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samedi 14 mars 2020

Acte 70 des Gilets jaunes : nouvelles tensions à Paris

Ils n'étaient qu'une centaine, mais ont trouvé des forces de l'ordre sur leur chemin

Le coronavirus n'a pas entamé l'agressivité du préfet Lallement, ni de ses forces de l'ordre



La préfecture n'en a dénombré qu'une centaine, pour la 70e fois, ce samedi à Paris: s'ils étaient donc 99, dans sa logique, ils n'ont pas bravé les recommandations du gouvernement qui a interdit les rassemblements de plus de 100 personnes. Leur manifestation étant déclarée, les gilets jaunes  - plusieurs centaines - se sont rassemblés, tranquillement, jusqu'à l'arrivée des forces de police qui a déclenché quelques violences.
Les manifestations sportives étant autorisées, les manifestants ne sont donc pas concernés par l'appel gouvernemental à reporter les événements confinés pour freiner la propagation du coronavirus.

Double-jeu du gouvernement qui avait décidé de ne pas interdire les manifestations...

Alors que  - escorté de sa nounou d'un âge avancé et vulnérable -  le soir du 6 mars, le président se rendaient encore au théâtre Antoine de son ami Jean-Marc Dumontet (qui réclame le maintien de l'activité de tous ses théâtres), pour dire aux Français "même pas peur !", des voix tout aussi désintéressées s'élèvent et diffusent leurs amalgames. "Ceux qui ne respectent pas les policiers ne montrent pas davantage de respect pour les règles et les consignes de bon sens face à l'épidémie du coronavirus", a ainsi condamné Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance. "On savait qu'ils n'avaient aucun respect de la loi, ils démontrent par là-même qu'ils n'ont aucun civisme, ni sens des responsabilités en pouvant mettre en danger la collectivité", a-t-il asséné (la bombe lacrymo n'est pas loin..., disant aussi son "profond écoeurement". 
Macron a-t-il eu droit à la même sentence à l'annonce de sa soirée de soutien à Dumontet, un militant irritable et méprisant qui, à la première contradiction, exige le calme des autres en montant dans les tours de sa voix de fausset. 


Les manifestants sont partis de la Gare Montparnasse en direction de Bercy.
« Louis XVI on l’a decapité, Macron on peut recommencer ! »
Départ de l’ des : malgré l’appel national , seulement une centaine de personne part de la Gare Montparnasse direction Bercy.
PARIS - : Tensions en cours entre et forces de l’ordre.
12:14 - 14 mars 2020
Des tensions ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Des "incendies ont été déclenchés" sur le parcours de la manifestation, note la préfecture. Elle ne précise pas - ni la presse subventionnée -  que ce sont de banals feux de poubelles.
Dramatisant la situation, le préfet de police a demandé aux organisateurs d'
appeler à la dispersion de la manifestation avant que le cortège n'aille à son terme pour des raisons de "violences et dégradations commises depuis (le) matin le long du parcours".

Après la dispersion, les forces de l'ordre et les pompiers sont encore intervenus
dans le 13e arrondissement, l'un des quartiers asiatiques de Paris (où la gauche, dont Buzyn, encourage le communautarisme et le multiculturalisme avec Chang Hua Peng, candidat MoDem dissimulant Macron) pour éteindre des feux de poubelles et disperser les "groupes récalcitrants", selon la préfecture.

En fin de journée, les forces de l'ordre avaient procédé à 79 interpellations après des heurts dans le sud de la capitale, ainsi que sur des "cortèges sauvages", a tweeté la préfecture de police de Paris.

Le premier ministre en campagne à Nantes a annoncé vendredi que le gouvernement
limite à 100 personnes les groupes autorisés à des rassemblements en France, au lieu de 1.000 précédemment (il y a une semaine, contre 5.000 encore, le 3 mars), pour "freiner" la progression du coronavirus. Ce samedi soir, des mesures plus sévères ont été annoncées, comme la fermeture des commerces non essentiels.

lundi 13 mai 2019

France 2, Molière de la censure des Gilets jaunes

Les Gilets jaunes invités-surprise se font couper au montage par le service public de France Télévisions

Une "attaque", dirait Castaner pour caractériser l'irruption de Gilets jaunes en marge de la grand-messe païenne du théâtre parisien

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Le "grand" débat a enfin eu lieu, en présence du ministre de la Culture, Franck Riester, en l'absence de Macron : il a donc été très bref et pourtant amputé de la cérémonie des Molières 2019 sur France 2

Sous le regard blasé d’une salle habituée aux interruptions par des 
activistes LGBT et autres intermittents du spectacle,
des Gilets jaunes se sont invités sur scène au début de la cérémonie des Molières, dénonçant les coupes budgétaires pour la culture.

Une vingtaine de Gilets jaunes a interpellé le monde du spectacle en paillettes ce lundi soir, vers 20h30, "en marge" de la 31e cérémonie qui avait lieu dans la salle prestigieuse du 9e arrondissement de Paris, les Folies-Bergère, propriété de Lagardère SCA, en association avec Jean-Marc Dumontet (propriétaire de sept autres salles de spectacle), lequel soutient et conseille Macron...

Image associéeLe maître de cérémonie, l’humoriste belge Alex Vizorek, lisait la liste des favoris, avec un talent que Stéphane Séjourné peut aisément lui envier depuis sa prestation pourrie de lecture, devant la presse médusée, des noms des candidats de la liste présidentielle 'Renaissance' du président Macron aux Européennes, quand le petit groupe est sorti des coulisses en chantant et brandissant une banderole de soutien aux chômeurs et aux intermittents.


Le présentateur leur a accordé une minute pour s’exprimer, mais les contestataires en ont eu besoin d'une dizaine,
le temps de décerner leurs propres prix. 
Venus avec deux petites statuettes de Molière drapées de jaune, ils ont remis leur récompense aux techniciens, symbole des classes laborieuses, les invitant à rejoindre le mouvement. Puis vint le tour d’un Molière "de déshonneur", attribué à Emmanuel Macron et à Franck Riester, sorti du garage familial pour faire le ministre de la Culture et représenter Jupiter, ce soir-là. Les manifestants leur reprochaient notamment "les violences policières", sous les sifflets d'une partie de la salle. 
Des agents de sécurité sont alors intervenus pour libérer la scène et les gilets jaunes sont repartis pacifiquement en chantant, sous les applaudissements.

Une séquence censurée par le service public

Les ciseaux du monteur qui, sur aucune des huit chaînes de diffusion, n'avaient pas coupé les activistes d'Act Up lors de la retransmission de l'odieux spectacle du Sidaction de 1996 au Zenith, n'ont pas épargné les Gilets jaunes de 2019, preuve que démocratie, pluralisme et liberté d'expression régressent en France depuis deux ans.
VOIR et ENTENDRE la véhémence des activistes :

Le "monde nouveau" annoncé par Macron est un retour à l'ORTF et à la désinformation. 
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France 2 a privé les citoyens de France de la vérité intégrale de cette cérémonie: les images de la contestation sociale et politique ont été amputées de cette scène, la cérémonie étant diffusée en différé ce lundi soir, trois heures après son démarrage.
Les responsables de la censure sont Delphine Ernotte,  Caroline Got (photo ci-dessus) qui a licencié l'humoriste Tex, et Dumontet. 
Pour Gilles-William Goldnadel, le licenciement de Tex fut caractéristique d'un climat "de censure et d'hystérie collective", dès novembre 2017.
Olivier de Benoist regretta que les humoristes soient devenus des "cibles faciles" et jugea que la liberté de ton dans le comique était désormais en recul. Le 10 janvier 2018, dans un entretien avec Média+, Caroline Got, se défendit par un amalgame militant, inspiré de facho-féminisme, avançant que "
le public féminin a un énorme problème avec Tex et ses blagues que le public juge déplacées et lourdes. Il s’avère qu’il a fait la blague de trop."
En se cachant derrière un certain public sexiste, elle confondait les activistes et les pisse-froid avec les femmes qui aiment les hommes.
En donnant le pouvoir à certaines femmes, les politiques déconstruisent notre société.