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vendredi 15 mai 2020

Des Gilets jaunes bravent les règles de déconfinement en se rassemblant à Metz

Ils échappent au gazage mais écopent tous de 135€ d'amende...

Une quarantaine de Gilets jaunes a manifesté ce lundi à Metz 

Ils ont tous été contrôlés par la police, ils recevront une amende par la poste.
Un gilet jaune lors d'une manifestation à Metz


Les Gilets jaunes sont toujours bel et bien là. 
Aussitôt le déconfinement annoncé, en Moselle, une quarantaine d'entre eux a voulu se rassembler ce lundi vers 18h à Metz au pied de la colonne Merten pour "exprimer la gratitude aux personnels de première ligne". 
Un événement "festif et familial", mais une mauvaise idée, du point de vue de autorité préfectorale puisque les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits actuellement. 
Or, les Gilets jaunes n'avaient pas déclaré leur rassemblement.

La police est intervenue et les 40 gilets jaunes ont tous été contrôlés, leur identité relevée en vue d'une verbalisation électronique. 
Tous recevront par courrier une amende de 135€. 
L'organisatrice présumée de la manifestation a été entendue ce mercredi au commissariat de Metz: elle est convoquée le 15 décembre devant le tribunal correctionnel. 
Selon la police nationale, "ces personnes se mettent en danger et mettent en danger les personnels tenus d'encadrer et de disperser ce type de regroupement". 

Des Gilets jaunes aussi à Aumetz et à Saint-Avold

Les militants ont repris leur activité à Saint-Avold cette semaine où ils se sont rassemblés sur un rond-point ce lundi matin. 

A Aumetz, ils ont reconstruit une grande cabane pour la sixième fois et ils ont même installé deux caméras de vidéo-surveillance pour dissuader les éventuelles dégradations.



samedi 14 mars 2020

Acte 70 des Gilets jaunes : nouvelles tensions à Paris

Ils n'étaient qu'une centaine, mais ont trouvé des forces de l'ordre sur leur chemin

Le coronavirus n'a pas entamé l'agressivité du préfet Lallement, ni de ses forces de l'ordre



La préfecture n'en a dénombré qu'une centaine, pour la 70e fois, ce samedi à Paris: s'ils étaient donc 99, dans sa logique, ils n'ont pas bravé les recommandations du gouvernement qui a interdit les rassemblements de plus de 100 personnes. Leur manifestation étant déclarée, les gilets jaunes  - plusieurs centaines - se sont rassemblés, tranquillement, jusqu'à l'arrivée des forces de police qui a déclenché quelques violences.
Les manifestations sportives étant autorisées, les manifestants ne sont donc pas concernés par l'appel gouvernemental à reporter les événements confinés pour freiner la propagation du coronavirus.

Double-jeu du gouvernement qui avait décidé de ne pas interdire les manifestations...

Alors que  - escorté de sa nounou d'un âge avancé et vulnérable -  le soir du 6 mars, le président se rendaient encore au théâtre Antoine de son ami Jean-Marc Dumontet (qui réclame le maintien de l'activité de tous ses théâtres), pour dire aux Français "même pas peur !", des voix tout aussi désintéressées s'élèvent et diffusent leurs amalgames. "Ceux qui ne respectent pas les policiers ne montrent pas davantage de respect pour les règles et les consignes de bon sens face à l'épidémie du coronavirus", a ainsi condamné Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance. "On savait qu'ils n'avaient aucun respect de la loi, ils démontrent par là-même qu'ils n'ont aucun civisme, ni sens des responsabilités en pouvant mettre en danger la collectivité", a-t-il asséné (la bombe lacrymo n'est pas loin..., disant aussi son "profond écoeurement". 
Macron a-t-il eu droit à la même sentence à l'annonce de sa soirée de soutien à Dumontet, un militant irritable et méprisant qui, à la première contradiction, exige le calme des autres en montant dans les tours de sa voix de fausset. 


Les manifestants sont partis de la Gare Montparnasse en direction de Bercy.
« Louis XVI on l’a decapité, Macron on peut recommencer ! »
Départ de l’ des : malgré l’appel national , seulement une centaine de personne part de la Gare Montparnasse direction Bercy.
PARIS - : Tensions en cours entre et forces de l’ordre.
12:14 - 14 mars 2020
Des tensions ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Des "incendies ont été déclenchés" sur le parcours de la manifestation, note la préfecture. Elle ne précise pas - ni la presse subventionnée -  que ce sont de banals feux de poubelles.
Dramatisant la situation, le préfet de police a demandé aux organisateurs d'
appeler à la dispersion de la manifestation avant que le cortège n'aille à son terme pour des raisons de "violences et dégradations commises depuis (le) matin le long du parcours".

Après la dispersion, les forces de l'ordre et les pompiers sont encore intervenus
dans le 13e arrondissement, l'un des quartiers asiatiques de Paris (où la gauche, dont Buzyn, encourage le communautarisme et le multiculturalisme avec Chang Hua Peng, candidat MoDem dissimulant Macron) pour éteindre des feux de poubelles et disperser les "groupes récalcitrants", selon la préfecture.

En fin de journée, les forces de l'ordre avaient procédé à 79 interpellations après des heurts dans le sud de la capitale, ainsi que sur des "cortèges sauvages", a tweeté la préfecture de police de Paris.

Le premier ministre en campagne à Nantes a annoncé vendredi que le gouvernement
limite à 100 personnes les groupes autorisés à des rassemblements en France, au lieu de 1.000 précédemment (il y a une semaine, contre 5.000 encore, le 3 mars), pour "freiner" la progression du coronavirus. Ce samedi soir, des mesures plus sévères ont été annoncées, comme la fermeture des commerces non essentiels.

mardi 25 février 2020

Le photographe Gaspard Glanz a mis un coup de boule à un magistrat

L'agression a eu lieu lors du blocage du tribunal judiciaire de Paris par un collectif d'avocats en grève contre la réforme des retraites

Le magistrat du tribunal judiciaire de Paris a déposé une plainte pour violences 

Résultat de recherche d'images pour "Glanz G"
Glanz, journaliste de combat. Contre le système
Il a en effet été agressé par un individu porteur d'une caméra, lundi 24 matin. Le journaliste s'est fait connaître auprès des policiers venus l'interpeller après l'agression. Originaire de Strasbourg et connu pour couvrir régulièrement les manifestations de voie publique, il s'agit de Gaspard Glanz, 32 ans. 
Lors de son audition, il s'est prévalu de son statut de "journaliste avec statut d'auteur pour l'agence Taranis", du nom d'une divinité celte, le dieu du tonnerre, et de la foudre...
Cette agence de presse créée par le journaliste indépendant Gaspard Glanz, arrêté à Paris lors d'une manifestation de gilets jaunes, s'est imposée comme une source respectée de suivi "brut" des mouvements sociaux, sans analyses, ni contextualisation, ni presque aucun entretien : sur le site de Taranis News, créé en 2012, on ne trouve que du son et de l'image, de longues vidéos au montage très sobre, qui immergent le visiteur dans les mobilisations sociales de France (manifestations contre la loi travail, Nuit Debout, évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et, pendant toute la durée des événements, presque exclusivement de longs films au coeur des "actes" de mobilisation des Gilets Jaunes. Gaspard Glanz a d'ailleurs été interpellé le samedi 20 avril place de la République et a passé quarante-huit heures en garde à vue.
Taranis News est plutôt le média de la rue. "On fait ce que j'appelle du street journalism, un journalisme urbain, pour les jeunes, car 90 % des visiteurs de notre site ont entre 17 et 35 ans", assumait auprès de L'Obs Gaspard Glanz en 2016, qui confiait son intérêt pour "la foule en général : les festivals, les manifestations, les rassemblements", suivant le principe "Liberté, égalité, full HD") et la mise à disposition des media. Taranis affirme sur Twitter avoir eu "quasiment toute la presse française en clients" depuis 2012, dont l'Agence France Presse...
Sa valeur ajoutée est évidente : rompus aux mouvements sociaux dont ils maîtrisent - de l'intérieur - les codes et connaissent l'atmosphère, les reporters produisent un contenu d'un nouveau genre, immersif et brut de décoffrage. Plusieurs films produits par l'agence assurent sa réputation : en 2017, au cours d'une manifestation Glanz "grille" des agents de police "déguisés" en journalistes et les filme en les provoquant...
Le reporter, qui ne possède pas de carte de presse, se fait également connaître en filmant de près les rixes et bagarres entre policiers et "black bloc".
Après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla,
Taranis publie des images tournées le 1er mai qui montrent le conseiller de l'Elysée "grimé en policier en civil".
Le fondateur de Tanaris News est-il journaliste, militant ou les deux? L'intéressé objecte que ses vidéos, brutes, ne comportent pas de voix off ni de parti pris. Lui se contente de filmer ce qu'il a vu, en montant simplement ses rushes en longues vidéos. Par ailleurs, Taranis fonctionne en "autogestion" : Gaspard Glanz ne donne pas de consignes à son équipe qui consacre des contenus à ce qu'elle souhaite traiter, mais les sujets choisis par Taranis reflètent les centres d'intérêts et les convictions de ses journalistes :  mouvements sociaux et activisme de la gauche radicale et libertaire. De quoi dessiner une ligne éditoriale, certes, mais en fournissant un contenu non militant. Gaspard Glanz  est évidemment honni de la police : en 2016, il a été poursuivi pour avoir posté une photo de membres des forces de l'ordre accompagnée de la légende : "Ein Reich, ein Volk, ein Führer" ("Un peuple, un pays, un guide", le slogan des nazis).
D'après Le Point, il est "fiché S par trois services de renseignement" en raison de son appartenance à "la mouvance anarcho-autonome", et "souvent aux côtés de l'ultragauche ou des zadistes".
Le coup de boule aurait été donné à l'issue des dépositions des protagonistes et d'un témoin oculaire : alors que le magistrat tentait de se rendre sur son lieu de travail et d'accéder à son bureau, il a été empêché de passer en raison du blocus mis en place par une quinzaine d'avocats qui protestaient contre la réforme des retraites. Le cadre de la justice et les robes noires ont échangé leurs points de vue, comme d'autres leurs témoins, avant de se retrouver sur le pré au petit matin.

Le magistrat a fait valoir que le contraindre à ne pas remplir ses fonctions n'est pas un des objectifs de leur manifestation. A ce moment, un "cameraman" arrive dans son dos et le magistrat s'aperçoit alors qu'il est filmé. Il pose alors sa main sur l'objectif : le droit à l'image, ça existe ! L'homme à la caméra devient virulent et tutoie sa cible: la provocation précipite d'ordinaire l'affrontement et c'est le buzz assuré, et aussi une rentrée d'argent. Gaspard Glanz ne décline ni son identité ni sa qualité, selon un témoin. Glanz demande au magistrat de retirer sa main de l'objectif; celui-ci répond qu'il ne la retirera que lorsqu'il arrêtera de filmer. C'est alors que l'activiste assène un coup de tête à celui qui refuse d'être filmé. Le magistrat est atteint à l'arête du nez et reste sonné. En se rendant aux urgences médico-judiciaires, le médecin lui prescrit une ITT de moins de huit jours. Le magistrat a précisé que l'auteur des coups ne savait pas a priori qu'il était magistrat.

Le suspect veut collaborer avec la police

Le cameraman a aussitôt été interpellé et conduit au commissariat. S'il a accepté de décliner son identité et son CV et a reconnu avoir été présent sur les lieux du délit mais il a fait valoir son droit au silence en ce qui concerne les circonstances de l'agression. Il a simplement répondu par l'affirmative à la question de savoir s'il savait que des magistrats étaient présents ce matin-là sans toutefois en avoir identifié lui-même.
Néanmoins, il a affirmé qu'il souhaitait collaborer avec la police, mais exigeait la possibilité de mettre ses rushes à l'abri, mais aussi à disposition de la justice.

 

jeudi 20 février 2020

Hollande, chahuté à Montreuil, doit se faire exfiltrer

En séance de dédicaces dans une librairie, Hollande découvre les zones de non droit en France 

L'ancien président de la République était venu présenter son nouveau livre à des enfants et adolescents mercredi quand un groupe de grands frères est venu perturber la rencontre


Flanby faisait la promotion de son bouquin mercredi après-midi à la librairie Folies d’Encre, à Montreuil, Seine-Saint-Denis (93). Il  en a profité pour se faire filmer devant une trentaine d'enfants et d'adolescents: ironie de l'affaire, le livre tente d'expliquer aux plus jeunes "ce qu'est la République"... 

Une dizaine de manifestants a fait irruption dans la librairie.
Libération rapporte que les militants ont chanté des slogans tels que "Hollande dégage; tu nous as donné Macron".

Preuve que l'intervention de déstabilisation était préméditée, ils brandissaient des pancartes comme "CICE, Loi Travail, son ami c’est la finance" et entonnèrent des chants de manifestation tels que "On est là !", hymne des Gilets Jaunes, qui signe une action commando de l'extrême gauche.

Un ancien président de la République exfiltré sous les huées d'un territoire perdu de la République

La séance de dédicaces a dû être écourtée. Une vidéo publiée sur YouTube par l'un des manifestants présents, on peut ensuite voir François Hollande se faire exfiltrer de la librairie sous les huées des manifestants, sans tentative de dialogue.

François Hollande est un habitué des interventions publiques perturbées. 
Le 12 novembre dernier, une centaine de manifestants avait investi un amphithéâtre de l'université de Lille où l'ancien président donnait une conférence. Des exemplaires de ses livres avaient été détruits. 
Fin novembre, Hollande avait également préféré annuler une intervention qu'il préparait à Toulouse, par crainte de nouvelles perturbations par des étudiants.

vendredi 3 janvier 2020

LREM dénonce une "tentative d'intrusion" au siège du parti présidentiel

Relancé par la réforme Macron des retraites, Mélenchon (LFI) riposte 

Manifestants de gauche et Gilets jaunes ont manifesté devant le siège de LREM, 1.000 m2 au centre de Paris.
 


Des heurts ont éclaté entre des manifestants et la police quand les forces de police ont commencé à déloger les contestataires 63, rue Sainte-Anne, à Paris IIe. L'ambiance s'est tendue au moment de la dispersion du cortège de cheminots, de gilets jaunes, dont le militant Jérôme Rodriguez, ou encore de professeurs en grève et l'usage de bombes de gaz lacrymogène par la police. Plus d'une centaine de personnes était présente, selon Libération. 


Le délégué général de LREM, le parti présidentiel, Stanislas Guerini, a accusé des "manifestants radicalisés" de la "CGT et SUD rail" de "tentative d'intrusion".

Tenus à distance du  63, rue Sainte-Anne, les contestataires - dont des syndicalistes et certains se réclamant des Gilets Jaunes - ont scandé "On ira jusqu'au retrait" et "On est là !" depuis peu avant 13h.

Les manifestants se sont ensuite rendus avenue de l'Opéra. 
Des grévistes et militants irréductibles ont de nouveau battu le pavé en début d'après-midi du 2 janvier à Paris, photo ci-dessous, du quartier de Châtelet à l'opéra Garnier, dans le cadre d'une action coup de poing contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. 
Syndicats, Gilets jaunes... Action coup de poing d'opposants à la réforme des retraites à Paris

Une action qui s'inscrivait dans une mobilisation de plus de cinq semaines. Trois personnes ont été interpellées, selon une source policière, qui a comptabilisé deux blessés parmi les manifestants, dont l'un souffrant d'un malaise. 

C'est Mélenchon (LFI) qui répond à Guerini

Le délégué général de LREM, S. Guerini, a jugé que l'action de l'extrême gauche ne constitue pas "une expression démocratique légitime"dénonçant dans un message sur Twitter une "tentative d'intrusion de manifestants radicalisés, dont la CGT et Sud-Rail".

Sur France info, la préfecture de police de Paris a réfuté une quelconque tentative d'intrusionà sa connaissance, tout en confirmant l'incident un peu plus tard sur Twitter : "La tentative d’intrusion au sein du siège de LREM n’a pu aboutir grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, au cours de laquelle un policier [...] a été légèrement blessé," a-t-elle déclaré interrogée par 

Plusieurs députés LREM ont pourtant fait écho aux accusations de leur patron,
Ainsi, Jean-Baptiste Moreau ou Anne-Laure Cattelot ont-ils fustigé ces actes sur Twitter. Le premier, un éleveur de vaches limousines de la Creuse qui avait quelque chose à faire oublier de son parti, s'était en effet opposé à Macron sur le traité de libre -échange entre l'Union européenne et le Mercosur et avait voté à titre personnel contre sa validation. La seconde, ex-attachée parlementaire du député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts, ex-MoDem  et co-fondateur de parti (1% aux élections à la primaire présidentielle socialiste de 2017) et entrepreneuse en emballage médiatique industriel du Nord, a appelé les autres responsables politiques à se joindre à eux dans la condamnation d'un "acte contre la démocratie"Mais sur l'échiquier politique, les démocrates sont loin de partager leur évaluation des événements.

Après avoir rappelé à Stanislas Guérini qu'il avait applaudi au "siège" de la France Insoumise (LFI), ci-contre, par un syndicat de policiers, en octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon a  dénoncé le manque de "compassion" du patron de LREM face aux "mutilés de la répression des manifestants" et le leader d'extrême gauche a soupçonné Guerini d'avoir pris "peur" des syndicalistes. 

jeudi 28 novembre 2019

Violences en tout genre : LREM ne sait plus que faire de son député Stéphane Trompille

LREM reste passive face à un député de l'Ain ingérable

Le groupe LREM refuse d’agir face à un nouveau cas de harcèlement sexuel de ses députés

Le député de l’Ain Stéphane Trompille est accusé par une ex-collaboratrice de propos écrits et oraux à connotation sexuelle dans l’exercice de ses fonctions. Des allégations corroborées par un collègue témoin de ces agissements présumés. Ce comportement aurait entraîné un arrêt maladie de la victime présumée dès janvier 2018, quelques mois seulement après sa prise de fonction.
Se drapant dans la présomption d’innocence pour étouffer l'affaire, son groupe parlementaire attend le jugement prud’homal, après une audience programmée le 13 février 2020
Par ailleurs, les deux anciens collaborateurs attaquent le député devant les prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. L’audience est prévue le 13 février devant les prud’hommes de Bourg-en-Bresse.

En attendant, Stéphane Trompille exclut de se retirer de la vie politique. 
Le mouvement, informé de sa situation, ne lui a pas demandé de modifier son activité...
D'abord adhérent MoDem en 2002, puis sympathisant socialiste en 2007, ce député LREM de la "société civile" en 2016 est assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif par deux ex-collaborateurs dont l’une l'accuse de messages à connotation sexuelle. 
Entre autres griefs des plaignants, outre le licenciement sans cause réelle et sérieuse, le défaut de visite médicale à l’embauche ou encore l’exécution déloyale du contrat de travail par leur employeur. "Faux", réplique le député de la République en Marche, qui parle d’une vengeance après les avoir congédiés.

Sans attendre l'audience devant le Conseil des Prud'hommes de Bourg-en-Bresse début février 2020, l'élu de la République macronienne a d'ores et déjà annoncé qu'il ne compte ni démissionner de son mandat, ni se mettre en retrait afin d'assurer sa défense. Il se dit "trahi mais serein". Il a d’ailleurs porté plainte pour fausses déclarations.
On ignore si 'Osons le féminisme' ou #NousToutes est au nombre des plaignants, lorsqu'un élu de la majorité présidentielle est en cause.


Trompille s'est fait connaître avec le selfie d'un doigt d'honneur en plein congrès d'En Marche!

C'est dire que ce parlementaire de 36 ans a un dossier plus lourd qu'on ne pense. Son excuse: il venait d'être élu - les doigts dans le nez - délégué général du mouvement. 
Mais il a célébré cette ascension politique  - et cette reconnaissance de sa valeur par ses pairs - avec trois députés qui ont eu la bonne idée de marquer le coup avec un petit selfie où on voit Stéphane Trompille hilare en compagnie de ses deux acolytes frustrés, l'avenir de La République en marche, Pierre Henriet, 28 ans, député de la Vendée, et de Damien Pichereau, député de la Sarthe, 31 ans, co-responsable du groupe LREM sur le projet de loi relatif aux mobilités, qui fait… un doigt d'honneur.
Et, bien inspiré, le député de l'Ain n'a pas hésité un instant à publier leur photo sur Twitter, le 18 novembre 2017... 
 Tweetfail : le selfie doigt d'honneur d'un député LREM en plein congrès


Peu de temps après publication de ce tweet, Stéphane Trompille l'a supprimé, expliquant qu'il s'agissait d'une "erreur".
Non non c'est une erreur de post de ma part.
Cette photo ne devait pas être postée.

Trop tard. 
Ce type n'est pas qu'un "godillot"...


Trompille s'est fait épingler dès sa première année d'exercice de son mandat parlementaire, le 21 juin 2018

Il n'a pas hésité à exercer la fonction d'assesseur auprès du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Bourg-en-Bresse, fonction incompatible avec un mandat de député et contraire au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs.

C'est probablement parce qu'il est employé de banque avec bac +2 dans le civil et dans un souci d'utilisation appropriée des compétences que LREM l'a placé à la fois à la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale et à la mission d'information sur le secteur spatial de défense dont il est nommé co-rapporteur !
Il est également membre de la CyberTaskForce (Cyberdéfense numérique), suppléant de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l'OTAN et membre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC). Peut-être ne sont-ils pas tous au niveau de ce très distingué délégué du personnel CFDT...

Le député LREM de l'Ain, en état d'ébriété, Stéphane Trompille, a-t-il cherché la bagarre avec des Gilets jaunes ? 

Résultat de recherche d'images pour "Stéphane Trompille"Une vidéo postée sur Facebook montre une altercation – qui aurait pu tourner en pugilat — entre ce député LREM de l’Ain et des Gilets Jaunes. Des faits qui se sont déroulés au péage autoroutier d’Attignat et qu'il a lui-même confirmés  à la presse locale, ainsi qu’à la Voix de l’Ain, qui a consacré un article à l’affrontement.

"Je rentrais d’un rendez-vous dans une mairie" [sans précision du lieu], a expliqué Stéphane Trompille au journaliste de la Voix de l’Ain, auprès duquel il se justifie ainsi : "L’un d’eux m’a dit : "On va te retrouver". Quand j’entends aussi que je suis un privilégié, tout cela m’a fait perdre mon sang-froid. Et avec la fatigue… Je revenais aussi d’un déplacement, dans le cadre d’une mission d’information." Laquelle ? Où ?

Un Gilet Jaune présent témoigne que le député "éméché" a "pété les plombs". 
Le journal local rapporte aussi que certains sont témoins que le député était "alcoolisé" au moment des faits. "J’ai bu un verre à la mairie lors de mon rendez-vous, et une bière avec les Gilets Jaunes", a rétorqué le trentenaire à la Voix de l’Ain. Un verre et une bière et le fan de Macron ne se sent plus... 

La vidéo a été postée le week-end du 1er décembre sur Facebook. 
Pendant une minute, on y voit le député Stéphane Trompille, manifestement éméché, chercher l'affrontement avec un Gilet Jaune qui l'aurait préalablement menacé au péage autoroutier d'Attignat (Ain).  Stéphane Trompille repousse des manifestants qui s'interposent voulant éviter ainsi que l'incident ne dégénère, mais l'élu cherche à forcer le barrage.

Stéphane Trompille confirme "l'altercation" et livre sa propre version sur Twitter. Il aurait été menacé, lui et sa famille, alors qu'il "échangeait avec les gilets jaunes depuis une trentaine de minutes".
Il se justifie en invoquant des mises en garde "viriles": "J'ai explosé d'une colère malheureuse, mais sincère".
L'intégralité de la scène n'a pas été filmée. Impossible donc d'apprécier donc la réalité des menaces et la nature exactes des propos proférées de part et d'autre :.

Contacté par la presse, l'arrogant macronien n'a pas daigné répondre aux sollicitations.