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lundi 1 juin 2020

La liberté d'expression de la journaliste Anne Toulouse remise en question

Quand les associations et collectifs imposent leur idéologue aux journalistes

Pointer les faits dérangeant les minorités actives est qualifié de dérapage

 
Anne Toulouse, journaliste spécialiste des Etats-Unis, en a fait l'expérience: nul ne doit exprimer une opinion que les groupes de pression ('lobbies', pour les amateurs de GAFA et autres atteintes à notre souveraineté) ne valident pas. Elle a convenu aux internationalistes lorsqu'elle a signé un essai (avec André Kaspi, professeur émérite des universités, et spécialiste des Etats-Unis) Dans la tête de Donald Trump. où elle déclarait - en 2016 - que "le trumpisme reste une page blanche". Mais, si elle ne colle pas à la "pensée unique" sur la communauté noire aux Etats-Unis, elle "dérape"... Mais quel crime a-t-elle donc commis contre la pensée dominante ?

Sur le plateau de l'émission "Carrefour de l'info" sur Cnews, la journaliste franco-américaine Anne Toulouse a tenu "des propos", ce qui est déjà un jugement défavorable ne laissant aucune place aux opinions, mais de surcroît "très polémiques" - ce qui dénonce un malaise, en fait une condamnation d'un désordre intolérable de la police des idées: chez les tenants de l'ordre supranational et gardiens de la doxa , on ne touche pas à la communauté noire aux Etats-Unis, pas plus qu'à la communauté LGBT ou aux obèses (les personnes en surcharge pondérales, en novlangue (newspeak, pour les bobos du 11e de Paris et journalistes polyglottes en mots isolés) et fins connaisseurs de l'anti-langue pratiquée par Macron..) provoquant des réactions outrées [sic] sur... les réseaux sociaux, lesquels sont appelés à la rescousse quand ça arrange, mais que les mêmes conspuent quand ils ont besoin. 
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Il a montré la voie,se battre non violemment pour la justice et contre toutes les manifestations de haine et de racisme,nous devons être solidaires comme une seule race humaine, une seule humanité. rassemblons-nous et répandons l&#39;amour, pas la haine ❤️ <a href="https://twitter.com/hashtag/BlackLivesMatter?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BlackLivesMatter</a> <a href="https://t.co/RUkuJCXP8Z">pic.twitter.com/RUkuJCXP8Z</a></p>&mdash; Laeticia Hallyday (@LHallyday) <a href="https://twitter.com/LHallyday/status/1267307731574067200?ref_src=twsrc%5Etfw">June 1, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
Nous sommes ainsi prévenus contre un problème dont nous ne savons encore rien: la presse qui dit nous informer (et nous expliquer!) nous conditionne et nous dit ce qu'il faut penser pour penser bien. En cela, elle est bien un groupe de pression monopolistique régi par quelques magnats à l'américaine.  

Anne Toulouse, journaliste d’origine française et de nationalité américaine, dont les ouvrages sur la politique US et notamment sur Donald Trump sont publiés en France par le groupe Lagardère (Armand Colin, Dunod, Stock, Fayard, Grasset, Larousse, Calmann-Lévy, Le Livre de poche,, Paris Match, Elle ou Europe 1), a fait des déclarations chocs sur le plateau de la chaîne CNews, dimanche 31 mai, suscitant de vives réactions. Invitée de l'émission "Le carrefour de l'info", elle est interrogée [la presse met ses invités en examen] sur la situation de la communauté noire aux Etats-Unis, alors que des émeutes sont en cours à la suite de la mort de George Floyd, un homme noir étouffé par quatre policiers blancs: il semble ainsi que l'"homme" soit un quidam. Et que déclare la spécialiste interrogée pour dire ce qu'elle sait et non pas ce qu'elle doit ? "La plupart des Noirs sont Somaliens à Minneapolis, on se demande pourquoi ils ont choisi l’endroit où il fait le plus froid aux États-Unis". Intolérable ! 

"La plupart des Noirs sont Somaliens à Minneapolis, on se demande pourquoi ils ont choisi l’endroit où il fait le plus froid aux États-Unis."
Ils se rendent compte de qu’ils disent à la télé en France, ou c’est devenu une habitude?#BlackLivesMatter
08:25 - 31 mai 2020 

Fallait-il qu'un article de Libération de 2014, cité pour preuve historique !, confirmât que, étrangement, il existe effectivement une communauté somalienne importante dans l'état du Minnesota (dont le gouverneur est un membre du Parti démocrate et la capitale, Minneapolis, dirigée par un parti affilié au Parti démocrate) pour que les faits soient admis? Dans les années 90, entre 80.000 et 120.000 Somaliens se sont bel et bien réfugiés dans ce pays déclaré raciste et cet état en bordure du Canada. 

Mais les déclarations d'Anne Toulouse sont allées plus loin. 

L'ancienne correspondante de RFI, radio publique française, en Amérique du Nord a également fait état de statistiques qui mettent à mal les idées fausses reçues. Elle a en effet livré des chiffres que n'a produit aucun 'fact-checker' de Libération ou du Monde, ni aucun collègue de Radios France (France Inter?) ou Radios France (Jacques Cardoze, Grégory Philipps) ou Cedric Faiche, pour BFMTV, et aucun universitaire...  

Les statistiques de l'immigration sont mieux connues aux USA qu'en France
Solidarité oblige, la presse ne condamne pas sa collègue frontalement: elle fait appel aux internautes, lesquels se trouvant être des associations et des militants... Ainsi Josly Ngoma, natif de Brazzaville au Congo, n'est pas cité au hasard: il "étudie l'histoire de l'Afrique et de ses diasporas". En choeur, ils reprochent à la journaliste d'avoir brisé un tabou en rappelant aux manipulateurs de l'opinion "qu'en chiffres absolus, aux Etats-Unis, il y a beaucoup plus de personnes blanches que noires qui se font tuer par la police". 

Ces vérités ont rapidement agité les Africains des réseaux sociaux. 
Une internaute (anonymée) parlant de "honte", un autre (pas mieux identifié) évoquant "une journaliste qui a quelques siècles de retard sur la société", ce qui n'a aucun sens: il a du retard - et des lacunes - dans sa lecture de Libé ! Clairement, la société qu'il veut pour les Français est celle qu'il se rêve pour lui-même, mais qui n'est pas celle qu'ils se veulent. Un autre "utilisateur" [sic] de Twitter réagit divague, renvoyant pour le coup à deux siècles en arrière : "Donc les noirs doivent vivre dans des endroits chauds ? et ils ne mangent que des bananes ? Ils sentent tous la noix de coco !" 
<br>Et la presse cite aussi ce tweet, sans indication de son auteur:
Les voici, l'un et l'autre   
 
Ours subversif (Vince Simonet) se présente en argumentateur : lrem, medef et autres enculés ne me suivez pas, je râle mais j’argumente ! « 1 naze + 1 naze ça ne fait pas un bon, ça fait 2 nazes ! » Impressionnant... Comme la sélection anonymée par l'organe de presse dite "institutionnelle" ! 
<br>Foulard palestinien autour du cou...
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Pardon ?? Pardon ?? Mais à quel moment on va décider d&#39;arrêter ce genre de propos à l&#39;antenne ? Comment peut-on encore, en 2020, raisonner de la sorte ?? <a href="https://t.co/RQ15QBnPyX">https://t.co/RQ15QBnPyX</a></p>&mdash; Pierre Rondeau (@Lasciencedufoot) <a href="https://twitter.com/Lasciencedufoot/status/1267015261929959430?ref_src=twsrc%5Etfw">May 31, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
Pierre Rondeau est "expert en économie du sport", prof à Sports Management School, chroniqueur à @RMCsport (NextRadioTV, donc SFR, c'est-à-dire à la fois BFM et LExpress...), co-directeur de l'Observatoire du Sport à @j_jaures (fondation politique française proche du Parti socialiste): donc un "internaute" comme les autres qui fait un montage improbable mais révélateur...

L'acteur Nicolas Duvauchelles'est mêlé à la polémique
Faisant fi des faits, l'artiste donne libre cours au sentiment (édifiant) et choisit de s'insurger contre la réalité rappelée à bon escient par Anne Toulouse. Mais, persuadé de sa lucidité, l'artiste responsable, papa de trois enfants de trois mères différentes, a donc partagé la vidéo accompagnée d'un commentaire profond: "mais qu'est-ce que c'est que ça ?".

La Justice va s'en mêler: Macron emmêle tout; pourquoi pas les "internautes".
Certains internautes  - ou plutôt les avocats des associations dont ils sont membres - ont même déposé un signalement auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Qui était George Floyd, dont la mort, après une intervention policière, est à l'origine des manifestations qui secouent les Etats-Unis ?

George Floyd a quitté l'université pour retrouver Houston et suivre sa passion, la musique. Rappeur amateur, il avait enregistré sous le nom de Big Floyd. 
C'était aussi un basketteur de Houston, Texas, récemment arrivé à Minneapolis en quête, selon ses proches, d'un "nouveau départ": sorti de prison en 2014, il avait plaidé coupable pour "vol à main armée" et avait été condamné à cinq ans de prison en 2009, selon des documents de justice publiés par le Daily Mail. Lors d'un cambriolage en bande, commis en 2007, l'enquête judiciaire a déterminé qu'il avait pointé un pistolet sur la victime.

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mercredi 1 avril 2020

Coronavirus : Facebook et Twitter suppriment des messages favorables à la chloroquine

Le pouvoir peut-il honnêtement se plaindre des réseaux sociaux ?

Twitter et Facebook restent-ils des espaces de liberté?
Facebook a supprimé ma page (Toutes les solutions)
Depuis le début de la pandémie de Covid-19 et dans le cadre de la lutte mondiale menée contre le coronavirus, les plateformes de réseaux sociaux ont durci leurs règles contre ce qu'ils jugent être des messages trompeurs ou dangereux. 
Ainsi, certains commentaires des propos insultants et/ou méprisants du docteur Laurent Alexandre sont rejetés, sans explication, tandis que cet urologue partisan de Macron peut continuer à invectiver et ostraciser quiconque ne marche pas au même pas que l'exécutif.

Tous ces messages ont été supprimés de Facebook, Instagram et Twitter, sur décision souveraine des équipes de modérations de ces plates-formes. 
Entre Macron et les géants du numérique, une relation qui s'est tendueDepuis mi-mars, Facebook, Mark Zuckerberg, PDG (ci-dessus avec Macron), comme Twitter, Jack Dorsay, président, en plus d’afficher des informations officielles de l’OMS et d’autorités sanitaires pour lutter contre la pandémie, ont en effet décidé de renforcer leurs règles de modération sur les sujets liés au Covid-19. Leurs critères ne sont pas connus, mais les messages critiques de la gestion gouvernementale subissent des coupes et sont menacés de fermeture autoritaire. 
Appel aux avocats pour soutenir les dépôts de plaintes contre les atteintes à la liberté d'expression, les abus de position dominante et les demandes fantaisistes ou partisanes de blocages.
Avec ça, "le respect de votre vie privée est notre priorité"...
Twitter anuncia que ya no aceptará publicidad política
Macron et Mark Dorsay qui , en octobre 2019, disait refuser  la publicité politique: a-t-il accepté la censure?
Le 26 mars, un communiqué de Facebook précisait ainsi que les messages présentant de "fausses affirmations à propos de remèdes ou traitements" contre le coronavirus ou "les affirmations selon lesquelles la distanciation sociale n’aide pas à lutter contre la propagation du coronavirus" seraient supprimés. 
Le 27 mars, à son tour, Twitter communiquait sur des principes similaires de fonctionnement de sa modération pendant la pandémie.

Bloquer et débloquer un utilisateur sur Twitter - Comment Ça Marche
Pour faire respecter ces règles, Facebook comme Twitter ont donc pris la décision rarissime de supprimer les messages de chefs de gouvernement. Ces plates-formes considèrent habituellement que le caractère informatif des messages émanant d’un président ou d’un chef de gouvernement nécessite de les laisser en ligne, ce qui a conduit plusieurs fois Twitter à ne pas modérer des publications dérangeantes de Donald Trump. A la différence de celles diffusées par le sénateur Bernie Sanders, qui, en août 2016, lança 'Our Revolution', une organisation située à l'aile gauche du Parti Démocrate visant à impliquer la population dans un changement politique radical.

L’hydroxychloroquine en question

Dans ce contexte, ces derniers jours, Facebook et Twitter ont également supprimé des messages préconisant des traitements à base d'hydroxychloroquine, mais jugés trompeurs. Cette molécule utilisée dans des essais cliniques à Marseille par le professeur Didier Raoult, en combinaison avec un antibiotique, fait l’objet d’une très vive lutte d'ego et rivalités commerciales, en dépit des résultats positifs quand le protocole est mis en oeuvre au début de la maladie : les mandarins et la presse dépendante des annonceurs pharmaceutiques font courir la rumeur que les premiers résultats publiés par le virologue Didier Raoult ne permettraient pas d’affirmer que ce traitement est véritablement efficace. "Qu'il ferme sa gueule !", éructe le libertaire pédophile Cohn-Bendit , tandis que l'urologue macronien Laurent Alexandre bave sur les travaux du professeur en les traitant de "pourris"...

Le 27 mars, Twitter a supprimé un message de Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et figure du Parti républicain, qui affirmait, à tort, selon Le Monde, que "l’hydroxychloroquine a un taux de 100 % de réussite pour soigner le coronavirus" : en réalité, même les essais à la méthodologie contestée du professeur Raoult n’affichent pas un résultat de 100 %, affirme cette presse affamée de recettes publicitaire. Le patron de l'IHU de Marseille qui a consacré sa vie à la recherche sur les virus affirme pourtant qu'après 1.291 patients de traitements bien conduits, au 30 mars, il ne déplore qu'un seul décès, un homme de 84 ans, qui n'était pas un candidat idéal au traitement... 

Facebook a également supprimé une vidéo de Jair Bolsonaro - qui a succédé à un centriste, lui-même successeur de plusieurs présidents d'extrême gauche (Dilma Rousseff, après Lula, tous deux poursuivis pour corruption) - parce que le président brésilien y affirmait que l’hydroxychloroquine est un traitement efficace, "ce qui n’est pas scientifiquement prouvé', estime la presse.

"Sont interdits sur nos plates-formes tous contenus ou fausses informations qui représentent un réel risque de préjudice physique", a expliqué Facebook au Monde. Des cas de toxicité cardiaque liés à des prises en automédication de Plaquenil (nom commercial de l’hydroxychloroquine) ont été signalés en France, notamment en région Nouvelle-Aquitaine, où des patients ont dû être admis en réanimation. Le professeur Raoult a dû rappeler qu'il ne préconise pas la vente libre et que le traitement doit être administré en milieu hospitalier, toute la profession reconnaissant "en même temps" que toute prise de médicament est potentiellement dangereuse d'un sujet à l'autre.

Règles "globales"

Twitter tente de justifier le rejet (modération !) du message de M. Giuliani, comme d’autres, parce qu’il était jugé - par des modérateurs anonymes - en violation de ses règles prohibant les Tweets "pouvant aller à l’encontre des informations de santé publique communiquées par les sources officielles et qui pourraient entraîner un plus grand risque aux personnes de contracter le Covid-19", ce dernier point dépassant les limites supérieures de la subjectivité malveillante et suspecte. Et d'ajouter, cerise sur le gâteau : Ces règles sont applicables au niveau global"... La transparence a  fait d'un coup plusieurs bonds en arrière.

Ces règles de modération "globales" se justifient mal aux Etats-Unis, où l’intérêt pour l’hydroxychloroquine est globalement moins fort qu’en France, puisque la pandémie ne les a atteints qu'après la Chine et ensuite l'Europe. Les données de recherche de Google montrent que deux très importants pics d’intérêt pour cet anti-paludéen ont eu lieu les 19 et 24 mars, dates auxquelles Donald Trump avait respectivement approuvé l’utilisation de ce médicament, puis l’avait qualifié de "don du ciel". La foi ne sauvera pas les adorateurs de la Science.



L
a FDA, a autorisé le 30 mars l’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine

"Des rapports non confirmés suggèrent que ce médicament peut présenter un intérêt dans le traitement des patients hospitalisés," admet le régulateur américain du médicament.
Il indique également que "la dangerosité de ces médicaments n’a été étudiée que [dans son usage habituel d’anti-paludéen] et non pour les patients touchés par le Covid-19", une évidence puisqu'il ne tue que depuis fin décembre 2019.
Bilan des pays les plus touchés par l'épidémie de coronavirus ce mercredi 1er avril 2020On estime à plus de 34 000 le nombre de décès dans le Monde à cause du Covid-19. Les Etats-Unis dépassent la barre des 4.000 morts avec 865 décès en 24 heures, l'Espagne la barre des 9.000 décès et l'Iran celle des 3.000 morts. Le Royaume-Uni dépasse les 500 morts journalier tandis qu'il est en baisse en Italie à 727 ce jour.
En France, on décompte ce soir 24.639 personnes hospitalisées pour cas de Covid-19 en France, soit .882 de plus qu'hier. L'Outre-Mer compte 167 hospitalisations, 36 patients en réanimations, 85 retours à domicile et 11 décès.
6.017 patients sont ce mercredi soir dans un état grave nécessitant une réanimation.

jeudi 6 février 2020

Pour un Français sur deux, le blasphème n'est pas un droit et 53% des Français "sont Mila"

Un Français sur deux s'oppose au droit nouveau de blasphémer !

Un sondage Ifop commandé par Charlie Hebdo assure que la question divise la France en deux

Résultat de recherche d'images pour "Charlie Hebdo du 1er novembre 2017, avec une caricature de Tariq Ramadan par Juin"

Avant l'affaire Mila, les Français ne se posaient pas la question de ce nouveau droit à l'irrespect.  Le second degré en matière d'humour a ouvert une brèche dans les égards dus à toutes et tous, partout et en tout lieu, mais les religions feraient exception, comme la vie embryonnaire.

Le sondage, technique sournoise éventée pour faire évoluer les mentalités à leur corps défendant. A en croire les libertaires de Charlie hebdo, les Français seraient désormais taraudés  par le besoin d'un nouveau droit, celui de baver, salir et insulter son voisin : en somme, les réseaux sociaux n'y suffiraient pas...

Les Français sont divisés sur la question du droit au blasphème. 

Preuve que cet outrage marginal n'est pas leur principal sujet de préoccupation. 
Il faut donc qu'elle le devienne: telle est la mission idéologique de Charlie hehdo, connu pour ses caricatures, singulièrement anti-cléricale, mais à spectre large, s'attaquant au fait religieux, croyance et croyants mêlés partout sur cette planète désorientée par le réchauffement climatique supposé, comme  par la perte avérée de tout repère, offrant une voie royale à la haine.

Telle une pub commerciale créant un besoin de consommation, un sondage Ifop financé par Charlie Hebdo est publié ce mardi, à la faveur de l'affaire Mila pour instrumentaliser les propos échangés entre cette adolescente virulente et un agresseur verbale musulman qui la traitait de "sale lesbienne", déclenchant un flot de menaces homophobes, sorte d'appel au caillassage de la lycéenne, à la suite de ses répliques frontales sur les réseaux sociaux: dommage collatéral non assumé des campagnes féministes qui entretiennent la guerre des sexes après l'avoir rallumée au détour d'affaires de harcèlement sexuel et d'agressions sexiste et homophobe. 

Ce sondage partisan est réalisé quinze jours après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo de cette lycéenne iséroise de 16 ans.
Elle y riposte à l'agression homophobe dont elle est victime et critique l'islam crûment, sans crainte d'une escalade de l'irrespect. 
La militante de la cause LGBT a depuis été menacée de mort et de viol, et n'a toujours pas pu réintégrer son établissement scolaire, ni aucun : en classe de seconde, cette lycéenne de l'école de la République laïque est déscolarisée.

56% en désaccord avec Belloubet, ministre de Macron 

Les sondés savent-ils ce qu'est le blasphème ?

D'après TF1 qui a cartonné avec son émission-choc "Stars à nu", les hommes de France applique strictement le principe "Ton corps t'appartient" et avoue de sévères réticences à faire pratiquer un examen de leur prostate.
Une émission a priori racoleuse, mais bon enfant au final. Et salutaire.


A la question
"êtes-vous favorable à ce droit de critiquer - ce qui est jusqu'ici un droit fondamental (dans le respect) -, Charlie hebdo introduit une extension : "même de manière outrageante, une croyance [sectaire, complotiste, etc], un symbole [républicain ?] ou un dogme religieux [nous y voilà !] ?", les personnes interrogées répondent à tout juste 50% y être favorables (21% "tout à fait favorables" et 29% "plutôt favorables"), et à 50% "pas favorables" (33 % "plutôt pas favorables" et 17% "pas du tout favorables").

Par ailleurs, 58% des sondés estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée". Le parquet de Vienne avait initialement ouvert une enquête pour ce motif, avant de la classer sans suite.
En revanche, le sondage IFOP n'évoque à aucun moment l'insulte homophobe.

Autre objectif du sondage pour Charlie hebdo: 56% des personnes interrogées ne sont "pas d'accord" avec les propos de Nicole Belloubet


La garde des Sceaux avait d'abord déclaré que "l'insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience", avant de plaider la maladresse.

70% ne sont pas non plus d'accord avec les déclarations du CFCM.
Le délégué général du Conseil français du culte musulman - proche des Frères musulmans -  avait critiqué les menaces dont l'adolescente lesbienne était la cible, tout en affirmant entre autres, "qui sème le vent récolte la tempête", un appel à la lapidation.

53% des Français se sont déclarés #jesuisMila

Les Musulmans interrogés ne sont que 18%.

Un Français sur deux est contre le droit au blasphème.
Mila "regrette la vulgarité" de ses propos sur les réseaux sociaux.
Blanquer assure "aider" l'adolescente toujours déscolarisée.

mardi 4 février 2020

L'offense de Ségolène Royal à Mila, adolescente "encore en crise d'adolescence"

Mila, accusée d'insulte à l'islam et menacée de mort, n'est pas un "parangon de la liberté d’expression", juge la battue à la présidentielle

D'une part, Mila ne pose pas en "parangon de la liberté d'expression", mais d'autre part, Royal n'est pas juge des élégances



Ségolène Royal refuse son soutien à l'adolescente de 16 ans en classe de seconde, bien qu'elle soit menacée de mort, au motif qu'elle a violemment critiqué l’islam. Ainsi, pour la socialiste, dénoncer les excès de l'islam serait inconcevable en république laïque. En conséquence,  elle milite en clamant qu'elle n’aurait "absolument pas" posté le hashtag ”#Jesuismila” sur les réseaux sociaux. L’ancienne pourfendeuse du string à l'école estime que "cette adolescente qui manque de respect”, ne doit pas être érigée en "parangon de la liberté d’expression.”

La religion peut être critiquée, mais dans le respect des personnes.
"Il y a une liberté de critiquer la religion. Mais, moi, je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d’une adolescente de quinze ans, affirme l'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin (1997-2000). Ce n’est pas à partir de comportements comme ceux-là qu’on peut poser sérieusement la question de la laïcité”, a ainsi estimé Ségolène Royal ce dimanche 2 février sur France 3, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Et l’ancienne battue de la présidentielle de 2007 humilie l'adolescente

Elle estime que la lycéenne est peut-être “encore en crise d’adolescence.” "Revenons à des choses sérieuses. Si cette adolescente (...) avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, on aurait dit simplement 'un peu de respect'", a ajouté la magistrate dans ses attendus, bien que partisane des conseils municipaux des jeunes dès le collège.

L'ex-ministre à la famille porte sur les jeunes des jugements à géométrie variable.
Paradoxalement, en septembre dernier, Ségolène Royal disait tout le bien qu'elle pense de la jeune militante suédoise Greta Thunberg et de son combat pour le climat.
"Je la trouve formidable" et "extrêmement brillante", s'est-elle exclamée. "Je trouve scandaleux les attaques qui sont dirigées contre elle même par certains intellectuels", a-t-elle ajouté. Selon l'ancienne ministre, "ce que ne supporte pas un certain nombre d'adultes c'est qu'elle soit très jeune (16 ans) et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle dit. (...) On la tacle soi-disant de lire des choses qu'on lui a préparé, pas du tout", affirme-t-elle.
"
C'est comme des parents qui ne tolèrent pas que leurs enfants leur disent leur quatre vérités. Elle vient, elle dit ses quatre vérités, elle arrive à soulever des lycéens à travers la terre entière", constate Ségolène Royal. (émission On n'est pas couché, samedi 14 septembre)
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect"

A la question de savoir si la liberté de critiquer les religions doit être totale, l’ancienne ministre de la Transition écologique élude. 
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect, ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent et certainement pas d’ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression", a-t-elle glosé sans répondre.

Mila, elle, est toujours empêchée de retourner dans son établissement scolaire.
Plus de dix jours après avoir publié sa vidéo polémique, la séquence en question reste virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces, de soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu’à des ministres.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est confirmée de parti-pris en assimilant la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience", avant d'être contrainte à un piteux rétro-pédalage en plaidant la maladresse...

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes, Marlène Schiappa, s’en est prise aux déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri qui déclarait notamment: "qui sème le vent récolte la tempête". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait fustigé Marlène Schiappa.

Ni l'appel à la lapidation lancé par le CFCM, ni l'insulte homophobe du jeune musulman qui traita Mila de "sale lesbienne" n'émeut l'amère Royal.


vendredi 31 janvier 2020

Affaire Mila : l'adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'islam

Mila, lycéenne harcelée après avoir usé de sa liberté d'expression sur les réseaux sociaux  

Elle a été aussitôt déscolarisée

Résultat de recherche d'images pour "Mila"

Le 20 janvier, 
en réaction à sa stigmatisation comme "sale lesbienne" par un jeune musulman, Mila, 16 ans, poste des vidéos sur Instagram où elle tient des propos critiques sur l'islam. Les images sont enregistrées et massivement diffusées sur Twitter. 
"Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine […] Votre religion, c'est de la merde, votre dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir", peut-on l'entendre dire.

S'en suivent un déferlement de haine et des menaces de mort. 
Son identité et son adresse sont révélées. 

Les autorités décident de déscolariser temporairement la jeune lycéenne. 
Un soutien psychologique lui est apporté. Une plainte est déposée.

Ouverture de deux enquêtes

L'ampleur que prend l'affaire pousse la justice à s'en saisir.
Une enquête est ouverte pour "menaces de mort, menace de commettre un crime et harcèlement". "La propagation virale sur les réseaux sociaux d'une vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d'une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes", explique le procureur de la République.

En parallèle, le Parquet ouvre une seconde information judiciaire. 
Le gouvernement que représente le procureur inquiète Mila pour "provocation à la haine religieuse". Le procureur veut "vérifier si les propos tenus sur la vidéo" sont "de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle".

En revanche, le Procureur ne demande pas à entendre le jeune musulman qui jette l'anathème sur la lycéenne pour son homophobie puisqu'il lui reproche ses préférences sexuelles supposées.


La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes d'abord et les hommes prend fait et cause pour le musulman : "Des propos criminels, des propos coupables" juge aussitôt Schiappa sur France Inter.

L'exécutif s'aligne ainsi sur la position d'Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui jette le jeudi 23 janvier la première pierre du caillassage qui s'en suit. "Cette fille [terme lapidaire et péjoratif qui aurait dû indigner la sous-ministre] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", assène-t-il au micro de Sud Radio, appel à la haine et à la lapidation.



mercredi 25 décembre 2019

Quand la macronie et sa presse font obstacle au débat sur la réforme des retraites

Une femme peut-elle se permettre ce qui est interdit à un homme?

Une députée LREM confisque le micro d'un intervenant

Tel maître, telle servante
A Roanne (42), Nathalie Sarles a littéralement arraché le micro des mains d’un Gilet Jaune :


Cette quinqua est une ex-professeure d'anglais en Afrique qui a dû se reconvertir en infirmière à son retour en France : un mastère n'est pas un concours d'aptitude à l'enseignement. Ni à la démocratie...

 La presse ne permet pas davantage le débat.

Une journaliste de BFMTV s'approche d'une contestataire, puis s'en écarte et interrompt le reportage:
Amélie Rosique virevoltait allègrement sur un quai de gare, micro en main, quand elle se fit interpeller en direct par cette usagère - modérée mais ferme -  qui ne put développer son point de vue : la grand reporter de retour de Syrie y aurait-elle perdu la notion de liberté d'expression ? 

lundi 13 mai 2019

France 2, Molière de la censure des Gilets jaunes

Les Gilets jaunes invités-surprise se font couper au montage par le service public de France Télévisions

Une "attaque", dirait Castaner pour caractériser l'irruption de Gilets jaunes en marge de la grand-messe païenne du théâtre parisien

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Le "grand" débat a enfin eu lieu, en présence du ministre de la Culture, Franck Riester, en l'absence de Macron : il a donc été très bref et pourtant amputé de la cérémonie des Molières 2019 sur France 2

Sous le regard blasé d’une salle habituée aux interruptions par des 
activistes LGBT et autres intermittents du spectacle,
des Gilets jaunes se sont invités sur scène au début de la cérémonie des Molières, dénonçant les coupes budgétaires pour la culture.

Une vingtaine de Gilets jaunes a interpellé le monde du spectacle en paillettes ce lundi soir, vers 20h30, "en marge" de la 31e cérémonie qui avait lieu dans la salle prestigieuse du 9e arrondissement de Paris, les Folies-Bergère, propriété de Lagardère SCA, en association avec Jean-Marc Dumontet (propriétaire de sept autres salles de spectacle), lequel soutient et conseille Macron...

Image associéeLe maître de cérémonie, l’humoriste belge Alex Vizorek, lisait la liste des favoris, avec un talent que Stéphane Séjourné peut aisément lui envier depuis sa prestation pourrie de lecture, devant la presse médusée, des noms des candidats de la liste présidentielle 'Renaissance' du président Macron aux Européennes, quand le petit groupe est sorti des coulisses en chantant et brandissant une banderole de soutien aux chômeurs et aux intermittents.


Le présentateur leur a accordé une minute pour s’exprimer, mais les contestataires en ont eu besoin d'une dizaine,
le temps de décerner leurs propres prix. 
Venus avec deux petites statuettes de Molière drapées de jaune, ils ont remis leur récompense aux techniciens, symbole des classes laborieuses, les invitant à rejoindre le mouvement. Puis vint le tour d’un Molière "de déshonneur", attribué à Emmanuel Macron et à Franck Riester, sorti du garage familial pour faire le ministre de la Culture et représenter Jupiter, ce soir-là. Les manifestants leur reprochaient notamment "les violences policières", sous les sifflets d'une partie de la salle. 
Des agents de sécurité sont alors intervenus pour libérer la scène et les gilets jaunes sont repartis pacifiquement en chantant, sous les applaudissements.

Une séquence censurée par le service public

Les ciseaux du monteur qui, sur aucune des huit chaînes de diffusion, n'avaient pas coupé les activistes d'Act Up lors de la retransmission de l'odieux spectacle du Sidaction de 1996 au Zenith, n'ont pas épargné les Gilets jaunes de 2019, preuve que démocratie, pluralisme et liberté d'expression régressent en France depuis deux ans.
VOIR et ENTENDRE la véhémence des activistes :

Le "monde nouveau" annoncé par Macron est un retour à l'ORTF et à la désinformation. 
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France 2 a privé les citoyens de France de la vérité intégrale de cette cérémonie: les images de la contestation sociale et politique ont été amputées de cette scène, la cérémonie étant diffusée en différé ce lundi soir, trois heures après son démarrage.
Les responsables de la censure sont Delphine Ernotte,  Caroline Got (photo ci-dessus) qui a licencié l'humoriste Tex, et Dumontet. 
Pour Gilles-William Goldnadel, le licenciement de Tex fut caractéristique d'un climat "de censure et d'hystérie collective", dès novembre 2017.
Olivier de Benoist regretta que les humoristes soient devenus des "cibles faciles" et jugea que la liberté de ton dans le comique était désormais en recul. Le 10 janvier 2018, dans un entretien avec Média+, Caroline Got, se défendit par un amalgame militant, inspiré de facho-féminisme, avançant que "
le public féminin a un énorme problème avec Tex et ses blagues que le public juge déplacées et lourdes. Il s’avère qu’il a fait la blague de trop."
En se cachant derrière un certain public sexiste, elle confondait les activistes et les pisse-froid avec les femmes qui aiment les hommes.
En donnant le pouvoir à certaines femmes, les politiques déconstruisent notre société.