grande pompe en septembre 2017, ont affirmé trois sources à Bruxelles et une source du gouvernement français. 

La commissaire danoise (Parti social-libéral : centre gauche) s’est inquiétée à maintes reprises des effets de ce rapprochement. Il réduirait le nombre d’industriels rivaux dans l’Union, ce qui risquerait de faire monter les prix des trains pour les compagnies ferroviaires, et celui des billets pour les consommateurs.

Une luthérienne comme les aimait Macron

Le mercredi 29 août, devant la reine de Danemark, Margrethe II, Macron avait vanté les Danois, "peuple luthérien" ouvert aux transformations, débinant les Français, "Gaulois réfractaires au changement"... 


De façon assez inhabituelle, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a défendu mardi, dans un discours à Bruxelles, la politique européenne de la concurrence. Elle avait été vivement attaquée ces dernières semaines par les gouvernements français et allemand, ainsi que par les industriels de ces deux pays.

"Nous permettrons toujours une concurrence équitable pour les entreprises et, en fin de compte, pour les consommateurs (…). Nous ne ferons jamais de politique ou de favoritisme quand il s’agit d’assurer des règles du jeu équitables ", a lancé le Luxembourgeois. Autrefois encensée par le président français Emmanuel Macron pour son intransigeance vis-à-vis des GAFA, Mme Vestager est devenue la cible d’attaques plus ou moins directes de Paris et Berlin. 

Les deux capitales, comme les industriels, craignent la concurrence du chinois CRRC 

Résultat de recherche d'images pour "chinois CRRC"



Société d'Etat sous contrôle direct du gouvernement de la République populaire de Chine et
n°1 mondial du ferroviaire né du rapprochement de deux entreprises d’Etat contrôlées par Pékin, l'ogre chinois qui a poussé Alstom dans les bras de Siemens fabrique 200 trains à grande vitesse chaque année, et Siemens-Alstom 35, notait récemment Bruno Le Maire.

Picture-4
Le Transrapid de Shanghai (ci-contre) est un train à suspension magnétique circulant en Chine. Il fonctionne grâce à des électroaimants incorporés de chaque côté de la voie et sur les bogies du train qui se repoussent mutuellement. Le train circule sur un monorail et "flotte" à 10 cm au-dessus du rail. Les aimants sont situés à l’avant et à l’arrière du train. Il peut rouler jusqu’à 431 km/h.


Mardi, une source gouvernementale française a estimé que le veto attendu de Bruxelles est "symptomatique d’une certaine idéologie de la Commission qui va à l’encontre des intérêts européens", regrettant une interprétation des règles "extrêmement stricte" de la part de Bruxelles. Selon cette source, ce refus constitue "un cadeau à la Chine" qui voit s’ouvrir le marché européen, alors qu’elle se protège avec des subventions élevées et que son marché est "aujourd’hui extrêmement fermé".

Le même jour, Peter Altmaier, le ministre allemand de l’économie, a également plaidé pour une politique favorisant des regroupements à l’échelle européenne, pour créer des groupes capables de jouer "à égalité" sur la scène internationale et une révision du droit européen de la concurrence. "N’y a-t-il pas des domaines tels que l’aviation, les chemins de fer, les banques où vous devez prendre le marché mondial comme référence plutôt que l’européen ?", a fait valoir le ministre.

L’interdiction de la fusion devrait faire le bonheur des syndicats belge et français d’Alstom. A Paris, lors d’une rencontre avec Mme Vestager, le 21 janvier, ils avaient réitéré  leur opposition au projet, craignant d’importantes suppressions de postes. 
Elle est propriétaire d'une maison de vacances sur l'île d'Oléron, laquelle ne devrait pas avoir à souffrir de la situation.

jeudi 30 août 2018

Les retraités "peuvent faire un effort", estime Aurore Bergé, 31 ans

Fille d'intermittent du spectacle et de voix d'"Amour, gloire et Beauté", trentenaire et  ex-épouse de socialiste, sait-elle de quoi elle parle ?

Les retraités "ont la capacité" de faire l'effort demandé par le gouvernement sur les pensions, juge cette juppéiste.

Résultat de recherche d'images pour "Asterix falbala"
La député La République en marche (LREM) des Yvelines, Aurore Bergé, s'est dite "étonnée du débat sur les retraites", estimant mardi 28 août que les retraités "peuvent faire un effort" pour aider à rétablir les comptes publicsdans un entretien avec Boursorama, propriété de la Société générale, banque accusée d’avoir versé au moins 58 millions de dollars de pots-de-vin à Leinada, une structure basée au Panama et dirigée par Walid Giahmi, un proche de Saïf Al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi.

"On ne peut pas dire que rétablir les comptes publics [déficit public] et réduire la dette est essentiel et, dans le même temps, ne pas assumer quand on demande de faire des efforts", a raconté la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Les actifs n'ont-il pas d'effort générationnel à faire 
pour leurs enfants et leurs petits enfants?
"On ne peut pas dire que rétablir les comptes publics [déficit public] et réduire la dette est essentiel et, dans le même temps, ne pas assumer quand on demande de faire des efforts", a raconté la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

La majorité présidentielle déteste-t-elle les Français ? 

La porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée ait le procès de ses concitoyens.
Les Français sont parfois "schizophréniques", s'agace Bergé dénonçant les critiques des mesures annoncées dimanche par Edouard Philippe pour le budget 2019.

Bergé crée un conflit transgénérationnel franco-français.
Image associée
"On a l'impression que les Français ont oublié le modèle de retraites qui est le nôtre, c'est-à-dire que vous et moi travaillons et payons aujourd'hui pour celles et ceux qui sont actuellement à la retraite. Nous payons la retraite de nos aînés", a expliqué la députée. Ce qu'en leur temps, les retraités ont fait, avant leurs enfants, pour leurs propres aînés. Faut-il aussi pénaliser les célibataires et les Français sans enfants pour contribuer à leurs pensions de retraites ?

"Nous pouvons légitimement demander un effort générationnel à celles et ceux à qui on paye les retraites parce qu'ils en ont la capacité. Nous souhaitons que le travail paye mieux et, pour cela, nous devons baisser les cotisations sociales sur le travail. C'est pour vos enfants et vos petits-enfants, pour accompagner des générations qui n'ont pas eu les mêmes chances que les leurs", a encore lâché Aurore Bergé.

Macron s'en prend aux "Gaulois réfractaires au changement".

S'agit-il d'une offre de services au Danemark ?
Résultat de recherche d'images pour "Asterix cesar"Pour fustiger les Français qui ne lui accorde plus guère de crdit, Macron s'en est allé au Danemark où il les a discriminés leur préférant "un peuple luthérien qui n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement". 
"Caricature inadmissible" (selon l'opposition, évidemment puisque la majorité présidentielle n'a toujours pas gagné sa liberté de parole) ou "trait d'humour" (s'est défendu le chef de l'Etat), cette attaque frontale décrit des citoyens français perpétuellement ronchons, prompts à manifester, à faire grève et à bloquer le pays pour éviter tout changement.

C'est l'ensemble de la macronie qui méprise l'ensemble des Français, catégorie après catégorie.

mercredi 3 février 2016

Le Danemark et la confiscation tranquille des biens des migrants

Confisquer les biens des migrants ? Des pays d'Europe entrent en légitime défense

Le Danemark a entériné sa réforme controversée du droit des étrangers visant à décourager les candidats à l'asile
Le Danemark s'est protégé en faisant fi des conventions internationales et des critiques, le mardi 26 janvier. Le gouvernement danois se réserve le droit de financer leur prise en charge par la confiscation des biens de valeur des migrants à leur arrivée. Accusé par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) de nourrir "la peur et la xénophobie", ce qui n'a rien à voir avec le financement du coût de leur accueil forcé, et tancé par les Nations unies, qui reste un observateur lointain et inerte, l'Union européenne, l'OSCE et les organisations humanitaires, incapables de s'adapter à une problématique qu'ils n'avaient pas anticipée, le Danemark souverain - partiellement membre de l'Union européenne - maintient le cap, fort du soutien de son opinion publique.
Selon les sondages, l'immigration est la préoccupation n°1 de 70% des Danois, dans un pays riche qui ne connaît pas le chômage. 

Les critiques relèvent donc d'un simple quiproquo, explique le gouvernement 

C'est le "projet de loi le plus mal compris de l'histoire du Danemark", analyse ainsi le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen (2009 à 2011 et à nouveau depuis 2015), dont le gouvernement libéral, minoritaire, est soutenu par les anti-immigration du Parti populaire danois, le bloc de droite n'étant majoritaire que d'un siège. En France, le PS, parti présidentiel a perdu la majorité absolue en janvier 2015, faut-il le rappeler, et compte 287 députés.

"Beaucoup de réfugiés affluent à nos frontières, nous sommes soumis à une pression énorme", s'est encore justifiée la ministre en charge de l'Immigration, de l'Intégration et du Logement, entendue à Bruxelles par la Commission des libertés civiles du Parlement européen. 

Le projet de loi prévoit aussi de diminuer les droits sociaux des migrants et d'allonger les délais d'octroi du permis de séjour permanent et de regroupement familial. 

Un dernier délai que Copenhague a décidé de porter de un à trois ans. Les organisations internationales, dont la gestion de l'accueil n'est pas le problème, s'alarment de ces restrictions imposées aux conditions de séjour et au regroupement familial. Les migrants vont être confrontés à "un choix impossible", estime Amnesty International : "Soit ils vont entreprendre avec leurs enfants et leurs proches des voyages périlleux, soit ils vont les laisser sur place et connaître une séparation prolongée, tandis que les membres de leur famille continuent à souffrir des horreurs de la guerre", dans le pire des cas, et que les Nations Unies tardent par ailleurs à régler sur les zones de conflits. 

Dans un courrier du 15 janvier au gouvernement danois, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, un Letton qui a bâti sa carrière sur les droits des vulnérables, des minorités et des personnes handicapées, les droits des femmes, les droits de l'enfant, les droits des réfugiés ou , a estimé que cette question du regroupement familial des clandestins soulève des questions de "compatibilité" avec la Convention européenne des droits de l'Homme et la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant. Malgré tout, le Parlement danois a adopté à une écrasante majorité la loi d'immigration comportant la confiscation des effets des migrants, mardi 26 janvier. Pour s'assurer du soutien des sociaux-démocrates, premier parti d'opposition, et de deux petites formations de droite, le gouvernement a consenti des amendements. Il a notamment relevé le seuil de la valeur des biens confiscables - les liquidités des migrants doivent excéder 10.000 couronnes danoises (1.340 euros) et leurs effets personnels 10.000 couronnes au lieu de 3.000 - et accorde aux demandeurs d'asile le droit de garder leurs alliances et tout objet de valeur sentimentale.  

La confiscation des biens des migrants s’étend en Europe

En Suisse, remise de tous les biens valant plus de 913 euros 
Selon la même logique, les demandeurs d’asile en Suisse doivent désormais remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1.000 francs suisses (913 euros) à leur arrivée sur le territoire helvétique.
Dans une annonce faite le 15 janvier, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) – l’autorité suisse responsable des réfugiés – a justifié cette mesure par la loi suisse en vigueur, qui exige que les migrants contribuent, dans la mesure du possible, aux coûts de leurs demandes d’asile et de la fourniture d’une assistance sociale.
"Si une personne s’en va de son plein gré dans un délai de sept mois, cette personne pourra récupérer son argent et l’emporter avec elle. Dans le cas contraire, l’argent couvrira les frais engagés", a expliqué un porte-parole du SEM.
En pourcentage de la population, la Suisse arrive largement en tête des destinations d'immigration en Europe.

La Confédération a accueilli 125.600 migrants en 2012, dernière année pour laquelle l'OCDE dispose de données complètes, écrit l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans son rapport annuel sur les migrations.
Ce chiffre correspond à 1,6% de la population helvétique. La Suisse devance ainsi la Norvège (1,2%) et l'Australie (1,1%). L'immigration s'est poursuivie en 2013, avec 136.200 nouvelles arrivées, ajoute l'OCDE. (Le Matin, 2014)

L'an dernier (2015), 144.939 étrangers ont immigré en Suisse et 73.444 ont quitté le pays. Le nombre d'étrangers établis en Suisse continue de croître, mais l'immigration nette a de nouveau reculé l'an passé, de 9,4%. (Le Matin, 28 janvier 2016)
En Allemagne, saisie au-delà de 350 ou de 750 euros, selon les régions
L'orientation politique de ce qutidien -souvent cité 
par la presse hexagonale- ne fait pas de doute...


Outre-Rhin, en Bavière et dans le Bade-Wurtemberg, les autorités procèdent également à la confiscation des biens personnels des demandeurs d’asile, comme l’a indiqué une information de Bild. Le ministre de l’intérieur de Bavière, Joachim Herrmann (CSU), a en effet expliqué au journal allemand que, dans sa région, "les demandeurs d’asile sont fouillés à leur arrivée pour leurs papiers, leurs biens de valeur et leur argent".
Ces derniers peuvent être saisis, si leur valeur excède 750 euros et qu’une demande de remboursement a été lancée. Dans le Bade-Wurtemberg, la police peut saisir les liquidités à partir de 350 euros.

Pour la députée Ulla Jelpke (Die Linke, gauche marxiste et antilibérale, proche de Mélenchon), citée par le Tagesspiegel, le procédé est "disproportionné ".
"Celui qui demande asile utilise un droit fondamental. Même en cas de rejet, cela ne peut pas être associé à des coûts."
Selon la commissaire fédérale à l’intégration, Aydan Özoguz (SPD, social-démocrate), les deux Länder respectent la législation allemande, selon laquelle un demandeur d’asile doit d’abord utiliser ses propres ressources. "Ce qui inclut également les bijoux de famille", a-t-elle précisé à Bild.

mercredi 1 juillet 2015

Calais: coups de force à répétition des marins CFDT de SeaFrance

La CFDT conduit toujours SeaFrance (ex-Sealink) à la dérive

Les marins (CFDT) de la société coopérative et participative (SCOP) SeaFrance ont à nouveau bloqué le port de Calais (Pas-de-Calais), 

La CFDT de SeaFrance perturbe la circulation 
vers Calais (1 juillet 2015)

mercredi 1er juillet, avant d’annoncer la suspension de leur mouvement en début de soirée.

Le mouvement social, entamé  lundi après le refus du tribunal d'accorder un sursis à la compagnie -ex-SeaLink qui était détenue à 100 % par la SNCF jusqu'en 2008- dont les contrats d'affrètement des navires - dont Eurotunnel est propriétaire - prennent fin ce mercredi soir. Il a entraîné d’importantes perturbations sur l’autoroute qui mène au tunnel sous la Manche: à Calais, la bretelle d'accès dans le sens France/Belgique est fermée, en raison du nombre important de poids lourds en attente, indique le CRICR (Centre Régional d'informations et de coordination routière). 
Quant aux ferries, ils ont été immobilisés. Les marins doivent rencontrer jeudi à 11 heures le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies. "De ce fait, on maintient la pression sur les navires, mais on laisse rentrer les bateaux de la compagnie P&O un par un à partir de 20 heures, jusqu'à la fin des négociations", a déclaré mercredi soir Eric Vercoutre, secrétaire général du Syndicat maritime nord. Les autorités conseillent toujours aux voyageurs de différer leur venue dans la région de Dunkerque et de Calais.

Les marins envisagent pourtant de nouvelles actions pour bloquer le tunnel, comme ils l’ont déjà fait mardi, stoppant temporairement le trafic des TGV Eurostar. Une assemblée générale des marins de la Scop doit avoir lieu vers 10 h30 ce mercredi pour décider de la suite des actions à mener. La veille, ils ont mené des actions coups de poing tous azimuts, bloquant, outre le port de Calais, le tunnel sous la Manche et les accès au terminal portuaire de Loon-plage, près de Dunkerque.
Les autorités conseillent aux voyageurs de différer leur venue dans la région. Et le parti de Marine Le Pen observe attentivement quel profit il pourrait tirer de ce mouvement aux régionales.

La presse aux ordres ne fait que suggérer le passif des bloqueurs 

Le mouvement est mené par les marins de la SCOP SeaFrance  souligne Le Monde. Le 20 janvier 2012, la CFDT avait dû lancer une procédure de radiation pour "non-respect des valeurs confédérales" de son propre syndicat Maritime Nord (SeaFrance). Dans un rapport de 2009, la Cour des Comptes avait en effet dénoncé le poids "exorbitant" du syndicat dans la gestion des embauches, l’absentéisme et les privilèges hors normes du personnel. Les dérives de la gestion du Comité d’Entreprise (CE) par la CFDT était également critiquée. La brutalité des méthodes du syndicat avaient eu pour conséquence la condamnation, le 10 février 2009, de trois responsables CFDT de SeaFrance par le Tribunal Correctionnel du Havre, suite à des violences commises sur une policière.

Depuis trois ans, cette société coopérative exploitait trois ferries appartenant à MyFerryLink, une filiale d’Eurotunnel: le Rodin, le Berlioz, et le Nord-Pas-de-Calais. Les bateaux faisaient la navette entre Calais, en France, et Douvres, en Angleterre.

Mais ce contrat s’arrête le 1er juillet. Or, c’est la seule activité de la SCOP, qui dépend à 100 % de ce contrat. Dans ces conditions, déjà placée en sauvegarde, puis en redressement judiciairel’entreprise va en principe être liquidée. Plusieurs centaines d’emplois sont en jeu. La SCOP compte 577 salariés en France et environ 70 en Grande-Bretagne.

Les administrateurs judiciaires ont annoncé, mardi, avoir saisi le tribunal pour lui demander de convertir le redressement judiciaire en liquidation judiciaire. La décision est imminente.


Eurotunnel avait passé un accord avec une compagnie danoise

La semaine dernière, la compagnie française a annoncé la signature d'un contrat de location avec le transporteur danois DFDS, avec option d'achat en 2017, de deux de ses trois navires (le Rodin et le Berlioz), à compter du 2 juillet. Les administrateurs de la Scop SeaFrance jugeaient que le préavis concernant les contrats d'affrètement était trop court et réclamaient un délai supplémentaire, mais ils ont essuyé lundi un refus du tribunal. 

Mercredi, la compagnie maritime danoise DFDS Seaways avait annoncé garder 202 des quelque 600 employés de la Scop SeaFrance dans son projet de reprise de deux des trois bateaux de MyFerryLink. Le troisième, employant 120 personnes, serait conservé par Eurotunnel pour le transport de fret. 

mardi 17 février 2015

La liberté d'expression au Danemark, c'est l'apologie du terrorisme face caméra

Nos musulmans français exemplaires sont-ils réellement bien-pensants ? 

Il est permis d'espérer que notre presse choisit les témoins en fonction de sa thèse

Coïncidence, deux chaînes, privée et publique, développent le même élément de langage. "Le Petit Journal" et le JT de 20 heures de France 2 ont montré plusieurs habitants de Copenhague apportant leur soutien aux attaques de ce week-end menées par le "Danois" Omar El-Hussein.
Moment pour le moins improbable hier à la télévision: des Danois pur suc, probablement lepénisés, se sont lâchés. Les téléspectateurs d'ici ont en effet eu la stupéfaction de découvrir de jeunes habitants de Copenhague qui, à la différence des Français, faisaient clairement l'apologie du terrorisme. Hier, la plupart des chaînes de télévision françaises avaient envoyé des reporters au Danemark pour couvrir les suites des attaques meurtrières ayant eu lieu le week-end dernier et ils n'ont pas été déçus. Choisies comme angle compassionnel pour évoquer l'attentat islamiste, les fleurs déposées à l'endroit où le terroriste présumé a été abattu par la police dimanche dernier, n'ont pas recouvert les propos des Danois rencontrés.

Sur France 2, dans le 20 Heures tout d'abord, les téléspectateurs ont pu découvrir un homme présenté comme "un jeune habitant du quartier" où Omar El-Hussein a été tué par la police dimanche matin. Sans état d'âme, le Danois de la rue n'a pas dissimulé sa bienveillance à l'égard du terroriste - qualifié de "martyr". "Je pense qu'il a agi pour les musulmans qui en ont marre d'être insultés, insultés, et encore insultés", a-t-il justifié. "Mais il a tué des innocents ?", lui oppose alors, interloqué, Hugo Clément, le journaliste de France 2. "Je ne sais pas s'ils étaient innocents, je ne sais pas", doute son interlocuteur. Omar El-Hussein a gagné ses 70 vierges.


Des fleurs pour le terroriste de Copenhague par francetvinfo

France assure que la violence de ces propos choquent dans le quartier, mais
tel justifie aussi que le "jeune homme" tranquille puisse "défendre sa religion" en versant le sang des innocents

Le journaliste du service public véhicule aussi le message répété à l'envi que le tueur serait victime du système carcéral, une constante de la pensée marxiste internationale, de Paris à Copenhague...   

Illustrer la thèse de Valls d'un "islamo-fascisme", ailleurs. 

La mission politique dont le pouvoir socialiste a investi deux organes de presse à la fois, est claire. Il ne fait pas de doute qu'en allant interroger des "passants" de couleur sur le lieu où des fleurs avaient été déposées en hommage au djihadiste Omar El-Hussein, les intentions convergentes de France 2 et Canal+ ne sont pas innocentes. Destinée à la déradicalisation de l'islam, l'escalade sémantique continue: après le pléonasme sur l'"islamisme radical", voici donc les preuves concomitantes d'un "islamo-fascisme," pour preuve que Valls ne serait pas irresponsable en tentant d'établir une graduation dans le fanatisme.
"La principale menace de notre temps: 'l'islamo-fascisme' "
(dérision)
Valls importe d'ailleurs la notion d' "islamo-fascisme"
"Eh toi, oui, toi, avec le liquide explosif sur les mains"
(dessin suggérant une injuste chasse aux sorcière)

Le hasard faisant bien les choses, "
Le Petit Journal" de  Canal + a véhiculé le même message du même jeune homme et l'a diffusé dans le même temps. "La plupart des gens qui viennent ici sont des musulmans," a d'ailleurs confirmé l'inconnu au micro de Martin Weill. "Ils viennent pour montrer leur soutien à ce jeune frère". Interrogé sur ses convictions personnelles, plutôt que de changer de "bon client", le jeune homme a préféré s'en sortir par une pirouette digne d'un politicien. "Je ne condamne pas ce frère," répond-il, manifestant, en anglais correct, d'un bon niveau intellectuel. Avant d'affirmer : "Dans la religion islamique, le prophète dit que si quelqu'un l'insulte, on doit le tuer. C'est la règle de l'Islam".

Le journaliste de l'émission de Yann Barthès est allé chercher un autre jeune homme. Et c'est son sentiment, encore plus cash, que Canal+ diffuse à une heure de grande audience, car cette chaîne se targue d'avoir un "ton" à nul autre pareil... "Cet homme a un coeur en or. Cet homme en tant que musulman, on le soutient", a déclaré ce dernier à propos d'Omar El-Hussein. Avant d'ajouter : "Les plus grands terroristes dans cette histoire ce sont ceux qui ont offensés les musulmans. Ce sont les dessinateurs danois qui sont responsables de l'arrivée du terrorisme. Au Danemark ce sont eux les terroristes. Ce mec là c'était pas un terroriste c'est un héros".

Des comportements de la presse aux ordres qui devraient interpeller le CSA.
Si toutefois il est libre et indépendant.